La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Manifestations de la chenille dans les champs de maïs: Une situation « sous contrôle »
« Il n’y a pas lieu de s’alarmer quant à une éventuelle famine qui serait due au ravageur du maïs », rassure Roland Justin Zoglobossou, directeur de la Production végétale. Il n’en veut pour preuves que le dispositif d’alerte précoce, les brigades phytosanitaires mises en place et surtout les méthodes peu coûteuses de lutte contre la chenille, vulgarisées auprès des producteurs. La lutte contre la chenille légionnaire d’automne (Spodoptera Frugiperda) fait l’objet d’une gestion efficiente. C’est du moins l’assurance donnée, ce mardi à Cotonou, par les services compétents du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Présent depuis 2016 au Bénin, ce ravageur des champs de céréales et particulièrement de maïs fait craindre la famine dans un contexte de cherté généralisée des produits vivriers et d’autres biens de première nécessité. « La situation n’est pas alarmante, elle est sous contrôle avec les actions mises en œuvre pour limiter les dégâts », assure Roland Justin Zoglobossou, directeur de la Production végétale. En plus du dispositif d’alerte précoce existant, les brigades phytosanitaires sont restructurées (plus de 160 pour plus de 1600 membres) et fonctionnent. A cela s’ajoute l’organisation de séances de formation, de sensibilisation et de mise à disposition d’outils de lutte, à l’intention des agents encadreurs et des producteurs, lesquelles portent sur les mesures à prendre pour la reconnaissance du ravageur, son mode d’action et les méthodes pour le combattre. Ce que confirme Eros Kiki, producteur à Adjohoun dans l’Ouémé. L’agriculteur dit avoir essayé la méthode du savon Palmida qui s’est avérée efficace contre la chenille qui a attaqué son champ de maïs de 2 hectares. Le producteur estime que le ravageur n’aura pas d’incidence majeure sur ses récoltes. « Lorsque le producteur constate dans son champ que cinq à dix plants montrent des signes d’attaque de la chenille, il y a lieu de réaliser les traitements qui sont recommandés pour stopper l’évolution du ravageur », recommande Eric Adossou, chef service protection des végétaux et contrôle phytosanitaire à la direction de la Production végétale (Dpv). Originaire d’Amérique latine, la chenille légionnaire est présente partout au Bénin et dans la sous-région et les producteurs doivent apprendre à vivre avec ce ravageur invasif, laisse-t-il entendre. Méthodes naturelles En lieu et place des pesticides chimiques (Emamectine, Viper 46 Ec, Pacha 25 Ec Lambdace) qui peuvent coûter jusqu’à 6000 F Cfa le litre pour traiter un hectare, une gamme variée de méthodes naturelles alternatives à la portée de tout producteur est développée par l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) pour lutter contre le ravageur. Ainsi, avec un pain de Palmida d’environ 200 F Cfa dans 20 litres d’eau (concentration de 0,5 %), une bonne partie du champ peut être traitée : pour un hectare de maïs, il faut 15 pains de savon Palmida pour environ 300 litres d’eau. Cette méthode reste non dommageable pour la culture, rassure Dr Ir Rachidatou Sikirou, directrice du Laboratoire d’appui à la défense des cultures (Ladc) et du Centre de recherche agricole (Cra) d’Agonkanmey. L’huile de neem est également efficace à la dose de 3 litres à l’hectare contre le ravageur, fait-elle savoir. Outre ces solutions, des méthodes de lutte culturales comme l’association de l’arachide ou du soja au maïs en lignes alternées ont permis de noter une réduction d’attaque des plants de maïs par les ravageurs. Des parasitoïdes sont aussi identifiées comme efficaces contre la propagation de la chenille. Les statistiques exhaustives en termes de ravages de la chenille pour la nouvelle campagne agricole en cours ne sont pas disponibles. L'incidence de l'attaque a été estimée à 40 000 hectares en 2016 pour le maïs. Le Bénin a bénéficié, entre novembre 2016 et décembre 2019, du Projet d’appui à la lutte contre la chenille légionnaire d’automne qui a contribué à protéger les moyens d’existence et assurer la sécurité alimentaire des populations des zones touchées. Les traitements appliqués ont en effet permis de minimiser considérablement les dégâts. Ainsi, la production de maïs est passée de 1 543 973 tonnes en 2018 à 1 611 615 tonnes en 2020, selon la direction des Statistiques agricoles (Dsa/Maep). Société 01 juil. 2021


Paul Hounkpè à la Haute cour de Justice: « Nous sommes contre l’impunité mais il faut une justice équitable »
Reçu en audience ce mercredi 30 juin à Porto-Novo, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué, le chef de file de l’Opposition, Paul Hounkpè, a dit être pour la lutte contre l’impunité engagée par le gouvernement, pourvu qu’elle ne soit pas sélective. Il a abordé entre autres ces préoccupations avec la présidente de la Haute juridiction. Paul Hounkpè pense que la page de l’élection présidentielle de 2021 est tournée avec l’investiture du président de la République élu. L’heure doit être maintenant à faire face aux conséquences de la crise liée à ce scrutin avec notamment l’incarcération de certains citoyens. En sa qualité de chef de file de l’Opposition, à l’en croire, il s’est donné pour mission de travailler pour que les différentes personnes détenues, pour une raison ou une autre, dans le cadre de la présidentielle du 11 avril dernier, recouvrent leur liberté. Paul Hounkpè s’engage à discuter de la question avec toutes les institutions de la République et autres personnalités concernées jusqu’au chef de l’Etat lui-même. Cela, pour qu’une juste mesure soit trouvée afin de décrisper la situation politique et que le pays s’occupe de l’essentiel, explique-t-il. Le chef de file de l’Opposition estime que la réussite de cette mission qu’il s’est fixée passe par une intégration de toutes les forces sans toutefois se comporter comme un syndicaliste. C’est pourquoi, il a entrepris la tournée dans les institutions de la République. La présidente de la Haute cour de Justice, tout comme les autres personnalités qu’il a rencontrées, peut beaucoup y contribuer dans ce sens. « Nous ne sommes pas contre l’impunité. Nous sommes pour une justice équitable, rapide et qui n’est pas à double vitesse. Car, il ne faut pas que la peur de la justice fasse que des camarades se retrouvent à l’extérieur», précise le secrétaire exécutif national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). « Notre objectif n’est pas de gérer les crises mais plutôt de conquérir le pouvoir. Nous ne perdons pas cela de vue. Nous travaillons à cela », a fait savoir Paul Hounkpè. Selon lui, la conquête du pouvoir est le sens de son combat actuel pour avoir tous ses militants mobilisés à ses côtés comme un seul homme. Le chef de file de l’Opposition se réjouit d’avoir rencontré une présidente de la Haute cour de Justice très ouverte et qui garantit l’accessibilité à son institution. Paul Hounkpè dit accueillir avec joie la promesse de Cécile Marie-José de Dravo Zinzindohoué de l’accompagner dans sa mission de recherche de la paix et de consensus, gage du développement du Bénin?   Actualités 01 juil. 2021


Cep 2021: 194 341 admis pour un taux national de 82,67 %
82,67 %, c’est le taux de réussite à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021. Les résultats ont été proclamés à Porto-Novo, ce mercredi 30 juin, par le directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp), Victor Adohinzin. Les candidats au Certificat d’études primaires (Cep) session des 7, 8 et 9 juin derniers sont désormais fixés sur leur sort. Les résultats ont été proclamés, hier mercredi à Porto-Novo, par le directeur des Examens et Concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp), Victor Adohinzin. Il ressort, de cette proclamation, que sur les 235 086 candidats ayant effectivement composé sur un effectif total de 241 974 inscrits, 194 341 sont déclarés admis. Ils ont pu tirer leur épingle du jeu et décrocher leur billet pour les cours secondaires. Ce qui correspond à un taux national de réussite de 82,67 % contre 84,66 % en 2020, souligne le Dec/Memp. Le classement par département révèle le Littoral, comme pratiquement tous les ans, premier avec un taux de réussite de 91,50 %. Il est suivi successivement de l’Atlantique (86,17 %) ; du Borgou: (84,17 %); du Zou : (84,03 %) ; des Collines: (83,75 %) ; de la Donga : (81,79 %) ; du Mono : (81,25%); du Plateau : (80,80 %) ; du Couffo : (80,61 %) ; de l’Ouémé : (80,39 %) et de l’Alibori: (72,63%). Le département de l’Atacora est la lanterne rouge avec un pourcentage de 71,73 %. Le Dec/Memp précise que les résultats proclamés ne prennent pas en compte la session des malades qui démarre lundi 5 juillet prochain dans les chefs-lieux des douze départements du Bénin. Victor Adohinzin justifie la chute de 1,99 % de taux d’admis cette année par rapport à celui de 2020 par les effets de la lutte contre certaines pratiques et supercherie au niveau de certains directeurs d’écoles. Lesquels, de peur d’obtenir 00 % de taux de réussite et d’être sanctionnés et déchargés de leur poste pour insuffisance de résultats comme c’est le cas depuis 2020, s’arrangent pour ne présenter que les écoliers dont ils jugent bon le niveau. Mais cette année, poursuit le Dec/Memp, le ministre Salimane Karimou a redoublé de vigilance en obligeant les directeurs à présenter tous les écoliers du Cours moyen deuxième année (Cm2) ayant suivi régulièrement les cours. Ce qui a d’ailleurs été senti sur le taux d’inscription qui est monté de plus de 7 % cette année, note-t-il. C’est cette situation qui explique entre autres la baisse légère du taux qui ne doit pas être interprétée comme un relâchement ou un déficit au niveau de l’encadrement, conclut Victor Adohinzin. Education 01 juil. 2021


Retour des biens culturels africains: La Cedeao s’active pour la mise en œuvre de son plan d’action
Le Comité régional de suivi du plan d’action 2019-2023 de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur le retour des biens culturels africains, tient du 29 juin au 1er juillet prochain, à Cotonou, sa première réunion. Ces assises visent à examiner le niveau de mise en œuvre du plan d’action, et surtout à identifier les différents défis à relever pour booster le processus. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont adopté lors de leur 54e session le 22 décembre 2018, à Abuja, le plan d’action 2019-2023 sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine. Plus de deux ans après, les parties prenantes ont jugé utile d’évaluer la mise en œuvre du plan d’action afin de pouvoir réorienter les actions pour booster sa mise en œuvre dans son ensemble. D’où, l’organisation de cette première réunion du Comité régional de suivi du plan d’action 2019-2023. Les travaux vont durer deux jours à l’issue desquels un compte rendu des difficultés de mise en œuvre du document régional assorti de recommandations concrètes sera fait aux chefs d’Etat pour des réorientations adéquates. « Il revient donc aux membres du Comité de valider et veiller au respect de la feuille de route du plan d’action, fournir des recommandations pour une mobilisation efficiente de ressources pour financer le plan d’action, soutenir les Etats dans les démarches de restitution de leurs biens culturels, soutenir la stratégie de négociations avec les pays détenteurs pour le retour des biens culturels à leurs pays d’origine et enfin rendre compte aux chefs d’Etat de la mise en œuvre du plan d’action », détaille Blaise Diplo-Djomand, représentant résident de la Cedeao au Bénin. Bien avant, il explique aux membres du Comité que la mise en place de leur cadre de travail s’inscrit dans la volonté de la Cedeao d’avoir un regard constant sur ce document d’orientation. Après avoir rappelé l’importance du retour des biens culturels dans leurs pays d’origine, Jean-Michel Abimbola, ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts, encourage les membres du Comité à faire des propositions réalistes, objectives et efficientes afin que la mise en œuvre de ce plan d’action ait un impact réel, et que des actions concrètes soient suggérées au plus haut niveau pour enclencher le processus général de restitution. Les intervenants espèrent donc que ces assises accoucheront de propositions concrètes qui répondront aux attentes de la Communauté. Culture 30 juin 2021


Procédures d’évaluation environnementale et sociale: Les promoteurs du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau aguerris
Les promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ont été sensibilisés, ce mardi 29 juin à Porto-Novo, aux procédures d’évaluation environnementale et sociale. L’atelier a été organisé par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe). Contribuer à une meilleure connaissance des différents outils d’évaluation environnementale au Bénin ainsi que son importance dans la mise en œuvre des projets de développement. Tel est l’objectif de l’atelier d’information et de sensibilisation organisé, ce mardi à Porto-Novo, par l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) au profit des promoteurs d’entreprises et de projets des départements du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Il s’inscrit dans le cadre d’une campagne nationale initiée par l’agence pour vulgariser l’arsenal juridique en matière de gestion de l’environnement au Bénin. Pour Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Abe, qui a ouvert les travaux, l’atelier d’information et de sensibilisation a été décidé suite au constat que plusieurs projets se mettent en place au mépris des textes notamment la loi-cadre sur l’environnement en vigueur au Bénin. Laquelle prévoit en son article 88, que : « Nul ne peut entreprendre des aménagements, des opérations, des installations, des plans, des projets, et programmes et des ouvrages sans suivre la procédure d’Etude d’impact environnemental et social lorsque cette dernière est exigée par les lois et règlements ». L’application de cette loi passe par la prise de plusieurs décrets dont le décret 2017-332 du 6 juillet 2017 portant organisation des procédures d’évaluation environnementale au Bénin. Ce décret présente en son article 3 les différents outils d’évaluation environnementale au Bénin, précise le Dg Abe. Le séminaire permettra ainsi aux participants d’avoir une bonne compréhension des problématiques environnementales et sociales des différents projets ; les informer sur les outils permettant la prise en compte des préoccupations environnementales dès la conception de leurs projets et leur présenter le processus de délivrance en ligne à travers le e-service des Certificats de conformité environnementale et sociale. Il faut souligner que l’évaluation environnementale s’entend comme toute procédure à la fois administrative et technique permettant d’assurer la prise en compte des enjeux et des risques environnementaux dans les processus de conception, d’approbation, de planification, d’exécution, de suivi et d’évaluation d’une politique, d’un plan, d’un programme, d’un projet ou de toute activité visant le développement socio-économique. Environnement 30 juin 2021


Banque ouest-africaine de développement: Braima Luis Soares Cassama nommé 2e vice-président
Le Conseil d’administration de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a nommé le Bissau-Guinéen Braima Luis Soares Cassama au poste de deuxième vice-président de l’institution pour un mandat de cinq ans, selon un communiqué de presse en date du 9 juin parvenu à notre rédaction. Sa nomination intervient au moment où la Banque s’attèle au déploiement de son troisième plan stratégique 2021-2025 dénommé « Djoliba ». Le nouveau promu devra contribuer à la concrétisation du vaste chantier de modernisation entamé en vue de s’aligner sur les standards internationaux et renforcer ainsi, la qualité des interventions de l'institution au service des Etats membres. Précédemment conseiller économique à la Présidence de la République de Guinée-Bissau, il fut ministre délégué au Trésor, chargé des Affaires fiscales et des comptes publics de la Guinée-Bissau. Il a également occupé les postes d’adjoint au directeur des Institutions de crédit et de Financement de l’économie, puis adjoint au directeur des Activités bancaires et des Financements alternatifs au siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) à Dakar au Sénégal. Braima Luis Soares Cassama est titulaire d’un master 2 en Economie monétaire et financière obtenu à l’Institut supérieur de l’économie et gestion (Iseg), d’un master 1 en Sciences économiques de l’Université de Coimbra au Portugal, et diplômé du Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (Cofeb) à Dakar? Claude Urbain PLAGBETO Economie 30 juin 2021


Relations entre le Bénin et le Royaume de Belgique: Une coopération à fort impact sur le Pag
La session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge s’est tenue, mardi 29 juin, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux parties ont ainsi eu l’occasion d’évaluer la mise en œuvre des projets du portefeuille commun et de retenir des approches de solutions pour le renforcement du partenariat. Sous l’ère du président Patrice Talon, la coopération entre le Bénin et la Belgique s’est renforcée dans des domaines prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag). L’agriculture, la santé, le numérique, la sécurité… occupent une place de choix dans le programme bilatéral de coopération. A cela, il faut ajouter une coopération portuaire plus dynamique qui donne au port de Cotonou, d’être cité aujourd’hui en exemple. « Si le port est en passe de devenir un modèle de gestion dans la sous-région et peut-être sur le continent, c’est parce qu’à un moment donné, il y a eu cette convergence de vues, cette rencontre entre la Belgique et le Bénin pour transformer un outil de développement mal géré en un outil capable d’impulser des changements dans le pays », a reconnu Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, louant les mérites de cette coopération. A l’ouverture des travaux de la session annuelle du comité mixte paritaire de concertation bénino-belge, mardi 29 juin à Cotonou, le patron de la diplomatie béninoise a insisté sur le partenaire de qualité que constitue le Royaume de Belgique. « L’ambition du Bénin est de consolider les acquis de ce partenariat au cours de ce nouveau mandat où le gouvernement entend mettre un accent particulier sur le renforcement du dispositif de suivi de notre coopération avec nos partenaires dans des domaines de développement identifiés comme des leviers pertinents de sa marche vers la modernité », a laissé entendre le ministre. « Notre coopération avec votre pays fait partie des modèles de coopération que le Bénin entretient avec ses partenaires européens. Une coopération efficace, silencieuse, et démonstrative qui s’adresse aux secteurs vitaux du Programme d’action du gouvernement », reconnait-il, s’adressant à la partie belge. Pour lui, la tenue de cette session traduit la volonté des deux parties de veiller à une meilleure opérationnalisation et un suivi régulier des projets et programmes de développement retenus dans le cadre du partenariat. Aurélien Agbénonci exprime la gratitude du gouvernement pour l’appui substantiel qu’apporte le Royaume de Belgique au Bénin à la mise en œuvre des réformes ambitieuses et courageuses impulsées par le chef de l’Etat. Si le bilan est autant flatteur et que les deux pays filent le bel amour, c’est sans doute parce que les acteurs impliqués s’emploient à bien jouer leur partition. L’engagement personnel de Xavier Leblanc, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Royaume de Belgique près le Bénin sera reconnu et salué par le ministre. La diversité apportée au portefeuille, son dynamisme, son intervention en vue d’un meilleur taux d’exécution des projets constituent autant d’actifs pour lesquels, Aurélien Agbénonci saluera sa détermination. Contribuer au renforcement du partenariat La tenue de cette session répond surtout au vœu des deux parties de se donner l’opportunité de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière session du comité mixte paritaire afin d’apprécier le niveau d’exécution des différents projets du portefeuille. « Cette réunion, au-delà de son objectif principal qui est d’échanger sur la mise en œuvre du programme de coopération bénino-belge, devrait permettre d’avoir un avant-goût des grandes orientations du Programme d’action du gouvernement pour la période du nouveau mandat », souligne à l’entame de son propos, l’ambassadeur belge. Selon lui, le volet social sera davantage mis en œuvre dans ce Pag et il s’agit d’un volet important qu’il souhaite renforcer également dans le programme de coopération. « La flexibilité des modalités qui guident notre partenariat actuel nous ont donc permis d’adapter nos programmes aux défis auxquels nous sommes confrontés ces derniers temps… Nos programmes semblent donc avoir atteint une vitesse de croisière, ce que reflète la hausse progressive du taux d’exécution du portefeuille pour l’année 2021», reconnait-il. Il a donc souhaité des discussions franches et cordiales avec une perspective particulière sur la revue à mi-parcours du programme et l’évaluation des résultats intermédiaires et des recommandations pour la suite. Xavier Leblanc s’est aussi fait le porte-voix du ministre de la Coopération au développement de son pays à l’ouverture des travaux en délivrant son message. Message à travers lequel, il dit suivre avec intérêt le programme de coopération avec le Bénin, d’autant plus qu’il s’agit d’un des premiers programmes que la Belgique met en œuvre suite au réformes opérées dans son approche de coopération par le biais d’Enabel. Actualités 30 juin 2021


20e Journée mondiale contre le travail des enfants: Le Bénin veut agir maintenant
Le Bénin a célébré en différé, ce mardi 29 juin, la 20e édition de la Journée mondiale contre le travail des enfants sur fond d’engagements contre le phénomène. La cérémonie a également permis de primer les maîtres artisans ayant adopté des comportements vertueux en faveur de leurs apprenants en situation de travail. Le Bénin veut offrir un monde du travail sain, exempt de la main-d’œuvre infantile. L’engagement vient d’être pris par les autorités, les partenaires au développement et acteurs de la protection de l’enfant, ce mardi, à la faveur de la 20e Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants. Cet évènement s’inscrit dans le cadre de la résolution 72/327 des Nations Unies du 27 juillet 2019. Cette journée est placée cette année sous le sceau des réflexions sur la situation des enfants et des engagements en leur faveur. A l’occasion, la volonté du Bénin d’agir contre la main-d’œuvre infantile s’est davantage renforcée dans un contexte de pandémie où le risque pour la cible est fort. D’où le mot d’ordre «Agissons maintenant pour mettre fin au travail des enfants». Les entreprises béninoises y adhèrent. « Nous sommes conscients que, malgré les efforts faits de part et d’autre, des poches de résistance persistent et risquent de trouver un terrain fertile dans le cadre actuel de la Covid-19. Mais rien ne peut résister lorsque les acteurs du monde du travail se donnent la main », assure Laure Irenée Adoukonou, représentante du Conseil national du Patronat (Cnp). Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, s’attarde sur la pertinence du thème. Selon elle, «agir maintenant» signifie qu’il faut maintenir le cap des actions courageuses et des choix stratégiques susceptibles d’accélérer les progrès enregistrés, en vue de parvenir plus rapidement à l’ultime objectif de zéro enfant au travail d’ici à 2025. Toutefois, le nouveau rapport de l’Unicef et de l’Oit sur le travail des enfants prouve la faiblesse des instruments de lutte contre le phénomène. Il relève une augmentation de plus de huit millions d’enfants supplémentaires impliqués dans le travail des enfants dans le monde, au cours des quatre dernières années. Plus illustrative, Carine Agossou, coordonnatrice de ‘’Educo-Bénin’’, peint un tableau alarmant de la situation des enfants dans les mines, les carrières, les exploitations champêtres ou encore ceux exploités économiquement ou sur les chantiers, afin de rappeler l’urgence d’agir contre la main-d’œuvre infantile. «La situation reste toujours plus problématique, car ces enfants sont pour la plupart sans éducation, sans soins de santé ou en proie à diverses formes de violences», alerte-t-elle, en réitérant l’engagement de son organisation à accompagner la lutte. Plaidoyers Pour une bonne orientation des actions prochaines en faveur de la cible, Serges Akpaka, représentant de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, fait un plaidoyer en quatre points en vue de maximiser les chances des enfants. Primo, l’harmonisation entre l’âge de la scolarisation obligatoire et l’âge minimum de travail. Deuzio, la ratification des conventions 129 et 189. Tertio, l’effectivité de la répression du travail des enfants et quarto, la mise en œuvre du plan d’action contre le travail des enfants. Pour Adidjatou Mathys, « il y a lieu de s’organiser en redoublant d’efforts dans le sens d’une adaptation des stratégies en riposte à la pandémie afin d’éviter une augmentation du nombre d’enfants à risque d’être contraints au travail ». Son collègue en charge de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, insiste sur le respect de la Charte de lutte contre le travail des enfants apprentis. Les clauses de cette charte prévoient l’utilisation exclusive des enfants dans le cadre de leur apprentissage, le respect des horaires du travail selon les métiers ainsi que le repos à leur accorder dans le cadre du travail. Ces défis sont indiscutables si le Bénin veut être au rendez-vous de 2025 sur l’Odd 8.7 concernant l’élimination de toutes formes de travail des enfants. ---------------------- Les maîtres artisans modèles primés ----------------- A l’occasion, douze maîtres artisans, retenus sur toute l’étendue du territoire national ont été primés pour leur engagement à la promotion du travail décent des enfants. Ils sont repartis chacun avec des instruments de travail et un tableau d’honneur. Cette récompense s’inscrit dans le cadre de la 3e édition du concours dénommé « Les oscars des maîtres artisans champions des enfants ». Cette année, le choix est porté sur le secteur de la maçonnerie compte tenu du nombre d’enfants y engagés. Selon Mireille Adankon Lègba, directrice générale du Travail, les critères d’évaluation ont porté sur les tranches d’âge, les tâches exécutées par les enfants, les équipements de protection individuelle….   Par Maryse ASSOGBADJO & Estelle VODOUNNOU (Stag) Société 30 juin 2021


Forum génération égalité: Accélérer le progrès vers l’égalité entre hommes et femmes d’ici 2030
Un atelier national d’échanges s’est ouvert, hier mardi 29 juin à Cotonou, sur les engagements pays du ‘’Forum génération égalité’’. Il s’agit d’un plaidoyer des Organisations de la société civile par rapport à la participation au forum de Paris sur les violences basées sur le genre. Organisé par ‘’Onu Femmes’’ et co-présidé par la France et le Mexique, avec le leadership et le partenariat de la Société civile, le ‘’Forum génération égalité’’ est un rassemblement mondial pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Le coup d’envoi du forum a eu lieu à Mexico du 29 au 31 mars dernier et se conclura à Paris du 30 juin au 2 juillet prochain. Le but visé est de définir un programme d’action féministe mondial en réunissant les défenseures et défenseurs de l’égalité entre les femmes et les hommes de tous les horizons dans une réflexion publique globale et collective sur les actions les plus urgentes à entreprendre pour atteindre l’égalité. Cette réflexion publique permet à la société civile et aux mouvements féministes de faire entendre leurs voix et de définir le calendrier de l’égalité entre les femmes et les hommes pour les années à venir. Au cours de l’atelier qui s’est tenu, hier mardi 29 juin à Cotonou, Flore Emma Mongbo, directrice exécutive de l’Organisation non gouvernementale ‘’Sin-Do’’, indique que ce forum vient réaffirmer, d’une part, les valeurs du multilatéralisme et souligner le leadership et la participation de toutes les parties prenantes à savoir : la Société civile, les gouvernements, les entreprises, les parlements, les syndicats, et les médias, et d’autre part les partenariats multi-acteurs et intergénérationnels. « C’est une discussion publique mondiale sur la nécessité de mettre en œuvre de façon urgente des actions et d’insister sur la responsabilisation de l’ensemble des parties prenantes en matière d’égalité entre les femmes et les hommes tout en utilisant le pouvoir de l’activisme pour les droits des femmes, de la solidarité féministe et du rôle moteur de la jeunesse afin d’obtenir des transformations profondes », fait-elle savoir. Elle précise que, pour l’avenir, le forum définira un programme d’action novateur et ambitieux en faveur des femmes sans oublier le lancement de ‘’Coalitions d’action’’ pour une action urgente et à grande échelle sur des thématiques essentielles afin d’atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes et réaliser les Objectifs de développement durable au cours de la décennie d’action des Nations Unies (2020-2030). Flore Emma Mongbo note qu’au cours de la période 2020-2025, chaque ‘’Coalition d’action’’ lancera une série d’actions ciblées, concrètes, ambitieuses et immédiates, afin d’avoir un réel impact en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Certes, les moyens financiers seront au service des résultats attendus n Société 30 juin 2021


Bicentenaire de la Bataille de Carabobo: Le Venezuela entretient le souvenir d’un exploit mémorable
Jeudi 24 juin dernier, la République bolivarienne du Venezuela a commémoré le bicentenaire du fameux exploit qui marqua l’apogée de l’hégémonie espagnole et consacra son indépendance: la Bataille de Carabobo. Fait majeur de l’histoire bolivarienne, cet événement est l’occasion de célébrer une liberté vaillamment acquise et de rendre hommage aux protagonistes de cette prouesse. Le 24 juin de chaque année est pour le Vénézuela un jour spécial, un jour chargé d’histoire car il ravive le souvenir éloquent de la Bataille de Carabobo en 1821 qui s’est soldée par la victoire des forces libératrices sur les forces royalistes. Une victoire qui sonna le glas de la domination espagnole pour laisser retentir l’écho de l’indépendance et de la naissance politique du Venezuela. Ainsi, chaque 21 juin, les autorités du Gouvernement central prennent des initiatives pour marquer l’événement et rappeler son importance. Aussi, plusieurs activités sont-elles organisées de par le monde, grâce aux représentations diplomatiques du Venezuela. En cette année 2021, l’événement est d’autant plus célébré puisqu’il s’agit du bicentenaire de cette bataille inoubliable. Situé au centre du Venezuela, le champ où s’est déroulée la grande bataille libératrice va accueillir un nouvel édifice. Déjà en 1921, à l’occasion du centenaire de la Bataille de Carabobo, l’Arc de Triomphe de Carabobo avait été inauguré sur le site. Ce fut le premier ouvrage de l’actuel complexe monumental "Campo de Carabobo", un véritable patrimoine historique, mémorial de la gloire libératrice nationale. Pour le bicentenaire de la Bataille de Carabobo cette année, des travaux de récupération sont effectués sur le site et un autre monument a été construit : une réplique de l’épée de 31 mètres de Simon Bolívar. En immortalisant ces symboles de la victoire sur les forces royalistes, la République bolivarienne du Venezuela montre son attachement à ce fait marquant de son histoire, laisse un précieux héritage à la postérité et exhorte tous ses ressortissants à ne pas laisser s’éteindre cette flamme allumée par Simon Bolivar et ses compagnons de lutte. En effet, l’héroïsme de la Bataille de Carabobo n’appartient pas seulement à ceux qui ont commandé l’armée libératrice. Elle appartient aussi aux métis, aux autochtones, aux afro-descendants qui ont intégré cette force patriotique et qui ont vu dans l’indépendance la voie vers leur liberté. L’on pourra citer entre autres Pedro Camejo dit Negro Primero, qui abandonna les royalistes pour rejoindre le Bataillon des Braves d’Apure; des femmes ont également rejoint les forces émancipatrices dont Concepción Mariño, qui joua un rôle clé dans la mobilisation armée du 24 juin 1821, et certaines combattantes habillées en soldat qui ont lutté pour l’indépendance dans la Bataille de Carabobo. Cette gloire de l’armée libératrice a transcendé le temps et fait du peuple, le maître de son destin. « Tous les jours nous relevons le défi de continuer à être les invaincus de Carabobo (...) Nous ne pouvons permettre que les portes de l’Indépendance se referment. Combien nous a-t-il coûté de les ouvrir il y a presque 200 ans, quand Bolívar arriva à Carabobo avec l’armée unie, c’est-à-dire avec le peuple devenu armée », affirma en 2012, le commandant Hugo Chávez, lors du 191e anniversaire de la Bataille de Carabobo. Acte de bravoure ! La Bataille de Carabobo qui a connu son épilogue le 24 juin 1821, a été livrée entre les forces indépendantistes sous le leadership du général Simon Bolivar et les troupes royalistes dirigées par le maréchal espagnol Miguel de la Torre. La stratégie du général Bolivar a été de disperser l’Armée espagnole sur plusieurs fronts en créant des diversions. Bolivar dans sa planification avait trois grandes forces : l’armée du Sud stationnée à Apure et commandée par le général Paez, l’armée de l’Est qui regroupait les différentes guérillas orientales sous le commandement du général Carlos et l’armée du Nord dont la base était l’une des brigades de la Guardia (Garde d’honneur créée en 1815 par le Libérateur). La principale diversion exécutée par l’Armée de l’Est est la prise de Caracas, l’une des positions les plus fortes de l’armée royale. La libération et la perte de Caracas ont détruit toute la formation de l’armée du maréchal espagnol Miguel de la Torre qui a choisi de protéger ses arrières et a abandonné son projet d’attaquer Bolivar à Guanare. Délogée et dispersant ses forces, l’armée espagnole a été la proie des diversions du général Bolivar dont les forces indépendantistes finirent par avoir le dessus, obligeant le maréchal espagnol Miguel de la Torre à capituler le 24 juin 1821 au regard des énormes pertes subies. Dans le rapport de la Bataille de Carabobo qu’il adresse au Congrès Souverain le 25 juin 1821, le libérateur Simon Bolivar évoque la fin désastreuse des forces royalistes : « Hier, la naissance politique de la République de Colombie s’est confirmée par une splendide victoire… L’armée avait plus de six mille hommes, composée de tous les meilleurs des expéditions de la paix. Cette armée a cessé de l’être. Quatre cents hommes seront entrés aujourd’hui à Puerto Cabello… Acceptez, Souverain Congrès, au nom des braves hommes que j’ai l’honneur de diriger, l’hommage d’une armée rendue, la plus grande et la plus belle qui ait fabriqué des armes en Colombie sur un champ de bataille ». Actualités 30 juin 2021


1826 - 3220