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Nouvelles

Législatives 2019: Malick Gomina répond à l’appel des jeunes et leaders de la Donga

Prendra-t-il part ou non aux législatives de 2019 ? C’est la question que se posent nombre de fils et filles de Djougou. Habitués à voir Dr Malick Gomina s’engager dans les œuvres sociales et marquer positivement la jeunesse par l’exemple qu’il constitue, ils n’ont de cesse de nourrir le débat autour de sa candidature aux prochaines élections.

Fortement courtisé, il a fini par céder à l’appel des mouvements de jeunes et des leaders en dévoilant son ambition, samedi 2 décembre dernier à Djougou. Devant plusieurs responsables de cellules politiques et cadres de la Donga, le directeur général du groupe de presse ‘’Fraternité’’ a indiqué qu’il sera en course pour les législatives. Ceci pour conforter l’action de ses aînés engagés aux côtés du président de la République pour le développement du département. Face aux nombreux défis à relever au quotidien pour une amélioration des conditions de vie des populations, il estime que sa contribution ne sera pas de trop. Citant Abdoulaye Bio Tchané et autres leaders politiques, il a, sans détour, souligné son désir de marcher sur leurs traces. Prônant un leadership éclairé dont le fondement ne vise que l’intérêt commun, il a appelé les différentes couches socioprofessionnelles à donner corps à son ambition.

Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

Politique 04 déc. 2017


Fête traditionnelle de la Gaani: Le bal des célébrations ouvert par Nikki

La capitale du royaume des Boo et Baatombou, Nikki, a débordé de monde le week-end dernier. Sous l’égide de l’empereur Sabi Nayina III, elle a vécu et vibré au rythme et aux couleurs de la Gaani 2017.

A l’occasion de la Gaani 2017, les 2 et 3 décembre derniers à Nikki, l’heure était une nouvelle fois aux grandes retrouvailles entre les fils et filles de l’aire culturelle Boo et Baatombou autour du Sinaboko Sabi Nayina III. C’est depuis août 2015 que ce dernier a été porté au trône, pour présider aux destinées de l’empire du Baru Tem.
Il sonnait 12 h 45, lorsqu’ habillé en tenue des grands jours et porté par son cheval également bien paré, il quitta son palais pour le parcours rituel, le quatrième auquel il sacrifie en trois années de règne. C’est après avoir effectué sa majestueuse sortie dans la cour du palais impérial, sous les ovations du public. Il avait à sa suite un cortège composé d’une cavalerie impressionnante, une équipe des griots Ganku et Barobu qui faisaient ses louanges en jouant de gros tam-tams et tambourins d’aisselle non sacrés. Le chef des Kiriku ou des récades à la cour, Baa Agban, chargé de la sécurité et du protocole, le premier ministre, Sina Dounwirou, les trompettistes, ainsi qu’une foule de curieux étaient également de la partie.
Le parcours rituel long d’une dizaine de kilomètres est marqué par neuf étapes dont la première station est Lemannou ou Demannou, la maison de Magazi, où il rend visite à l’imam et son adjoint Naïmi. Il se rend ensuite sur le "gros tas d'ordures " où Yankou Bakararou pour faire des prières selon un rituel particulier. Par le passé, c’était de cet endroit que les guerriers partaient sur les champs de bataille. Dakirou, l'emplacement des tombes de Baké Doué et de son frère Séro Bétété qui, ayant appris la défaite de l'armée de Nikki devant celle des Peuls, auraient disparu en cet endroit, ainsi que Bantiarou, le lieu où gisent les puissants princes comme Farou Yérouma, n’ont pas été occultés. L’empereur et sa suite étaient également au palais royal de Danri, le quartier de la dynastie Dafiarouou Lafiarou où se trouvent les tombes des rois de Kpé Lafia Gambarou Souanrou, de Kpé Soumaïla Séro, de Séro Sooro alias Sounon Lafia et de Sabi Nayina, pour les mêmes rituels. Il retourne à son palais impérial. C’est pour, sans aucun cérémonial particulier, se présenter devant les tambours sacrés. Avec son cortège, il reprend la route pour la septième station où se trouve la tombe du roi Kpé Gounou, avant de se présenter à nouveau devant les tambours sacrés installés dans la cour impériale. Il peut enfin rejoindre son palais où il descend de son cheval pour regagner la case ronde. C’est pour y retrouver sa sœur, la Gnonkogui qui l’attendait. Entouré de ses ministres et des dignitaires, il a suivi le déroulement des festivités. Tour à tour, les différentes délégations constituées des membres du gouvernement et des têtes couronnées ou chefs traditionnels se sont succédé pour lui présenter les vœux de nouvel an et lui offrir des présents.Il y avait les rois de Bouay, de Kika et de Sandiro et de bien d’autres royaumes.
C’est le ministre Saka Lafia qui a conduit la délégation gouvernementale. Le président de la Haac, Adam Boni Tessi, son homologue du Ces, Augustin Tabé Gbian, ainsi qu’une forte délégation des parlementaires ont rehaussé de leur présence l’évènement.

Autres rituels

La Gaani s’est poursuivie, ce dimanche 3 décembre, avec la cérémonie de la Kayéssi. Cette journée a été réservée au rasage, à l’authentification et au baptême des princes et princesses par la reine mère, Gnonkogui et à la cérémonie d'allégeance au Sinaboko. Place a ensuite été faite à la danse des groupes folkloriques pour mettre un terme aux festivités. A partir de cet instant, Sandiro, Bouay, Kika, Kandi, Gogounou, Banikoara, Kouandé, kérou, Péhunco, Tobré et Bagou, les autres royaumes de l’aire Boo et Baatombou sont désormais autorisés à organiser leur Gaani.
La Gaani retrace les origines et les péripéties des peuples Boo et Batombou. Aux côtés des princes Wassangari d’ici et d’ailleurs, les fils et filles de cette aire culturelle ont donc eu l’occasion de se rappeler la fuite et la résistance de leurs ancêtres, face aux envahisseurs musulmans.Comme les années antérieures, elle a encore attiré des milliers de personnes venues de toutes les régions du pays, du Nigeria, du Mali, du Niger et même du monde entier.
Outre le volet cultuel, l’évènement a été marqué par l’organisation d’une foire artisanale et commerciale, par diverses animations artistiques et culturelles. Il y avait aussi un tournoi de football?
Tout un symbolisme autour des tambours sacrés

Le démarrage effectif de la célébration a eu lieu, déjà la veille, vendredi 1er décembre, avec la sortie des tambours sacrés et des trompettes de leur emplacement secret, pour rejoindre la cour impériale. Il s’agit des Barabakaru, tambours grands ou mâles et des Barapiibu, tambours petites ou femelles qui font partie des attributs importants de la cour. Ils symbolisent la puissance et la légalité du Sinaboko. Les deux gros tambours sont soutenus pendant les cérémonies par trois pieux en fourche. Ils n’apparaissent que lors des grands événements dont ils annoncent le début et la fin. Une petite lampe traditionnelle dont la mèche est trempée dans du beurre de karité est allumée pour veiller sur eux toute la nuit.
Selon le premier ministre, le Sina Dounwirou, seul est considéré comme le roi ou l’empereur de Nikki, celui qui a leur garde. « Dans l’aire Boo et Baatombou, c’est à Nikki seul que ces tambours sont détenus », poursuit-il. Ces tambours, fait-il observer, sont dotés d’un pouvoir mystique. Aussi, prévient-il, quiconque ne peut se présenter devant eux, au risque d’en récolter des malédictions. Ce privilège n’est réservé qu’aux membres relevant de la lignée impériale. Si ce n’est pas au cours de la Gaani, leur résonance est annonciatrice d’un malheur qui vient de frapper l’empire. Joués par des initiés, les Tufarukpè et accompagnés des trompettes, c’est à leur son qu’a eu lieu la veillée, toute la nuit du vendredi dernier.
L’histoire rapporte que les tambours sacrés sont un don du beau-frère du roi Zimé Doboudia, fils du roi Sounon Séro, à l’occasion de la naissance du fils de son beau-frère qui vivait au Nigeria. C'est ce dernier qui les a offerts en retour au roi qui les a bénis et en a fait depuis ce temps, des tambours sacrés de la cour royale. Ils seraient venus de Boussa au Nigeria.

Culture 04 déc. 2017


« El-Ya une mission entamée » de Marielle Dégboé : Narration d’une vie au service des autres

Quand on a l’âge de Marielle Dégboé, on en sait encore trop peu sur la vie pour oser une œuvre autobiographique. Mais aux âmes bien nées, la valeur apparaît précocement. Des valeurs, cette jeune entrepreneure devenue auteure par la force des choses en a. Elle a aussi un parcours, une mission… une vie qu’elle résume et offre à travers son ouvrage « El-Ya une mission entamée» paru aux « Editions plurielles» et officiellement lancé le samedi 2 décembre dernier à Artisttik Africa à Cotonou.

« Elle est une héroïne discrète et efficace ». C’est l’écrivain Florent Couao-Zotti à qui est revenu l’honneur de préfacer l’ouvrage « El-Ya une mission entamée» de Marielle Dégboé qui le pense et le justifie. « Son engagement citoyen est viscéral. Elle l’a chevillé au corps depuis le berceau. Elle en prendra de la graine au fil des ans… ». Tout le livre est d’ailleurs engagement. 225 pages à travers lesquelles l’auteure se laisse découvrir et fait connaître chacun des univers qui ont façonné son être. Elle y évoque son père, l’épervier. Cet homme qui a la rigueur à fleur de peau et qui, comme tout bon comptable, rêvait de voir sa bien-aimée fille reprendre en main son cabinet pour en perpétuer le fonctionnement. Sauf que son plan n’a pas intégré le charisme de Marielle, sa fascination pour le bonheur des autres et sa détermination à la cause des gens faibles. « Narratrice de sa propre vie, El-Ya ne manifeste pas cependant l’envie de se mettre en avant. Elle y décrit simplement sa vie», écrit Florent Couao-Zotti. Plus loin dans la préface, on lira aussi que la jeune auteure veut dévoiler sans dévoiler et veut montrer sans tout exposer.
Deux parties composent l’ouvrage réparti sur neuf chapitres. On y découvre entre autres, «El-Ya la bénie », « La part de spiritualité», « L’essence d’une farouche combativité », « Au service de ses pairs », « Oser », « Une leader polyvalente », « le Bilan », « El-Ya et la profession-passion». On aperçoit entre les lignes l’enfant Marielle la fragile devenue au fil des pages l’adulte Marielle la forte. Cette mutation s’est faite au prix de lourds sacrifices. D’abord, une part de spiritualité imposée, si non inculquée par le père spirituel de l’auteur, pour qui, celle-ci est « combative dans l’âme et dans la chair et mène diverses luttes pour s’affirmer ». S’affirmer ! C’est l’autre combat mené par cette jeune auteure « innocente et douce par nature », mais aussi « combative, forte, formidable, intelligente ».

Femme de caractère

Il ne saurait en être autrement, lorsque des échecs « salutaires» sont venus se greffer sur son parcours scolaire, sans pour autant atteindre le fond de son engagement. Reprendre par deux fois le baccalauréat, cet examen, porte d’entrée à l’université peut décourager et même affaiblir. Marielle, elle, en a fait la raison de ses premiers combats. A 20 ans, mission accomplie. Elle entame dès lors une autre mission partagée entre passion, douleur, engagement, découragement, rebondissement, relance et endurance. Celle-là même qui vaut le livre lancé samedi dernier. Premier sentier, la radio Ado Fm. 21 ans, prête pour le militantisme associatif. Si avant elle a lu certains auteurs qui l’ont aidée à forger sa personnalité, elle a désormais la possibilité d’en faire les preuves, au service de ses pairs. Celle qui s’est assigné toute jeune la mission de défendre la cause de ses semblables peut donc éclore.
C’est d’ailleurs là que le livre prend tout son sens. Et même si Marielle Dégboé n’a pas pu devenir magistrat comme elle le rêvait pour opposer le droit à l’injustice, elle a su autrement faire ce combat, notamment à travers son militantisme. Elle s’émancipe très vite d’après le récit qu’elle relate de sa propre vie. Les marches de la vie professionnelle et associative, elle les avale les unes après les autres. Elle ne vise que haut, pourrait-on dire, tant on se rend à l’évidence en lisant « El-Ya...» que pour son auteure, l’à peu près et le minimum n’existent pas. Son intelligence et sa polyvalence vont l’y aider. Le décès de sa mère aussi. A ceux de sa génération qui végètent dans l’obscurité de l’ignorance, Marielle Dégboé offre une lumière. Elle ne s’impose pas comme un modèle, elle n’en rêve même pas visiblement et reconnaît ses limites. Mais elle s’offre, parle à la jeunesse, l’invite à l’audace, l’incite à l’action pour qu’avec elle s’élève le monde. « Elle peut inspirer des gens », note Florent Couao-Zotti.
En somme, elle est « une fille en or » comme l’a reconnu la grande chancelière de l’Ordre national du Bénin, Koubourath Osséni, vantant les mérites de Marielle Dégboé.
« El-Ya une mission entamée» est la toute pemière publication de Marielle Dégboé. La première de couverture est illustrée avec son portrait en blanc noir. L’auteure est titulaire d’une Licence en finances, comptabilité et audit et d’un Master en communication politique. Elle est l’actuelle présidente régionale Cedeao du Réseau ouest-africain des jeunes femmes leaders?

Culture 04 déc. 2017


Dépolitisation de l’administration de la chaîne des dépenses publiques: Les cadres seront soumis à un test psychotechnique

(Compte rendu du Conseil des ministres)

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 29 novembre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.

Au cours de la séance, plusieurs dossiers ont été examinés.

I. Mesures normatives
Les projets de décrets suivants ont été adoptés :

1-1 Décret portant attributions, organisation et fonctionnement du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Les réformes engagées, en vue d’une plus grande efficacité de notre diplomatie, nécessitent que le cadre institutionnel actuel soit revu.
En effet, l’expérience donne à considérer que la création d’une direction du patrimoine du Bénin à l’extérieur et le renforcement de certaines directions existantes seraient pertinentes. Elles permettront, d’une part, d’assurer une meilleure gestion du patrimoine de notre pays à l'étranger, et d’autre part, d’améliorer le fonctionnement de certaines directions grâce à la clarification des rôles et missions.
C’est pour répondre à ce besoin d’amélioration que le Conseil a adopté le présent décret portant attributions, organisation et fonctionnement du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération et a instruit le ministre de le mettre en application.

I-2 Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’Accord-cadre portant création de l’Alliance solaire internationale.

L’Alliance solaire internationale (ASI) vise à rassembler les pays dont le territoire est situé, en totalité ou en partie, entre les tropiques du cancer et du capricorne, et qui bénéficient d’un taux d’ensoleillement élevé. L’objectif visé est d’augmenter de manière significative la production de l’électricité solaire, tout en réduisant les coûts des technologies utilisées.
L’Alliance contribue également à l’effort mondial de lutte contre le réchauffement climatique, et promeut les énergies renouvelables et durables, conformément aux objectifs de la Cop 21.
Notre pays, signataire des statuts de l’Asi depuis le 03 août 2017, a un intérêt certain à les ratifier pour pouvoir bénéficier des opportunités de partenariat et de financement qui en découlent. Ceci est d’autant plus opportun que le Programme d’action du gouvernement met un accent particulier sur les énergies renouvelables, avec la construction de centrales solaires.
Le Conseil a donc adopté le présent décret et instruit les ministres concernés de veiller à l’aboutissement diligent de la procédure de ratification.

II. Communications.
Les communications suivantes ont été approuvées :

II. 1 Organisation d’un test psychotechnique suivi d’entretiens individuels dans le cadre de la mise en place du fichier national d’admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.

Le Fichier national d’admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une des réformes majeures engagées par le gouvernement. Il vise à dépolitiser l’administration de la chaîne des dépenses publiques et à promouvoir une bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques. Le processus de mise en place du fichier est déjà lancé et les candidats inscrits seront soumis à un test psychotechnique suivi d’entretiens individuels.
Ainsi, une base de données des potentiels responsables de la chaîne des dépenses publiques sera constituée pour pourvoir aux postes ciblés.
C’est pourquoi le Conseil des ministres a approuvé la communication et autorisé l’organisation dudit test ainsi que des entretiens individuels.

II. 2 Paiement des créances de la société nationale des Eaux du Bénin sur l'Etat.

Le recouvrement des créances de la Soneb sur l’Etat constitue l’une des conditionnalités au premier décaissement du prêt contracté en décembre 2016, auprès de la Banque européenne d’investissement (Bei), dans le cadre du Projet Eau et Assainissement Cotonou phase III.
Par ailleurs, l’amélioration de la situation financière de la Soneb contribuera à faciliter la mobilisation des ressources en vue de l’exécution de ses programmes d’investissements avec ses partenaires du secteur.
C’est à ces fins que le ministre de l’Eau et des Mines a sollicité du Conseil, le paiement des créances de la Soneb sur l’Etat.

En approuvant ladite communication, le Conseil des ministres a instruit le ministre de l’Economie et des Finances, de procéder au paiement desdites créances, après les vérifications nécessaires.

II. 3 Contre-expertise du Programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zones rurales.

Le ministre de l’Eau et des Mines a soumis au Conseil, une communication visant à réaliser une contre-expertise de la mise en œuvre du Programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zones rurales.
En effet, en 2015, le gouvernement avait autorisé la mise en œuvre de ce Programme, pour la réalisation de 300 à 1000 forages en zones rurales. La direction nationale de Contrôle des marchés publics avait alors émis un avis favorable pour la passation des marchés y relatifs, par procédure de gré à gré. Sur cette base et en raison de l’urgence des travaux, plusieurs entreprises avaient démarré l’exécution physique. Mais l’accomplissement des procédures de conclusion et de signature des contrats n’a pu être finalisé à ce jour. Le rapport du cabinet commis par le gouvernement pour constater le niveau de réalisation des ouvrages, a fait ressortir que :

- deux cent soixante-quatorze (274) forages sont effectivement réalisés sur trois cent dix (310) prévus lors de la première phase ;

- cent trente-deux (132) forages sont effectivement réalisés sur deux cent (200) prévus lors de la deuxième phase ;

- la prise en charge, par l’Etat, du coût des prestations des entrepreneurs pour clôturer les travaux de ce programme, s'élève à la somme de six milliards dix-huit millions (6.018.000.000) FCFA.
Pour certifier le niveau de réalisation physique et financière du Programme, une contre-expertise s'avère nécessaire avant que l’Etat ne s’engage pour l’apurement des dettes.
Le Conseil a donc autorisé le recrutement d’un cabinet d’audit pour réaliser cette contre-expertise.

II.4 Paiement de reliquat dans le cadre du Programme d'urgence national d’alimentation en eau potable en milieu rural (310 forages).

Le ministre de l’Eau et des Mines a également soumis au Conseil, une communication portant sur le paiement du reliquat des fonds engagés par le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), pour la réalisation de forages, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’urgence national d’alimentation en eau potable en milieu rural (310 forages). En effet, le gouvernement avait sollicité l’appui du Pnud en janvier 2016, en qualité de maître d’ouvrage délégué, pour la réalisation de 310 forages en vue de l’amélioration de l’accès à l’eau potable des populations rurales de 54 communes de notre pays.
Conformément à la convention signée entre le ministère en charge de l’Eau et le Pnud, une première tranche d’un milliard (1.000.000.000) F Cfa sur les trois milliards (3.000.000.000) F Cfa du coût total, a été versée. Les travaux de la première phase ont abouti à la réalisation de 47 forages équipés de pompe à motricité humaine. Au titre de la deuxième phase, deux cent cinq (205) forages ont été réalisés sur les 254 prévus. Mais leur équipement est actuellement compromis du fait du non paiement de la totalité des montants prévus.
Avec la mise en place de l’Agence nationale d’approvisionnement en Eau potable en milieu rural, il s’avère nécessaire de payer le reliquat dû au Pnud, pour permettre d’équiper les forages réalisés, alimenter les populations en eau et de clôturer le programme.
Le Conseil a donc approuvé la communication et instruit le ministre de l’Economie et des Finances de mettre à disposition, ledit reliquat.

II. 5 Visite au Bénin et mission à l’étranger

Sous cette rubrique, le Conseil a autorisé :
- la visite de travail au Bénin de madame Michaelle Jean, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), du 13 au 15 décembre 2017 ; et
- la séance de travail à Djeddah d’une délégation béninoise avec la Banque islamique de développement et les Fonds arabes dans le cadre de la mobilisation de ressources.

II. 7 Comptes rendus.

Plusieurs comptes rendus ont été approuvés dont ceux relatifs à :

- la session extraordinaire du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la Jeunesse, la Culture et les Sports, qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, du 13 au 15 septembre 2017 ;

- la 13e Conférence des Parties (Cop 13) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd) Ordos, Mongolie intérieure, Chine, du 04 au 16 septembre 2017;

- la 9e réunion des experts et du Comité de pilotage du programme de développement de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos, du 07 au 10 novembre 2017.

III- Mesures individuelles

Une nomination a été prononcée.

Au ministère des Infrastructures et des Transports :
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l'Agence nationale de l'Aviation civile (Anac) :
Monsieur Décandji A. Karl Legba.

Fait à Cotonou, le 29
novembre 2017

Le secrétaire général du
gouvernement,

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 04 déc. 2017


Russie 2018: Les huit groupes de la Coupe du monde

Depuis ce vendredi les différents pays qualifiés pour la Coupe du monde 2018 en Russie sont situés sur les équipes qu'ils affronteront dès le démarrage de cette compétition en juin prochain. Le tirage au sort des groupes annonce désormais les couleurs du plus grand évènement sportif au monde. De belles rencontres en perspective pour les passionnés du cuir rond.

Les huit groupes de la Coupe du monde 2018

Groupe A : Russie, Uruguay, Egypte, Arabie Saoudite
Groupe B :
Portugal, Espagne, Iran, Maroc
Groupe C : France,
Pérou, Danemark, Australie
Groupe D :
Argentine, Croatie, Islande, Nigeria
Groupe E :
Brésil, Suisse, Costa Rica, Serbie
Groupe F :
Allemagne, Mexique, Suède, Corée du Sud
Groupe G :
Belgique, Angleterre, Tunisie, Panama
Groupe H :
Pologne, Colombie, Sénégal, Japon

Sports 02 déc. 2017


Animation de la vie politique: Le Prd ouvre les travaux de son 4e congrès

 

Le Parti du renouveau démocratique (Prd) est en congrès ordinaire ce samedi 2 décembre. C’est le quatrième du gendre après la création de cette formation politique en 1990. Les travaux seront officiellement lancés au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Plus de 20 mille délégués Prd sont attendus pour prendre part à cette messe politique qui sera dirigée par Me Adrien Houngbédji, président du parti, en personne. Plusieurs partis et mouvements politiques amis au Prd sont aussi invités pour rehausser de leur présence les assises statutaires.

Les travaux ont timidement démarré dans l’après-midi de ce vendredi 1er décembre au siège national du Prd à Porto-Novo, l’ex-Ciné Iré Akari racheté par le parti et actuellement en plein chantier. Présidents des sections et sous-sections, maires, députés et autres cadres Prd se sont réunis autour de leur leader charismatique pour planter le décor des travaux du 4e congrès ordinaire en attendant l’apothéose ce samedi au stade Charles de Gaulle ce samedi. Des indiscrétions renseignent que les ténors de ce parti ont réfléchi sur les statuts et le règlement intérieur du parti qui ont connu quelques innovations visant à dynamiser davantage cette formation politique. Il est prévu, au nombre des réformes, une meilleure représentativité des femmes et des jeunes. Le conclave des ténors du parti hier a décidé que le 1/3 des postes au sein de la direction exécutive nationale, du bureau politique, des sections et sous-sections soit occupé par des jeunes et des femmes. Le parti promet joindre l’acte à la parole à travers la composition du nouveau bureau qui sera rendue publique au terme des travaux. Il est annoncé un bureau rajeunit et féminisé avec à sa tête de Me Adrien Houngbédji qui gardera encore le fauteuil de la présidence du parti. Le président de l’Assemblée nationale ne compte pas céder à certaines sirènes du parti qui lui proposent, après 27 ans de gestion, de se retirer de la tête du parti et de passer la main à la jeunesse pour qu’elle fasse aussi ses expériences.

Plusieurs autres réformes sont annoncées dont la réduction de la durée du mandat des instances dirigeantes du parti qui passera désormais de cinq ans à 4 ans  et l’érection d’un haut conseil des sages pour arbitrer les grandes décisions au sein du parti. Ainsi, la première journée du congrès aura permis de déblayer le terrain et de situer les uns et les autres sur le menu des assises de ce samedi au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Lesquelles assises offriront l’occasion pour les ténors et les militants du parti au logo Arc-en-ciel de réitérer ses soutiens au Programme d’actions du gouvernement (Pag) et à l’opération de Recensement administratif à vocation identification de la population (Ravip) et surtout d’approfondir leurs réflexions sur la réforme du système partisan et le financement public des partis politiques qu’ils avaient démarrées lors des travaux de l’Université de vacances du parti tenus à Dangbo le 7 octobre dernier.

 

Politique 02 déc. 2017


12e édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption: L’Anlc dévoile l’agenda des activités au plan national

La douzième édition de la Journée nationale de lutte contre la corruption, prévue pour le 8 décembre prochain, a un agenda plus chargé que lors des éditions antérieures. Cet agenda qui prend en compte les manifestations sur toute l’étendue du territoire national, a été dévoilé par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), mercredi 29 novembre dernier, à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse.

La célébration cette année de la Journée nationale de lutte contre la corruption ne sera plus comme celle des éditions antérieures où les manifestations se déroulent dans la seule ville de Cotonou. L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) a mis les petits plats dans les grands pour atteindre les cibles durant la campagne de sensibilisation de cette année.
Au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, ce mercredi 29 novembre, en présence de ses collègues, le président de cette institution, Jean-Baptiste Elias, a expliqué pourquoi cette célébration doit désormais aller au-delà des ambitions théoriques et se traduire dans des actes concrets. C’est pourquoi, une approche inclusive a été adoptée cette année en intégrant les acteurs publics et privés de la lutte et les partenaires techniques et financiers.
En dehors donc de l’Anlc et du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), d’autres organisations de la Société civile comme Social Watch-Bénin, Alcrer Ong, Nouvelle éthique, ont été impliquées. Par ailleurs, des leaders sont également impliqués en tant que panélistes pour les manifestations officielles, le 8 décembre prochain à Cotonou.
La Journée nationale de lutte contre la corruption constitue une occasion pour mettre en lumière la problématique de la lutte contre la corruption et réaffirmer la détermination des différentes acteurs concernés par cette lutte. La présentation de l'agenda, mercredi dernier, a été une occasion pour l’Anlc et ses partenaires de présenter les objectifs et les résultats attendus de la célébration. Il s’agit, selon Jean-Baptiste Elias, de solliciter l’engagement des différentes parties prenantes aux séances de sensibilisation en vue de leur garantir un grand succès. L’objectif de cette mission est de susciter à travers une campagne de sensibilisation, une prise de conscience des différents groupes cibles sur les dispositions de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin.

Contenu de la campagne de sensibilisation

Jean-Baptiste Elias et ses collègues entendent attirer l’attention des participants aux séances de sensibilisation sur certaines incriminations de la loi n°2011-20 et les sanctions encourues en cas de leur commission ; les sensibiliser sur l’importance de la déclaration du patrimoine, les personnes astreintes à cette obligation et les sanctions en cas de violation des dispositions y afférentes. Ils veulent attirer l’attention sur les mesures adéquates à prendre pour éviter, réduire ou gérer les situations de conflits d’intérêts, de la gouvernance au niveau locale. Enfin, ils en attendent échanger avec les groupes cibles sur l’importance de certaines valeurs religieuses dans la promotion de la bonne gouvernance ; puis faire comprendre la nécessité de la promotion d’une culture de dénonciation en partageant avec les participants les dispositions légales de protection des dénonciateurs.
Pour atteindre ces objectifs, le président de l’Anlc annonce que dix-neuf équipes seront constituées. Elles sont composées chacune de deux personnes ayant des habiletés, des capacités en matière de communication et de sensibilisation, des connaissances avérées sur le contenu de la loi anti-corruption, sur la problématique de la lutte contre la corruption et sur la question de la bonne gouvernance.
Selon Jean-Baptiste Elias, la mission se déroulera du 4 au 7 décembre au niveau des 22 ministères, des 77 communes du Bénin et s’achèvera le 8 décembre au niveau des douze chefs-lieux de départements avec des manifestations officielles. Ce qui constitue une innovation par rapport aux éditions antérieures dont les activités se déroulaient seulement à Cotonou?

Actualités 01 déc. 2017


Réactions au discours d’Emmanuel Macron à Ouagadougou: « Le Bénin est pressé de retrouver son patrimoine », dixit Ousmane Alédji

Le président français Emmanuel Macron est-il décidé à mieux faire que ses prédécesseurs quant à la restitution du patrimoine africain gardé dans son pays ? Cette question, bien d’acteurs culturels sur le continent se la posent depuis l’annonce faite par le chef de l’Etat français face aux étudiants burkinabè à Ouagadougou, en début de semaine.

« Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou. Ce sera une de mes priorités. Je veux que d’ici à cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Ce sont là, les mots du chef de l’Etat français Emmanuel Macron qui remettent en confiance le continent africain quant à la récupération de son trésor culturel toujours aux mains d’institutions et de personnes en France. Le discours d’Emmanuel Macron, pourrait-on dire, marque une certaine rupture avec sa position antérieure, à son arrivée au pouvoir.
Le gouvernement béninois avait en effet annoncé les couleurs le mercredi 27 juillet 2016 en instruisant certains ministres « à engager les négociations avec les autorités françaises et l’Unesco pour le retour au Bénin » de ses biens culturels avant d’autoriser le 8 mars 2017 « l’organisation d’une rencontre entre une délégation officielle du Bénin et les autorités françaises pour l’opérationnalisation du processus de restitution ». Une pétition a même été lancée pour exiger cette restitution. Malgré ces actions, le ministre français des Affaires étrangères d’alors, Jean-Marc Ayrault, s’était opposé à la demande de restitution de trésors culturels du Bénin. Le quai d’Orsay avait opposé une fin de non-recevoir au motif « d’inaliénabilité » et d’« imprescribilité » des biens en question. Sauf que la nouvelle position de la France semble bien plaire aux acteurs culturels béninois.
L’adresse du président Emmanuel Macron sur un système de facilitation des échanges culturels et intellectuels entre la France et l’Afrique francophone doit retenir notre attention et nous devrions voir cela de près et si possible, si on nous y associe en tant qu’Africains, ce serait mieux », fait observer Ousmane Alédji, analysant ce discours du président Macron.

La voie

Au sujet de la facilitation du rapatriement vers le continent du patrimoine africain spolié du fait des guerres, des vols et des trafics, que la France souhaite restituer désormais,  l’entrepreneur culturel soutient sans réserve que « le Bénin a ouvert la voie ». Nous avons eu le mérite, soutient-il « d’avoir incité le chef de l’Etat français à mûrir une telle décision. Il faut réclamer la paternité de l’initiative, même si au final c’est lui qui l’annonce, je suis certain que d’autres pays vont en profiter parce que le Bénin n’est pas le seul. J’ai vu des objets de nombreux autres pays au musée du Quai-Branly ». Ousmane Alédji voit venir aussi du mieux sur le plan des échanges culturels avec l’Afrique francophone. « C’est peut-être un peu naïf de ma part, mais je préfère espérer que les relations s’améliorent entre le France et ses partenaires d’Afrique », espère-t-il.
Qu’adviendra-t-il alors si au finish tout cet espoir se révélait vain ? A cette interrogation, la réponse d’Ousmane Alédji ne se fait pas attendre. « Si au final, il ne tient pas ses promesses, on retiendra qu’il a pris tel et tel autre engagement qu’il n’a pas honoré. Mais j’ai le sentiment qu’il a envie de faire évoluer les choses, de faire du mieux, et que nous pouvons lui donner ne serait-ce que le temps de réaliser ses projets », affirme-t-il. Selon lui, les Africains en général et les Béninois en particulier qui attendent impatiemment la restitution de leurs trésors culturels n’ont rien à perdre à attendre, à espérer qu’il tienne parole. « Personnellement, au lieu d’être dans la critique même objective de ce discours, je préfère être aujourd’hui dans l’espérance du mieux. Nos destins sont liés », confie Ousmane Alédji. « Je peux même m’engager à conduire une dynamique béninoise qui va dans le sens de réclamer avec plus d’actes et d’actions, vu que le Bénin est pressé de retrouver son patrimoine. Nous allons y travailler et j’espère que du côté de la France nous aurons une bonne écoute », conclut-il?

Actualités 01 déc. 2017


Colloque international de philosophie: La problématique de l’être humain dans l’Afrique au menu

Le Centre africain des hautes études (Cahe) de l’Université d’Abomey-Calavi dirigé par le professeur Paulin Hountondji organise du 29 novembre au 1er décembre un colloque international à Cotonou. La rencontre ouverte par Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se tient en prélude au vingt-quatrième congrès mondial de philosophie qui se tiendra en août 2018 à Beijing en Chine.

« Etre humain dans l’Afrique d’aujourd’hui, being human in today’Africa ». C’est le thème autour duquel sont axées les réflexions du colloque international qu’organise le Centre africain des hautes études dirigé par le professeur Paulin Hountondji. La rencontre de Cotonou a l’ambition de préparer le vingt-quatrième congrès mondial de philosophie de Beijing en Chine, a déclaré le professeur Paulin Hountondji. La rencontre mondiale se tient tous les cinq ans sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et de la Fédération internationale des sociétés de philosophie qui parraine ledit colloque.
Adama Samasseko, président de la Conférence mondiale des humanités, a félicité ses amis résolument engagés dans la lutte pour humaniser un monde où mille menaces et mille promesses leur font tourner les méninges. Cela, le temps d’une rencontre dont le thème recouvre une résonnance particulière. Les importantes questions qui traversent et bousculent notre temps sont examinées par des chercheurs et il est heureux que 2017 ait été marquée par des convergences fortes consacrées à la problématisation de la place et du rôle de l’être humain dans les processus de transformation sociale. Ainsi la conférence mondiale des humanités et son processus préparatoire se sont-ils attachés à examiner les défis sur une planète en bouillonnement, sur la base de six thématiques : identité, diversité culturelle, relations interculturelles, frontières et migration, patrimoine-histoire-mémoire et politique et les humanités dans un monde qui change à l’ère du numérique.
Rappelant le thème de l’Assemblée générale de l’Onu tenue en septembre 2017 sur « Priorité à l’être humain, paix et vie décente sur une planète préservée », le président de la Conférence mondiale des humanités estime que les participants sont là pour questionner nos valeurs sociétales africaines et la place centrale accordée à l’être humain. La recherche permanente de rapports non conflictuels, apaisés, pour un consensus avec les autres et l’environnement doit être au centre des préoccupations. Etre humain dans l’Afrique d’aujourd’hui implique, selon lui, que «nous revenions à nos fondamentaux pour concevoir et mettre en œuvre un autre projet de société.»

Le bon sens

Il est urgent de désamorcer les menaces, les angoisses et les conflits dont la violence se passe de commentaire. Les philosophes constituent la porte de sagesse et doivent donner les moyens de retrouver du sens.
Ce que consent le vice-recteur honoraire de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf), Aloyse Raymond N’Diaye, pour qui le thème du colloque correspond à la vocation première de l’Auf qui vise à faire en sorte qu’il y ait plus d’humanité dans les pays et universités en Afrique, contribuer au développement et à la solidarité entre les chercheurs.
Pour Bienvenu Koudjo, le sujet du colloque est fédérateur et d’actualité. Concilier la densité et la diversité culturelle qui caractérisent l’Afrique. Pour autant, fait-il observer, « Nous n’avons pas progressé dans la quête de l’humain ». Il a demandé aux participants de confronter leurs expériences pour progresser dans la quête et la célébration de l’humain face à la montée en puissance de l’intégrisme et à l’exacerbation des conflits qu’il entraîne. Ce qui n’est pas l’apanage de l’Afrique, relève le directeur de cabinet. Loin s’en faut ! L’Afrique est solidaire et fraternelle et il faut que la présence de l’agent de santé rassure au lieu d’effrayer, que l’enseignant conduise effectivement l’apprenant au savoir et que la pression anthropique sur le milieu de vie cesse ou diminue, propose-t-il, entre autres. « Les populations ont confiance que vos réflexions y contribueront », espère Bienvenu Koudjo, conviant les chercheurs et autres philosophes à de fécondes réflexions.

Société 01 déc. 2017


Fête du Maouloud: Une célébration loin de l’ambiance festive

Places Idi et mosquées désertes. C’est l’image que donnaient dans la matinée de ce jeudi 30 novembre, jour du Maouloud, ces lieux de regroupement des musulmans à Bohicon comme à Abomey. Une fête diversement appréciée et qui a suscité peu d’intérêt. A l’occasion de cette journée, des séances de prières et de lectures coraniques sont faites un peu loin des mosquées.

A la différence des fêtes chrétiennes, les fêtes musulmanes se font loin des mosquées. Pour la communauté musulmane, la mosquée est un lieu saint de prière et non une place des fêtes. La fête du Maouloud symbolisant l’anniversaire de la naissance du prophète Mohamed, n’est pas une obligation pour le musulman. N’étant donc pas une grande fête musulmane, chaque musulman a fait, selon sa foi et sa conscience. C’est du moins le constat fait, ce jeudi matin, autour des mosquées à Abomey comme à Bohicon.
A l’instar des musulmans d’ailleurs, la communauté musulmane de ces deux villes a célébré le Maouloud loin des ambiances festives. Selon Abdou Karim Abou, assistant d’imam, ce jour coïncide avec le douzième jour du troisième mois lunaire du calendrier musulman dénommé le «Rabi al Awal». C’est bien cette date qui correspond à celle de la naissance du prophète Mohamed. Il assure que tous les musulmans savent que cette fête n’est pas inscrite dans le saint-Coran. Ce sont les non-musulmans qui croient que cette date mobilise les croyants à la mosquée. On se retrouve par endroits pour la récitation des louanges au prophète. Pas de sourates à cette occasion. Des musulmans ne voient donc pas l’intérêt de donner un cachet particulier à cette date, en l’absence d’une disposition de la religion elle-même.
Pour ce jeudi, comme tous les matins, les prières se sont déroulées dans les mosquées. Puis, le reste de la journée, elles sont restées fermées et les imams loin des lieux. Les groupes de croyants qui le souhaitent, se sont regroupés dans les maisons et autres lieux de rencontre pour lire le Coran tout en se souvenant, à souhait, de ce jour anniversaire de la naissance du prophète.
Autour de la mosquée de Zongo à Bohicon, les petits vendeurs vont et viennent, visiblement ignorant cette célébration. Pourtant, non loin, sous des tentes, des groupes se retrouvent. Approché Issa Youssouf, cinquantenaire et vendeur non loin de la mosquée Zongo dira que « la célébration du Maouloud n’est pas une prescription ; le prophète Mahomet, de son vivant, ne l’avait jamais consacrée et avait d’ailleurs toujours insisté sur le strict respect des prescriptions coraniques ». Alors, parce que la fête de Maouloud n’est pas inscrite dans le saint-Coran, tous les musulmans ne se mobilisent pas systématiquement pour sa célébration.
Toutefois, Issa Youssouf reconnaît que certains comme lui se sont réunis « le matin à 10 h pour lire les récits de louanges au prophète à cette occasion. C’est juste une reconnaissance de la personnalité du prophète Mohamed, son œuvre en faveur du monde entier».
Alors, pour la communauté musulmane d’ici, le Maouloud n’est pas forcément une fête religieuse consacrée par le Coran. Et chaque musulman a fait selon sa foi et surtout le Coran.

Actualités 01 déc. 2017


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