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Nouvelles

Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora: « Nous pouvons atteindre l’idéal zéro grossesse »

Les statistiques affolent s’agissant des grossesses en milieu scolaire au Bénin. Le département de l’Atacora n’en est pas en marge et l’initiative « Semaine de la fille de l’Atacora » portée par le préfet Déré Lydie Chabi Nah fait écho. A travers cet entretien, elle évoque ses motivations et son espoir de voir les tendances s’inverser d’ici 2020.

Mme le préfet, vous vous investissez depuis quelques jours dans une campagne de sensibilisation des élèves sur les grossesses en milieu scolaire dénommée « Semaine de la fille de l’Atacora ». Quelles en sont les motivations ?

C’est l’ampleur que continue de prendre le phénomène qui m’a motivée. En prenant connaissance des statistiques de la direction départementale de l’Enseignement secondaire et celle de la Famille et des Affaires sociales sur le fléau, j’ai eu froid au cœur. De 2013 à 2016, le département s’est retrouvé avec 1485 cas de grossesses dont 505 dans la période 2013-2014, 488 l’année scolaire qui a suivi et 492 pour la période 2015-2016. En allant un peu plus loin il convient de relever qu’au cours de l’année scolaire 2015-2016, la commune de Kouandé a enregistré 77 cas, Tanguiéta 74 cas, Boukoumbé 62 cas, Natitingou 62 cas. Dans la même période, nous déplorons 55 cas à Péhunco, 51 à Cobly, 51 également à Matéri, 46 cas à Kérou et 14 à Toucountouna. Avec ces chiffres, nous ne pouvons que prendre notre bâton de pèlerin. La femme est déjà assez marginalisée dans le département pour qu’on reste passif face à un fléau qui hypothèque l’avenir du peu de filles qui ont eu la chance d’être envoyées à l’école. Le phénomène non seulement réduit de façon drastique le nombre de filles dans les collèges et lycées avant la classe de terminale, mais surtout donne d’argument à certains parents à ne plus envoyer leurs filles à l’école, parce que, pour eux, la finalité c’est leur ramener une grossesse. Je suis une femme et une féministe convaincue. Je n’ai donc plus besoin d’une autre motivation pour défendre l’avenir de la femme.

Y-a-t-il matière à voir une autorité politico-administrative de votre rang s’engager dans une telle campagne avec le lot d’organisations de la société civile déjà impliquées à divers niveaux ?

Les Organisations de la Société civile, notamment les ONG ont fait et continuent de faire ce qu’elles peuvent. Je veux à travers ce canal saluer une fois encore leur engagement et surtout les exhorter à véritablement poursuivre le combat. Le jour où j’ai eu ces statistiques, je me suis demandé ce que ç’aurait été si les Ong n'avaient pas agi. C’est dire donc que c’est une bataille dans laquelle personne ne sera de trop. D’ailleurs, je ne mène pas cette action de façon isolée, je suis accompagnée par Plan International Bénin qui fait partie des organisations phares œuvrant dans le domaine. J’ai voulu apporter ma touche au noble travail que font les Ong pour que dans une synergie d’actions nous puissions atteindre l’idéal de zéro grossesse dans ces collèges et lycées d’ici 2020. Je pense aussi que le fait d’être femme peut créer le déclic. Elles pourraient tabler sur ma réussite pour se décider à aller loin en évitant de tomber dans ce piège infernal.

En tant que préfet, quelle est la teneur des messages que vous portez à l’endroit de ces jeunes filles des lycées et collèges de votre département ?

D’abord, j’essaie de toucher leur sensibilité en leur exposant les chiffres sur les cas de grossesses dans le département, dans leur commune et surtout dans leurs établissements. Ensuite, je leur montre l’intérêt qu’elles ont à observer l’abstinence sexuelle. Ça leur permet de garder leur dignité, de faire la fierté des parents, de bien travailler à l’école et d’être sûres d’avoir un avenir radieux. Je leur fais comprendre combien c’est illusoire tout ce qui leur est proposé par les hommes pour abuser d’elles. Je mets un point d’honneur sur l’obligation qu’elles ont de travailler pour que les femmes ne soient plus laissées pour compte. Plus loin, je leur fais remarquer que rien n’est impossible à celle qui veut réussir.
Au-delà des filles, je mets en garde les auteurs de ces actes, dont font partie les enseignants et les élèves garçons, en leur expliquant les dispositions prises par le législateur pour sanctionner ceux qui se rendraient coupables.

Dans les localités où la pauvreté tend à encourager le phénomène, n’avez-vous pas l’impression de prêcher dans le désert ?

La pauvreté oui, mais la dignité absolument. Sans vous mentir, dans la plupart des établissements sillonnés surtout dans la zone Pendjari, c’est l’argument qu’invoquent souvent les filles. « Nos parents n’arrivent pas à subvenir à nos besoins », avancent-elles. Et à moi de leur demander : « C’est quand vous revenez avec des grossesses qu’ils arrivent à satisfaire ces besoins ? ». Absolument pas ! En réalité, les besoins dont parlent les filles, c’est de chercher à s’habiller, à manger, bref se comporter comme celles dont les parents sont à l’abri du besoin. Se contenter du peu que les parents font l’effort de nous apporter, pour être soi-même demain c’est la vraie réussite. Moi qui vous parle, je ne suis pas issue d’une famille riche.
Loin de moi donc la prétention d’impacter à 100%, mais je suis convaincue que mon message passe à 98%. Les différentes préoccupations que les filles soulèvent souvent après mes messages, me réconfortent et m’apportent l’assurance que je ne prêche pas dans le désert.
J’ai la ferme conviction d’atteindre zéro cas de grossesses d’ici 2020, et dans cet engagement personne ne sera de trop, même les médias qui nous accompagnent dans toutes nos initiatives?

Société 13 juin 2017


Autorisations de ratification d'accords au Parlement : Près de 57 milliards F Cfa pour assurer l’énergie électrique

Les députés ont autorisé, ce jeudi 8 juin, le Gouvernement à ratifier deux accords de financement, d’un montant global de près de 57 milliards F Cfa, visant à améliorer le secteur de l’énergie électrique au Bénin.

Le secteur énergétique bénéficiera d’un financement de près de 57 milliards F Cfa pour l’amélioration de la fourniture d’électricité au profit des populations.
L’Assemblée nationale a autorisé, ce jeudi 8 juin, la ratification par le Gouvernement de deux accords de prêt. Le premier accord de financement d’un montant de 39, 685 398 500 F Cfa concerne la convention de crédit signée, le 10 avril dernier, entre le Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement du projet Défissol. Il vise à installer une centrale solaire de 25 MW à Onigbolo dans la commune de Pobè pour la production de l’énergie électrique avec un coût de production compétitif, estimé seulement à trente-cinq (35) francs Cfa/KWh. De façon spécifique, le projet Défissol veut moderniser le système d’information de la Société béninoise d’énergie électrique pour lui permettre d’améliorer durablement ses performances à travers ses deux composantes, en l’occurrence la centrale solaire et la modernisation du système d’information de la Sbee. L’installation de cette centrale solaire contribuera à réduire le coût de revient du KWh au Bénin et la facture énergétique du pays et à améliorer sa dépendance vis-à-vis du Nigeria et du Ghana, à créer de l’emploi local pour les jeunes, à réduire les pertes non techniques et la pérennité financière de la société. Ce projet permettra aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre estimées à 23 000 tonnes équivalentes du CO2 par an sur une durée de 25 ans, soit un total de 575 000 tonnes de CO2 évitées sur l’ensemble de la durée de vie du projet.
D’un montant de 16,6 milliards F Cfa, le second accord est relatif à l’accord de prêt signé à Abidjan, le 13 avril dernier, entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad), dans le cadre du financement de la phase I du Programme d’appui budgétaire au secteur de l’énergie au Bénin (Pasebe I).
Les deux projets ont été examinés ensemble vu qu’ils ont trait au même secteur. Mais ils ont été adoptés séparément conformément à la procédure législative.
Mais avant cette adoption, les parlementaires ont salué l’utilité de ces deux projets qui devront mettre in fine le Bénin à l’abri du délestage. Ils ont saisi l’occasion pour demander des explications au Gouvernement par rapport au sort de certains projets d’électrification dont surtout celui concernant 300 localités au Bénin, la mauvaise qualité des prestations de la Sbee, les problèmes liés à l’installation des compteurs et les factures d’électricité souvent très salées. Le ministre chargé de l’Energie a tenté de répondre à ces préoccupations des députés. Jean Claude Houssou a rappelé la vision du Gouvernement qui accorde une priorité au secteur de l’énergie. Il a informé qu’un comité technique a été mis sur pied et a proposé des actions à court, moyen et long termes pour que le Bénin soit autonome et indépendant en matière énergétique. C’est grâce à la mise en exécution des propositions de ce comité technique que le délestage est en train d’être maîtrisé aujourd’hui, a informé le ministre Jean-Claude Houssou. Il annonce que d’ici 2020, le Bénin va gagner le pari de l’autonomie énergétique avec les fruits des différentes actions en cours dans le secteur.

Actualités 09 juin 2017


Cérémonie d’adieu à l’état-major général des armées: Les hommages de ses frères d’armes au colonel Vincent Guézodjè

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.

Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

Société 06 juin 2017


Finale de football Nonvitcha: Power Fc d’Akodeha sacré champion

4 buts à 2 en faveur de Power Fc d’Akodeha. Tel est le verdict qui a sanctionné ce  samedi 3 juin, la finale du tournoi de football de la 96e édition de Nonvitcha à Grand-Popo. C’était à l’issue de l’épreuve fatidique de tirs au but que  l’équipe finaliste de football de Grand-Popo s’est vu ravir la vedette sur ses propres installations.

Avant la séance des tirs au but, le jeu s’est déroulé en deux parties de 35 minutes chacune au cours desquelles le moindre but n’a pu être marqué. Comme dans une parfaite entente, les deux équipes se sont succédé au contrôle des deux parties. Power Fc d’Akodeha a pesé sur la première partie avant que la formation de Grand-Popo ne prenne le contrôle de la situation dès le retour de la mi-temps. Et c’est en ce moment que certaines combinaisons et individualités ont donné le ton du spectacle au grand bonheur du public qui exultait de joie pour saluer les dribbles, les débordements et centres manqués des joueurs comme Gérard Yolou.

L’équipe championne, à savoir Power Fc d’Akodeha a été gratifiée d’un trophée, d’une enveloppe financière de 200 mille francs Cfa, de deux jets de maillots et de ballons. Celle de Grand-Popo a aussi bénéficié d’une enveloppe financière, des jets de maillots et de ballons. Les formations des autres arrondissements de Grand-Popo qui ont pris part à cette compétition ont également bénéficié des jets de maillots et de ballons.

En dépit du score, aucun incident n’a été enregistré entre les supporters des deux équipes finalistes. Ce qui s’entend du côté des organisateurs du tournoi comme l’appropriation de l’esprit nonvitcha. Quatre membres du gouvernement, à savoir les ministres Oswald Homeky, José Tonato, Aurelien Agbénonci et Odile Atanasso ont marqué de leur présence cette finale. Le ministre Oswalf Homeky n’a pas manqué de rappeler que la réhabilitation du stade du football de la localité est bel et bien inscrite dans le Programme d’action du gouvernement. « C’est un chantier qui va s’ouvrir sous peu », a souligné le ministre.

Il faut noter que Power Fc d’Akodeha, représentante de la commune de Comé à cette compétition, est l’équipe championne de la fête de Nonvizan qui a connu son apothéose dimanche 15 avril dernier à Akodeha.

Sports 04 juin 2017


Décision DCC 17-107: La loi n°2017-09 sur les armes sous-munitons déclarée conforme à la Constitution

La Cour constitutionnelle,

Saisie d’une requête du 02 mai 2017 enregistrée à son secrétariat le 03 mai 2017 sous le numéro 006-C/115/REC, par laquelle monsieur le président de la République, sur le fondement des articles 117, 120 et 121 de la Constitution, défère à la haute juridiction pour contrôle de conformité à la Constitution, en procédure d’urgence, la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017 qui lui a été transmise le 28 avril 2017 ;

Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

Considérant qu’aux termes de l’article 16 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : « Les décisions et les avis de la Cour constitutionnelle sont rendus par cinq conseillers au moins, sauf en cas de force majeure dûment constatée au procès-verbal. » ;

Considérant que Monsieur Zimé Yérima KORA-YAROU, Vice-président de la Cour, est empêché pour raison de santé ; que Messieurs Simplice Comlan DATO et Akibou IBRAHIM G., Conseillers à la Cour, sont en mission à l’extérieur du pays ; que la Cour, conformément à l’article 16 précité, est habilitée à siéger et à rendre sa décision avec seulement quatre (04) de ses membres ;

Sur la procédure d’urgence

Considérant que le président de la République sollicite l’examen en procédure d’urgence de la loi n°2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017, compte tenu de son « importance… pour l’action administrative en général et la mise en oeuvre du Programme d’action du Gouvernement en particulier » ;

Considérant qu’aux termes de l’article 120 de la Constitution: « La Cour constitutionnelle doit statuer dans le délai de quinze jours après qu’elle a été saisie d’un texte de loi ou d’une plainte en violation des droits de la personne humaine et des libertés publiques. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours. Dans ce cas, la saisine de la Cour constitutionnelle suspend le délai de promulgation de la loi. » ; que les articles 19 et 36 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle énoncent : « Les Lois organiques adoptées par l’Assemblée nationale sont transmises à la Cour constitutionnelle par le président de la République pour contrôle de constitutionnalité. La lettre de transmission indique, le cas échéant, qu’il y a urgence. » ; « La Cour constitutionnelle se prononce dans le délai d’un mois. Ce délai est réduit à huit jours quand le Gouvernement déclare l’urgence. » ; que ces dispositions énumèrent ainsi les cas où le président de la République peut solliciter de la haute juridiction de statuer en procédure d’urgence ;

Considérant que selon la jurisprudence de la Cour établie par ses décisions DCC 98-080 du 20 octobre 1998, DCC 98-084 du 19 novembre 1998 et DCC 98-090 du 07 décembre 1998, le président de la République peut solliciter l’examen en procédure d’urgence d’une loi censée porter atteinte aux droits de la personne humaine et aux libertés publiques ; qu’il peut également demander, le cas échéant, l’examen en procédure d’urgence d’une loi organique ; que conformément à l’article 36 de la loi organique précité, il peut aussi solliciter l’application de la même procédure dans le cadre d’une demande d’avis aux fins de délégalisation de textes prévue à l’article 100 alinéa 2 de la Constitution ;

Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que la loi sous examen ne relève d’aucune des catégories de textes ci-dessus énumérées ; que dès lors, la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République doit être déclarée irrecevable ;

Examen de la loi


Considérant que l’examen de la loi déférée révèle que toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ;

Décide :

Article 1er : Est irrecevable la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République.

Article 2 : Sont conformes à la Constitution toutes les dispositions de la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions, adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à monsieur le président de la République, à monsieur le président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel n

Actualités 02 juin 2017


Examen de fin d’année scolaire: 224 995 candidats à l’assaut du Bepc 2017 (Le plus jeune a 10 ans et le plus âgé, 54 ans)

 

Au total, 224 995 candidats affronteront dès le lundi 12 juin prochain, l’examen pour l’obtention du brevet d’études du premier cycle (Bepc). Le plus jeune a 10 ans et le plus âgé, 54. Ces statistiques ont été révélées ce mardi 30 mai, par le directeur des Examens et Concours (Dec) du ministère chargé de l’Enseignement secondaire, Mahougnon Kakpo, qui a reçu la visite de son ministre de tutelle venu s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs.

A/R Ouémé-Plateau

La direction des Examens et Concours du ministère chargé de l’Enseignement secondaire est prête pour l’organisation de l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2017. Lucien Kokou, ministre de tutelle est allé faire le constat dans l’après-midi de ce mardi 30 mai, à la Dec à Porto-Novo.
Selon le directeur des Examens et Concours, Mahougnon Kakpo, ils sont au total 224 995 candidats dont 57,05 % de garçons et 42,95% de filles qui affronteront cette année cet examen sur l’ensemble du territoire national. Cet effectif est en accroissement de 12,35 % par rapport à celui de 2016. Le candidat le plus jeune a 10 ans et le plus âgé à 54 ans, révèle Mahougnon Kakpo. Les candidats sont répartis dans 296 centres d’examen dont 31 nouveaux créés cette année.
La particularité cette année, souligne le directeur des Examens et Concours, est que l’examen se déroule dans douze départements contrairement à 2016 où c’était six. Ce qui appelle à davantage de travail de la part de la direction. Mahougnon Kakpo invite les candidats à la tranquillité. L’examen se passera bien d’autant qu’il a été très bien organisé, rassure-t-il.
Le ministre chargé de l’Enseignement secondaire a abondé dans le même sens. Pour Lucien Kokou, il n’est pas question pour les candidats de s’affoler. Le Bepc est un examen et non un concours. L’élève qui a un niveau moyen doit pouvoir s’en sortir, rassure-t-il. Il souligne que la question liée au coefficient de certaines matières qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, est déjà réglée et les candidats savent à quoi s’en tenir. Il conseille aux candidats de commencer par se coucher tôt pour gagner en énergie afin de mieux affronter la composition qui démarre le 12 juin prochain. Ils doivent poursuivre les révisions tout en se donnant quelque temps de distraction, insiste le ministre.
Il rappelle que l’obtention du Bepc conditionne désormais le passage en classe de seconde en plus de la moyenne de classe. Il invite dès lors les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes pour décrocher ce diplôme qui ouvre la porte du second cycle de l’enseignement secondaire. Lucien Kokou informe à cet effet qu’un comité d’orientation est en cours d’installation sur l’ensemble du territoire national. Lequel comité aura pour mission d’aider les candidats admis en classe de seconde à faire des choix convenables des séries suivant leurs aptitudes et les métiers qu’ils entendent embrasser plus tard. Cette mesure du Gouvernement vise à réduire un tant soit peu le taux d’échec scolaire au second cycle surtout au baccalauréat à cause de la mauvaise orientation de certains élèves après leur admission au Bepc?

Education 31 mai 2017


Recrutement d’auditeurs de justice : Le concours reporté sine die

Le concours de recrutement de 80 auditeurs de justice communément appelés élèves magistrats devant se tenir, ce samedi 27 mai à Cotonou, n’aura plus lieu.

En effet, le concours a été reporté sine die par le juge des référés de la chambre administrative du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Cette ordonnance a été prise suite à une plainte du candidat Nicoli Géovani Judicaël Assogba dont le dossier a été rejeté pour défaut de conformité relativement à ses actes d'état civil et attestation de diplôme. Mécontent, celui-ci a saisi le juge administratif d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du rejet de son dossier de candidature. Une décision qui tarde à tomber et n’est même pas sûre d’intervenir avant demain, date prévue pour le déroulement du concours. Face à la situation qui rend impossible la participation du candidat à ce concours si la date du 27 mai est maintenue, le juge des référés administratifs du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou a déclaré l’action du plaignant recevable et jugé irrecevables les observations sur le dossier du ministère chargé du Travail et de la Fonction publique et de l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt). Il a ordonné le report à une date ultérieure de la tenue de ce concours, en attendant la décision du juge administratif saisi du recours pour excès de pouvoir. Le processus d’organisation de ce concours par le ministère chargé de la Fonction publique en liaison avec celui de la Justice, est donc provisoirement suspendu n

Th. C. N.

Société 26 mai 2017


Don saoudien à l’occasion du ramadan: 50 tonnes de dattes pour soutenir les musulmans

Le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite a procédé, ce lundi 22 mai à Cotonou, à la remise officielle d’un don de 50 tonnes de dattes à la communauté musulmane béninoise.

Dans le cadre du jeûne musulman qui démarre samedi 27 mai prochain, le Centre du roi Salman pour le secours et les œuvres humanitaires de l’Arabie Saoudite fait preuve de générosité envers la communauté islamique béninoise. C’est à travers un don de 50 tonnes de dattes, soit 2500 cartons, destinés à soutenir les musulmans béninois pendant le mois de carême. D’un montant de 42 millions de F Cfa, le geste constitue une véritable bouffée d’oxygène. C’est le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, qui a réceptionné le lot dans les locaux dudit ministère. Les deux parties ont procédé à la signature de l’accord relatif à ce don.
Selon le représentant du centre, Ibrahim Al-Mugrin, le geste vise à permettre à la population musulmane du Bénin de bien passer le Ramadan qui débute à la fin de ce mois. Ce geste, dit-il, constitue la première étape d’une série d’activités de ce genre. « Nous sommes de passage et serons certainement de retour encore bientôt », annonce-t-il, en remerciant le Gouvernement du Bénin pour les facilités qu’il lui a accordées dans ce sens.
Pour le secrétaire général du ministère en charge des Affaires étrangères, Marc Hermanne Araba, le geste de la partie saoudienne est devenu presqu’une coutume. « Déjà en 2015 et 2016, nous avons bénéficié des mêmes gestes du peuple saoudien », rappelle-t-il. « Il est revenu encore à la charge cette année pour soulager nos frères et sœurs musulmans », se réjouit-il. Il s’agit donc, selon lui, d’une preuve supplémentaire de la diversité et de la vitalité de la coopération bénino-saoudienne. Il a promis une répartition équitable du don en direction des bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire national. « Les dispositions sont déjà prises pour que ce don aille effectivement vers les plus démunis », rassure-t-il, avant de souhaiter un mois béni de Ramadan rempli de grâces et de bénédictions divines¦

Société 23 mai 2017


Election Miss Bénin 2017: Les représentantes de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé connues

Les quatre candidates devant représenter les départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé à l’élection Miss Bénin 2017 sont désormais connues. Elles ont été élues à la faveur de la soirée régionale de cette compétition de beauté qui s’est déroulée sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, dans la nuit du samedi 20 au dimanche 21 mai dernier.

Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha sont respectivement les miss des départements de l’Atlantique, du Plateau, du Littoral et de l’Ouémé au titre de l’année 2017. Toutes des étudiantes, elles ont été nominées pour défendre les couleurs de leurs départements respectifs à la grande phase finale de ce concours national de beauté prévu pour août prochain. Les quatre lauréates ont reçu chacune leurs distinctions et leurs lots composés d’écharpe, de couronne, de bouquet de fleurs et de tissus de marque Uniwax et autres.
Celles-ci ont été jugées les plus méritantes parmi les douze candidates à raison de trois par département, par le jury qui les a appréciées et noté leurs différents passages, en tenues traditionnelle, de plage et de soirée. Ce dernier passage en tenue de soirée a été éprouvant pour certaines candidates. Ici, chacune des candidates devrait faire valoir son talent oratoire et sa bonne maîtrise de la langue française à travers un thème de sensibilisation retenu pour la soirée, à savoir : « Garder la vie en voulant donner la vie ». Il s’agissait pour chaque candidate de donner son avis sur ce sujet de réflexion et d’en conclure par un plaidoyer en direction des Partenaires techniques financiers et décideurs, surtout pour qu’aucune femme ne meurt désormais au Bénin en voulant accoucher. Mais si ce test a été aisé pour certaines des candidates, ce fut la mer à boire pour d’autres qui ont tôt fait d’étaler au grand jour leurs lacunes en français et leurs difficultés à prendre la parole devant un public. Et les délibérations du jury de la soirée présidé par Gilles Bokpè, secrétaire général de l’Association culturelle Miss Bénin (Acmb) et composée également de Laryssa Adjagba, miss Bénin 2016 et Séfou Alidou, ont été en phase avec les pronostics du public qui a fortement ovationné les résultats de cette délibération. Ce qui témoigne d'une certaine transparence et de tout le sérieux qui caractérisent cette compétition de la fête de beauté béninoise, sous la présidence de son promoteur Fortuné Dégbègni.
Le jury a également retenu les deux dauphines de chacune des miss départementales. Ainsi, Sylia Houéssinon et Nadège
Attindéhou ont été désignées respectivement 1ère et 2e dauphines de la miss Atlantique, Fidélia Maforikan et Aurèle Ahissou pour le Plateau, Inès Merveille Alaadé et Ariane Sidokpohou pour le Littoral, Carmèle Gnonlonfoun et Mariette Koutangni pour le compte de l’Ouémé.
Mais avant le démarrage de la compétition, le directeur régional Ouémé-Plateau du Tourisme et de la Culture a félicité l’Acmb, surtout son promoteur pour son initiative de célébrer chaque année la beauté béninoise qui constitue une richesse culturelle et touristique du Bénin. C’est pourquoi, Justin Attindohouto a invité les douze candidates en lice à donner le meilleur d’elles-mêmes pour permettre au public de ne pas regretter son déplacement.
Les quatre miss départementales Salikéné Traoré, Mariam Djiré, Déborah Onwugbonu et Nourath Moustapha vont rejoindre les huit représentantes des autres départements pour la phase nationale. Laquelle va révéler la miss Bénin au titre de cette année 2017 et ses deux dauphines nationales.

Culture 22 mai 2017


Télécoms, médias et technologies en 2017: Deloitte Bénin dévoile les huit tendances phares des marchés

C’est la toute première fois que Deloitte publie à Cotonou les résultats de son étude dédiée aux évolutions d’usage de consommation et de marché en Afrique dans le secteur des technologies, médias et télécommunications (Tmt). Cette année, Deloitte Bénin lance sa première édition des Tmt Prédictions en adaptant cette étude prédictive aux réalités du marché béninois. L’objectif de la publication des Tmt Prédictions 2017 est de partager et vulgariser les tendances majeures qui feront l’actualité dans les secteurs des télécoms, des médias et des technologies.

Deloitte se propose « de permettre à chaque acteur béninois dans ces différents secteurs d’activité de prendre en compte ces tendances dans les processus de prise de décision et d’analyse du marché », révèle Gilles Ahouanmènou, manager de Deloitte Bénin, à l’occasion de la présentation des résultats de l’étude. La structure fait ressortir « le caractère opportun d’une telle étude dans un contexte où le Programme d’action du Gouvernement intègre 12 projets d’envergure pour développer le secteur du numérique et transformer le Bénin en une plateforme du numérique en Afrique de l’Ouest d’ici à l’horizon 2021 ». Une ambition visiblement partagée par Deloitte dont les prédictions pour cette année projettent que « le nombre d’appareils dotés d’un lecteur d’empreintes digitales atteindra pour la première fois 50 millions en Afrique ».
Au cours de la même année, il y aura 10 millions d’attaques « déni de service distribué » dans le monde et plus de 300 millions de Smartphones, soit plus de 20% des téléphones qui seront vendus dans le monde seront dotés de fonctions intégrées de « machine learning ».
Cette étude d’envergure mondiale a été adaptée au Bénin à travers des entretiens avec les acteurs des secteurs concernés et un sondage en ligne à l’attention des consommateurs béninois de toutes les catégories socioprofessionnelles. Elle permet à Deloitte Bénin d’attirer l’attention sur les différentes opportunités de ces secteurs aujourd’hui et pour les années à venir.

Des efforts à faire

Les acteurs des télécoms, des médias et des technologies ne se sont pas fait conter la présentation des prédictions par le manager de Deloitte Bénin. Le panel composé de Djalil Assouma, directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures ; Ahmed El Attat, directeur général de Etisalat Bénin et Serge Adjovi, directeur de l’Unité d’exécution du Conseil du numérique, une institution rattachée à la Présidence de la République, a opiné sur certaines tendances présentées.
On retiendra des interventions des panélistes que l’Afrique en général et le Bénin en particulier s’est laissé aller à un bypass en matière de télécommunication. En effet, les efforts ont été mis sur le débit de connexion en premier, alors qu’il aurait fallu installer les infrastructures capables de véritablement apporter la satisfaction attendue avec ce type de connexion. En outre, ils ont aussi mis un accent particulier sur la nécessité d’une réactivité rapide et efficace en cas d’attaque cybercriminelle subie. Ce qui ne peut se faire sans une disponibilité en infrastructures et en compétences, ont-ils reconnu. Les participants ont eu également de longs moments d’échanges avec les panélistes sur les thématiques en débat.
Comme il fallait s’y attendre, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) s’est aussi invitée dans les échanges en dehors des huit tendances révélées par les organisateurs. Des débats, on retiendra le caractère structurant d’une telle transition pour laquelle la plupart des pays africains ont accusé du retard.
Après cette édition, Deloitte veut désormais inscrire la présentation annuelle des Tmt Prédictions dans l’agenda des acteurs de ce secteur au Bénin et prend déjà date pour 2018.

Les 8 grandes tendances Tmt Prédictions 2017

1 : La sécurité biométrique
2 : Les attaques DDoS ou attaques par déni de service
3 : Les véhicules à freinage automatique
4 : Le Machine Learning
6 : Les solutions “IT as a service”
7 : La technologie 5G
8 : L’apogée de la tablette ?

Politique 22 mai 2017


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