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Nouvelles

Audience à la Cour constitutionnelle: Renforcer les capacités de la Cena

Afin d’évaluer les besoins de formation de la Commission électorale nationale autonome (Cena), une délégation d’experts conduite par le professeur Augustin Loada a rencontré, ce mercredi 17 janvier, le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Il ressort des échanges que le rendement de la Cena en période électorale a effectivement besoin d’amélioration.

Dans le souci d’améliorer l’organisation des prochaines élections, la Commission électorale nationale autonome (Cena) suivra une série de formations visant à renforcer ses capacités. La Cour constitutionnelle a reçu, ce mercredi, la visite des experts mandatés pour évaluer les besoins de la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour une série de formations visant à perfectionner l’organisation des élections au Bénin. Après la vingtaine de minutes qu’ont duré les échanges avec Théodore Holo qui préside l’institution, Augustin Loada, porte-parole de la délégation, a souligné que « Le président de la Cour constitutionnelle a eu aussi à identifier un certain nombre de domaines dans lesquels, il serait bon de renforcer les capacités du personnel électoral ». « Il s’agit notamment, rapporte-t-il, de l’appropriation des règles qui régissent l’organisation et l’administration des élections ; autrement dit, l’appropriation du Code électoral par le personnel ».
Selon Augustin Loada, professeur de droit public et sciences politiques, le président Holo aurait suggéré que des initiatives soient prises pour que le personnel électoral s’approprie davantage ces règles.
Le module de formation prévu pour être administré à la Cena est intitulé « Building resources on democraty, governance and election (Bridge) ». D’après l’hôte du président Holo, c’est un cours qui a été créé entre 1999 et 2000, pour répondre à un besoin ponctuel pour l’organisation d'un référendum au Timor oriental. «  Mais par la suite, le cours s’est élargi pour contenir une vingtaine de modules et il faut choisir les modules en fonction des besoins de renforcement des capacités », ajoute Augustin Loada, avant de notifier que presque tous les pays africains et occidentaux en ont bénéficié. Si le Bénin, à travers la Cena, tend à en faire partie aujourd’hui, les informations recueillies sur les lieux véhiculent que c’est grâce à l’appui du Réseau des structures de gestion des élections en Afrique de l’Ouest (Resao), et au financement de l’Open society initiative for west Africa (Osiwa).
Cette visite des experts dans les locaux de la Cour vient clôturer la mission exploratoire à eux confiée du 15 au 17 janvier 2018 par la Cena. Ils expliquent, par la voix de leur porte-parole, que le rapport des activités menées sera remis à l’institution qui prendra l’initiative de la formation du personnel électoral?

Actualités 18 janv. 2018


9e rencontre du ministre des Affaires étrangères avec le corps diplomatique : Perspectives de la diplomatie béninoise pour 2018

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a offert un cocktail dînatoire en l’honneur des membres du corps diplomatique.

Dans la soirée du vendredi 12 janvier 2018, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, monsieur Aurélien Agbénonci, a reçu le corps diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des organisations internationales au Bénin.
Pour la circonstance, il avait à ses côtés le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, quelques membres du cabinet du président de la République, et les Hauts fonctionnaires du ministère en charge de la diplomatie.
Le cocktail dînatoire a été offert pour marquer l’entrée dans la nouvelle année 2018. Comme il est de tradition en pareille occasion, les vœux ont été échangés avec le corps diplomatique.
Au nom de ses collègues, Son Excellence Madame Sahadi Sandi Abdou, ambassadeur du Niger, doyenne du corps diplomatique et consulaire, a félicité le ministre pour les efforts faits à la tête du ministère pour faire de la diplomatie béninoise, une diplomatie offensive. Elle a ensuite présenté les vœux du corps diplomatique et consulaire ainsi que ses souhaits de santé, de prospérité au ministre et à l’ensemble du personnel du ministère.
Le ministre Aurélien Agbénonci a souhaité la bienvenue à ses hôtes et les a remerciés pour leurs vœux et leurs souhaits. En retour, il a formulé au corps diplomatique et consulaire, ses vœux de santé et de réussite à la tête de leurs missions respectives et dans les relations de coopération avec le Bénin pour lesquelles, il a souhaité un surcroît de dynamisme au cours de l’année 2018.
Déclinant les perspectives pour l’année 2018, le ministre s’est dit convaincu qu’elle sera l’année qui verra la continuation du renforcement des relations du Bénin avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux.
Il a précisé qu’en ce qui concerne l’action extérieure du pays, le gouvernement, sous l’autorité du président Patrice Talon, continuera à agir dans le sens de l’efficience pour le rayonnement du Bénin et la mobilisation des ressources pour son développement. Ces actions seront le parfait complément de ce qui sera fait au plan intérieur pour la prospérité économique et le développement social du Bénin.
La soirée a été agrémentée par les prestations de Zeynab Abib, ambassadeur de bonne volonté de l’Unicef, artiste invitée, qui a illuminé la rencontre de ses prestations vocales et musicales.

Source : MAEC*

Actualités 18 janv. 2018


Présentation de vœux à la Cour suprême: Les personnels magistrat et non magistrat invités à un réarmement moral

La Cour suprême a sacrifié, ce mercredi 17 janvier, à la tradition d’échanges de vœux du Nouvel an. L’occasion a été saisie par le président Ousmane Batoko pour inviter l’ensemble du personnel à un réarmement moral pour donner à la haute juridiction, l’image d’une institution respectable et plus respectée.

Le personnel de la Cour suprême, qu’il soit magistrat ou non magistrat, n’est pas exempt de certaines mauvaises pratiques qui ont cours dans l’administration publique. Des pratiques qui sont loin d’honorer l’image de la plus haute juridiction de l’Etat en matière administrative, judiciaire et des comptes de l’Etat ainsi que la gestion du contentieux des élections locales, se désole le président de l’institution, Ousmane Batoko. Sans aller dans les détails, il a saisi, ce mercredi 17 janvier, l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an, pour stigmatiser les comportements déviants qui ne font pas grandir l’institution. Ousmane Batoko a invité l’ensemble du personnel à un réarmement moral pour donner à la Cour suprême l'image d’une institution respectable et respectée.
Le président de la Cour suprême salue, toutefois, l’avancée significative que connaît la haute juridiction sous son impulsion depuis son premier quinquennat en mars 2011. Selon lui, l’institution est plus que jamais attractive qu’elle n’était par le passé. Ousmane Batoko félicite tous les animateurs de la Cour suprême, qu’ils soient magistrats ou non et qui ne cessent de l’accompagner pour l’atteinte de ses objectifs. Il décerne la palme d’or des félicitations aux magistrats de la haute juridiction admis à la retraite au cours de l’année 2017. Il s’agit en l’occurrence d'Amélie Assionvi Amoussou, précédemment président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême ; de Nicolas Assogba, précédemment procureur général près ladite cour et leurs collègues Huguette Balley-Falana, Jean-Stanislas Sant’Anna et Feu Honoré Akpomè décédés en mai 2017. Ousmane Batoko salue la contribution de qualité et l’engagement de ces magistrats au service de la Cour suprême. Ils ont contribué de façon substantielle au succès remarquable enregistré par la haute juridiction aujourd’hui, apprécie le président de la Cour suprême. Il les a gratifiés de présents en guise d’hommage avant de leur souhaiter une bonne retraite. Le président Ousmane Batoko a invité le reste du personnel à marcher dans les pas de ces aînés. Il le convie à plus d’engagement à ses côtés dans l’accomplissement de ses missions pour le rayonnement et la visibilité de la Cour suprême en tant qu’institution socle de la démocratie et de l’Etat de droit.
Ousmane Batoko rassure de sa détermination à poursuivre ses efforts dans le cadre de l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les agents de la Cour suprême.
Mais d’entrée de jeu, l’honneur a échu au président de la chambre administrative de la Cour suprême, Victor Adossou, de présenter, au nom de l’ensemble des animateurs de l’institution, les bons vœux du Nouvel an du personnel au président Ousmane Batoko. Il en a profité pour jeter un regard rétrospectif sur les activités réalisées aux plans interne et externe par l’institution l’année dernière. Victor Adossou a salué les bonds qualitatifs et quantitatif fait par les services clés de la Cour suprême notamment les trois chambres judiciaire, administrative et des comptes de l’Etat, le Parquet général et le greffe central près ladite cour. Et cela, en termes de dossiers traités et rendus. Le porte-parole de circonstance les personnels magistrat et non magistrat a surtout insisté sur le volumineux dossiers du contentieux des élections communales, municipales et locales. Il a annoncé qu’il ne reste plus grand-chose. Le stock résiduel du contentieux électoral sera apuré définitivement d’ici la fin de ce mois de janvier, a-t-il assuré?

Actualités 18 janv. 2018


Olga Vigouroux, alias Atcho, prêtresse de la divinité Thron: « Les religions endogènes et les droits de l’enfant peuvent être complémentaires »

Le vodoun est une source de bonté. Au-delà des considérations sociales, il rime avec la paix et la promotion des droits des enfants. C’est ce que défend Olga Vigouroux, alias Atcho, artiste et prêtresse de la divinité Thron Kpéto Déka Alafia dans cette interview.

La Nation : L’on entend souvent dire que le vodoun incarne la paix. La femme aussi. Quel lien peut-on établir entre les deux ?

Une vodounsi (adepte du culte vodoun) est une femme précieuse. Il n’est pas donné à toutes les femmes de pratiquer le vodoun. Celles qui supportent bien sont celles qui ont déjà rencontré plusieurs difficultés dans leur vie. Ce n’est pas aussi facile pour une femme de s’imposer dans ce milieu. Elles doivent faire preuve d’humilité, de respect de soi et de l’autre. Dans certains couvents, les femmes détiennent un pouvoir énorme, mais elles s’affichent rarement.
Le vodoun lutte contre la sorcellerie, le mauvais sort et l’envoûtement. Il n’est pas synonyme du diable, comme certains le font croire. On ne doit pas le craindre, mais peut-être celui qui le pratique. Celui-là peut, en dépit de la divinité qu’il vénère, chercher à faire du mal à son prochain. Mais il lui est impossible de réussir son coup tant qu’il est en contact avec le vodoun.

Quel est l’accompagnement des voudounsi dans l’épanouissement des adeptes filles ?

Le culte vodoun, religion de paix et d’harmonie, et les droits relatifs à la protection de l’enfant, peuvent être complémentaires. C’est dans cette ambition que nous collaborons avec les acteurs en charge de la protection de l’enfant, au premier rang l’Unicef et le ministère en charge des Affaires sociales, de même que des dignitaires du culte vodoun ces dernières années, sur la nécessité de promouvoir les droits des enfants dans les couvents.
Dans ce cadre, la durée d’initiation qui s’étendait sur seize jours à trois ans pour les enfants adeptes est réduite juste à la période des vacances varie de seize jours à trois mois. En plus du droit à la scolarisation des filles, nous mettons également l’accent sur l’accès des enfants aux soins de santé et à la protection.
J’ai fait récemment un clip en featuring avec Zeynab, Sagbohan Danialou, Angélique Kidjo, Sèssimè, Ignace Don Mètok, Norberka… sur la lutte contre le mariage des enfants. C’est une initiative de l’Unicef qui s’inscrit dans le cadre de la campagne tolérance zéro contre le mariage des enfants. Je répercute dans les couvents tout ce que je note de bien dans ma vie professionnelle. Je cumule la pratique artistique (théâtre, danse, musique) et la pratique cultuelle (religions endogènes) pour le bonheur des enfants adeptes. Je soutiens et encadre plusieurs enfants à suivre mes traces. Je travaille actuellement sur un projet qui permettra d’apprendre certaines valeurs traditionnelles aux écoliers dès le bas âge.

Est-ce dire que si tous les Béninois revenaient aux valeurs endogènes, le pays se porterait mieux ?

(Sourire !) Les être humains demeurent ce qu’ils sont. Ils sont méchants et pervers. Il serait difficile de les changer. L’histoire de Caïn et d’Abel dans la Bible nous rappelle que la méchanceté ne date pas d’aujourd’hui. Il en est de même de l’inceste où un père de famille fait l’amour avec sa propre fille. Quoi qu’on fasse, les méchants ne pourront pas changer, mais grâce à la prière, beaucoup de choses peuvent être corrigées. Chaque individu est libre de pratiquer sa religion. Le Bénin reste un pays de tolérance.

Pourtant, lorsqu’on invoque le vodoun, on a l’impression qu’il s’agit d’un mystère...

Le vodoun, c’est notre religion. Nous sommes nés avec les religions endogènes. Nous les avons hérités de nos ancêtres et grands-parents. Le vodoun est un mystère. Avant l’arrivée des Blancs, l’Afrique avait ses cultures, ses manières de s’habiller, ses plats culinaires. Le continent avait pratiquement tout. En 1648, lorsque le roi belge envoyait les missionnaires en Afrique, il leur avait interdit d’enseigner Dieu, car les Africains le connaissent déjà. Mais il leur intima l’ordre de tout faire pour les détourner de leur religion afin de ramener leurs richesses. Si les Africains connaissaient cette réalité, ils ne vont pas courir vers d’autres religions. J’ai été en France plusieurs fois, mais je n’ai jamais vu dix personnes à l’église.

Avec la prolifération des églises aujourd’hui, tout porte à croire que le roi belge a eu raison des Africains ?

Les Africains, en l’occurrence les Béninois, sont hypocrites. Beaucoup parmi ceux qui fréquentent les églises sont encore dans les couvents des divinités vodoun. Ils visitent leur père (vodoun : ndlr) la nuit, excepté peut-être quelques rares fidèles religieux. Même certains prêtres, des pasteurs le visitent. Je ne peux pas vous décrire tout ce que je vois la nuit dans mon temple. Que nous soyons chrétiens, musulmans ou athées, nous avons tous d’une manière ou d’une autre communié avec le vodoun. Quand les gens font de la fausse propagande ou de la mauvaise publicité pour une quelconque religion, sachez que c’est souvent pour des questions d’intérêts. Si ce n’était pas le cas, quelle que soit l’obédience d’un fidèle, il doit pouvoir s’y plaire, au lieu de chercher mieux ailleurs.

Les dignitaires des religions endogènes revendiquent souvent le vodoun comme une source de bonheur alors que dans le même temps, les personnes non averties semblent plutôt s’en méfier ?

Sans le vodoun, l’on ne saurait parler de paix. La première valeur qu’incarne le vodoun, c’est la paix. Ensuite, il enseigne l’amour, la solidarité et l’harmonie. Les pays dans lesquels les gens ne reconnaissent pas l’importance du vodoun sont souvent déchirés par la haine et les violences. Le vodoun est une valeur précieuse.

Les religions révélées mettent également l’accent sur ces valeurs. Est-ce à dire que toutes les religions prônent les mêmes valeurs ?

Le vodoun existait avant toutes les autres religions importées. Nos ancêtres avaient toujours travaillé avec les ‘’vodounons’’ (prêtres vodoun). L’espace abritant la Basilique de l’Immaculée conception de Ouidah a été donnée par les ‘’vodounons’’. En ces temps, il n’y avait pas de critiques. Si c’était le cas, le temple des pythons ne serait pas érigé juste en face de la Basilique. Les Blancs qui l’ont construit et les vodounons jouaient au ‘’domino’’ ensemble. Aujourd’hui, c’est à cause des intérêts pécuniaires que les gens sont divisés.
Il me plaît de rappeler que la terre appartient au vodoun depuis les temps immémoriaux. Toute construction de bâtiment repose sur la terre et il est impossible de le faire sans invoquer le dieu ‘’Sakpata’’ (dieu de la terre). Nous nous nourrissons grâce à la terre.

Société 18 janv. 2018


1,35 milliard F Cfa à payer à 1375 sinistrés à Abomey-Calavi (Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 17 janvier 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Au cours de la séance, plusieurs dossiers ont été examinés.

I. Communications
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :

I-I. Recrutement d'un consultant pour la mise en œuvre des réformes pénitentiaires.
Le système pénitentiaire béninois connaît des insuffisances qui l'éloignent des standards et normes internationales, particulièrement en matière de détention. Ces insuffisances se rapportent à l'effectif pléthorique de la population carcérale, et aux mauvaises conditions de vie dans les maisons d'arrêt. En vue d'humaniser davantage la vie en milieu carcéral, cet état des lieux appelle, en urgence, de sérieuses réformes dont les travaux préalables seront menés sous la supervision d'un consultant indépendant. Il s'agira de :
- élaborer les documents d'appels d'offres et assister notre pays dans la recherche et la désignation de partenaires intervenant dans le secteur ;
- réaliser une étude sur la construction et l'exploitation de nouvelles prisons ;
- définir les procédures appropriées pour le financement, la construction de maisons d’arrêt et de prisons civiles.
Il s'agira, en outre, de réaliser un audit de quatre (4) centres de détention ou centres pénitentiaires, aux fins de leur gestion efficiente.
Le Conseil a approuvé cette communication et instruit le ministre de la Justice et de la Législation, et le ministre de l'Economie et des Finances, de conduire diligemment le processus de recrutement du consultant.

1-2. Comptes rendus.
Le ministre du Travail et de la Fonction publique a rendu compte, au Conseil, de la situation sociale qui prévaut dans certains ministères suite aux amendements portés par l'Assemblée nationale, à la loi portant statut général de la Fonction publique, et à celle portant statuts particuliers des magistrats. En effet, par ces amendements, le droit de grève est retiré à certaines corporations notamment les personnels de la santé et de la justice. Le Conseil a pris acte de ce compte rendu et donné des instructions audit ministre ainsi qu'à tous les membres du gouvernement, en vue d'un suivi quotidien de la situation.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a soumis au Conseil, le compte rendu des travaux de la commission interministérielle d'évaluation des indemnités de propriété dues aux victimes d’alignement du projet d'aménagement et de bitumage des routes Missessinto-Zinvié-Sèdjèdénou-Zè (32 km) et RNIEI (Cococodji)-Hèvié-Ouèdo-Calavi Kpota (21,2 km).
En approuvant ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés à l'effet d'assurer le paiement de la somme d'un milliard trois cent cinquante-deux millions cinquante mille neuf cent soixante-huit (1 352 050 968) francs CFA au titre de l'indemnisation des 1375 personnes sinistrées, et de faire libérer l'emprise desdites routes avant la fin du mois de janvier 2018.
Le Conseil a autorisé l'organisation, au Bénin, du dixième Congrès de la Société bénino-togolaise de Chirurgie digestive, du 17 au 19 janvier 2018?

Fait à Cotonou, le 17 janvier 2018.
Le Secrétaire Général du Gouvernement
Édouard OUIN-OURO

Actualités 18 janv. 2018


Conseil des ministres: Des réformes pour améliorer la vie carcérale

Le gouvernement projette dans les jours à venir, le recrutement d’un consultant pour l’appuyer dans la mise en œuvre des réformes pénitentiaires promises par le chef de l’Etat, eu égard au piteux état des maisons d'arrêt. Le Conseil des ministres de ce mercredi 17 janvier s’est penché sur cette préoccupation, a indiqué le garde des Sceaux au cours d’un point de presse à la Présidence de la République.

« Le système pénitentiaire béninois a des insuffisances qui l’éloignent des standards et normes internationales particulièrement en matière de détention. Ces insuffisances se rapportent à l’effectif pléthorique de la population carcérale et aux mauvaises conditions de vie dans les maisons d’arrêt ». Rapportant aux hommes des médias l’essentiel à retenir du Conseil des ministres du mercredi 17 janvier, le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, a expliqué que le souhait du gouvernement d’humaniser la vie en milieu carcéral passera aussi par le recrutement d’un consultant pour la mise en œuvre des réformes prévues dans ce cadre.
Le consultant recruté aura à superviser les travaux susceptibles de mener à bien ces réformes devenues nécessaires. « Son travail s’articulera autour des points suivants : élaboration des documents d’appels d’offres et assistance au Bénin dans la recherche et la désignation de partenaires intervenant dans le secteur ; définition des procédures appropriées pour le financement, la construction de maisons d’arrêt et de prisons civiles », précise Joseph Djogbénou. Il est aussi attendu de ce consultant la réalisation de l’audit de quatre centres de détention ou centres pénitentiaires, en vue de leur gestion efficiente et la réalisation d’une étude sur la construction et l’exploitation de nouvelles prisons.
Par ces réformes, le Bénin devrait tourner la page des nombreux reproches qui lui sont faits relativement aux droits humains dans ces centres de détention. On peut aussi y lire la concrétisation d’un pan des multiples réformes contenues dans le programme d’action du gouvernement dont l’ambition est de révéler le Bénin aux Béninois et au reste du monde.
Le gouvernement envisage aussi, selon le ministre Joseph Djogbénou, la création de l’agence pénitentiaire du Bénin qui désormais va gérer les centres de détention pour élever la qualité de vie en milieu carcéral. Il entend aussi associer les partenaires privés à l’entretien de ces maisons d’arrêt et aussi à la construction de nouvelles maisons d’arrêt. Le consultant aura pour mission à ce niveau d’assister le gouvernement dans le processus de sélection et de recrutement de ces partenaires privés et pour le suivi de leurs rendements relativement à leur cahier de charge?

Actualités 18 janv. 2018


Epidémie de fièvre Lassa à Boukombé: Encore un décès enregistré

Le second malade reçu le lundi 15 janvier dans un état critique avec des signes très évidents de Fièvre Lassa a rendu l'âme ce matin, apprend-on de sources proches de la direction départementale de la Santé.

En dépit des soins à lui administrés suite à son admission il n'a pas pu survivre à l'instar du premier cas décédé après avoir été référé à l’hôpital de zone de Tanguiéta où un diagnostic de suspicion de fièvre hémorragique virale a été posé. C'est au centre de santé communal de Boukombé où il suit des soins dans une salle d’isolement mise aux normes qu'il s'en est allé.

Société 17 janv. 2018


Grève dans l'administration publique: L'invite du médiateur de la République

 Le médiateur de la République est préoccupé par les tensions sociales avec à la clé la grève des sept centrales et confédérations syndicales dans l’administration publique. A travers une déclaration faite à son cabinet à Porto-Novo, ce mercredi 17 janvier, Joseph Gnonlonfoun invite les uns et les autres à privilégier la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale pour le bonheur du peuple, afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage précieux et fondamental du développement du Bénin. Le médiateur de la République dit faire confiance au gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui calme les tensions dans le respect des uns et des autres. Lire l’intégralité de son message.

Message du Médiateur de la République du Bénin pour la paix à l’occasion du déclenchement des mouvements de grève par sept (07) centrales syndicales

Suite au vote de la loi portant retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et aux forces de sécurité publique, un mécontentement a été observé dans le pays marqué notamment par le sit-in organisé, le vendredi 12 janvier 2018, sur l’esplanade de l’Assemblée Nationale par sept (07) centrales syndicales.

Lesdites centrales syndicales ont lancé des mouvements de grève bloquant ainsi le fonctionnement normal des services dans l’Administration publique.

Face à cet état de choses, le Médiateur de la République, dont la mission principale est de contribuer à l’obtention et au maintien de la paix en toutes circonstances, ne saurait rester insensible à cette crise.

Notre nation dispose de ressources humaines aussi bien politiques que sociales pour la conjurer.

Le Médiateur de la République fait confiance au Gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui permette le respect des uns et des autres.

Le Médiateur de la République ainsi guidé par la recherche de l’unité, la nécessité du dialogue pour calmer les tensions, invite les uns et les autres à privilégier en ces moments difficiles, la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale pour le bonheur de notre peuple, afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage précieux et fondamental du développement du Bénin.

Je sais pouvoir compter sur la clairvoyance de chacun et de chacune d’entre vous afin que le Bénin sorte gagnant encore une fois de cette crise qui, risque de fragiliser notre économie et de porter un coup d’arrêt à notre volonté commune de progresser ensemble.

Vive l’unité nationale dans la paix et la concorde !

Vive le Bénin !

Je vous remercie.

                                                   Le Médiateur de la République

 

                                                   Joseph H. GNONLONFOUN

 

 

Actualités 17 janv. 2018


Présidence de la République: Voeux du corps diplomatique au chef de l'Etat (Discours de l'ambassadeur du Niger, Sandi Sahadi Abdou, doyenne du corps diplomatique)

Ambassadeur du Niger, doyenne du corps diplomatique

Excellence monsieur le président,
C’est avec un réel plaisir et un insigne honneur qu’au nom du corps diplomatique et des représentants des organisations internationales accréditées au Bénin, que je saisis cette agréable occasion pour présenter à vous-même, à votre auguste famille et à votre gouvernement, nos vœux ardents de bonheur et de santé. A travers vous Excellence monsieur le président, nous formulons les vœux de paix, de sécurité et de progrès dans tous les domaines au vaillant peuple du Bénin qui, a toujours su jouer un rôle pionnier dans la longue marche des peuples africains dans la bonne gouvernance et le vivre ensemble. Ce rôle pionnier, vous continuez de le jouer par votre décision audacieuse de suppression des visas pour les ressortissants africains entrant au Bénin. Par ce geste que nous saluons, vous avez confirmé et concrétisé votre attachement au processus d’intégration africaine si chère aux populations de l’Afrique. Excellence monsieur le président, pas de développement sans paix et sécurité, a-t-on coutume de dire. Prévenir les conflits, privilégier la non-violence, promouvoir le dialogue et le règlement des conflits par la voie pacifique, telles sont les actions prioritaires pour une démarche de développement durable ; tels sont aussi les besoins des peuples du monde et des pays africains, notamment dans leur quête d’un progrès et d’un développement inclusif. Malheureusement, l’année 2017 qui vient de nous quitter, la tendance principale a été la lutte contre le terrorisme, la recherche de solutions pour continuer les flux migratoires et la lutte contre les calamités naturelles. Pour ce qui est de la lutte contre le terrorisme, si des progrès ont été enregistrés en Irak et en Syrie, les menaces d’actes terroristes restent fortement présentes en Europe et en Afrique sahélienne. Le combat contre les groupes djihadistes dans la zone sahélienne et la corne de l’Afrique, obèrent les maigres ressources financières des pays concernés. Aussi, l’initiative de créer le G5 du Sahel par les pays intéressés pour mutualiser leurs efforts et leurs forces est à louer et mérite d’être soutenue par la communauté internationale par un financement conséquent à cet effet. Car leur combat est celui de l’humanité contre la barbarie. C’est ce qu’ont compris les Européens sous le leadership de la France et de l’Allemagne qui ne cessent de rechercher les voies et moyens pour mobiliser l’opinion internationale pour aider ces pays. Le sommet du 13 décembre 2017, des bailleurs de fonds à Paris a constitué un moment important dans ce cadre. L’engagement récent américain de soutenir les pays du G5 augure d’un lendemain meilleur dans cette lutte anti-terroriste. C’est le lieu de saluer le Bénin pour sa contribution à la lutte des pays du G5 contre le terrorisme et son engagement aux côtés des pays limitrophes du lac Tchad contre Boko Hararm, sans oublier sa participation pour juguler la piraterie maritime dans l’espace Cedeao.
Excellence monsieur le président, quant aux flux migratoires issus des réfugiés en direction de l’Europe, qui proviennent tantôt des zones de conflits au Moyen-Orient, de la corne de l’Afrique, tantôt pour des raisons économiques, ils ont transformé le Sahara et la méditerranée en de vastes cimetières. Une telle situation est inacceptable car cette ruée vers l’Europe prive l’Afrique et le Moyen-Orient du capital humain indispensable au développement, tout en favorisant le racisme en Europe. La pauvreté en Afrique constitue terreau favorable au processus de migration. Pour y faire face, j’ai en mémoire votre intervention à l’Assemblée des Nations Unies, où vous avez déclaré, « notre monde tel qu’il est aujourd’hui ouvert, subira plus que jamais les conséquences de la pauvreté, notamment les mouvements migratoires incontournables et déstabilisant si rien n’est fait ». Et vous avez poursuivi par, «interpellez les pays les plus développés et les institutions de financement de développement pour la mise en œuvre d’une action collective volontariste à même d’éradiquer la pauvreté qui marginalise dangereusement la plupart des pays d’Afrique, qui doivent prendre leur part de responsabilité ». En disant cela, vous avez posé Excellence monsieur le président, la seule problématique qui vaille. C’est-à-dire, un investissement financier massif pour retenir les migrants chez nous en Afrique. Je ne terminerai pas de parler de ce problème, sans évoquer la terrible situation que vivent les migrants africains en Lybie, notamment la honteuse traite d’esclaves, qu’on croyait à jamais révolue. Nous nous élevons fermement contre cette pratique que nous condamnons vivement et saluons la réaction sans équivoque de la communauté internationale sur cette question. Les initiatives de l’Union africaine et de l’Union européenne doivent être encouragées et amplifiées pour trouver les voies et moyens pour mettre fin au calvaire des migrants en Lybie.
Les calamités naturelles, plus précisément les inondations, nous rappellent l’urgence de mettre en œuvre l’accord de Paris sur le changement climatique. Les prismes d’excellence que vous venez d’instituer sont un puissant stimulant d’une compétition pour les Béninois de toutes conditions qui s’investiront corps et âme, pour se distinguer par leurs exploits et ce faisant, ils méritent la reconnaissance de la nation.
Le corps diplomatique, par ma voix salue les premiers résultats et vous réaffirme sa disponibilité à soutenir le Pag et à poursuivre son plaidoyer auprès des pays et des organisations représentés au Bénin pour une mobilisation générale en faveur de son financement. Il est à souligner que vous avez déployé des initiatives partout où les intérêts nationaux du Bénin doivent être promus et défendus. Par votre participation ou celle de votre gouvernement aux réunions sous-régionales, régionales et internationales, par des réunions et des foras tenus ici à Cotonou, par vos participations aux sommets politiques et économiques, par l’intensité de vos rencontres et celles de votre gouvernement avec les partenaires techniques et financiers, et avec le système des Nations Unies, vous avez rendu visible la présence du Bénin sur la scène internationale.
Excellence monsieur le président, vos visites du 09 au 11 octobre 2017 au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo, tout en renforçant les relations bilatérales démontrent à suffisance votre volonté d’aider la médiation pour un règlement de la crise togolaise. Elle dénote surtout votre souhait ardent de voir l’accélération et le développement de la coopération sous- régionale, car à votre étape d’Accra, vous disiez, « mon intérêt pour cette visite, c’est que nous donnions un nouvel élan à la coopération et à l’intégration. Nous devons pendant nos mandats changer les choses car l’intégration surtout économique est un facteur de développement. Nous devons mettre en place des infrastructures communautaires. Si nous nous mettons ensemble, nous avons les moyens de lever les ressources avec l’appui des multilatéraux ».
Excellence monsieur le président, la réorganisation de votre ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et les lettres de mission assignées aux ambassadeurs et consuls béninois renforce certainement la capacité de votre diplomatie à mieux défendre les intérêts nationaux du Bénin, et à mobiliser plus de ressources externes pour le financement du Pag. Nous souhaitons plein succès à ce département ministériel qui est notre ministère de tutelle. A travers ce département ministériel, vous nous avez assuré les meilleures conditions de vie et de travail. C’est pourquoi, je saisi cette occasion solennelle pour vous exprimer notre profonde gratitude et vous renouveler nos vœux de bonheur et de santé pour l’année 2018.
Je vous remercie de votre aimable attention !

Actualités 17 janv. 2018


Grève de 72 heures des centrales et confédérations syndicales: Ce que réclament les travailleurs

La motion de grève d’avertissement de soixante-douze heures décidée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales est effective depuis ce mardi 16 janvier et ce, jusqu’au jeudi 18 janvier dans nombre de structures de l’Administration publique. Les travailleurs en mouvement s’opposent, entre autres, au retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat.

Au-delà de la suppression du droit de grève aux agents de la santé, de la justice dont ils réclament le rétablissement, les travailleurs en mouvement exigent le respect et la protection des libertés syndicales d’expression et d’association qui, selon eux, sont mises à mal par « la persistance dans la multiplication d’actes attentatoires ».
La motion de grève de soixante-douze heures, en date du 11 janvier dernier et signée de six centrales et confédérations syndicales, mentionne aussi la relecture de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique et l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire par la prise des arrêtés d’application.
La revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et parapublic et l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ainsi que la hiérarchisation des salaires minima, figurent également parmi les points de la plateforme revendicative qui sous-tend la décision de cessation collective de travail mise à exécution depuis ce mardi et qui prend fin demain jeudi à minuit. Aussi, les syndicats demandent-ils « le respect par le gouvernement des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé sans implication et consultation des travailleurs, l’abrogation de toutes les lois antisociales sur l’embauche, le placement de la main-d’œuvre, le recrutement de collaborateurs extérieurs ».
Par ailleurs, les syndicats condamnent les mesures de répression contre des responsables syndicaux dans l’exercice de leur fonction et s’indignent contre ce qu’ils appellent « la pression fiscale et la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs »?

Société 17 janv. 2018


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