La Nation Bénin...
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Objet de polémique, la loi visant à supprimer le droit de grève aux agents de la santé, de la justice et aux paramilitaires est déclarée contraire à la Constitution par la Cour constitutionnelle, en sa décision Dcc 18-001 du 18 janvier dernier. Si cette décision apaise quelque peu les syndicats, elle suscite néanmoins quelques inquiétudes à prendre en compte.
La décision de la Cour constitutionnelle qui casse le retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de la santé et aux paramilitaires a été bien appréciée par les travailleurs concernés et une frange de la population. A l’annonce du verdict, beaucoup de citoyens ont laissé exploser leur joie, comme s’ils avaient gagné un pari. Si la Cour a joué sa partition en jugeant l’article 50 de la loi 2015-18 portant statut général de la Fonction publique contraire à la Constitution, la loi votée par l’Assemblée pour retirer le droit de grève aux agents concernés pose cependant des préoccupations de fond : devrions-nous encore nous contenter des mouvements de grève tous azimuts à l’avenir dans un pays économiquement faible ? Les mouvements de débrayage sont-ils la dernière arme de revendication des travailleurs? Le Bénin mesure-t-il l’impact des grèves sur ses maigres ressources ? A y voir de près, les grèves créent beaucoup de problèmes qu’elles n’en résolvent.
Pas besoin d’être Mère Thérèsa pour s’apitoyer sur le sort des pauvres citoyens qui, dans ces conditions, se retrouvent souvent sans voix, seuls face au silence imposé par les grévistes. Hélas ! même si leurs programmes, prévisions et projections doivent chambouler.
Dans le secteur de la santé, beaucoup craignent souvent le pire avec les mouvements de grève. Des cœurs saignent désespérément, impuissants d’agir face aux décès de parents. Ces drames qui se jouent en silence touchent généralement très peu la fibre sensible, encore moins patriotique des agents grévistes qui tournent ‘’fièrement’’ dos à leur travail.
« La semaine dernière, j’ai emmené mon enfant en classe de 3e se soigner dans un centre de santé public à Gbégamey. Mais les agents de santé ne nous ont pas reçus. Ils nous ont simplement dit qu’ils sont en grève », se plaint Nassirou Boukari, chauffeur.
Appolinaire Akoutodji, juriste, renchérit : « Il n’est pas dit que tout problème doit être réglé par la grève. Dans le secteur de la santé, les agents prêtent serment pour guérir les malades, mais aujourd’hui, ils abusent du droit de grève ».
Que dire du secteur de la justice dans lequel les cours et tribunaux deviennent subitement déserts, sans vie, en temps de grève ? Ici, les justiciables voient plutôt des jours sombres, du fait des audiences reportées en défaveur des personnes en détention. Déjà en situation normale, le traitement de certains dossiers n’évolue pas toujours à un rythme acceptable. En plus des mouvements de grève, c’est quasiment l’enfer pour des prisonniers, obligés de subir des rallonges dans des maisons d’arrêt qui répondent très peu aux normes. Sans oublier le cas des usagers qui paniquent parce qu’ils doivent se faire légaliser la copie d’une pièce ou de l’autre dans le cadre d’un recrutement ou officialiser un acte.
En ce qui concerne la sécurité, les citoyens sont beaucoup plus éprouvés en l’absence du contrôle du terrain par les professionnels. Les cas de braquage, de vols ou autres crimes s’enregistrent allègrement. Avec le dispositif sécuritaire déjà insuffisant pour la quiétude des populations, ces cas suscités viennent en rajouter au lot d’insomnie et de misère.
Fragilisation
L’autre aspect qui fait réfléchir pendant ces périodes, c’est le soutien manifeste que témoignent certains agents non concernés par la grève, mais qui boycottent aussi les activités en guise de solidarité.
Si la paralysie des activités permet aux grévistes de se faire entendre, il paraît judicieux de s’attarder sur ses conséquences. Dans un pays pauvre comme le Bénin, la cessation des activités dans un secteur ou dans un autre vient fragiliser davantage l’économie nationale en quête de stabilité et de souffle.
« La lutte contre la grève et l’impunité est un outil de développement de ce pays. Les grèves ralentissent le développement du pays », apprécie Jules Adilékon, conducteur de taxi-moto.
Invité à se prononcer sur la question, ce dimanche 21 janvier sur l’une des chaînes de télévision privées de la place, Me Bastien Salami souligne que la décision de la cour est «rétrograde, émotive et malheureuse». Justifiant ses propos, il explique que « la décision de la Cour constitutionnelle est un rétropédalage, car en 2011, la même Cour avait interdit la grève et aujourd’hui, elle prend une décision contraire ».
Ailleurs, l’Etat tape du poing sur la table pour couper court à tout mouvement et réduire les effets de la grève. Mais ici, c’est le Bénin, pays de paix et de démocratie. Pays de laisser-aller et d’exagération aussi, doit-on reconnaître.
A contrario de certains citoyens et juristes qui n’approuvent pas la grève dans l’administration publique béninoise, les syndicalistes y voient plutôt le seul instrument de pression pour obtenir satisfaction à leurs revendications. Tant ils en ont à défendre ! C’est le cas des secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, notamment de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin, Kassa Mampo, de l’Unstb, Emmanuel Zounon qui avaient appelé les travailleurs à la mobilisation générale, au lendemain du vote de la loi, objet de polémique par l’Assemblée nationale. Tombé jeudi 18 janvier dernier, le verdict de la Cour constitutionnelle tend à apaiser les grévistes. Toutefois, les syndicats n’entendent pas désarmer.
« Maintenant, nous devons aller vers nos vraies revendications», ont-ils lâché, vendredi 19 janvier dernier, au lendemain de la décision de la Cour pour maintenir leur pression sur le gouvernement.
Au demeurant, l’Etat est aussi appelé à revoir ses positions jugées parfois trop ‘’rigides’’ en honorant ses engagements vis-à-vis des travailleurs pour la bonne marche de l’administration publique. On espère que la rencontre du chef de l’Etat ce jour avec les syndicalistes permettra de tourner définitivement la page de la grève pour le bonheur des populations et le développement du pays.

La réforme du système partisan béninois semble quitter désormais le terrain de slogan pour celui du concret. Le processus a été enclenché, ce lundi 22 janvier, avec l’affectation de la proposition de loi portant charte des partis politiques à la commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale pour étude au fond, en attendant l’examen du dossier par la plénière.
Le Bénin aura bientôt une nouvelle loi qui va régir le système partisan. La loi qui remplacera la loi n°2001-21 du 21 février 2013 portant charte des partis politiques est désormais en étude au Parlement. La proposition de loi a été affectée, ce lundi 22 janvier, à la commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour étude au fond et celle chargée des relations sociales pour avis. Le dossier figure parmi les communications rendues publiques hier à l’entame de la séance plénière. Cette affectation lance la réforme du système partisan béninois. Le jeu en vaut la chandelle au regard du nombre impressionnant de signatures qui accompagnent la proposition de loi. Le dossier a été signé par une cinquantaine de députés tous du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) tenus par le souci de voir s’opérer de profondes réformes dans le paysage politique.
En réalité, cette initiative permettra d’actualiser la charte des partis politiques dans le but de favoriser la recomposition des forces politiques et d’améliorer la transparence du financement des activités politiques. La réforme découle d’un chapelet de récriminations contre les partis politiques d’autant plus acerbes que leurs auteurs ne participent d’aucune manière à la transformation sociale qu’ils appellent de tous leurs vœux. Dans ce registre, la question du financement des activités des partis politiques se présente comme un élément central et stratégique. Il en va de même pour leur émiettement en formations politiques peu à même de remplir leurs responsabilités constitutionnelles. La réforme devra régler la question du financement des partis politiques pour les soustraire au diktat des puissances d’argent. La nouvelle loi en étude encadrera toutes ces questions pour sonner l’avènement d’un système partisan de développement bénéficiant du financement public.
L’adoption de la loi en étude fera disparaître les petits partis politiques actuels et régénéra de nouveaux plus sérieux et véritablement nationaux. Elle sonnera le glas de la pléthore de partis politiques surtout des micro-partis qui sortent de terre comme des champignons surtout à la veille des élections. Selon des sources proches du dossier, l’article 21 de la nouvelle proposition de loi fait par exemple obligation à un parti politique en création de disposer au moins de cent membres fondateurs par commune contre dix militants par département dans la charte en vigueur. Cette disposition témoigne clairement de la volonté des législateurs de mettre fin à la pagaille et nettoyer l’écurie d’Augias pour un système partisan fort et crédible ; ce qui rehausse la démocratie béninoise. Les regards sont tournés vers les commissions techniques du Parlement qui sont désormais en charge de l’étude du dossier avant l’examen et le vote par la plénière?

Le Mouvement espoir du Bénin (MEsB) est soucieux de la crise sociale qui secoue l’Administration publique faite de grève générale des sept Centrales et Confédérations syndicales du Bénin. Le parti appelle tous les acteurs concernés au dialogue pour une sortie de crise nécessaire à l’apaisement du climat social, à la stabilité et à la cohésion nationale indispensable au développement du Bénin. Cet appel est la principale décision issue de la réunion du bureau exécutif national de cette formation politique tenue, le samedi 20 janvier dernier. Selon le communiqué de presse qui a sanctionné les travaux, le MEsB s’est surtout penché sur la situation sociale du Bénin notamment les réformes institutionnelles et politiques avec le retrait du droit de grève à certains fonctionnaires des secteurs vitaux du pays par l’Assemblée nationale.
Le parti de l’ancien vice-Premier ministre François Abiola dit constater avec inquiétude, depuis cette décision des députés, la détérioration du climat social caractérisée par la paralysie de plusieurs secteurs de l’Administration publique à travers des mouvements de grève dont certains sont illimités. Le bureau politique du MEsB a apprécié et analysé la situation. Pour cette formation politique, il est important que chaque acteur cultive la tolérance et la paix et participe à l’enracinement et au renforcement de la cohésion nationale bien que la Constitution du 11 décembre 1990 ait consacré droit de grève en son article 31. Lequel stipule que : « L’Etat reconnaît et garantit le droit de grève. Tout travailleur peut défendre, dans les conditions prévues par la loi, ses droits et ses intérêts soit individuellement, soit collectivement ou par l’action syndicale. Le droit de grève s’exerce dans les conditions définies par la loi ». François Abiola et les siens disent prendre acte de la décision de la Cour constitutionnelle sur le sujet. Aussi, se réjouissent-ils de la décision du chef de l’Etat de recevoir rapidement les responsables des Centrales et Confédérations syndicales en vue de discuter certainement des revendications de ces derniers, renseigne le communiqué de presse du bureau exécutif du MEsB signé du secrétaire général du parti, Latifou Lagnika.
Actualités 22 janv. 2018

Deux délégations estudiantines de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) ont été reçues en audience, ce vendredi 19 janvier, par le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Figure parmi elles, le nouveau bureau directeur du mensuel Le Révélateur, venu présenter les difficultés qu’éprouve cette presse estudiantine de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac).
Préoccupé par la situation actuelle et future du mensuel Le Révélateur mis en place depuis 1995 pour véhiculer les idéologies et les communications de l’Union nationale des étudiants du Bénin (Uneb), le nouveau bureau directeur de cet organe de presse s’est entretenu avec Théodore Holo, le président de la Cour constitutionnelle, vendredi dernier. Accueillis par leur hôte au siège de l’institution, les étudiants membres du bureau paraissent confiants à leur sortie d’audience, grâce aux conseils qu’ils affirment avoir reçus. « Le Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous), notre plus grand partenaire, ne nous subventionne plus depuis la suspension des activités des organisations faîtières par le gouvernement. Parce qu’à l’origine, nous avions fait l’option d’être des institutions affiliées à ces organisations. Cela engendre un sérieux problème financier et affecte nos parutions aujourd’hui», a d’emblée fait savoir Félix Jean-Luc Yambodé, le rédacteur en chef du magazine. Ces propos du rédacteur en chef ont été renforcés par le directeur de publication, Wilfried Nouwe. Celui-ci a expliqué que leur situation est difficile, étant donné qu’ils avaient choisi dès le départ de faire de l’action sociale, ne travaillant donc pas à but lucratif. « L’objectif principal de ‘’Le Révélateur’’, c’est de former bénévolement des journalistes, d’informer, d’éduquer et de divertir la communauté universitaire», fait-il comprendre. Tout en assurant qu’ils essaient à ce jour de respecter la périodicité de parution du magazine, ces jeunes souhaitent quand même qu’une aide leur soit accordée afin de réaliser les projets habituellement insérés dans leur programme. Il s’agit de l’encadrement des journalistes dont le recrutement est en cours, de la Journée presse femme et développement (Jpfd), de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles en milieu estudiantin, etc.
De la délégation des hommes des médias en formation, le président Holo est passé à celle des hommes de droit, également en formation à l’Uac. Ce groupe est constitué des membres du Bureau d’entité de la Faculté de droit et des sciences politiques (Bue/Fadesp), mandature 2017-2018. Par le biais du chef de la délégation, Zakary Balouki, président du Bue, les étudiants se disent satisfaits de la visite.
« Nous sommes venus présenter notre feuille de route au président de la Cour, et avons profité de l’occasion pour lui demander de bien vouloir parrainer la journée de l’excellence que nous organisons pour primer les meilleurs étudiants de l’année antérieure. Il nous a compris et a dit qu’il en tiendra compte », a déclaré Zakary Balouki avant de signaler que le bureau désire surtout pouvoir compter sur Théodore Holo, en termes de documentation à offrir aux lauréats. Sur la feuille de route présentée au professeur Holo, figure, selon le président du Bue, la prochaine visite des institutions de la République par ses pairs, chose essentielle d’après lui, vu le milieu professionnel auquel ils ont choisi d’appartenir.
Il convient de rappeler que le président de la Cour constitutionnelle a consacré la première audience de vendredi dernier aux représentants des agents de l’ex-Office national du tourisme et de l’hôtellerie (Onatho). Ceux-ci n’ont fait aucune déclaration à la presse au terme des échanges.

Quatre cent soixante-treize recours en réclamation des citoyens en conflit avec l’administration publique ont été reçus et traités en 2017 par le médiateur de la République. L’information a été donnée, vendredi 19 janvier dernier, lors de la cérémonie de présentation de vœux au niveau de cette institution.
Les agents du médiateur de la République et le premier responsable de l’institution, Joseph Gnonlonfoun, se sont formé leurs bons vœux du Nouvel an. L’occasion de la cérémonie a été saisie pour faire le point des activités de 2017, évoquer les difficultés rencontrées, tirer des enseignements et prendre de nouveaux engagements pour 2018, la dernière année du mandat de Joseph Gnonlonfoun.
Dressant le bilan, le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkanéyni Toungouh, annonce que 2017 aura connu un pic en termes de nombre de recours examinés. Selon lui, il y a eu, au total, 473 réclamations reçues et traitées contre 316 en 2016. Cet accroissement du nombre de recours pourrait s’expliquer par, non seulement la qualité des séances de sensibilisation et d’audiences foraines avec une cible importante, mais aussi par les actions hardies de moyens de communication, analyse le directeur de cabinet du médiateur de la République qui a présenté, au nom de l’ensemble du personnel, les meilleurs vœux de l’institution à Joseph Gnonlonfoun. Zourkanéyni Toungouh note que la nature des réclamations varie des litiges et problèmes domaniaux, aux problèmes liés à la carrière des agents de l’Etat, aux dossiers relatifs aux pensions de retraite et au non-paiement des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Il n’a pas manqué de faire non plus le point de la session annuelle du médiateur de la République au titre de 2017, deuxième activité majeure de l’institution. Cette activité qui consiste à tenir des séances de travail avec les administrations saisies en cours d’année, des demandes d’intervention restées sans réponse afin de trouver des solutions aux sollicitations des citoyens. L’édition de 2017 s’est déroulée au siège de l’institution à Porto-Novo du 17 novembre au 4 décembre dernier.
Deux cent onze recours ont été retenus, ayant rapport avec quatorze ministères, trois préfectures, six mairies et deux établissements publics. Vingt-et-une administrations sur les vingt-cinq attendues ont répondu présentes et ont permis de trouver des solutions pour certains dossiers et pour d’autres des engagements ont été pris pour des suites à donner, se réjouit le directeur de cabinet. Par contre, déplore-t-il, quatre ministères n’ont pas cru devoir effectuer le déplacement, en dépit des appels et malgré les instructions du chef de l’Etat. Cette situation dénote du manque de considération pour l’institution et d’intérêt face aux préoccupations des citoyens requérants et est de nature à ternir l’image des administrations sollicitées, relève Zourkanéyni Toungouh. Il a fait aussi le point des autres activités non moins importantes de l’institution au cours de l’année 2017 notamment les audiences foraines, les formations en renforcement de capacités initiées à l’intention du personnel, et les missions extérieures du médiateur de la République.
Joseph Gnonlonfoun a loué l’engagement de tous ses collaborateurs qui a permis d’obtenir ce bilan pour une administration « assainie » au service de la nation. Il a invité le personnel à maintenir encore le cap au cours de cette nouvelle année dans laquelle ils viennent de se plonger de plain-pied. L’un des défis de l’institution cette année, insiste Joseph Gnonlonfoun, est lié aux préparatifs des prochaines élections législatives de 2019 pour lesquelles des cliquetis se font déjà entendre. « Il va falloir faire montre de vigilance, de sang-froid, de discernement face aux partis pris des uns, aux résistances d’autres encore», souligne le médiateur de la République.
Actualités 22 janv. 2018

Les Chipolopolo de la Zambie et les Brave Warriors de la Namibie se sont déjà adjugé les deux places qualificatives du groupe B pour les quarts de finale du Championnat d'Afrique des nations (Chan 2018). C’est pour la première place que les deux équipes s’affronteront ce soir, à partir de 20 h, au Complexe Mohammed V de Casablanca. Au même moment, les Cranes de l’Ouganda et les Eléphants de la Côte d’Ivoire se retrouveront au Grand stade de Marrakech pour un match qui vaudra du beurre.
Comme les Lions de l’Atlas du Maroc et les Crocodiles du Nil du Soudan au niveau du groupe A, puis les Diables Rouges du Congo dans le groupe D, les Chipolopolo de la Zambie et les Brave Warriors de la Namibie ont déjà leurs billets pour les quarts de finale en poches. Sauf qu’elles ont rendez-vous ce soir au Complexe Mohammed V de Casablanca, pour disputer la première place du groupe B. Amenés par leur feu follet Augustine Mulenga, les Zambiens qui se sont montrés jusque-là très efficaces sur le plan offensif, ont les faveurs des pronostics. Mais ils devront faire attention aux poulains de Ricardo Mannetti.
En effet, la Namibie est la seule équipe qui, pour le moment, n’a pas encore concédé de but. Très endurante et combative, elle a souvent inscrit ses deux buts dans les derniers instants de la partie. La Namibie reste donc la grande révélation du tournoi. En témoigne sa qualification pour le second tour, alors qu’elle est seulement à sa toute première participation à une phase finale du Chan.
Avec deux défaites concédées par chacune d’elles, les Cranes de l’Ouganda et les Eléphants de la Côte d’Ivoire sont d’ores et déjà éliminées. C’est avec l’espoir de sauver l’honneur, qu’elles seront aux prises ce soir au Grand stade de Marrakech, à l’occasion de la troisième et dernière journée des matches de groupes de la phase finale de cette cinquième édition du Chan, Maroc 2018.
Annoncé comme étant l’un des favoris à la succession de la RD Congo, la Côte d’Ivoire est passée à côté de son objectif. Incapables de faire mieux qu’en 2016 où, ils s’étaient contentés de la 3e place, les Ivoiriens se sont fait éliminer dès le premier tour comme en 2009 et 2011. Quant aux Ougandais qui en étaient à leur quatrième participation à une phase finale du Chan, ils vont devoir, comme d’habitude, rentrer un peu plus tôt à la maison?
Classement dans le groupe B :
1er Zambie 6 pts +4
2e Namibie 6 pts +2
3e Côte d’Ivoire 0 pt -2
4e Ouganda 0 pt -3
Les affiches du jour :
Ouganda # Côte d'Ivoire 20h au Grand stade de Marrakech (Groupe B)
Namibie # Zambie 20h au Complexe Mohammed V de Casablanca (Groupe B)
Quelques résultats :
Côte d'Ivoire # Zambie 0-2
Ouganda # Namibie 0-1
Libye # Nigeria 0-1
Rwanda # Guinée Equatoriale 1-0
Angola # Cameroun 1-0
Congo Brazzaville # Burkina Faso 2-0

Un homme criblé de balles a été retrouvé tôt ce dimanche 21 janvier dans le village de Kpakpassa, arrondissement d’Atchonsa, commune de Bonou. L’homme qui répondait au nom de Nestor Somonyè, âgé de 55 ans, avait disparu depuis la veille, alors qu’il est allé au champ.
L’alerte de sa disparition a été donnée aux autorités locales dans la soirée du samedi par ses parents. Selon les hypothèses, le cultivateur se serait retrouvé nez à nez avec des transhumants peuhls qui séjournent dans la zone depuis quelques jours, malgré qu’il était annoncé, en Conseil des ministres, qu’ils ne devraient pas dépasser la latitude de la commune de Dassa-Zoumè cette année.
L’arrivée des troupeaux est interdite vers la région méridionale où les dégâts humains sont plus graves au vu des expériences des années passées. Leur apparition, depuis la semaine dernière dans la vallée de l’Ouémé, a surpris plus d’un dans la localité, souligne Marcellin Dougbé, chef d’arrondissement d’Atchonsa. Il renseigne que les forces de sécurité ont été saisies, vendredi dernier et ont repoussé les troupeaux de bœufs.
Depuis l’annonce des bouviers, c’est la psychose générale au sein de la population en majorité agricole qui a vécu par le passé des atrocités dans les affrontements entre agriculteurs et éleveurs transhumants. En effet, en 2016, l’on a dénombré des destructions importantes de cultures, de greniers de vivres, d’animaux, des trous à poissons ainsi que des blessés et au moins six morts. En 2015, des ossements d’un homme porté disparu un an plus tôt, ont été découverts dans la commune. Il n’a été identifié que grâce aux habits qu’il portait.
C’est le branle-bas dans les rangs des Unions communales des producteurs, des maraîchers, des riziculteurs d’Adjohoun et de Bonou. Ces dernières ont sollicité, il y a quelques mois, la révision de l’arrêté interministériel Année 2017 n°021/MAEP/MISP/MDGL/DC/SGM/DE/SA/021SGG17 portant sécurisation des aires de pâturage, infrastructures et couloirs de passage aménagés pour la transhumance en date du 23 mai 2017. Pour eux, cet arrêté qui préconisait le balisage de 1000 km de couloir de passage pour la transhumance et l’aménagement de 10 000 hectares de parcours dans une quinzaine de communes du Bénin dont celles de la vallée de l’Ouémé, constitue une « violation notoire » de la loi n°87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux domestiques et de la transhumance?
Claude Urbain PLAGBETO

La Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) a lancé sa filiale Saphir Asset Management et ses Fonds communs de placement (Fcp), vendredi 19 janvier dernier à Cotonou. Ainsi, les opérateurs économiques, les particuliers et les investisseurs se rapprochent davantage de la Bourse et ont désormais la possibilité de rentabiliser leur épargne quels que soient leurs revenus.
En dehors des placements qu’ils ont l’habitude d’effectuer dans les banques, les opérateurs économiques, les particuliers et les investisseurs béninois comme ceux de la sous-région ouest-africaine ont désormais la possibilité d’investir directement sur le marché financier régional. La Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) leur offre cette possibilité en créant sa filiale Saphir Asset Management et ses Fonds communs de placement dont les activités ont été lancées vendredi dernier à Cotonou.
Pour la directrice générale de la Sgi-Bénin, Sakinatou Alpha Orou Sidi, Saphir Asset Management avec ses Fonds communs de placement (Fcp) constitue un nouveau produit de la société qu’elle dirige pour les transactions en bourse au Bénin et dans la sous-région ouest-africaine. Vingt-deux ans après sa création, la Sgi-Bénin, selon elle, est désormais incontournable dans les relations entre les investisseurs et le marché financier de l’Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi, elle a rassuré de la technicité de ceux qui y travaillent et sont au service des investisseurs et des opérateurs économiques.
Le nouveau produit, explique la directrice générale de la Sgi-Bénin, présente plusieurs avantages pour ses clients. Au nombre de ces avantages, elle cite la sécurité, la rentabilité, la diversification des produits, etc… Des avantages que le directeur général de Saphir Asset Management et ses Fcp, Parfait Agblonon va expliquer à l’assistance.
Il y a deux types de Fcp : le Fonds commun de placement Saphir Quiétude et le Fonds commun de placement Saphir Dynamique, précise-t-il.
Parfait Agblonon explique que le Fonds commun de placement Saphir Quiétude est l’un des produits mis en place par la nouvelle société qu’il dirige et qui permet un accès simplifié aux opportunités d’investissement de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm). C’est un produit qui offre, ajoute-t-il, une sécurité du placement grâce à des investissements majoritairement orientés vers les titres à revenus fixes ; une rentabilité stable sur les moyen et long termes à travers une optimisation des fonds investis et une flexibilité du placement ainsi qu'une disponibilité de l’épargne à tout moment.
Les deux Fcp
Saphir Quiétude est un Fcp obligataire qui ne fait courir aucun risque de baisse à son investisseur. Le rendement prévisionnel est de 6 % l’an avec un horizon de placement recommandé de 3 ans au minimum.
Quant au Fonds commun de placement Saphir Dynamique, le deuxième produit de Saphir Asset Management, il permet aussi un accès simplifié aux opportunités d’investissement de la Brvm. En termes d’avantages, il offre un accroissement de placement grâce à des investissements orientés vers des titres de capital et des titres de revenus fixes ; une sécurité du placement, car exposé de façon modérée au risque de fluctuations du marché ; un rendement largement supérieur à celui du marché obligataire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), une flexibilité du placement et une disponibilité de l’épargne à tout moment.
Saphir Dynamique est un Fcp mixte (mélange d’actions et d’obligations) dont le risque de baisse est bien atténué et mutualisé sur tous les détenteurs de parts. Le rendement prévisionnel est de 8 % l’an avec un horizon de placement recommandé de 3 ans au minimum. Dans les deux cas, la part unitaire de départ est de 5 000 francs Cfa.
Agréée en mai 2017, avec le démarrage effectif des activités en août de la même année, les valeurs liquidatives au 31 décembre 2017 se présentent au Fcp Saphir Quiétude à 5 231,27 FCfa et au Fcp Saphir Dynamique à 5 238,10 FCfa. Soit un rendement respectivement de 4,62 % et 4,76 % en quatre mois de gestion.
En lançant officiellement la nouvelle société, le président du Conseil d’administration de la Sgi-Bénin, Nicolas Adagbè, dira que Saphir Asset Management et ses Fcp bousculeront les habitudes sur le marché financier régional et stimuleront les différents projets des investisseurs?

Le trafic a été bloqué durant plusieurs heures, le samedi 20 janvier dernier, à Kpinnou, suite à un énième accident enregistré la veille, sur l’axe Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo) au niveau de Bota, un village de Kpinnou.
En colère, les populations ont érigé des barricades, créant du coup un embouteillage sur des dizaines de mètres de part et d’autre de l’axe. Elles scandaient également des propos hostiles à la société en charge de la réfection de Colodo. La qualité des travaux de cette dernière, selon les manifestants, serait la source des nombreux accidents.
Le trafic n’a repris que grâce à la médiation des responsables de la sécurité du Mono et des autorités ayant accouru sur les lieux, et pour qui, la tâche n’a pas été du tout facile sur le terrain. Au bilan de cet énième accident, un mort et deux blessés graves. Le défunt est un pasteur, âgé de cinquante ans environ, natif de Kpinnou, un arrondissement d’Athiémé dans le Mono.
Cet accident qui porte le nombre à plus d’une dizaine des cas déjà déplorés sur le tronçon Athiémé-Lokossa, selon Gabin Accrombessi, président de l’association des jeunes d’Athiémé, pose le problème de sécurité des usagers de la route et des riverains. Joseph Anani, le maire de la commune souligne qu’il s’agit d’un réel problème sur lequel il attire l’attention des responsables en charge des infrastructures. Rappelons, toutefois, que l’axe Colodo est toujours en chantier?
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a procédé, vendredi 19 janvier dernier, au lancement du financement additionnel des projets d’Appui à la diversification agricole (Pada) et de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). Deux sous-composantes du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ce financement supplémentaire accordé par la Banque mondiale vise à renforcer les acquis de la phase initiale desdits projets et à appuyer d’autres domaines des secteurs agricoles et maraîchers au Bénin.
Le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad) confirme sa performance dans la promotion des chaînes de valeurs ananas, anacarde, maïs, riz et des produits maraîchers. Il a bénéficié du financement additionnel de ses deux sous-composantes que sont le Projet d’appui à la diversification agricole (Pada) et celui de Productivité agricole en Afrique de l’Ouest (Ppaao). C’est un appui supplémentaire de la Banque mondiale qui permettra de renforcer la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin à travers le renforcement des acquis desdites sous-composantes.
Le Pada est financé à hauteur de vingt-sept milliards de F Cfa sur un coût global du projet estimé à plus de trente-cinq milliards de F Cfa, pour une durée de quatre ans. Le Ppaao s’étend sur une période de trois ans pour un financement de 13,5 milliards de francs Cfa, soit 12 milliards de francs Cfa de l’Association internationale de développement (Aid) de la Banque mondiale, et 1,509 milliard de francs Cfa représentant la contrepartie béninoise.
Pour le représentant de la Banque mondiale, Erick Abiassi, les deux projets consolident les bons résultats acquis au titre de la phase initiale en vue d’un passage à l’échelle. Leur financement conforte l’institution dans sa lutte contre la faim et l’extrême pauvreté au Bénin. A travers la phase additionnelle, la banque apporte un soutien conséquent à la mise en œuvre du volet agricole du Programme d’action du gouvernement (Pag).
« La mise en œuvre du Pada et du Ppaao permettra de changer la physionomie des filières soutenues tout en apportant un appui aux réformes en cours dans le secteur dont les objectifs sont en phase avec ceux de la Banque mondiale consistant à mettre fin à l’extrême pauvreté et à favoriser une prospérité partagée », assure-t-il.
Des objectifs ambitieux
L’appui complémentaire du Ppaao va accroître de façon efficiente et durable la productivité des spéculations prioritaires au Bénin et en Afrique de l’Ouest. Mieux, le projet s’ouvrira à d’autres spéculations comme les cultures maraîchères, la volaille et les petits ruminants et améliorera les conditions nutritionnelles des populations béninoises. Sa poursuite va « développer le marché régional des semences et technologies améliorées, réduire la vulnérabilité du Bénin à l’insécurité alimentaire et transformer le Centre national de spécialisation maïs en Centre régional d’excellence pour la recherche agricole sur le maïs », explique le coordonnateur du Procad, Bertin Adéossi.
Par rapport au Pada, il ambitionne d’amener le secteur agricole à l’adoption à grande échelle des technologies améliorées de production, de post-récolte, de transformation et de conservation, souligne-t-il. Ce projet vise à restaurer et à améliorer la productivité au champ et la valeur ajoutée post-récolte des chaînes de valeur des spéculations, maïs, riz, anacarde, ananas et poisson.
La phase additionnelle desdites composantes représente une grande opportunité pour le Bénin. « Avec le financement additionnel, chacun de ces deux projets continuera à accroître l’accès des agriculteurs, des pisciculteurs, des pêcheurs, des éleveurs, des agro-industriels ainsi que des organisations professionnelles et interprofessionnelles des technologies améliorées, aux intrants spécifiques et de bonne qualité, à des infrastructures de production, à l’aménagement hydro-agricole, au financement de l’agriculture, aux infrastructures de marché… », parie le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.
Les acquis
Le Pada et le Ppaao sont mis en œuvre à travers le Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Lequel programme s’intéresse aux petits producteurs pour les sortir de la précarité. Avant d’en arriver à la phase additionnelle, il a fallu l’engagement et le dynamisme de l’équipe dudit programme. A l’heure du bilan, c’est la satisfaction, estime le coordonnateur du programme, Bertin Adéossi qui fait un point détaillé des résultats enregistrés. « Le Pada dans sa phase initiale a permis d’atteindre plus de cent cinquante-huit mille bénéficiaires directs du projet induisant ainsi la hausse des revenus ruraux. Les rendements dans la zone d’exécution du projet ont été portés à plus de 4,50 tonnes/hectare pour le riz, 59,5 t/ha pour l’ananas, environ 620 kg/ha pour l’anacarde, et 6,5 t/ha pour le poisson. A cela s’ajoutent le financement rural et d’appui aux microprojets, d’appui à la recherche agricole et la construction de plusieurs infrastructures d’aménagement agricole, d’irrigation, de stockage, de transformation et de mise en marché au profit des bénéficiaires.
Dans leur mise en œuvre, les deux projets veillent également à l’inclusion genre. « Le Pada a touché 180 200 bénéficiaires dont 36,74 % de femmes. Le Ppaao a impacté 432 932 bénéficiaires directs dont 39,55 % de femmes. Il a également octroyé des bourses de formation diplômante à 102 étudiants dont 45 femmes, soit 44,12 % de femmes», se réjouit le ministre en charge de l’Agriculture.
Au-delà de ces résultats, les deux projets ont également favorisé la visibilité du Bénin à l’international à travers la noix de cajou et l’ananas. Il s’attarde sur les données à l’exportation : « Un total de 191 410 tonnes de produits a été transformé et 216 460 tonnes d’ananas et d’anacarde ont été exportées de la zone du Pada. Le Ppaao a généré seize technologies avec au moins une augmentation de 15 % de productivité ».
Le président de la Plate-forme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles du Bénin (Pnoppa-Bénin), Léopold Lokossou, confirme que le Ppaao et le Pada répondent aux attentes des producteurs : « Les deux projets ont joué un rôle déterminant dans la structuration des familles d’acteurs des filières anacarde, ananas, poisson, riz, sans oublier la filière maïs. Toutes choses ayant permis aujourd’hui d’avoir des organisations interprofessionnelles au niveau de l’anacarde, de l’ananas et du riz, témoigne-t-il.
Mêmes appréciations de la part du président de la Plate-forme des acteurs de la société civile au Bénin (Pascib), Ernest Comlan Pédro. Il souhaite que les défis relevés dans le cadre des deux projets fassent école dans d’autres pays de la sous-région?
Les deux projets en bref
Contrairement au Ppaao qui est un projet régional, le Pada est un projet national exécuté sous la coordination du Programme cadre d’appui à la diversification agricole (Procad). Ces deux Projets accordent une attention soutenue à la production agricole et à la diffusion des innovations technologiques pour l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des produits qui respectent les normes de qualité et de gestion durable des ressources naturelles.
Actualités 22 janv. 2018