La Nation Bénin...
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La secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean, est l’hôte du Bénin dès ce mercredi, dans le cadre d’une visite officielle de travail de quatre jours.
Le Bénin est toujours sous les feux de la rampe diplomatique. Après la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde, c’est au tour de la secrétaire générale de la Francophonie de fouler le sol béninois. Michaëlle Jean est attendue à Cotonou ce mercredi, pour une visite officielle de travail qui s’achève le samedi 16 décembre prochain. Elle sera accueillie à l’aéroport international cardinal Bernardin Gantin de Cotonou par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci qui aura aussi à ses côtés le directeur du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Eric Adja. Cette visite de Michaëlle Jean témoigne de l’excellente relation entre le Bénin et l’Oif.
La secrétaire générale de la Francophonie sera reçue en audience demain jeudi 14 décembre par le chef de l’Etat, Patrice Talon avec qui elle va s’entretenir. Le tête-à-tête devrait être suivi de la signature de l’accord-cadre « Libres ensemble » et d’une déclaration à la presse.
Selon l’agenda de son séjour, Michaëlle Jean aura ensuite une séance de travail avec une délégation de neuf ministres du gouvernement conduite par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. La rencontre est prévue pour avoir lieu au ministère d’Etat chargé du Plan et du Développement à Cotonou.
Toujours dans la même journée de ce jeudi, la secrétaire générale de la Francophonie se rendra à Porto-Novo. Michaëlle Jean est attendue à 16 h au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle aura un tête-à-tête avec le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, dont l’institution bénéficie de l’appui de l’Oif. Les deux personnalités ne manqueront pas de faire un tour d’horizon de cette coopération et d’entrevoir de nouvelles perspectives. Après l’audience avec le président Adrien Houngbédji, la secrétaire générale de la Francophonie sera à l’hémicycle où elle adressera un message aux députés.
Cette visite de l’ancienne gouverneure générale du Canada serait même au cœur des réunions du bureau et de la conférence des présidents de l’Assemblée nationale dirigées ce mardi 12 décembre par Me Adrien Houngbédji. Les dispositions pratiques à prendre pour garantir le succès de cette visite ont été abordées.
Mais avant l’étape du Parlement, le programme prévoit que l’hôte du Bénin visite le centre de la ville capitale du Bénin. Elle se rendra ensuite à l’école primaire publique Amoussa Kandévié à Porto-Novo où elle visitera une classe expérimentale du Projet école langues nationales (Elan).
Il faut préciser que Michaël Jean connaît bien le Bénin. Elle avait foulé le sol béninois en juin 2014 où elle avait été élevée au grade de Grand-croix de l’Ordre national du Bénin. Mais c’est la toute première fois qu’elle visite le Bénin après sa désignation comme secrétaire général de la Francophonie le 30 novembre 2014, lors du quinzième sommet de la Francophonie tenu à Dakar au Sénégal?

Après son élection, le 5 décembre dernier, à la Cour pénale internationale en tant que juge, Reine Alapini Gansou a rendu, ce mardi 12 décembre, une visite de courtoisie au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci.
« La diplomatie béninoise me concernant a la palme d’or ». Ainsi s’est confiée, ce mardi 12 décembre, Reine S. Adélaïde Alapini Gansou élue le 5 décembre dernier en tant que juge à la Cour pénale internationale.
Le chemin a été long, poursuit-elle, expliquant que les tractations ont commencé depuis 2014. Pour elle, ces élections relèvent d’une grande diplomatie. Ce qui a requis un travail à la fois interne et externe, développe-t-elle. La preuve en est qu’il a fallu prendre des contacts avec l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour la partition externe.
Au plan interne, à en croire Reine S. Adélaïde Alapini Gansou, depuis l’année dernière, les ministères des Affaires étrangères et de la Justice se sont mobilisés à cet effet. « Le président de la République, Patrice Talon, a accepté d’appuyer cette candidature. De sorte qu’avec une certaine coordination, les autres corps diplomatiques se sont activement impliqués pour qu’il en soit actuellement ainsi », souligne l’élue.
Le Bénin, par cette élection, gagne beaucoup de choses « étant donné que je suis une femme », estime-t-elle.
Juriste, avocate au barreau depuis 30 ans et avec son background assez large, elle soutient que le Bénin croit aux droits de l’Homme et en la justice internationale.
Sentiments de fierté que le Bénin compte une éminente juriste qui a réussi le tour de force de se faisant élire, se réjouit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, qui pense que c’était une audience préparatoire à celle que le chef de l’Etat voudra bien lui accorder dans les prochains jours. « Nous la perdons physiquement pour neuf ans mais elle représente une fierté pour le pays. C’est un bon cadeau de fin d’année et il n’est pas donné à quiconque veut accéder à un pareil poste de responsabilité. Car à y voir de près, c’est la persévérance, le professionnalisme, l’humilité et la compétence d’une dame qui ont ainsi payé », reconnaît le chef de la diplomatie béninoise.
« Ce sont des valeurs que notre gouvernement promeut ; c’est la confiance que le président de la République avait, qui a également abouti à ce plébiscite. Nous sommes tous fiers de ce résultat », relève le ministre des Affaires étrangères.
Pour aider l’heureuse élue à son nouveau poste, le Bénin doit continuer à bien se comporter dans le domaine du respect des droits de l’Homme, de la consolidation de l’Etat de droit, entrevoit Aurélien Agbénonci, de sorte qu’elle soit fière. « Si le Bénin est grand par la gestion des affaires publiques, si le Bénin respecte le droit international, le juge aura davantage d’autorité morale », conçoit Aurélien Agbénonci?
Parcours exceptionnel !
L’élue de la Cpi a un parcours exceptionnel. Elle est présidente du groupe conjoint sur les procédures spéciales des Nations Unies et de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, après y avoir occupé les fonctions de rapporteur spécial sur les défenseurs de droits de l’Homme. Elle a été également juge de la Cour permanente d’arbitrage des Nations Unies, membre de la commission internationale d’investigations des Nations Unies sur les violences post-électorales en Côte d’Ivoire et de la Commission d’enquête sur les violations des droits de l’Homme au Burundi, chef de la composante des observateurs des droits de l’Homme au Mali. Arbitre agréée, elle a présidé le comité technique pour l’amélioration des statuts et règlements intérieurs du Centre de conciliation, d’arbitrage et de médiation de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.
Lauréate du prix des droits de l’Homme du Cinquantenaire des indépendances africaines en 2010, Reine S. Adélaïde Alapini Gansou âgée de 61 ans est avocate depuis 1996 et enseigne le droit depuis 2000. Elle est détentrice de deux diplômes de troisième cycle en droit de la Common Law à l’université de Lyon en 2007 et en droit politique de l’environnement des universités de Lomé, Maastricht et Bhoutan depuis 1999. Par ailleurs, elle est auteure et co-auteure de plusieurs publications en droit international et droits de l’Homme, droit commercial et des affaires?
D. P. D.

Le collectif des avocats de Laurent Mètongnon a donné un point de presse, ce mardi 12 décembre 2017 à la Bourse du travail à Cotonou. Il déplore les déclarations faites par le procureur de la République lors de sa sortie médiatique du 4 décembre dernier.
Le collectif des avocats de Laurent Mètongnon rejette des informations partagées par le procureur de la République, lundi 4 décembre dernier, au sujet de l’affaire de placement «hasardeux » de fonds de la Cnss à la Bibe. A la faveur d’un point de presse animé, ce mardi à Cotonou, les conseils du mis en cause ont rappelé que le procureur avait expliqué « que la Bibe a fait l’objet de vérification par la commission bancaire de l’Uemoa et que cette banque possède un mécanisme d’intéressement des personnes physiques ayant pouvoir de signature dans ses livres pour le compte des personnes morales en leur versant des commissions au prorata de la somme déposée et que les investigations menées à cet effet ont prouvé que les différents comptes de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) abrités dans ces conditions auprès de la Bibe au titre de dépôt à terme s’élèvent à 16 milliards et le montant de commissions versées en liquide tel que contenus dans les procès-verbaux est de 71 994 737 ». Le directeur de l’enquête aurait ajouté, selon les avocats de Laurent Mètongnon, que « l’un des mis en cause a reconnu avoir distribué des commissions aux membres du Conseil d’administration de la Cnss ».
Relativement à ces points, le collectif souligne que le mis en cause sus-mentionné a déclaré n’avoir aucune preuve de ses accusations. « Un aspect que le procureur a passé sous silence », selon les avocats.
Pour eux, cette sortie médiatique du procureur de la République est « illégale et inopportune ». Ils citent l’article 12 du Code de procédure pénale qui stipule que « Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l’enquête et l’instruction est secrète. Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues par le code pénal ».
En sa qualité de directeur de l’enquête, le procureur de la République « ne pouvait pas ignorer qu’en faisant ces déclarations à la presse, il violerait le secret de l’enquête et les droits de la défense », développent les conférenciers.
Selon eux, la conférence de presse du procureur a pour but « de conditionner l’opinion et de susciter son adhésion en dépit des failles et des carences relativement aux preuves pouvant mettre en cause les différentes personnes poursuivies ».
Evoquant également l’article 402 du même code, ils trouvent long, le délai auquel l’audience de Laurent Mètongnon est renvoyée. Pour eux, son incarcération et celle de ses codétenus (Allassane Kourouma Moussa, Jérémie Mora, Edouard Adégoké, Aboudou Youssao, Célestin Ahonon) « est illégale et arbitraire ».
Le collectif des avocats des mis en cause dénonce également le refus du parquet de délivrer une copie intégrale du procès-verbal de l’enquête préliminaire contrairement aux usages?

Cotonou a abrité ce mardi 12 décembre, le forum Malabo Montpellier. La cérémonie d’ouverture des assises portant sur la lutte contre la faim et la malnutrition en Afrique, a eu lieu, en présence du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
Quelques jours après la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’ouest, Cotonou accueille la réunion du forum Malabo Montpellier, une plate-forme d’échange et de dialogue entre leaders sur la croissance agricole et la sécurité alimentaire.
La faim et la malnutrition minent le développement des nations. Les décideurs internationaux au plus haut niveau qui participent à ce forum d’échange d’expériences et de stratégies relatives à l’alimentation, entendent réduire à défaut d’enrayer le problème de la faim et de la malnutrition en Afrique. « Les pays africains continuent de faire face à des défis nutritionnels urgents.
Le tableau de la nutrition en Afrique n’est pas réjouissant. Sur le continent, 58 millions d’enfants de moins de cinq ans sont trop petits pour leur âge. 13,9 millions pèsent trop peu pour leur taille. 10,3 millions sont en surpoids. 163 millions d’enfants et de femmes en âge de procréer sont anémiques », a déclaré Abdoulaye Bio Tchané, le ministre d’Etat en charge du plan et du développement. Il a également mis un accent sur les statistiques au Bénin en affirmant que le niveau de la malnutrition chronique des enfants de moins de 5 ans est de 34 %, au lieu de 30 % le seuil jugé critique par l’Organisation mondiale de la santé.
La cérémonie inaugurale de la réunion n’a pas été consacrée qu’à cette situation alarmante. Elle a aussi été le lieu choisi pour passer en revue les progrès réalisés par les pays africains, ainsi que les facteurs ayant favorisé ces succès. Ainsi, le président du forum, Saulos Klaus Chilima, a fait part à l’assistance de l’amélioration notée au Malawi, pays dont il est le vice-président. « Au Malawi, nous avons atteint un niveau où nous pouvons nous auto suffire. Nous avons réalisé beaucoup de progrès dans la lutte contre la malnutrition », a-t-il laissé entendre. Il préconise que les dirigeants africains allouent les budgets nationaux au secteur de l’agriculture, investissent dans les domaines liés à l’alimentation, la gestion de l’eau, la diversification agricole, la croissance orientée vers l’agriculture. Pour lui, « l’Afrique doit quitter les sentiers battus ».
Cette rencontre vise aussi et surtout l’atteinte des objectifs de l’Union africaine (Ua) établis dans l’agenda 2063, ainsi que ceux du Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa). « Les enjeux économiques et stratégiques concernés par cette rencontre sont donc très grands et se situent au cœur de la souveraineté même de nos Etats pour lesquels le secteur agricole demeure le secteur prioritaire pourvoyeur de richesse, d’emplois et de ressources alimentaires ainsi que de matières premières », a affirmé Gaston Dossouhoui, ministre béninois de l’agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, à la cérémonie de lancement du forum. Après s’être réjoui de la présence des experts à la rencontre, il fait part de l’utilité des présentes assises pour notre pays. « Le Bénin porte un grand intérêt sur les résultats des échanges qui auront lieu (…) en vue de renforcer la performance et la justesse de ses politiques et stratégies, et nous espérons que ce forum offrira des opportunités que nous allons saisir pour y parvenir », a-t-il souligné.
C’est le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, qui a procédé à l’ouverture de la réunion.

Au terme du forum Malabo Montpellier tenu à Cotonou ce mardi 12 décembre, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le vice-président de Malawi Saulos Klaus Chilima ont co-animé une conférence de presse pour repréciser le contexte de la création de ce forum avant de tirer les grandes leçons du rendez-vous de Cotonou.
Le forum Malabo Montpellier tenu à Cotonou hier sur « Comment l’Afrique peut construire un future sans faim ni malnutrition » a été un grand succès, selon le vice-président de Malawi, Saulos Klaus Chilima, co-président du forum. Au cours d’une conférence de presse co-animée avec le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, lui aussi co-président du forum, il a rappelé qu’ils ont débattu de l’impact des changements climatiques sur la sécurité alimentaire en Afrique. « Il faut matérialiser les politiques en matière de sécurité alimentaire », suggère-t-il. Car, à son avis, cela appelle non seulement l’intervention de l’Etat seul, mais également la participation du secteur privé. Donnant l’exemple de son pays, Saulos Klaus Chilima recommande que dans l’élaboration de ces politiques, il faut prendre les jeunes et les femmes comme étant des personnes vulnérables. Car, le gros défi, selon lui, est là.
S’inscrivant dans la même logique que le vice-président de Malawi, le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané a salué le choix porté sur le Bénin pour abriter ce forum une semaine après la semaine du Sahel qui a permis de débattre aussi de la question de la sécurité alimentaire. Pour lui, le projet des cantines scolaires initié par le gouvernement a été un exemple cité par les pays présents à Cotonou. Il rappelle à cet effet, que pour la première année de ce projet, le repas chaud est servi à 33% des enfants qui vont à l’école, tandis que pour l’année prochaine, il est prévu 51%.
Avant cette conférence de presse, c’est le directeur adjoint de cabinet du ministre d’Etat, Sosthène Gnassounou qui a clôturé les travaux de ce forum. Au cours du forum, explique-t-il, le rapport qui a été présenté fait une analyse des politiques et stratégies qui ont été mises en œuvre dans différents pays pour réduire de façon substantielle, les niveaux de malnutrition. Puis, pour promouvoir, des régimes alimentaires plus sains et plus diversifiés. Des leçons ont été également tirées pour permettre aux différents pays de capitaliser les bonnes pratiques enregistrées.
Des travaux, Sosthène Gnassounou annonce que beaucoup d’enseignements ont été enregistrés. Au nombre de ces enseignements, l’accélération de la mobilisation des ressources à travers l’implication du secteur privé autour des questions de nutrition ; l’amélioration de la formation professionnelle et la création de conditions attractives pour attirer les jeunes comme réponse à l’exode rural. Comme enseignement, il y aussi la maîtrise des coûts et l’amélioration de l’efficacité des interventions dans le domaine de la nutrition ; puis enfin la nécessité d’une forte implication des acteurs locaux dans les interventions en rapport avec la nutrition.
Il faut rappeler que Malabo Montpellier Forum est un panel de 13 pays africains et leurs partenaires techniques et financiers. Ce panel est une plate-forme d’échange de dialogue entre leaders sur la croissance agricole et la sécurité alimentaire.

Le Bénin a des raisons de croire en une mutation de son économie en une économie de développement. Il suffira de faire des choix et des options, et surtout d’y travailler, préconise la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Elle était, ce mardi 12 décembre, face aux acteurs du secteur privé et de la société civile pour un message d’espoir et d’exhortation en faveur d’une diversification de l’économie béninoise.
Avec les indices qu’affiche actuellement le Bénin, on peut espérer un miracle à condition de faire certaines options, notamment au plan économique. Parmi celles-ci, figure la diversification de l’économie. C’est l’avis de la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), Christine Lagarde. Face aux opérateurs économiques et aux acteurs de la société civile à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), ce mardi 12 décembre, elle a expliqué les avantages d’une telle option. Laquelle, à l'en croire, s’impose au Bénin. La proximité du pays avec une géante économie comme celle du Nigeria et les effets sur la santé financière et économique du pays peuvent être inversés si on fait l’option de la divertification économique. Cela permettra, de l’avis de la patronne du Fmi, de se montrer plus résilient aux chocs externes.
Plusieurs déterminants comme la stabilité macroéconomique, l’accès aux crédits, l’assainissement du climat des affaires, l’amélioration des infrastructures sont aussi indispensables à cet effet, a fait savoir Christine Lagarde. Mais la diversification est aussi « le fruit d’une multitude de décisions prises par divers acteurs dont les entreprises, les pouvoirs publics avec l’aide parfois d’institutions internationales et régionales ». Elle permet aussi, indique-t-elle, une nette progression et réduit le retard sur la croissance. Elle citera aussi certains pays qui s’y sont essayés comme le Rwanda, le Botswana et les Iles Maurice, pour inciter le Bénin à s’engager dans cette voie en vue de booster son économie. « La diversification économique dans les pays à faibles revenus se traduit par de grands résultats. Certains pays l’ont fait et les résultats sont parlants », indique-t-elle. Cet environnement économique qu’appelle Christine Lagarde de tous ses vœux, Jean-Baptiste Satchivi, président de la Ccib, y adhère. Il souhaite pour sa part un environnement économique prospère qui favorise la création de richesses et d’emplois, meilleure solution pour promouvoir le développement durable, assure-t-il. L’autre défi qu’il compte relever avec ses pairs, c’est celui d’un secteur privé compétitif, pourvoyeur d’emplois et de croissance durable.
La directrice générale du Fmi a également eu un moment d’échanges avec les acteurs du secteur privé et de la société civile. Pour l’essentiel, les préoccupations ont porté sur le devenir de l’économie béninoise et les voies et moyens pour parvenir à un développement durable et une forte croissance.
Les mises au point de Christine Lagarde
La directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) n’a pu s’empêcher, au cours de la rencontre qu’elle a eue avec le secteur privé et la société civile, mardi 12 décembre au siège de l’institution consulaire, de faire des mises au point. Lesquelles ont été provoquées par l’intervention du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.
« Le secteur privé béninois dans son ensemble traverse une période de crise de financement de ses activités marquée par l’accumulation des impayés au niveau des banques qui, elles-mêmes, sont devenues de plus en plus réticentes à financer l’économie », a révélé le président de la Ccib à la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) lors de sa visite au siège de l’institution consulaire. Il en a profité pour exprimer le besoin de la mise en place d’un fonds de relance économique sous la forme de garantie pour assurer les banques quant à l’octroi de crédit adapté aux besoins des chefs d’entreprise. Ceci permettra, indique-t-il, de booster le potentiel de production et de compétitivité des entreprises pour, in fine, relancer les activités économiques. « Le secteur privé sollicite un regard particulier du Fmi en faveur du Bénin à cet égard. Notre pays a besoin d’un soutien spécial du fait de sa proximité avec le Nigeria… », a aussi fait savoir Jean-Baptiste Satchivi. Mais son vœu restera lettre morte.
« Je voudrais décevoir vos attentes mais au moins, j’aurais eu le mérite de ne pas créer d’anticipation. Je vais vous indiquer ce que fait le Fmi », a introduit Christine Lagarde en réplique à l’intervention du porte-parole des acteurs du secteur privé. Ainsi, précise-t-elle que « Le Fmi n’intervient pas en matière de microéconomie », mais « a vocation à se consacrer à la macroéconomie, les grands agrégats concernant les politiques budgétaire, monétaire et les réformes qui sont de nature à faciliter aux opérateurs économiques leurs interventions dans le tissu économique... ». Au sujet du fonds sollicité par Jean-Baptiste Satchivi, elle a répondu que « Le Fmi ne fait pas ça et ne sait pas le faire ». Mais la directrice générale du Fmi ne nie pas les problèmes du secteur privé béninois. Elle dit même mieux les comprendre pour avoir, dans une vie antérieure, consacré 25 années à ce secteur. « Je connais pour les avoir vécues les problématiques du secteur privé, les difficultés de la microéconomie, les angoisses du chef d’entreprise », assure la patronne du Fmi aux opérateurs économiques.
Quid alors des solutions à y trouver ? Celles-ci résident, selon elle, dans la consolidation des progrès accomplis et en relevant un certain nombre de défis notamment. On peut aussi y parvenir, suggère Christine Lagarde, en encourageant la création d’emplois dans de nouveaux secteurs économiques, en aidant les populations à mieux saisir les opportunités qui se présentent à elles? J.F.M.

Les filles et fils de l’aire culturelle Setto du Bénin et de la diaspora ont désormais un creuset d’échanges, de solidarité et de fraternité. Ils ont créé, samedi 9 décembre dernier, à la Maison des jeunes de Porto-Novo, leur association baptisée « Communauté settododomonlo du Bénin et de la diaspora (Csdbd) ». A l’issue de l’assemblée générale constitutive, un bureau de vingt-trois membres présidé par Zannou Hounhoui-Gan a été mis sur pied.
Réaliser l’union des filles et fils Settododomonlo en vue de leur épanouissement en général et du développement de l’aire culturelle Settododomonlo en particulier. C’est le leitmotiv de la naissance de la Communauté Settododomonlo du Bénin et de la diaspora (Csdbd) portée sur les fonts baptismaux, samedi 9 décembre dernier à la Maison des jeunes de Porto-Novo. L’association ambitionne, entre autres, d’œuvrer pour le développement de l’esprit de solidarité et de concorde des filles et fils Settododomonlo du Bénin et de la diaspora, la promotion et le développement de la culture et de la langue Setto et le développement de l’aire culturelle Setto, notamment Porto-Novo, Adjarra, Abomey-Calavi, Avrankou, Cotonou, Sèmè-Podji, Ifangni, Akpro-Missérété, Sô Ava, Dangbo, Sakété et Adjohoun. Cette communauté est aussi présente dans tous les départements du Bénin et à l’étranger surtout au Nigeria, au Gabon, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée Equatoriale, à l’Ile Maurice, en France, aux Etats-Unis d’Amérique et au Canada.
Les nobles ambitions de la Csdbd ont été rappelées, à l’entame des travaux, par le président du comité préparatoire Zannou Hounhoui-Gan qui a été plébiscité à l’issue du congrès pour présider aux destinées de la jeune association. Selon lui, la création de ce creuset est l’aboutissement d’un long processus qui a démarré avec de petites rencontres d’échanges dans les différentes localités où existent des membres de cette communauté. Il y a eu des voyages exploratoires aussi bien au Bénin et même à l’étranger dans des pays où existe une forte présence de Setto. Le clou des manifestations a été la journée porte-ouverte sur la culture Setto organisée à Porto-Novo le 3 décembre 2016, . Cette journée portes-ouvertes a recommandé la création d’un creuset des filles et fils de l’aire culturelle Setto. C’est désormais chose faite avec la mise sur pied de cette association qui compte aller vite pour l’atteinte de ses objectifs sans anicroche. C’est d’ailleurs pourquoi, le congrès a martelé le caractère non lucratif, apolitique et laïc de la Csdbd régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association au Bénin et ses décrets d’application.
François Ahlonsou, deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, lui aussi membre de la communauté Setto, représentant le maire, a salué cette initiative qui ne fera que promouvoir l’aire Setto. Il salue la naissance, quoique tardive, de cette association pour promouvoir la langue setto menacée de disparition parce que parlée de moins en moins, même au sein de cette communauté qui la relègue au second plan au profit des langues goun, tori, wémè, etc.
Le représentant du préfet de l’Ouémé, Fernand Agbayahoun, encourage aussi les filles et fils Setto à aller de l’avant dans cette initiative culturelle. Il a invité le bureau élu à mettre en œuvre tous les projets adoptés et déclinés en objectifs concrets à atteindre. Il sera rassuré par le secrétaire à l’information du bureau élu, Jean Hounton. Pour lui, la Csdbd ira bien au-delà des fêtes. « Nous allons bien sûr fêter mais nous irons au-delà des fêtes avec des œuvres de développement », insiste-t-il, avant d’exhorter tous les Setto du Bénin et de la diaspora à se donner la main, et à se pardonner pour rendre forte cette union tant souhaitée?
Quelques membres du bureau exécutif élu
Président : Zannou Hounhoui-Gan
1er vice-président : Toussaint Honvou
2e vice-président : Simon Hounyè
3e vice-président : Doflin Houdji
4e vice-président : Agossou Zoungnon
5e vice-président : Emile Koudjo
6e vice-président : Georges Avocèvou
7e vice-président : Ahissi Assoclé
Secrétaire général : Lucien Ahlonsou
Trésorier général : Serge Honvou
Secrétaire à l’organisation : Jean-Marie Nouvodinou
Secrétaire à l’information : Jean Hounton
Secrétaire à la sécurité : Dodou Dozounhèkpon

Les six lauréats parmi les vingt-trois nominés de l’édition 2017 de Best model of ponctuality (Bmp) ont été distingués, vendredi 8 décembre à Cotonou. C’était au cours de la soirée de récompense organisée par l’Ong Be the best.
Adidjatou Mathys dans la catégorie administration publique et institutions de la République ; Huguette Amoussou, catégorie société d’Etat ; Jean-Baptiste Satchivi catégorie société privée ; Joël Aïvo, catégorie éducation ; Firmin Houngbadji de la société civile et Jémima Aklé épouse Kérékou, catégorie des cadres. C’est à ces noms que répondent les meilleurs modèles de ponctualité édition 2017 et à qui des trophées Best model of ponctuality (Bmp) ont été remis au cours d’une soirée de récompense, vendredi 8 décembre dernier.
Hermann Mèton, président du jury, invite les nominés en général et les six meilleurs modèles de ponctualité distingués à être des ambassadeurs de cette vertu pour que règne au Bénin zéro retard. Tour à tour, les six distingués ou leurs représentants se sont engagés à le faire. Mieux, ils estiment que les trophées les mettent en face du défi d’aller plus loin dans la bonne gestion du temps.
Expliquant l’initiative de son organisation, Ninon Ahoudjinou, président du conseil d’administration de Be the best, structure organisatrice de l’événement, précise que le programme Be model of ponctuality (Bmp) est le moyen pour contribuer à corriger le retard dans l’administration. Montrant l’ampleur des dégâts engendrés par la mauvaise gestion du temps au Bénin, il expose que la perte annuelle de temps occasionne dans l’administration publique béninoise équivaut à 10 000, voire 13 000 postes à plein temps et en termes monétaires à plus de 73 milliards de F Cfa. Selon une récente enquête de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), rapporte-t-il, sur les huit heures de travail recommandées dans l’administration publique, seulement trois heures sont réellement accomplies. Face à cette situation désastreuse pour le pays, l’Ong Be the best ne saurait rester sans réagir, explique-t-il ajoutant qu’elle donne l’exemple en démarrant ses activités à l’heure et les termine aussi à l’heure.
Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie, parrain de la quatrième édition des trophées Be model of ponctuality (Bmp), nominé de l’édition précédente, admire la prise de conscience des membres de l’Ong Be the best à travers cette initiative. A son avis, cela contribuera à instaurer la culture d’une meilleure gestion du temps autant dans l’administration que dans nos familles. Ainsi, estime-t-il, les meilleures performances seront au rendez-vous. « Le retard est l’un des maux dont souffre notre administration », signale-t-il ajoutant que la ponctualité est génératrice de performances et gage de développement. Au regard des bienfaits de la ponctualité, il invite les citoyens béninois à en être des ambassadeurs?

Dans le cadre de la célébration des cinquante années d’existence de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, une conférence interreligieuse a été animée, samedi 9 décembre dernier à Cotonou, en présence de personnalités politico-administratives tant béninoises qu’étrangères.
C’est par la lecture d’un verset coranique qu’a démarré la conférence interreligieuse organisée, samedi dernier, par la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin. A l’occasion du cinquantenaire de cette communauté, ses membres ont convenu de se fier à sa devise « Amour pour tous, haine pour personne ». Ainsi, après Allada, Bohicon, Dassa, Natitingou, etc., c’est au tour de Cotonou d’abriter la conférence ayant pour thème « La religion et la gouvernance ». « Cette conférence vise à promouvoir la cohabitation pacifique entre toutes les religions et réduire de façon considérable les fossés d’incompréhension et de malentendus entre nous », a expliqué le président du comité d’organisation de l’événement, Loukouman Bissirou, afin de situer l’assemblée sur les enjeux de la rencontre.
La conférence proprement dite a duré une heure environ, avant les interventions des représentants des diverses confédérations religieuses invitées. Yahya Assani, le conférencier, s’est évertué à faire part à l’assistance de l’importance de l’amour et de l’estime du prochain pour le maintien de la paix et la fraternité dans le monde. Il a affirmé que la religion enseigne la sagesse, l’amour, la paix, la tolérance, la relation mutuelle, etc. « L’homme a atteint le niveau le plus élevé dans la cruauté. Le danger est à l’horizon. Seules la prise de conscience de l’homme et la crainte de Dieu peuvent sauver l’humanité des conséquences vers lesquelles le monde se dirige », a déploré le missionnaire de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin. Il a ainsi conseillé aux hommes, partageant les mêmes croyances religieuses ou non, de se tourner vers la paix et d’œuvrer pour le développement des nations. Il a souligné qu’aucun Etat ne devrait être qualifié d’islamique, chrétien, juif ou vodoun, puisque des divergences peuvent être notées au sein des peuples vivant à l’intérieur de ces pays. « S’il y a tension, les opposants, les syndicalistes et les gouvernants doivent chercher à s’entendre.
Accepter le dialogue
Ainsi les parties en conflit doivent accepter le dialogue et aller à la table de négociation pour trouver les solutions (…), pour que la paix et l’harmonie reviennent », a souhaité l’homme au regard de l’actualité socio-politique dans notre pays.
Certaines têtes couronnées, et responsables de confédérations religieuses présentes au Bénin ont, à tour de rôle, exprimé leur satisfaction par rapport à la communication présentée par la Jama’at islamique Ahmadiyya. Le père Benoît Dansou affirme que le thème de la conférence évoque « le réveil spirituel ». Selon lui, il révèle à l’Homme qui il est en réalité et comment il devrait agir, étant donné qu’en lui réside l’esprit de Dieu. « Dieu est amour », a-t-il soutenu. En outre, selon lui, l’humilité devrait habiter les hommes. « Chacun de nous est un berger à qui le troupeau n’appartient pas. Il est responsable de sa garde », ajoute-t-il.
Cette communauté religieuse a été soutenue par des diplomates étrangers en mission au Bénin, dont l’ambassadeur du Japon près le Bénin. D’après Kiyofumi Konishi, l’idéal que défend la Jama’at islamique a également été défendu par le Japon qui a appuyé le projet du professeur Albert Tevoédjrè dénommé «L’initiative africaine d’éducation à la paix et au développement par le dialogue interreligieux et interculturel ». La manifestation a aussi été le lieu choisi par le ministère des Affaires sociales pour remercier cette communauté religieuse pour son apport humanitaire à l’égard des Béninois, depuis son installation dans le pays.
Le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya, Ahmad Rana Farooq a, pour sa part, exprimé sa gratitude à l’endroit des personnes ayant pris part à l’événement. Les citoyens béninois, membres de l’organisation ou non, y étaient venus massivement. Cela rend assurément compte que la promotion du dialogue interreligieux semble être une bonne solution pour le maintien de la paix dans les pays du monde minés par des conflits religieux récurrents?

Faire le point des avancées notées depuis quelques mois dans les secteurs de compétence de son ministère et rassurer les populations face aux problèmes d’eau potable, tel est le but de la visite de travail effectuée par le ministre de l’Eau et des Mines (Mem), Samou Séïdou Adambi, dans le Zou et les Collines. C’était les jeudi 7 et vendredi 8 décembre derniers, avec à ses côtés, le directeur général par intérim de la Soneb, Lucien Avohouémè.
A Abomey comme à Bohicon, l’eau ne coule dans les robinets que tous les trois jours, tandis qu’à Djidja ou à Agbangnizoun, c’est une fois tous les trois mois. Dans les Collines, la situation est encore plus alarmante. Voilà le tableau de la situation de l’eau potable dans cette partie centrale du pays. Une situation à laquelle le gouvernement veut trouver des remèdes en ouvrant des chantiers dont la finalité est de renforcer le système d’exploitation et d’alimentation des populations en eau potable. Cette descente sur le terrain effectuée par le ministre Samou Séïdou Adambi lui a en effet permis de rencontrer le préfet, les maires, les directeurs centraux et sectoriels ainsi que le personnel des directions et chantiers afin de s’enquérir des difficultés surtout liées à la mise à disposition des terres identifiées et devant abriter les sites. Des sites d’utilité publique pour satisfaire aux besoins en eau des populations mais appartenant aux communes. Le ministre de l’Eau se devait donc de prendre langue avec ces élus pour une parfaite entente afin de prévenir les conflits domaniaux sur les sites retenus.
Au cours de cette sortie, le ministre Samou Adambi n’a pas manqué non plus de rappeler aux uns et autres la vision du chef de l’Etat qui est d’assurer l’accès à l’eau potable aux populations, où qu’elles soient sur le territoire national à l’horizon 2021. C’est dire que l’ambition est d’avoir 30 à 50 ans de tranquillité avec les problèmes de manque d’eau.
Tout comme le chef du gouvernement, le ministre Adambi dit être convaincu que l’eau est indispensable à la vie, au développement et à l’environnement, mais demeure une ressource limitée et vulnérable au Bénin. Et, sa rareté et les défis critiques ne permettent pas toujours la couverture et la satisfaction équitables. La pérennisation des ressources en eau est devenue depuis des décennies un sujet d’intérêt prioritaire des politiques de développement durable. L’amélioration de la gouvernance des ressources en eau est donc impérative pour le Bénin.
Ainsi, de Dassa-Zoumè à Zado-Gagbé dans Zogbodomey en passant par Abomey et Bohicon, la délégation ministérielle a eu droit à des explications des techniciens sur l’évolution des chantiers en cours, le fonctionnement de tel ou tel autre dispositif technique ou même des actions menées pour aboutir à des résultats probants.
Situation préoccupante
A la direction départementale de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb-Bohicon) comme à la direction départementale de l’Eau et des Mines, le ministre a pu se rendre compte des difficultés du personnel face à la vétusté criarde du système d’alimentation en eau potable des huit localités du Zou (Abomey, Bohicon, Djidja, Agbangnizoun, Zogbodomey, Zakpota, Covè et Zagnanado) et des cinq communes des Collines (Dassa, Glazoué, Savè, Bantè et Savalou) avec un parc de 23 000 abonnés actifs dont 18 000 dans le Zou et 5 000 dans les Collines pour une quantité d’eau moyenne de 20 000 m3 facturée à environ 80 millions de francs Cfa le mois.
Pour le ministre Adambi, à la fin des chantiers en cours, la capacité de production d’eau devra être multipliée par dix et le cap mis sur 400 000 abonnés, essentiellement dans le Zou. S’agissant des réformes en cours à la Soneb, le ministre en charge de l’Eau a rassuré les travailleurs sur ce qui fait leur inquiétude, les emplois. Samou Adambi a insisté sur ce que « personne ne restera à la maison ». Bien au contraire, ajoute-t-il, « si la capacité de production doit augmenter, il faut nécessairement, non seulement garder le personnel existant mais aussi faire des recrutements pour faire face aux besoins ».
Le ministre de l’Eau et sa suite ont bouclé cette visite par le chantier de forage de Zado-Gagbé dans la commune de Zogbodomey. Selon les explications du directeur général de l’entreprise Igip, Edmond Nassala, chargée de l’étude et du contrôle, c’est un nouveau chantier de construction de huit forages pour renforcer tout le système d’alimentation en eau potable des populations du plateau d’Abomey. Avec le projet en construction, on passe de 300 m3 par jour à 1600 m3. Un système qui pourra alimenter d’ici à 2030 plus de 600 000 habitants.
C’est donc rassurés de l’évolution des chantiers ouverts que le ministre en charge de l’Eau et le Dg/Soneb sont repartis de Zogbodomey. Ils comptent revenir très bientôt pour l’inauguration de ces nouveaux systèmes d’alimentation des populations du plateau d’Abomey en eau potable?