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Nouvelles

Lutte contre l’insécurité: La Police républicaine active
Depuis quelques jours, la Police républicaine accentue sa lutte farouche contre l’insécurité. Partout, sur toute l’étendue du territoire national, les hors-la-loi sont poursuivis, jusque dans leurs derniers retranchements. La Police républicaine est en état de veille maximale. Une opération dénommée ‘’Coup de poing’’ a été lancée récemment pour mettre hors d’état de nuire les individus sans foi ni loi. Ladite opération porte déjà ses fruits. A Savalou, quatre présumés trafiquants de drogue ont été appréhendés grâce à cette opération dans des ghettos et seront présentés à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). En effet, dans la soirée du samedi 22 mai 2021, les agents de la Police républicaine en poste au commissariat de Savalou ont mené une opération qui a abouti à l’interpellation de trois dealers et un client avec cinq kilogrammes de chanvre indien. Egalement Monique T. et son époux Isaac K.,tous deux des dealers ont été interpellés avec leur client, le nommé Bruno E. dans un ghetto sis au quartier Vodjè. Toujours au cours de cette opération ‘’ Coup de poing’’ de la Police républicaine, le sieur G. Marcellin, dealer dans un ghetto sis au quartier Lowo, a été interpellé en possession d’une importante quantité de chanvre indien et d’une somme de 7 800 F Cfa. Ils seront tous présentés à la Criet pour répondre de leurs actes. Il faut rappeler que, récemment, 234 plaquettes de chanvre indien et 70 000 munitions ont été arraisonnés et les mis en cause ont été déjà mis à la disposition de la Criet. Dans la même semaine, c’est-à-dire le lundi 31 mai dernier à Bohicon, un braquage a été déjoué par les forces de sécurité. En effet, quatre individus ont voulu arracher la moto d’un citoyen. Malheureusement pour eux, les éléments de la Police républicaine ont pu intervenir et le braquage a été déjoué. Au cours des échanges de tirs entre les hors-la-loi et les agents de la Police républicaine, deux malfrats ont succombé et deux autres sont en cavale.
De louables efforts
La lutte contre l’insécurité au Bénin a pris une autre allure depuis 2016. Le gouvernement en a fait son cheval de bataille. Les moyens mis à la disposition de la Police républicaine, permettent tant bien que mal de mener une lutte farouche contre l’insécurité. Elle anticipe davantage sur les événements et déjoue le plan des délinquants. Plus aucune semaine ne passe sans que des malfrats ou présumés trafiquants ne soient arrêtés et présentés aux procureurs de la République des tribunaux ou à la Criet. Les enquêtes sont minutieusement menées au grand bonheur des populations qui ne souhaitent que la paix et la tranquillité en tout lieu. Mieux, la Police républicaine a mis à la disposition des populations un numéro vert : le 166 non seulement comme numéro de secours, mais également pour porter plainte contre les policiers en infraction par rapport au code de déontologie policière. De même, un numéro WhatsApp: le 94 00 20 20 est également disponible pour permettre à tout citoyen de mieux informer la police de tout acte susceptible de porter atteinte à la sécurité ou de créer des troubles à l’ordre public. Ces deux numéros restent disponibles 24 h / 24 et 07 jours / 7 .   Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 03 juin 2021


Préparatifs aux examens nationaux: Une organisation soutenue pour affronter les épreuves
Les derniers réglages se font par les candidats aux divers examens sous la direction de leurs enseignants au sein des écoles afin d’affronter en toute confiance les épreuves. A quelques jours du lancement des examens du Cep, du Bepc et du baccalauréat session de 2021, la vie des usagers de l’école est marquée par une organisation particulière. Révisions, travaux dirigés, repos. Ainsi est rythmée la vie des candidats et de leurs enseignants en cette veille des examens de fin d’année. « Nous essayons de préparer les élèves par des cours de renforcement, c’est-à-dire les Td, la mairie de Cotonou nous a également soulagés en prenant en charge quatre semaines de Td et on y va avec les révisions jusqu’à la veille des examens», affirme le directeur du Ceg Gbégamey, Nicolas Hountondji. A son niveau, la seule difficulté est que les élèves préfèrent rester à la maison une fois le programme terminé. « De façon récurrente, quand on finit les programmes, les élèves commencent un peu à divaguer partout, à voir des Td à gauche et à droite. Pourtant, les Td se font à l’école ; il n’y a pas de clichés de bac quelque part qu’on ira chercher, il faut être à l’école, suivre les professeurs et étudier. Certains disent qu’ils restent à la maison pour étudier alors que là, il n’est pas évident de bien étudier, il y a souvent des interruptions en journée et finalement, on se retrouve à veiller pour atteindre ses objectifs », explique-t-il. Bien que des mesures fermes soient prises pour y remédier, il demande aux parents de continuer d’accompagner les écoles dans leur mission. « Il faut s’assurer qu’effectivement les enfants arrivent à l’école, veiller sur leur santé en faisant un déparasitage de vers intestinaux et une cure de palu par exemple, et sur leur alimentation en leur évitant les sucreries et prendre par contre du miel pour rafraichir la mémoire», conseille-t-il aux parents. A l’endroit des candidats, il indique que ce n’est pas maintenant qu’il faut veiller en se disant qu’on doit tout se mettre dans la tête au risque de se voir plutôt surchargé et incapable de bien travailler lors des épreuves. Quant aux candidats, ils soutiennent que la préparation se passe bien également et qu’ils sont fin prêts. Pour Jinane Alidou, candidate au baccalauréat, « même s’il y a encore des zones d’ombre, on ne stresse pas, on y croit toujours ! ». En plus du programme de l’école, la candidate a un planning de révision rigoureux mais assez flexible. « En sortant à 19 h, je prends une pause douche et dîner d’une heure, puis je révise un cours de 20 h à 22 h avant de dormir pour me lever à 4 h pour lire un autre cours jusqu’à 06 h et m’apprêter pour aller à l’école à 7 h», explique-t-elle.
Pour le compte du Bepc
La sœur Clarisse, directrice du Cours secondaire Saint Augustin de Cotonou, explique comment se passent les révisions dans les classes de Troisième. « Les professeurs ont essayé d’achever le programme dans chaque classe de Troisième et nous avons commencé les révisions le 25 mai dernier, pour une durée de deux semaines et 4 jours, donc jusqu’au 9 juin. Les apprenants sont là de 8 h à midi tous les jours ouvrables et nous exhortons les professeurs à mieux expliquer ainsi que les élèves à poser des questions pour mieux comprendre. Les révisions se font dans la matinée afin de permettre aux apprenants d’avoir le temps de s’exercer posément à la maison », détaille-t-elle. C’est ce que confirme l’élève Natacha Lokotonoundji: « Dans la matinée, nous traitons des épreuves que nous corrigeons ensuite avec nos professeurs et aux temps libres, nous avons créé un groupe d’études pour réviser les matières ensemble ». Par ailleurs, la sœur Clarisse est confrontée au fait que les enfants d’aujourd’hui sont plus portés à s’amuser. Ce qui l’oblige à y veiller, à passer et repasser pour les inviter au calme. Elle exhorte également au calme les parents qui, parfois, font la pression plus qu’il n’en faut. « Le fait de s’agiter autour des enfants ne leur apporte que de l’agitation en retour. Si les parents sont stressés et qu’ils font trop de bruits autour des enfants, ces derniers seront simplement déstabilisés», fait-elle observer.
Enfin, le Cep!
« Je pense être prête pour affronter l’examen parce qu’en exercice je comprends bien et je lis bien les exercices avant de me lancer, ça me permet de ne pas faire d’erreurs », confie Telma de Campos, élève au Cm2 dans un établissement privé. « J’aimerais faire beaucoup d’exercices. Je ne suis pas trop fatiguée. Ce qui me motive est que si je continue à travailler dur, je pourrais être la première du Bénin et honorer mes parents», déclare-t-elle. Elle conseille également ses camarades de ne pas s’amuser et de prendre à cœur tous les bons conseils donnés par les responsables. Malgré les dispositions mises en place pour préparer les candidats aux divers examens nationaux, à savoir examens blanc, travaux dirigés, etc., Alexis Hossou, directeur dans une école primaire privée, conclut : « Un examen n’est pas un concours, mais ça reste un examen. Parfois il y a des premiers de classes qui échouent aux examens. Donc, les élèves ne doivent pas se dire aujourd’hui qu’ils connaissent tout mais plutôt continuer la préparation jusqu’à la veille ».   Par Shekinah ESENGO (Stag.)
Education 03 juin 2021


Visite institutionnelle des centres Barka du Borgou et de l’Alibori: Des députés béninois s’engagent pour le Paefe
Le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) a organisé, du 25 au 28 mai 2021, une visite dans les centres Barka des départements du Borgou et de l’Alibori à l’intention des députés à l’Assemblée nationale. Emerveillés par le modèle d’alternative éducative Barka, ils se déclarent favorables à une mise à échelle par le gouvernement béninois. « Faire connaître l’expérience du Paefe et les centres Barka aux députés à l’Assemblée nationale en vue du passage à l’échelle de l’expérience d’éducation alternative bilingue Barka », tel est l’objectif principal de cette visite institutionnelle qui a tenu toutes ses promesses. Trois jours durant, cette mission de terrain a mobilisé ministères sectoriels de l’éducation, préfets, maires et communautés locales. Après avoir visité le centre Barka de Kpari dans le département du Borgou et celui de Gando-Dari dans l’Alibori, les députés présents sont émerveillés. « Le travail que fait la Coopération suisse avec l’appui de Helvetas et Solidar est impressionnant. Le Paefe est bien conçu.», a affirmé Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée Nationale, élue de la 8e circonscription électorale. Pour son collègue Aden Léon Houessou, élu de la 18e circonscription, « la langue maternelle est fondamentale pour l’apprentissage. Lorsque vous maitrisez votre langue maternelle, vous apprenez vite », a souligné le député inspecteur pédagogique du premier degré et membre de la commission Education du Parlement. Fort de cette conviction, il apprécie à sa juste valeur le bilinguisme développé dans les centres Barka. A l’unanimité, les parties prenantes à la visite ont encouragé les efforts consentis par le Paefe et pris des engagements pour faciliter la mise à échelle de ce modèle d’alternative éducative. Il faut rappeler que le Programme d’appui à l’éducation et à la formation des enfants exclus du système éducatif (Paefe) est un programme de la Coopération suisse dont l’exécution a été mandatée au consortium Helvetas et Solidar. Son objectif est d’appuyer la mise en œuvre d’offres d’éducation et de formations adaptées aux réalités socio-économiques du milieu pour les enfants de 9-15 ans exclus du système éducatif formel. Il a été initié depuis 2017 pour contribuer à résoudre l’épineux problème des enfants hors de l’école estimés à plus d’un million par une étude de l’Unicef et de l’Insae réalisée en 2016. Avis et témoignages de quelques participants à la mission
Elisabeth Pitteloud Alansar, Cheffe de Coopération
La Suisse soutient depuis 10 ans le Paefe. Nous sommes à la fin de la deuxième phase. Nous avons pu visiter quelques centres et le constat est plutôt positif. Aujourd’hui, le plaidoyer que nous portons est de faire en sorte que ce modèle d’alternative éducative puisse être repris dans les lois et à une échelle nationale pour impacter le système. Ensuite, il faudra un financement substantiel, un financement qui, à l’heure actuelle, est presque essentiellement fourni par les partenaires. Enfin, l’articulation avec tout le système de formation professionnelle est indispensable pour que les élèves qui sortent des centres Barka puissent soit rejoindre le collège ou s’orienter vers des systèmes de formation professionnelle. Je pense que cette mission a été courte mais a porté ses fruits puisqu’on voit qu’il y a un réel intérêt et une réelle volonté des honorables de communiquer tout cela au niveau de leurs collègues à l’Assemblée nationale.
Honorable Mariama Baba-Moussa Soumanou, députée à l’Assemblée nationale
Ce que nous avons vu, que ce à Kpari ou à Gando-Dari, est fantastique. Donc, il faut que nous, députés, soutenions l’institutionnalisation de ce projet et qu’on aille à l’échelle. Ça veut dire que, quand vous pensez qu’un million d’enfants ne sont pas scolarisés ou sont déscolarisés et qu’en quelques années le projet a pu sortir près de dix mille (10 000) enfants, vous vous dites qu’il faut qu’on soutienne cette initiative en l’insérant dans les lois pour rapidement récupérer les autres enfants laissés-pour-compte.
Djibril Mama Cissé, préfet du Borgou
J’ai été très émerveillé par ce que j’ai vu ici. Ce qui a encore retenu mon attention, c’est qu’à côté de l’instruction, les enfants sont initiés à un certain nombre de métiers. J’ai vu du tricotage, du tissage, la maçonnerie et on les a même initiés aux sketchs et à la chorégraphie, toutes choses qui leur permettent de se sentir épanouis et de les maintenir à l’école. Ce que j’ai vu est plus qu’édifiant. Fort de l’importance qu’accorde le gouvernement au secteur de l’éducation, nous avons tout à gagner de voir le gouvernement prendre la relève et accompagner cette initiative du Paefe. Source : Helvetas / Paefe
Société 03 juin 2021


4e réunion du Comité de pilotage du projet Sic4g: Le plan d’action du Copil évalué (Les filles vulnérables du marché Dantokpa et environs disposent désormais d’un espace sécurisé)
Le Comité de pilotage (Copil) du projet Safe and inclusive city for girls (Sic4g) a tenu sa quatrième réunion trimestrielle, vendredi 28 mai, à Cotonou. A l’occasion, les participants ont évalué le niveau d’exécution du plan d’action du Copil et formulé des recommandations. La quatrième réunion périodique de suivi des activités trimestrielles du projet Safe and inclusive city for girls (Sic4g) a permis aux parties prenantes d’effectuer, entre autres, l’évaluation des activités menées ces trois derniers mois par le Comité de pilote (Copil) du projet. Ainsi, durant les travaux, les participants ont passé en revue les activités menées de mars à mai 2021 puis le niveau d’exécution du plan d’action du Copil avant de formuler des recommandations pour l’atteinte des objectifs du projet. La période sous revue a été marquée par plusieurs réalisations dont la sélection de 30 filles et garçons vulnérables pour la formation professionnelle, la finalisation de la formation de deux cohortes de 55 jeunes parajuristes, le lancement officiel et la finalisation de la formation de trois cohortes de 30 jeunes parajuristes, a souligné Yacinthe Vidéou Agbadjagan, coordonnateur du projet. A terme, les jeunes parajuristes sont capables non seulement d’organiser des causeries de proximité mais aussi et surtout d’assurer un accompagnement de qualité aux enfants et jeunes victimes de violences et d’effectuer un traitement des affaires de violences domestiques et de violences sexuelles basées sur le genre/sexistes. Somme toute, la réunion a permis à la douzaine de participants venus des structures membres du Copil, de la faîtière des femmes et usagers des marchés gérés par la Sogema ainsi qu’aux représentants des bénéficiaires d’avoir une vue claire sur le niveau d’exécution du projet. En prélude à la session, les membres du Copil ont effectué, jeudi 27 mai, une visite de terrain, la troisième depuis le démarrage du projet en août 2019. Premièrement, ils ont visité le Centre de promotion sociale (Cps) Sainte Cécile dans le cadre de l’opérationnalisation de l’espace sécurisé. Deuxièmement, ils ont supervisé et appuyé techniquement la formation de dix parajuristes spécialisés de la cohorte trois par le juge des mineurs de Cotonou, Arnaud Toffoun. La troisième visite est relative au suivi et à l’appui conseils à six filles bénéficiaires d’Agr au marché Dantokpa en collaboration avec Plan international Bénin. Au terme des échanges, le Cps Sainte Cécile a été retenu pour abriter l’espace sécurisé pour les enfants, filles et jeunes vulnérables du marché Dantokpa et environs. Financé par Danish Tv Collection 2019, le projet Sic4g est mis en œuvre au Bénin par Plan international en partenariat avec Terres rouges et Médecins du monde Suisse. Société 03 juin 2021


Cour des comptes: Joël Darius Zodjihoué nommé Procureur général
Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Darius Zodjihoué est le nouveau Procureur général près la Cour des comptes. Il a été nommé par le président de la République lors du Conseil des ministres du mercredi 2 juin. Instituée par la Constitution, la Cour des comptes prend graduellement corps avec la formation progressive de ses membres. Après la nomination de la Présidente de la Cour des comptes lors du Conseil des ministres du mercredi 28 avril dernier, le chef de l’Etat vient de nommer le Procureur général près ladite cour lors du Conseil des ministres tenu hier. C’est à Joël Darius Zodjihoué, secrétaire général du ministère de l’Economie et des finances, que le président de la République confie cette charge. Il va alors diriger le parquet de cette juridiction en étroite collaboration avec Ismath Bio Tchané, présidente de la Cour des comptes. Dans les prochains jours, le président de la République procèdera sans doute à la nomination des autres membres de la Cour des comptes, notamment les présidents de chambres et les conseillers. Il ne restera alors que la finition du siège de la Cour des comptes et l’installation des cours régionales des comptes dont la mission est de contrôler les finances des collectivités territoriales, pour que la nouvelle institution fonctionne dans la plénitude de ses attributions. Pour rappel, conformément à l’article 134 alinéa 3 de la Constitution, « la Cour des comptes est la plus haute juridiction de l’Etat en matière de contrôle des comptes publics. Elle vérifie les comptes et contrôle la gestion des entreprises publiques et organismes à participation financière ou bénéficiant des fonds publics. Elle est l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. La Cour des comptes veille au bon emploi des fonds publics ». Le même article précise que les décisions de la Cour des comptes ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent au pouvoir exécutif, au pouvoir législatif ainsi qu’à toutes les juridictions. Actualités 03 juin 2021


Conseil des ministres: Les préfectures à nouveau à plein régime
Les 12 départements du Bénin disposent chacun d’un préfet. Le Conseil des ministres du mercredi 2 juin relance les entités déconcentrées de l’Etat et met fin aux défaillances relevées à leur niveau. Plus d’intérim à la tête des préfectures au Bénin. Le Conseil des ministres du mercredi 2 juin a confirmé des préfets dans leurs fonctions et procédé au remplacement d’anciens occupants décédés ou relevés de leurs fonctions. La particularité de ces nominations tient à l’entrée d’une deuxième femme dans la fonction. Lydie Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora et seule femme de l’écurie préfectorale a désormais du renfort. La nomination de Marie Akpotrossou en remplacement de l’ancien préfet de l’Ouémé Joachim Apity porte à deux le nombre de femmes dans cette fonction. Elle porte également à deux le nombre de femmes préfets à la tête de ce département après le passage de Inès Aboh Houessou. Autre nouvelle recrue dans la fonction, l’ancien ministre de la Communication et de la Poste, Alain Sourou Orounla. Il vient ainsi mettre un terme au long intérim qu’assurait Jean-Claude Codjia depuis le départ de Modeste Toboula qui, on se souvient, avait été relevé de ses fonctions dans une affaire de mal gouvernance portant notamment sur le foncier. Jean-Claude Codjia demeure néanmoins préfet du département de l’Atlantique. Djibril Mama Cissé Moussa du Borgou, Christophe H. Mègbédji du Couffo, Daniel Valère Setonnougbo du Plateau, Aimé Firmin Kouton des Collines ont été également maintenus dans leurs fonctions par le ministre en charge de la Décentralisation. Le nouveau préfet du Mono a pour nom Dêdêgnon Bienvenu Milohin.
Réforme structurelle du secteur de la décentralisation.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              
La décentralisation, effective depuis bientôt 20 ans, connaît des faiblesses qui impactent négativement le développement des communes. Les contre-performances relevées sont dues à plusieurs facteurs structurels dont la forte politisation des nominations aux fonctions techniques et administratives des mairies. Ce qui entrave la promotion d’une culture administrative moderne et professionnelle, relève le Conseil des ministres. Dans le même temps, les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, les communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent. Aussi, les communes rencontrent-elles des difficultés dans la mobilisation de ressources propres et connaissent, pour la plupart, des insuffisances dans la planification budgétaire. Autant de choses qui ont obligé l’Exécutif à penser une réforme structurelle du secteur de la décentralisation. Objectif, améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités dont recèlent les communes.
Actualités 03 juin 2021


Centre de traitement des épidémies d’Allada: Un an après
Environ douze mois déjà que le personnel sanitaire du Centre de traitement des épidémies (Cte) d’Allada est au front dans le cadre de la riposte à la Covid-19 au Bénin. Depuis un an donc, il côtoie la mort dans le souci de sauver les personnes atteintes. Le personnel sanitaire du Centre de traitement des épidémies (Cte) d’Allada revient de loin. Réquisitionné depuis un an dans le cadre de la prise en charge des cas de Covid-19 au Bénin, le corps médical ainsi que le site qui l’abrite sont le témoignage vivant du parcours des différentes victimes de la pandémie. Un an après son déploiement pour la cause, le personnel soignant porte encore dans son cœur le poids d’une maladie qui a fait beaucoup de victimes dans le monde entier. Toutefois, le nombre de vies sauvées en douze mois est un motif de soulagement et d’espoir pour les femmes et hommes en blouse blanche assignés dans les quatre murs de l’hôpital, afin d’assurer la prise en charge des malades. Au bout d’une année, les gros nuages qui obscurcissaient le ciel du médecin coordonnateur du Cte, Rodrigue Grace Aho-Glèlè et ses collaborateurs commencent par se dissiper. « Même s’il y a des décès, beaucoup de vies ont été sauvées. Après un an, les résultats que nous avons obtenus, la douleur que nous avons connue avec les cas de décès, mais aussi la joie que nous avons partagée avec les patients guéris et sortis de l’hôpital sont les raisons qui ont motivé la messe d’action de grâce que nous avons organisée dimanche 23 mai dernier, afin de remercier l’Eternel pour sa miséricorde et ses bienfaits en notre faveur », souligne-t-il. Le calme qui règne en ces lieux depuis le démarrage de la prise en charge des cas de Covid-19 en mai 2020, porte son écho au visiteur qui franchit le seuil de l’hôpital. C’est dans cette atmosphère vidée de tout tintamarre qu’exerce le personnel soignant. Chaque cas guéri est un grand soulagement et un motif de fierté. Quelques agents de santé y ont laissé aussi leur peau. « Malgré le fait que nous sommes désolés pour les cas de décès, nous sommes satisfaits d’avoir contribué à permettre à notre pays de se positionner aujourd’hui comme l’un des pays les plus sûrs en matière de riposte à la Covid-19. En un an de travail sans relâche dans ce contexte de pandémie bien qu’ayant enregistré quelques cas dans le rang du personnel, Dieu nous a fait grâce et nous lui rendons grâce », dit-il. Reconnaissances Les premiers patients de Covid-19 ont été officiellement admis dans l’hôpital le 19 mai 2020. A l’instar du corps médical, les patients guéris expriment tant leur reconnaissance à l’Eternel que leur admiration au personnel sanitaire. Bruno Hounkonnou, père célébrant de la messe d’action de grâce, est un témoignage vivant de la maladie à coronavirus. Il a frôlé le pire. « Je suis passé dans cet hôpital et je crois en toute sincérité que tout le personnel sanitaire est sous l’autorité de la sainteté. Ce qui m’a le plus interpellé dans ma chair de serviteur de malade, c’est la promptitude du personnel sanitaire », témoigne-t-il. Désormais sauvés de la Covid-19, les survivants se positionnent comme des messagers à l’endroit des incrédules : « Quand on est passé par le Cte, on a eu des difficultés respiratoires, on a été mis sous oxygène, on ne peut oser dire que la Covid-19 n’existe pas. La maladie est réelle et grave. Le dépistage précoce permet la prise en charge adéquate ». Très tôt, le gouvernement a misé sur cette approche afin de maîtriser le mal. La stratégie a été concluante. Emmanuel Kokouvi, directeur départemental de la Santé de l’Atlantique-Littoral, salue la vision des autorités au plus haut niveau ainsi que les efforts consentis par le personnel du Cte. « Le travail qui a été fait dans ce centre est difficile à décrire. Le personnel a sacrifié sa vie à chaque minute sans jamais baisser les bras », précise-t-il. L’installation du Centre de traitement des épidémies (Cte) fait partie des principales mesures mises en place par le gouvernement aux premières heures de la contamination au Bénin afin de circonscrire le mal. L’historique de sa mise en place renseigne sur le chemin parcouru. « Le 1er avril 2020, une délégation avec à sa tête, le ministre de la Santé, s’est rendue sur le site de l’hôpital de zone d’Allada pour la mise en place du Cte. En 28 jours, les diligences nécessaires ont été faites et les dispositions adéquates prises pour que les activités démarrent effectivement, soit le 28 avril 2020. Plusieurs formations et simulations ont été organisées à l’endroit du personnel depuis ce jour afin de le préparer à bien gérer la pandémie et bien prendre en charge les patients », raconte Rodrigue Grace Aho-Glèlè. Aujourd’hui, le Bénin se remet mieux de la pandémie avec une stabilisation des cas. « Le Bénin a enregistré son premier cas le 16 mars 2020. A la date du 17 mai 2021, il a enregistré 8 025 cas dont 101 décès, 7 893 personnes guéries et 1 352 hospitalisée ou en cours de suivi de traitement pour avoir développé une forme grave ou simple de la maladie », relève Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Les départements les plus touchés sont le Littoral, l’Atlantique, l’Ouémé et le Borgou.
Fière chandelle
Dans le cadre de la lutte contre la maladie, le pays a mis en place un paquet complet d’intervention: du transport des cas de Covid vers les centres de traitement, à la prise en charge des cas graves qui nécessitent beaucoup de moyens pour la réanimation. Les patients au Cte sont positivement marqués par les visites de routine du ministre de la Santé, qui effectue la ronde permanente pour doper sa troupe ainsi que les malades. Le personnel soignant du Cte d’Allada lui décerne une fière chandelle pour la constance de ses efforts. « Nous saluons le leadership du ministre de la Santé, qui n’a jamais manqué d’être à nos côtés, depuis la mise en place de ce centre jusqu’à ce jour. Nous saluons sa promptitude et la facilité avec laquelle nous avons une réponse aux diverses sollicitations, inquiétudes et situations à lui exposées, notamment la disponibilité d’oxygène, d’équipements de dernière génération, de consommables médicaux, de restauration, hébergement, et de transport du personnel comme des malades », salue Rodrigue Grace Aho-Glèlè. Le défi pour le personnel sanitaire est de maintenir l’élan observé jusque-là tout en accentuant la sensibilisation. Il affûte ses armes d’ores et déjà afin de faire face à d’éventuelles nouvelles vagues. « Nous voulons continuer à faire du Bénin, un pays sain en matière de lutte contre la Covid. Les cas ne manqueront pas. Mais nous allons continuer à nous préparer afin de gérer au mieux toute autre vague», rassure-t-il. Au charbon depuis un an, le personnel sanitaire du Cte ne s’est point épuisé. Un regard bienveillant de la nation lui apportera sûrement du baume au cœur. «Le centre d’Allada est l’un des plus performants en matière de matériel, de produits de consommation et du personnel. Nous souhaiterions que l’Etat continue à sensibiliser pour que la nation tout entière puisse savoir le travail qui se fait », exhorte-t-il.
Santé 03 juin 2021


Transition agroécologique dans les zones cotonnières: Le défi de restauration de la terre nourricière
Des pratiques culturales nuisibles appauvrissent les sols et engendrent une baisse des productivités dans les exploitations agricoles, dont celles cotonnières. Face au désastre, s’impose une transition agroécologique qu’il convient de mettre à grande échelle, après une phase pilote soldée par des résultats probants. Les itinéraires techniques jusque-là appliqués dans la culture du coton, premier produit d’exportation du Bénin, impactent considérablement l’ensemble du système de culture et ses performances. Les sols font les frais de la pression anthropique à travers la désertification, l’agriculture extensive sur brûlis, l’usage intensif des pesticides, des herbicides et autres produits chimiques, les feux de végétation, etc. La remise en état et l’amélioration de la fertilisation des terres s’avèrent incontournables pour garantir la survie de l’humanité. C’est le but visé à travers l’initiative du Projet d’appui à la transition agroécologique dans les zones cotonnières (Tazco) financé par l’Agence française de développement (Afd), dans un contexte de baisse tendancielle des productivités dans des exploitations dont celles cotonnières, due à la pauvreté des sols. La première phase du projet a été mise en œuvre entre 2017 et 2020. Il était question d’améliorer les conditions de travail des exploitants et de renforcer la résilience des exploitations face au changement climatique, à travers des techniques agricoles respectueuses de l’environnement. A sa mise en œuvre, Tazco 1 a permis de mettre en terre plus de 170 000 plants sur plus de 1500 parcelles dans 10 villages. Un référentiel agronomique est mis en place, décliné en 20 fiches d’itinéraires techniques, 10 fiches de matériels de mécanisation durable, 10 fiches de plantes améliorantes et 4 guides méthodologiques sur la transition agroécologique, indique Léon H. Akpatcho, responsable chargé de suivi et évaluation du projet. Cinq diagnostics agropastoraux sont réalisés dans 15 villages ainsi que des diagnostics complémentaires thématiques dans le cadre des missions d’appuis multidisciplinaires du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) au profit des exploitants, ajoute-t-il. A cela s’ajoutent des ateliers et séminaires organisés pour la capitalisation des acquis. Dix Sections villageoises de gestion foncière (Svgf) sont dynamisées et 750 exploitants sont désormais formés à la transition agroécologique.
Disséminer les résultats
Le projet a permis d’établir une base de données sur le suivi de la transition agroécologique, une cartographie des terroirs Tazco. De même, des études ont été réalisées sur la perception des acteurs sur les techniques agroécologiques, leurs performances, un état des lieux de la transition agroécologique au Bénin et la faisabilité de la mise à échelle. En fait, la situation des terres arables reste alarmante dans le Nord-Bénin, notamment dans le Borgou-Alibori, bassin cotonnier et grenier du pays. Elle met en péril les bases alimentaires et les sources de revenus des populations rurales : les paysans et les éleveurs. D’où la nécessité de remédier aux pratiques peu recommandées et d’adopter des techniques efficaces de protection des sols et de réhabilitation des terres dégradées en vue d’une agriculture durable. Cette ambition est portée par la deuxième phase du projet Tazco qui entre dans la droite ligne de la mise en œuvre du Plan d’actions national sur la gestion durable des terres adopté par le Conseil des ministres en sa session du mercredi 6 février 2019. En l’espace de trente-cinq ans, a relevé le Conseil, le Bénin a perdu environ 48 % de sa forêt dense ; celle-ci ne couvre désormais que 0,29 % du territoire, en dépit des lois, des systèmes de forêts sacrées et classées. Couvrant la période 2021-2024, la phase 2 de Tazco s’efforcera de diffuser à grande échelle les techniques agroécologiques éprouvées, les référentiels techniques élaborés pendant la phase pilote, au niveau des parcelles et des exploitations et de promouvoir des mécanismes de gestion collective de la biomasse, indique Orou Dèkè Gonroudobou, responsable de la Cellule d’appui et de suivi, coordonnateur du projet. Quelque 180 000 agriculteurs sont ciblés dans la zone d’intervention qui concentre environ 90 % de la production de coton ainsi qu’une part importante de la production de cultures vivrières. Au total, 22 communes sont concernées : dix-sept à fort potentiel de production : Banikoara, Bembèrèkè, Dassa-Zoumè, Djidja, Djougou, Gogounou, Kandi, Kalalé, Kérou, Kouandé, Malanville, N’dali, Nikki, Pehunco, Savalou, Ségbana et Sinendé et cinq d’extension de la zone cotonnière : Matéri, Cobly, Kétou, Aplahoué et Ouèssè.
Impacts attendus
Tazco 2 s'articule autour de trois composantes. La première, détaille Léon Akpatcho, est relative à la promotion des pratiques efficaces à grande échelle au niveau des parcelles et des exploitations des zones ciblées. Elle sera mise en œuvre sous l’égide de l’Agence territoriale de développement agricole Pôle 2 (Atda 2). L’accent sera mis sur les mécanismes de gestion collective de la biomasse par les utilisateurs des terroirs villageois et des techniques agroécologiques collectives, souligne-t-il. La deuxième composante concerne la recherche pour la consolidation des référentiels techniques agroécologiques avec l’Aic comme bras opérationnel. Les acteurs publics et privés seront formés à la transition agroécologique par l’Institut de recherche sur le coton (Irc). La troisième composante porte sur l’appui institutionnel pour la transition agroécologique et la coordination du projet sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. A terme, le projet Tazco devrait permettre non seulement l’adaptation des référentiels techniques agroécologiques autour de la production de coton à une diversité de milieux, mais aussi l’initiation d’un cercle vertueux de restauration de la fertilité des sols et d’accroissement des rendements.
Environnement 03 juin 2021


Formation sur la gestion administrative et financière: Les Pme de pré-collecte des déchets outillées
Les petites et moyennes entreprises mandatées pour la pré-collecte des déchets ont suivi, mardi 1er juin dernier, une formation sur la gestion administrative et financière. Organisé par la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn), cet atelier s'inscrit dans l’accompagnement continu desdites Pme pour le renforcement de leurs capacités. Plusieurs petites et moyennes entreprises ont répondu à l'appel de la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn) et ont pris part à la formation organisée à leur intention sur la gestion financière et administrative. A l'entame de cet atelier, Valéry Lawson, directeur général de la Sgds, a salué la présence des Pme et surtout leur engagement depuis le lancement des opérations. Il rappelle que la collaboration avec les petites et moyennes entreprises a démarré en juillet 2020. A l’en croire, c'est pour renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises mandatées pour la collecte des déchets que la Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué a initié cette formation en gestion financière et administrative. Pour Valéry Lawson, la présente formation offre aux Pme l'occasion d'exposer leurs difficultés et de comprendre les fondamentaux pour une bonne gestion. Il a alors souhaité que les échanges soient francs et sans tabou, pour que chaque participant sorte de cette formation plus outillé sur la gestion administrative et financière et mieux apte à répondre aux missions assignées aux Pme, dans les respect des normes et procédures. Par ailleurs, les petites et moyennes entreprises de pré-collecte des déchets, ont été informées de leur rôle dans l'opération de promotion et de vente des poubelles homologuées qui débute cette semaine. La Société de gestion des déchets et de salubrité dans le Grand Nokoué (Sgds-Gn) vient en effet d'acquérir une première vague de poubelles homologuées qui seront proposées aux populations. Environnement 03 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: Cap sur la promotion des écoles vertes dans le Mono et le Couffo
Instituée par le décret 85-291 du 23 juillet 1985, la Journée nationale de l’arbre a été célébrée, mardi 1er juin dernier. L’occasion a été saisie dans les départements du Mono et du Couffo pour relancer les établissements scolaires dans la compétition de l’école la plus verdie. Dans le Mono comme dans le Couffo, ce sont deux établissements scolaires qui ont servi de cadre à la phase officielle de la célébration, au niveau départemental, de la trente-septième édition de la Journée nationale de l’arbre couplée avec le lancement de la campagne annuelle de reboisement. Le Collège d’enseignement général d’Agamè a accueilli, pour le compte du Mono, le préfet Komlan Zinsou et une forte délégation des membres de la Conférence administrative départementale. Plus d’un hectare du domaine de l’établissement a reçu, entre autres plants, des tecks mis en terre par la délégation sous la supervision des fonctionnaires du Service de l’Inspection forestière du Mono-Couffo. Le préfet, le maire de Lokossa, le premier adjoint au maire et le reste de la délégation ainsi que les élèves se sont aussi adonnés à l’exercice. Agamè est l’un des cinq arrondissements de Lokossa. Outre le site officiel, la plantation des arbres a eu lieu dans d’autres localités de la commune. Les autres communes du Mono aussi ne sont pas restées en marge de la Journée nationale de l’arbre. A Comé, Athiémé, Bopa, Grand-Popo et Houéyogbé, confirme le commandant de l’Inspection forestière, Mathias Affoutou, diverses essences ont été mises en terre. Idem dans les six communes du Couffo. Dans ce département, le préfet Christophe Mègbédji, ses proches collaborateurs ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale se sont donné rendez-vous à l’école primaire publique Kissamenhouedji, dans la commune de Djakotomey, pour donner le top de la célébration de la journée. Deux mille cinq cents tecks sont prévus pour être mis en terre sur un hectare du site de l’établissement.
Des écoles verdies
L’objectif poursuivi à travers le choix des établissements scolaires dans le Mono et le Couffo, pour marquer la présente édition de la Journée nationale de l’arbre et procéder, par la même occasion, au lancement de la campagne de reboisement de cette année, est de stimuler le monde scolaire à donner le meilleur de lui-même pour la promotion d’écoles plus verdoyantes. Et surtout, amener les écoles des deux départements à oeuvrer pour conserver dans l’une ou l’autre, le titre de meilleure école verdie au terme d’un concours initié dans ce cadre. Cette compétition entre les établissements scolaires est l’une des recettes du gouvernement mises en œuvre pour faire contribuer le monde scolaire à la restauration du couvert végétal. Le commandant Mathias Affoutou rappelle qu’au terme de la précédente évaluation des écoles, c’est le Ceg Akodéha, à Comé, qui est sorti gagnant du concours sur le plan national. Pour lui, si les usagers de l’école font montre d’un peu plus de volonté dans l’entretien des plants mis en terre, ils donneront la chance à leur établissement de sortir vainqueur. Outre le prix à recevoir, il ne doit échapper à personne le rôle important de l’arbre dans la satisfaction des cinq besoins fondamentaux de l’homme, a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué de solliciter la contribution des élus et des autres couches de la communauté pour l’atteinte de l’objectif global de la Jna, notamment limiter les impacts anthropiques. Au nom du personnel du Ceg Agamè, Simon Sovissi a salué le choix porté sur son établissement avant de promettre que les attentes ne seront pas déçues. Son collègue de l’Epp Kissamenhouedji a fait à peu près la même promesse dans le Couffo. Appuyant les propos des maires présents sur les sites de célébration les préfets ont exhorté les populations à avoir comme réflexe de marquer les événements heureux comme malheureux par la mise en terre de plants. Pour le préfet du Couffo, planter des arbres limitera les effets du changement climatique, notamment le manque d’eau qui induit actuellement le jaunissement des cultures dans les fermes non irriguées.
Environnement 03 juin 2021


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