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Nouvelles

Administration intelligente: Le vent de la dématérialisation en faveur du contribuable
La dématérialisation des procédures fiscales réduit les tracasseries aux usagers de la Direction générale des Impôts (Dgi), à travers la gamme des prestations qu'offre le portail national des services publics. Le vent de la modernité qui souffle ici soulage véritablement le contribuable béninois. Les formalités manuscrites relevant du domaine de la fiscalité au niveau du service des impôts sont révolues. Les longues tracasseries cèdent désormais place à des procédures simplifiées et fiables à travers la dématérialisation des services au niveau de l’administration fiscale béninoise. Le demandeur de l’Identifiant fiscal unique (Ifu), l’obtient juste au bout de quelques clics sur son téléphone ou son ordinateur. « Aujourd’hui, pour avoir l’Identifiant fiscal unique, tout le monde a la possibilité d’en faire la demande et de l’obtenir en ligne. Il suffit juste de scanner ses pièces et d’aller sur la plateforme de demande d’Ifu en ligne, de saisir les informations nécessaires et de joindre les copies électroniques desdites pièces. Lorsque la demande est traitée, le requérant reçoit dans son mail, l’attestation Ifu, sous forme dématérialisée », a expliqué Géraud Tossou, directeur de l’information des Impôts au cours d’une causerie sur « L’impact des e.services sur les prestations de services aux usagers de l’administration publique », mercredi 9 juin dernier. Jusqu’à un passé récent, le requérant de cette pièce était soumis à un parcours du combattant. « Avant, il fallait faire la photocopie des pièces requises, passer à la Direction générale des Impôts retirer et remplir un formulaire en y joignant les pièces photocopiées, avant de revenir plus tard retirer la pièce demandée», relate-t-il. Avec la mise en place progressive de l’administration intelligente au Bénin, la vie devient plus simple pour les usagers. La même possibilité leur est offerte en ce qui concerne la demande de l’attestation fiscale. Les nombreuses démarches inhérentes à l’obtention de cette pièce autrefois ont l’air banal aujourd’hui. « Avant, pour obtenir l’attestation fiscale, il fallait recueillir la signature de cinq différents chefs services sur le document, ce qui rallonge les délais de la délivrance dudit document », rappelle-t-il. Les choses évoluent désormais dans le sens de la satisfaction des citoyens. Idem pour les procédures relatives aux déclarations fiscales pour lesquelles les formalités au départ n’étaient pas aisées. « Autrefois, le contribuable devrait se rapprocher du service des Impôts pour retirer et remplir le formulaire dédié aux déclarations, y joindre un certain nombre de pièces et déposer le dossier à la recette de paiement. S’il doit faire de paiement suite à ces déclarations, il va se diriger ensuite vers les guichets où il a la possibilité de payer en espèces ou par chèque », se souvient-il. Les données ont changé aujourd’hui. Depuis un moment, toutes ces formalités se font en un laps de temps en ligne. Quelques clics pour remplacer la paperasse Devenue réalité au Bénin depuis quelques années, l’administration intelligente réduit le stress des usagers. « La dématérialisation des procédures fiscales a commencé en 2016 et a pris corps en 2018 par la télé-déclaration et le télépaiement pour les grandes et moyennes entreprises », poursuit Géraud Tossou. Fini aussi le remplissage manuel des nombreuses paperasses dans le cadre des états financiers. La révolution numérique et digitale prend le dessus sur les vieilles habitudes. « Autrefois, on exigeait des photocopies en cinq exemplaires que l’usager devrait déposer à la Direction générale des impôts. Ce processus l’amène parfois à faire la queue, car il est de nos habitudes aussi d’attendre les derniers moments pour remplir les formalités » relève-t-il. Avec la simplification des formalités en ligne, les longues files d’attente n’ont plus droit de cité. « La possibilité est offerte aujourd’hui au contribuable béninois de faire le dépôt des états financiers en ligne, dont la première édition a été effective en 2019 », se réjouit-il. Les conducteurs de véhicules tiennent également une place de choix dans le processus de dématérialisation au Bénin. Ils n’ont plus besoin de faire des kilomètres pour le paiement de la Taxe sur véhicules à moteur (Tvm), quelle que soit leur position géographique. Depuis 2020, le paiement de cette taxe par téléphonie mobile est entré dans les habitudes. Ces différentes prestations disponibles sur le portail national des services publics sont autant bénéfiques pour le contribuable que pour l’Etat. Amélioration du climat de confiance entre les usagers et la Dgi au regard de la qualité des prestations offertes, réduction des tracasseries et de stress, gain de temps et de ressources financières… bref, la liste des bénéfices qu'en tirent les citoyens n’est pas exhaustive. Du côté de l’Etat, on note une meilleure santé des caisses. « Avec ces nouveaux services offerts aux usagers, la façon de travailler a changé un peu. Aujourd’hui, nous n’avons pratiquement plus de caissiers (au niveau de notre direction : ndlr), parce que les paiements se font en ligne. Ils ont été reconvertis à d’autres tâches », apprécie le directeur de l’information des Impôts. Idem pour les gestionnaires de dossiers, qui passaient leur temps à étudier les dossiers physiques. Ils sont orientés vers d’autres tâches. Ce qui permet d’augmenter les performances de la Dgi. Augmentation des recettes fiscales Si la Covid-19 soumet à rude épreuve les économies du monde, elle n’a pas eu raison des efforts au niveau de l’administration fiscale béninoise. « Il a été noté qu’avec les procédures en ligne, les recettes fiscales ont été augmentées. En cette période de pandémie où la plupart des administrations fiscales éprouvent de difficultés à mobiliser les ressources, la Direction générale des Impôts a pu atteindre les objectifs à elle assignés », se réjouit Géraud Tossou. Ces efforts au niveau de l’administration fiscale ne sont qu’un début. Le gouvernement promet d’en faire plus. « Nous travaillons pour l’amélioration des services. Nous ne sommes pas encore satisfaits de ce que nous offrons. Nous sommes à l’écoute du contribuable pour améliorer les services », rassure-t-il. Au-delà des grandes et moyennes entreprises, la Dgi envisage également le télépaiement au profit des petites entreprises. « Les mêmes facilités sont en vue en ce qui concerne les factures normalisées pour lesquelles la structure est en train de mettre en place une plateforme pouvant permettre aux usagers de vérifier la validité desdites factures en scannant le code QR disponible sur cette facture», annonce-t-il. Mieux, un nouveau système de gestion des impôts à même de corriger les insuffisances notées actuellement est en gestation, car il ne suffit pas seulement de proposer des e.services, il faut aussi s’assurer de leur efficacité en facilitant par ailleurs la liaison entre eux. Le gouvernement en est conscient. Grâce aux différentes innovations, l’Etat restera un et indivisible au point où les bases de données pourront communiquer entre elles. « De plus en plus, l’Etat évitera de demander aux citoyens de refournir une pièce qu’il produit lui-même. Lorsqu’un service public produit un document, pour des besoins d’un service public, il ne sera plus question de fournir à nouveau les mêmes pièces dans le cadre d’autres prestations », assure Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances. C’est dire que le gouvernement œuvre inlassablement pour l’efficacité de l’administration intelligente au Bénin. Société 17 juin 2021


Euro 2020: La course aux places qualificatives s’intensifie
L’Euro 2020 a démarré depuis vendredi 11 juin dernier et le rythme monte. Les meilleures sélections européennes croisent les crampons pour tenter de décrocher le trophée continental. Au terme de la première journée, tout reste encore à faire pour les équipes en compétition. La deuxième journée s’annonce déterminante pour creuser l’écart ou sombrer. Un mois de compétition, 24 équipes réparties en six groupes, 51 matches disputés dans onze stades de divers pays d’Europe, l’Euro 2020 bat son plein. Du 11 juin au 11 juillet 2021, les meilleures sélections du vieux continent sont à la conquête de la Coupe d’Europe. Au programme, la phase de poule avec trois journées du 11 au 23 juin, la phase à élimination directe à partir du 26 juin où démarrent les huitièmes de finale, puis la finale le dimanche 11 juillet. La première journée de la phase de poule s’est achevée mardi 15 juin dernier. Les spectateurs sont davantage situés sur la performance des équipes en compétition. La plupart des grandes équipes d’Europe ont réussi leur entrée en lice ; les uns dans la douleur notamment les Pays-Bas, l’Angleterre et la France et les autres dans la sérénité en l’occurrence l’Italie, la Belgique, le Portugal. Moins attendues, certaines équipes comme la Finlande, la République Tchèque, l’Autriche, la Slovaquie, se sont montrées dangereuses. Quelques regrets pour l’Allemagne qui a perdu face à la France ; la Pologne qui s’est inclinée devant la Slovaquie et l’équipe espagnole qui a été tenue en échec par la Suède. Lors de la deuxième journée qui a démarré hier, les équipes ayant déjà remporté leur premier match vont tenter de creuser l’écart. L’Espagne et l’Allemagne vont se donner à fond pour se rattraper et rester dans la course à la prochaine phase. Pour le moment, seule l’Italie est assurée de sortir de la phase de poule. Les jeux sont largement ouverts pour toutes les équipes, même si la Turquie, avec sa deuxième défaite hier, est déjà sur la sellette. S’agissant des statistiques individuelles, Cristiano Ronaldo, avec son doublé face à la Hongrie, devient le recordman du meilleur buteur de la phase finale de l’Euro (11 buts). Pour ce qui concerne la présente édition de l’Euro, il partage pour le moment, la première place avec deux joueurs qui ont réussi un doublé dès leur premier match notamment Romelu Lukaku (Belgique) et Patrick Schick (République Tchèque), Manual Locatelli et Ciro Imobile (Italie). Résultats et calendrier par groupes A la date de ce jour, jeudi 17 juin, les résultats se présentent comme suit : Groupe A : 1 - Italie : 6 points, 2 victoires 2 - Pays de Galles : 4 points, 1 match nul et une victoire 3 - Suisse : 1 point, 1 match nul 4 - Turquie : 0 point, 2 défaites Matchs : 11 juin : Turquie 0-3 Italie. 12 juin, Pays de Galles 1-1 Suisse. 16 juin : Turquie - Pays de Galles 0-2. Italie - Suisse 3-0. 20 juin : Italie - Pays de Galles à 18h. Suisse - Turquie à 18h. Groupe B : 1 - Belgique : 3 points, 1 victoire 2 - Finlande : 3 points, 1 victoire 3 - Danemark : 0 point, 1 défaite 4 - Russie : 0 point, 1 défaite Matchs : 12 juin : Danemark 0-1 Finlande. Belgique 3-0 Russie. 16 juin : Finlande - Russie à 15h. 17 juin : Danemark - Belgique à 18h. 21 juin : Russie-Danemark à 21h. Finlande-Belgique à 21h. Groupe C : 1 - Autriche : 3 points, 1 victoire. 2 - Pays-Bas : 3 points, 1 victoire. 3 - Ukraine : 0 point, 1 défaite. 4 - Macédoine du Nord : 0 point, 1 défaite. Matchs : 13 juin : Autriche 3-1 Macédoine du Nord. Pays-Bas 3-2 Ukraine. 17 juin : Ukraine - Macédoine du Nord à 15h. Pays-Bas - Autriche à 21h. 21 juin : Macédoine du Nord - Pays-Bas à 18h. Ukraine - Autriche à 18h. Groupe D : 1 - République tchèque : 3 points, 1 victoire. 2 - Angleterre : 3 points, 1 victoire. 3 - Croatie : 0 point, 1 défaite. 4 - Écosse : 0 point, 1 défaite. Matchs : 13 juin : Angleterre 1-0 Croatie. 14 juin : Écosse 0-2 République tchèque. 18 juin : Croatie - République tchèque à 18h. Angleterre - écosse à 21h. 22 juin : République tchèque - Angleterre à 21h. Croatie - écosse à 21h. Groupe E : 1 - Slovaquie : 3 points, 1 victoire. 2 - Espagne : 1 point, 1 match nul. 3 - Suède : 1 point, 1 match nul. 4 - Pologne : 0 point, 1 défaite. Matchs : 14 juin : Pologne 1-2 Slovaquie. Espagne 0-0 Suède. 18 juin : Suède - Slovaquie à 15h. 19 juin : Espagne - Pologne à 21h. 23 juin : Suède - Pologne à 18h. Slovaquie - Espagne à 18h. Groupe F : 1 - Portugal : 3 points, 1 victoire. 2 - France : 3 points, 1 victoire. 3 - Allemagne : 0 point, 1 défaite. 4 - Hongrie : 0 point, 1 défaite. Matchs : 15 juin : Hongrie 0-3 Portugal. France 1-0 Allemagne. 19 juin : Hongrie - France à 15h. Portugal - Allemagne à 18h. 23 juin : Portugal - France à 21h. Allemagne - Hongrie à 21h. Sports 17 juin 2021


Elimination des Ecureuils: « Il n’y a pas d’échec définitif », dixit Wilfried Léandre Houngbédji
Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, est revenu sur l’élimination, mardi 15 juin dernier du Bénin par la Sierra Leone lors de la sixième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) Cameroun 2021. C’était à l’occasion de son traditionnel point de presse d’après conseil des ministres. C’est désormais un secret de polichinelle, le Bénin ne participera pas à la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Les dés sont désormais jetés mais pas pour autant pour laisser place au découragement. Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, est revenu de long en large sur ce match qui était celui de tous les espoirs. « En tant que Béninois, en tant que supporteurs des Ecureuils, nous étions tous en droit d’espérer et de rechercher une qualification à une deuxième phase consécutive de la Can après l’édition de 2019. Il se fait que l’heure qui sonnait ce mardi-là n’était pas l’heure des Ecureuils. Voilà pourquoi à l’arrivée, nous n’avions pas pu tirer notre épingle du jeu », a-t-il souligné. Le Bénin va devoir, comme beaucoup d’autres pays, suivre la Can 2021 de loin. Mais Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que « l’équipe qui a joué, mardi dernier, est composée d’à peu près des mêmes qui ont conduit l’épopée de 2019 en portant le Bénin pour la première fois de son histoire au stade des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations. Cela veut dire que si les mêmes avaient eu plus de possibilité de nous qualifier, ils l’auraient fait puisque c’est tout à leur gloire autant que c’est à la gloire du pays ». Le porte-parole du gouvernement tire les leçons qui s’imposent et souhaite qu’à l’avenir le maximum de points soit pris lors des matchs à domicile. « La leçon fondamentale que nous devons tirer est de maximiser nos chances en prenant le maximum de points possibles lors des phases où nous recevons des adversaires chez nous», va- t-il ajouter. A l’avenir, il va falloir ne plus laisser filer des points à domicile. Pour conclure, le porte-parole du gouvernement a fait savoir que les Ecureuils ont donné ce qu’ils avaient de meilleur en eux, même si cela n’a pas suffi à la qualification. Wilfried Léandre Houngbédji reste persuadé qu’un point sera fait par la Fédération béninoise de football avec l’entraineur et les joueurs eux-mêmes pour voir ce qui est à reconstruire ou à améliorer. «L’échec d’aujourd’hui doit être considéré comme annonciateur de grandes victoires à venir et il faut s’en persuader. Il n’y a pas d’échec définitif. Nous avons manqué le rendez-vous de Cameroun 2022, mais nous serons présents à d’autres rendez-vous pour des performances éblouissantes », a-t-il conclu. Par Ulrich AKPOVO (Stag.) Sports 17 juin 2021


Audience à la Cour suprême: Le préfet de l’Ouémé prend conseils auprès du président
Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou se donne toutes les garanties pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de Porto-Novo. C’est dans ce cadre qu’elle a jugé utile de rencontrer le président de la Cour suprême, Victor Adossou qui l’a reçue en audience, dans l’après-midi du mardi 15 juin dernier. Pour la représentante du chef de l'Etat au niveau du département de l'Ouémé, les échanges avec son hôte lui ont permis de s’abreuver des principes de la légalité des actes en matière de décentralisation et de la gouvernance locale. En effet, selon elle, l'une des missions du préfet est le contrôle de la légalité des actes pris par les maires. « Il faut que les actes soient conformes à la loi. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de me déplacer pour rencontrer le président de la Haute juridiction afin de m'abreuver de ses conseils », précise-t-elle. Le préfet de l’Ouémé avoue avoir beaucoup appris lors de sa visite au président de la Cour suprême. Victor Dassi Adossou, confie-t-elle, l’a conseillée de prendre soin de vérifier tous les actes qui lui parviennent. Mieux, Marie Akpotrossou informe que le président de la Cour suprême lui recommande de s’assurer de la conformité de l’acte à la loi avant de se décider, si elle est amenée à prendre une décision. L’autorité préfectorale n’entend pas s’arrêter au niveau de la Cour suprême compétente en matière administrative et judiciaire. Marie Akpotrossou a prévu de faire le même exercice avec tous les autres présidents d’institutions de la République installées dans l'Ouémé afin de bénéficier aussi de leurs conseils avisés pour la réussite de sa mission. Immaculée HOUEDETE, (Stag.) Ouémé-Plateau Actualités 17 juin 2021


Protection des aires de pâturage à Banikoara: Les comités villageois de suivi de balisage installés
Que de victimes et de dégâts matériels occasionnés par les conflits liés à la transhumance au Bénin. Afin de les éviter, le Conseil communal de Banikoara a pris, lundi 14 juin dernier, l’engagement de préserver l’environnement, puis de protéger ses aires de pâturage. Une mission conduite par le premier adjoint au maire de Banikoara, Alou Toko N’douro, procède depuis lundi 14 juin dernier, à la mise en place des comités villageois de suivi de balisage des aires de pâturage sur l’axe Gomparou-Founougo-Kandèrou. Cette initiative traduit la volonté du conseil communal de Banikoara de ne plus voir la transhumance donner lieu à des conflits aux conséquences dramatiques. C’est en présence du chef de l’arrondissement de Gomparou, des élus locaux, des représentants de la section communale de l’élevage et de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) que les cérémonies d’installation se sont déroulées. Dans la foulée, les localités de Gomparou Gokpadou, Gomparou Goussirou, Gomparou Peul, Niékoubanta et Kpéssanrou ont vu leurs comités officiellement installés. C’était lors de la première journée. La mission de ces comités consistera à assurer le recensement, informer et sensibiliser les agriculteurs installés le long dudit axe. De même, ils auront à assurer la veille citoyenne pour un bon déroulement de l’activité de balisage, gage d’une transhumance pacifique qui évitera les conflits entre agriculteurs et éleveurs. Ainsi, chacun de ces acteurs pourra vaquer, en toute quiétude, à ses occupations. Société 17 juin 2021


Session mensuelle de la Cad dans le Mono: De nouvelles réformes introduites pour plus d’efficacité
Une meilleure gestion du temps est la touche du tout nouveau préfet du Mono Dêdêgnon Bienvenu Milohin, à l’organisation de la réunion statutaire dénommée Conférence administrative départementale (Cad). Les détails sur cette réforme ont été déclinés, hier mercredi 16 juin, à la session mensuelle de la Cad à la préfecture de Lokossa. La première session de la Conférence administrative départementale (Cad) présidée, hier, par le tout nouveau préfet du Mono, Dêdêgnon Bienvenu Milohin, a été l’occasion pour lui de décliner sa vision de l’organisation de cette activité statutaire. Celle-ci se résume en une meilleure gestion du temps de travail afin que la réunion mensuelle soit plus efficace. La ponctualité des membres et la révision de la méthode de travail constituent les piliers de la nouvelle vision. Sur le principe de la ponctualité, le préfet n’entend pas faire de concession. Les retardataires à la session réunie, hier, au siège de la préfecture de Lokossa en ont eu pour leur compte en matière de mise en garde. « Il n’est pas normal que nous qui décidons du développement nous puissions venir en retard », a prévenu le préfet d’un ton ferme. Outre la ponctualité, l’autorité préfectorale a également le souci de conduire efficacement les travaux dans un « temps court ». Dans ce cadre, l’ancienne pratique récurrente des échanges sur la forme et le fond du compte rendu de la session précédente est appelée à se moderniser. « Nous avons décidé qu’à partir de la prochaine Cad, le point relatif à l’adoption des comptes rendus soit simplement consacré à la validation pendant qu’en amont, les uns et les autres ont eu le compte rendu et transmis leurs observations en version électronique. Ce que le secrétariat aurait déjà intégré », explique le préfet. Les membres de la Cad du Mono ont été également informés que d’autres réformes interviendront dans le temps. « Progressivement, nous allons améliorer davantage de sorte que cette rencontre soit millimétrée. Nous ne viendrons débattre que de l’essentiel dans un temps court », projette Bienvenu Milohin. « De toute évidence, insiste-t-il, au fur et à mesure des expériences, nous allons corriger de sorte que chacun puisse prendre le pli ».
Préoccupations débattues
Des préoccupations débattues à la session, l’état de mise en œuvre du programme de réalisation du Circuit touristique intercommunal dans le Mono (Cirtoum) et celui du Programme d’adaptation des villes au changement climatique (Pavicc) qui impacte Comé au nombre des quatre communes pilotes ont retenu l’attention. Le programme Cirtoum vise à booster le développement économique du département à travers la valorisation de douze sites touristiques à raison de deux par commune. Il est mis en œuvre conjointement par le Groupement intercommunal du Mono et les collectivités locales sur financement de l’Union européenne. Mais sur les six communes du département, Grand-Popo et Comé notamment sont à la traine dans la consommation des fonds mis à disposition. Une tendance que le préfet va essayer de renverser à la faveur d’une séance de travail qu’il projette d’organiser avec les parties prenantes. Le programme arrive à terme en octobre prochain.
Société 17 juin 2021


Exposition au Centre de Lobozounkpa: Quatre jeunes plasticiens en « Perspective »
Quatre talents au parcours prometteur présentent, au Centre de Lobozounkpa, «Perspectives», un pan de leurs réflexions et travail. Le public s’en délecte, et les organisateurs ne s’en frottent pas moins les mains. Les hauts murs blancs de la salle d’exposition du Centre de Lobozounkpa sont ornés depuis le 12 juin dernier d’œuvres d’art de divers acabits. Quatre artistes sont en perspective sur une exposition collective du même nom dont le vernissage a eu lieu, vendredi dernier. Le public et les usagers du Centre de Lobozounkpa ont jusqu’au 11 septembre prochain pour en apprendre un peu plus sur Jimas Ametonou, Cortex Asquit, Katy Nobel et Aurel Yahouédéhou. C’est d’ailleurs ce dernier qui, le premier, retient très vite l’attention du visiteur avec ses montages photo-dessins dont le produit final se situe entre fascination et étonnement. Domination, alter ego, conscience, upside, spitits rising, Damballah… les neuf réalisations proposées par le jeune artiste ne laissent indifférent aucun visiteur. Le message n’est pas toujours perceptible au premier regard, mais on peut s’accorder sur le talent singulier en photographie et en dessin du jeune artiste. Ses montages illustrent à perfection ses illusions d’artiste et on peut bien s’accorder à dire qu’avec lui, les perspectives sont plutôt bonnes. Pas si loin de lui, Nobel Koty avec ses «Torsions» et «feuillages». Les deux séries de toile de cet autre plasticien qui en est à sa première exposition allient dessin et peinture. Il aurait pu faire un bon psy ce Nobel Koty. La philosophie de la vie qu’il projette sur ses toiles avec de l’acrylique est un peu agressive pour la vue. Veut-il choquer ? Non. « Nous vivons dans une société qui est transformée suivant des normes. Cette norme est de restreindre notre façon de penser et d’agir. Ceux qui ne marchent pas suivant ces normes sont considérés comme des êtres à part ». Nobel ne se réclame pas de cette catégorie. Il peint juste les turbulences de la société et offre ses toiles pour se comprendre et pour mieux comprendre les autres. Dans cet état de cogitation, il est plus facile de chercher ou même de trouver des réponses, pense l’artiste. L’état de repli sur soi, le choc de transformer et se rapprocher constituent autant d’émotions et de sensations que projette cet artiste, passionné de dessin depuis son jeune âge. Jimas Ametonou est un artiste à suivre dans le temps. Son œuvre en pleine gestation est encore très perfectible. Mais la marche progressive de l’artiste laisse entrevoir un pinceau qui fascinera. Pas étonnant qu’il soit de la « Perspective » du Centre de Lobozounkpa. Ses œuvres retiennent l’attention par les visages d’enfants innocents qui s’y logent. C’est un pinceau de plus au service de la lutte contre le travail des enfants. Sauf qu’ici, l’approche est toute autre. Jimas expose sur chaque tableau, en plus du regard perdu des enfants, des fruits aux dimensions disproportionnées. Le message ? C’est que la société fait subir à ces petits êtres en quête de meilleure vie des œuvres et des conditions au-delà de ce qu’ils peuvent supporter. Et pour tout parfaire, les grands vides qui s’échappent de chacune de ces toiles expriment le silence de la société sur ce drame. « Je pars de cette idée pour m’exprimer. Ma peinture est très influencée par le surréalisme. Les réalités et l’imagination se coïtaient, inspirées par les frontières de l’inconnu. C’est un ressenti, je ne peins que ce que je ressens », confie-t-il. Les sensations du public sont très attendues par l’artiste. Cortex Asquit vient fermer la marche. Sa première série God is a woman donne à voir cinq œuvres. Suivent « Wuman », une série de deux autres, puis « Yèhouéssi » et « Nonssu ». Cortex retient l’attention par la qualité de ses œuvres et le style de sa réalisation. C’est avec lui que l’exposition prend réellement son titre. Il est en nette progression dans le temps et avec lui, tout est prometteur.
Accompagnement sur le long terme
Comment et pourquoi un centre de renom et de grande réputation, habitué à accompagner de grands noms de la culture du Bénin et d’ailleurs expose-t-il des pinceaux en herbe et en quête de confirmation ? A la question, la réponse de Marion Hamard, directrice du Centre de Lobozounkpa ne se fait pas attendre. Le projet d’exposer ces quatre jeunes plasticiens épouse bien la philosophie du Centre, celle d’être une porte d’entrée pour les artistes. «La vision du Centre, c’est de travailler avec tous les artistes… pour nous c’est assez important de promouvoir les jeunes artistes que nous avons ici, qui ont du mal à avoir de la visibilité», explique-t-elle. Le Centre veut surtout faire bénéficier à ces jeunes la visibilité construite avec des artistes de grande renommée, tout en continuant à travailler avec ces derniers. «L’intérêt d’aller vers de jeunes artistes, c’est parce que nous sommes dans un pays qui dispose de peu d’espaces de promotion et de diffusion de l’art contemporain», soutient-elle. L’idée, c’est de donner à chacun sa chance. « Ce n’est pas parce que quelqu’un n’a pas été exposé qu’il ne mérite pas d’être exposé et ce n’est pas parce que l’on est exposé qu’on est forcément bon », nuance la directrice du Centre.  
Culture 17 juin 2021


Contribution au rayonnement de l’Institut français: L’ambassade de France honore Sylvain Flanda
Agent de l’Institut français, Sylvain Flanda se voit honoré par l’ambassade de France à son départ à la retraite. Sa contribution au rayonnement de cet établissement dédié à la promotion du dialogue des cultures et des échanges artistiques entre la France et le Bénin, pendant 24 ans, lui vaut ce mérite. Sylvain Flanda laisse pour l’Institut français du Bénin le souvenir d’un agent modèle dont les nouvelles générations de travailleurs devront s’inspirer pour les valeurs humaines et professionnelles qu’il a incarnées pendant ses 24 années de service. Pour Marc Vizir, ambassadeur de France au Bénin, l’ambassade s’honore de lui décerner la médaille d’honneur du travail, une distinction qu’il juge pleine de symbole. « Elle récompense certes votre ancienneté mais surtout la grande qualité des services que vous avez rendus à notre établissement dédié à la promotion du dialogue des cultures et des échanges artistiques entre la France et le Bénin. Pendant ces 24 années, vous avez fait montre d’un dévouement et d’un professionnalisme sans faille, au service de la France, au Bénin. De vous, vos collègues retiennent l’image d’un homme courtois, loyal, toujours à l’écoute, dont la sagesse inspirait et accompagnait chacun », a témoigné l’ambassadeur à l’endroit de l’intéressé, le 3 mars dernier, à l’occasion de la remise de la médaille d’honneur du travail consacrant son parcours au sein du Centre culturel français du Bénin devenu Institut français du Bénin. Sylvain Flanda demeure, à en croire Marc Vizy, une figure de cet établissement qu’il a marqué et restera le témoin privilégié de sa trajectoire, de la fin des années 90, date de son recrutement aux années 2020, date de son départ à la retraite. Un bel hommage que ce dernier reçoit avec toute la modestie qui le caractérise. Pour lui, témoignage doit, avant tout, être rendu au créateur qui lui a permis durant ces années de servir aux côtés d’autres agents avec tout le dévouement et l’exigence que requiert la fonction qu’il a occupée. A tous ceux qu’il a côtoyés pendant sa carrière il a réitéré sa reconnaissance et appelé les uns et les autres au sens du service bien fait. Il dit partir à la retraite avec le sentiment du devoir accompli. Culture 17 juin 2021


Réflexion: Et si le Bénin était devenu « le Meilleur » en gouvernance économique en Afrique ?
« Nous n'avons jamais vu l'économie mondiale s'arrêter net. C'est bien pire que la crise de 2008.» En pleine crise du coronavirus, alors que près de la moitié de la population mondiale était confinée, le Fonds monétaire international (Fmi) n'a pas hésité à employer des superlatifs pour caractériser l'arrêt de l'économie planétaire, qui affecte l'offre et la demande. De nombreux pays ont en effet multiplié les mesures (chômage partiel, aides diverses pour les entreprises…) pour soutenir les capacités de production nationales. Mesures qui viendront grever leur budget, dans un contexte post-crise financière de 2008 où les croissances peinent à repartir et l'endettement public continue de se creuser de manière inquiétante.
Le Bénin, un exemple de gouvernance économique
Alors que des pays comme la France instauraient un confinement généralisé compte tenu de leur contexte sanitaire et de leur structure économique (diverses aides aux entreprises) – 100 milliards d’euros pour le financement de l’économie – le Bénin a été le premier pays africain à prendre en compte le caractère informel de sa microéconomie et sa mésoéconomie, en proposant un cordon sanitaire géographique au lieu d’un confinement global. Ce coup de génie et cette décision pragmatique témoignent de la clairvoyance du leadership béninois. De fait, en dépit des chocs exogènes dus à la pandémie, le Bénin affiche une croissance économique de 2,3 % en 2020, une prévision de croissance de 4,8 en 2021 et 6,5 % en 2022, selon la Banque africaine de développement. En outre, notre pays donne en ce début d’année 2021, Post Covid, le signal d’un des pays les mieux gouvernés économiquement, selon le Fonds monétaire International, en émettant un milliard d’euros sur le marché international de la dette. Cette opération avec un record de maturité a été réalisée en deux tranches : la première concerne un montant de 700 millions d’euros assortis d’un taux d’intérêt de 4,8 % pour une maturité de 11 ans, tandis que la seconde porte sur 300 millions d’euros assortis d’un taux d’intérêt de 6,8 % pour une maturité de 31 ans.
Un Guichet unique du financement des projets pour l’avenir
Avant la crise de la Covid-19, l’Afrique accusait déjà un déficit de financement d’infrastructures de 108 milliards de dollars par an. La pandémie a provoqué une autre urgence puisqu’à ce jour, elle a fait perdre à l’Afrique 173 à 237 milliards de dollars de Pib. Le président de la Bad, Dr Akinwumi A. Adesina, estime en revanche à 2 300 milliards de dollars la valeur des engagements des banques publiques de développement à 2030, dans le cadre des programmes Odd. Une proposition concrète en faveur d’un financement adapté aux réalités du 21e siècle serait donc de mutualiser une partie de ces ressources, en créant un fonds basé en Afrique et réunissant les contributions de l’ensemble des bailleurs du continent. Il s’agirait en quelque sorte d’un «guichet unique» qui financerait des projets aussi bien publics que privés, pour partie en investissement et pour partie en garantie, afin d’inciter l'investissement privé. Voilà une solution concrète qui permettra aux pays africains dont le Bénin, de relever les défis tels que : la mise en place des infrastructures, la lutte contre le réchauffement climatique, la conservation de la biodiversité et qui favorisera l’autonomie financière des jeunes et des femmes. Par Khaled IGUÉ Economiste béninois, Banquier d’affaires, Associé en charge de l’Afrique chez B&A Investment Bankers et auteur du livre «l’Heure de l’Afrique ».
Société 16 juin 2021


Débordement du fleuve Mono: Le préfet Milohin exprime sa compassion à Guézin
Victimes d’inondation depuis quelques jours, les populations de Guézin dans la commune de Comé, appellent au secours. Lundi 14 juin dernier, le préfet Bienvenu Milohin leur a exprimé sa compassion. Profitant du lancement du Bepc, le préfet et ses proches collaborateurs ont constaté l’ampleur de la situation induite par le débordement du fleuve Mono de son lit. La douzaine de villages de l’arrondissement d’Agatogbo et les huit de Ouèdèmè-Pedah sont les plus touchés par la montée des eaux, au dire du maire de la commune, Bernard Adanhokpe, et des élus locaux. Des voies de circulation, des établissements scolaires et bien d’autres infrastructures communautaires sont inondés, fait savoir le maire, parlant des dégâts. Face à l’ampleur de la situation, les communautés lacustres de Guézin et des environs ne savent plus à quel saint se vouer. «Nous sommes obligés de déployer des pirogues pour faciliter le déplacement des populations dans les deux arrondissements», appuie le maire. Au niveau de Guézin, la scène des enfants pataugeant dans l’eau qui a recouvert la principale voie traversant le village et celle d’autres populations obligées de rallier leurs habitations à l’aide de pirogue en disent long sur la détresse. Cette situation qui affecte plusieurs localités à Grand-Popo et à Athiémé ne serait pas le fait d’une abondance de pluie au niveau du département du Mono. Le maire de Comé et ses administrés désignent plutôt la fermeture de l’embouchure dénommée la Bouche du Roy au niveau de Grand-Popo. Selon eux, l’ouverture de l’embouchure pourrait permettre de libérer leurs territoires du trop-plein d’eau fluviale qui irait ainsi se jeter dans l’Océan Atlantique. Le fleuve Mono reçoit en ce moment, selon des spécialistes, beaucoup d’eau en provenance de la partie septentrionale du Bénin. Si l’ouverture de l’embouchure est un souhait pour le maire, elle a été réclamée un peu plus énergiquement, à tour de rôle, par le chef de l’arrondissement d’Agatogbo puis le chef du village de Guézin et ses conseillers. Par rapport aux doléances exprimées par les uns et les autres et aux constats faits, le préfet a promis de rendre compte au gouvernement. «Nous avons tenu à être ici pour vous dire que votre bien-être préoccupe le gouvernement», apaise le préfet avant de promettre qu’«une solution sera rapidement trouvée». Aux habitants de Guézin venus massivement, avec à leur tête des élus, pour accueillir sa délégation, le préfet a conseillé de prendre soin des enfants et de les préserver des affres des inondations.   Environnement 16 juin 2021


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