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Nouvelles

Soutenu par ses entreprises membres: Eurocham agit pour l’environnement
Conscient que le reboisement a un fort impact positif sur l'environnement, Eurocham et ses entreprises membres n'ont pas voulu rester en marge de la 34e journée internationale de l'arbre célébrée le 1er juin 2021. C’est à travers la mise en terre de plants sur une superficie d’un hectare que les collaborateurs des différentes entreprises ont œuvré pour la cause de l'environnement. Le samedi 12 juin 2021, après regroupement des participants devant l'hôtel Golden Tulip, Edwige BIBILARY, la déléguée de la Chambre de commerce européenne (Eurocham) et des représentants d’entreprises membres de la Chambre ont pris départ pour un village de l'arrondissement de Tokan dans la Commune d’Abomey-Calavi. Une foule constituée de femmes en charge de la gestion quotidienne de la forêt, d’enfants et responsables de cette zone, a réservé aux membres d’Eurocham un accueil chaleureux. Le capitaine responsable des eaux et forêts de la commune d'Abomey Calavi, M. OREKAN, également coordonnateur de la forêt classée qui a accueilli la cérémonie a, après ses mots de bienvenue à la délégation, souligné que le domaine de la forêt s'étend sur plus de 50 hectares et chaque année, un exercice massif de reboisement est organisé sur toute son étendue. Cette activité, a-t-il poursuivi, est menée par les villageois eux-mêmes car la survie du village repose essentiellement sur la commercialisation des fagots de bois. Ainsi, il faut systématiquement reboiser afin de ne pas couper les arbres dans d'autres zones. Cette mise en terre de plants est donc un geste capital et primordial pour la protection de l'environnement. Après ce discours, cap a été mis sur le moment important de cette mobilisation. Dans une ambiance bon enfant, les participants ont commencé le reboisement proprement dit. Aider par les femmes du village et autres adolescents, ils ont donné vie aux jeunes plants d’acacia mis en terre sur cet espace d’un hectare. Pour sa part, le groupement de protection de cette forêt a promis de suivre ces plants afin qu'ils grandissent en toute sécurité. Très heureux de s’être rendus utiles à leur cadre de vie, c'est par des chants et danses que les participants ont achevé cette activité. Comme pour fêter la réussite de l’initiative, les membres d'Eurocham ont esquissé des pas de danse sous les rythmes locaux des femmes. Après cette belle partie, Edwige BIBILARY, déléguée d'Eurocham, s’est engagée au nom des entreprises membres de la chambre à répéter chaque année le geste pour la protection de l'environnement. Elle a également témoigné la gratitude de la Chambre aux entreprises qui se sont rendues disponibles en prenant spontanément part à cette activité. Source : Tribune Plurielle Environnement 16 juin 2021


21es négociations intergouvernementales: Priorité aux programmes de développement
La 21e session des négociations intergouvernementales bénino- allemandes s’est ouverte, le mardi 15 juin à Cotonou. Elle constitue un creuset de discussions entre les deux pays afin de faire le tour d’horizon de leur coopération et de s’entendre sur les priorités de développement. Les 21es négociations bilatérales entre le Bénin et l’Allemagne s’ouvrent sur fond d’engagement aux priorités de développement. Les deux pays, acteurs principaux de cette messe, n’ont de cesse de le marteler à la cérémonie d’ouverture officielle des assises ce mardi à Cotonou. La rencontre trace la voie aux grands chantiers de développement du Bénin et vise à donner un nouvel élan plus ambitieux au partenariat entre les deux pays. «Ces négociations permettront à nos deux parties de convenir de l’enveloppe financière à consacrer aux projets et programmes de développement dans plusieurs domaines», explique Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, chef de la délégation béninoise. Un point d’honneur est mis sur les secteurs de la bonne gouvernance, de l’eau, de l’assainissement, de la formation technique et professionnelle, de la biodiversité, de l’énergie renouvelable et de la décentralisation. Tous les détails sont pris en compte afin d’aider le Bénin à saisir toutes ses chances. « Ces négociations permettront également de définir une feuille de route des actions à entreprendre aux fins de garantir une exécution optimale des engagements pris », assure-t-il. Selon Achim Tröster, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne près le Bénin, cette rencontre reflète la bonne santé des relations entre les deux pays : « Nous saluons la tenue de ces 21es négociations intergouvernementales qui représentent le signe fondamental de notre coopération étroite et le signe d’une longue confiance mutuelle qui dure depuis des décennies entre les deux pays ». Christoph Rauh, chef de la délégation allemande apprécie l’élan de développement du Bénin. « En mettant en œuvre une bonne partie de son programme d’action, le gouvernement a démontré d’une manière impressionnante sa profonde volonté de changement et de développement. Les améliorations concernant l’accroissement des recettes, les infrastructures, la promotion agricole, …montrent que le gouvernement béninois a modifié les paramètres pertinents pour le développement du pays ». Il salue également l’engagement du Bénin sur les questions sociales et ses efforts en faveur de la réduction des inégalités: « Seul un développement inclusif pourra aider l’ensemble de la population. Nous soutenons le Bénin pour ses mesures en adéquation avec l’amélioration des conditions de vie des populations et la bonne gouvernance ». Tout en félicitant le gouvernement pour la création de la Cour des comptes et la nomination récente de sa présidente, il l’encourage à mettre en œuvre de manière conséquente des lois, et à lutter contre la corruption et les trafics d’influence, afin de rendre opérationnelle cette institution de contrôle des finances publiques. Pour rendre davantage fructueuse la coopération bénino- allemande, la République fédérale d’Allemagne souhaite apporter un soutien pertinent aux efforts du gouvernement béninois. D’où sa motivation en faveur des chantiers de la bonne gouvernance, de la modernisation de l’administration publique, de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises (Pme), … Ces différentes priorités cadrent bien avec les fondements de la coopération bénino-allemande. Société 16 juin 2021


Première session ordinaire de la Haac: D’importants dossiers étudiés
Les chantiers ouverts durant la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) nécessitent les efforts soutenus des uns et des autres pour des victoires plus éclatantes. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, a profité de la cérémonie de clôture de ladite session, ce mardi 15 juin, au siège de l’institution à Cotonou, pour rappeler ce besoin aux acteurs à divers niveaux. Clap de fin pour la première session ordinaire 2021 de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac). Les travaux ouverts, le 16 février dernier, se sont achevés ce mardi 15 juin. Cette session a été essentiellement consacrée à la gestion de la campagne médiatique de la présidentielle d’avril 2021, comme l’illustre le rapport d’activités présenté par le conseiller Fernand Gbaguidi, premier rapporteur de l’institution. Au total, 16 dossiers sont passés au scanner et 13 décisions prises au cours des travaux. Le président de la Haac, Rémi Prosper Moretti, compare ce résultat à la liste de dossiers auxquels il a promis de s’attaquer il y a quatre mois, avant d’adresser sa gratitude à l’ensemble des conseillers pour leur « collaboration active » et leur « assiduité ». Il salue tout de même « le sens de responsabilité élevé des professionnels des médias qui ont respecté les dispositions de toutes les décisions » de la Haac « contribuant ainsi à une élection apaisée, au développement du pays et à l’unité nationale ». Les dossiers abordés durant la session sont d’une importance capitale et il paraît nécessaire de maintenir le flambeau allumé. Raison pour laquelle le premier responsable de la Haac pense qu’il faut des efforts soutenus de la part de tous. « Il nous revient de multiplier nos énergies pour enregistrer des victoires meilleures », exhorte Rémi Prosper Moretti. Comme priorités de l’institution, sans doute, pour la prochaine session, il y a l’aboutissement du processus d’autorisation des médias en ligne et la sélection et l’implantation des radios. Pour y arriver, « il est important que nous renouvelions notre engagement, que nous maintenions le cap et que la solidarité prime entre nous, en toute circonstance, dans les tâches qui nous attendent pour le bonheur de toutes et de tous », conclut-il. Actualités 16 juin 2021


1re session ordinaire de la Cap - Maep : Des dossiers disciplinaires à l’ordre du jour
La Commission administrative paritaire du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche tient, depuis hier mardi 15 juin, sa première session ordinaire au titre de l'année 2021. Pendant quatre jours, les membres de la Cap -Maep vont évaluer différents rapports de stage et quelques dossiers disciplinaires. Nommés par arrêté ministériel en date du 12 mai 2020, les membres de la Commission administrative paritaire du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche ont été installés, hier, à l’ouverture de leur première session ordinaire au titre de l’année 2021. Plusieurs communications vont meubler ces assises. Entre autres, les participants vont se pencher sur des dossiers disciplinaires et sur différents rapports de stage. Portant la voix des syndicats du Maep à l’ouverture des travaux, Amos Akeke soutient que la Commission administrative paritaire est un creuset indispensable pour l'identification et la résolution des problèmes du personnel. Elle se positionne, à ce titre, comme un instrument prioritaire dans tous les processus de prise de décision affectant les travailleurs. Le représentant des travailleurs du Maep se désole par conséquent de la non-tenue de la session de la Cap durant l'année 2020, en dépit des difficultés rencontrées par le personnel. « Un travailleur écouté est un travailleur motivé; un travailleur motivé est un travailleur engagé pour le développement », a-t-il souligné. Amos Akeke appelle, par conséquent, à la tenue régulière des travaux de la Cap et à la prise en compte des résolutions qui en découlent afin de garantir un climat favorable à l'atteinte des objectifs du département ministériel. Présidente de la Cap du Maep, la secrétaire générale du Maep précise que la session de la Cap n'a pas pu se tenir et ses membres n'ont pas pu être installés l'année dernière, pour des raisons d'ordre sanitaire. Françoise Assogba Komlan rappelle que la Cap, conformément au décret n°2019-457 du 16 octobre 2019 portant attributions, composition et mode de fonctionnement des commissions administratives paritaires, est obligatoirement saisie pour avis et suggestions sur toute révision ou modification des textes portant régime juridique d'emploi des personnels concernés ; sur le tableau d’avancement de grade ; sur les avantages et récompenses accordés aux agents du secteur, en matière de dialogue social. Elle intervient également dans le cadre de l’évaluation du stage probatoire ; de l’examen des recours administratifs en matière de notation chiffrée et d’appréciation des agents ; des sanctions disciplinaires du deuxième degré. Au regard de ces attributions, Dossa Aguèmon, directeur de cabinet du ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, a invité les membres de la commission à mesurer la portée de leurs responsabilités et à faire preuve de disponibilité et d’engagement pour la réussite de leur noble mission. Il a réaffirmé le souci constant de l’administration de travailler en parfaite harmonie avec les partenaires sociaux puis, au nom du ministre de tutelle, Dossa Aguèmon a installé officiellement les membres de la Cap et ouvert les travaux. Société 16 juin 2021


Vaccins contre la Covid-19: L’efficacité de AstraZeneca Covishield reconnue
Il y a certes une multitude de vaccins contre la Covid-19 dont la reconnaissance peut varier d’un pays à l’autre, mais Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, rassure que les vaccins utilisés au Bénin contre la Covid-19 sont efficaces et sûrs. Il n’y a donc pas de peur à avoir sur la non homologation de AstraZeneca version Covishield dans l’espace européen. Encore qu’un élargissement de l’homologation est en étude au niveau de l’Agence européenne du médicament (Ema). La stratégie vaccinale adoptée par le gouvernement béninois prévoit des commandes de plusieurs types de vaccins dont Covishield (AstraZeneca fabriqué en Inde) via le dispositif Covax. Les vaccins du dispositif Covax sont en effet reconnus par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) qui a attesté de leur efficacité. Il est vrai qu’en Europe, le vaccin AstraZeneca fabriqué par le groupe pharmaceutique Astraeneca a reçu une autorisation de mise sur le marché. Ce qui n’est pas le cas de la version AstraZeneca produite en Inde sous le nom Covishield. Si ce vaccin n’est pas admis dans la stratégie de réouverture des frontières en France, c’est parce que les États européens s’attachent à reconnaître les vaccins homologués par l’Agence européenne du médicament (Ema). Le défaut d’homologation par l’Union européenne de Covishield s’explique par le fait qu’AstraZeneca n’avait pas inclus le site de production indien dans le premier dossier présenté. Cependant, un élargissement de l’homologation est en étude par l’Agence européenne du médicament (Ema). Le vaccin Covishield pourrait alors être pris en compte dans la stratégie de réouverture des frontières en France. Il n’y a donc pas d’inquiétude à se faire sur le vaccin AstraZeneca fabriqué en Inde. Selon Santé Canada, le vaccin AstraZeneca et le vaccin Covishield sont d’ailleurs équivalents puisqu’ils sont produits selon la même formulation, soit celle fournie par AstraZeneca, à la suite d’un transfert technologique à la compagnie Serum Institute of India. Le vaccin AstraZeneca et le vaccin Covishield contiennent une infime quantité d’adénovirus; des sels (du chlorhydrate de L-histidine monohydraté, du chlorure de magnésium hexahydraté, du chlorure de sodium, de l’édétate disodique dihydraté) ; des acides aminés (de la L-histidine); des solvants (de l’éthanol, du Polysorbate 80); du sucre (saccharose). En effet, le Canada a autorisé deux fabricants à produire le vaccin ChAdOx1-S élaboré par AstraZeneca et l’Université d’Oxford. Il s’agit notamment des groupes pharmaceutiques AstraZeneca dont le nom de marque est Vaccin AstraZeneca d’une part et d’autre part de Verity Pharmaceuticals et Serum Institute of India (SII) en collaboration avec AstraZeneca dont le nom de marque est Vaccin Covishield. Santé Canada a examiné les renseignements sur la fabrication du vaccin  AstraZeneca (fabriqué par AstraZeneca) et du vaccin Covishield (fabriqué par le Serum Institute of India) et les a jugés comparables. Selon l’Oms, le vaccin Covishield est efficace à plus de 80 % après la deuxième dose.
De la stratégie de réouverture des frontières en France
En France, les flux de voyageurs sont rouverts depuis le 9 juin. La stratégie de réouverture des frontières tient essentiellement compte de la situation sanitaire des pays et des vaccins homologués par l’Agence européenne du médicament. Pour ce qui concerne la classification des pays, elle a été définie sur la base des indicateurs sanitaires. On distingue ainsi les pays verts, les pays orange et les pays rouges. Les pays verts sont ceux dans lesquels il n’y a pas une circulation active du virus, ni de variants préoccupants recensés. Dans cette catégorie se retrouvent les pays de l’espace européen, l’Australie, la Corée du Sud, Israël, le Japon, le Liban, la Nouvelle-Zélande, Singapour. Les pays rouges sont ceux dans lesquels il est établi une circulation active du virus avec la présence de variants préoccupants. Ce sont des pays comme l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, Costa Rica, l’Inde, le Népal, le Pakistan, Sri Lanka, Suriname, la Turquie, l’Uruguay. Les listes des pays sont susceptibles d’être adaptées selon les évolutions de leur situation épidémique. Les pays Orange sont caractérisés par une circulation active du virus mais dans des proportions maîtrisées et sans diffusion de variants préoccupants. Ce sont tous les autres pays, hors les pays verts et rouges. S’agissant des vaccins admis par la France, ce sont ceux reconnus par l’Agence européenne du médicament notamment : Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Pour voyager librement, la preuve de vaccination n’est valable que si elle permet d’attester la réalisation d’un schéma vaccinal complet : soit 2 semaines après la 2e injection pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna, AstraZeneca) ; soit 4 semaines après l'injection pour les vaccins avec une seule injection (Johnson & Johnson) ; ou 2 semaines après l'injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19, une seule injection étant nécessaire pour ces derniers.
Santé 16 juin 2021


Sommet Biden-Poutine: Genève, centre du monde
Après avoir décollé de Bruxelles, le président américain est arrivé à Genève, mardi en fin d’après-midi. La Suisse constitue la dernière escale de sa tournée européenne. Son homologue russe atterrira le jour même du premier sommet entre les deux chefs d’Etat qui se tiendra ce 16 juin au bord du lac Léman. Les yeux du monde entier sont tournés vers Genève à l’occasion de la première rencontre entre le Président américain, Joe Biden, et le Président russe, Vladimir Poutine. Aucune annonce importante n'est prévue, mais la réunion des dirigeants de deux pays importants constitue à elle seule un événement. Chacune des délégations est composée de près de 1 000 personnes. Près de 3 000 journalistes représentant les médias de la planète ont envahi Genève pour couvrir l’événement. Plusieurs chaînes de télévision ont installé leurs studios éphémères au sommet de plusieurs hôtels qui possèdent des vues impressionnantes sur la rade de Genève d’où s’élève à 140 mètres, l’emblématique jet d’eau. La ville aussi connue sous le nom de «Cité de Calvin » est sécurisée par plus de 3 500 membres des forces de l’ordre (Polices cantonales, police fédérale, armée). A sa descente d’avion, mardi vers 17 h, le président Joe Biden a été reçu par le président de la Confédération Helvétique, Guy Parmelin, le conseiller fédéral en charge des affaires étrangères et vice-Président de la Suisse, Ignazio Cassis, le président du gouvernement genevois, Serge Dal Busco, et la maire de Genève, Frédérique Perler. Mercredi le Sommet entre les deux chefs d’Etat aura lieu dans une bâtisse datant du 18e siècle, la Villa La Grange, située dans un magnifique parc boisé dont la pelouse court en pente douce vers la rive gauche du lac Léman. Le lieu abrite une prestigieuse collection d’environ 15 000 ouvrages dont les volumes les plus anciens remontent au 15e siècle. En novembre 1985, Genève avait déjà été le lieu d’une rencontre historique entre l’Américain Ronald Reagan et le soviétique Mikhaïl Gorbatchev. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Actualités 16 juin 2021


Lancement de l’application ‘’Amnesty academy day’’: Former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains
L’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international’’ dispose désormais d’une application dénommée ‘’Amnesty academy day’’. Cette application dont le lancement a eu lieu, vendredi 11 juin dernier, a pour but de former une nouvelle génération de défenseurs des droits humains, tout en renforçant le mouvement de défense des droits fondamentaux par l’éducation axée sur l’action. ‘’Amnesty academy day’’, c’est le nom de la nouvelle application que l’Organisation non gouvernementale ‘’Amnesty international Bénin’’ a rendu publique, vendredi 11 juin dernier. Ladite application propose une variété de cours sur les droits humains dans plus de 20 langues. Tous les cours sont gratuits et ouverts à toute personne disposant d’un accès internet. Leur durée va de 15 minutes à 15 heures et nombre de ces cours donnent accès à un certificat de participation officiel d’Amnesty international à condition de les suivre en entier et de réussir tous les exercices. L’académie des droits humains est régulièrement alimentée en nouveaux contenus d’apprentissage. Dieudonné Dagbéto, directeur exécutif de ‘’Amnesty international Bénin’’, affirme que l’éducation aux droits humains est l’un des piliers majeurs du travail d’Amnesty international et d’Amnesty international Bénin. « Pour l’organisation, grâce à l’éducation aux droits humains, vous pouvez donner les moyens, à vous-même et à d’autres, de développer les compétences et l’état d’esprit nécessaires pour promouvoir l’égalité, la dignité et le respect au sein de votre communauté, quartier, de la société qui vous entoure et dans le monde entier », indique-t-il. C’est pourquoi, explique-t-il, alliant technologies de l’information et de la communication à sa démarche, le mouvement a déployé une application en ligne pour rendre la connaissance des droits humains accessible à tous. Conscient de cette opportunité, Dieudonné Dagbéto ajoute que le secrétariat national a inscrit, au plan opérationnel 2021, une action pour contribuer à vulgariser cette application auprès du public et des militants. Il précise que les militants peuvent suivre ces cours à leur propre rythme et gratuitement, après une simple inscription sur la plateforme. Aucune connaissance préalable des droits humains, souligne-t-il, n’est requise pour y participer. Suite à ce lancement, l’organisation prévoit d’organiser une ‘’Amnesty academy tour’’, c'est-à-dire une tournée de présentation dans certaines villes du Bénin par l’entremise des groupes locaux dans plusieurs régions du Bénin à savoir Cotonou, Abomey-Calavi, Allada, Parakou, Akodéha, Porto-Novo, la vallée de l’Ouémé, Djougou, Toffo et Natitingou. Société 16 juin 2021


Travail des enfants: En hausse pour la 1re fois depuis 20 ans
Le premier rapport conjoint de l’Organisation Internationale du Travail (Oit) et de l’Unicef, annonce que le nombre d’enfants victimes du travail des enfants s’élève désormais à 160 millions dans le monde. Ce qui signifie qu’au cours des quatre dernières années, une augmentation de 8,4 millions d’enfants est constatée. La pandémie de Covid-19 pourrait mettre en danger neuf millions d’enfants supplémentaires, obligés de travailler pour contribuer à la survie de leurs familles. Intitulé : « Travail des enfants : estimations mondiales 2020, tendances et le chemin à suivre », le document de l’Oit et de l’Unicef sur le travail des enfants souligne que, pour la première fois en 20 ans, la tendance pour mettre fin au travail des enfants est inversée alors qu’entre 2000 et 2016, on avait pu constater une baisse de 94 millions. Elément inquiétant, on note une hausse significative du nombre d’enfants âgés de 5 à 11 ans astreints au travail; ils représentent désormais un peu plus de la moitié du chiffre mondial total. Le nombre d’enfants âgés de 5 à 17 ans qui effectuent des travaux dangereux, définis comme un travail susceptible de nuire à leur santé, leur sécurité ou leur développement moral, a augmenté de 6,5 millions depuis 2016 pour atteindre 79 millions. En Afrique subsaharienne, la croissance démographique, les crises récurrentes, l’extrême pauvreté et des mesures de protection sociale inadaptées ont abouti à ce que 16,6 millions d’enfants supplémentaires soient soumis au travail des enfants au cours des quatre dernières années. Même dans les régions qui ont connu des avancées depuis 2016, comme l’Asie, le Pacifique, l’Amérique latine et les Caraïbes, la pandémie met ces progrès en péril. Selon le rapport, si les projections actuelles sur la hausse de la pauvreté dans le monde se matérialisaient, ce sont neuf millions d’enfants de plus qui seront forcés de trouver du travail d’ici la fin de l’année prochaine. Claudia Cappa, coauteur du document et statisticienne à l’Unicef a déclaré que ce chiffre pourrait atteindre 46 millions si une couverture sociale n’est pas mise en place. En effet, en raison de la perte d’emploi de beaucoup de personnes à cause de la Covid-19, des enfants pourraient être contraints aux pires formes de travail pour apporter un revenu à leurs familles déjà fragilisées. On sait que près de 28 % des enfants âgés de 5 à 11 ans et 35 % des enfants âgés de 12 à 14 ans qui travaillent ne sont pas scolarisés. C’est la raison pour laquelle la Directrice générale de l’Unicef, Henrietta Fore, exhorte « les gouvernements et les banques internationales de développement à investir en priorité dans des programmes qui sortent les enfants de la vie active et les remettent à l’école, et dans des programmes de protection sociale qui peuvent aider les familles à éviter de faire ce choix en premier lieu. » Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse). Société 15 juin 2021


Déclaration de grossesse: Sens et portée d’une mesure
La déclaration de grossesse notifiée dans la loi « 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » est interprétée à tort et à travers depuis quelque temps. Pourtant, une analyse minutieuse de la mesure permet de mieux l’apprécier. Etre parent aujourd’hui au Bénin n’est plus une simple affaire de capacité reproductive. La responsabilité parentale soumet à des exigences auxquelles l’Etat engage tous les acteurs à travers la déclaration de grossesse. Ce sujet soulève beaucoup de remue-ménages au sein de l’opinion ces derniers temps sans que tout le monde dispose forcément de tous les éléments d’appréciation. Les personnes averties y voient une sécurisation du contexte de mise en place des tissus familiaux. « La question de régulation des naissances constitue une responsabilité pour l’Etat. Le développement se construit à partir de la stabilité des structures familiales. Le contexte dans lequel grandit un enfant et développe ses rapports dans la société doit être déterminant pour son épanouissement et pour la mise en valeur de son plein potentiel, de comment il établit les liens sociaux et de son apport futur à la construction de la cité », relève Jacques Aguiah-Daho, sociologue de développement. La déclaration de paternité règle les problèmes d’état civil, de planification, de développement et met chaque acteur devant ses responsabilités. « L’appartenance à une société dépend du statut social. Etant donné que la décision soumet à un contrôle social, elle permet de discipliner tout le monde », apprécie-t-il. La formalité relative à la déclaration de paternité n’est pas nouvelle au Bénin. Elle est évoquée dans la loi portant Code des personnes et de la famille avec quelques nouveautés. «Dans le fond, les nouveautés sont relatives à l’acquisition par le nouveau-né d’un numéro personnel d’identification, son inscription au registre national des personnes physiques. Ceci vaut déclaration à l’état civil », explique Miguèle Houéto, juriste, activiste des droits de l’Homme. Pour Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), cette obligation de la loi ne devrait pas étonner. « L’obligation est déjà dans la pratique à travers le remplissage de formulaires lors des consultations prénatales », rappelle-t-il. La loi n°2015-08 du 08 décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin n’est pas muette sur la question. L’article 141 stipule que « tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur, dans les trois premiers mois de sa conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère». Sort de l’enfant né hors mariage L’acte de reconnaissance de paternité établi par les soins du service d’état civil intervient lorsque les deux partenaires sont mariés devant l’officier d’état civil. « Quel est alors le sort de l’enfant né hors de tout mariage? Ne sera-t-il pas enregistré ?», s’interroge Cyrille Gougbédji. C’est à la recherche de réponse à cette question que le législateur a disposé dans le Code de l’enfant que la mère fournisse le nom du présumé père à l’appui de l’acte de mariage ou qu’elle exhibe un acte par lequel, le père a reconnu être l’auteur de la grossesse », développe-t-il. Cette décision apparait donc comme un élément structurant de la vision de transformation du secteur de l’état civil. « Le gouvernement qui ambitionne de faire du Bénin une plateforme de services du numérique ne peut s’empêcher d’opérer des transformations dans le domaine des services du numérique et de l’identification en général », argumente-t-il. Huguette Bokpè Gnacadja, avocate et consultante en droits de l’Homme et en genre, apporte les mêmes éclaircissements : « Soit l’enfant est né dans les liens d’un mariage, et la loi demande de produire un acte de mariage ; soit il est né hors les liens du mariage et la loi demande qu’avant sa naissance, il puisse être déjà reconnu par son futur papa. Le fait pour la mère de ne pouvoir produire aucun de ces actes ne signifie pas que l’enfant ne sera pas déclaré ou n’aura pas un acte de naissance ». Au plan juridique, la mesure ne manque pas de pertinence. Il paraît évident que la « loi 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » entend dématérialiser et numériser l’état civil dans notre pays. Elle permet de clarifier l’esprit du Code de l’enfant. « Alors que dans le Code de l’enfant, le législateur a exigé que la femme présente l’acte de reconnaissance de grossesse, il a disposé que, dans la loi relative à la déclaration de paternité, l’agent de déclaration ne porte, sur la fiche de déclaration, les informations du présumé père qu’au vu de l’acte de reconnaissance de paternité », développe Cyrille Gougbédji. Toutefois, à l’heure actuelle, cette loi n’est pas encore bien vulgarisée d’où les supputations et polémiques. Pourtant, la régularisation des naissances est un acte socialement pertinent. Les mécanismes traditionnels endogènes sont formels sur la question. Dans le cas d’espèce, le droit positif régularise le droit traditionnel. « Autrefois, quand l’auteur d’une grossesse tente de décliner ses responsabilités, il subit la sanction morale, culturelle et cultuelle. Notre pays est en train de rattraper cette disposition sociale », apprécie Jacques Aguiah Daho. Réduire les frasques sociales Selon lui, cette mesure permet à l’Etat de maîtriser l’évolution des statistiques démographiques. Faute de quoi, la société ramasse les pots cassés. « La multitude des familles monoparentales traduit une perte de repère pour l’enfant en ce sens où l’équilibre dont il a besoin nécessite qu’il découvre à la fois la figure de son père et celle de sa mère afin de construire sa personnalité en grandissant. Il faut interroger l’histoire sociale des adolescents auteurs de déviances sociales et le contexte dans lequel ils sont nés pour mieux comprendre l’intérêt de cette décision », analyse-t-il. Au-delà des solutions qu’elle apporte sur le plan familial, cette décision est aussi un instrument contre le mariage infantile. Elle organise le rapport à la sexualité, à la grossesse et à la naissance. « Le phénomène des filles-mères est très développé dans notre société aujourd’hui avec des victimes devenues accidentellement mères parce que le géniteur ne s’y est pas encore préparé», relève-t-il. Les femmes qui font du chantage autour du sexe doivent revoir leur méthode. « Il y en a qui créent le ’’business des naissances’’. Elles ont une autorité parentale exercée par quelqu’un et un autre individu qui joue le rôle de partenaire sexuel », relève le sociologue. Dans le même temps, justice est rendue aux femmes honnêtes, en ce sens qu’elles auront la latitude d’obliger les hommes à reconnaître officiellement leur statut de futur papa. Finies donc les grossesses accidentelles ! « Cette décision permet de régler une injustice sociale chez les femmes sincères tout en leur permettant de mieux organiser leur sexualité. Il sera difficile de négocier des compromis avec des femmes pour qu’elles cachent leur grossesse», assure-t-il. Une crainte tout de même. « Il faut travailler pour que cela n’entraine pas davantage des avortements. Cette décision pourrait déstabiliser certains ménages ou fragiliser les unions libres », alerte-t-il. Certains redoutent des violences psychologiques et verbales au sein des couples. « Il est à craindre que certains hommes se soustraient à leur obligation de reconnaissance de paternité, mettant ainsi les mères dans un état de stress aux nombreux effets. Par naïveté, certaines femmes pourraient accepter de subir des actes, avec le seul but d’obtenir d’eux, la reconnaissance de paternité. D’où la nécessité de vulgariser les lois et de faire des séances d’information et de sensibilisation adaptées aux cibles et de façon rapprochée », insiste Jacques Aguiah Daho. Si le refus de reconnaissance de paternité ne fait pas obstacle à l’établissement d’un acte de naissance, cela pourrait entraîner d’autres conséquences sur le plan de l’état civil. « Le processus suivra son cours conformément aux dispositions en vigueur. Seulement, le nom du père ne figurera pas sur l’acte. Quant aux enfants nés à domicile, la loi a prévu une procédure pour leur déclaration de naissance. Il suffit que les personnes ayant l’habilité, se rapprochent du centre de santé le plus proche pour enclencher le processus et le finaliser au service d’état civil le plus proche », nuance Miguèle Houéto, juriste. Cyrille Gougbédji rassure : « Le système n’expose pas l’enfant, ni la femme parce qu’il existe des garanties de protection sociale ». Au demeurant, l’efficacité de la décision ne saurait être analysée que par rapport aux mesures d’accompagnement et stratégies envisagées. Dans ce sens, l’Etat gagnerait à confier des rôles aux sages-femmes, aux leaders locaux, aux communautés religieuses, afin que la loi devienne une norme sociale. Société 15 juin 2021


Centre de formation militaire de Bembèrèkè: Sortie de 1 100 nouvelles recrues pour porter les valeurs républicaines
Le Centre de formation militaire de Bembèrèkè a servi de cadre, vendredi 11 juin dernier, à la cérémonie de sortie des 1 100 recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020. Celle-ci a été au cours d’une cérémonie marquée par leur présentation au drapeau national, la remise de fourragères et un défilé des récipiendaires. L’effectif des forces de défense et de sécurité du Bénin s’est renforcé avec la sortie de 1 100 nouvelles recrues militaires, agents de police et gardes forestiers de la classe 2020 dont 89 femmes, vendredi 11 juin dernier à Bembèrèkè. C’est après plus de 5 mois de formation commune de base axée sur les fondamentaux de l’art militaire, le règlement, le combat et l’armement au Centre de formation militaire de la localité. Ils sont désormais aguerris pour porter les valeurs républicaines. Au cours de la cérémonie qui a consacré la fin de leur formation, les nouvelles recrues ont été présentées au drapeau et ont reçu des fourragères des mains du ministre de la Défense, Alain Fortunet Nouatin, de celui de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, et des membres du haut commandement militaire. Le défilé des appelés a mis un terme à la cérémonie. Le ministre Alain Fortunet Nouatin a, à cette occasion, insisté sur la discipline et l’abnégation à la tâche. Mais avant, il est revenu sur les caractères honnête, crédible et impartial du recrutement des appelés. Ce qui traduit, selon lui, la vision du président Patrice Talon qui veut que les agents des forces de défense et de sécurité du Bénin aient le profil indiqué et soient bien formés. « Nous voulons anticiper. Nous voulons prévenir. C’est pour cela que le gouvernement a fait l’option de la police communautaire, celle de proximité », a soutenu le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou. « Dans notre pays, nous avons décidé de créer des commissariats au niveau des arrondissements. Nous avons 546 arrondissements au Bénin. 300 sont déjà dotés de commissariat. Il faut également en donner aux 246 qui restent. Ces jeunes recrues au niveau de la police vont nous aider à relever ce défi », a-t-il poursuivi. Composées de 500 policiers, 500 militaires et 100 agents des eaux et forêts, les recrues ont eu droit à une formation commune de base militaire, a informé le directeur du centre de formation militaire de Bembèrèkè, le chef de bataillon Sylvain Médéto. Afin de préparer leur mentalité à assurer leurs fonctions, explique-t-il, les appelés ont suivi un encadrement de qualité. Il a ensuite loué leur endurance, leur esprit de solidarité, leur volonté de servir la nation et leur sens d’appropriation appréciable. Le chef de bataillon en veut pour preuve les performances qu’ils ont réalisées au cours de la marche de 1 016 km. Il les a exhortées à l’engagement, au courage et au sens élevé du respect. Actualités 15 juin 2021


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