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Nouvelles

1er et 2e vice-présidents du Parlement: Comment Robert Gbian et Dakpè Sossou ont été élus
Robert Gbian, précédemment 2e vice-président de l’
Assemblée nationale devient désormais le 1er vice-président de l’institution parlementaire. Il remplace Mariam Chabi Talata élue et investie depuis le 23 mai dernier, vice-président de la République. Le député Dakpè Sossou, quant à lui, a été porté au poste de deuxième vice-président pour hériter dans le bureau du fauteuil de Robert Gbian du Groupe parlementaire Bloc républicain (Br). Les deux élections se sont déroulées à la faveur de la séance plénière de ce mardi 1er juin au palais des Gouverneurs. Robert Gbian a été élu à l’issue d’un vote à bulletin secret sanctionné par 80 voix pour 0 contre et 0 abstention. Il devient du coup le numéro 2 de l’Assemblée nationale après le président Louis Vlavonou. L’honorable Dakpè Sossou de l’Union progressiste est désormais le numéro 3 de l’institution parlementaire. Son élection a été validée par 78 voix pour 02 contre et 0 abstention. Les autres postes du bureau n’ont pas connu de changement. L’honorable Boniface Yèhouétomè et André Okounlola demeurent respectivement premier et deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Sofiath Schanou occupe toujours les fonctions de premier secrétaire parlementaire et Délonix Kogblévi, deuxième secrétaire parlementaire. Le bureau a juste été remembré au niveau des postes de 1er et 2e vice-président. La séance plénière élective a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Sous les applaudissements de ses collègues, il a présenté le nouveau bureau qui l’aidera à conduire l’institution pour le reste du mandat de la huitième législature. Le président de l’Assemblée nationale salue les députés Br et Up pour avoir suivi les instructions du bureau politique de leurs partis respectifs. Selon lui, l’issue du vote est le résultat des réformes du système partisan. C’est la manifestation de la discipline partisane où les acteurs politiques ne sont plus libres de faire ce qu’ils veulent. Ils doivent faire la volonté des responsables de leurs formations politiques. Louis Vlavonou encourage ses collègues à maintenir le cap et à continuer d’améliorer l’environnement politique et partisan du Bénin en pleine renaissance. Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 02 juin 2021


Projet « WA Cinéma » du Centre de Lobozounkpa: Le nouveau rendez-vous des cinéphiles avec le grand écran
Vendredi 4 juin prochain aura lieu au Centre de Lobozounkpa, la deuxième soirée du projet « WA Cinéma» qui vise à soutenir les initiatives cinématographiques en projetant des films africains. « L’œil du cyclone » du Burkinabé Sékou Traoré a ouvert le bal le 7 mai dernier et sera suivi le 4 juin prochain de « Atlantique», un film de Mati Diop. « L’œil du cyclone » de Sékou Traoré est une adaptation au cinéma de la pièce de théâtre du même nom, du dramaturge et metteur en scène Luis Marquès. La présence des enfants sur les terrains de guerre et la problématique de leur réinsertion sociale sont largement abordées dans ce long métrage. Mais le film survole par endroits l’amour, pour ne pas dire les sentiments. Le seul regard de Blackshouam (Fargass Assandé) suffit à traduire sa personnalité et mieux encore son état d’âme après qu’il a été capturé par des militaires suite à une offensive menée dans le village V32. Celui qui se fait encore appeler « Hitler Mussolini » doit être jugé pour les 65 victimes recensées lors de l’attaque dudit village. Le sujet est inhabituel et osé. Entre les acteurs et le sujet, la trame du film et les séquences à suspense qui se succèdent à l’écran, difficile de dire ce qui retient le plus l’attention du public. Une chose est certaine, l’organisation a gagné le pari. Le Centre de Lobozounkpa voulait faire des soirées ciné une réalité. Aussi, entend-il partager avec les cinéphiles les films qui mettent en lumière le continent, défendent le panafricanisme et promeuvent les valeurs du continent. « Il n’existe pratiquement plus de lieux où se font les projections cinématographiques au Bénin», relève Salinas Hinkati, coordonnateur du projet «WA Cinéma». Le Centre veut donc relever le défi en ramenant le public au cinéma et surtout en lui proposant des films qui lui ressemblent. Le projet est conduit en partenariat avec l’Institut français de Cotonou. « Plusieurs films ont été proposés par l’Institut français dont certains ont été sélectionnés», indique Salinas Hinkati qui précise les critères de choix qui portent, entre autres, sur la qualité, le fond, le message ou la revendication panafricaniste du film. Pour lui, quand on vient au cinéma, il faut forcément gagner un plus et c’est la philosophie du projet. D’ailleurs, « l’œil du cyclone », n’a pas été choisi par hasard. « Nous avons positionné ce film pour accrocher le public afin de faire venir d’autres cinéphiles et partenaires. Car, l’histoire de ce film laisse des interrogations et questionnements dans l’esprit des cinéphiles », confie-t-il. Culture 01 juin 2021


Sport et santé en milieu professionnel: L’Abecs réédite son marathon
L’Association béninoise des experts-comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs) a réédité, samedi 29 mai sur la plage de Fidjrossè, le marathon des professionnels de l’audit et de la comptabilité. Cette troisième édition a connu un engouement tout particulier qui témoigne de la pertinence de l’initiative. Parmi les centaines de marathoniens de la plage de Fidjrossè, ce samedi 29 mai, on pouvait distinguer avec leurs macarons et tee-shirts bien estampillés, les acteurs de l’audit, de la comptabilité et expertise comptable. Pour la troisième édition du marathon des professionnels de l’audit et de la comptabilité, ils sont venus nombreux, à l’appel du président de l’Association béninoise des experts-comptables stagiaires et diplômés de comptabilité supérieure (Abecs), prendre part à cette activité sportive qui marque la symbiose entre leurs différents corps de métier et se veut un rendez-vous de bien-être et de santé. La profession comptable exige rigueur et compétence. Avoir un corps sain, la bonne santé pour assurer en retour la bonne santé financière des entreprises, c’est l’objectif que poursuit l’Abecs à travers cette activité devenue une tradition, selon son président Thalès Houédjissin. Au pas de charge et dans une ambiance festive, les quelques kilomètres du marathon ont été vite avalés par les marathoniens en dépit de la fine pluie. Au terme de l’exercice, Ernest Sourou s’est imposé comme le premier expert-comptable ayant franchi la ligne d’arrivée. Son mérite reconnu, il a été gratifié d’un trophée. Même récompense pour le marathonien le plus endurant, Masmoud Gatta. Quoique venu en dernière position, les organisateurs ont estimé que son endurance a besoin d’être valorisée, car c’est aussi une qualité indispensable pour exercer le métier. Pour ce qui est du challenge en lui-même, c’est Catherine Padonou, première venue chez les femmes qui s’est adjugé le géant trophée prévu à cet effet, tandis que chez les hommes, Christophe Sotodji a eu le mérite de l’emporter sur ses pairs. L’Abecs a également décidé de reconnaître à ses partenaires leurs soutien et contribution. C’est pourquoi, l’Institut supérieur d’expertise et de gestion (Iseg), sponsor officiel de l’évènement et partenaire de vieille date, s’est vu honoré à travers son fondateur, Miftaou Fatoké. Le Groupe de réflexion pour un enseignant comptable adéquat (Greca) recevra également un trophée pour sa contribution à la visibilité du marathon et au rayonnement de l’Abecs. Plusieurs aînés dans le métier ont saisi l’opportunité de ce marathon pour exhorter les aspirants au métier et ceux qui y font leurs premiers pas à aimer le travail bien fait et à donner priorité à la rigueur. « Si vous êtes compétents, quel que soit l’endroit où vous serez, on viendra vous chercher. Cette profession demande beaucoup de rigueur», ont-ils exhorté. Société 01 juin 2021


Vaccination contre la Covid-19 dans le Borgou: « Le nombre de ceux qui se vaccinent est croissant... »
Le directeur départemental de la Santé du Borgou a fait, vendredi 28 mai dernier à Parakou, le bilan partiel de la campagne de vaccination contre le coronavirus. C’est à la faveur d’un point de presse. On en sait un peu plus sur le taux de participation à la campagne de vaccination contre la Covid-19 commencée le 3 avril dernier dans le département du Borgou. A la date du vendredi 28 mai dernier, plus de 80 % du personnel soignant en service dans le département s’est déjà fait vacciner. En ce qui concerne les personnes qui ont des contre-indications parce que souffrant de maladies chroniques, et qui ont également été prises en compte, leur taux est estimé à 20 %. C’est ce qui ressort du point de presse animé par le directeur départemental de la Santé du Borgou, le médecin colonel Ibrahim Mama Cissé. « Dans le département du Borgou, nous avons 9 sites de vaccination dont 8 sont fonctionnels pour le moment », a précisé le directeur. « Et depuis, il n’y a plus eu de résistance à se faire vacciner. Le nombre de ceux qui se vaccinent est sans cesse croissant », fait-il constater. « C’est ce qui explique l’ouverture d’un autre site que l’on envisage très prochainement à Parakou. Le seul site du centre de santé de la ville est de plus en plus dépassé par l’affluence. Les populations réalisent maintenant la nécessité de se faire vacciner contre la Covid-19 », a précisé le médecin colonel. Au départ, le personnel soignant, les personnes qui souffrent de maladies chroniques ainsi que celles d’un certain âge étaient les principales cibles concernées. Mais avec le temps, ils ont été rejoints par les personnes désireuses de se faire vacciner contre la pandémie. La vaccination a été par la suite ouverte aux candidats pour le pèlerinage à la Mecque. Par ailleurs, au cours du même point de presse, le directeur départemental de la Santé du Borgou a annoncé qu’au niveau des centres de santé ou des formations sanitaires, le dépistage et la prise en charge du coronavirus rentrent désormais dans les habitudes. Des dispositions, rassure-t-il, sont prises dans les hôpitaux pour la gestion des malades de la Covid-19. Ainsi, dès ce jour mardi 1er juin, les sites de tri et de dépistage de la Covid-19 seront fermés sur toute l’étendue du territoire national. Société 01 juin 2021


« Le Vodoun accompli… » du père Giono Brun Honfin: Un pont entre Vodoun et Christianisme
« Le Vodoun accompli. Lettre à mon cousin, pour un dialogue de vérité », est une œuvre épistolaire du père Giono Brun Honfin qui fait le pont entre le Vodoun et le Christianisme, deux religions distinctes mais dont les frontières ne sont pas si étanches. Dans la rencontre entre ces deux religions souvent opposées, l’auteur amène à la conclusion que le Christianisme accomplit le Vodoun. Pour bon nombre de chrétiens, les adeptes du Vodoun seraient de vils adorateurs du diable ; et aux yeux de ces derniers, le Christianisme apparait bien souvent comme une religion importée, un canular utilisé pour abêtir, aliéner et piller l’Afrique en le détournant de ses origines. Pourquoi opposer ces deux religions alors que l’une trouve son achèvement dans l’autre ? Dans son œuvre « Le Vodoun accompli. Lettre à mon cousin, pour un dialogue de vérité », le prêtre catholique Giono Brun Honfin amène le lecteur à se défaire des idées préconçues pour entrevoir la rencontre entre ces deux religions. Le Vodoun reconnait l’existence de Dieu créateur de toutes choses et passe par des forces médiantes pour atteindre ce Transcendant inaccessible. Le Christianisme vient révéler au Vodoun le visage de ce Dieu : Dieu avec nous, Dieu très proche dans la personne de Jésus-Christ. Pour l’auteur, le Christianisme vient donc accomplir le Vodoun. Dans cette veine, l’auteur affirme : « les religions traditionnelles restent incomplètes si elles n’arrivent pas à conduire leurs pratiquants directement à la rencontre avec leur créateur. Elles demeurent un chemin, un canal vers le Créateur du ciel et de la terre ». Loin de jeter du discrédit sur les religions endogènes, l’auteur exhorte non seulement à un dépassement mais aussi à une fraternisation. Abordant l’enjeu de ce livre à l’occasion de son lancement le 27 février dernier, le père Thomas Mèvodjo, présentateur de l’œuvre, affirme : « L’enjeu du livre est contenu dans son titre et dans sa forme. Il s’agit d’une lettre écrite à un cousin dans une démarche de vivre-ensemble et de dialogue. Il est surtout une ode à la fraternité que briseraient à tort des malcompréhensions religieuses. Une vraie fraternité doit se construire sous un fond de vérité. C’est pourquoi l’auteur relève des erreurs de méthodologie et d’approches théologiques », fait-il observer.
Dépasser l’opposition !
Giono Brun Honfin aborde la thématique du Vodoun avec une lucidité sans pareille ; en refusant toute comparaison ou opposition serviles : « la tendance à vouloir opposer à tout prix le Vodoun au Christianisme tuera et détruira l’essence et l’originalité de nos religions endogènes », écrit-il. En réalité, il existe entre ces deux religions, une opposition séculaire et les protagonistes font feu de tout bois pour attiser cette opposition. L’auteur l’exprime à la page 43 : « Au cours de cette fête (10 Janvier) et dans les instances où le Vodoun est invité à la table de discussion, on sent une revendication de retour aux sources et le profond désir de la fin d’une période de maltraitance et de mal-vivre. Les rendez-vous culturels se transforment en une occasion, et même, en un tribunal à peine voilé de réclamation d’une indépendance culturelle assignant le Christianisme à la barre comme un semeur de trouble dans l’ordre endogène». L’auteur évoque également les excentricités de certaines analyses chrétiennes qui assimilent sans réserve le Vodoun à la Magie noire, à la sorcellerie et au satanisme. Pourtant la pensée de l’Eglise reste sans équivoque : « L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est «la voie, la vérité et la vie» dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu sait réconcilier toutes choses », peut-on lire dans l’œuvre. L’auteur invite à se défaire des élans antagonistes, des idées colportées et introduit le lecteur sur la route de Galilée, la route de la rencontre entre deux mystères. Dans sa dernière encyclique intitulée Fratelli Tutti et portant sur la Fraternité et l’amitié sociale, parue le 4 octobre dernier, le Saint Père écrit d’ailleurs : « Les différentes religions, par leur valorisation de chaque personne humaine comme créature appelée à être fils et fille de Dieu, offrent une contribution précieuse à la construction de la fraternité et pour la défense de la justice dans la société. Le dialogue entre personnes de religions différentes ne se réalise pas par simple diplomatie, amabilité ou tolérance. Comme l’ont enseigné les évêques de l’Inde, l’objectif du dialogue est d’établir l’amitié, la paix, l’harmonie et de partager des valeurs ainsi que des expériences morales et spirituelles dans un esprit de vérité et d’amour ».
Le témoignage d’une vie
Pour le père Thomas Mèvodjo, cette œuvre est le témoignage d’une vie. Le père Giono Brun Honfin est natif de Adjahonmè, petit-fils de Adjagnon, responsable de culte Vodoun et chef de terre. L’auteur naît et grandit dans le Vodoun. Il en rend lui-même témoignage à la page 54 de son œuvre : «Le Vodoun, je l’ai fréquenté…, j’ai vécu cette réalité de près. Même si je fuyais toutes les scarifications, rien ne pouvait, à l’époque, me priver du plaisir que je prenais à manger, en communion avec les autres membres de la famille, ces repas couronnés de grasses viandes de poulet, victimes sacrifiées en l’honneur des divinités ». L’auteur est maintenant prêtre catholique. «Une identité qui le lie désormais ontologiquement au Christ, Victime immolée pour le salut du monde. A la confluence de ces deux identités, émerge une personne dont la nature oblige au dialogue et dont l’histoire en fait un acteur de fraternité », relève le présentateur de l’œuvre. Pour le père Thomas Mèvodjo, l’auteur bâtit son œuvre en partant des thématiques du culte et de la culture et reste campé dans le triple champ symbolique du sang, de la fraternité et de l’amitié pour mettre en œuvre sa propre expérience en termes d’identité, de religion, de communication et de dialogue de vérité. Il insiste, malgré les difficultés sémantiques, sur les divers aspects notionnels du Vodoun pour faire ressortir son originalité: « vo-bo-dou »: se mettre à l’aise pour manger; «djê vo don », «vo do don yehwè » : celui qui est en paix dans l’invisible et qui est devenu lumière ; « Voju » : un terme Aja qui évoque l’idée d’une union des différences. « Le Vodoun serait partant le principe cohéreur de nos différences. Ouvert donc dans son essence à la rencontre, le Vodoun, quand bien même il est une religion traditionnelle africaine que l’on retrouve au Ghana, au Bénin, au Togo, au Nigéria et dans certains pays de descendants d’esclaves, n’est pas une réalité close car il reste l’expression particulière d’une réalité universelle, d’un noyau primitif, d’un phénomène religieux inné en l’homme et en tout l’homme », en déduit le présentateur.
Culture 01 juin 2021


Lutte contre la mortalité maternelle, néonatale et juvénile: Le mentorat clinique, la nouvelle arme en déploiement au Bénin
Le Bénin continue d’explorer des solutions pour infléchir son taux de mortalité maternelle, néonatale et juvénile. La nouvelle trouvaille dénommée le mentorat clinique entre dans sa phase opérationnelle avec l’installation des tout premiers acteurs qui a pris fin, mercredi 26 mai dernier à Lokossa, pour le compte du Mono. Des sages-femmes comptabilisant au moins quinze années d’expérience professionnelle et leurs jeunes collègues qu’elles seront amenées à coacher dans une relation mentorale ont reçu, désormais, le top de leurs activités. C’est le sens de la cérémonie d’installation des sages-femmes sorties volontaires, dans le département du Mono, pour la mise en œuvre du processus dénommé mentorat clinique. La cérémonie a eu lieu dans la soirée du mercredi dernier à Lokossa, dans l’enceinte de la direction départementale de la Santé. Ceci, sous la houlette de Clarisse Ahanhanzo-Glèlè Agonglo, directrice des Soins infirmiers obstétricaux à l’Agence nationale des soins de santé primaires au ministère de la Santé, et de Prince Comlan Eugène Adjovi, représentant du projet d’Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (Swedd), logé au ministère en charge du Développement. Responsable de la composante 2 au niveau du projet Swedd, Prince Comlan Eugène Adjovi explique que la présente activité est la suite logique d’une série démarrée, en décembre 2020, à partir de la formation des mentors (sages-femmes expérimentées) pour une première vague de six départements à savoir le Mono, le Couffo, le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga. L’étape du Mono ferme la série de cérémonies d’installation dans cette cohorte. En tout, ce sont 110 mentors qui ont bénéficié de renforcement de capacités dans les six départements en vue de l’introduction du mentorat clinique dans le système sanitaire au Bénin, processus financé par le projet Swedd. Au dire de M. Adjovi, le département du Mono compte quinze mentors et quatorze mentorées. Pour le compte du Couffo, ils sont une dizaine de mentors installés, la semaine dernière, pour le bonheur de trente jeunes sages-femmes.
En ligne de mire, les taux de mortalité et de morbidité
Le mentorat permettra de renforcer la qualité des soins en matière de reproduction et d’améliorer les indicateurs de la santé de la mère et de l’enfant, selon Prince Comlan Eugène Adjovi. Cette initiative qui s’agrège à l’arsenal de projets et programmes déjà déployés pour la même cause, appuie-t-il, a l’avantage de s’inscrire dans un processus global qu’accompagne le projet Swedd pour permettre l’autonomisation de la femme et la capture de dividende démographique. L’échéance pour l’atteinte de ces objectifs, dit-il, se situe à l’horizon 2030 fixé pour l’atteinte des Objectifs pour le développement durable (Odd). Ce qui est intéressant dans l’approche du mentorat clinique, relève Clarisse Ahanhanzo-Glèlè Agonglo, directrice des soins infirmiers obstétricaux à l’Agence nationale des soins de santé primaires, c’est que la sage-femme expérimentée se déplace sur le site de sa mentorée pour travailler avec elle. Et, dans cette approche de transfert de compétences par la pratique, poursuit-elle, il revient à la jeune sage-femme de définir par elle-même ses propres lacunes, les thématiques de son intérêt ou les problématiques liées à ses interventions, toutes choses pour lesquelles elle sollicite de l’accompagnement. En retour, le mentor ne se contente que de la satisfaction morale d’avoir donné quelque chose de façon bénévole, le mentorat étant basé sur le principe du volontariat. « Et quand ça se passe comme ça, c’est qu’on est engagé, on est prêt pour le sacrifice », renchérit Eléonore Lalèyè Dah, chef service de la Mère et de l’Enfant à la direction départementale de la Santé du Mono. Nommée point focal Mono du Mentorat clinique, elle promet qu’à la faveur de ce programme, l’amélioration de la qualité des soins de santé va vraiment se faire sentir dans le département. « Même si nous n’arrivons pas à réduire sensiblement la mortalité maternelle et néonatale, nous allons réduire la morbidité, c’est-à-dire les complications au moment de l’accouchement », soutient-elle. Au Bénin, 1 500 femmes meurent chaque année des suites de complications d’accouchement. Des autres indicateurs de santé au plan national, il ressort que le taux de mortalité néonatale est de trente décès pour mille naissances. Celui de la mortalité infantile est de 55 décès pour mille naissances vivantes. Pour les enfants jeunes, le taux est de 96 décès pour mille naissances vivantes.
Société 01 juin 2021


Célébration des 60 ans de Amnesty International: Plus d’un demi-siècle d’humanité en action
L’Organisation non gouvernementale Amnesty International célèbre les 60 ans de son existence. A l’occasion, son bureau basé au Bénin a animé une conférence publique, vendredi 28 mai dernier. L’objectif est de mettre en lumière les différents succès qu’a connus l’organisation dans le monde au cours des soixante dernières années en matière de défense des droits humains. Amnesty International fête ses soixante ans. Fondée en 1961, l’organisation s’est donné comme mission de défendre les droits humains partout dans le monde. Aujourd’hui, elle est un mouvement mondial qui s’appuie sur la puissance collective de 10 millions de personnes, chacune d’entre elles engagée dans la lutte pour la justice, l’égalité et la liberté à travers le monde. De Londres à Santiago, de Sydney à Kampala, elles se sont réunies pour exiger que les droits de chaque être humain soient respectés et protégés. Emmanuel Gabin Adjanon, président du Conseil d’administration de Amnesty International Bénin, a salué la mémoire de Peter Benenson, fondateur de l’organisation qui, rappelle-t-il, en 1961, est parti de l’incarcération de deux étudiants portugais pour fonder le mouvement. Il ajoute que malgré les efforts fournis, il est enregistré encore des violations des droits de l’homme dans plusieurs pays du monde. Tant que le dernier prisonnier d’opinion, souligne-t-il, ne sera pas libéré, tant que la dernière salle de torture ne sera pas fermée et tant que la déclaration universelle des droits de l’homme ne deviendra pas une réalité concrète pour tous à travers le monde, la mission continue. Dieudonné Dagbeto, directeur exécutif de Amnesty International Bénin, affirme que les progrès réalisés par l’organisation ces soixante dernières années n’ont pas cependant été instantanés. Pour avancer, il a fallu tenir bon et s’accrocher à la certitude que l’humanité a la capacité de faire bouger les choses. Il précise que les luttes menées par Amnesty International à travers le monde ont porté leurs fruits à travers la remise en liberté de dizaines de milliers de personnes placées en détention en raison de leurs convictions ou de leur mode de vie, l’abolition de la peine de mort dans des dizaines de pays, des lois modifiées et des vies changées. « Comment mesurer 60 ans d’actions collectives ? Elles sont là, lorsqu’un accusé bénéficie d’un procès équitable, lorsqu’une prisonnière échappe à l’exécution ou lorsqu’une personne détenue n’est plus victime d’actes de torture. Elles sont là, lorsque les militantes et militants sont remis en liberté et peuvent continuer de défendre les droits humains, lorsque les enfants apprennent leurs droits à l’école ou lorsque des familles sont escortées pour quitter les camps de personnes réfugiées et rentrer chez elles en toute sécurité », déclare-t-il. Dieudonné Dagbéto souligne que soixante ans plus tard, Amnesty International milite toujours pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés et l’organisation continuera jusqu’à ce que cela devienne réalité. Société 01 juin 2021


Gouvernement à l’ère de la Rupture: Prime à la compétence et aux résultats
Les remaniements ministériels sous nos cieux, on le sait, donnent souvent lieu à de profonds bouleversements aussi bien au niveau de l’Exécutif que dans les fonctions publiques, administratives ou politiques. Mais depuis cinq ans, le Bénin fait l’expérience d’une stabilité qui pourrait faire école. La compétence et les résultats si chers au président Patrice Talon semblent être les maîtres mots qui guident le choix des « appelés » aux hautes fonctions. Le premier remaniement ministériel du président de la République Patrice Talon était intervenu le vendredi 27 octobre 2017 avec l’entrée de neuf nouveaux ministres et le départ de trois ministres. Depuis lors, l’équipe gouvernementale n’a plus connu grande mutation. Le chef de l’Etat a préféré continuer avec les mêmes. Même la pratique qui consistait à démarrer un nouveau mandat avec une nouvelle équipe gouvernementale a été abandonnée lors de la constitution du premier gouvernement de l’ère II de Patrice Talon. On y retrouve la quasi totalité des ministres qui, depuis le 7 avril 2016, avaient été appelés à cette fonction. Tout calcul fait, on note un renouvellement à moins de 8 % du nouveau gouvernement de Talon II. Autrement, le chef de l’Etat a choisi de conserver près de 92 % des portefeuilles ministériels. Cette volonté manifeste, depuis cinq ans, de ne pas se séparer de ses collaborateurs inaugure, si on le peut dire ainsi, l’ère d’une autre forme de gouvernance au Bénin. Celle-là même qui veut qu’on donne aux cadres et techniciens, le temps nécessaire pour déployer force, énergie et génie, afin de combler les attentes des populations. Depuis cinq ans en effet, les Béninois font l’expérience d’une autre gestion au sommet de l’Etat. L’homme de la Rupture et son équipe ont pris sur eux d’en finir avec certaines pratiques jugées à l’antipode du développement et avancent avec à la clé des résultats, les réalisations faites çà et là dans le pays. Les prouesses dans certains secteurs étant la résultante de ce style de management. « Au cours du quinquennat passé, nous avons su changer collectivement notre état d’esprit. Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous », avait laissé entendre le chef de l’Etat dans son discours d’investiture, le 23 mai dernier à Porto-Novo. A présent, il s’agit au cours des cinq années à venir, de transformer l’essai que constituent les avancées, voire les prouesses réalisées ensemble, poursuivra-t-il. Ces prouesses, comme rendre l’eau potable disponible partout au Bénin d’ici à la fin de l’année 2023, parvenir d’ici 30 mois à l’autonomie énergétique, densifier le réseau routier de sorte qu’au terme du mandat toutes nos communes seront reliées entre elles par des voies bitumées, poursuivre la dynamique en faveur de l’assainissement et de la modernisation de notre cadre de vie, mettre en place un système de santé plus efficace… Le président Patrice Talon veut les relever avec les mêmes qui ont auguré avec lui la transformation du pays. Prime à la bonne gouvernance La méthode Talon comme on peut le deviner, c’est de créer une certaine stabilité dans la gestion des affaires publiques, pour peu que les « appelés » à la gouvernance du pays auront fait preuve de bonne conduite dans la gestion des dossiers. Ces cinq dernières années, on peut noter avec satisfaction qu’aucun membre du gouvernement, ni aucun proche collaborateur de Patrice Talon ne s’est fait indexer dans une quelconque nébuleuse de mauvaise gouvernance. Pas de dossiers sulfureux qui fassent la Une de l’actualité, encore moins de dénonciations ou de mauvaise gestion des deniers publics. Le pli imposé par le chef de l’Etat aurait-il fait effet ? Cela fait partie, sans aucun doute, des raisons qui leur valent l’admiration de leur chef qui ne cesse de reconnaître leurs mérites. « Si nous donnons le meilleur de nous-mêmes, si nous restons mobilisés, dans l’abnégation, nous allons changer le cours de l’histoire de notre pays et au-delà. Nous ferons en sorte de démontrer que le sous-développement n’est pas une fatalité », indiquait Patrice Talon en Conseil des ministres, il y a quelques jours. Sérieux, rigueur, une volonté à toute épreuve sont indispensables, a-t-il prescrit, exhortant ses ministres et proches collaborateurs « à veiller en permanence à ce que les intérêts personnels ne l’emportent jamais sur l’intérêt général ». Selon lui, « le pays attend de nous, notre volonté inébranlable de prendre en charge les enjeux de développement qui constituent des défis à relever. C’est cela qui va déterminer notre succès collectif ». Un tel discours illustre bien la confiance qu’il accorde aux membres de l’Exécutif dans les missions qui sont les leurs. Sauf qu’on ne saurait réduire cette confiance aux seuls membres du gouvernement. La plupart des autres collaborateurs immédiats du président Patrice Talon sont restés inchangés depuis cinq ans et à l’entame du nouveau quinquennat, il a choisi de les maintenir ou même, de les promouvoir à des niveaux de responsabilités plus importants n Actualités 01 juin 2021


Journée nationale de l’arbre dans le Borgou: Des essences produisant le cola introduites
Les communes du Borgou, à l’instar de toutes les autres villes et localités du Bénin, se préparent à mettre en terre des plants, ce mardi 1er juin. Avec l’introduction sur l’un de ses sites, des essences végétales produisant le petit cola et le cola dénommé « Même nombre », la ville de Parakou s’apprête à vivre une première. La lutte engagée au Bénin pour limiter les effets néfastes de la désertification est un combat de longue haleine. En témoignent les nombreux efforts consentis, le 1er juin de chaque année, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de l’arbre. La question de la préservation de l’environnement continuant par se poser avec acuité, l’évènement sera à sa 37e édition ce mardi 1er juin. Comme à l’accoutumée, le département du Borgou sacrifiera à la tradition de la mise en terre de plants. Kalalé, Nikki, Pèrèrè, Bembèrèkè, N’Dali, Sinendé, Tchaourou, tout comme Parakou, ne resteront pas en marge de la journée. Selon le chef service Reboisement et aménagement des forêts à l’Inspection forestière du Borgou, le capitaine Emmanuel Salifou, c’est depuis janvier et février qu’à travers la production de plants, le département a commencé à préparer ladite journée. « Dans toutes les huit communes, des unités de production de plants avaient été installées. Ce qui fait qu’à la date d’aujourd’hui, les plants sont déjà disponibles pour être mis en terre sur les différents sites appropriés », a-t-il rassuré. « Tout est fonction de la configuration du site. Il peut s’agir d’îlots de forêts, des forêts sacrées ou des forêts qu’il faut conserver. C’est par rapport à ces paramètres que nous procédons à la sélection des essences qui conviennent », a précisé le capitaine Emmanuel Salifou. Mais quelle évaluation faire de la précédente édition de ladite journée à Parakou ? « Nous avons constaté que le taux de réussite est un peu faible. Il varie de 22 à 25 % », a indiqué le chef service Reboisement et aménagement des forêts à l’Inspection forestière du Borgou. Cela est dû, selon lui, au fait que les mesures n’ont pas suffisamment été prises pour protéger les plants mis en terre, les laissant à la portée des animaux. « Mais, lorsqu’on prend toutes les plantations privées, le taux peut être estimé à 75 %», précise-t-il. Pour la présente édition, c’est le deuxième arrondissement de Parakou avec le site du jardin botanique déjà délimité au niveau de Korobourou qui, au plan communal, sera à l’honneur. La nouveauté au cours de ce reboisement, informe le responsable de la section communale des Eaux, Forêts et Chasse de Parakou, le capitaine Comlan Florentin Akobi, ce sera l’introduction des essences végétales telles que le petit cola blanc. Il y aura également le cola communément appelé « Même nombre» ou « Goro ». « Cette année, il y a une certaine spécificité puisque le site identifié se trouve dans un jardin botanique. Ainsi, les plants à mettre en terre seront diversifiés. Il faut qu’ils soient ceux utilisés par les tradipraticiens ou tradi-thérapeutes pour le traitement des diverses maladies », soutient-il. « Le défrichement du site est déjà fait. Après le labour, le piquetage et la trouraison ont également été accomplis », a-t-il précisé par rapport aux préparatifs de la journée. Couplée désormais avec la campagne nationale de reboisement, la Journée nationale de l’arbre qui a lieu le 1er juin de chaque année, a été instituée depuis 1985. A Parakou et dans toutes les autres communes du Borgou, les populations sont invitées à accomplir le geste utile pour la sauvegarde de la nature. Environnement 01 juin 2021


Campagne agricole 2021-2022: Du renfort pour le maraîchage
Le ministre Gaston Dossouhoui a procédé, jeudi 27 mai dernier, au lancement de la campagne agricole 2021-2022 dans la ferme d’Adjéhoda Amoussou, à Grand- Popo dans le Mono. Placé sous le thème « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le lancement de cette toute première campagne agricole du nouveau quinquennat a été l’occasion pour le ministre, de faire des annonces devant améliorer les conditions de travail dans le secteur. C’est parti, depuis jeudi, pour la campagne agricole 2021-2022. Celle-ci a été lancée à Grand-Popo, dans le Mono, plus précisément à Ayiguinnou, au milieu d’une vaste superficie verdoyante de produits maraîchers estimée à cinq hectares par le promoteur, Adjéhoda Amoussou. Ici, le ministre Gaston Dossouhoui entouré de ses collaborateurs, et les délégations des diverses faîtières des producteurs étaient comme à une célébration de la victoire notamment sur deux mesures successives de fermeture des frontières, l’une liée à la pandémie de Covid-19 et l’autre survenue un peu plus tôt entre le Bénin et le Nigeria. Toutes choses qui auraient pu dévaster le secteur du maraîchage. Mais grâce au changement de protocole de culture et à bien d’autres appuis du gouvernement, Grand-Popo, bastion du maraîchage ainsi que les autres communes où les populations se consacrent majoritairement aux activités agricoles n’ont pas coulé. Mieux, ces épreuves ont servi de ressort à la révélation de quelques initiatives de particuliers. Adjéhoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin, est de ceux-là. Il contrôle aujourd’hui, à lui seul, cinquante hectares de produits maraîchers à Grand-Popo. Cependant, ces efforts, confie le fermier, sont loin de couvrir les demandes, les commandes locales et internationales enregistrées dans le secteur. Selon lui, il y a lieu de soutenir un peu plus le maraîchage.
Stratégies innovantes
Mais pour ce qui se fait pour hisser la commune à une position de leader dans l’univers des producteurs maraîchers, le préfet du département et le maire de la commune disent en ressentir de la fierté et exhortent à ne pas baisser les bras. Au gouvernement, ils n’ont pas manqué de reconnaitre, à la suite du président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, le mérite de la nouvelle dynamique marquée par des performances record au niveau des différentes filières agricoles. Le ministre a pour sa part salué les fermiers qui, selon lui, ont su se montrer réceptifs aux conseils ayant induit la résilience aux diverses épreuves. Et comme en écho aux doléances, le ministre révèle que dans le cadre de la présente campagne agricole, le gouvernement a décidé de se montrer un peu plus généreux. Et ce, à travers l’amélioration du dispositif d’appui conseil, la facilitation du mécanisme d’accès aux semences et aux plants de qualité ainsi qu’aux autres intrants spécifiques, l’appui à la disponibilité d’aliments pour bétail et poisson. Gaston Dossouhoui ajoute que le gouvernement tient à accélérer spécifiquement les actions de développement de la filière maraîchage à travers le renforcement de la petite irrigation, la mécanisation et l’accès aux intrants et semences résilients. Pour l’ensemble du secteur agricole, il est retenu d’assurer une préparation efficace et inclusive du Programme national de développement des plantations et des grandes cultures. Sur les défis que porte le thème intitulé « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le ministre estime que le moment est venu pour oser un peu plus dans la mise en place des stratégies innovantes de productions maraîchères. Et ce, particulièrement autour des zones humides pour qu’elles assurent la durabilité des ressources non renouvelables et la santé des populations, en plus d’être rentables financièrement et économiquement, fait savoir le ministre. Autrement dit, selon lui, la prise en compte des enjeux de durabilité et de la production maraîchère par l’utilisation rationnelle des intrants et le développement de pratiques résilientes et innovantes devient impérative.
Economie 01 juin 2021


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