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Nouvelles

Message de félicitations au président Patrice Talon: Salvador Niyonzima au cabinet du ministre Agbénonci
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, hier mercredi 9 juin, Salvador Niyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies. Ce dernier est porteur d’un message de félicitations du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, à l’endroit du président Patrice Talon pour sa reconduction à la magistrature suprême au terme du scrutin du 11 avril dernier. Le président Patrice Talon continue de recevoir les félicitations de la communauté internationale suite à sa réélection pour un second mandat. Le dernier message en date est celui du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Lesdites félicitations ont été transmises par le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci, lors d’une audience, hier mercredi 9 juin à Cotonou. « Je suis porteur d’un message du secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres. Il s’agit d’un message de félicitations au président Patrice Talon suite à sa réélection pour un second mandat », a précisé le coordonnateur résident du système des Nations Unies. En ce qui concerne les réformes à entreprendre durant les cinq prochaines années par le président de la République, Salvador Niyonzima rassure de l’accompagnement du Système Nations Unies. « Nous sommes prêts à travailler sur les nouveaux chantiers y compris les anciens qui sont en cours avec le Bénin sur les plans social, éducatif, économique et autres. Sur tous ces chantiers, nous sommes là pour accompagner le Bénin et les Béninois », a promis Salvador Niyonzima, ajoutant que les relations entre les Nations Unies et le Bénin sont au beau fixe. « Je pense que nous sommes en intelligence parfaite avec la partie béninoise en ce qui concerne les questions de développement et nous travaillons aussi ensemble sur les questions de liberté et de démocratie », a-t-il fait savoir. Actualités 10 juin 2021


Programme d’alimentation scolaire intégrée: Le Burundi à l’école du Bénin
L’expérience du Bénin en matière d’alimentation scolaire intégrée sidère le Burundi. Marraine d’un pareil programme dans son pays, la première dame du Burundi, Angélique N. Ndayishimiye, est à Cotonou accompagnée d’une forte délégation, pour capitaliser l’expérience béninoise afin d’améliorer la pratique dans son pays. Une séance de travail s’est déroulée à cet effet, mercredi 9 juin dernier, au ministère du Plan et du Développement, entre les parties béninoise et burundaise sous la conduite du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Pour améliorer son programme d’alimentation scolaire universelle, le Burundi mise sur plusieurs stratégies dont, entre autres, les échanges d’expériences et de bonnes pratiques entre les pays. Ayant reçu bon écho de l’expérience des cantines scolaires au Bénin, le gouvernement burundais a dépêché une forte délégation à Cotonou, pour s’imprégner de la pratique béninoise. La délégation est conduite par la première dame du Burundi, Angélique Ndayubaha Ndayishimiye, marraine du programme d’alimentation scolaire dans son pays. Elle est accompagnée des ministres burundais de l’Agriculture, de l’Education nationale et de la Santé publique, ainsi que de la mission pays du Programme alimentaire mondial (Pam) qui, tout comme au Bénin, met en œuvre le programme dans les écoles burundaises. Sous la présidence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, une séance de travail a eu lieu entre les deux parties (chaque ministre du Burundi avait son homologue béninois en face), séance élargie aux partenaires techniques et financiers des deux pays. La première dame indique que la mobilisation de tous ces ministres et bailleurs au sein de sa délégation, s’explique par la volonté du gouvernement de son pays de bâtir une cantine scolaire intégrée. «Nous osons espérer qu’à la fin de cette mission, le Burundi capitalisera l’expérience béninoise en matière d’alimentation scolaire pour une cantine scolaire universelle au Burundi », souhaite-t-elle. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a, entre autres, salué l’intérêt que le programme alimentaire scolaire béninois suscite auprès du gouvernement burundais et les acteurs à divers niveaux qui ont contribué à la réussite du programme, côté béninois. Il présente par la suite le cheminement du Bénin, depuis cinq ans, en termes de cantine scolaire intégrée, de même que les objectifs, le coût, le système d’approvisionnement local des vivres, et les bénéfices actuels du programme pour l’école béninoise et ses acteurs. Abdoulaye Bio Tchané a rappelé, à l’occasion, l’engagement du président Patrice Talon de porter l’accès aux cantines scolaires à 100 % des enfants des écoles primaires du Bénin d’ici deux ans. Les résultats détaillés du programme de cantines scolaires au Bénin ont été présentés par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou. Les échanges entre les deux parties, notamment les ministères sectoriels burundais et béninois, vont se poursuivre tout au long du séjour de la délégation au Bénin. Actualités 10 juin 2021


Prestations du projet Safe and inclusive cities for girls: Plan international Bénin recueille les avis des bénéficiaires
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Safe and inclusive cities for girls de Plan international Bénin (Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou), plusieurs enfants et jeunes filles de la zone marchande de Dantokpa ont bénéficié d’une gamme de prestations concourant à leur bien-être et à la promotion de leurs droits. Hier mercredi 9 juin, Plan international Bénin a organisé un atelier de feed-back avec les bénéficiaires pour recueillir leurs avis sur la qualité des prestations offertes. Recueillir les impressions des enfants et jeunes filles sur les divers services, notamment psychosociaux, de soins de santé, d’alimentation, de sensibilisation et de formation… C’est l’objectif principal de l’atelier de feed-back et de redevabilité qui s’est tenu hier avec les bénéficiaires du projet Safe and inclusive cities for girls (Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou) de Plan international Bénin, mis en œuvre par ses partenaires Terres rouges et Médecins du Monde et financé par Danish TV Collection 2019. A l’occasion de cet atelier, les seize enfants participants ont été entretenus sur les concepts fondamentaux du feed-back et de redevabilité. Les équipes du projet ont quant à elles, été renforcées sur le processus d’instauration d’un mécanisme de feed-back ; sur les étapes et outils pratiques pour mettre en place un mécanisme de retour d’information adapté aux enfants et sur comment exploiter efficacement les résultats des feed-back des bénéficiaires. A en croire Rolland Djagaly, conseiller en droit et protection de l’enfant à Plan International Bénin, les mécanismes de retour d’information sont une composante indissociable de la démarche de redevabilité de Plan international Bénin. L’organisation considère la redevabilité comme un principe essentiel de la mission humanitaire pour assurer la survie et le relèvement des enfants, des jeunes et des communautés vulnérables et préserver leur dignité. D’où l’importance accordée par Plan international Bénin au retour d’information des bénéficiaires des prestations du projet Ville sûre et inclusive pour les filles à Cotonou. Le résultat attendu du projet Safe and inclusive cities for girls de Plan international Bénin est que les enfants (de 0 à 14 ans) et les jeunes (de 15 à 25 ans), en particulier les filles et femmes, du marché Dantokpa, des quartiers informels environnants et peu sécurisés de Cotonou, soient à l’abri de la violence, du harcèlement et des abus ; se sentent socialement inclus et améliorent leur bien-être psychologique. Société 10 juin 2021


Administration intelligente au Bénin: Huit nouveaux e.services enrichissent l’existant
Le gouvernement élargit la gamme des services publics dématérialisés au Bénin. C’est à travers le lancement, ce mercredi 9 juin, de huit nouveaux e.services, destinés à faciliter la vie aux usagers de l’administration publique. Le contenu du portail national des services publics du Bénin www.service-public.bj s’enrichit de huit nouveaux e.services, destinés à simplifier la vie aux usagers. Il s’agit du permis de travail, du visa du contrat de travail pour nationaux, visa de contrat de travail pour expatriés, de l’attestation d’immatriculation et de paiement des cotisations à l’employeur, de l’attestation de non-exclusion de la commande publique, de l’attestation fiscale, du raccordement à la Sbee et de l’attestation de non faillite. Réduction de tracasseries et de stress, gain de temps et d’énergie sont quelques avantages que procure le développement de ces différents e.services qui contribuent par ailleurs au développement et au rayonnement du Bénin. « Désormais donc, l’employeur qui le désire pourra satisfaire en ligne aux formalités requises pour la délivrance d’une attestation d’immatriculation et le paiement de ses cotisations. De même, aussi bien les nationaux que les expatriés pourront aisément se conformer aux dispositions contractuelles du Code du travail en bénéficiant de la dématérialisation de la sollicitation, du paiement et de retour à l’usager relativement aux prestations de la Direction générale du travail», développe Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique. La mise en place de ces plateformes traduit la grande ambition du Bénin au profit de l’administration intelligente. « Notre ambition est de développer la transversalité dans l’administration. L’objectif est de proposer aux entreprises et aux citoyens un parcours unique et personnalisé jamais observé dans aucun pays », vante Aristide Adjinacou, directeur des Opérations de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi). Le vent en poupe Les entreprises béninoises ont le vent en poupe. A travers ces nouveaux e.services, le gouvernement facilite l’accomplissement des formalités aux entreprises, notamment celles qui postulent aux appels d’offres. Les principales pièces d’un dossier d’appel d’offres sont désormais à leur portée, juste par quelques clics. Mieux, la dématérialisation du permis de travail, du visa du contrat de travail pour les nationaux, du visa du contrat de travail pour les expatriés et du raccordement à la Sbee leur permet de gagner du temps dans l’accomplissement des formalités. Les restrictions dans le cadre de la riposte à la Covid-19 ont amené les administrations publiques et privées à accélérer leur transformation digitale et à généraliser les usages numériques afin d’assurer la continuité du service. Le Bénin a pris le pas sur les réformes afin d’affronter d’éventuelles difficultés. « Le gouvernement béninois a fait preuve d’anticipation en inscrivant dans son programme d’action la mise en place d’une administration intelligente incluant la digitalisation des services publics pour non seulement réduire les tracasseries endurées par les usagers et rapprocher l’administration des usagers, mais aussi améliorer son image auprès de ces derniers et lutter contre la corruption », souligne Adidjatou Mathys. Son anticipation et sa méthode ont inspiré plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. « Nous avons été très agréablement surpris dernièrement quand la France a lancé un système identique à celui que notre pays a lancé en 2019, sur la déclaration en ligne pour les cotisations sociales et les paiements en ligne desdites cotisations en lien avec les impôts sur les salaires », relève Romuald Wadagni, ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances. La mise en place de l’adminis-tration intelligente est l’un des projets phares de l’action gouvernementale depuis 2016. C’est à ce titre que le portail national des services publics a été lancé le 26 mars 2020, avec un contenu initial de 250 services publics en ligne. Ce contenu a été multiplié par trois, en moins d’un an, en vue de faciliter la vie aux usagers de l’administration publique. Les huit nouveaux e.services viennent enrichir le répertoire disponible. Le gouvernement envisage de faire mieux. Société 10 juin 2021


Cep 2021: 11 candidats à besoins spécifiques dans le Mono
Des quatre-vingt candidats à besoins spécifiques inscrits au plan national, à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021, les départements du Mono et du Couffo en comptent onze. Ils sont répartis dans deux centres de composition dont l’un se situe à Hainde, une localité de Sè, dans la commune de Houéyogbé. Ici, deux filles et cinq garçons physiquement diminués planchent. Le second centre de composition est le foyer catholique Siloé, situé à Djanglanmè dans la commune de Grand-Popo, où deux filles et deux garçons, tous des malvoyants, essaient de relever le défi de ne pas démériter par rapport aux performances de leurs devanciers. En 2020, les trois candidats du centre Siloé au Cep étaient tous admis. Idem pour celui inscrit au Cep 2019. De quoi fait dire au chef du centre de composition, Sœur Adélaïde, que les candidats de Siloé réussissent à cent pour cent à l’examen. Les quatre malvoyants de cette année composent sous la supervision des surveillants de salle dont la religieuse affectueusement appelée sœur Félicité. Elle a en commun avec les candidats, le handicap visuel. A l’en croire, les épreuves sont identiques à celles soumises aux autres candidats qui n’ont pas perdu la vue. La seule différence se situe au niveau de l’usage du braille, un système d’écriture tactile à points saillants en vogue dans le monde des aveugles. Ceux de Siloé, candidats à l’examen du Cep 2021 ont eu hier le bonheur d’accueillir le préfet Dêdêgnon Bienvenu Milohin dans le cadre de la tournée qu’il a effectuée dans certains centres de composition après avoir présidé, à Bopa, la cérémonie de lancement de l’examen au niveau départemental. Le préfet et sa délégation étaient venus galvaniser les aveugles. « Vous comptez beaucoup pour nous autant que les autres candidats », a dit le préfet avant d’échanger avec les responsables du centre sur les conditions du déroulement de l’examen. Aucun dysfonctionnement ni incident n’a été signalé. Pour finir, il faut souligner qu’aucun centre de composition pour les candidats à besoins spécifiques n’est ouvert dans le département du Couffo.   Education 10 juin 2021


Cep 2021: Les résultats attendus pour le 30 juin prochain
Les résultats de l’examen du Cep 2021 sont attendus pour le mercredi 30 juin prochain. Les travaux de secrétariat auront lieu la semaine prochaine, précisément du lundi 14 au vendredi 18 juin. La correction des copies est prévue pour se tenir du lundi 21 au vendredi 25 juin prochain. Les travaux de relevés et de calcul de notes sont programmés pour se dérouler du 21 au 26 juin. Ils seront suivis de la délibération et de la proclamation des résultats attendue pour le mercredi 30 juin prochain. Ces différentes dates sont prévues par le calendrier de déroulement de l’examen du Certificat d’études primaires session 2021 de la direction des Examens et concours du ministère des Enseignements maternel et primaire (Dec/Memp). Les trois jours de composition se sont achevés, ce mercredi, avec les épreuves sportives. Les candidats étaient en joie. Ils étaient contents du bon déroulement de l’examen et des épreuves qui étaient relativement abordables. « La composition s'est passée dans de bonnes conditions et les épreuves se sont déroulées conformément aux horaires prévus », se réjouit Virgile Cossi, chef centre d’examen de l'école primaire publique de Louho abritant des candidats ordinaires. La même satisfaction a été notée du côté du chef centre de l'école urbaine-centre de Porto-Novo. « Tout s’est bien passé. C'est au niveau de l'épreuve artistique Couture que les candidats se sont plaints de n'avoir pas reçu un tel cours durant l'année scolaire et du fait que cela ne figure même pas dans la grille de leur programme », a rapporté Léon Tofoédo, chef centre de l'école urbaine centre de Porto-Novo. En revanche, le candidat Mifdol Alladé Akinotcho dit n’avoir connu de difficultés qu'en mathématiques et en lecture. Selon lui, il a pu bien se débrouiller dans le reste des matières. « Toutes les épreuves étaient abordables pour moi. Je suis sûre d'avoir 15 de moyenne », confie la candidate Faïkoth Akinhola. Jean Agbakouè, surveillant de salle à l’école urbaine centre de Porto-Novo note que contrairement à 2020 où la Covid-19 a empêché de préparer normalement les écoliers pour l'examen, cette année, ils ont eu le temps de bien les tenir. « Notre voeu, c'est que les candidats réussissent tous », souhaitent Jean Agbakouè et son collègue Claude Alla. Par Immaculée HOUEDETE (Stag. Ouémé-Plateau) Education 10 juin 2021


Cep 2021: Dix candidats sourds-muets ont planché à Porto-Novo
Sept candidats nés sourds-muets et trois devenus sourds-muets ont composé au centre d’examen de Louho à Porto-Novo, pour le compte du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021. Ces dix apprenants à besoins spécifiques ont planché au même titre que leurs autres camarades candidats ordinaires, dans toutes les épreuves de l’examen à l’exception de celle de la dictée qui a été élaborée en conséquence, tenant compte de leur statut particulier. C’est du moins le constat fait sur le terrain, ce mercredi, dernier jour de la composition, au centre d’examen de Louho à Porto-Novo. Selon le chef-centre, Paul Agboyidou, les dix candidats ont composé dans les mêmes matières que les candidats ordinaires, étant donné que c’est un examen national. La seule différence, explique-t-il, se trouve au niveau de l'épreuve de la dictée. Ici, le texte entier est souvent remis avec des fautes à cette catégorie de candidats. Il leur revient de souligner les fautes qui s’y trouvent et de les corriger. « Mais cette année, on a décidé d'améliorer les choses et donc l'épreuve leur a été remise avec les fautes déjà soulignées. Alors, c'est à eux de les corriger en se basant sur les notions d'orthographe et de grammaire », a précisé le chef-centre. Il informe que les candidats ont été surveillés par deux surveillants de salle dont l'un comprend le langage des sourds-muets. Ce dernier, à en croire Paul Agboyidou, sert d'intermédiaire pour la satisfaction des besoins de ces candidats lors de la composition. Le chef-centre de Louho a précisé que les nés sourds-muets sont ceux qui n'ont jamais entendu et ne pourront jamais parler. En revanche, les devenus sourds-muets sont ceux qui, à leur naissance, ont pu entendre leur entourage parler et qui arrivent déjà à s'exprimer avant de perdre l'ouïe pour diverses raisons. Ainsi, les devenus sourds-muets ont plus de faciliter à comprendre et à s'adapter au milieu scolaire que les nés sourds-muets, observe Paul Agboyidou. Immaculée HOUEDETE (stag Ouémé-Plateau) Education 10 juin 2021


Enseignement technique: Les structures privées de formation et d’insertion professionnelle en réseau
Le Réseau des structures privées de formation et d’insertion professionnelle (Resfip-Bénin) a été porté sur les fonts baptismaux, vendredi 4 juin dernier à Parakou. C’est sous l’impulsion des centres de formation professionnelle animés par l’esprit Don Bosco. Outre les membres de son bureau exécutif, l’occasion a permis de procéder également à l’élection de ceux de son comité de contrôle. Mieux se concerter sur les bonnes pratiques, puis les partager pour mieux travailler. Tels sont les objectifs poursuivis par les structures privées de formation et d’insertion professionnelle, en se constituant en réseau au cours de leur assemblée générale, vendredi 4 juin dernier au Cpet Don Bosco de Parakou. Venues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou et d’Abomey-Calavi, elles ont concrétisé leur volonté de se mettre ensemble afin d’aider les jeunes à trouver une place dans la société, grâce à la formation technique, pour devenir des citoyens actifs et au service du développement de leur pays. « Pendant un bon moment, nous avons déjà eu à travailler ensemble. Nous nous connaissons. Les fondements du réseau sont assez solides et lui permettent d’aller loin », a indiqué le directeur du Cpet Don Boco de Parakou, le Frère Hernan Cordero, procédant à l’ouverture des travaux. « C’est pour formaliser, puisque nous avons déjà des expériences et avions déjà capitalisé beaucoup de bonnes pratiques », a-t-il poursuivi. « Nous sommes nés avec des dents », a renchéri le président du Comité d’organisation, Mathieu Adjanou. Avec l’avènement de leur réseau, il est convaincu que beaucoup de choses peuvent être améliorées au niveau de l’enseignement technique au Bénin. « Désormais, nous pouvons être considérés et mieux écoutés comme des interlocuteurs crédibles devant le pouvoir en place et ses responsables », a-t-il indiqué. Mutualiser les pratiques Selon Mathieu Adjanou, l’enseignement technique n’est pas promu comme cela se doit au Bénin. Ce qui favorise le sous-emploi qui inquiète et le chômage dont le taux est galopant. De même, les rares qui le choisissent ne sont pas assez motivés pour aller jusqu’au bout de la formation. Une autre observation, c’est qu’actuellement, la société ne leur accorde pas toute la considération qu’il faut. Ce qui fait que la qualité des travaux, lorsque les techniciens sont sollicités pour les exécuter, n’est souvent pas celle souhaitée. De même, les besoins du marché ne sont pas en adéquation avec les offres de formation dans les établissements d’enseignement technique. Il y a également la question des équipements et des accessoires utilisés au cours de la formation et qui, à cause de leur cherté, ne sont pas faciles à acquérir. La troisième chose qui n’est pas moins importante, c’est l’accompagnement vers le monde du travail. « Donc le réseau va essayer de définir des stratégies pour promouvoir non seulement l’enseignement technique, mais l’emploi des jeunes issus de ces établissements techniques. Nous avons également à faire des plaidoyers en direction de l’Etat, des partenaires sociaux afin que la question de l’autonomisation des jeunes soit réglée au niveau de l’enseignement technique », s’est-il voulu plus explicite. D’où, insiste-t-il, la nécessité pour les centres privés de formation qui promeuvent l’enseignement technique de se mettre ensemble pour revoir l’accompagnement qu’ils assurent à leurs apprenants. Il s’agira pour eux de mutualiser leurs efforts, leurs énergies, leurs expériences et leurs pratiques afin d’attendre davantage de l’Etat. Société 10 juin 2021


Rencontre du ministre Raphaël Akotègnon avec les préfets: L’administration au diapason des exigences du Bénin révélé
Concertation, esprit d’équipe, vision partagée pour relever les défis du secteur pour le bonheur des populations… La décentralisation sous le ministre Raphaël Akotègnon est partie pour connaître de nouveaux jours. Mardi 8 juin à Cotonou, les préfets ont eu droit à des échanges qui instaurent le nouveau cadre de la gouvernance locale au Bénin. Le ministre de la Décen- tralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon avait à ses côtés, ce mardi 8 juin, pour une séance d’échanges, de concertation et de prise de contact, les préfets des 12 départements. Ceux-ci ont tous répondu à l’appel de leur autorité de tutelle pour prendre langue avec lui et ouvrir une nouvelle page de la gouvernance locale. Cette rencontre, la première du genre pour le compte du second quinquennat du chef de l’Etat, est aussi la première sous l’ère Akotègnon. L’occasion était donc toute trouvée par le nouveau ministre pour rappeler à ses premiers collaborateurs, ce que doivent être désormais les circonscriptions administratives. Prise de contact certes, mais aussi cadre de concertation pour situer les nouveaux préfets dans leurs rôles et responsabilités, puis échanges tant sur la vie et le fonctionnement des départements que pour apprécier le processus de décentralisation et de déconcentration, a annoncé le ministre à l’entame de la séance. « La bonne administration du territoire est une mission déterminante qu’il faut assumer avec engagement et loyauté en créant les conditions propices à la réalisation des objectifs de développement de notre pays », a aussi indiqué le ministre Raphaël Akotègnon. « Nous devons aller vers une administration territoriale de notre pays capable de se hisser au diapason des exigences du Bénin révélé et où le rôle prépondérant du préfet doit être réaffirmé et respecté », insiste-t-il par ailleurs. Cela témoigne de la nécessité de la réforme de l’administration territoriale en cours, justifie-t-il. Le département étant le cadre territorial de mise en œuvre des politiques publiques, il se doit d’être le terrain fertile de l’expression de la décentralisation. C’est pourquoi, fait observer le ministre, « nous devons mettre l’accent sur une coordination efficace des interventions de l’Etat dans les départements et sur l’enracinement de la démocratie notamment sur des projets structurants pour les communautés à la base ». Ces préalables élucidés, il s’est également fait le devoir de dévoiler ses attentes. Celles-ci reposent surtout sur la méthode de travail d’abord au niveau des préfets, ensuite entre les préfets et lui. Cette méthode de travail, le ministre la veut rationnelle, participative et constamment évaluée à l’aune des actions administratives et de développement. L’obligation de compte rendu, il en fait un devoir capital pour chacun des 12 préfets. Il a profité de cette séance pour mettre à la disposition des nouveaux préfets, des outils de travail notamment la loi sur les unités administratives et un recueil des textes de loi sur la décentralisation. Toujours dans la logique de doter les préfets des instruments indispensables à leurs fonctions, deux communications leur ont été présentées. La première sur « Rôle et responsabilités du préfet dans le contexte de la réforme de l’administration territoriale » et la seconde sur le plan départemental de coordination des actions de développement. Actualités 10 juin 2021


Wilfrid Houndjè, promoteur culturel: « Le Carnaval de Ouidah est conçu pour être une fête populaire »
On lui devait l’organisation du festival Kaletas, pour la valorisation des masques très usités en fin d’année par les jeunes enfants. Sauf que, entre-temps, dans le but de mieux faire, il est passé à un évènement plus grand, pensé pour Ouidah, mais rêvé pour tout le Bénin afin de donner un coup d’accélérateur au tourisme. Wilfrid Houndjè, promoteur culturel et désormais Délégué général du Carnaval international de Ouidah (Cio), parle de cet évènement dont il livre la charpente à travers cet entretien exclusif ! Vous projetez l’organisation du Carnaval international de Ouidah (Cio). Parlez-nous en ! Le Cio, c’est le Carnaval international de Ouidah. Il est conçu pour être un grand événement de rue, une manifestation et une fête populaire qui rassemble les peuples et les communautés au-delà des clivages culturels et identitaires. Il se veut être un condensé des couleurs culturelles et artistiques du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora à travers un mixage harmonieux des rythmes, danses, masques, traditions et créations artistiques. Le Carnaval international de Ouidah mettra 4 000 acteurs de scène dans la rue pour produire un spectacle inédit. Il est né pour accompagner l’ambition du gouvernement béninois qui veut faire de la ville de Ouidah la première destination touristique en Afrique de l’Ouest. Le Cio est un projet culturel, artistique et touristique de grande attraction. Il est unique en son genre. Il se refuse d’être la copie d’un autre évènement au monde. Que peut-on savoir d’autre de cet évènement que vous ambitionnez grandiose ? Le Carnaval International de Ouidah va se tenir du 17 au 19 décembre 2021 dans la ville historique de Ouidah. Mais avant, les artistes peintres et graffeurs vont commencer la réalisation des fresques dès le 14 décembre pour finir le 19 décembre. Il aura lieu dans la commune de Ouidah au Sud du Bénin. Il va occuper plusieurs lieux de diffusion du produit culturel. Le Cio va se dérouler sous la forme d’œuvres d’art, d’échanges intellectuels, d’évènements de rue, de spectacles de scène, d’expositions, de fashion et de visites touristiques. Le Carnaval international de Ouidah est innovant, il apporte un masque nouveau, une création artistique contemporaine qui vient renforcer le marché des masques africains. Il s’agit du «Masque Python» qui vient faire honneur à toute la communauté Xwedah de Ouidah. Pour une première fois, le monde entier va voir ce masque qui fera tache d’huile dans l’histoire. Des pays étrangers sont-ils invités ? Oui, plusieurs pays du monde sont attendus à Ouidah pour cette première édition du Carnaval international de Ouidah. Le Togo, le Sénégal, le Congo, la France, la Belgique, Haïti, la Guadeloupe, la Martinique, Brésil, la Belgique, Cuba, le Venezuela, le Burkina Faso, la Chine, la Turquie pour ne citer que ceux-là seront de la partie pour différentes activités. Au nombre de celles-ci, le carnaval populaire (4 000 acteurs de scènes dans la rue en masques africains, en déguisements, sur fond de musiques et danses africaines), des spectacles d’attraction d’inspiration Vodun, des spectacles des masques africains (du Bénin, d’Afrique et de sa diaspora), un défilé de mode « Cio Fashion», une exposition d’œuvres d’art (peintures et photographies), un concert de musique Afro-beat, des fresques dans la ville de Ouidah… Pour la préparation, à quel niveau peut-on se situer ? Depuis un an et demi, le comité d’organisation du Cio est à pied d’œuvre. Nous sommes très avancés sur les préparatifs du projet : conception et réalisation des masques, accoutrements, pavoisement de la ville, rencontres des acteurs, des partenaires, communications, nous sommes très en avance. Nous sommes déjà à plus de quinze millions d’investissement sur fonds propres. A la date d’aujourd’hui, nous pouvons dire avec certitude que l’évènement est déjà téléchargé à plus de 75 %. Le reste, c’est juste mobiliser les ressources financières qu’il faut pour réaliser la partie évènementielle du projet. Quelle part prend le gouver-nement dans l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est porté par un groupe de jeunes regroupés au sein de l’association Ouidah tourisme. Mais le gouvernement du président Talon est très attentif au projet. C’est un projet qui vient accompagner l’axe développement touristique du Programme d’action du gouvernement (Pag) à Ouidah. Donc, nous travaillons ensemble avec les directions techniques de plusieurs ministères afin que l’accompagnement du gouvernement du président Talon soit effectif et chose tangible. Au nombre des soutiens de l’évènement, il y a la ville de Ouidah avec son maire, certaines institutions internationales, l’Etat béninois, et quelques bonnes volontés. Nous bénéficions aussi de l’accompagnement de jeunes professionnels et volontaires. C’est le lieu de leur dire un grand merci et courage. Plusieurs dossiers sont déposés auprès des structures pour solliciter leur sponsoring, les discussions sont en cours, nous gardons l’espoir d’un aboutissement heureux de ces dossiers. Franchement, le maire actuel porte le projet à bras-le-corps avec nous. Le maire a délivré une lettre de recommandation du projet, beaucoup de facilités administratives pour nous. La mairie apportera sa contribution financière et aidera à la mobilisation des ressources. Les services techniques de la mairie nous assistent aussi. Y a-t-il une part de sacré dans ce carnaval ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement artistique, culturel et touristique ouvert au public de toutes obédiences religieuses. Ces spectacles et activités vont se dérouler sur les espaces et lieux publics. Néanmoins, une cérémonie Vodun sera au programme, une libation qui sera entièrement confiée aux hauts dignitaires du culte Vodun, et va se dérouler dans un lieu de culte traditionnel. Pour nous, le sacré ne sera jamais dans la rue. C’est notre option et les dignitaires Vodun sont d’accord et nous accompagnent sur ce projet porteur. Ouidah est la ville du chef de l’Etat. Est-il informé de l’organisation de ce carnaval ? Le président a certainement eu vent de ce projet. J’ai demandé à ses collaborateurs que je connais de l’informer et je pense qu’il va me recevoir afin que je lui transmette officiellement son invitation. Puisque pour nous, c’est sous son haut patronage que cette première édition du Carnaval international de Ouidah va se dérouler. Le Cio et le Pag à Ouidah sont liés. Quelle est la périodicité de l’organisation ? Le Carnaval international de Ouidah est un évènement qui va s’organiser tous les deux ans. Donc après l’édition de cette année 2021, le Cio vous donne rendez-vous pour décembre 2023. Pour l’organisation, nous avons déjà fait beaucoup d’étapes, et tant que l’activité n’est pas encore réalisée, nous allons continuer de travailler. Par exemple, organiser des rencontres d’information, de sensibilisation et de mobilisation à travers les lycées et collèges de Ouidah, à l’Université d’Abomey-Calavi, rencontrer les sages et notables de Ouidah, les dignitaires de culte, les groupements de femmes, les associations des jeunes et des artisans, lancer la grande communication du Cio, continuer sur la recherche de financement, etc. Un mot pour conclure cet entretien ! Je demande humblement au chef de l’Etat, le président Talon de nous apporter son soutien personnel et celui de son gouvernement, d’aider le projet à grandir pour que Ouidah soit la première destination telle qu’il le veut. Aux sponsors sollicités, je demande de donner une suite favorable. A la presse nationale et internationale, je demande un séjour de reportage culturel à Ouidah. Aux touristes, je dis de venir à Ouidah qui les attend. Quand la jeunesse veut, la jeunesse peut, ce projet, nous allons le réaliser. A bientôt à Ouidah, Ouidah vous attend ! Culture 10 juin 2021


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