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Nouvelles

Appui de l’ambassade du Japon à l’Enseignement primaire: 220 classes à construire dans 37 écoles de l’Atlantique

L’ambassadeur du Japon près le Bénin et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ont procédé, ce lundi 18 décembre à Cotonou, à un échange de notes. Lequel permettra à la partie japonaise d’ériger 220 salles de classes dans des écoles du département de l’Atlantique.

La Japon érigera 220 salles de classes dans 37 écoles du département de l'Atlantique pour un coût total de 7,285 milliards F Cfa pour soulager l’école béninoise. Un échange de notes s’est déroulé à cet effet, ce lundi, entre l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, en présence du ministre en charge des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Ce dernier s’en réjouit et exprime sa gratitude au peuple japonais pour cet important appui.
« Notre joie sera immense de voir d'ici à deux ans les infrastructures scolaires du département de l'Atlantique dans un état bien renforcé, afin d'assurer les conditions optimales d'apprentissage aux élèves et accroître le goût du travail aux enseignants, ainsi que les autres acteurs », a déclaré l’ambassadeur Kiyofumi Konishi. Il se dit aussi convaincu « que la bonne exécution de ce projet contribuera à améliorer au fur et à mesure l'environnement des infrastructures scolaires ».
Ce projet reçoit, de l’avis du diplomate japonais, une attention particulière du peuple japonais qui est très sensible aux conditions difficiles d'apprentissage des enfants et de travail des enseignants au Bénin. C'est la raison pour laquelle, poursuit-il, « Nous avons décidé de le financer afin que les enfants du département de l'Atlantique aient des chances considérables d'accès à une éducation de qualité ». Il a aussi émis le vœu, que les délais contractuels soient respectés et rassure que l’exécution du projet ne souffrira d’aucune difficulté.
Le ministre Aurélien Agbénonci s’est voulu lui aussi, au nom du gouvernement et de son chef, très rassurant sur ce projet. Lequel épouse, selon ses dires, la vision du gouvernement, très soucieux de l’amélioration des conditions de travail des écoliers. Il en veut pour preuve, l’énorme investissement fait au niveau des cantines scolaires pour amener et maintenir les enfants à l’école, mais aussi soulager les enfants démunis. « L’éducation constitue une priorité pour nous et nous donnons priorité aux plus faibles », révèle le ministre. Aussi, salue-t-il la qualité de la coopération qu’entretient le Bénin avec le Japon et les fruits qui en résultent pour les populations.
Le Japon a contribué jusqu'aujourd'hui à la réalisation de plus de 1400 salles de classes au Bénin depuis 1996, et continue à soutenir le secteur de l'éducation au Bénin par le renforcement des capacités des ressources humaines à travers la promotion de l'éducation qui constitue l'un des axes prioritaires de sa coopération au Bénin. Cet engagement du Japon à soutenir le développement des ressources humaines en Afrique a été réitéré lors de la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad), tenue à Nairobi en août dernier?

Société 19 déc. 2017


Fêtes de fin d’année à Parakou et Tchatchou: La Fondation Claudine Talon sème la joie dans le cœur des orphelins

Après Natitingou, la Première dame Claudine Talon et sa fondation étaient, dimanche 17 décembre dernier, dans les orphelinats Marie Maga et Flora Viviane de Parakou et Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Tchatchou, à Tchaourou. C’est pour permettre aux pensionnaires de célébrer, à l’instar de leurs homologues du monde entier, les fêtes de fin d’année dans l’allégresse.

La Fondation Claudine Talon de la Première dame du Bénin a fait parler d’elle, dimanche 17 décembre dernier, dans le département du Borgou. Elle est venue semer la joie des fêtes de fin d’année dans le cœur des pensionnés des orphelinats Marie Maga et Flora Viviane de Parakou et au centre nutritionnel et à l’orphelinat Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Tchatchou dans la commune de Tchaourou.
Ayant bénéficié, le temps d’une cérémonie, d’un important appui de la part de la Première dame Claudine Talon, ces enfants n’ont donc plus de soucis à se faire pendant cette période de fêtes. D’importants lots de cadeaux constitués de jouets ont été remis à chacun d’eux. Pour leur permettre de se divertir et renforcer davantage leur sens de la solidarité à travers des jeux de société, leurs centres ont reçu des ballons, des jeux de scrabble, de Monopoly, de Puissance 4, UNO, de puzzles, de baby-foot etc.., . C’est pour contribuer à leur développement physique, psychique, intellectuel et social.
Sa fondation étant préoccupée par l’épanouissement et le bien-être de tous les enfants du Bénin, plus particulièrement ceux défavorisés et en situation difficile, la Première dame Claudine Talon a promis leur accorder un regard bienveillant. Dans son élan de générosité, elle a également offert des repas, ainsi que des instants d’échanges aux enfants. C’était dans une ambiance conviviale en présence des autorités municipales de Parakou et des sœurs responsables de l’orphelinat de Tchatchou.
Les responsables des différents orphelinats ont témoigné leur gratitude à la fondation et à sa présidente pour sa marque d’attention à l’endroit des enfants de ces orphelinats. Un regard qui a semé la joie dans le cœur de ces enfants, lesquels ont imploré les bénédictions de l’Eternel sur Claudine Talon afin qu’elle puisse toujours leur venir en aide.
Au centre nutritionnel et orphelinat Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Tchatchou, où 32 enfants orphelins ou abandonnés sont pris en charge, des doléances ont été portées à la connaissance de la Première dame. Elles ont trait aux difficultés financières pour faire face au paiement des factures d’électricité et d’eau, puis aux émoluments des femmes qui appuient le centre dans la prise en charge des enfants.
A Parakou comme à Tchatchou, Claudine Talon s’est dit très heureuse de se retrouver au milieu de ces âmes innocentes et de partager un repas avec eux. Elle a également exprimé toute sa satisfaction quant à la prise en charge de qualité dont ils font objet de la part des responsables.
Par ailleurs, les huit meilleurs élèves au Cep 2017 du Borgou ont été gratifiés de lots, par la Fondation Claudine Talon?

Société 19 déc. 2017


9e édition de la journée annuelle du Fnm: L’Arch et la finance digitale au cœur des échanges

« La microfinance à l’heure de la digitalisation : une révolution pour des services et produits financiers de qualité ». C’est le thème de la neuvième édition de la journée annuelle du Fonds national de la microfinance (Fnm), tenue ce vendredi 15 décembre 2017 à Cotonou. Les travaux ouverts par le ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Chabi Taro, ont été l’occasion de réfléchir sur le rôle de cette structure dans la mise en œuvre du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et dans le développement de la finance digitale au Bénin.

Le positionnement du Fonds national de la microfinance (Fnm) par rapport au projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et au développement de la finance digitale au Bénin préoccupent les acteurs et autres praticiens réunis, ce vendredi 15 décembre à Cotonou, dans le cadre de la neuvième édition de la journée annuelle du Fonds.
Loin d’être un simple événement annuel, cette édition se veut une rencontre où les défis contemporains du secteur sont posés et débattus par les acteurs tant nationaux qu’internationaux afin que jaillissent des pistes de solutions, a précisé Denise Atioukpè, la directrice générale du Fnm, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux. La particularité de l’édition 2017 tient à « l’originalité du thème central » des assises ayant rapport avec le positionnement du Fnm dans la stratégie de protection sociale au Bénin, un projet du Programme d’action du gouvernement (Pag) à savoir l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Elle a évoqué les autres thématiques retenues dont le rôle du Fnm dans le développement de la finance digitale au Bénin. « L’enjeu est de taille », a-t-elle estimé avant d’inviter les participants à s’impliquer sans faille dans les travaux dont elle attend des recommandations utiles pour le développement du secteur.
Soulignant l’importance de la rencontre, Bintou Chabi Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a indiqué qu’elle permet au Fnm de donner plus de visibilité à ses actions. « Elle donne non seulement l’occasion de présenter son bilan et ses perspectives, mais aussi d’échanger avec les experts et praticiens internationaux et nationaux sur les grands enjeux et défis du secteurs de la microfinance au Bénin en général et celui de l’inclusion financière en particulier », a-t-elle insisté.

Protection sociale

En tant que principal outil de mise en œuvre de la politique de protection sociale du gouvernement, a fait observer le ministre, l’Arch appelé à prendre corps en 2018 apparaît comme un terrain d’action du Fnm. Dans cette perspective, elle a dit son espoir que les contributions et critiques permettront au Fnm, dans son rôle de plateforme du volet crédit de l’Arch, de tirer des leçons utiles pour son positionnement stratégique par rapport au Pag. Elle a également saisi l’occasion pour rappeler les priorités du gouvernement en matière d’inclusion sociale. Celles-ci, a-t-elle dit, portent sur le renforcement de l’accès des populations aux services sociaux de base, les opportunités économiques. Toutes choses qui, selon elle qui, nécessitent la mise en œuvre d’une politique de protection sociale adéquate. En ce qui concerne les potentiels bénéficiaires de ce nouveau système de protection, elle fait savoir que « les principales cibles sont les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes et le secteur informel ».
Pour un meilleur déroulement des travaux, les deux panels prévu sur « Le Fnm et le projet phare Arch : quelle articulation pour une meilleure efficacité des actions du gouvernement ? » et « Rôle du Fnm dans le développement de la microfinance numérique au Bénin » ont été déclinés en trois sous-thèmes chacun.

Actualités 18 déc. 2017


Lancement de la journée 100 % digitale: La publicité en ligne efficace et à moindre coût

Dans le cadre de la célébration de la cinquième édition de la « Nuit du marketing », sa promotrice a convié des chefs d’entreprises et/ou leurs responsables marketing à prendre part à une journée dénommée « 100% digitale ». Objectif, faire prendre conscience à tous à travers des discussions, des dernières découvertes en matière de marketing numérique. Les activités de cette journée ont été lancées, vendredi 15 décembre dernier à Cotonou, en prélude à l’événement proprement dit.

La commémoration de la « Journée 100 % digitale », à l’occasion du cinquième anniversaire de la Nuit du marketing, vendredi dernier, marque la fidélité de Laetitia Adjovi à son engagement de faire du marketing un atout pour la bonne marche des activités commerciales des entreprises. En effet, la directrice générale de l’agence de marketing, Steev Conseil a réuni dans un même espace, des structures intervenant dans divers secteurs, afin que celles-ci échangent non seulement sur les dernières innovations du marketing en ligne, mais soient en contact direct avec la population-cible.
Laetitia Adjovi fait le point du parcours de son initiative à l’assemblée présente à la cérémonie de lancement de la journée 100% digitale. « Pendant ces cinq ans, la Nuit du marketing a connu près de 1500 chefs d’entreprises et près d’une cinquantaine d’organes de presse comme partenaires et des experts. Nous avons eu à faire beaucoup d’échanges sur les découvertes récentes en matière de marketing. Mais depuis la quatrième édition, nous avons changé de parcours. Nous avons commencé à parler du marketing digital, c’est-à-dire toutes les opportunités que l’internet apporte au marketing qui a complètement changé. A la cinquième édition, nous avons décidé d’aller plus loin, en présentant un échantillon du marché du numérique », a-t-elle fait savoir.
L’initiative a été salue par le ministère de l’Economie numérique représenté par Opportune Quenum, directrice adjointe du cabinet du ministre. A l’en croire, cette forme de marketing est aujourd’hui incontournable pour l’accroissement du chiffre d’affaires des entreprises. « De manière générale, la publicité en ligne est désormais reconnue pour son efficacité à moindre coût tout en répondant parfaitement aux divers objectifs d’une entreprise on ou off line. Bien que son bénéfice soit plus facilement mesurable pour un ‘’pure player’’, dont les services se vendent facilement ou exclusivement sur internet, que pour un constructeur automobile, elle fait désormais systématiquement partie intégrante des plans médias, quel que soit le type d’entreprise ». Elle affirme que cette journée, au-delà d’une manifestation de partage des dernières innovations digitales en marketing, s’insère dans la vision du pouvoir en place, qui est de « transformer le Bénin en plateforme de services numériques en l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance économique et l’inclusion sociale d’ici 2021 ». 
Après le lancement officiel des activités de cette journée par la représentante du ministre de l’Economie numérique, une visite des stands des entreprises qui ont été associées à l’événement a été organisée. Entre autres, il y avait l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Diamond Bank, Sunu assurances, Bénin Télécoms Services, etc.
Ce canal a permis aux représentants desdites entreprises d’établir un contact avec d’autres chefs d’entreprises, potentiels clients. Les instants d’après la visite ont été consacrés aux échanges relatifs au partage d’expériences proprement dit entre responsables d’entreprises sur leurs découvertes et innovations numériques. En soirée a eu lieu la Nuit du marketing en question.

Société 18 déc. 2017


Lancement officiel de l’offre « Ecobank Zem »: Ecobank sécurise et simplifie la vie aux conducteurs de taxi-motos

La banque panafricaine Ecobank innove encore. Son produit « Ecobank mobile » en vogue prend en compte les conducteurs de taxi-motos Zémidjan et leur permet de se faire payer par leurs clients via Ecobank mobile et de faire d’autres transactions. Une offre révolutionnaire dont le lancement a eu lieu, vendredi 15 décembre dernier à Cotonou.

Le directeur général d’Ecobank Bénin, Lazare Komi Noulekou, et certains de ses collaborateurs sur taxi-moto Zémidjan au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Ce spectacle n’est pas courant. Mais vendredi 15 décembre dernier, le premier responsable de la banque panafricaine à Cotonou s’est livré à cet exercice, non pas pour donner la preuve de la fiabilité de l’offre bancaire « Ecobank Zem ». Le dernier-né des innovations chez Ecobank est, en effet, destiné à cette frange de la population et tout est fin prêt pour son usage.
Ce sont les conducteurs qui, les premiers, s’en réjouissent. Vendredi dernier, à l’occasion du lancement officiel, ils sont venus par dizaines. Ils n’y étaient pas juste pour le lancement, mais surtout pour rejoindre la famille des Zem Ecobank, certains de leurs confrères les y ayant devancés. L’offre bancaire « Ecobank Zem » permet aux conducteurs, grâce à l’application Ecobank mobile téléchargeable sur Appstore et Playstore, de disposer de son argent selon son bon vouloir mais sans le moindre risque. Il peut faire payer ses clients via l’application. Il peut aussi acheter, économiser… Toutes les opérations bancaires sont possibles, a expliqué Wilfried Bocco, directeur d’Ecobank particuliers.
Pour en jouir, il suffit d’ouvrir en un temps record un compte express via son téléphone. Une manière de faciliter la vie aux conducteurs et aux clients, mais aussi de sécuriser les avoirs des uns et des autres qui ne courent plus le moindre risque à manipuler de la devise. « Cette application permet aussi de bancariser les personnes physiques qui n’avaient pas la possibilité de le faire », précise Wilfried Bocco.
Heureux bénéficiaires d’Ecobank Zem, les conducteurs par le biais de leur porte-parole, Bonaventure Ahitchémé, ont exprimé leur joie et leur satisfaction à l’idée de savoir leurs ressources plus en sécurité que jamais. « Nous n’avions jamais pensé que la banque pouvait être si proches des conducteurs de taxi-motos. Les gens aux petites bourses comme nous ont peur de s’approcher des banques », s’est-il exprimé. Mais pour lui, cette peur relève du passé. Les conducteurs ont désormais la possibilité de sécuriser leurs avoirs dans un portefeuille électronique. Même en cas de perte du portable ou de la carte Sim, ils n’auront rien à craindre pour leur argent, rassure-t-il.
« Désormais, la peur nous quitte. Nous pouvons nous déplacer avec la banque dans nos poches. Nous n’allons pas rester continuellement dans la souffrance », se réjouit Bonaventure Ahitchémé.

La banque pour tous

« Le produit Ecobank mobile est un produit qui permet de faire des transactions financières, des transactions bancaires dans les 33 pays où l’institution bancaire est implantée », selon le directeur d’Ecobank Bénin, Lazare Komi Noulekou. « Avec Ecobank mobile,
assure-t-il, vous n’avez pas besoin d’ouvrir un compte en venant à la banque. Vous ouvrez votre compte à distance. A partir du téléphone, vous devenez clients et vous avez votre portefeuille électronique sur vous pour faire toutes les transactions possibles, des opérations sécurisées et cela permet de résoudre le problème de l’inclusion financière ».
Ce partenariat ne s’arrêtera pas non plus en si bon chemin. Il se poursuivra, s’est-il engagé, invitant les conducteurs à adopter Ecobank Zem, l’offre qui leur simplifie la vie et sécurise le fruit de leur dur labeur. Pour le directeur, la banque panafricaine est trop soucieuse de préserver les populations des risques liés aux pertes d’argent. C’est pourquoi elle leur propose des offres révolutionnaires disponibles dans tous les pays où la banque s’est implantée. Il faut rappeler qu’Ecobank est accompagné sur ce projet par Cfao Motors qui, dans un souci d’aider les conducteurs de taxi-motos, leur propose à conditions très étudiées, des motos neuves Yamaha Crux Rev à très faible consommation en carburant.

Société 18 déc. 2017


5e édition de la Nuit du marketing: Des échanges sur les innovations

Le cabinet Steeve conseil a organisé, vendredi 15 décembre dernier à Cotonou, la cinquième édition de la Nuit du marketing. Une occasion pour les professionnels du marketing d’échanger sur les innovations en la matière.

« L’ère des nouvelles technologies avec la globalisation du marché, les choses ont beaucoup évolué. De sorte que même sur place on peut faire des commandes et les recevoir », a déclaré le représentant du ministre de l’Industrie, des petites et moyennes Entreprises, Brice Yaï Olatoundji, vendredi dernier à la Nuit du marketing. Pourtant, certains pays comme le nôtre sont encore en retard. C’est pourquoi, il a salué la célébration de la cinquième édition de la Nuit du marketing. Cette édition, pour lui, permet de sensibiliser les petites et moyennes entreprises afin qu’elles évoluent dans leurs activités. Car, entreprendre n’est pas une chose facile, complète Jean-Bernard Favi, représentant du ministre en charge du Commerce. Il a félicité la promotrice de l’évènement pour l’initiative qui consiste à accompagner les entreprises en mettant à leur disposition des conseils et des outils pour pouvoir faire face au marketing et le e-commerce. Surtout que le commerce a évolué dans le temps en passant par l’échange de bien ou troc, sans qu’il ne soit nécessaire d’aller sur un marché physique pour acheter. Cette révolution est une innovation, précise-t-il.
Après avoir rappelé ses premiers pas dans les affaires, la promotrice a prodigué quelques conseils aux plus jeunes, en leur demandant de faire preuve d’audace et de détermination. A l’heure du numérique, indique Brice Yaï Olatountdji, nous devons l’intégrer dans nos facteurs de production, c’est-à-dire l’intégrer dans tous les domaines de l’entreprise.
« Les difficultés et les contraintes liées au e-commerce et au marketing digital ne doivent pas nous amener à nous arrêter. Mais nous devons nous engager pour des activités pareilles. Parce que le monde est en train d’évoluer », a-t-il conseillé.
Des différents thèmes présentés à la Nuit du marketing, il ressort que les réseaux sociaux ne sont pas seulement un simple outil de communication. En effet, ils sont un élément important du marketing digital. Ils sont un endroit propice à l’expression et aux échanges, tant pour les entreprises que pour les consommateurs. Pour l’entreprise, c’est le lieu où elle peut communiquer avec sa clientèle. Elle peut notamment publier sur son compte des articles la concernant, une avant-première du lancement de ses nouveaux produits ou encore des annonces variées. Cela contribue à entretenir l’image de la marque et à affirmer la présence de l’entreprise sur le réseau internet.
L’ère actuelle est une époque où les nouvelles technologies sont quasi omniprésentes. On les rencontre partout et à tous les niveaux dans notre vie quotidienne. Les réseaux sociaux sont dorénavant l’une des plateformes de communication principales des êtres humains. On y fait des publications de diverses natures.
Sur ces plateformes, les consommateurs sont également sollicités à prendre la parole et faire part de leurs attentes, de leurs problèmes et aussi de leurs avis par rapport aux produits de l’entreprise. Ainsi, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de s’assurer de la satisfaction de la clientèle.
Les réseaux sociaux sont donc indispensables aux entreprises, actrices ou non du e-commerce, dans le domaine de la stratégie marketing orientée vers le digital. Les échanges ainsi générés pourront aider l’opérateur économique à mieux répondre à la demande du marché, et à identifier plus pertinemment sa cible dans les actions à entreprendre.

Actualités 18 déc. 2017


Fédération béninoise de badminton : Fin de la crise avec l’élection d’un nouveau bureau

La Fédération béninoise de badminton a, depuis samedi 16 décembre dernier, un nouveau comité exécutif. C’est à la faveur de l’assemblée générale constitutive et élective qui a eu pour cadre l’Auditorium Marius Francisco du Cnos-Bénin, au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Avec ces assises qui ont consacré l’élection d’Aubin Assogba au poste de président, la crise que traversait cette fédération relève désormais du passé.

Candidat à sa propre succession, le président de la Fédération béninoise de badminton (Fbba), Aubin Assogba, a été reconduit à son poste, samedi 16 décembre dernier. L’assemblée générale tenue au siège du Cnos-Bénin a connu la présence des délégués des neuf associations agréées.
Comme première tâche à laquelle le bureau élu aura à s’occuper rapidement, il y a la réunification des membres de la famille du badminton au Bénin. Il s’emploiera ensuite à relancer les activités.

Les membres du nouveau bureau élu :
Président : Aubin Assogba
Vice-président : Armand Hounkpè
Secrétaire général : Bernadin Bokpè
Secrétaire général adjoint :
Ambroise Adanhounmè
Trésorier général :
Salomon Nonvignon
Trésorier général adjoint :
Géry Dahouéto
Responsable à l’organisation : Thomas Tossou-dan
1er Responsable adjoint à
l’organisation : Casimir Sonhoin
2e Responsable adjoint à
l’organisation : Wiclif Dovi
Représentant des officiels
techniques : Moïse Nonvignon
Représentante des femmes : Viviane Noukouakou

Sports 18 déc. 2017


Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie: « Nous souhaitons accompagner l’audace du Bénin révélé »

Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie est repartie de Cotonou dans la soirée du samedi 16 décembre dernier après un séjour de quatre jours. Avant de s’envoler, elle a, aux côtés du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, fait le point de son séjour et promis d’accompagner le programme d’action du gouvernement « Bénin révélé ».

Plusieurs activités et rencontres étaient au menu du séjour à Cotonou de la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, du 13 au 16 décembre dernier. A l’occasion d’une conférence de presse animée, peu avant son départ de Cotonou dans la nuit du samedi 16 décembre, la patronne de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) est revenue sur les grandes actions accomplies au cours de cette visite.
Avant elle, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération s’est exprimé au nom du gouvernement béninois sur son séjour. « C’est une visite qui nous enrichit mutuellement. Cela a été un moment d’échanges pour notre pays à la fois sur le plan politique, humain et des activités opérationnelles que nous pouvions conduire ensemble. La visite a commencé par un entretien au plus haut niveau. Nous allons ouvrir des avenues nouvelles. Nous avons signé l’accord cadre du « Libres ensemble ». C’est une fierté pour nous d’être le pays phare qui portera ce rêve et cette ambition… Le gouvernement prend cet accord au sérieux et le poussera loin », a résumé le ministre des Affaires étrangères, soulignant que les deux parties ont eu « des échanges féconds ».
Ces trois jours ont permis de faire le point de l’état de la coopération entre l’Oif et le Bénin, soutient, pour sa part, Michaëlle Jean. Elle apprécie particulièrement le « plan fort et audacieux du Bénin révélé » qui se révèle à lui-même et au monde. « C’est cet audace que nous souhaitons accompagner », apprécie-t-elle. Ce séjour lui a aussi permis, selon ses déclarations, de voir les forces et faiblesses de la coopération, comment certains programmes avancent, et comment porter plus loin ces incubateurs de jeunes et de femmes dans des filières d’avenir, génératrices d’emplois et de possibilités. L’état du numérique, les projets et ambitions et par-dessus tout la volonté du Bénin de porter une instance francophone des ministres en charge de l’Economie numérique constituent autant de facteurs d’avancement que Michaëlle Jean ne s’est pas empêchée de relever. « Je suis ravie que le Bénin réponde à l’idée de porter ce réseau », déclare-t-elle.
S’agissant de sa prise de parole devant le Parlement, cela aura permis « de dire combien le Bénin est précurseur sur des questions de gouvernance et de démocratie ». « Je suis ravie, poursuit-elle, de voir que tout ce que nous avons engagé avec le Parlement sur le numérique s’est réalisé en un temps record. » L’Oif, selon sa secrétaire générale, voudrait s’ajouter « fortement à cette prospection de développement économique au Bénin parce que le plan est clair » et les ambitions très grandes, souligne-t-elle.
En somme, un séjour bien accompli qui ouvre entre l’Oif et le Bénin, l’avenue d’une coopération plus forte et plus agissante qui inclut les jeunes et les femmes porteurs de projets d’avenir, avec une large ouverture sur le numérique, point d’encrage de ce partenariat bilatéral?


Quid du départ du Togolais Kako Nubukpo ?

La nouvelle de l’éjection de l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques, Kako Nubukpo, de la Francophonie a fait la Une de l’actualité ces derniers jours. Sur cette préoccupation, Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, en fin de séjour à Cotonou, s’est aussi prononcée, à l’interpellation des journalistes. Elle répond : « Les organisations internationales ont une règle. Les hauts fonctionnaires sont tenus à un devoir de réserve. Dans une organisation internationale, on ne peut pas avoir un fonctionnaire électron libre qui finalement se croit autorisé même s’il est militant sur une vraie question. Les questions économiques et monétaires sont de vraies questions ». Elle poursuit : « On ne peut pas être à la fois directeur de la Francophonie économique et numérique au sein de l’Oif et en même temps se faire militant avec une façon de soulever le problème qui n’est pas dans nos façons de faire à nous. Je ne suis pas là pour invectiver. Kako Nubukpo est quelqu’un de très compétent et nous l’avons recruté à raison. Nous trouvons dommageable qu’il n’ait pas respecté cette règle qui est une clause claire dans la charte et l’entente contractuelle avec tous les fonctionnaires au sein de l’Oif. Je pense qu’il faut faire preuve de rigueur. Il y a eu avertissement. Quand la règle est rompue, vient un moment où il faut agir. Nous avions beaucoup investi en cette personne et nous étions très heureux d’amener ses compétences à l’Oif pour cette direction vraiment importante pour nous parce que portant des stratégies qui sont même le pivot de la feuille de route à réaliser. C’est dommage mais les règles sont les règles »?
J. F. M.

Actualités 18 déc. 2017


Solidarité au profit des populations lacustres de Sô-Avâ : La Fondation Etisalat et l’Ong Faith apportent de la joie aux populations de Kintô

Samedi de ferveur, de joie et d’ambiance pour les enfants, les veuves, les personnes du troisième âge du village de Kintô dans la localité de Sô-Avâ, ce 16 décembre. Les bras chargés de vivres, de cadeaux et dons divers, la Fondation Etisalat Bénin et l’Organisation non gouvernementale Faith ont organisé une journée de solidarité avec ces populations démunies.

Difficile de se frayer un passage sur la place publique du village de Kintô, samedi 16 décembre dernier. Ce lieu qui habituellement sert aux conclaves et autres réunions publiques, avait du mal à contenir toute la population du village. Tous les hameaux ont été vidés. La raison ? Un évènement inédit. Jamais, le village n’a reçu un tel don, confessent les hommes du troisième âge de Kintô, assis aux dernières loges, barbe bien taillée, mains à la tempe pour certains. « Nous allons connaître un moment inédit », finira par lâcher l’un d’eux, tout aussi impatients que les autres. En face des « vieux », les femmes. Les moins jeunes sont debout, derrière. Les premières places ont été occupées par les femmes les plus âgées. Elles sont veuves pour la plupart. Aux deux extrêmes de l’assemblée, les enfants. A droite, ceux dont les parents vivent encore ou dont les parents disposent d’un minimum pour subvenir à leurs besoins. A gauche, les orphelins et enfants démunis. Ils ne sont pas moins nombreux. C’est surtout pour eux que les donateurs du jour ont bravé maintes difficultés pour rallier Kintô. Leur apporter de la joie, les aider à se sentir aimés, partager avec eux la joie de Noël…
Voilà autant de raisons qui motivent le déplacement de la Fondation Etisalat Bénin et l’organisation non gouvernementale Faith. Dénommée « Journée de solidarité au service des orphelins, des veuves et personnes du troisième âge du village de Kintô », cette occasion s’est voulue un moment de fête et de ferveur à laquelle les femmes de la localité se sont associées à travers leur groupe folklorique. Mais c’est l’instant de partage qui s’est révélé le plus important et inédit.
Tous les enfants du village ont eu droit à des cadeaux de la part d’un papa Noël de circonstance, distribuant à tour de bras des cadeaux. Les enfants démunis et les orphelins vont se révéler les plus heureux. Habillés par le réseau de téléphonie Moov Bénin, les plus gros cadeaux leur sont revenus. On pouvait lire dans leurs regards, non pas seulement la joie, mais aussi une forte émotion. Certains comme Miracle Dagan en ont eu des larmes. La petite de 8 ans environ tenant dans sa main gauche un énorme cadeau a parcouru la foule, tout émue, s’essuyant le visage de l’autre main. Si les autres heureux du jour ont pu retenir leurs larmes, ils ne sont pas parvenus à cacher la joie qui les étreignait.
Que dire des parents ? Pour eux, l’improbable se produisait. Tous les enfants de Kintô, dansant cadeau en main, autour d’un père Noël, il fallait vivre longtemps dans ce village pour le voir et se réjouir d’en être les témoins. Louanges, chants, bénédictions… Ils ont salué la générosité des donateurs mais particulièrement la détermination de la Fondation Etisalat pour la concrétisation de ce projet. En leur nom, Jérémie Danton, chef du village de Kintô Dokpakpa, a aussi reconnu qu’il faut avoir l’amour de sa localité pour braver autant de difficultés et parvenir à se rendre dans cette localité enclavée de Sô-Âva, avec les bras aussi chargés. « Il ne s’agit pas seulement d’une journée de partage, mais d’une contribution au développement de la localité », salue l’élu local. « C’est un honneur fait à Kintô », reprend-il, ému.

Veuves et personnes du troisième âge honorées

La Fondation Etisalat Bénin et l’organisation non gouvernementale Faith ne se sont pas souciés que des enfants. Tout le village de Kintô était dans leur viseur. Passé le moment de joie avec les enfants, instant le plus important des festivités, cap a été mis sur le reste de la population. En ligne de mire, les veuves. Pour elles, les donateurs ont prévu une importante quantité de vivres. Chacune d’entre elles en a eu pour son compte. C’était, samedi dernier, un autre moment d’émotions particulièrement vécu sur place. Pour ces veuves qui doivent batailler dur pour survivre mais aussi assurer le quotidien de leurs orphelins, la vie venait de sourire. Des vivres en abondance, non pas seulement pour un instant de fête, pour un bon moment encore. De quoi oublier les jérémiades d’antan pour aborder, plus sereines, le quotidien. Elles étaient donc pleines de gratitude à l’endroit des donateurs. Et cette joie qui est venue jusqu’à elles, elles l’ont souhaitée pour d’autres, en demandant à la Fondation Etisalat Bénin d’y penser aussi.
A l’instar des veuves, les personnes de troisième âge de Kintô ont eu droit à leur part de bonheur. A elles aussi, il a été fait des dons divers pour leur permettre de bien fêter et même de mieux vivre?

La Fondation Etisalat Bénin au cœur du social

Partager la joie avec des populations démunies relève de la routine pour la Fondation Etisalat Bénin. Elle s’est toujours illustrée à travers des actions de solidarité au profit des populations. C’est donc avec beaucoup de fierté qu’elle réédite l’exploit à Kintô, déclare Gisèle Hounnou, chef division Littoral du réseau Moov Bénin. Pour elle, la fondation a eu pour seul souci de faire en sorte que les populations fêtent bien et traversent la période des fêtes de fin d’année sans soucis. « La valeur de ce que nous donnons ne compte pas », soutient-elle par ailleurs. Seul importe le geste, sinon le fait de rendre heureux ceux qui sont dans le besoin, mais qui n’ont pas besoin de grand-chose pour être comblés. « Le réseau Moov n’est pas en marge de la joie qu’il faut donner en période de fête », précise par ailleurs Gisèle Hounnou pour qui, accompagner l’Ong Faith sur ce projet était très important.
Les responsables de l’organisation, initiatrice au premier chef de cette action sociale, n’ont pu eux aussi cacher leur émotion. Si pendant longtemps, ils ont fonctionné sur moyens propres, investissant les ressources engrangées sur les autres activités de leur Ong dans le social, ils ont désormais à leurs côtés un soutien et pas des moindres. Et cela, Raïmi Baboza, président de Faith, l’a salué et apprécié. Mais l’organisation ne baissera pas les bras et poursuivra sur cette lancée pour semer la joie partout où le besoin se fait sentir, s’engage pour sa part Gildas Bokodaho, un autre responsable de l’Ong Faith?
J. F. M.

Société 18 déc. 2017


Décision Dcc 17-262 relative au Cos-Lépi: L’Assemblée nationale entre le marteau et l’enclume

Le Parlement ne semble pas s'emballer pour l’exécution de la décision de la Cour constitutionnelle exigeant de lui, par décision Dcc 17-262 du 12 décembre dernier, la désignation de ses neuf représentants au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) au plus tard le 21 décembre prochain. Si la situation reste telle, l’Assemblée nationale se retrouvera dans une situation embarrassante de respect des textes.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Personne ne sait le sort que réserve l’Assemblée nationale à la décision Dcc 17-262 du 12 décembre dernier, lui faisant injonction de désigner ses neuf représentants au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) au plus tard le 21 décembre prochain. C’est le calme plat au palais des Gouverneurs à Porto-Novo depuis le mercredi 13 décembre dernier que la décision de la haute juridiction a été rendue publique. Aucune discussion officielle n’a été encore tenue sur le dossier même si dans les coulisses parlementaires la question ne manque pas de nourrir les échanges en aparté. Le dossier jusque-là n’est pas encore affecté pour étude à une commission, en l’occurrence celle chargée des Lois.
Cette affectation devrait être faite lors de la séance plénière du jeudi 14 décembre dernier initialement consacrée à l’examen de la question d’actualité sur l’esclavage des migrants noirs en Libye. Mais cette plénière n’a pas eu lieu, pour permettre au président de l’Assemblée nationale de l’affecter à la commission compétente. Les députés de la commission budgétaire ont mis le temps à profit pour adopter le rapport général sur le projet de budget général de l’Etat gestion 2018 et ceux de la commission chargée des Lois ont bouclé l’étude du projet de loi sur la Police républicaine.
Le vendredi 15 décembre, devrait se tenir une séance plénière qui va permettre de déclencher le processus d’exécution de la décision de la haute juridiction. Mais rien n’y fit. Aucune séance plénière n’est non plus annoncée pour ce lundi ou demain. Les députés ne travaillant pas les mercredis, la prochaine séance plénière est annoncée pour jeudi 21décembre prochain, date buttoir donnée par la Cour constitutionnelle pour la désignation des membres du Cos-Lépi.
A cette occasion, la décision du juge constitutionnel devrait être annoncée publiquement à tous les députés et affectée à la commission technique pour étude. Mais ils ne pourront pas aller loin d’autant que l’ordre du jour de cette plénière porte sur l’examen et le vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2018. Ainsi, si l’Assemblée nationale ne tient pas plénière demain mardi comme prévu actuellement, elle ne disposera que de la seule journée du jeudi 21 décembre prochain pour exécuter l’injonction de la Cour constitutionnelle. Ce qui pose quelques difficultés d’ordre technique aux députés, puisqu’ils ont à examiner et à voter le volumineux dossier du projet de loi de finances 2018 et ensuite passer à l’exécution de la décision de la haute juridiction.

Bégaiement de l’histoire ?

La seule journée de la séance plénière du jeudi prochain paraît trop juste pour examiner le projet de loi des finances et le dossier du Cos-Lépi, surtout quand on sait que c’est après de longues et interminables tractations et conciliabules et parfois avec des nuits blanches que les députés parviennent souvent à désigner certains de leurs collègues dans tels ou tels organes. On se rappelle d’ailleurs le cas lors du choix des neuf députés de la dernière mandature du Cos-Lépi qui a fini son mandat en juillet dernier. Il n’est pas exclu que les mêmes tiraillements reviennent au galop avec la désignation attendue par la Cour constitutionnelle au plus tard pour le 21 décembre prochain.
Les nouveaux membres qui seront désignés devraient être installés le 29 décembre prochain pour un mandat de six mois. Mais actuellement rien n’est encore clair par rapport au sort de cette décision autour de laquelle se note un manque d’empressement des députés.
Les coulisses des députés de la Majorité parlementaire à laquelle appartient le président de l’institution renseignent que les avis sont partagés. Certains députés seraient pour que le Parlement se plie à l’injonction de la Cour constitutionnelle en désignant ses neuf représentants du Cos-Lépi. Mais d’autres apparemment nombreux veulent que le président de l’Assemblée nationale ignore la décision du juge constitutionnel. Ces derniers rappellent que ce n’est pas la première fois que l’Assemblée nationale fera fi d’une injonction de la Cour constitutionnelle. Ils citent en exemple la décision Dcc 13 -171 du 30 décembre 2013 portant annulation, pour vice de forme, du rejet du budget de l’Etat exercice 2014 prononcé par l’Assemblée nationale le 19 décembre 2013. Laquelle décision faisait injonction à la sixième législature présidée par Mathurin Nago de se réunir impérativement le 31 décembre 2013, soit en vingt-quatre heures, pour revoter le budget déjà rejeté par 44 voix pour et 39 voix contre. Les députés ne se sont pas pliés aux injonctions de la Cour constitutionnelle ; obligeant le chef de l’Etat d’alors à exécuter le budget 2014 querellé par ordonnance. Certes, les contextes semblent ne pas être les mêmes. Mais l’on risque d’assister à la même situation d’ignorance de la décision constitutionnelle si le Parlement n’enclenche pas tôt la procédure d’exécution de la décision Dcc 17-262 du 12 décembre dernier.
Pendant ce temps, les parlementaires de la minorité parlementaire se disent aussi préoccupés de la situation. Mais ils attendent de voir comment le président Adrien Houngbédji va gérer cette patate chaude. Un dossier dans lequel il semble être entre le marteau de la Cour constitutionnelle dont les décisions sont sans recours et s’imposent à tout pouvoir et l’enclume du peuple épris de démocratie, de paix et soucieux du fonctionnement harmonieux des institutions. C’est dire donc que les journées d’aujourd’hui à jeudi 21 décembre s’annoncent déterminantes pour le sort de la décision de la Cour de Théodore Holo par rapport à la mise en place de la prochaine mandature du Cos-Lépi?

Actualités 18 déc. 2017


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