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Nouvelles

Fececam-Bénin: 1,6 milliard F Cfa de résultat positif réalisé en 2020
La Faîtière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel du Bénin (Fececam-Bénin) se porte bien avec près de 1,6 milliard F Cfa de résultat excédentaire réalisé à l’exercice clos le 31 décembre 2020. Les différentes performances et perspectives de l’institution leader de microfinance au Bénin étaient au cœur, vendredi 18 juin dernier à Porto-Novo, des travaux de la 28e assemblée générale ordinaire du réseau, conformément à ses statuts. La population peut faire davantage confiance à la Faîtière des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel du Bénin (Fécécam-Bénin). Le réseau est au mieux de sa forme ; en témoignent ses performances à l’exercice clos le 31 décembre 2020 dégageant un résultat excédentaire de 1 585 663 347 F Cfa. Ces résultats reluisants ont été présentés, vendredi 18 juin dernier à Porto-Novo, lors des travaux de la 28e assemblée générale ordinaire de la Fececam-Bénin. Lesquels regroupent les délégués des 33 Caisses locales de crédit agricole mutuel (Clcam) que compte le réseau. Pour le directeur général de la Fececam-Bénin, Clément Yadonta, le nombre de sociétaires est passé de 1 138 001 en 2019 à 1 193 857 membres en 2020 dont respectivement 508 917 hommes et 537 550 femmes ; l’encourt de crédit a atteint 65,2 milliards F Cfa contre 60,2 milliards F Cfa en 2019, soit un accroissement de 8,3 % et l’encours des dépôts est passé de 52, 5 milliards F Cfa en 2019 à 61,7 milliards F CFa en 2020 soit un accroissement de 17,5 %. Selon lui, ces résultats positifs ont été enregistrés en 2020 dans un contexte particulièrement difficile. Ce contexte, déplore Clément Yadonta, est marqué par la crise sanitaire de la pandémie de la Covid-19 aggravée par la fermeture des frontières par le Nigeria. Cette situation a mis un frein à plusieurs activités des membres et clients du réseau et à celles de la Fececam elle-même. Aussi, la faîtière a dû faire face à des charges supplémentaires pour lutter contre la propagation de cette pandémie par la mise en place des mesures barrières au niveau de toutes ses entités, indique le directeur général de la Fececam-Bénin. «Notre satisfaction aurait été plus grande si le processus lancé depuis 2017 pour l’autorisation en vue de l’exercice de l’activité de l’émission et de gestion de la monnaie électronique avait déjà connu une issue favorable», souligne Clément Yadonta. Selon lui, la finance numérique, non seulement aurait permis de booster les activités du réseau pour une meilleure inclusion financière mais aussi aurait été une réponse appropriée à la pandémie de la Covid-19. Cap 2025 ! Clément Yadonta assure que certains chantiers du nouveau Plan d’affaires couvrant la période 2021-2025 sont déjà en cours d’exécution. Il cite notamment la digitalisation de certains produits surtout l’épargne planifiée ; l’interconnexion intégrale des points de services ; la fiabilisation des données et le changement du logiciel actuel pour un logiciel plus intégré. Innocent Fayalo, président du Conseil d’administration de la Fececam-Bénin, se réjouit des impacts socio-économiques du réseau sur les populations du monde rural, périurbain et urbain depuis son existence en 1977. Il invite toute l’équipe à l’humilité et à redoubler d’efforts afin de permettre à l’institution de maintenir sa position de leader de la microfinance sur le marché béninois. Le directeur général de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), Louis Biaou, se dit fier de la Fececam qui ne cesse d’engranger de bons résultats depuis plusieurs années. Il exhorte les acteurs à divers niveaux à maintenir le cap afin d’impacter davantage le secteur des Sfd au Bénin. Le préfet du Plateau, Daniel Valère Sètonnougbo, ouvrant les travaux de la 28e assemblée générale ordinaire, au nom de sa collègue de l’Ouémé, a invité, au regard des performances notées, la population en général et celle de l’Ouémé et du Plateau en particulier à faire davantage confiance à la Clcam en épargnant massivement et en demandant des crédits adaptés à leurs besoins de financement. Outre le compte-rendu des activités de l’exercice 2020 aux mandants et la prise de diverses décisions, les travaux ont permis l’élection de nouveaux membres des différents organes pour remplacer les anciens en fin de mandat. Les manifestations ont été clôturées en beauté par la distinction de 17 agents de la Fececam admis à la retraite en 2020, des travailleurs les plus méritants et les meilleures entités l’année dernière? Economie 21 juin 2021


Forum sur la réconciliation et cohésion sociale: Restaurer l’image de paix et de tolérance à Tchaourou
Tchaourou a servi de cadre, samedi 19 juin dernier, à un forum sur la réconciliation et la cohésion sociale. Conviés à cette rencontre, les participants ont ensemble tenu à restaurer l’image de paix, de tolérance et d’hospitalité légendaire de cette commune suite aux violences enregistrées lors de la présidentielle d’avril dernier. La commune de Tchaourou est sortie des dernières élections, surtout les législatives et la présidentielle, avec une image profondément écornée. En témoignent les violences électorales qui y ont été enregistrées. Une situation qui a mis à mal l’harmonie entre certains de ses fils et filles. C’est la raison pour laquelle les forces vives de cette commune ont décidé de se regarder en face, de se dire la vérité afin de changer de cap. D’où le forum sur la réconciliation et la cohésion sociale qu’ils ont organisé, samedi 19 juin dernier, à leur maison des jeunes. Aux côtés du ministre Karim Dramane, un natif de la localité qui a initié et dirigé la rencontre, il y avait l'ambassadeur Taïrou Kabassi, l'honorable Adam Bagoudou, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de la commune, Jonathan Awo. L’objectif principal de cette rencontre, selon les différents intervenants, est de ramener, de façon définitive, la paix et la cohésion sociale entre les filles et fils de la commune. Il s’agit également de restaurer le climat de quiétude entre tous ceux qui y vivent, travaillent et entreprennent. « Que faire pour que Tchaourou ne continue pas à s’isoler davantage, puis à l’occasion des élections, à exposer nos braves chasseurs à des situations conflictuelles et suicidaires?», a insisté le président du présidium de la rencontre, le ministre Karim Dramane, précisant les objectifs. « En ce moment de changement de paradigmes qui annonce de belles perspectives pour les Béninoises et les Béninois, il y a nécessité que Tchaourou s’arrime au train du développement de notre pays, au risque d’être absente au rendez-vous de l’histoire », a conseillé le préfet Djibril Mama Cissé. Selon le député Adam Bagoudou, cette rencontre est une opportunité donnée aux filles et fils de Tchaourou pour se regarder dans le miroir, réfléchir sur les nombreuses questions et commencer à voir les travers qu’ils doivent éviter dorénavant. Pour illustrer le bien-fondé de la séance, le président de la Fédération des associations de développement de Tchaourou, Soumanou Chabi Gado, cite l’exemple de feus présidents de la République, le Général Mathieu Kérékou et Emile Derlin Zinsou, qui l’a toujours séduit. «On les a vus se combattre. Mais le miracle s’est produit. Mathieu Kérékou a nommé Emile Derlin Zinsou comme son conseiller spécial. Et aux gens de crier, mais comment ça ? Ils se combattaient. Mais à Mathieu Kérékou de leur répondre avec humour, quand on se battait, vous n’avez rien dit non ? Maintenant que nous nous sommes réconciliés, où est votre problème ? » a-t-il rappelé. Ce qui fait grandir, a-t-il souligné, c’est de reculer pour sauvegarder l’essentiel. Grande a été la mobilisation des têtes couronnées, dignitaires religieux, sages et notables, cadres, jeunes et femmes, membres de la Fédération des associations de développement et des organisations socioprofessionnelles de la commune, ainsi que des représentants de partis politiques. Plusieurs thématiques ont été abordées au cours de ce forum. Il s’agit, entre autres, de « Tchaourou : Évolution socioéconomique et administrative de la période coloniale, et de 1969 à ce jour », « Démocratie-Violences électorales » et « Réconciliation et développement socioéconomique ». Actualités 21 juin 2021


Baccalauréat session de juin 2021: Le gouvernement rassuré des préparatifs
Alphonse da Silva, directeur de l’Office du baccalauréat, a reçu, hier jeudi 17 juin, la visite d’Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Les deux ministres sont allés s’enquérir du niveau de préparation de l’examen du baccalauréat prévu pour démarrer lundi 21 juin prochain. Ils s’en sont ressortis assez rassurés. Tout est fin prêt pour un bon déroulement de la phase écrite du Baccalauréat, lundi 21 juin prochain. C’est l’assurance qu’a donnée le directeur de l’Office du baccalauréat aux membres du gouvernement lors d’une séance de travail tenue hier jeudi 17 juin à Cotonou. Alphonse da Silva explique qu’à la suite de l’inscription des candidats qui s’est déroulée du 14 décembre 2020 au 29 janvier 2021 et des travaux de dépouillement, 82 938 candidats sont retenus. Ce chiffre, selon lui, connaît une régression de 12 475 candidats, soit 13,07 % par rapport à l’effectif de l’année passée qui était de 95 413 candidats. Le nombre de filles inscrites est de 31 931, soit 38,50 % contre 51 007 candidats de sexe masculin. Les candidats régulièrement inscrits ont été répartis dans 132 centres de composition en 2021 contre 137 en 2020. Ainsi, compte tenu de la diminution des effectifs, plusieurs centres ont été provisoirement fermés dont le collège catholique St Augustin de Natitingou, le Collège d’enseignement général de Titirou, à Parakou, le collège catholique d’Azovè à Aplahoué, le Ceg 3 à Lokossa, le Ceg Agbokou à Porto-Novo et le Ceg Zogbo à Cotonou. Alphonse da Silva note que la direction de l’Office du bac a pris le soin de rencontrer les responsables de ces collèges pour leur expliquer les raisons de ces fermetures. « Nous sommes prêts. Les travaux confidentiels sont terminés. Le tirage des épreuves et leur mise en cantine également terminés. A l’heure actuelle, toutes les cantines sont déjà déposées dans les centres sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il fait savoir. A sa suite, Yves Chabi Kouaro, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, a exprimé sa satisfaction pour les diverses mesures prises par la direction de l’Office du baccalauréat pour un bon déroulement de l’examen lundi prochain. Il informe que tous les programmes d’études ont été achevés et les remédiations pédagogiques ont été menées avec professionnalisme par les équipes techniques appropriées. « Nos apprenants sont prêts pour affronter le Baccalauréat », indique-t-il. Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, tout en félicitant le directeur de l’Office du bac et son équipe pour le savoir-faire, a laissé entendre que le Baccalauréat est une industrie à laquelle participent beaucoup d’acteurs que sont les enseignants, les partenaires, les superviseurs et autres. « C’est un grand processus et je voudrais exprimer ma joie et ma satisfaction de voir les préparatifs annonciateurs du succès de l’activité bouclés. Les épreuves sont sécurisées et les forces de l’ordre sont mobilisées pour la circonstance », a-t-elle assuré. Ce qui est intéressant, selon elle, ce sont les efforts croissants du gouvernement qui traduisent le niveau de priorité accordée à ces examens et à la qualité des diplômés. Elle rassure les candidats et les parents d’élèves que les épreuves vont se dérouler dans de très bonnes conditions. Eléonore Yayi Ladékan apprécie également la forte participation des filles aussi bien pour les épreuves techniques que générales. Elle informe que le gouvernement prend les dispositions idoines pour encourager tous les candidats qui embrassent les filières scientifiques au niveau des universités, notamment les filles. Education 18 juin 2021


Fin de l’examen du Bepc: 156 candidats absents dans l’Atacora
L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session de juin 2021 a pris fin, ce mercredi 16 juin au terme de trois jours de composition. Dans le département de l’Atacora, certains candidats inscrits n’ont pas pu y participer pour diverses raisons. Ils sont au total 156 candidats qui doivent normalement s’apprêter à composer à la session de remplacement. Cent cinquante-six candidats inscrits n’ont pas pris part à l’examen du Brevet d’études du premier cycle session de juin 2021 dans le département de l’Atacora. Sur un total de 5 813 candidats inscrits, 5 660 ont pris part à la composition et 156 dont 104 garçons et 52 filles, n’ont pas composé pour cette phase de l’examen déroulée du 14 au 16 juin dernier. Ils doivent s’apprêter pour la session de remplacement prévue pour le lundi 28 juin prochain, selon les explications de Denga Sahgui, directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Au niveau des abandons, il souligne qu’il y a eu quelques cas de maladies lors de la composition. Au total, trois candidats sont exclus pour défaut de pièce d’identité. « Il n’y a pas eu d’exclusion de candidats cette édition pour raison de tricherie », précise le directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. « La meilleure réussite, c’est d’avoir organisé un examen sans tricherie. Tout s’est bien déroulé dans le département de l’Atacora. Nous pensons que le taux de participation est mieux par rapport aux années antérieures », ajoute Denga Sahgui. Il souhaite que le meilleur sorte du département de l’Atacora cette année, soulignant qu’il y a des collèges qui abritent l’élite. Les difficultés que note le directeur départemental dans l’organisation de cet examen sont liées à la longue distance à parcourir pour aller ramasser les cantines et pour aller superviser les quatorze centres de composition. Education 18 juin 2021


Lutte contre le paludisme grave: De nouvelles stratégies pour réduire de 75 % la maladie chez les enfants
Les élus locaux et les directeurs départementaux des services déconcentrés de l’Atacora et de la Donga ont été entretenus sur la nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme au Bénin. A la faveur de la Conférence administrative départementale tenue mercredi 16 juin dernier à la préfecture de Djougou, une équipe du Programme national de lutte contre le paludisme est allée faire des plaidoyers pour l’implication des élus locaux dans la prévention du paludisme chez les enfants. La nouvelle stratégie de lutte contre le paludisme appelée chimio prévention de paludisme saisonnier vise à réduire de 75 % le paludisme chez les enfants de trois à cinquante-neuf mois. Elle consiste en un traitement préventif du paludisme à travers la prise de médicaments mis en place par les services du ministère de la Santé. Les substances antipaludéennes desdits médicaments se concentrent dans le sang de ces enfants et après piqûre de moustiques, ils ne tombent plus malades, martèle Anicet Adjin, chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Il a indiqué que chaque enfant recevra sur trois jours ce médicament par mois et ce pendant quatre mois. « On parle pendant ce temps de traitement complet. Là où ça devient efficace, pendant ce temps, vous ne verrez aucun enfant malade, aucun enfant ne va plus faire le paludisme. Mais c’est une stratégie qui coûte énormément cher », confie Anicet Adjin. Dans ses explications aux directeurs départementaux, le chef service des interventions communautaires au niveau du Programme national de lutte contre le paludisme s’est voulu, ce mercredi 16 juin à Djougou, rassurant. Leur implication est souhaitée afin de réussir cette lutte. Ils doivent jouer le rôle de veille de proximité au cours des activités de masse prévues dans le cadre de cette stratégie, exhorte Anicet Adjin. Le paludisme est un fardeau lourd au Bénin, les enfants en souffrent sérieusement, sans parler des parents, précise l’émissaire du Pnlp. « Ce qui nous intéresse, ce sont les enfants parce qu’ils sont les plus vulnérables et une fois anémiés, c’est la mort. Les enfants font le paludisme grave, c’est pourquoi on parle de couche vulnérable, il y a aussi les femmes enceintes qui constituent des couches vulnérables, mais les enfants nous préoccupent d’abord. Aujourd’hui, il faut dire que ces enfants ont droit à la santé. Pourquoi les laisser décimer par le paludisme ? » ajoute Anicet Adjin.
Renforcement des anciennes stratégies
Le ministère de la Santé dispose de plusieurs stratégies, mais une nouvelle stratégie complémentaire de prévention appelée la chimio prévention de paludisme saisonnier est mise en œuvre, précise-t-il, avant d’ajouter que le ministère veut réduire de 75 % au moins ces cas de paludisme chez les enfants. Les départements du Nord Bénin sont prioritaires à l’instar des pays situés dans les régions de la ceinture sahélienne comme le Burkina Faso, le Niger…qui ont entamé depuis cette stratégie suivant les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). Il y a une saison pluvieuse et une saison sèche dans le Nord du Bénin. La saison pluvieuse étant longue, c’est en cette période qu’il y a assez de moustiques et en même temps assez de maladies, selon Anicet Adjin. Il a profité de son passage pour souligner que le Bénin met en œuvre diverses initiatives dans le cadre de la lutte contre le paludisme. « En 2019, on avait commencé par deux zones que sont Malanville-Karimama puis Tanguiéta-Matéri-Cobly. L’année 2020, on a ajouté deux zones à savoir Kandi-Gogounou et Ségbana-Banikoara. Cette année, on a élargi encore à deux nouvelles zones à savoir Natitingou-Boukombé-Toucountouna et Kouandé-Kérou-Péhunco », précise-t-il. Le souhait d’Anicet Adjin est la réussite à 100 % de la nouvelle stratégie car, confie-t-il, on ne veut laisser aucun enfant. « Par conséquent, nous sommes venus faire un plaidoyer auprès des autorités, pour demander l’accompagnement du préfet pour que les élus locaux s’impliquent fortement dans la mise en œuvre de cette stratégie et après ce plaidoyer, on va descendre au niveau de chaque commune, toujours pour le plaidoyer ainsi que dans les arrondissements, pour que les ménages ne laissent aucun enfant sans le traiter », a insisté Anicet Adjin. Aussi, souhaite-t-il l’appropriation par la communauté de la stratégie chimio prévention de paludisme saisonnier. Déré Lydie Martine Chabi Nah, préfet de l’Atacora, n’a pas marchandé son soutien à cette politique. Toutes les dispositions seront prises pour accompagner l’initiative, soutient l’autorité préfectorale.
Santé 18 juin 2021


Renforcement des ressources humaines de la Santé: 1400 autres recrues attendues
Conformément à la volonté du gouvernement de réhabiliter le système national de santé, 1600 agents ont été récemment recrutés au profit des structures sanitaires publiques. Mais ce n’est pas tout car le gouvernement a annoncé vouloir atteindre un effectif de 3000 agents à répartir dans les hôpitaux sur l’ensemble du territoire national. Après les 1600 agents recrutés au profit du ministère de la Santé, une seconde vague est encore attendue d’ici quelques mois. L’objectif étant de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la Santé. Toute chose permettant de combler le déficit en personnel noté dans plusieurs structures sanitaires du pays. « Le gouvernement va encore lancer d’ici deux ans un autre recrutement de 1400 agents de santé afin d’atteindre l’effectif des 3000 agents annoncés. Aujourd’hui, nous avons un déséquilibre en termes de répartition », a fait savoir le ministre de la Santé Benjamin Hounkpatin, samedi 15 mai dernier, après le lancement des épreuves du concours de recrutement des 1600 agents. L’autorité ministérielle explique que les villes sont beaucoup plus achalandées que les zones rurales. Ce que l’Exécutif béninois s’emploie à corriger. Fin décembre dernier, à la faveur de son discours à la nation, le chef de l’Etat, Patrice Talon, avait déjà annoncé les couleurs devant le Parlement, s’agissant du renforcement du système sanitaire. « Au plan sanitaire, notre indice de satisfaction demeure faible, même si le personnel dédié est désormais plus disponible. Il nous faudra encore patienter quelques temps pour constater les effets de nos efforts. La dynamique et les investissements en cours permettront sous peu d’offrir à chacun de nous, y compris les plus démunis, une prise en charge sanitaire convenable », a-t-il promis. Quelques mois plus tard, le dimanche 23 mai dernier, lors de son investiture, à Porto-Novo, Patrice Talon réaffirme sa détermination à relever le système de santé du pays. « Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous: qu’il s’agisse (…) de mettre en place les infrastructures de base indispensables au développement socio-économique ou encore de reconstruire (…) notre système de santé », a insisté le premier magistrat béninois. Après le recrutement des 3000 agents, le gouvernement va veiller à la répartition équitable des ressources humaines au niveau de tous les départements sur toute l’étendue du territoire national, assure le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Et ces agents seront déployés dans les centres de santé pour contribuer à garantir la disponibilité des services publics de la Santé aux Béninois. Ce renforcement des effectifs est l’une des mesures prises par l’Exécutif béninois pour réhabiliter le système de santé béninois, rappelle le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, lors d’une émission spéciale sur les antennes de la Télévision nationale. Cela devrait également contribuer aux actions hautement sociales prévues au cours du présent quinquennat. Santé 18 juin 2021


31e Journée de l’enfant africain: Sos Villages d’enfants Bénin préoccupé par la situation des enfants
La ville de Glazoué dans les Collines a accueilli, mercredi 16 juin dernier, les manifestations marquant la célébration de la 31e Journée de l’enfant africain. Organisée par Sos Villages d’enfants en partenariat avec d’autres organisations, cette célébration a été surtout l’occasion pour les enfants de rue et autres orphelins de faire un plaidoyer à l’endroit des autorités représentées par le préfet des Collines, Saliou Odoubou. La 31e édition de la Journée de l’enfant africain est placée sous le thème « 30 ans après l’adoption de la charte : accélérons la mise en œuvre de l’agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants ». Lors de la célébration, les enfants, par la voix de leur porte-parole, Elisabeth Gbadja, élève en classe de 1re, ont peint un tableau qui n’est pas trop reluisant. Beaucoup continuent de subir quotidiennement les affres de la vie de la part des parents et autres adultes. Ils sont par milliers dans les rues, la maçonnerie, les marchés, les ateliers, les champs et bien d’autres encore subissent silencieusement les abus sexuels. Pour les enfants, le monde reste encore redoutable. Et c’est un devoir d’évaluer, chaque 16 juin, la situation pour connaître les avancées comme les reculs en matière de la protection des enfants. Schadrac Agbato, chef d’orchestre des manifestations, rappelle que le but visé par Sos Villages d’enfants est d’améliorer de manière considérable la situation des enfants qui ont perdu la prise en charge parentale ou qui risquent de perdre l’environnement familial. Et en la matière, Sos Villages d’enfants, une organisation à but non lucratif, et qui ne vit exclusivement que de dons, prend en charge au Bénin plus de 2 000 enfants répartis dans ses centres d’Abomey-Calavi, de Dassa-Zoumé et de Natitingou. Un grand effort surtout quand on sait que la crise sanitaire a des effets drastiques sur la mobilisation des ressources.
Des droits et du bien-être de l’enfant
Tour à tour, Louis Gnansounou de Plan Bénin, Pascaline Fagninou-Gbaguidi de l’Ong Barcar et Moutcharaf Adiga Komanbani, directeur départemental des Affaires sociales, sont revenus sur l’historique et l’importance de cette journée célébrée chaque année en souvenir du 16 juin 1976 où des milliers d’étudiants sud-africains ont manifesté à Soweto (Afrique du Sud) pour exiger une éducation de qualité. Des centaines d’enfants ont été tués et blessés par le régime de l’apartheid en place à l’époque. A la lumière du thème de l’édition 2021 de la journée de l’enfant africain, et au regard des difficultés auxquelles les enfants sont confrontés, le porte-parole des enfants, Elisabeth Gbadja, plaide pour une application intégrale du Code de l’enfant. Une loi qui reste l’avancée majeure réalisée par le Bénin depuis la ratification de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 17 avril 1997. Abandonnés par leurs parents, un nombre de plus en plus élevé d’enfants errent dans la rue, sans que personne ne puisse prendre soin d’eux. On déplore aussi le décrochage scolaire massif des enfants en raison de la quasi-inexistence d’un système de protection des enfants les plus vulnérables. Il y a aussi l’inexistence d’un système formel de prise en charge des enfants ciblés par l’article 133 du code de l’enfant, c’est-à-dire les orphelins et enfants abandonnés ou sans référence parentale, pour ne citer que ces difficultés-là. Répondant aux préoccupations des enfants, le préfet des Collines, Saliou Odoubou les a rassurés. Pour lui, les réformes entreprises par le gouvernement depuis 2016 améliorent au jour le jour, les conditions de vie des populations et par ricochet, celles des enfants, particulièrement les plus vulnérables. Il reconnaît les efforts inlassables déployés pour le bien-être des enfants par Sos Villages d’enfants et les autres organisations de la société civile. Il promet de travailler dans les limites de ses prérogatives à la prise du reste des décrets d’application du Code de l’enfant, notamment les décrets visant les articles 174 et 178 et à veiller à la remise en selle du centre d’accueil et de protection des enfants du département des Collines. «Nul n’est au-dessus de la loi et nous allons nous conformer à la loi que nous nous sommes donnée», indique-t-il. Pour l’heure, les enfants disent vouloir aussi grandir dans de bonnes conditions, pour être à l’âge adulte en capacité de contribuer au développement de leur pays. « Nous ne voulons pas être plus tard des problèmes pour notre société mais plutôt des hommes et des femmes en bonne santé et bien formés qui participent à la recherche de solutions aux problèmes qui vont se poser à la société demain. Aidez-nous à être les enfants que le code de l’enfant veut que nous soyons ! », implore Elisabeth Gbadja. Avant cette célébration, le nouveau préfet des Collines s’est rendu avec sa délégation sur le site devant abriter le Centre d’accueil et de protection (Cape) de l’enfant des Collines. Un chantier abandonné depuis 2014.
Société 18 juin 2021


Fonctionnement du microcrédit Alafia: Des centres de promotion sociale s’approprient le mécanisme
Les chefs des centres de promotion sociale (Cps) des départements du Nord et des Collines prennent part, depuis ce jeudi 17 juin à Parakou, à un atelier de formation sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. Pour une meilleure efficacité sur le terrain, ils seront également aguerris sur d’autres concepts relatifs à la microfinance. Les centres de promotion sociale (Cps) ont un important rôle à jouer dans la promotion de la microfinance. Pour leur permettre de mieux l’assumer, leurs responsables dans les départements du Nord et des Collines renforcent leurs capacités sur le mécanisme de fonctionnement du microcrédit Alafia. C’est à la faveur d’une session de formation qui a commencé, hier jeudi 17 juin à Parakou, et qui prend fin ce jour. Procédant au lancement de la formation, le secrétaire général du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, Pascal Wélé Idrissou Sam, a précisé qu’elle est la deuxième phase d’un processus de renforcement des capacités initié depuis novembre 2020 au profit des directions départementales et de leurs structures opérationnelles. La première phase organisée à l’intention des directeurs départementaux en personne a révélé, soutient-il, la nécessité de combler le gap d’informations entre les structures centrales et les services déconcentrés en vue d’une amélioration efficace des actions du ministère. La présente formation vise, informe-t-il, à aider les participants à comprendre les concepts fondamentaux de la microfinance et de la finance inclusive. Il s’agira également de leur faire connaître le microcrédit Alafia, puis de leur faciliter l’appropriation des attributions de leur ministère de tutelle, spécifiquement dans le secteur de la microfinance, ainsi que les rôles complémentaires des autres acteurs dudit secteur. Ils auront à se familiariser davantage avec les axes d’intervention du Fonds national de la microfinance (Fnm). Le directeur général du Fnm, Abdou Rafiou Bello, a souhaité que cette session d’échanges soit le point de départ d’une longue collaboration dans ce type d’évènement. Selon lui, bien que les participants soient déjà très impliqués dans les affaires sociales, il est nécessaire de leur donner des rudiments sur la microfinance qui répond à une démarche et à des concepts. En effet, les agents des Cps sont les acteurs de premier niveau parlant de la prise en charge des préoccupations des populations. A ce titre leur responsabilité est grande dans la réussite des activités du ministère en général et du microcrédit Alafia, en particulier. Le microcrédit Alafia a été lancé le 27 octobre 2020 par le gouvernement. Sur le plan social c’est son programme pour soutenir les couches les plus démunies, à travers des crédits de petits montants. Economie 18 juin 2021


Electricité résiliente en milieu rural: Pour une réduction de la dépendance énergétique
Reconnue comme une association culturelle qui promeut le développement communautaire à travers le théâtre forum, Sira Production était du 8 au 14 juin dernier à Sègbana, Kalalé et Nikki. C’est dans le cadre d’un projet qu’elle a initié pour promouvoir la filière solaire comme une alternative durable et résiliente afin de réduire la dépendance énergétique des populations rurales. L’association Sira Production est également préoccupée par l’utilisation de l’énergie solaire en milieu rural et les opportunités qui lui sont liées. En témoignent les mini-conférences d’information et de sensibilisation qu’elle a organisées du 8 au 14 juin dernier à Sègbana, Kalalé et Nikki, les communes cibles du Projet solaire pour une électrification résiliente pour tous en milieu rural (ProSER/MR). Selon le coordonnateur de l’association et du projet, Chabi Gado Wahab Zimé, l’objectif principal est de réaliser la cartographie des besoins et contraintes spécifiques des populations rurales en matière d’énergie solaire. Il s’agit également de répertorier les promoteurs de kits solaires et d’organiser des conférences villageoises sur l’utilité et les opportunités liées à cette forme d’électricité résiliente. En effet, après la tournée qui a permis de présenter l’initiative aux autorités administratives des trois communes, la mission du 8 au 14 juin dernier a été consacrée à recenser les besoins et contraintes spécifiques des ménages et des artisans. Elle a également consisté, informe Chabi Gado Wahab Zimé, en la création d’un répertoire des promoteurs de kits solaires qui opèrent dans chacune desdites communes. Dans un second temps, poursuit le coordonnateur, des séances ont été organisées à l’intention des participants pour leur permettre de mieux appréhender les avantages et les opportunités liés au solaire. En ce qui concerne la cartographie des besoins, il a noté plusieurs attentes, notamment l’énergie pour l’éclairage dans les ménages (charger les téléphones portables, alimenter les postes téléviseurs, les ordinateurs, etc.) et l’énergie pour alimenter les congélateurs et réfrigérateurs (vente de produits congelés, boissons de toutes sortes). Il y a également les besoins en énergie électrique pour faciliter l’activité des artisans (soudeurs, coiffeurs et coiffeuses, moulins, unités de transformation de karité, soja, etc.). Toutefois, fait observer Chabi Gado Wahab Zimé, s’il est vrai que le besoin existe et que cette alternative énergétique s’impose, lorsque les kits ne sont pas de mauvaise qualité, ils sont trop chers pour être acquis. Dans la foulée, déplore-t-il, ce sont les populations qui se font régulièrement arnaquer par des ‘’supposés promoteurs’’ de kits solaires. « Le témoignage des autorités locales et communales en ce sens est poignant », confie-t-il. «Une chose est sûre, la pertinence du projet n’est plus à démontrer», assure-t-il.
Des dispositions à prendre
Pour réduire les prix des équipements, il est, dans un premier temps, envisagé d’ouvrir la concurrence en sollicitant d’autres promoteurs. « Il a ensuite été suggéré, pour éviter que les populations se fassent escroquer, d’établir le répertoire des promoteurs de kits solaires et que les promoteurs de kits solaires fiables soient installés dans des boutiques tampons homologuées », détaille le coordonnateur. Aussi, est-il recommandé la mise sur pied d’un comité mixte composé des représentants des consommateurs, des promoteurs et de la mairie pour un suivi évaluation des prestations de ces promoteurs de kits solaires.
Société 18 juin 2021


Secteur minier: Le document de politique et stratégie de développement en validation
D’une contribution marginale à l’économie nationale, le secteur minier est appelé à devenir un pilier pour la mobilisation des ressources au service du développement. Le ministère de l’Eau et des mines y travaille. L’atelier de validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier qu’il organise à cet effet depuis 48 heures, prend fin ce jour. Le Bénin a procédé il y a peu à la relecture de son Code minier, avec pour objectif de le rendre plus attrayant et performant en vue de faciliter la promotion des ressources géologiques et minières du sous-sol et doter le pays d’infrastructures adéquates. La vision du ministère, selon Agnidé Emmanuel Lawin, directeur de cabinet du ministre, c’est de faire en sorte que le potentiel du pays soit valorisé et exploité. Le développement économique et social du Bénin passe également par son secteur minier, expliquait-il, à l’ouverture des travaux de l’atelier consacré à la validation du document de politique et de stratégie de développement du secteur minier. Document dont l’importance est relevée par le directeur général des Mines, Kanon Basile Adjo. C’est dans cette optique qu’il inscrit les importantes initiatives du ministre ces derniers mois pour améliorer la performance du secteur minier et accroitre sa contribution à l’économie nationale. Objet d’une plus grande attention, le secteur minier est capable de soutenir durablement le développement. Il faut donc réfléchir et même travailler pour améliorer et accroitre la contribution du secteur au développement du pays. En cela, Kanon Basile Adjo se réjouit de la tenue de cette rencontre porteuse d’espoir et présageant d’un décollage du secteur minier. Ses attentes et vœux seront repris par Agnidé Emmanuel Lawin pour qui, « pour accompagner le gouvernement, il est nécessaire d’engager des réformes qui déboucheraient sur la modernisation du secteur, l’attraction des investissements directs nationaux et étrangers dans le secteur et l’optimisation de la contribution du secteur au développement social et économique ». L’interprétation des données géologiques acquises, il y a quelques années, et l’organisation de travaux complémentaires, l’étude des filières prioritaires sur lesquelles les efforts seront concentrés pour améliorer la contribution du secteur minier au Produit intérieur brut (Pib), le renforcement des capacités techniques des structures animant le secteur par l’acquisition des équipements pour des travaux de prospection minière et le suivi des activités minières constituent autant d’actions engagées et à engager pour permettre au secteur de combler les attentes de développement. La tenue de cet atelier permettra la mise à disposition du secteur d’un document de guide et d’orientation des actions à mener pour une meilleure contribution du secteur au Pib.
Un potentiel non négligeable
Le directeur de cabinet du ministre des Mines se veut rassurant que le secteur des mines représente de par ses potentialités, un des leviers de développement du pays. Malgré le contexte et un potentiel non négligeable, le secteur ne contribue que de façon marginale au développement du territoire, indique-t-il. Pour révéler le secteur, il penche surtout pour le modèle de développement basé sur le partenariat public-privé souhaité dans maints domaines par le chef de l’Etat. « Le secteur veut participer au développement économique et l’élaboration d’un document de politique et de stratégie quinquennal de développement » en est un des plus grands indicateurs, relève-t-il. Autre élément important, selon lui, l’approche participative qui requiert une large concertation des acteurs concernés pour en arriver à un outil permanent. « Cet atelier représente une opportunité à saisir pour harmoniser les points de vue avec les meilleures pratiques internationales en prenant en compte les expériences pays de la sous-région pour l’attraction des sociétés minières en vue d’asseoir une croissance économique durable », assure aussi Agnidé Emmanuel Lawin. Le Bénin dispose en effet d’un potentiel minier non négligeable mais très peu valorisé. Les données géologiques et minières confirment l’existence de gisements et d’indices intéressants. Agnidé Emmanuel Lawin cite pêle-mêle, les gisements d’or de Perma, les gisements de fer de Loumbou-Loumbou, le marbre d’Idadjo, de Montéwo, les granites de Gobada et Parakou, le kaolin de Kétou, les phosphates de la Mékrou et autres. « Les ruées ces derniers temps vers des sites d’orpaillage dans l’Alibori et le Borgou confirment le potentiel des sous-sols de notre pays qui doit être révélé par des recherches approfondies », soutient-il. Leur mise en valeur augmentera à coup sûr les investissements dans notre pays et contribuera de façon indéniable à la croissance économique et la création de milliers d’emplois.
Société 18 juin 2021


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