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Nouvelles

Journée mondiale de l’environnement: Participer à la restauration de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’
Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, samedi 5 juin dernier, la Journée mondiale de l’environnement. A l’occasion, l’Organisation non gouvernementale ‘’Terre air mer actions enfance environnement’’ (Tamaee) a procédé, en partenariat avec l’Union européenne, au nettoyage de la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’. Cette initiative qui vise à assainir l’environnement, entre également dans le cadre de la semaine de la diplomatie climatique. Jeunes et femmes, balais et râteaux en mains, ont nettoyé de fond en comble, samedi 5 juin dernier, la forêt ‘’Filaos de pk 10’’. Cette séance de salubrité initiée par l’Organisation non gouvernementale «Terre air mer actions enfance environnement» (Tamaee) en partenariat avec l’Union européenne, entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement couplée avec la semaine de la diplomatie climatique qui se tient du 5 au 12 juin prochain. Pinabel Adjokè Djossinou, présidente de l’Ong, explique que sa structure créée depuis 2016 s’occupe de la sensibilisation des enfants à l’importance de la protection de la nature. Elle précise que la forêt ‘’Filaos de Pk 10’’ est un endroit magnifique découvert par l’Ong lors de la fête de la nature. Elle note que c’est dans le cadre de la Journée mondiale de l’environnement qu’ils ont, en collaboration avec les autochtones, décidé de rendre salubre cette forêt qui était jonchée de déchets de toutes sortes. Pinabel Adjokè Djossinou indique que cette belle initiative a trouvé un écho favorable auprès de l’Union européenne qui a décidé de ses accompagner. « Notre souci, c’est d’entretenir cette forêt et d’en faire un lieu où on peut venir et profiter de ses avantages », indique-t-elle. Trouvant l’initiative louable, Jonas Gbènamèto, maire de la ville de Sèmè-Podji, félicite la présidente de l’Ong et la rassure du soutien indéfectible de la mairie. « Ce que vous faites aujourd’hui en venant mettre au propre cet espace de Pk 10 est inédit. Ce que la population va gagner avec un environnement sain dépasse toutes promesses. Nous allons vous encourager pour que l’effort soit soutenu et continu», laisse-t-il entendre. Il note que lorsque l’environnement est pollué, l’homme réduit de ce fait son espérance de vie. Selon lui, l’environnement est curatif et préventif. Présente à l’occasion, Sylvia Hartleif, ambassadrice, chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, a remercié le maire de la ville de Sèmè-Podji pour son déplacement sur le site. Elle affirme que les forêts sont au cœur du patrimoine naturel. Elles font partie de l’identité de l’homme et sont indispensables pour son bien-être, pour la lutte contre le changement climatique et pour la biodiversité. Elle poursuit que la biodiversité a aussi un élément économique important qui peut donner naissance à l’écotourisme durable. « Cette belle forêt est peut-être petite mais elle a le potentiel de devenir le cœur de votre communauté locale et un symbole d’appréciation du respect de la population béninoise pour la nature », souligne-t-elle. Elle précise que l’Union européenne est fière d’être le partenaire de l’Ong et promet de continuer ses actions de soutien à ces genres d’initiative. Environnement 07 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


Consommation de tabac: Un état des lieux inquiétant au Bénin
La journée mondiale sans tabac, célébrée le 31 mai dernier, appelle à renoncer à la consommation de ce produit qui n’est pas sans risque sur la santé. Le rang des consommateurs de tabac ne cesse de s’agrandir au Bénin, toutes choses qui nécessitent une prise de conscience collective. « S’engager à arrêter ». Tel est le thème de la journée mondiale sans tabac, édition 2021 célébrée, ce lundi 31 mai. Décrétée par l’Organisation mondiale de la Santé depuis 1987, cette campagne de sensibilisation vise à mettre en lumière les méfaits du tabac sur la santé et à accompagner les fumeurs dans leur sevrage. On note que cette année, l’initiative vise à soutenir plus de 100 millions de personnes dans le monde entier qui tentent de renoncer au tabac. Elle contribue aussi à l’instauration d’environnements plus sains, propices à un arrêt du tabagisme. Des actions de plaidoyer pour des politiques strictes visant l’arrêt du tabac, la promotion et l’élargissement de l’accès à des services de sevrage, la connaissance des tactiques de l’industrie du tabac… sont recommandées par l’Oms. Il faut dire que la situation au Bénin inquiète certains acteurs. «Au Bénin, ça fume, contrairement à ce qu’on pense », s’indigne Augustin Faton, directeur exécutif de l’Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme. « La situation du tabagisme au Bénin déjà fortement préoccupante a tendance à s’aggraver chez les jeunes en dépit des actions salutaires des pouvoirs publics et partenaires au développement. Une autre stratégie de recrutement des jeunes, ces dernières années, par l’industrie du tabac est la consommation des produits du tabac à travers le nouveau dispositif appelé chicha», dénonce Augustin Faton. La chicha aussi appelée «narguilé», «narghilé» ou «hooka» est une pipe à eau de taille variée, destinée principalement à fumer du tabac ou d’autres produits parmi lesquels les drogues illicites. Selon une étude réalisée par un groupe de chercheurs béninois et parue en janvier 2020 dans la Revue des maladies respiratoires, la prévalence de la consommation de la chicha en milieu estudiantin à Cotonou en 2018 est de 13,86 %. « Malgré la pandémie de la Covid-19, on note une forte présence de la chicha dans les espaces publics principalement les lieux de loisirs, milieux fortement fréquentés par les jeunes sans le moindre respect des mesures barrières », fait constater Augustin Faton. Il précise que l’enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes en 2003 relève que 18 % des élèves fument dans l’Atlantique/ Littoral, 26 % des élèves dans le Borgou/Alibori et 28,2 % ont fumé avant l’âge de 10 ans. En 2008, 16 % des adultes sont des fumeurs. 5,3 % des enfants de 13 à 15 ans sont des fumeurs, selon l’enquête de 2009 et en 2015, 5 % des adultes sont des fumeurs … Selon Augustin Faton, le 3 novembre 2005, le Bénin a ratifié la Convention-cadre de l’Oms entrée en vigueur le 1er février 2006. Cette action a été suivie par la ratification du protocole pour éliminer le commerce illicite des produits du tabac le 6 juillet 2018. Le 18 décembre 2017, précise-t-il, une nouvelle loi anti-tabac a été votée et promulguée. Il s’agit de la loi 2017-27 relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés en République du Bénin. « Seulement, l’un des défis majeurs reste son application effective. Car les décrets d’application de certaines dispositions séjournent encore dans les tiroirs de certains ministères sectoriels comme ceux de la Santé et du Commerce. De plus, les corps de contrôle disent ne pas être assez informés et demandent ainsi la vulgarisation de la loi pour pouvoir mieux l’appliquer », détaille le directeur exécutif de l’Initiative pour l’éducation et le contrôle du tabagisme.
Synergie d’actions entre les Osc
Augustin Faton a été impressionné par les résultats d’une synergie d’actions entre les Organisations de la société civile regroupées au sein de la Plateforme Halte-Tabagisme-Bénin en soutien à une volonté politique clairement affichée par les décideurs au niveau du pays. Il rappelle qu’en décembre 2017, le président de la République a promulgué la loi N°2017-27 relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés en République du Bénin. Cette loi intègre les recommandations de la Convention-Cadre pour la lutte anti-tabac (Cclat) et a opéré des mutations profondes dans les politiques publiques en matière de prévention des risques liés à la consommation du tabac et l’exposition à la fumée du tabac, souligne l’acteur de la société civile. Il fait constater que l’ensemble des préfets, sous le leadership du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ont pris des arrêtés pour interdire la consommation de la chicha dans les lieux à usage public, en l’occurrence les hôtels, bars-restaurants, boîtes de nuit… sur toute l’étendue du territoire national. Il faut envisager la fin de la consommation du tabac et déjà, les préfets ont donné le signal fort à travers des arrêtés pour interdire la consommation de la chicha dans les lieux à usage collectif sur toute l’étendue du territoire. « La plateforme des organisations de la Société civile engagées dans la lutte anti-tabac au Bénin, grâce au soutien technique et financier de l’African capacity building foundation (Acbf) ambitionne d’appuyer les douze préfectures dans l’application efficace des arrêtés », annonce-t-il.
Sensibilisation
En matière de sensibilisation, au cours de ces trois dernières années, le Bénin a réussi véritablement à traduire les recommandations de la Cclat dans ses normes législatives grâce à trois actions d’envergure de la Société civile à savoir le plaidoyer à l’endroit des autorités étatiques, la sensibilisation de la population et la dénonciation de l’ingérence des industries du tabac. Car cette dernière est le seul vecteur de transmission du tabagisme d’une génération à une autre. Ces trois actes soulignés par Augustin Faton constituent des actions phares qui doivent être pérennisées pour dénormaliser le tabac dans les mœurs publiques.
Société 04 juin 2021


Nouveaux horaires de circulation des camions à Cotonou: Les conducteurs à nouveau rappelés à l’ordre
Pour une énième fois, les conducteurs de camions sont rappelés à l’ordre. C’est à travers un arrêté de la préfecture de Cotonou relatif à leurs horaires de circulation dans la ville. Un rappel à l’ordre utile pour la bonne circulation des personnes. Le rappel à l’ordre du préfet du Littoral aux conducteurs de camions est nécessaire pour faciliter la circulation des personnes dans la ville de Cotonou. Dans son arrêté, le préfet du Littoral a défini de nouveaux horaires de circulation que les camions doivent respecter dorénavant dans la ville de Cotonou. Selon l’arrêté préfectoral, il est strictement interdit aux véhicules poids lourds et assimilés de circuler dans la ville de Cotonou entre 06h30 et 08 h 30 minutes le matin et le soir entre 17 h 30 et 20 h30 minutes. L’article 2 dudit arrêté indique qu’une exception est faite aux camions-citernes qui approvisionnent en hydrocarbures le port et l’aéroport de Cotonou. Les conducteurs de ces camions-citernes sont invités à emprunter, pour leurs dessertes circonstancielles aux heures de pointe, les itinéraires que sont le port-avenue de la Marina-aéroport et dépôt Sonacop-3e pont-carrefour Ocbn-avenue de la Marina-port/aéroport. De même, tout stationnement de camions défectueux dans les ruelles de Cotonou est interdit. Un énième rappel à l’ordre qui sauverait les usagers des routes des éventuels accidents aux heures de pointe. Société 04 juin 2021


Lutte contre la Covid-19 à Banikoara: La mairie distribue plus de 3 000 masques aux candidats aux examens
Une équipe du Conseil communal de Banikoara conduite par le maire Bio Sarako Tamou était, hier jeudi 3 juin, au Collège d’enseignement général de la ville. C’est pour procéder, dans le cadre de la lutte contre la Covid-19, à la remise de masques de protection aux candidats de tous les établissements d’enseignement secondaire de la commune aux examens du Bepc et du Bac. En prélude aux examens du Bepc et du Bac, les candidats de la commune de Banikoara ont reçu hier, jeudi 3 juin, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, plus de 3 000 masques de la part du maire Bio Sarako Tamou. « Nous voulons que nos candidats respectent les mesures barrières. Les masques seront également distribués aux enseignants appelés à assurer leur surveillance dans les salles d’examen », a indiqué le maire, réaffirmant l’engagement de son conseil à veiller à la promotion de l’éducation dans sa commune. « La mairie de Banikoara joue son rôle et nous voudrions vous demander d’être véritablement des travailleurs », a-t-il insisté, en s’adressant aux candidats. En effet, plus de 2 200 candidats au Bepc et au Bac dans la commune sont appelés à bénéficier de ces masques. Ils viennent des collèges d’enseignement général d’Arbonga, Banikoara, Founougo, Gakounrou, Gbassa, Gomparou, Goumori, Kokey, Ounet, Sompérékou, Toura et Soroko. « Tout au long de l’année, nous avons eu des allocations allant dans le sens de la Covid-19, mais en ce moment précis où les examens nationaux pointent à l’horizon, toutes les mesures barrières, le port des masques, les dispositifs de lavage des mains sont imposés à tous les centres de composition, rares sont les candidats qui ont encore des cache-nez en leur possession», a confié le président du collectif des collèges de la commune, Abdou Ganiou Massihoudou. Selon lui, offrir des masques pour chacun de leurs candidats était devenu un casse-tête pour eux. « C’est la preuve une fois encore que vous veillez constamment à la réussite de ces enfants et à leur bien-être», a-t-il poursuivi... Education 04 juin 2021


Mise à échelle des innovations dans les systèmes de production agricole: Les acteurs nationaux s’approprient le programme Tarspro
Les acteurs nationaux s’imprègnent du contenu du Programme de mise à échelle des Technologies et innovations agricoles pour l’accroissement de la résilience des systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (Tarspro). C’est à la faveur d’un atelier de deux jours, ouvert ce jeudi 3 juin à Godomey. Les résultats et savoirs issus de la recherche agricole seront déployés dans les exploitations familiales pour améliorer les conditions de vie des acteurs. C’est du moins le but visé par le Programme de mise à échelle des Technologies et innovations agricoles pour l’accroissement de la résilience des systèmes de production et des exploitations familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (Tarspro). Après Ouagadougou (Burkina Faso) fin avril dernier, les objectifs, axes et stratégies d’intervention du programme ont été présentés aux parties prenantes du Bénin, ce jeudi, au cours d’un atelier national de lancement. Au cours des travaux qui prennent fin ce jour, les participants identifieront les besoins en technologies et innovations des acteurs à la base, notamment les organisations de jeunes et de femmes, et proposeront des actions concrètes à mener dans les zones d’intervention. Aussi, conviendront-ils de la composition d’un comité national de pilotage de ce programme mis en œuvre par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf). D’un budget de 30 millions Chf soit environ 18 milliards F Cfa, financé par la direction du Développement et de la Coopération suisse, le programme sera mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Tchad. Prévu pour durer douze ans en trois phases de quatre ans chacune, Tarspro permettra d’accroître la résilience du système de production alimentaire d’au moins 2 millions de producteurs et transformateurs, dont 50 % de femmes et 60 % de jeunes, dans les cinq pays ciblés et plus de 10 millions de bénéficiaires indirects, précise Dr Nicole Nkoum, coordinatrice du programme. Il est également question de répondre durablement à la demande de savoir-faire d’au moins 40 % des exploitations familiales concernées par le projet et d’assurer une coalition et une synergie d’actions des acteurs de la transformation du secteur agricole, ajoute-t-elle.
Espérance
Fort de cette ambition, salue Françoise Komlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, « Le programme Tarspro s’insère parfaitement dans le Plan stratégique de développement du secteur agricole du Bénin qui met un accent sur la transformation de l’agriculture ». Elle espère que sa mise en œuvre contribuera à améliorer les niveaux d’adoption des meilleures techniques et pratiques culturales éprouvées par la recherche, après s’être réjouie du choix du Bénin parmi les pays bénéficiaires. Françoise Komlan Assogba insiste sur la prise en compte des mesures contre les effets de la Covid-19 et la digitalisation des moyens pour la promotion des filières agricoles porteuses en vue de l’autosuffisance alimentaire et la production de rente. « La disponibilité et l’engagement de chacun des acteurs permettront de catalyser un changement véritable dans le secteur agricole, qui se traduira par une résilience alimentaire et nutritionnelle accrue par l’amélioration de la production agricole et une meilleure adaptation aux changements climatiques », plaide le professeur Niéyidouba Lamien, gestionnaire de programme au Coraf. La communauté scientifique, pour sa part, ne marchandera pas son appui à la réussite du programme Tarspro, assure Adolphe Adjanohoun, directeur général de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Au nom du Système national de recherche agricole (Snra) qu’il coordonne, il promet de générer d’avantages d’innovations aux fins de viabilisation des exploitations agricoles et d’essor du monde rural.
Société 04 juin 2021


Journées scientifiques du Cra-Agonkanmey/Inrab: Focus sur les technologies et produits agro alimentaires
Du 2 au 4 juin, se déroulent au siège de l’Inrab à Abomey-Calavi, les journées scientifiques du Centre de recherche agricole d’Agonkanmey. Occasion pour les chercheurs de partager avec le public et les décideurs les principaux résultats et acquis de recherche sur la transformation des produits agricoles. Chaînes de production de riz étuvé, de farines raffinées de maïs (Gambari-lifin) ou de manioc utilisables en pâtisserie, boulangerie et autres, de fruits et légumes (tomate, piment, gombo, vernonia, basilic) séchés ou en saumure, de lait stabilisé de soja, de jus et de vinaigre de pomme d’anacarde, de briquettes combustibles à base de balles de riz ou de coques de cajou… Ce sont autant de produits et de technologies générés par le Centre de recherche agricole (Cra) d’Agonkanmey de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). A cela s’ajoute la mise au point de rouleurs-calibreurs des pâtes alimentaires (Mawè, Wassa-wassa, Yèkè-yèkè enrichi au niébé, etc.), des épépineuses, des égreneuses, des batteuses de riz paddy, des cuiseurs à vapeur améliorés, des séchoirs solaires, des décortiqueuses, des calibreuses de grains, etc. Mais, la plupart de ces innovations et connaissances sont ignorées ou peu connues du grand public et de nombreux acteurs du secteur agricole. C’est ce qui justifie, selon Nestor René Ahoyo Adjovi, directeur scientifique de l’Inrab, l’initiative des Journées scientifiques du Cra-Agonkanmey ouvertes ce mercredi au siège de l’Institut à Abomey-Calavi. Pendant trois jours, l’occasion est offerte aux utilisateurs et aux décideurs de s’enquérir des résultats et acquis de recherche sur la transformation et le stockage des produits agro alimentaires. C’est à travers des communications sur la protection des végétaux, la santé et la production animales, la sauvegarde de l’environnement, mais également des visites du Laboratoire d’appui à l’amélioration de la santé des sols, de la qualité des eaux, de la sauvegarde de l’environnement (2A2S2E), du Laboratoire de la défense des cultures (Ladc) et de celui d’appui à la santé et à la nutrition animale et halieutique (Lasnah). Vocation nationale Abritant également le Laboratoire de biotechnologie (Labio), le Cra-Agonkanmey est le seul des huit centres de recherche agricole de l’Inrab à vocation nationale. « Poumon scientifique et technique de l’Inrab (…), il appuie les centres régionaux et spécialisés et tout acteur du secteur agricole en générant des informations, des connaissances et technologies appropriées pour la promotion de filières agricoles », informe Dr Ir Rachidatou Sikirou, directrice du Cra-Agonkanmey. Outre les laboratoires, précise-t-elle, le centre pilote actuellement le Programme d’analyse de la politique agricole (Papa) et le Programme de technologies agricole et alimentaire (Ptaa) dont les produits font l’objet d’une exposition dans l’enceinte de l’Inrab. Angelo Ahouandjinou, maire d’Abomey-Calavi, se réjouit que sa commune abrite ce joyau et espère une meilleure collaboration entre le centre et la mairie, afin de rendre les résultats de recherche plus accessibles à la communauté et au service du développement durable. Les journées scientifiques prendront fin ce jour après des échanges sur la typologie des exploitants agricoles des sites de recherche, l’évaluation technico-économique de l’utilisation des tracteurs et des motoculteurs. L’offre et la demande des types de crédit agricole adaptés aux besoins des femmes rurales seront également passées au peigne fin ainsi que la productivité et l’accès au marché des exploitations avicoles modernes au Bénin. Société 04 juin 2021


Vente de machines agricoles: Des producteurs de coton échappent à une escroquerie
A Banikoara, des individus proposaient de vendre des machines agricoles à des producteurs de coton qu’ils ont ciblés. Manque de pot pour eux, leur manège a été découvert à temps. Si l’on n’y prend garde, le boom que connait la production de l’or blanc au Bénin depuis l’avènement du régime de la « Rupture» risque d’être mis à mal. En témoigne l’escroquerie dont certains producteurs du bassin cotonnier, Banikoara, ont failli être victimes de la part de certains individus qui, depuis quelques jours, proposent de leur vendre des machines agricoles. Avec le semis du coton qui vient de commencer, plusieurs producteurs ont déjà été approchés. La stratégie des indélicats, explique une de leurs victimes, consiste à prendre contact par téléphone avec le producteur qu’ils veulent escroquer. Le rendez-vous pris avec celui qu’ils ont ciblé, les voilà qui s’apprêtent alors à lui soutirer par transferts mobile money, des avances en fonction du prix de l’engin proposé. Une information confirmée par le producteur de coton et secrétaire de la coopérative Sinkoka, Sabi Marcos. Il s’en est fallu de peu pour lui. « Ils m’ont fait appeler jusqu’à Djougou. Le grand tracteur, ils m’ont dit 7 millions. Tu vas payer 2,5 millions au départ, puis le reste après », confie-t-il. Ce qui lui a paru suspect pour susciter sa méfiance, avoue-t-il, c’est de n’avoir pas trouvé ne serait-ce que la carcasse d’un vieux tracteur dans la maison où il a été conduit. « Et il dit qu’il fait le commerce de tracteurs, qu’il a reçu un nouvel arrivage qui serait actuellement au niveau de la douane », poursuit-il. Pour le moment, aucun des producteurs de Banikoara qu’ils ont approchés ne s’est laissé avoir. On ignore si dans d’autres localités, des producteurs sont déjà tombés dans leur piège et qu’ils ont réussi à se faire payer des avances. Toujours est-il qu’informé de la situation, le chef de la cellule communale de l’Atda pôle 2 de Banikoara, Radji Mouidine, est rapidement monté au créneau. C’est pour situer les producteurs sur le mode d’acquisition des machines agricoles. La première démarche, rappelle-t-il, consiste en l’inscription de tous ceux qui sont intéressés par l’achat. C’est après que leurs noms sont retenus qu’ils sont appelés à déposer leur demande adressée au directeur général de l’Atda pôle 2. Ce dernier, après la compilation des dossiers, les envoie au niveau du Fonds national pour le développement de l’agriculture (Fnda). Le point effectué, une liste est publiée. Un numéro de compte intitulé « Tracteurs Fnda» est ensuite communiqué à ceux dont les noms figurent sur la liste. C’est pour le versement des fonds contre un reçu avant d’être fixés sur le jour et le lieu où ils iront chercher leur tracteur. La deuxième possibilité qui s’offre aux producteurs désireux d’acheter un tracteur, c’est de monter un microprojet de renforcement de leurs exploitations. Société 04 juin 2021


Rdc: Une éruption volcanique accentue la précarité dans l’Est du pays
Le 22 mai, le volcan Nyiragongo situé à l’Est de la République Démocratique du Congo est entré en éruption. Des coulées de lave se sont arrêtées à 300 mètres de l'aéroport international de Goma, ce qui a affecté la logistique de la réponse humanitaire. Plus de 415 000 personnes, dont près de la moitié sont des mineurs, ont été obligées de fuir vers une autre ville et vers le Rwanda voisin. Au moins 32 personnes sont mortes des suites directes de l'éruption, dont trois enfants, tandis que 40 personnes ont été portées disparues. La dernière éruption majeure a eu lieu en 2002. Dans la nuit du 22 mai 2021, des milliers de personnes ont fui la ville de Goma et ses environs, à la suite de l'éruption du volcan du Mont Nyiragongo (3 470 m). Cette région est une zone d'intense activité volcanique, avec six volcans. Dès les premières coulées de lave, les autorités congolaises ont donné l’ordre d'évacuation de manière préventive. Une partie de la population a traversé la frontière vers le Rwanda voisin alors que d’autres personnes ont préféré partir vers le sud-ouest dans des localités situées tout le long de la route vers Sake, à 25 km de Goma. Entre 900 et 2 500 habitations ont été détruites. Déplacements forcés Les Congolais ont principalement fui à pied mais aussi en voiture, en moto, en bus et en camion. D’autres ont préféré prendre le bateau pour traverser le lac Kivu. On estime que 86 % des déplacés internes, soit 114 000 personnes, sont parties vers Masisi ; 77 000 autres se sont rendus à Rutshuru. Environ 52 000 personnes ont traversé la frontière vers le Rwanda où les autorités ont mis en place des structures d’accueil. D’après le personnel de l’Organisation Internationale des Migrations (Oim) qui a interrogé plus de 6 000 personnes dans la zone concernée, environ 47 % des déplacés ont moins de 18 ans et 58 % sont des femmes. Les populations vulnérables, c’est-à-dire enfants de moins de 5 ans, femmes allaitantes, enceintes, enfants non accompagnés, personnes atteintes de maladies chroniques, âgées, souffrant de problèmes de santé mentale et de handicaps physiques constituent 28 % du groupe, obligés de quitter la ville. Près de 1 000 enfants ont été séparés de leurs parents dans le chaos qui a suivi l’éruption volcanique. L'Unicef a aidé à retrouver les familles de près de 700 enfants. Pour le moment 142 jeunes ont été placés dans des familles d'accueil transitoires, tandis que 78 sont dans des centres de transit. Plus de 170 familles sont toujours à la recherche d'enfants perdus. Besoins prioritaires Les besoins prioritaires relèvent des domaines de l’alimentation, des abris, de l’accès à l’eau et des soins. D’après le porte-parole du Programme alimentaire mondial (Pam) à Genève, Tomson Phiri, depuis le 25 mai, à la demande du gouvernement rwandais, l’organisation onusienne fournit de la nourriture aux réfugiés congolais. Plus de 20 000 personnes sont sans abri et vivent dans des familles d’accueil ou dans des lieux publics qui n’ont pas été touchés par l’éruption. Nombreux sont ceux qui ont perdu leurs biens, soit au moment du déplacement précipité, soit parce qu’ils ont été brûlés par les coulées de lave ou pillés. Certaines localités n’ont plus accès à l’eau potable suite à l’endommagement du réseau d’approvisionnement et du réservoir principal. Toutefois, des villages utilisent l’eau de pluie avec très peu de capacité de stockage. L’accès aux soins de santé reste limité. Les centres médicaux et certains dispensaires ont brulé. Aucune prise en charge des malades n’est faite depuis l’éruption volcanique. Cette situation a occasionné l’augmentation des coûts des soins médicaux et la présence de très peu de personnel médical. La population dans sa majorité a recours à l’automédication. Depuis le 31 mai, le Service aérien humanitaire des Nations Unies (Unhas) effectue des vols humanitaires par hélicoptère sur Sake. Inquiétudes Les agences humanitaires sont préoccupées par les risques sanitaires liés à l'éruption elle-même, le déplacement vers des zones où des épidémies préexistaient, le manque d'accès à l'eau potable et la charge accrue sur les établissements de santé. Pour faire face au risque d'épidémies, en particulier de choléra dans la région de Sake, où au moins 19 cas suspects ont été enregistrés au cours des deux dernières semaines, l'Oim renforce les efforts de surveillance des maladies parmi les communautés déplacées et d'accueil. Bien que la lave ait cessé de couler, le nuage de cendres est susceptible de provoquer des maladies respiratoires. Surveillance du volcan Bien que l'activité éruptive de surface ait cessé quelques heures après le début de l'éruption, l'activité sismique reste préoccupante. Les autorités provinciales du Nord-Kivu ont annoncé le 1er juin une légère baisse de la sismicité. La situation est suivie de près par l'Observatoire Volcanologique de Goma avec l'assistance, entre autres, du consortium belgo-luxembourgeois (GeoRiskA/AfricaMuseum et le Centre européen de Géodynamique et de Sismologie/Musée National d'Histoire Naturelle du Luxembourg). L’équipe de surveillance du lac Kivu de l’Autorité Rwandaise de Gestion de l’Environnement (Rema) a noté qu’il n’y aurait pas de risque imminent d’explosion de gaz dans le lac Kivu. Elle a précisé qu’elle continue de surveiller les risques qui pourraient découler de l’activité sismique sur l’écosystème du lac. L'éruption volcanique à Goma survient à un moment où les besoins humanitaires sont aigus au Nord-Kivu et en Ituri. L'état de siège a été déclaré par le gouvernement dans les deux provinces depuis début mai. Environ 44 % des 5,04 millions de personnes déplacées en RDC se trouvent actuellement au Nord-Kivu.$ Par Catherine FIANKAN-BOKONGA, Correspondante accréditée auprès de l’office des nations Unies à Genève International 04 juin 2021


Apprentissage de la langue chinoise: La classe Confucius de l’Université de Parakou inaugurée
L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin a procédé, jeudi 27 mai dernier à Parakou, à l’inauguration de la Classe Confucius de l’université de la ville. Avec la mise à leur disposition de deux salles de cours et d’autres locaux, la formation continue de la langue chinoise sur ce campus est désormais une réalité. De même, ce sont les conditions d’apprentissage qui sont également améliorées. L’Université de Parakou a, depuis jeudi 27 mai dernier, sa classe Confucius. Pour le moment, elle s’en contentera, en attendant d’être dotée de son Institut Confucius de la langue chinoise comme son homologue d’Abomey-Calavi. Procédant à l’inauguration, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Peng Jintao, n’a pas caché sa satisfaction de constater que la ville de Parakou en général et son université en particulier sont liées aujourd’hui à son pays, grâce à ce grand homme que constitue Confucius. Il a loué l’exemplarité de la coopération entre la Chine et le Bénin traduite par le lancement des travaux du projet de l’oléoduc avec l’investissement de la société internationale China Petrol, puis a réaffirmé sa détermination à contribuer à son renforcement. « Derrière les caractères de la langue, se cachent la culture, la civilisation et la philosophie chinoise », a-t-il fait observer. La présente cérémonie, selon le recteur Prosper Gandaho, est une nouvelle étape d’un processus qui a commencé en mars 2018, avec l’introduction des cours de la langue chinoise dans les curricula de formation à la Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) de l’Université de Parakou, notamment en anglais et en espagnol. Par la suite, il y a eu la création du site Confucius en 2019 devenu Classe Confucius en 2020, par arrêté rectoral. Cette inauguration, a poursuivi le recteur, marque non seulement la présence de la Chine dans son université mais démontre également le dynamisme de la coopération sino-béninoise. Outre les directeurs chinois et les professeurs béninois pour leur implication, il a remercié l’ambassadeur pour son engagement pour l’aboutissement du processus d’implantation de cette classe.   Des opportunités « La formation continue de la langue chinoise offre de grandes opportunités non seulement à ses étudiants, mais également pour les enseignants, le personnel administratif, technique et de services, aussi pour les fonctionnaires des secteurs public et privé désireux d’apprendre la langue chinoise et de se rendre en Chine », s’est-il réjoui. « Depuis octobre 2020, les cours se déroulent au sein de l’université et au dernier test de niveau de langue chinoise, plusieurs de nos apprenants de la Classe Confucius se sont présentés», a-t-il poursuivi. « Nous souhaitons que le processus se poursuive. La prochaine étape sera certainement la création de l’institut Confucius de l’Université de Parakou qui permettra d’ouvrir les filières de licence en langue chinoise », a insisté le recteur. Le club chinois de l’Université de Parakou, à travers ses prestations artistiques, a émerveillé plus d’un. Il a interprété quelques chansons chinoises. Le clou de la cérémonie a été le message des représentants des apprenants de la Classe Confucius de l’Université de Parakou en langue chinoise, sous les ovations nourries de l’assistance. « La langue chinoise étant mondialement parlée aujourd’hui, il urge d’aller à son apprentissage afin de saisir les opportunités de travail, d’affaires, de bourses d’études et autres. Bien que nous soyons des débutants, nous avons déjà accès à des opportunités de stages et d’emplois dans des sociétés chinoises », ont-ils confié. En quelques mois d’apprentissage, ils ont déjà une maîtrise appréciable de la langue. Ils ont tenu à témoigner leurs reconnaissances à l’ambassadeur et au recteur de leur université. C’est par une visite guidée des lieux que la cérémonie a pris fin. Mais avant, des équipements ont été remis à la classe par l’ambassade de la Chine, pour l’appuyer. L’ambassadeur a également reçu des présents de l’université, en signe de gratitude. Education 03 juin 2021


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