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Nouvelles

CEP 2021: Ourbouga à Natitingou, le plus grand centre de l'Atacora
En compagnie des autres officiels, Taté Ouindeyama, maire de la commune de Natitingou, a procédé, hier lundi 7 juin, au lancement des épreuves du Certificat d'études primaires (Cep) session de 2021 à Ourbouga, l'un des centres de la ville mais le plus grand du département de l'Atacora. Sept cent trente-six candidats composent dans le plus grand centre du département, déclare Chabi Sahi, le chef du centre d'examen de l'école primaire publique centre Ourbouga. Après avoir soigneusement instruit les surveillants de salle sur l'encadrement des candidats et la tenue des fiches mises à leur disposition, il a expliqué aux apprenants comment les épreuves étaient conditionnées. Puis, elles ont été déballées. Adéchinan A. Adébiya, chef de la région pédagogique N°4 regroupant Natitingou et Toucountouna, a pris le soin de mettre les candidats de la salle 16 dudit centre en confiance. S'inscrivant dans le même registre, Taté Ouindeyama, maire de Natitingou, confirme : « Je suis venu vous encourager, il n'y a pas à paniquer, nous voulons le premier du Bénin ici à Ourbouga». Pour l'autorité communale, la qualité de l'enseignement dispensé au cours de l'année et l'organisation du jour augurent de bons résultats. Adéchinan A. Adébiya note que le Cep, premier diplôme scolaire, n'est pas à banaliser, d'où l'importance, selon lui, de respecter scrupuleusement les instructions du chef centre. Pour sa part, Chabi Sahi rappelle les obligations qui incombent aux surveillants de salle et les limites de leurs compétences. Notamment, la surveillance stricte des candidats, la vérification/conformité de leur identité à la liste et la non lecture systématique des compositions, et enfin le rappel du temps restant à chaque fois. Le maire a invité les parents à bien suivre les enfants pour ne pas enregistrer des retards. Le lancement officiel dans le département de l’Atacora s'est déroulé à Cobly sous la conduite du préfet Lydie Déré Chabi Nah pour un effectif total de 12 078 candidats dont 5 324 filles. Ils planchent dans quarante-cinq centres de composition. Education 08 juin 2021


CEP 2021: Le centre de Dowa Alihogbogo honoré à Porto-Novo
Plus grand centre de composition de Porto-Novo, l’Ecole primaire publique de Dowa-Alihogbogo dans le cinquième arrondissement a accueilli, ce lundi, le lancement officiel au niveau municipal du Certificat d’études primaires session de juin 2021. Les épreuves se déroulent dans le strict respect des gestes barrières à la pandémie du coronavirus. 570 candidats répartis dans 19 salles de composition sont au charbon au centre d’examen de l’Ecole primaire publique de Dowa Alihogbogo à Porto-Novo. Lequel est le plus grand centre de composition de la ville pour le compte de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2021. Ce critère a d’ailleurs amené les autorités municipales de Porto-Novo à retenir ce centre pour abriter la cérémonie de lancement officiel de cet examen au plan municipal. L’ouverture de la première épreuve, celle de Lecture, a été faite sous la houlette du 1er adjoint au maire de Porto-Novo, Rachad Toukourou, représentant le maire. Il a procédé à la vérification par les candidats des enveloppes contenant les épreuves de composition, lesquelles sont bien scellées. Avant de donner le top de la distribution des épreuves, le 1er adjoint au maire de Porto-Novo a sillonné les salles d’examen. Il a encouragé et rassuré les candidats en leur demandant de ne pas avoir peur mais plutôt de bien réfléchir avant de commencer à traiter les épreuves. Rachad Toukourou se réjouit qu'il n’y ait pas eu beaucoup d’absents et que les surveillants de salle aient tous répondu présents et à l’heure. « J'espère que les résultats seront meilleurs, car s'il n'y a pas d'amélioration, c'est tout comme si on est en train de régresser», souligne Rachad Toukourou. Présent aux côtés du représentant de l’édile de Porto-Novo, le chef région pédagogique numéro 33 Porto-Novo-Oganla (Crp/33), André Ahissou Tottin, une région qui compte 5110 candidats répartis dans 13 centres de composition avec 10 candidats à besoins spécifiques au centre des sourds-muets de Louho, a prodigué des conseils aux parents d'élèves. « Il faut éviter de chercher à savoir si les enfants ont bien travaillé dès qu’ils vont rentrer à midi ou le soir. Cela pourrait les déstabiliser durant la suite de la composition», recommande le conseiller pédagogique. André Ahissou Tottin invite les parents à prendre plutôt la peine de les encourager et les réconforter. « A la fin de l'examen, vous pouvez les interroger sur ce qu'ils ont fait», conclut-il. Par Immaculée HOUEDETE (Stag.) A /R Ouémé-Plateau Education 08 juin 2021


Réflexion: Pour une réforme de l’écosystème des médias
« Je plaide pour la création d’une Commission d’étude puis d’une Agence nationale pour la Réforme de l’Éco-système des médias au Bénin » Après plus de trente ans de pluralisme médiatique et la réunion de maints « États Généraux de la Presse » au Bénin, l’univers de l’information et de la communication ne s’est jamais aussi mal porté. Une presse sans perspectives, des entreprises sans modèle économique, toute une corporation végète quasiment dans l’informel, voire dans la précarité. Pourtant, la profession ne manque pas d’acteurs compétents et talentueux, ainsi que d’un vivier prometteur. Même si la question de la formation (initiale et continue) et la problématique de la qualité des contenus restent des enjeux majeurs. Journalistes, patrons de presse, acteurs publics sont tous unanimes sur les constats. Mais aucune transformation concrète ne paraissait jusque là à l’horizon, faute de solutions appropriées et de volonté politique pour leur mise en œuvre. L’effet de choc passé, la suppression récente par le président Patrice Talon du ministère en charge de la communication, survient comme un élément catalyseur d’une dynamique qui peut permettre d’implémenter enfin un nouvel environnement sain et porteur pour la presse. Un vrai déclic.
De la suppression du ministère de la Communication à la nécessité d’une réforme de l’Écosystème des médias et de la publicité
Depuis le 07 mai dernier, à l’occasion d’une Conférence donnée à la Maison des Médias « Thomas Mégnassan », dans le cadre de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse, nous avions engagé, sur la base d’une conviction personnelle profonde, une démarche pour défendre l’idée d’une nécessité impérieuse d’ouvrir les chantiers d’une « Réforme générale de l’Écosystème des Médias et de la Publicité au Bénin ». Cette transformation doit permettre d’atteindre trois objectifs majeurs : 1) L’excellence dans l’exercice du métier à travers un professionnalisme avéré ; 2) L’indépendance économique et éditoriale des entreprises de presse qui doivent se constituer en de grands groupes solides financièrement ; pour cela des mécanismes incitatifs doivent être mis en place ; 3) L’épanouissement professionnel et social des acteurs des médias, (journalistes et techniciens). Nous avions, dès lors, estimé que l’Adn réformateur du régime actuel, qui mutatis mutandis impulse des transformations majeures depuis cinq ans dans notre pays, devrait aussi absolument impacter le secteur essentiel des médias. Considérée, à tort ou à raison, comme le « Quatrième pouvoir » la presse est hélas le parent pauvre de toutes les corporations professionnelles majeures de notre pays. L’acte politique essentiel posé par le Chef de l’État à travers la suppression du ministère en charge de la Communication et les explications données par Patrice Talon, lui-même, dans la foulée, sur la chaîne E-Télé, en termes de renforcement des pouvoirs de la Haac et de mise à disposition de financement pour la formation des journalistes et l’aide à la presse, nous donne l’occasion de faire des suggestions nouvelles et potentiellement impactantes pour l’avenir de la presse béninoise. Dans cette perspective, le Bénin pourrait même devenir à nouveau un pionnier en Afrique en termes de transformation positive pour la liberté de la presse. Il s’agit d’implémenter en les adaptant au mieux à notre contexte, les modèles éprouvés ailleurs et qui ont, sans nul doute, inspiré la décision du président Patrice Talon dans sa vision de séparer la communication gouvernementale d’une tutelle des médias qui doivent plutôt exercer dans des conditions de pleine indépendance et de liberté.
De l’urgence d’un vrai modèle économique pour la Presse
La responsabilité majeure des pouvoirs publics (gouvernement et parlement) désormais, est de faire en sorte qu’enfin les médias béninois surtout privés puissent avoir un véritable modèle économique. Cela passe aussi par la réforme et la modélisation du secteur de la Publicité qui est en principe la première source nourricière des médias. Chaque diffuseur (Radio ou télé) doit être scientifiquement évalué dans son audience, à travers la Médiamétrie et chaque journal à travers le contrôle de sa diffusion, le nombre d’exemplaires imprimés et vendus y compris dans sa version numérique. C’est en fonction de ces mesures que chaque entreprise de presse pourra bénéficier d’un niveau proportionnel de la manne publicitaire. En plus des ventes et des abonnements, l’entreprise de presse digne de ce nom bénéficie également d’avantages fiscaux de la part de l’État, sans que cela pèse en termes de trésorerie sur les caisses publiques. Tout cela permet aux organes de presse d’assurer leur équilibre financier, de payer décemment les journalistes et les techniciens et de financer des productions de qualité. Cet ensemble permet d’avoir davantage de lecteurs, d’auditeurs et de téléspectateurs, pour bénéficier ainsi des ressources publicitaires confortables et justifiées. Voilà en quoi consiste la liberté de la presse dans un pays moderne ; elle passe d’abord par la liberté économique.
Quel sort pour les médias du service public ?
Reste la question des médias du service public. Le modèle économique est schématiquement équivalent. Sauf que dans leur cas, la part des financements publics directs dans leurs budgets est plus élevée que la part liée à la publicité. Tandis que pour les médias privés, la plus grande partie des ressources provient de la publicité, de la vente au numéro et des abonnements, en plus de l’aide publique consentie essentiellement à travers des avantages fiscaux au profit des médias privés. Pour ce qui concerne le volet de la tutelle des médias du service public, à l’évidence, une « Haac réformée » pourrait en prendre les responsabilités directes. Tout cela implique la mise en place d’un corpus juridique et législatif qui crée une nouvelle architecture d’ensemble de l’univers des médias et de la publicité dans notre pays, à l’échéance de deux ou trois ans. Mais la dynamique doit s’enclencher hic et nunc.
Plaidoyer pour une mission d’étude suivie d’une Agence nationale de mise en œuvre des réformes
Aussi je plaide pour que l’Etat mette en place dès maintenant une Mission ou une Commission nationale d’étude pour proposer dans un délai de trois à six mois maximum le dispositif organisationnel, règlementaire, juridique et législatif en vue de la transformation de l’Ecosystème des Médias et de la Publicité au Bénin pour un plein exercice de la liberté et de l’indépendance de la presse. Après la remise du Rapport de cette Commission au Chef de l’Etat, une Agence Nationale pour la Réforme de l’Ecosystème des Médias et de la Publicité devrait être créée avec un mandat de deux ans maximum pour en assurer le suivi et la mise en œuvre, sous le contrôle vigilant des pouvoirs publics, des médias eux-mêmes et de l’opinion publique nationale. Ainsi dans quelques années, la presse béninoise jouera mieux son rôle dans le développement du pays et dans un environnement sain, économiquement viable et avec des productions de qualité,. Ce sera grâce au train de transformations politiques profondes en cours dans notre pays, en vue de faire du Bénin un Etat moderne dans le concert des grandes nations. Vivement demain ! Par Vianney ASSANI, Diplômé de l’Ecole de Journalisme de Strasbourg en France, Vianney ASSANI, est Expert en formation et Développement des Médias. Reporter à France Télévisions pendant plusieurs années, puis Responsable de Canal 3 Monde et Correspondant de Canal 3 Bénin à Paris de 2012 à 2020, il dirige actuellement l’Agence de Presse audiovisuelle Melting Prod Paris et travaille entre Paris et Cotonou.  
Société 07 juin 2021


Théâtre: « Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir »
Le spectacle ne dure pas plus de 45 minutes. Sa fin laisse le spectateur quelque peu sur sa faim. Lui qui, sans doute, voulait en savoir un peu plus sur ‘‘Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir’’, titre d’une pièce de théâtre jouée il y a quelques jours à Lobozounkpa (Le Centre). Un jour comme tous les autres, Ernest, Stanislas et Désiré se réveillent de bonne humeur. Ils se chamaillent un peu mais pas plus que d’habitude. Arrive une lettre : « Aujourd'hui, c'est le dernier jour. Votre vie est finie.» Les trois petits vieux décident de faire comme si de rien n'était. Pas de lettre, pas de mauvaise nouvelle. Et puis d'abord, d'où vient-elle ? Qui est-ce qui décide ? Et pourquoi aujourd'hui ? C'est tout simplement impossible. Les trois amis n'ont absolument pas le temps de mourir. Cette lettre bouleverse leur quotidien et marque le début d’une succession d'actions ; de questionnements autour de la mort, un mystère qui transcende toute certitude. Pourquoi mourir ? D'où vient-on ? Où va-t- on ? Sur scène, Casimir Agbla alias Dom-Dom, Réanatou Abdoulaye et Delphine Kanou. Le spectacle est créé vers la fin de 2018. Il a été joué pour la première fois au Niger sur le festival Émergence avant d’être présenté à l’Institut français de Cotonou, puis deux fois au Burkina Faso sur le festival la Ruche et Fitmo et à Lomé. Le spectacle était retenu pour les semaines culturelles béninoises en Allemagne mais le voyage n'a pu être effectué en raison de la pandémie du Covid-19, mais il est toujours en attente, selon l’un des comédiens. « En choisissant de créer la pièce ‘‘Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir...’’ nous avons voulu, avant tout, ne pas rester les bras croisés et voir les enfants souffrir du manque d'information et de communication des adultes », explique Casimir Agbla alias Dom-Dom. La vie est une suite de questionnements que l’homme, depuis la nuit des temps, essaie de comprendre. Qui est-on? - D'où vient- on? - Où va-t-on ? - Pourquoi meurt-on ?... Ces questions qu’on ne finit pas de se poser. Ainsi pourrait-on résumer cette pièce qui rapporte les questionnements quotidiens de chaque humain. Les rires approbateurs, les applaudissements sporadiques du public constituent autant d’éléments qui témoignent que le public n’est pas en marge de la problématique de cette pièce. Doutes, inquiétudes, questionnements, joie et peine… Tout passe à travers cette « petite pièce » qui n’est autre qu’une suite de questionnements. La tenue scénique des trois comédiens laisse entrevoir des carrières prometteuses. Si cette pièce a vu le jour, c’est parce que les trois comédiens faisaient partie de la même promotion, la quatrième (Thierry Pariente) à l'Ecole internationale de théâtre du Bénin. « Vers la fin de notre formation, sur demande de notre metteur en scène, nous devrions produire de petites formes de spectacles pour jouer dans les hôpitaux, les camps de réfugiés, les prisons pour mineurs au Niger. C’est de là que nous trois avions décidé de créer ce spectacle qui avait retenu notre attention. Après l’obtention de notre licence professionnelle en arts et techniques de théâtre, nous avons décidé de poursuivre », indique Dom-Dom. Culture 07 juin 2021


Médecine, politique, solidarité féminine…Dr Koubourath Osseni, une vie au service de la République
Son parcours émerveille. Dr Kadidjat Koubourath Anjorin épouse Osseni a une vie bien remplie. De la médecine aux diverses fonctions politiques, l’ancienne grande chancelière de l’Ordre national du Bénin a servi la République avec engagement, ouverture d’esprit et sens de responsabilité. Elle est l’une des grandes figures féminines africaines de la période précoloniale dont le Bénin profite toujours de la longue et riche expérience. Elle, c’est Dr Kadidjat Koubourath Anjorin épouse Osseni, médecin de profession, cheffe d’entreprise, acteur politique, militante des droits de la femme, ancienne députée à l’Assemblée nationale, ancienne ministre. Récemment, elle a occupé le poste de grand chancelier de l’Ordre national du Bénin. C’est d’ailleurs dans cette fonction qu’elle se fera davantage connaître de la jeune génération. Son entourage la décrit comme une brave femme qui ne privilégie que le sens du service public, le travail bien fait, le vivre-ensemble, l’amour du prochain et la prospérité partagée. Née le 23 avril 1947 à Porto-Novo, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni passe la majeure partie de son cursus scolaire et universitaire dans des pays de la sous-région. Elle fit ses études primaires à Bamako (Mali), à Tahoua (Niger), à Kayes et à Sikasso (Mali). C’est à l’Ecole primaire publique de Sikasso qu’elle décroche son entrée en sixième en 1960. Elle enchaîne avec ses études du premier cycle du secondaire au collège des jeunes filles de Markala au Mali. Comme la plupart de ses camarades à l’époque, la jeune collégienne est témoin de l’effervescence des indépendances des pays de l'Afrique occidentale française. Une période gravée dans sa mémoire qu’elle se fait parfois le plaisir de conter aux jeunes générations. En 1964, elle obtient son Brevet d’études du premier cycle. Son goût pour les sciences et techniques l’amène à poursuivre le second cycle en série scientifique au lycée des jeunes filles John F. Kennedy à Dakar au Sénégal. Quatre ans plus tard, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni revient au bercail, poussée à bout par la grève de mai 1968 au pays de Léopold Sédar Senghor. Elle regagne alors Cotonou sans le précieux diplôme qu’elle convoitait. C’est finalement au Bénin, en 1969, que la jeune terminaliste va décrocher son baccalauréat série D avec mention. La même année, elle intègre la faculté de médecine de l’Université nationale du Bénin (actuelle Université d’Abomey-Calavi) et y fit ses études supérieures jusqu’en 1975. Elle part ensuite au Togo pour pratiquer la médecine interne de septembre 1975 à juin 1977 à l’Université du pays (hôpital de Lomé-Tokoin). Le 24 juin 1977, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni décroche avec brio son doctorat en médecine, et devient la première femme à obtenir ce grade universitaire dans son domaine à la faculté de médecine du Togo. Le jury lui décerne la mention très bien avec félicitations.
Une vie pleine
Après son doctorat, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni regagne le Bénin pour y consacrer sa vie à servir les autres. Elle est d’abord nommée médecin chef du centre médical d’Avrankou de 1977 à 1978, ensuite médecin chef du centre médical de Cotonou de 1978 à 1979 puis, médecin en pédiatrie au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou de 1979 à 1981. Jeune médecin, elle était passionnée par la chose politique. Son activisme dans l’arène politique nationale lui profite en 1991 à la suite des premières législatives organisées sous l’ère du Renouveau démocratique. Dr Anjorin Osseni est élue députée à l’Assemblée nationale, première législature. Le 8 septembre 1993, elle dépose ses écharpe et pin’s d’élue du peuple pour faire son entrée au gouvernement du président Nicéphore D. Soglo. Le chef de l’Etat lui confie à l’époque le ministère du Travail, de l’Emploi et des Affaires sociales. Elle devient ainsi l’une des rares femmes ministres ayant servi sous le premier président élu du Renouveau démocratique. Elle conduit les destinées du ministère pendant deux ans. En 1997, elle est nommée consul honoraire du Mali au Bénin puis, de 1999 à 2004, elle fut membre du Conseil économique et social (Ces). En 2009, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni est promue à la tête de la grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin. Là, va démarrer une nouvelle expérience pour elle. L’ancienne ministre de Nicéphore D. Soglo est la première femme nommée à ce poste. Elle est aussi l’une des rares citoyennes béninoises reçues dans plusieurs Ordres nationaux de pays africains et occidentaux. Elle passera dix ans, soit deux mandats successifs de cinq ans, à la tête de la grande chancellerie (mars 2009 - mars 2019). Conformément aux textes de l’institution, elle n’est plus éligible à ce poste mais de façon exceptionnelle, le président Patrice Talon lui accorde une rallonge de deux ans. « Moi, j’ai fini mon mandat depuis mars 2019. Et j’ai été voir le président en lui disant que j’ai fini, je dois partir, j’ai ramassé mes affaires. Et il a dit non reste, on verra après. C’est pour cela que j’ai fait deux ans en plus », explique-t-elle à la faveur d’une interview avec un groupe de journalistes, mercredi 12 mai dernier. En réalité, son mandat a été prorogé compte tenu des réformes politiques en cours à l’époque avec la création du poste de vice-président de la République qui est d’office le grand chancelier. En dehors de la médecine et de la politique, Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni se bat aussi pour la défense des droits de la femme africaine en général et béninoise en particulier. Elle est élue respectivement en 1992 et 1994, présidente de la Fédération nationale des associations des femmes du Bénin (Fnafb) et présidente du Réseau national pour la parité (Renap). L’ancienne ministre est également membre fondatrice, en 1996, de l’Association internationale femmes Afrique solidarité (Fas) dont le siège est à Genève en Suisse, et membre du Soroptimist international (Si) Club doyen de Cotonou dont elle a assuré la présidence de 2008 à 2010.
Devoir accompli
Son bilan à la tête de la grande chancellerie est remarquable. Entre autres, 4803 dossiers ont été étudiés. D’un autre côté, elle assure avoir apporté sa touche féminine à la gestion de l’institution. « Il n’y avait que des hommes qui étaient là tout le temps. Une femme est arrivée donc forcément ça change… Je ne voudrais pas commencer par dire que c’est moi qui ai fait ci, c’est moi qui ai fait ça, mais la touche féminine est toujours là », fait-t-elle observer lors de cet entretien avec la presse. D’une manière générale, elle part de la grande chancellerie avec le sentiment du devoir accompli. « En mon for intérieur, j’ai le sentiment d’avoir accompli ma mission. Ça, je vous l’avoue. Je ne me vante pas. Je ne me décerne pas un satisfecit mais je n’ai pas l’impression que ce soit du travail non achevé que j’ai fait… Peut-être que tout le monde n’est pas satisfait mais moi j’ai fait honnêtement ce que j’ai pu », assure-t-elle. Des propos que ses collaborateurs confirment. Ils demeurent tous convaincus que si la grande chancellerie s’est montrée beaucoup plus active et visibile ces douze dernières années, c’est bien sûr grâce au leadership et au management de leur ancienne patronne. Des difficultés dans l’exercice de ses fonctions, la grande chancelière dit n’en n’avoir pas rencontré assez. Le seul problème auquel elle et son équipe étaient confontés est d’ordre financier. « Nous n’avons pas un budget autonome. Ça c’est très embêtant pour nous. Ça nous retarde un peu dans ce que nous faisons. Mais on a fait avec…», déclare-t-elle avec un large sourire.
Management
Au service, en famille et dans la vie courante en général, la réputation de cette femme engagée est bonne. A la grande chancellerie, nombreux sont ses collaborateurs qui témoignent de son leadership et de ses compétences managériales extraordinaires. Ils apprécient l’ambiance de travail avec elle. Madame « a reçu une éducation purement sahélienne, ce qui fait qu’elle met tout en œuvre pour que l’harmonie règne au sein du personnel, pour que le vivre-ensemble soit… C’est ma seconde maman… C’est une femme qui motive beaucoup… Chaque fois quand il m’arrive de baisser les bras compte tenu de certaines situations, elle trouve toujours les mots et les moyens pour me motiver…», affirme Arielle Kinsou, son assistante à la grande chancellerie. Dr Kadidjat Koubourath Anjorin Osseni est reconnue pour être toujours à l’écoute du personnel de son administration. Et « quand il faut vous célébrer, elle vous célèbre. Quand il faut vous réprimander, elle le fait avec la rigueur qu’il faut», assure Patrick Sidokpohou, chef service technique à la grande chancellerie, qui depuis 2011 travaille à ses côtés. Cet ancien journaliste à la Télévision nationale raconte plusieurs anecdotes pour étayer son propos. Comme sa collègue Arielle Kinsou, Patrick Sidokpohou relève: « Quand elle vous réprimande, la minute d’après, vous passez à autre chose…Elle n’est pas du genre à vous répéter vos fautes ». L’ancienne grande chancelière n’a pratiquement pas de répit pour le travail, selon ses collaborateurs. Même durant ses congés, elle prend des dispositions pour éviter la lenteur administrative. « Je ne sais même pas si elle profite vraiment de ses congés. Grâce à elle, j’ai compris que si l’administration béninoise est lente, c’est bien à cause de nous-mêmes…», affirme Arielle Kinsou qui a passé huit ans aux côtés de l’ancienne grande chancelière. Huit années au cours desquelles elle ne retient que des choses positives de sa patronne. La jeune dame dit ne pas regretter son expérience aux côtés de sa «seconde maman ». « Si c’était à refaire, je le referais », confie-t-elle, émue. A chaque cérémonie de réception de récipiendaires dans l’Ordre national, ses collaborateurs détectent toujours un point positif chez leur patronne et reçoivent également un enseignement de plus. L’une des choses qui fascinent Patrick Sidokpohou chez l’ancienne grande chancelière, c’est sa facilité, au pupitre, à trouver les mots justes pour revenir à son discours si entre-temps elle a eu à ouvrir des parenthèses. Que de choses positives à retenir de cette amazone nationale. D’autres témoignages illustrent bien le fait, et leurs auteurs assurent qu’il s’agit de propos sincères et non des fleurs jetées à l’endroit de leur ancienne patronne.
Société 07 juin 2021


Passation de service à la préfecture de Kandi: Mohamadou Moussa passe le témoin à Ahmed Bello Ky-Samah
Nommé en Conseil des ministres, mercredi 2 juin dernier, en remplacement de Mohamadou Moussa, le nouveau préfet du département de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a pris service, vendredi 4 juin dernier à Kandi. Le nouveau maître de la préfecture de Kandi s’est lancé des défis à relever avec le soutien des populations du département. La salle de réunion de la direction départementale de la Santé sise à l’hôpital de zone de Kandi a servi de cadre, vendredi 4 juin dernier, à la passation de charges entre Ahmed Bello Ky-Samah et Mohamadou Moussa, respectivement préfets entrant et sortant. Pendant que l’histoire va retenir que son prédécesseur aura été le tout premier préfet que le département de l’Alibori a connu, le nouveau se lance déjà des défis à relever. Les défis, Ahmed Bello Ky-Samah, les a identifiés au niveau de l’éducation, du développement social et dans bien d’autres domaines. Il a alors appelé les populations du département à fédérer leurs énergies. Avec Mohamadou Moussa, le département de l’Alibori a connu une tutelle apaisée. C’est tout à son actif, après cinq années passées à sa tête. Il a invité son successeur à continuer le travail avec les responsables des services déconcentrés de l’Etat et les cadres de la préfecture afin d’élargir les horizons de développement du jeune département que constitue l’Alibori. « Le Bénin avance et l’Alibori ne va pas rester en marge de cette évolution », a-t-il indiqué. La cérémonie a connu la présence des maires des communes du département, ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale de l’Alibori. Actualités 07 juin 2021


CEP 2021: 23 589 candidats au charbon dans le Borgou contre 11 639 pour l’Alibori
L’examen du Cep, session de juin 2021, démarre ce lundi sur toute l’étendue du territoire national. Dans le Borgou et l’Alibori, on espère enregistrer des taux de réussite meilleurs que ceux obtenus l’année dernière. 242 066 candidats affrontent dès ce jour, lundi 7 juin, les épreuves de l’examen du Cep, session de juin 2021, au Bénin. Le département du Borgou présentera 23 589 candidats répartis dans 74 centres de composition. Parmi eux, on dénombre 11 595 filles. Selon le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacob Toudonou, toutes les dispositions sont prises pour que l’examen ne souffre de la moindre ambiguïté sur le plan organisationnel. « Tout est fin prêt pour le démarrage des épreuves. Déjà, le matériel lourd est convoyé au niveau des différentes communes du département. Qu’il s’agisse des feuilles de compositions et de brouillons. Le matériel sensible est également déjà disponible », rassure-t-il. S’agissant des infrastructures, les enfants seront, selon lui, dans de bonnes conditions pour composer. Il salue l’assistance et l’appui des élus locaux qui ont tout mis en œuvre pour veiller à la réparation des dégâts causés par les dernières tornades au niveau de certains centres d’examen dans le département. Dans l’Alibori, ce sont 11 639 candidats dont 6 067 garçons contre 5 572 filles qui vont à l’assaut de cet examen. Ils sont répartis dans 33 centres de composition. Banikoara compte 9 centres de composition, Kandi, deux ; Malanville, cinq ; Gogounou, cinq ; Sègbana, quatre et Karimama, deux. Pour faire respecter les mesures barrières contre la Covid-19, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire de l’Alibori, Bio Zimé Gounou Togou, rassure également que des dispositions ont été prises. Education 07 juin 2021


Enseignements secondaire, technique et formation professionnelle: Les chantiers qui attendent le ministre Kouaro Yves Chabi
Désormais aux commandes du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kouaro Yves Chabi poursuivra, entre autres, deux grands chantiers hérités de son prédécesseur, Mahougnon Kakpo. Le premier est relatif à l’accomplissement de la vision du chef de l’Etat pour l’Etfp et le second a trait à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. Les principales actions à poursuivre ou à mettre en œuvre par le nouveau ministre Kouaro Yves Chabi dans son sous-secteur, celui des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, sont de deux ordres. A en croire le secrétaire général du ministère, Coffi André Adanyossi, il s’agit d’actions au profit des lycées et collèges, et des enseignants de sorte à accomplir la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon, pour l’Enseignement technique et la formation professionnelle. Ainsi, le ministre va poursuivre la mise en œuvre du projet de construction d’une centaine de lycées thématiques aux normes internationales dans toutes les communes du Bénin. Il va œuvrer pour la couverture intégrale de l’effet financier des mesures de gratuité de la scolarisation des filles au 1er cycle des lycées et collèges, la construction d’infrastructures scolaires dans les établissements de tous les départements, l’achèvement des chantiers de construction lancés sur le projet Soutien à l’Enseignement Secondaire (SenS) visant à construire et équiper 170 modules de 4 salles de classe et 340 blocs de latrines à quatre cabines dans 96 établissements de l’Enseignement secondaire général. Comme chantiers à poursuivre sur le terrain, il y a également la réforme relative à la vie scolaire (les équipes « Vie scolaire » et projets d’établissement), la mise en œuvre du plan décentralisation et déconcentration, la conception des matériels didactiques pour la formation à la carte avec un accent sur le socle commun de compétences, l’élaboration de lexiques spécialisés pour les différents corps de métiers en langues nationales.
Autres défis
Il y a aussi la mise en place de bibliothèques numériques en langues nationales au profit des communautés villageoises et de tous les acteurs de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales, la mise en place des intrants didactiques dans le cadre du projet Arch formation, la préparation de la rentrée scolaire 2021-2022, la mise en œuvre du projet d’appui à la relance de l’Etfp, pour ne citer que ces actions. Le second grand chantier qui se dresse devant Kouaro Yves Chabi est relatif à la formation et la gestion des personnels enseignant et administratif. En effet, le ministre va, entre autres, se pencher sur l’évaluation du rapport sur les aspirants au métier d’enseignant, le renforcement du dispositif de gestion des carrières des agents, l’élaboration du cadre organique et du plan de formation du personnel administratif du ministère, le renforcement qualitatif de l’encadrement des apprenants par la poursuite de la formation des enseignants et de nouveaux inspecteurs ainsi que le renforcement de l’inspection pédagogique déconcentrée, la formation des Ace 2008 n’ayant pas atteint le seuil minimal de compétences à l’évaluation diagnostique et le renforcement de la base de données des aspirants au métier d’enseignant. Il s’agit certes de chantiers fastidieux mais pas impossible à concrétiser. En la matière, Kouaro Yves Chabi a déjà fait part de son engagement et sa détermination à concrétiser la vision du président Talon, qui est de promouvoir l’Etfp de sorte à inverser la courbe du chômage galopant des jeunes diplômés. Ce qui permettra de redonner au sous-secteur ses lettres de noblesse.
Education 07 juin 2021


Lutte contre la Covid-19: Joseph Djogbénou invite les Béninois à se faire vacciner
Dans le cadre de la rencontre d’échanges tenue, vendredi 4 juin dernier, avec le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert et les Jeunes leaders du Bénin, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a appelé les Béninois à se faire vacciner contre la Covid-19. Une manière selon lui, de donner une chance à la vie. Joseph Djogbénou appelle les Béninois à se faire vacciner contre le coronavirus. Son invite intervient à l’occasion de la rencontre tenue entre lui et les Jeunes leaders du Bénin. « Je veux demander à vous jeunes et à vos parents de saisir cette opportunité de se faire vacciner gratuitement », a plaidé le président de la Cour constitutionnelle. Il affirme que les Béninois ne peuvent se laisser aller à la rumeur et qu’il faudrait qu’ils se fassent vacciner contre la Covid-19 afin de renouer avec la vie. « La vie doit triompher de tout. Si nous devrions rester dans l’état d’il y a quelques semaines encore, vous ne seriez pas au nombre que vous êtes dans cette salle. L’être humain est un être de contact », note-t-il. Il souligne que tous ceux et celles qui doutent des solutions actuelles n’ont pas encore vu l’un des leurs mourir du vaccin. « Vous qui avez des pépés et des mémés et qui sont dans la tranche d’âge et dans les conditions telles que le vaccin pourrait leur faire échapper les difficultés de la contamination, si vous êtes chrétiens, c’est votre devoir. Si vous êtes musulmans, c’est votre devoir et si vous êtes citoyens, c’est votre devoir de citoyen de faire en sorte que ces personnes se vaccinent », recommande-t-il. Actualités 07 juin 2021


Reboisement inter-forces à la plage de Sèmè: 800 plants de cocotiers pour restaurer l’écosystème
La plage de Sèmè, un espace à écosystème fragilisé, a servi de cadre aux manifestations de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces, samedi 5 juin dernier. Les différentes forces militaires et paramilitaires ainsi que les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont profité de cette journée pour mettre en terre huit cents plants de cocotiers qui serviront à restaurer cet écosystème. La Journée mondiale de l’environnement édition 2021 a été commémorée, samedi 5 juin dernier au Pk 18, précisément à la plage de Sèmè-Podji autour du thème « Restauration des écosystèmes». Elle a été couplée avec la 9e édition du reboisement inter-forces et a eu pour activité phare, la mise en terre de huit cents plants de cocotiers sur une superficie de cinq hectares. Le gouvernement a décidé de reboiser les berges des côtes béninoises au moyen du cocotier, précise le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, le conservateur principal des Eaux et Forêts Rémi Hèfoumè. Le choix des cocotiers s’inscrit dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste constitué de deux grandes phases, selon les explications de Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin. La première consiste à embellir la bande côtière et la seconde vise à contribuer à l’essor de la filière coco au Bénin. Dans ce cadre, informe Adolphe Adjanohoun, l’Inrab a eu pour tâche de mettre à disposition le matériel végétal nécessaire. Ce matériel est constitué de 510 000 plantules de grandes germées de cocotier grand ouest-africain, 20 000 plantules de coco hybride qui produit beaucoup plus et 5 000 plants de palmiers royaux. « L’idée des autorités est de faire un mélange savant, un arrangement spatial qui va rendre jolie la plage. C’est pourquoi ces trois types de matériel ont été choisis », a-t-il détaillé. Le directeur général de l’Inrab a rassuré que les plants mis en terre sont adaptés à l’écosystème de la plage. Mieux, ils contribueront à le renforcer et à lutter contre l’érosion côtière.
Engagement citoyen en faveur de l’environnement
Martin Aïna Pépin, directeur général de l’Environnement et du Climat, fait savoir que le site choisi est un écosystème très fragilisé par les effets néfastes des changements climatiques exacerbés aussi par les actions anthropiques. Selon ses explications, le gouvernement du Bénin a fait l’option de la restauration des écosystèmes depuis 2017 avec un focus sur les 125 kilomètres de bande côtière dont dispose le Bénin pour un nettoyage et une sécurisation permanente. Le directeur général de l’Environnement et du Climat a confié que le Bénin a profité de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement pour réconcilier les hommes avec leur écosystème. « Le gouvernement, dans son projet de plantation de cocotiers va reboiser les 125 kilomètres de côtes et ce projet s’intègre très largement dans le plan d’aménagement opérationnel qui est en cours actuellement et qui nous permettra de donner plus de visibilité à nos côtes », a rassuré Martin Pépin. Le contre-amiral Patrick Jean-Baptiste Aho, chef d’état-major général des armées, félicite tous les hommes en uniforme qui depuis 2012 ont pris l’engagement de contribuer à la restauration du couvert forestier à travers le reboisement inter-forces. Il s’agit, selon lui, d’une initiative qui vise à marquer l’engagement des militaires et paramilitaires dans la lutte pour la protection de l’environnement. Le général Patrick Jean-Baptiste Aho confie par ailleurs que la restauration de l’écosystème est urgente car la survie de l’humanité en dépend. C’est d’ailleurs ce qui sous-tend la vision du chef de l’État qui a engagé beaucoup d’actions dans ce sens, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Entre autres, le ministre a évoqué la restauration des écosystèmes du Bénin démarrée depuis 2016, la protection de la côte béninoise contre l’érosion marine achevée à 75 %, la préservation et la protection des aires protégées ainsi que les forêts classées. Il estime que les actions dans ce cadre visent à favoriser le développement touristique durable. Il salue l’engagement citoyen des forces de défense qui œuvrent aux côtés des structures de l’environnement dans le reboisement de l’écosystème.
Environnement 07 juin 2021


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