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Nouvelles

Campagne agricole 2021-2022: Du renfort pour le maraîchage
Le ministre Gaston Dossouhoui a procédé, jeudi 27 mai dernier, au lancement de la campagne agricole 2021-2022 dans la ferme d’Adjéhoda Amoussou, à Grand- Popo dans le Mono. Placé sous le thème « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le lancement de cette toute première campagne agricole du nouveau quinquennat a été l’occasion pour le ministre, de faire des annonces devant améliorer les conditions de travail dans le secteur. C’est parti, depuis jeudi, pour la campagne agricole 2021-2022. Celle-ci a été lancée à Grand-Popo, dans le Mono, plus précisément à Ayiguinnou, au milieu d’une vaste superficie verdoyante de produits maraîchers estimée à cinq hectares par le promoteur, Adjéhoda Amoussou. Ici, le ministre Gaston Dossouhoui entouré de ses collaborateurs, et les délégations des diverses faîtières des producteurs étaient comme à une célébration de la victoire notamment sur deux mesures successives de fermeture des frontières, l’une liée à la pandémie de Covid-19 et l’autre survenue un peu plus tôt entre le Bénin et le Nigeria. Toutes choses qui auraient pu dévaster le secteur du maraîchage. Mais grâce au changement de protocole de culture et à bien d’autres appuis du gouvernement, Grand-Popo, bastion du maraîchage ainsi que les autres communes où les populations se consacrent majoritairement aux activités agricoles n’ont pas coulé. Mieux, ces épreuves ont servi de ressort à la révélation de quelques initiatives de particuliers. Adjéhoda Amoussou, président de la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin, est de ceux-là. Il contrôle aujourd’hui, à lui seul, cinquante hectares de produits maraîchers à Grand-Popo. Cependant, ces efforts, confie le fermier, sont loin de couvrir les demandes, les commandes locales et internationales enregistrées dans le secteur. Selon lui, il y a lieu de soutenir un peu plus le maraîchage.
Stratégies innovantes
Mais pour ce qui se fait pour hisser la commune à une position de leader dans l’univers des producteurs maraîchers, le préfet du département et le maire de la commune disent en ressentir de la fierté et exhortent à ne pas baisser les bras. Au gouvernement, ils n’ont pas manqué de reconnaitre, à la suite du président de la Chambre nationale d’agriculture du Bénin, le mérite de la nouvelle dynamique marquée par des performances record au niveau des différentes filières agricoles. Le ministre a pour sa part salué les fermiers qui, selon lui, ont su se montrer réceptifs aux conseils ayant induit la résilience aux diverses épreuves. Et comme en écho aux doléances, le ministre révèle que dans le cadre de la présente campagne agricole, le gouvernement a décidé de se montrer un peu plus généreux. Et ce, à travers l’amélioration du dispositif d’appui conseil, la facilitation du mécanisme d’accès aux semences et aux plants de qualité ainsi qu’aux autres intrants spécifiques, l’appui à la disponibilité d’aliments pour bétail et poisson. Gaston Dossouhoui ajoute que le gouvernement tient à accélérer spécifiquement les actions de développement de la filière maraîchage à travers le renforcement de la petite irrigation, la mécanisation et l’accès aux intrants et semences résilients. Pour l’ensemble du secteur agricole, il est retenu d’assurer une préparation efficace et inclusive du Programme national de développement des plantations et des grandes cultures. Sur les défis que porte le thème intitulé « Le maraîchage urbain et périurbain autour des zones humides : concilier les fortes demandes de produits maraîchers et l’utilisation rationnelle des intrants », le ministre estime que le moment est venu pour oser un peu plus dans la mise en place des stratégies innovantes de productions maraîchères. Et ce, particulièrement autour des zones humides pour qu’elles assurent la durabilité des ressources non renouvelables et la santé des populations, en plus d’être rentables financièrement et économiquement, fait savoir le ministre. Autrement dit, selon lui, la prise en compte des enjeux de durabilité et de la production maraîchère par l’utilisation rationnelle des intrants et le développement de pratiques résilientes et innovantes devient impérative.
Economie 01 juin 2021


Appui à la production vivrière dans l’Alibori, le Borgou et les Collines: Les rendements améliorés sur plus de 29 000 ha
Au moins 29 181 ha sont mis en valeur avec de nouvelles technologies de production vivrière, dans le cadre du Papvire-Abc. Le projet est en voie d’atteindre sa cible, mais un accent devra être mis sur la dissémination des résultats obtenus au niveau des Champs écoles paysans. Avec une amélioration de la productivité sur plus de 29 000 ha, soit 97 % de la cible (30 000 ha), le Projet d’appui à la production vivrière et de renforcement de la résilience dans les départements de l’Alibori, du Borgou et des Collines (Papvire-Abc) avance vers l’atteinte de son objectif. Le Rapport sur l’état d’exécution et des résultats de mi-janvier publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet, note une «augmentation significative des rendements ». La productivité moyenne du maïs est passée de 1263,6 (valeur de référence en 2016) à 2860 kg/ha. A terme, elle devrait atteindre 3100 kg/ha. Celle du riz est passée de 3387 à 4250 kg/ha pour une cible de 5300 kg/ha. Ces performances ont été enregistrées grâce à la mise en place des semences de variétés performantes, à la formation couplée des producteurs et agents d’encadrement et au suivi appui-conseil rapproché, précise le document. Le volume de production vivrière commercialisée par an a atteint 84 000 tonnes contre 4919,54 tonnes en 2016. Un système de warrantage est mis en place avec les institutions de microfinance, lequel dispositif est renforcé avec l’exploitation des magasins et l’appui technique des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et de la Plateforme nationale des organisations paysannes et de producteurs agricoles (Pnoppa). Le volume de production maraîchère commercialisée a également augmenté, passant de 328,99 tonnes en 2016 à 4621 tonnes récemment, grâce à la culture de contre-saison. Le revenu par exploitation vivrière s’est amélioré : il est passé de 130 998 à 190 000 F Cfa pour les hommes et de 83 853 à 128 500 F Cfa en moyenne pour les femmes. Par exploitation maraîchère, il est passé de 393 141 F Cfa à 450 000 pour les hommes. Toutes choses qui indiquent que le Papvire-Abc a de fortes chances d’atteindre son objectif de développement, celui de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à la réduction de la pauvreté des populations bénéficiaires. Prévu pour prendre fin le 31 décembre 2021, le projet devrait bénéficier directement à 50 000 personnes dont 25 445 exploitants agricoles, des femmes transformatrices, des artisans, des commerçants et autres prestataires de services.
Consolider les acquis
Le rapport d’étape précise que l’achèvement des travaux de réhabilitation des retenues d’eau des aménagements, couplé avec une mise à l’échelle des résultats obtenus au niveau des champs écoles paysans (Cep), permettrait de consolider ces acquis et contribuer significativement à la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté dans la zone d’intervention du projet. Pour ce qui est du financement, le projet est actuellement à un taux de décaissement d’environ 64 % contre un taux de 47 % en juin 2020. Le taux de mobilisation de la contrepartie nationale s’est amélioré en 2020 avec le décaissement de 285 900 000 F Cfa, note le rapport. Toutefois, la mobilisation des fonds de contrepartie reste une préoccupation majeure. Le retard dans la mise à disposition des allocations annuelles de ressources du Budget national, a impacté négativement la mise en œuvre des activités d’installation en groupement des jeunes entrepreneurs agricoles qui n’ont pu démarrer jusqu’au moment de l’évaluation. Par ailleurs, le projet devra se concentrer sur le suivi de l’exécution des travaux en cours et des conventions pour accélérer la cadence des décaissements ainsi que sur la mise à l’échelle des paquets technologiques diffusés pour améliorer l’impact du projet. Aussi, convient-il de renforcer l’appui-conseil et la formation des structures partenaires pour juguler la faible consommation du financement. En vue d’accélérer le rythme de réalisation et de pallier le non-respect des délais contractuels par les entreprises en charge des travaux, le rapport préconise le renforcement du suivi rapproché des travaux en cours et de la mise en œuvre des conventions et l’application de pénalités de retard. Pour l’accompagnement des bénéficiaires dans l’exploitation des aménagements hydroagricoles, il est recommandé de renforcer les mécanismes de pérennisation et de durabilité ainsi que la sensibilisation et l’information des parties prenantes.
Economie 01 juin 2021


Obtention des brevets d’inventions: L’Anapi renforce les enseignants-chercheurs de l’Uac
Sollicitée par l’équipe rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi, l'Agence nationale de la propriété intellectuelle a formé, vendredi 28 mai dernier sur le campus, des enseignants-chercheurs sur le processus d’obtention des brevets d’inventions. L’objectif de cette séance de renforcement est de valoriser convenablement les résultats des recherches universitaires. La propriété intellectuelle est aujourd’hui un enjeu de développement. L’équipe rectorale de l’Université d’Abomey-Calavi l’a bien compris et entend encourager les enseignants-chercheurs dans l’obtention des brevets d’inventions pour la valorisation des résultats de leurs recherches. La formation organisée à cet effet vendredi dernier est un signal fort de la volonté de l’équipe rectorale de sécuriser et de promouvoir les recherches universitaires. Assurée par l'Agence nationale de la propriété intellectuelle (Anapi), bras opérationnel du ministère de l’Industrie et du Commerce, cette formation a connu la présence et la contribution d’un examinateur dépêché par l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. A l’ouverture de la séance, Mathias Agon, directeur de l'Anapi a salué l'assistance constante de l’Oapi. Il soutient que la propriété intellectuelle est un socle de développement qui s’impose au monde de la recherche. Les avantages du titre de propriété sont, selon lui, de plusieurs ordres et surtout d’intérêt public. « Nul n'ignore l'importance de la valorisation des résultats des recherches », va ajouter Félicien Avlessi, vice-recteur chargé de la Recherche universitaire, qui illustre ensuite comment la propriété intellectuelle immortalise son auteur. Déplorant le manque d’intérêt pour l’obtention des brevets, il fait observer que pour la plupart des universitaires, la valorisation des résultats des recherches se limite à la publication scientifique. C’est ce que confirme Marcel Zannou, vice-recteur chargé des Affaires académiques. Il relève que dans les universités en Afrique, la propriété intellectuelle est souvent négligée alors qu’elle est un facteur essentiel pour l’industrialisation. Portant la voix du recteur, le professeur Marcel Zannou indique que l’Université d’Abomey-Calavi a inscrit au titre de ses actions prioritaires la valorisation des résultats des recherches universitaires sur le plan national et international. L’Uac entend ainsi jouer son rôle dans la résolution des problèmes contemporains. Il est temps, poursuit-il, que nos enseignants-chercheurs aillent au-delà de la publication scientifique. « Nous sommes convaincus que cette formation débouchera sur l’enregistrement de plusieurs brevets et la création de mini-entreprises par nos diplômés », a souhaité le porte-parole du recteur de l’Uac. Par ailleurs, Mathias Agon, directeur de l'Anapi a annoncé la création sur le campus universitaire de deux centres d'appui à l'innovation pour faciliter la recherche d'informations sur l’obtention des brevets. Société 01 juin 2021


Bilan de la présidentielle de 2021: Des propositions en sept points au sortir des travaux
Commencé mardi 25 mai, l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle 2021 organisé par la Cena à Parakou, a pris fin vendredi 28 mai dernier. Au-delà du bilan, l’accent a été mis sur sept points majeurs susceptibles de conduire à la relecture du Code électoral. Le président de la Cena a procédé, vendredi 28 mai dernier à Parakou, à la clôture de l’atelier d’évaluation de l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Pendant quatre jours, son institution a, ensemble avec les autres parties prenantes, passé en revue le déroulement dudit scrutin. Elle a fait le bilan de la mise en œuvre des dispositions du Code électoral dans le cadre de son organisation, en relevant les avancées et les insuffisances enregistrées. Comme points majeurs ayant fait l’objet des débats en plénière et en travaux de groupes, le président de la Cena, Emmanuel Tiando, en a retenu sept. En premier lieu, il s’agit de la question liée à la convocation du corps électoral. A ce niveau, les participants ont estimé qu’il est important qu’un acte de souveraineté soit pris pour informer l’opinion publique de la tenue des élections et que soit déclenché le processus concernant leur organisation. Le deuxième point majeur relevé est le caractère pléthorique des pièces exigées aux candidats à ces élections. « Nous avons proposé des amendements pour un allègement », a confié le président de la Cena. La gestion des candidatures est le troisième point majeur relevé. « Il faut, là aussi, envisager une meilleure organisation pour que la gestion de ces candidatures s’effectue dans la transparence, mais également dans l’ordre», a recommandé le président Emmanuel Tiando. La question du parrainage fait également partie des points qui ont retenu l’attention des participants. Sans exiger sa suppression, informe le président, ils ont estimé qu’il est nécessaire de procéder d’abord à une extension du nombre de parrains, puis à une réflexion sur les modalités de son application. Selon les participants à l’atelier, une clarification sur la publication et la proclamation provisoire des résultats est à envisager. C’est, fait remarquer Emmanuel Tiando, pour qu’il n’y ait plus de confusions entre ce que la Cena fait et ce que la Cour constitutionnelle donne. Par rapport aux personnes handicapées, la suggestion a été faite qu’il y ait des modalités pour leur permettre d’accomplir leur devoir civique sans difficultés. Le septième et dernier point majeur évoqué a porté sur l’expérimentation du vote électronique, au moins avec les électeurs de la diaspora. « Toutes ces propositions que nous avons faites nécessitent forcément une relecture du Code électoral », soutient le président de la Cena. C’est ce que l’atelier, selon lui, a préconisé, pour charge pour ceux qui en détiennent la possibilité d’accéder ou pas, à cette relecture. Actualités 31 mai 2021


Dématérialisation des services de l’Anip: La demande des actes sécurisés désormais possible en ligne
L’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) dématérialise ses services. Toutes demandes d’acte de naissance sécurisé, du Certificat d’identification des personnes, du récépissé Ravip et autres pièces délivrées par l’Anip sont désormais possibles via la plateforme du e-service. C’est la nouvelle portée à la connaissance du public, mercredi 26 mai dernier, par le gestionnaire mandataire de l’Anip au cours d’un point de presse qu’il a animé au siège de l’institution à Cotonou. Le gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) a échangé avec les professionnels des médias sur les nouvelles dispositions liées aux demandes d’acte de naissance sécurisé et autres pièces délivrées par l’Anip. Lors d’un point de presse mercredi 26 mai, Cyrille Gougbédji est revenu sur les raisons qui fondent la dématérialisation des services de l’Anip dont les locaux ne suffisent plus pour contenir les demandeurs. « Le nombre de demandeurs que l’Agence nationale d’identification des personnes enregistre par jour dépasse la capacité d’accueil des locaux abritant le siège de l’agence. Cela a engendré quelques difficultés dans la satisfaction des usagers. On a assisté à des attroupements difficilement gérables », a fait savoir Cyrille Gougbédji. Selon lui, tout est rentré dans l’ordre parce qu’il y a eu des mesures de décongestion de la masse. Celles-ci permettent à l’agence d’offrir des prestations modernes qui ne font pas souffrir les usagers. Entre autres, il a évoqué la création d’un centre d’opération au siège du 11e arrondissement de Cotonou où se fait le Recensement à vocation d’identification de la personne (Ravip), l’unité d’enrôlement et de formalisation qui se trouve à l’annexe de l’Anip à Kouhounou…
Processus de développement
Ainsi, depuis ce mercredi 26 mai, toute demande peut se faire en ligne via la plateforme du e-service notamment sur le site http://eservices.anip.bj. Les usagers qui le désirent peuvent aller sur le portail national des e-services pour soumettre leurs demandes d’acte de naissance, de certificat d’identification en ligne, payer les prestations en ligne et obtenir leurs actes de naissance sécurisés et leur certificat d’identification personnelle, toujours en ligne. Selon Cyrille Gougbédji, depuis le lancement du processus, l’agence a enregistré plus de trois cents demandes en ligne déjà satisfaites. Toutes choses qui lui permettent de confirmer que la dématérialisation que le gouvernement a ordonnée est un processus de développement. Pour mieux satisfaire les Béninois, le gestionnaire mandataire de l’Anip a annoncé l’ouverture d’une unité communale d’identification au sein de la mairie de Cotonou à compter du 1er juin et l’ouverture de l’unité de service à la Direction de l’émigration et immigration où il est enrôlé sur place les demandeurs de passeports biométriques qui n’avaient pas participé au Ravip et fourni un appui aux demandeurs d’actes de naissance sécurisés et de certificat d’identification des personnes. Toujours à partir du 1er juin 2021, Cyrille Gougbédji annonce l’ouverture d’un service à l’ambassade du Bénin à Paris pour aider les compatriotes de l’Europe à s’inscrire au Registre national des personnes physiques et obtenir la sécurisation de leurs actes d’état civil. De même, les nouvelles naissances pourront être enregistrées au nouveau mécanisme en cours de déploiement. Il est aussi prévu une unité de service au consulat du Bénin à Abidjan ce 1er juin pour répondre aux préoccupations des Béninois résidant en Côte d’Ivoire.
Société 31 mai 2021


Coopération Bénin-Canada: L’ambassadrice en fin de mission reçue au cabinet du ministre Agbénonci
Carol Vivian McQueen, ambassadrice du Canada près le Bénin, a été reçue en audience, jeudi 27 mai dernier, par Aurélien Agbénonci. En fin de mission, elle est allée faire ses civilités au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Reçu au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Carol Vivian McQueen, ambassadrice du Canada près le Bénin, a renouvelé les félicitations de son pays au président Patrice Talon pour sa réélection et salué les performances économiques ainsi que la transformation positive du pays. Mme McQueen a fait part à Aurélien Agbénonci du changement qualitatif qu’elle a pu noter dans plusieurs domaines (cadre de vie, infrastructures...) à travers le pays. En fin de mission, la diplomate canadienne a profité de l’occasion pour exprimer ses vives félicitations à son hôte reconduit dans ses fonctions de ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. A son tour, le chef de la diplomatie béninoise a salué la qualité des relations de coopération bénino-canadiennes à travers la bonne collaboration de l’ambassadrice McQueen lors de sa mission. Il a exprimé toute sa satisfaction et lui a souhaité plein succès dans ses nouvelles fonctions. Les deux personnalités ont fait un tour d’horizon de la coopération en évaluant de façon sommaire les projets en cours. Elles ont abordé au cours de l’audience des questions d’intérêt commun. Actualités 31 mai 2021


Ministère en charge de la Communication: Les raisons de la décision de suppression (La partition des professionnels des médias attendue)
La suppression du ministère de la Communication reste la grande attraction à l’annonce du premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Face aux interrogations, la vision prospective de Patrice Talon semble faire la part des choses. Une multitude de réactions ont suivi l’annonce du premier gouvernement du second mandat du président de la République comme il est de coutume à chaque fois que des mouvements s’observent au sein de l’Exécutif. Sauf que pour ce cas de figure, un portefeuille ministériel nourrit la polémique plus par sa suppression que son avènement. Nombre d’observateurs de la vie publique du pays ont appris la suppression du ministère de la Communication et s’en sont davantage édifiés avec l’intervention de Patrice Talon sur une chaîne de télévision privée. Ce qui devrait être, selon certains, un oubli, s’est confirmé à la grande surprise des professionnels des médias habitués à voir leur secteur d’activité arrimé à un ministère de tutelle. Préoccupant est désormais ce qui paraît aux yeux de tous comme une grande inconnue. Mais loin s’en faut, à analyser les opinions ultérieures aux explications du chef de l’Etat. Des voix semblent partager la décision. A l’instar de Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, qui considère que la décision de Patrice Talon est bien mûrie et annoncée au moment qu’il fallait, Agapit Napoléon Maforikan, consultant médias et directeur d’un groupe de presse et Constant Agbidinoukoun, ancien journaliste à l’Ortb, l’adoubent quoique des interrogations subsistent quant à la partition des associations professionnelles des médias pour voir se concrétiser le vœu de l’Exécutif d’œuvrer pour une presse libre et indépendante. Reçus sur le club de la presse Café Médias Plus, vendredi 28 mai dernier, ils ont salué la vision prospective de Patrice Talon. Pour Agapit Napoléon Maforikan, les acteurs des médias n’ont pas besoin du ministère de la Communication parce que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a tous les pouvoirs pour garantir la liberté de presse dans les conditions fixées par la loi. « La Loi organique de la Haac n° 92-021 du 21 août 1992 en son article 2 stipule les libertés prévues par la Haac et l’article 3 complète que la Haac est la seule institution qui peut limiter la liberté de presse pour des raisons d’ordre public, de défense, de protection de l’enfance et de l’adolescence et pour des nécessités d’ordre culturel. L’objectif du gouvernement à travers la suppression du ministère était de ne plus contrôler les médias. Le chef de l’Etat a voulu donner une chance aux médias. Il est venu ramener la Haac à son niveau institutionnel, à l’essence même de son existence. Il est nécessaire aujourd’hui de revoir le fonctionnement de la Haac », défend-il.
Une perche tendue
Il n’y a aucun doute, selon Constant Agbidinoukoun, quant à l’intérêt de se passer d’un ministère de tutelle. « C’est une grosse opportunité que le chef de l’Etat nous offre, car il est un visionnaire », assure-t-il, tout en relevant l’appétence qu’a le pouvoir politique à contrôler la presse dans tous les pays francophones où il existe un ministère de la Communication, de l’information ou de la propagande. Voir ce portefeuille disparaître, à son avis, doit être considéré comme une révolution positive. Forte de ses prérogatives, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication se doit de garantir la liberté de la presse, protéger les journalistes, assurer leur formation et être le gendarme par rapport au respect de la déontologie, « car un journaliste qui n’est pas formé et qui ne connait pas les règles de déontologie est une bombe à retardement », note-t-il. Agapit Napoléon Maforikan fait comprendre que par cette décision, le chef de l’Etat donne aux professionnels des médias une arme dont ils doivent se saisir pour opérer des changements qualitatifs au sein de leur corporation. Les craintes exprimées jusque-là par ceux-ci le laissent stupéfait. « Le président Talon vient de nous donner une arme et nous avons peur de la saisir. C’est l’opportunité pour nous de saisir l’arme et de savoir l’utiliser », tempère-t-il. Dans sa position de porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji trouve que les associations professionnelles des médias devraient réfléchir à la partition à jouer pour récupérer leur pouvoir entre-temps perdu. Si la décision semble surprendre les acteurs, vu qu’ils n’ont pas été préparés à une telle situation, il dit avoir le sentiment que c’est une vraie révolution qui s’opère. Les professionnels des médias sont appelés donc à saisir cette balle et faire en sorte que cet essai soit une réussite. « Le chef de l’Etat fait une promotion inestimable de la liberté de la presse. Je suis convaincu que si la Haac joue son rôle et les associations faitières des médias jouent le leur et que vous meniez le plaidoyer qu’il faut à l’endroit du chef de l’Etat, les moyens qu’il a promis à la Haac seront mis à disposition pour qu’effectivement les médias s’épanouissent davantage sous la coupole de la Haac et des associations », apprécie-t-il, avec toute la sérénité qu’on lui connaît.
Actualités 31 mai 2021


Journée internationale de la biodiversité édition 2021: Pour la préservation des espèces de la terre
Le Bénin n’est pas resté en marge de la célébration de la journée internationale de la biodiversité. Vendredi 21 mai dernier, la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable a lancé les activités prévues à cet effet à la direction générale des eaux forêts et chasse, en présence des acteurs d’Organisations non gouvernementales qui militent en faveur de la préservation de la nature. Le clou des manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la biodiversité au Bénin est l’animation de stands par divers acteurs d’Ong et des organismes impliqués dans la défense de la nature dans les locaux de la direction générale des eaux, forêts et chasse (Dgefc). Pendant plusieurs jours, les populations pourraient découvrir les merveilles tirées de la nature qu’il est impérieux de préserver. Sous le thème « Nous faisons partie de la solution », les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable profitent de cette édition pour présenter aux participants le projet d’immortalisation de l’hippopotame appelé ‘’Papa’’, un animal sacré à histoire très riche. Ce pachyderme mort le 2 septembre 2019 dans la commune d’Allada a été immortalisé sur instruction du ministre José Tonato. Le Fonds national de l’environnement et du climat et la Dgefc ont suivi à cet effet le processus conduit par Nature tropicale Ong. Selon le colonel Razack Adjibi, présentant le projet, suite à la mort de l’hippopotame dans le lac Ahémé, la Dgefc et le Fnec ont été instruits par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable pour l’immortaliser afin de contribuer à la connaissance et à la valorisation de la biodiversité des zones humides du sud Bénin. « Il s’agit de traiter et de sécuriser la dépouille de l’animal, empailler l’animal grâce à la taxidermie, de reconstituer le squelette de l’animal à des fins scientifiques, éducatives et touristiques. À la fin du processus, l’hippopotame empaillé et son squelette sont exposés dans les locaux de la Dgefc », a-t-il indiqué.
Les ressources naturelles, la solution
Il s’agit d’un projet d’un coût global de 23 290 000 exécuté par l’Ong Nature tropicale sous la supervision technique de la Direction générale des eaux, forêts et chasse. Il est financé à hauteur de 9 606 040 francs Cfa par le Fonds national pour l’environnement et le climat (Fnec). Le reste du financement est assuré par l’Ong Nature tropicale, la société civile et l’ensemble des passionnés de la conservation de la nature à travers divers dons. Il a suggéré qu’à l’avenir, tout projet qui contribue à la préservation de la nature fasse l’objet de beaucoup plus d’attention. Pour le colonel Rémi Hèfoumè, directeur général des eaux, forêts et chasse, la journée internationale de la biodiversité est célébrée parce que l’ensemble des êtres vivants terrestres comme aquatiques, l’homme y compris, sont exposés à des pressions sans cesse croissantes menaçant même la survie de l’humanité. « De géantes espèces végétales comme animales ont déjà disparu, il y en a même qui sont menacées d’extinction. Face à cela, les Nations Unies ont décidé de consacrer une journée par an pour faire l’état des lieux et entrevoir des actions à mettre en œuvre pour renverser la tendance », a expliqué le colonel Rémi Hèfoumè. Il estime que l’homme doit utiliser les ressources naturelles pour régler ses problèmes et non pour faire disparaître cette diversité biologique. Au Bénin, souligne-t-il, la situation n’est pas reluisante, mais les efforts sont en cours et l’espoir est permis. « La criminalité transfrontalière, le blanchiment d’argent, le terrorisme et toute autre menace ne rendent pas la tâche facile. Le phénomène est tel que la communauté internationale doit se donner la main. Le gouvernement du Bénin a entrepris des réformes hardies dans le sous-secteur forestier. Celles-ci reposent, entre autres, sur trois piliers à savoir l’anticipation, la tolérance zéro en matière de criminalité et l’amélioration de la gouvernance de la ressource naturelle », ajoute le colonel Rémi Hèfoumè. Profitant de l’occasion, il rappelle un certain nombre d’actions menées ou en cours d’exécution dans le domaine forestier. Il espère encore beaucoup tout en s’engageant à poursuivre la mise en œuvre des réformes pour donner plus de visibilité aux actions du gouvernement en faveur de la préservation de la biodiversité. S’il y a un intérêt à préserver la biodiversité, c’est qu’elle constitue une source de revenus pour les populations. La directrice de cabinet, représentant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha l’a rappelé avant de souligner les causes de la dégradation de la biodiversité.
Société 28 mai 2021


Réflexion sur la rationalité, l’endoctrinement et le fondamentalisme: Universitaires, société civile et mouvements de jeunesse mobilisés
La sixième édition de l’atelier de réflexion et de formation de l’Institut des artisans de justice et de paix a été bouclée, vendredi 21 mai, par une rencontre qui a mobilisé des universitaires, des acteurs de la société civile, des mouvements de jeunesse et des organisations professionnelles. En partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer et l’Université d’Abomey-Calavi, cette initiative a été un moment de réflexion sur la rationalité, l’endoctrinement et le fondamentalisme. « La rationalité promue à l’université face au défi de l’endoctrinement et du fondamentalisme ». C’est le thème autour duquel ont été mobilisés des universitaires au rang desquels les professeurs Paulin Hountondji, Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, des acteurs de la société civile, des mouvements de jeunesse, vendredi 21 mai. C’est dans le cadre de la 6e édition de l’atelier de réflexion et de formation de l’Institut des artisans de justice et de paix. Selon l’Abbé Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut, l’atelier a pour objectif de voir comment l’université pourra être en avant-garde pour qu’aucune théorie, aucune doctrine ou endoctrinement ne s’imposent ni n’imposent leur loi mortifère sur notre continent. Ceci ne sera possible qu’à la seule condition qu’ils ne trouvent aucun répondant dans la jeunesse soucieuse du respect de chaque personne, qui qu’elle soit et de quelque obédience dont elle soit issue, selon le prêtre. Le père Colbert Goudjinou a rappelé que, cette année, l’institut en collaboration avec ses partenaires a mobilisé des universitaires et des mouvements de jeunesse pour approfondir ce thème qui, selon ses explications, est inséré dans la trame de l’histoire d’une Afrique marquée par la traite négrière et d’autres formes de blessures contre la dignité de la personne humaine. Le prêtre souligne que si la religion qui est une dimension de la vie humaine et qui est censée mettre en lien avec la transcendance devait jouer son rôle, elle ne saurait rentrer dans le rapport falsifié ou instrumentalisé de la croyance qui dégénèrerait en fondamentalisme ou en endoctrinement.
Constituer le rempart
De même, pousuit l’abbé Colbert Goudjinou, si l’Université censée collaborer à la structuration la plus élevée possible des diverses opportunités d’un pays joue son rôle, c’est à la condition qu’elle aide à affronter sur le terrain de la rationalité et de la rationalisation les questions de l’homme et de la société. L’humain est donc son paramètre intérieur et son baromètre. « Nous demeurons dans cette pensée de voir à partir de cette initiative l’université du Bénin en toutes ses structures publiques et privées devenir un rempart contre l’irrationnel de l’endoctrinement et du fondamentalisme », estime-t-il. Mounirou Tchacondoh, représentant la Fondation Konrad Adenauer, note avec intérêt que l’atelier contribue, à travers des discussions ouvertes et équilibrées, à identifier des valeurs cardinales communes à promouvoir dans les hauts lieux de savoir afin de renforcer le vivre-ensemble dans la tolérance des différences. Il a indiqué que la culture de la paix et de la tolérance est une question de survie. Pour sa part, le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, informe de la nécessité de se détourner de tout acte susceptible de conduire à la violence. Selon lui, il est impérieux de bouter hors des habitudes les actes d’intolérance, les actes liés à un égo surdimensionné, le refus d’écouter les autres, suivi du refus d’entendre leurs points de vue. Il convient, précise le professeur Maxime da Cruz, d’apprendre aux enfants par l’exemple les bons comportements. Il invite les participants à se référer aux dix commandements, notamment celui relatif à l’amour du prochain. Rappelons que l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo, chargé de la commission justice et paix au sein de la Conférence épiscopale du Bénin, a fait délivrer un message à travers lequel il a assuré qu’à défaut de voir enrayer totalement les situations de fondamentalisme et d’endoctrinement, les participants seront de la masse critique qui résiste et étend le règne du respect de l’humain dans la société.
Société 28 mai 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


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