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Nouvelles

Traitement par radiothérapie du cancer au Bénin: La seule arme manquante

A l’occasion d’une séance de sensibilisation sur le cancer du sein organisée par un groupe d’associations béninoises, le docteur Serpos Dossou, oncologue radiothérapeute, a présenté une communication sur le thème : « Dépistage et apport de la Radiothérapie dans la prise en charge du cancer du sein ». Une communication qui a permis aux participants d’en savoir un peu plus sur le cancer du sein, sa prise en charge et les moyens de prévention.

« Cancer du sein : le dépistage précoce, mon arme de guerre », c’est l’un des thèmes développés le samedi 11 novembre dernier à Cotonou lors du « Café Philo ». Une initiative des associations, SOS Cancer, US-Bénin Woomen Alumni Association (US-BWAA) en collaboration avec des médecins volontaires experts du domaine qui vise à sensibiliser et informer les femmes sur ce fléau qui occasionne chaque année un drame dans de nombreuses familles. D’entrée de jeu, le spécialiste a fait un état des lieux en ce qui concerne l’incidence du cancer du sein dans le monde et au Bénin. Il ressort de cette présentation qu’en 2012, on a enregistré dans le monde 14,1 millions de cas et 8,2 millions de décès. Le cancer du sein apparaît comme une cause fréquente de décès par cancer chez les femmes. Au Bénin, 910 nouveaux cas ont été enregistrés dans la même période.
L’un des moyens efficaces pour venir à bout du cancer du sein est le dépistage précoce. Il s’agit, selon le Dr Serpos Dossou, de « détecter au plus tôt en l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’étre cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer ». L’intérêt du dépistage précoce réside dans le fait qu’il permet de détecter précocement le cancer. Toutes choses qui favorisent une meilleure prise en charge des malades, la limitation de la lourdeur du traitement, la réduction du coût du traitement et la limitation des séquelles éventuelles.
Aux dires du conférencier, l’autopalpation mammaire et la mammographie, tous les deux ans, constituent les moyens de dépistage. Au cas où le résultat dudit dépistage s’avère positif, il existe des traitements au nombre desquels figure la chirurgie conservatrice (tumorectomie) ou totale (mastectomie). Il y a également la chimiothérapie, l’hormonothérapie, l’immunothérapie et la radiothérapie. En sa qualité d’oncologue radiothérapeute, Dr Serpos Dossou a insisté sur l’apport de la radiothérapie dans la prise en charge du cancer du sein. La radiothérapie consiste en l’utilisation des rayonnements ionisants pour traiter le cancer, il s’agit, a-t-il souligné, d’une « Arme majeure, à côté de la chirurgie et l’oncologie médicale ». Deux tiers des malades cancéreux auront besoin de la radiothérapie à un moment de l’évolution de leur maladie, a-t-il précisé.
Le conférencier a également fait savoir que pour 100 cancers guéris, la chirurgie seule contribue pour 50.5 %, la radiothérapie pour 27,5 %, la radiothérapie plus la chirurgie pour 13,8 %, la chimiothérapie pour 2,8 %, la chimiothérapie plus la chirurgie et/ou la radiothérapie pour 5,5 %.
On retient de cette présentation que le dépistage précoce est un moyen de réduction du taux de mortalité par cancer du sein. Plusieurs moyens thérapeutiques existent. La radiothérapie traite environ 60% des cancers et c’est la seule arme manquante au Bénin où le taux de mortalité est de 476 décès par an rien que pour le cancer du sein. Les initiatives prises pour doter le pays d’un centre de radiothérapie n’ont pas encore prospéré. Ce qui contraint nombre de malades à recourir à d’autres pays pour bénéficier dudit traitement?

Santé 21 nov. 2017


Stations de lavage des véhicules auto-moto: Des pratiques qui violent les normes

Au début du mois de novembre, les tenanciers de stations de lavage des véhicules auto-moto ont été sensibilisés sur les normes à respecter en la matière. A cette occasion, Bertin Bossou, biologiste environnementaliste, en service à la direction générale de l’environnement et du climat du ministère du Cadre de vie a présenté une communication à travers laquelle il informe sur les dispositions législatives/ réglementaires et décrie des pratiques aux antipodes desdites normes.

« Les problèmes de gestion des déchets et des eaux usées se posent avec acuité dans les stations de lavage des véhicules auto-moto », a déclaré Bertin Bossou lors de sa communication. Pour lui, beaucoup de facteurs font de nos villes et espaces périurbains, des milieux de plus en plus populaires, insalubres, malsains et très peu vivables. Cela en raison de l’urbanisation qui prend des proportions vertigineuses et des activités de survie qui y sont liées. De plus, expose-t-il, les collectivités locales ne cessent d’exprimer leur désolation face à ces problèmes de gestion des déchets et des eaux usées et de l’assainissement de leur cadre de vie.
Pour autant, l’Etat protégeant ses démembrements, a prévu un dispositif législatif et réglementaire pour encadrer l’activité de lavage auto moto. En effet, expose Bertin Bossou, l’obligation d’une gestion rationnelle des déchets en général et des eaux usées trouve son fondement dans plusieurs textes législatifs et règlementaires. L’article 27 de la Constitution stipule que toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable.L’Etat veille à la protection de l’environnement. De même, le communicateur ajoute la loi N°87-015 du 21septembre 1987, portant Code de l’hygiène publique et son décret d'application qui réglemente le rejet des déchets sur les voies publiques et le milieu naturel. Il range également dans le même registre, la loi N° 98-030 du 12 février 1999 portant Loi-cadre sur l'environnement en République du Bénin, qui quant à elle définit les bases de la Politique nationale en matière d’environnement. Et pour compléter la liste, il évoque la loi N° 97-029 du 15 décembre 1999 portant organisation des communes en RB, qui a dévolu à celles-ci, certaines compétences liées à l’assainissement du cadre de vie (confère art 93 à 96). Il a également passé en revue plusieurs décrets et arrêtés qui régissent ce secteur aussi sensible de la gestion des eaux usées.
Pour Bertin Bossou, les agents assermentés (de la police environnementale et de la Brigade de protection du Littoral et de lutte contre la pollution, les Officiers de police judiciaire) et des administrations doivent veiller au respect des normes environnementales.Le Gouvernement, retient-il, à travers ses ministères sectoriels, notamment celui du Cadre de vie appuie, conseille et renforce les capacités des collectivités décentralisées.Il recherche également, renseigne-t-il, les moyens nécessaires à l’implantation des infrastructures lourdes, fait la recherche – action et promeut les techniques de valorisation des déchets et des eaux usées.
Il appuie également la communication pour un changement de comportement.
Malgré tout cet arsenal législatif et réglementaire, les citoyens qui s’investissent dans ce secteur se mettent au travers de toute l’organisation mise en place pour l’encadrer.

Des nuisances causées à l’environnement

Leurs activités qui résolvent des questions sociales et de survie hélas nuisent au cadre de vie, reconnait-il. Ainsi, précise-t-il, au titre des nuisances causées à l’environnement du fait de l’activité de lavage auto-moto,se trouve la pollution. L’eau de lavage contient de l’huile, des lubrifiants, du goudron, des matières en suspension, des métaux lourds et des micro-organismes, qui souvent se retrouvent dans le sol. Ils constituent alors un danger pour les eaux souterraines, relève-t-il.
S’intéressant au recyclage de l’eau dans les stations de lavage auto-moto, Bertin Bossou indique qu’il est pratique, à la fois d’un point de vue écologique et économique. Malheureusement, relève le spécialiste, le danger représenté par les agents pathogènes microbiologiques dans l’eau de lavage est trop fréquemment sous-estimé.
Les rejets d’eaux usées domestiques et industrielles contiennent essentiellement des microorganismes et des micropolluants toxiques à l’environnement et à la santé humaine via la chaîne alimentaire et le cadre de vie.
Il faut noter, souligne-t-il également d’autres impacts indirects de contribution à la multiplication des vecteurs du paludisme et des germes pathogènes, sources de maladies diarrhéiques diverses.
Mais il existe des systèmes de traitement et des procédures de désinfection des eaux usées, reconnait-il.Les meilleures pratiques de gestion (MPG) sont des activités visant à aider les exploitants à réduire les quantités de contaminants déversées dans l’environnement, à respecter la réglementation et à améliorer leurs pratiques de gestion des déchets et le traitement des eaux et de leur recyclage.
Il importe, selon lui, de respecter les normes de construction et d’urbanisme, d’éviter d’utiliser des produits ou des matériaux polluants et favoriser leur élimination ou leur substitution. De même, il suggère de construire des puisards de récupération des eaux usées de lavage loin des sources de captages. Il recommande d’utiliser moins de produits ou de matériaux polluants. Il conseille par ailleurs de réutiliser et recycler les sous-produits polluants, de confiner et de traiter les sous-produits résiduels polluants et de restaurer les sites contaminés?

Société 21 nov. 2017


Dr Félix Sonon, médecin de santé publique, nutritionniste: « Le choix des aliments d’un enfant à partir de 6 mois est obligatoire »

Depuis sa naissance, le bébé doit être soumis à l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois. Au-delà de cet âge, les besoins nutritifs de l’enfant changent et nécessitent de nouveaux aliments. Dr Félix Sonon, médecin de santé publique, nutritionniste et chef service nutrition à la direction de la Santé de la mère et de l'enfant, donne ici quelques conseils en la matière pour le bien-être des enfants.

La Nation : Quels aliments faut-il pour un enfant de 6 mois ?

Dr Félix Sonon : Il faut reconnaître que les mamans sont pressées de voir leurs enfants manger tout seuls. Cela leur permet de se libérer très vite et de vaquer à leurs occupations habituelles. Mais il faut comprendre que l’enfant est en apprentissage et qu’on ne doit pas forcer son alimentation. L’alimentation de l’enfant doit répondre à des règles pour lui garantir une parfaite santé. Le choix des aliments d’un enfant est obligatoire et varie selon les âges. C’est le moment pour l’enfant de rejeter tout élément dur et donc de se nourrir que d’aliments parfaitement liquides et sans morceaux. On doit alors veiller à bien mixer tous les repas qu’on lui donne. Il lève la tête, il peut se retourner seul et prendre appui sur ses mains. Il gazouille souvent et commence à prononcer plusieurs syllabes à la suite. Il adore les aliments sucrés et sa première dent commence à pousser. D’ailleurs, il a tendance à tout porter à la bouche. A partir de 6 mois, le bébé commence à mâcher même s’il n’a pas de dents. Petit à petit, on peut lui présenter de nouvelles saveurs et de nouvelles textures.
Les mamans ne doivent pas insister si leurs bébés repoussent un aliment mais ne doivent non plus hésiter à leur proposer quelques jours plus tard. Il faut respecter ses goûts et son appétit. Il importe de commencer en douceur. La maman doit privilégier les légumes qu’elle donne sous forme de purée. Au menu, on peut choisir les carottes, les haricots verts, les navets, les courgettes, les patates douces et les pommes de terre. On peut également proposer à son bébé des jaunes d’œuf dur qui peuvent également être consommés dès l’âge de 6 mois. Les bébés adorent aussi les jus tels que le jus d’orange, le jus de pamplemousse et les jus d’agrumes en général. La diversification alimentaire doit se faire en douceur, à petites doses. On a souvent tendance à donner tout à ce bébé dont les progrès sont chaque jour si prodigieux. Or, chaque enfant évolue à son rythme. Au début, on introduit de nouveaux aliments, pour lui faire découvrir d’autres saveurs et textures. Ce n’est qu’au bout de plusieurs mois que les nouveaux aliments peuvent contribuer à l’équilibre alimentaire de l’enfant.

Comment introduire ces nouveaux aliments ?

Dès 6 mois, la journée du bébé doit s’organiser autour de quatre repas. A partir de cet âge, les goûts changent et les gestes s'affirment. Ce goûter est essentiel pour compenser l'énergie qu'ils dépensent continuellement, satisfaire leurs besoins énergétiques et assurer leur croissance. D'une manière générale, vous pouvez continuer à encourager votre enfant à apprécier les produits sains et faire des repas des moments de détente et de plaisir.
Bien que le bébé soit à la découverte des aliments, le lait reste toujours la base de son alimentation. La maman doit veiller à n’introduire qu’un nouvel aliment à la fois. Cela permet aux nourrices de mieux connaître les goûts de leurs bébés et surtout de détecter les allergies et les intolérances si la situation se présente.
Il est très possible que le bébé refuse certains aliments. Dans ce cas, on ne doit pas forcer, mais l’habituer peu à peu et augmenter les doses au fur et à mesure. On peut lui proposer dans un premier temps de petites quantités de purée de légumes ou de fruits et compléter le repas à l’aide de lait. La nourrice peut augmenter les doses de légumes au fil des jours en fonction des réactions de son bébé.
Lorsque le bébé a tendance à refuser la cuillère lors des premiers repas, on ne doit pas paniquer, mais on peut opter pour une tétine du deuxième âge. Adaptées aux bouillies, ces tétines pourront faciliter les premiers repas du bébé. Habituer le bébé petit à petit à la cuillère, l'amènera à l'accepter totalement.
Les légumineuses, également riches en fer, sont appréciées des bébés pour leur texture onctueuse ; mais il est préférable d'attendre 12 mois pour les introduire dans l'alimentation en raison de leur forte teneur en fibres. Il importe de les cuire longuement pour être plus facilement digérées.
Les enfants apprécient les fruits, surtout quand ils sont faciles à manger. Le raisin est un goûter idéal. Pamplemousses et oranges, entiers ou en jus, réveillent le palais et les matins difficiles.
Dès l'âge de 2 ans, votre enfant doit consommer 60 g de légumes cuits, frais, surgelés ou en conserve par jour et 50 g de légumes crus. Ces derniers sont en général appréciés des enfants parce qu’ils sont croquants et faciles à grignoter avec les doigts. Ils sont également riches en nutriments.
Au réveil, l'enfant a besoin de commencer la journée avec un apport d'énergie grâce aux sucres lents. Il faut y ajouter des fruits frais bio, entiers ou en jus, et des produits laitiers afin d'apporter à votre enfant le calcium dont il a besoin
Toutefois, il faut éviter de donner à l’enfant des aliments comme du sel, de œufs, des fromages au lait cru, du miel et des noix, des noisettes et des arachides?

Santé 21 nov. 2017


Relecture du statut des greffiers et officiers de justice : Joseph Djogbénou installe les membres de la commission

Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou a procédé, dans l’après-midi de ce lundi 20 novembre, à l’installation des membres de la commission de relecture du statut des greffiers et officiers de justice au Bénin. La cérémonie a eu pour cadre la salle de conférences du ministère à Porto-Novo.

La loi n°2007-01 du 29 mai 2007 portant statut des corps des greffiers et officiers de justice en République du Bénin sera bientôt révisée. Les membres de la commission devant relire ce texte ont été officiellement installés, ce lundi 20 novembre, par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou. La relecture de ce statut fait partie des principales revendications des greffiers et officiers de justice qui étaient en grève récemment.
La commission est composée de sept membres provenant des ministères du Travail et de la Fonction publique ; de l’Economie et des Finances ; de la Justice et de la Législation et de l’Université d’Abomey-Calavi. Selon le ministre Joseph Djogbénou, la mission de cette commission est de travailler à l’étude, à l’analyse et à la prise d’un projet de loi devant être voté par l’Assemblée nationale pour régir les corps des greffiers et officiers de justice. A cet effet, l’équipe aura à procéder à l’étude complète des dispositions de la loi citée supra, corriger à travers des propositions, les chapitres qui présentent des insuffisances dans leur application, étudier article par article le contenu des dispositions de la loi portant statut des greffiers et officiers de justice. Aussi, la commission est-elle investie de faire des propositions en vue de la correction par des articles nouveaux des dispositions qui porteraient des difficultés dans leur application ; définir les attributions des greffiers et celles des officiers de justice et corriger les dysfonctionnements, objet de conflit par rapport aux autres corps judiciaires.
La commission présidée par l’universitaire Eric Agbassa Montcho aura par ailleurs à prendre en compte la réorganisation des stages de formation et l’étude des aspects sociaux et avantages liés à la corporation. Elle dispose d’un délai d’un mois à compter de son installation pour déposer son rapport. Le ministre Joseph Djogbénou a insisté sur les attributions de cette commission qui peut faire appel, en cas de besoin, à toutes personnes ressources dont les compétences seront jugées nécessaires à l’exécution de sa mission. Mais cela, dans la limite de deux personnes.
Le président de la commission Eric Agbassa Montcho dit mesurer l’ampleur de la mission dont le but final est de faire ramener la paix dans la maison justice. Il donne rendez-vous à la fin des travaux pour que les uns et les autres apprécient la qualité des travaux de son équipe?

Actualités 21 nov. 2017


Déroulement du Ravip: Le casse-tête des populations et élus locaux de Cotonou

Le Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) est entré dans sa phase pratique depuis le 1er novembre dernier. Trois semaines après son démarrage, l’insuffisance du dispositif et les tracasseries y afférentes émoussent l’ardeur des populations et des élus locaux des onzième et treizième arrondissements de Cotonou.

Les populations des onzième et treizième arrondissements de Cotonou n’apprécient pas la manière dont le Recensement initial administratif à vocation d’identification de la population (Ravip se déroule dans leurs zones. Celles des quartiers Gbégamey-centre et de Missité ne se pressent nullement pour se faire enrôler. Ce manque d’engouement, selon certains citoyens approchés, est lié à l’insuffisance de kits et de centres d’enrôlement dans les quartiers concernés.
« Comment comprendre que pour tout le onzième arrondissement, nous n’ayons à peine que deux kits d’enrôlement ? », s’interroge Samuel Nagonou, menuisier à Gbégamey-centre. Il dit être surtout déçu des tracasseries afférentes à l’opération. Lesquelles limitent la mobilisation des populations, selon lui. « Pour nous faire enregistrer, nous devons nous rendre à Vodjè, à deux kilomètres environ de Gbégamey. Ces tracasseries découragent la plupart des riverains qui reportent leur enrôlement à une date ultérieure», explique-t-il.
L’arrondissement où il habite comporte huit quartiers pour deux ou trois centres de Ravip. Ce qu’il n’apprécie pas. Chaque quartier devrait disposer d’un site de recensement pour la célérité du processus, préconise-t-il.
« Etant donné que Gbégamey-centre ne dispose pas de centre de recensement, nous ne pouvons pas nous promener de quartier en quartier avant de nous faire recenser. Nous sommes obligés de prendre tout notre temps pour organiser cela», tranche-t-il.
Pour Victorin Gnahoui, le manque de postes d’enrôlement et la mauvaise organisation qui encadrent l’opération risquent d’avoir des répercussions sur le processus à terme. « Telle qu'elle est conduite, il risque d’avoir trop d’exclus sur les listes au terme de l’opération et ce serait dommage pour notre pays », avertit-il.
Il estime qu’à allure où vont les choses, les pouvoirs publics devront prévoir une rallonge de quelques jours au terme du délai fixé afin de permettre à toute la population de se faire correctement enrôler.
Ces plaintes sont corroborées par le chef quartier de Gbégamey-centre, Fernando Atannon : « L’enregistrement dans le cadre du Ravip est très difficile pour mes administrés. Ils doivent se déplacer pour aller se faire enregistrer ailleurs, ce qui n’est pas de leur goût. Ils ne comprennent pas le fait que leur quartier soit privé de site de Ravip ».
Même son de cloche de la part de son collègue de Missité à Cotonou, Ildevert Badou. Lui aussi évoque l’insuffisance de kits et de sites dans son quartier. « Le treizième arrondissement compte quatorze quartiers et environ 70 000 habitants. Malheureusement, il ne dispose que de trois kits », soulève-t-il.
Outre les soucis liés au manque de dispositif entrant dans le cadre du Ravip, les populations dénoncent également le manque de sensibilisation sur le sujet. «Le Bénin n’est pas à son premier coup en matière d’enregistrement de la population. Il serait bien de voir ce qui a marché lors des recensements précédents comme la Lépi, afin de les répercuter sur le Ravip », suggère Samuel Nagonou.


Intensifier la sensibilisation

Au-delà des difficultés liées à l’insuffisance des kits d’enrôlement, les organisateurs du recensement ont encore du grain à moudre en matière de sensibilisation des populations sur le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Beaucoup, dans l'ignorance du processus, ne s’en préoccupent guère. C’est le cas d’Alfred Sossouvi, apprenti menuisier, qui affirme n’avoir jamais entendu parler du Ravip. « Je ne comprends encore rien à l’opération dont vous parlez. Je vous assure que je n’en suis pas au courant», jure-t-il, en langue fongbé.
Et à son compère Victorin Gnahoui, de renchérir : « C’est grâce à l’arrivée du préfet du Littoral, Modeste Toboula, dans notre quartier, il y a une dizaine de jours que j’ai pu comprendre l’enjeu du Ravip ».
Pour le chef quartier de Missité, Ildevert Badou, cette situation est liée au manque de communication et de sensibilisation des populations. Il désapprouve la faible implication des élus locaux dans l’opération. «Les pouvoirs publics ont oublié d’associer la base dans la conduite de l’opération », se désole-t-il. Du coup, les populations peinent à accéder à la bonne information en temps réel et prennent d’assaut les arrondissements et les bureaux des délégués de quartiers.
« Nous avons gongonné une seule fois et cela s’est fait avec nos propres moyens. Depuis ce temps, il n’y a plus eu de sensibilisation sur le sujet », fustige-t-il. « Il n’est pas encore tard de revoir la communication sur ce point. En tant qu’élu local, nous n’avons aucun intérêt à boycotter l’opération. Nous jouons notre partition et attendons plus de moyens du gouvernement pour en faire davantage », plaide-t-il. Il pense que le Ravip a besoin d’être prêché dans tous les coins et recoins du pays pour sa réussite. Mais le travail de sensibilisation et de veille doit commencer d’abord par la base. « Il faut gongonner toutes les semaines afin de rallier tout le monde à la cause », suggère-t-il.

Actualités 21 nov. 2017


Audition budgétaire à l’Assemblée nationale: Le budget de 383 millions F Cfa de la Cnil examiné

Les députés membres de la commission budgétaire se sont penchés, ce lundi 20 novembre, sur le projet de budget de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) au titre de 2017. L’exercice budgétaire a été assuré par le président de l’institution, le magistrat Etienne Fifatin. Selon lui, le montant du budget qu’il a défendu devant les parlementaires s’élève à 383 millions F Cfa contre 447 millions pour 2017.

«C’est vrai que ce budget a subi un abattement de 14 %. Nous avons plaidé pour que ce budget soit revu à la hausse compte tenu des défis que nous avons à relever », confie le président de la Cnil à la presse au sortir de l’hémicycle.
Au nombre des défis, Etienne Fifatin met l’accent sur le contrôle du fonctionnement des réseaux sociaux. « Aujourd’hui, nul n’échappe à ce que je peux appeler un usage abusif des réseaux sociaux. Par rapport à cet axe, il faut faire en sorte que désormais, l’on sache comment utiliser cet outil. Il faut chaque fois rappeler les dispositions de la loi qui encadre la protection des données personnelles », insiste le président de la Cnil. Selon Etienne Fifatin, il y a beaucoup de victimes qui ont d’ailleurs saisi son institution. La Cnil veut se donner les moyens nécessaires pour remettre ce secteur dans les normes. La commission compte acquérir en 2018 des équipements nécessaires pour faire ce travail d’assainissement et de contrôle de l’utilisation des réseaux sociaux. « Aujourd’hui, si l’on n’a pas les outils nécessaires, on ne peut rien contrôler. Avec le développement exponentiel des nouvelles technologies de l’information et de la communication, il faut nous mettre au diapason de cette évolution-là et voir des outils appropriés », observe Etienne Fifatin qui espère que les députés seront sensibles au plaidoyer pour l’augmentation du budget de son institution pour l’atteinte des objectifs?

Th. C. N.

Actualités 21 nov. 2017


Audition budgétaire à l’Assemblée nationale : 78 milliards F Cfa pour le Cadre de vie et le Développement durable

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a soutenu devant la commission budgétaire du Parlement, ce lundi 20 novembre, les grandes lignes du projet de budget 2018 de son ministère. Lequel s’élève à un montant de près de 78 milliards F Cfa dont environ 72 milliards F Cfa en ressources en capital et le reste en dépenses de fonctionnement. Ce budget est en baisse par rapport à celui de 2017 établi à 150 milliards F Cfa.

Avec ces crédits ouverts, le ministre José Tonato promet atteindre les objectifs de ce ministère qui couvre notamment l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat et la construction, l’environnement et les eaux et forêts. « C’est un ministère qui est fondamentalement axé sur la réalisation des projets phares du gouvernement. Nous avons passé 2017 à finaliser les études techniques de faisabilité et les différents dossiers d’appel d’offres. Nous allons donc entrer à partir de 2018 dans la phase opérationnelle de ces projets », informe le ministre José Tonato. Au nombre de ces chantiers, il cite notamment le projet des 20 000 logements économiques qui démarre par un premier site de 11 000 logements économiques à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi et le projet asphaltage consistant à la réhabilitation des voiries et de l’assainissement dans neuf grandes villes pour un total de 660 km de voirie. Il y a ensuite le projet de gestion des villes du grand Nokoué avec le Programme d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu). Le gouvernement prend le relai de ce programme avec le projet de modernisation des cinq communes : Porto-Novo, Sèmè-Podji, Cotonou, Abomey-Calavi et Ouidah pour en faire un grand projet de gestion des déchets qui couvre la collecte, le transport, le tri, la valorisation, et l’enfouissement sanitaire, souligne le ministre. Comme autre priorité, José Tonato ajoute le programme ville durable qui, en plus du projet asphaltage et des différents projets cités plus haut, concerne une trentaine de villes dans le respect de la mise en œuvre de l’agenda spatiale. «Nous travaillons désormais, non dans le saupoudrage mais dans la concentration pour un aménagement durable des pôles de développement de notre pays», assure le ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Il n’oublie pas le projet de protection côtière qui commencera bientôt avec Ouidah après Cotonou, en attendant le dernier maillon qui part de Hillacondji dans la commune de Grand-Popo jusqu’à l’embouchure du fleuve Mono. «Les études vont également être bouclées et on va passer à la phase opérationnelle», assure le ministre.
En 2018, le ministère fera également une priorité, le projet des bâtiments administratifs pour créer une grande cité ministérielle à Cotonou. Une grande cité administrative sera créée à Abomey-Calavi pour séparer les directions centrales et les cabinets ministériels des directions techniques. Il est également envisagé la création de douze cités départementales qui vont regrouper les préfectures, les directions départementales et quelques logements de fonctionnaires.
Revenant sur le volet des aires protégées de son portefeuille, José Tonato annonce la poursuite en 2018 de l’opération d’affermage du Parc national de la Pendjari. Ce processus va se poursuivre, se consolider et s’étendre probablement au parc W pour une meilleure gestion de nos aires protégées tant de la flore que de la faune, promet-il. Il annonce également pour 2018 le démarrage du programme de rénovation des marchés urbains et des marchés secondaires notamment la construction d’un grand marché dans la commune d’Abomey-Calavi.
Selon le ministre José Tonato, les députés ont saisi l’occasion de cette audition budgétaire pour revenir sur la question de construction du siège de l’Assemblée nationale dont le chantier est bloqué depuis quelques années. Il dit les avoir rassurés de ce que le gouvernement a commandité un audit international du chantier afin de voir clair dans le coût total du projet.

Actualités 21 nov. 2017


Polémique autour de la concession de l’Ex-OCBN: Les cheminots dénoncent la manipulation de l’opinion

Les travailleurs de Bénirail réunis au sein du collectif des cheminots patriotes ont fustigé, ce vendredi 17 novembre à Cotonou, la manipulation de l’opinion tendant à remettre en cause leur employeur actuel. Ils invitent les autorités à privilégier le développement du chemin de fer.

Les travailleurs de Bénirail n’entendent pas renouer avec les cauchemars du passé. Mobilisés au sein du collectif des cheminots patriotes, ils ont fustigé les rumeurs qui font croire à un changement d’employeur depuis la décision de la Cour suprême le 29 septembre dernier. « Sur ce dossier, la position des cheminots est claire. Nous apportons un soutien indéfectible au groupe Bolloré pour la rénovation, la construction et le développement des chemins de fer du Bénin et du Niger », martèle Pamphile Kpamégan, chef d’atelier équipement électrique à Bénirail, porte-parole du collectif. Les travailleurs expliquent que leur position tranchée découle des transformations observées au sein de l’entreprise et dans leur vie depuis la reprise de la société par le groupe Bolloré. « Vingt mois et demi d’arriérés de salaires dus par l’ex-Ocbn ont été payés par Bénirail. La santé des cheminots a été prise en charge et une visite médicale a été organisée pour connaitre l’état de santé du personnel reversé. Le remboursement des frais médicaux, les allocations aux agents ayant déclaré leurs enfants de moins de 21 ans constituent une réalité palpable. La prise en charge des agents malades, hospitalisés ou accidentés ne souffre d’aucune difficulté. Nos salaires sont payés à bonne date », étale Pamphile Kpamégan.

Mieux, les cheminots informent que depuis la suspension des travaux d’investissements sur les sites de l’Ex-Organisation commune Bénin-Niger (Ocbn), Bénirail continue toujours de payer les salaires mensuels, d’assurer les soins de santé et les dépenses de fonctionnement pour la survie de l’entreprise. Pour eux, n’eût-été cette décision de justice du 19 novembre 2015, l’entreprise aurait déjà fait un bond important dans les travaux de réhabilitation de la ligne Cotonou-Parakou. « Les matériels devant servir pour ces travaux sont stockés dans les gares de Cotonou et de Pahou, privant le pays de milliers d’emplois directs et indirects qu’auraient pu générer ces travaux », déplorent les cheminots qui disent n’avoir connaissance que d’une seule convention de concession de chemin de fer, celle signée avec Bénirail.

Pour le collectif des cheminots patriotes, il est temps d’en finir avec les chamailleries autour du rail, la priorité devant être le développement du chemin de fer afin de faire de la relance des activités du train un vecteur de croissance, de richesses et d’emplois pour le Bénin. « Tous les cheminots, en activité ou à la retraite doivent s’unir pour sauver notre entreprise Bénirail. Les autorités du Bénin et du Niger, en leur qualité de concédant, doivent mettre tout en œuvre pour sauver l’entreprise dont la vision actuelle nous rassurent », conclut Pamphile Kpamégan.

Avant leur sortie médiatique, plus de 300 employés de Bénirail ont signé une pétition pour dénoncer l’instrumentalisation de leur syndicat et affirmer leur soutien à leur employeur.

Actualités 20 nov. 2017


Affaire placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale: Laurent Métongnon écouté, le Fsp dénonce « un procès politique »

En réaction à l’arrestation de Laurent Mètongnon intervenue, vendredi 17 novembre, dans l’affaire de placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale à la Banque internationale du Bénin (Bibe), le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a fait une déclaration de presse, samedi 18 novembre dernier. A travers celle-ci, il dénonce un procès politique et exige la libération de l’intéressé.

Les poursuites engagées contre Laurent Mètongnon sont « un procès politique » fondé sur « une accusation fabriquée », ont affirmé les membres du Front pour le sursaut patriotique (Fsp). Ce regroupement de forces politiques de l’opposition a fait une déclaration au lendemain de l’audition de leur camarade à la Brigade économique et financière (Bef) dans l’affaire placement de fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss).
Jean Kokou Zounon, porte-parole du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), a d’abord dénoncé le caractère politique des poursuites contre son camarade Laurent Métongnon avant d’exiger qu’il soit libéré. Confirmant que l’audition du présumé s’est effectuée à la Brigade économique et financière, vendredi dernier, il a noté le soutien apporté par le Fsp et ses militants ainsi que des parents et amis à Laurent Métongnon à travers un sit-in de 9 h à 2 h du matin, le samedi 18 novembre dernier. Il a décrit l’ambiance qui a prévalu devant la Bef en indiquant que la zone était bouclée par des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (Crs) «armés jusqu’aux dents » barrant les voies d’accès et empêchant de nombreux militants « de se joindre aux manifestants qui scandaient Liberté pour Laurent Métongnon». Car, insiste-t-il, bien qu’ayant été écouté entre 11 h et 12 h, la Bef n’a pas cru devoir le libérer et a estimé qu’il devrait encore attendre pour une confrontation. Celle-ci a eu lieu entre un responsable de la Bibe et Laurent Mètongnon. Selon Jean Kokou Zounon, le contradicteur de son camarade « déclarerait avoir envoyé par personne interposée et sans décharge » à ce dernier « successivement un million de F Cfa, puis 500 000, ensuite 500 000 et enfin du champagne et 500 000 ». « Soit 2 500 000 F Cfa et du champagne », résume-t-il, ajoutant que la garde à vue de son camarade a été décidée sur la base de témoignage sans preuve.
De même, il a reproché à la procédure le défaut d’identification et d’écoute de ceux qui auraient versé les commissions et des intermédiaires avant ceux accusés de les avoir reçues. A l’en croire, cette manière de procéder permettrait aux intéressés soit de « disparaître », soit « d’être manipulés ». Prenant le communiqué du Conseil des ministres qui a statué sur l’affaire à contre-pied, il relève que dans le fond, au lieu de 71 millions de commissions occultes, le contradicteur de Laurent Mètongnon parle plutôt de 2 500 000 F Cfa plus une bouteille de champagne pour un placement hasardeux de 17,5 milliards de F Cfa. Après avoir fait d’autres observations sur le dossier, Jean Kokou Zounon a plutôt conclu qu’il faut « libérer immédiatement Laurent Métongnon», qui s'est rendu disponible pour l'audition.
A l’occasion, Eugène Azatassou, coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et Léonce Houngabdji, président du Parti pour la libération du peuple (Plp), ont également dénoncé cette arrestation.
Laurent Mètongnon devrait être présenté, ce lundi, au procureur de la République pour être fixé sur son sort.

Actualités 20 nov. 2017


Championnat pluridisciplinaire des forces de défense et de sécurité: Défi relevé au regard du bilan encourageant obtenu

Commencée vendredi 10 novembre dernier, la première édition du Championnat pluridisciplinaire des forces de défense et de sécurité a pris fin vendredi 17 novembre dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou. Au regard des résultats obtenus, l’objectif poursuivi a été atteint.

Les projecteurs se sont éteints, vendredi 17 novembre dernier au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, sur le Championnat pluridisciplinaire des forces de défense et de sécurité. Par rapport à l’engouement que l’évènement a suscité, ces forces ont indéniablement un grand rôle à jouer dans le développement du sport béninois.
La compétition a connu la participation de sept composantes des forces de défense et de sécurité avec 678 athlètes. Au total, près de 300 médailles ont été distribuées?

Quelques résultats

Athlétisme
Finale du relais 4x100 m dames
1er Armée de terre
2e Forces navales

Finale relais 4x100 m hommes
1er Gendarmerie nationale
2e Armée terre
3e Eau, Forêts et Chasse

Pétanque
Finale
Douane # Armée de terre (2-15)
Classement : 1er : Armée de terre ; 2e : Douane et 3e : Police nationale

Ballon militaire
Finale
Police nationale # Armée de terre (3-6)
Classement : 1er : Armée de terre ;
2e : Police nationale
3e : Gendarmerie

Volley-ball
Finale
Armée de terre # Police Nationale (2-3)
Classement : 1er : Police nationale
2e : Armée de terre
3e : Forces navales
Récompenses individuelles
Meilleur joueur : Tobby Tohouégnon (Forces Navales) ;
Meilleur attaquant : Lucien Assogba (Police Nationale)
Meilleur passeur : Ali Salim (Armée de Terre)

Football
Finale
Gendarmerie # Douane (0-3)
Classement : 1er Douane ;
2e Gendarmerie
3e Armée de terre
Meilleur joueur : Sidi Ali Aminou (Douane)
Meilleur buteur : Ikilirou Nagnimi (Armée de terre)

Sports 20 nov. 2017


1840 - 2240