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Nouvelles

Fin de tournée dans les départements de l’Atlantique et du Littoral: Sacca Lafia présente les orientations de gestion de la sécurité

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a bouclé pour le compte de l’année 2017, sa tournée annuelle de prise de contact avec les préfets, par les départements de l’Atlantique et du Littoral, vendredi 3 novembre dernier. Cette tournée, démarrée en juillet dernier, lui a permis d’échanger avec les acteurs à la base sur les orientations stratégiques du Gouvernement et les initiatives en matière de gestion des problèmes liés à la sécurité intérieure.

Brigades de gendarmerie sans infrastructures adéquates et sans moyens roulants, effectifs d’agents insuffisants, commissariats de police sans locaux, problèmes de délimitation entre des arrondissements et des villages et quartiers de ville, inexistence des comités locaux de sécurité au niveau des villages et des quartiers de ville, vols et enlèvements d’enfants, cas de noyades, de mariages forcés, de braquages, d’assassinats, coups et blessures volontaires, etc. Que ce soit à Allada dans le département de l’Atlantique ou à Cotonou dans le Littoral, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia en a eu plein les oreilles vendredi dernier, en ce qui concerne les problèmes d’insécurité. Les chefs d’arrondissement, les chefs de village comme des chefs de quartier des deux départements n’ont pas hésité à lui étaler la réalité de ce qu’ils vivent dans leurs localités au quotidien.
A la préfecture d’Allada, le préfet de l’Atlantique Jean-Claude Codjia, a fait le point au ministre des maux qui minent son département et les efforts qui sont en train d’être faits. Pour lui, son département se crédite de la plus forte démographique au Bénin avec ses 1 398 229 habitants, ses huit communes pour 74 arrondissements. Ce département a une couverture sécuritaire à la charge d’une part de neuf unités de commissariats de police placées sous la coordination d’une direction départementale et, d’autre part, de 32 brigades de gendarmerie complétées par 8 postes avancés, relevant d’une compagnie de gendarmerie, sans oublier le groupement des sapeurs-pompiers.
Avec une telle population et les problèmes de plusieurs ordres, les acteurs de ces différentes unités se trouvent, selon le préfet de l’Atlantique, constamment sous pression, face à l’insécurité.
A Cotonou, le même exercice a été fait par le préfet Modeste Toboula qui, après avoir salué les efforts des forces de sécurité, a déploré le manque de moyens à la disposition de ces forces. Sur les 13 commissariats d’arrondissement dans la seule municipalité de Cotonou que compte le département, au moins trois n’ont pas encore de locaux. Il a plaidé pour qu’en dehors de l’Etat central qui vient en appui à ces unités de sécurité, que la mairie de Cotonou accompagne également les efforts du Gouvernement en dotant ces unités d’infrastructures et de moyens roulants comme cela se fait dans d’autres communes.

Pacte de coproduction de la sécurité

Dans les deux départements, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a reconnu les efforts consentis par les populations, les élus locaux et les responsables des forces de sécurité publique pour mieux juguler les phénomènes de criminalité. Fort de ce constat, il affirme que les populations sont mieux sécurisées que par le passé, que les gendarmes, les policiers et les pompiers sont plus présents sur le terrain à leurs côtés pour les protéger, les secourir et les assister.
Selon Sacca Lafia, tout cela n’est pas suffisant. Car, il y a encore quelques cas de braquage, de violences sur les voies publiques, de conflits entre les éleveurs et les agriculteurs, sans oublier les cas de sinistres dus aux inondations, des incendies de maisons, des accidents sur les routes. «Tout cela nous amène à améliorer nos différentes prestations et à rechercher l'insécurité zéro au profit des paisibles populations », indique le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Cette promesse ne peut se réaliser, à son avis, sans la coopération, la collaboration et la complicité de la population à la base sous le contrôle des préfets, des maires et des chefs d’arrondissement et des chefs de village et de quartier.
Le ministre en charge de la Sécurité estime que pour l’avenir, il faut travailler ensemble pour l’élaboration d’un pacte départemental de coproduction de la sécurité pour atteindre zéro insécurité d’ici la fin de cette année. C’est pour cela que son ministère a mis en place un mécanisme pour faciliter l’atteinte des objectifs de cette mission à eux confiée par le Gouvernement, explique-t-il. Celle de garantir la sécurité aux paisibles populations des villes et campagnes, d’assurer la libre circulation des personnes et de leurs biens, puis de porter secours et assistance aux populations en cas de sinistre ou de catastrophe.

Actualités 06 nov. 2017


Football féminin: La relance au centre des échanges entre la fédération et les acteurs

Le président du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, Moucharaf Anjorin, a tenu une séance de travail, vendredi 3 novembre dernier au siège de son institution à Porto-Novo, avec les responsables des clubs de football féminin. C’était pour leur redonner espoir.

Après les différents championnats nationaux de Ligue 1, Ligue 2, Ligue 3 et amateur qui sont devenus une réalité, il ne restait que le football féminin pour entrer dans la danse. Pour discuter des modalités de sa relance, une séance de travail a réuni, vendredi 3 novembre dernier au siège de la fédération à Porto-Novo, le président Moucharaf Anjorin et les acteurs de ce football.
A l’issue des échanges, une commission de cinq membres a été mise sur pied. Elle est présidée par Floriane Afoutou, membre du Comité exécutif de la fédération. Elle a pour vice-présidente : Simone Dogo et pour rapporteur Léon Sodji. Franck Sèdjro et Tatiana Dazan en sont des membres.
La commission a pour mission de proposer un plan de relance du football béninois qu’elle se chargera également de mettre en œuvre. Ce sera à travers l’organisation prochaine des tournois départementaux à l’issue desquels les sélections régionales seront constituées. Elles seront aux prises au cours d’un championnat national.
L’occasion sera offerte à la Direction technique nationale de procéder à la détection des meilleures joueuses, pour l’équipe nationale féminine. Ce sera dans la perspective du tournoi de l’Ufoa prévu courant février-mars 2018 et auquel le Bénin prendra part?

Sports 06 nov. 2017


Promotion du leadership féminin: La troisième édition des trophées Aské lancée

La troisième édition des Trophées Aské a été lancée, vendredi 3 novembre dernier à Cotonou. C’est une initiative de l’Ong Ekin qui vise à célébrer le mérite des femmes battantes en Afrique. Le thème retenu cette année est intitulé, « Protégeons la jeune fille mère ».

Des trophées Aské pour célébrer le leadership féminin. C’est une initiative de l’Ong Ekin dont la finalité est d’honorer le parcours et les mérites des femmes africaines qui se singularisent par leur bravoure. L’aventure, commencée en 2015, paraît plus que nécessaire pour valoriser et récompenser les femmes battantes. Elle concourt à la visibilité des femmes dont le parcours peut inspirer.
La présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah, souligne l’importance des trophées Aské : « Il s’agit de mettre en lumière les femmes fortes et battantes qui ont su montrer, malgré les difficultés, leur capacité à devenir des leaders du continent ». La présente édition récompense dix femmes africaines qui se sont fait remarquer par leur leadership.
Au-delà des femmes, les trophées Aské s’étendent aussi aux filles et les préparent à gravir des échelons en vue de contribuer à la marche d’un continent en pleine évolution. « Les femmes africaines sont capables d’excellence, de leadership, et parce qu’elles sont les prémices d’une Afrique émergente, nous nous devons d’accompagner le rêve de toutes les filles afin qu’elles deviennent des femmes Aské de demain », souligne-t-elle.
Le thème retenu dans ce cadre, « Protégeons la jeune fille-mère » traduit la volonté des organisateurs de lutter contre les grossesses précoces et de mettre en place des mécanismes de protection des filles.
Pour le parrain de l’évènement, Moïse Fiadjo, la protection de la jeune fille passe par trois préalables. Le premier suppose une prévention de la survenue des grossesses précoces, en prenant conscience de la fragilité de la jeune fille. « Il faut que nous arrivions à parler de la sexualité aux jeunes filles avant que la sexualité ne leur parle », insiste-t-il. La protection secondaire consiste à mieux gérer sa sexualité en l’accompagnant durant toute sa vie sexuelle. Le troisième volet de la protection, conclut-il, vise à encourager des lois pouvant inciter la jeune fille-mère à continuer ses études ou à apprendre un métier.
Pour lui, le développement du pays dépend de l’épanouissement des filles, relève des femmes battantes. « Tant vaut la jeune fille, tant vaut la nation. Tant vaut la jeune fille, tant vaut la lumière de la nation. Tant vaut la protection de la jeune fille, tant vaut le mieux-être de la nation », insiste-t-il.
Et pour faire comprendre davantage aux jeunes filles leur valeur, Olga Johnson, directrice générale d’Energie pour l’Afrique, s’est plutôt montrée pédagogue. « Le plus important pour votre avenir, c’est de bien travailler à l’école afin de prendre en main votre destin. Préparez votre avenir, vous avez le droit de rêver », lance-t-elle, invitant les jeunes filles à s’estimer et à avoir confiance en elles-mêmes.
Au programme de la troisième édition des trophées Aské, la pose de la première pierre du centre de formation polytechnique des jeunes filles-mères à Porto-Novo. « Je rêve de voir à travers ce centre de formation, des jeunes mères qui reprennent l’espoir et se battent pour leur avenir et celui de leurs enfants », souhaite la présidente du comité d’organisation, Chimène Sossah.
Le lancement de la troisième édition des trophées Aské est marqué également par des ateliers autour du bien-être et de l’accomplissement de la jeune fille/femme, une formation sur la transformation des produits tropicaux et une formation en entreprenariat de la jeunesse féminine?

Société 06 nov. 2017


Audiences à la Cour constitutionnelle : Vers l'industrialisation du foyer écologique Atingan

Les promoteurs du foyer Atingan ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle, ce vendredi 3 novembre au siège de l’institution à Cotonou. Ils envisagent l’industrialisation de leur invention pour lutter contre la déforestation.

L’appui politique et institutionnel aux concepteurs du foyer Atingan matérialise aujourd’hui la volonté du Bénin à lutter contre les changements climatiques et la déforestation due à l’utilisation du charbon de bois pour la cuisine. Quelques semaines après avoir reçu la promesse du Gouvernement de les aider à mettre en place une usine de fabrication du foyer, ses promoteurs ont rencontré le président de la Cour constitutionnelle. « Nous espérions pouvoir rencontrer un peu plus tôt le président Holo pour l’inviter à prendre part au lancement du foyer Atingan fait le 16 septembre passé. Puisque cela n’a pu être fait, nous sommes venus demander conseils auprès de lui pour pouvoir mener à bien le projet d’industrialisation du produit; étant donné que nous en sommes à la phase de labellisation qui permettra de l’exporter», a confié Donald Zanhoundaho, un co-concepteur du foyer écologique à sa sortie de l’audience aux côtés de son frère jumeau.
En dehors des conseils qu’ils ont assurément reçus de leur hôte pour réussir à concrétiser ce projet essentiel devant permettre que les populations béninoise et sous-régionale aient en quantité suffisante le foyer amélioré Atingan, ils entendent aussi effectuer un voyage vers la Chine dans les prochains jours. Selon Donald Zanhoundaho, ce voyage leur permettra d’en savoir davantage sur les différents secteurs dans lesquels il leur faudra intervenir pour fabriquer plus facilement les foyers. Car, explique-t-il, leur unité de fabrication n’en produit que cinquante exemplaires par jour. A l’en croire, l’invention de ce foyer qui utilise la coque de noix de palme comme combustible, n’est rien d’autre que la solution recherchée par l’humanité entière dans sa quête d’énergie alternative favorisant le respect de l’environnement, comme l’instituent d’ailleurs les conférences internationales telles que Rio+20 et Cop 21. « Après le lancement du foyer, nous avons été amenés à signer des contrats avec des distributeurs pour qu’à partir de janvier prochain nous puissions vendre les foyers en quantité », a-t-il indiqué pour signifier que certains Béninois comprennent déjà les enjeux de cette innovation et l’ont déjà adoptée.
La question énergétique a longuement été abordée à la Cour constitutionnelle en cette matinée du vendredi dernier. Avant les promoteurs d’Atingan, Théodore Holo a accordé une audience à des agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). L’objet n’a pas été dévoilé puisque les hôtes du président de la Cour constitutionnelle, Simplice Dedjrosse et Marcel Dehouinsi, n’ont pas fait de déclaration à la presse après les échanges.

Actualités 06 nov. 2017


Recensement administratif à vocation d’identification de la population: Les leaders politiques de la Pendjari vantent les avantages de l’opération

Le député Domitien N’ouemou, président du mouvement ‘’Nouvelle Vision pour la Fraternité et le Développement’’, à la tête de la coalition des mouvements et partis politiques de la Rupture de la troisième circonscription électorale est allé, samedi 4 novembre dernier à la rencontre des responsables des différentes coordinations de Matéri et Tanguiéta pour les inviter à sensibiliser les populations à la base sur les multiples avantages du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).

C’est d’une seule voix que les leaders politiques de la troisième circonscription électorale ont échangé avec les responsables des différentes coordinations de la coalition des mouvements et partis politiques de la Rupture à Matéri et à Tanguiéta. A leur tête, Domitien N’ouemou, Ange N’koué, Antoine Dayori et Kyansi Yantibossi ont appelé les chefs de cellules de base à être leur porte-voix auprès des populations face à l’enjeu que constitue le Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). Dans un contexte marqué par une campagne d’intoxication contre ce qui reste, à leurs yeux, un outil de développement, ces personnalités politiques ont balayé du revers de main les diverses charges portées à l’encontre du Gouvernement de Patrice Talon en initiant ledit recensement. Face à de nombreux responsables de cellules de base, le député Domitien N’ouemou a indiqué que le Ravip constitue la pierre angulaire du développement durable auquel aspire le Gouvernement à travers le Pag. Les populations, à son avis, ne devraient en aucun cas manquer l’occasion de se faire enrôler. « Si nous ne sortons pas de nos maisons avec nos enfants, nous aurions raté le train du développement. Faisons en sorte que la troisième circonscription électorale soit la première des régions du Bénin à s’inscrire en masse pour cette opération qui constitue au regard de ses multiples avantages un salut pour nos populations », souligne-t-il.
Invitant les populations à ne pas se laisser distraire par les guéguerres politiciennes, Antoine Dayori a relevé que le Ravip n’est aucunement conçu pour servir aux élections présidentielles ni législatives, comme l’avancent certains. Mieux, il est loin d’être initié, selon l’ancien ministre Ange N’koué, pour servir à maintenir Patrice Talon au pouvoir en 2021. Encore qu’il n’en avait pas eu besoin pour se faire porter à la tête du pays avec un taux de 65 %, relève-t-il.

Avantages du Ravip

Franck Tigri, vice-président du mouvement ‘’Nouvelle Vision pour la Fraternité et le Développement’’, appréciant tout comme Yves Kouaro Chabi, chargé de mission du chef de l’Etat, les avantages du Ravip, a souligné que les citoyens sont les seuls à tirer profit de cet outil d’autant plus qu’il vise à planifier le développement et à répondre aux préoccupations de l’heure.
Entrée en vigueur depuis le 19 juin 2017, la loi portant identification des personnes physiques en République du Bénin s’affiche, estime-t-il, comme une solution initiale d’élaboration du registre national de population. Durant six mois, il sera procédé au recensement de personnes âgées de 0 à X ans aux fins de leur permettre de disposer à terme d’un numéro personnel d’identification et d’une carte nationale électronique. Des Béninois résidant au pays ainsi que des non nationaux sont visés par l’opération.
Outre régler définitivement la situation des citoyens sans acte de naissance, elle servira à divers usages notamment la carte d’identité nationale électronique. Cette carte aux multiples fonctions, note-t-il, servira de base à tous les actes administratifs à effectuer à compter de sa date d’entrée en vigueur conformément à la loi. Sans compter sa contribution à l’effectivité de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), projet de sécurité sociale cher au Gouvernement.
Il a par ailleurs fait observer que les citoyens ne disposant d’aucun papier administratif peuvent également se faire enrôler pour bénéficier du précieux sésame sur la base de témoignages.
Passée l’étape de sensibilisation, les différents leaders se sont déplacés vers les postes d’enregistrement pour se faire enrôler. Ceci, pour montrer l’exemple à leurs militants et sympathisants qui semblent en attendre beaucoup de cette opération comme l’ont exprimé Sorikoua Sambiéni, maire de Matéri et Paul Souwin, premier adjoint au maire de Tanguiéta.
La construction de routes et d’infrastructures de base au profit de la région de la Pendjari et l’amélioration des conditions de vie des populations constituent la teneur de leurs doléances à l’endroit du Gouvernement.

Actualités 06 nov. 2017


Promotion des chaînes hôtelières à Cotonou: Golden Tulip Hôtel Le Diplomate ouvre officiellement ses portes

Le complexe hôtelier Golden Tulip Hôtel Le Diplomate a officiellement ouvert ses portes, vendredi 27 octobre à Cotonou. La splendeur de cet hôtel 4 étoiles, propriété du groupe Chagoury Frères, a de quoi drainer la clientèle haut de gamme du Bénin et de la sous-région.

Golden Tulip Hôtel Le Diplomate s’ouvre comme un géant dans le parc hôtelier national. Ce complexe 4 étoiles qui jouxte le Palais des Congrès de Cotonou est déjà adopté par de nombreux résidents et visiteurs du Bénin, comme le premier choix d’hébergement et de rencontres avant son ouverture officielle vendredi 27 octobre dernier. Propriété du groupe Chagoury Frères, cet
hôtel est membre du Louvre Hôtels Group qui, à travers cette chaîne, signe pour la première fois sa présence en Afrique de l’Ouest francophone. L’hôtel est composé de 116 chambres et 8 suites, toutes entièrement équipées selon les normes internationales élevées. Il est doté d’une piscine, de jardin, de salons, de restaurant et des salles de conférences.
Pascal Demarchi, directeur général de l’hôtel, dit toute sa fierté de se retrouver à la tête d’une équipe fantastique de 140 employés. Il soutient qu’en peu de temps, Golden Tulip Hôtel Le Diplomate est devenu un établissement de référence sur la place de Cotonou et aspire à devenir une chaîne incontournable dans la sous-région ouest-africaine. « Ici, tout gravite autour du client. Nos clients bénéficient d’un accueil chaleureux associé aux normes élevées du luxe 4 étoiles international », précise-t-il.
Pour Alain Sebah, président de Golden Tulip Afrique francophone, la présence du groupe au Bénin découle de la qualité de visionnaire des Frères Chagoury avec qui le partenariat s’est établi tout naturellement. « Je suis fier de ce projet magnifique, fier de son accomplissement. C’est une belle aventure qui commence avec cet établissement qui offrira une prestation de qualité et aura un niveau d’exigence internationale », appuie-t-il. Alain Sebah estime que l’appartenance de la chaîne au Louvre Hôtels Group va propulser son développement pour faire d’elle, l’une des destinations incontournables de l’Afrique de l’Ouest francophone. « Nous sommes un acteur sérieux sur la scène hôtelière mondiale et nous mettrons toute notre expertise en jeu pour mieux porter ce nouveau-né », parie-t-il.

Hommage à feu Assad Chagoury

L’ombre d’Assad Chagoury, ancien consul honoraire du Liban au Bénin, a plané sur le cérémonial d’ouverture du joyau. L’aîné de la fratrie avait porté à bout de bras la vision et le projet avant d’être fauché par la mort, le 11 février 2014. Tony
Chagoury, porte-parole du Groupe Chagoury et Frères, a tenu à lui rendre hommage. « Assad doit être fier de savoir ce qui a été réalisé. Malgré les obstacles, notre navire n’a pas chaviré. C’est un pari gagné », assure-t-il, annonçant au passage la création dans les tout prochains jours d’une fondation Assad Chagoury dédiée à l’éducation. A en croire le porte-parole des investisseurs, l’idée d’investir dans l’hôtellerie tient de la volonté des Frères Chagoury d’apporter leur pierre à la promotion du secteur touristique national. Avant Golden Tulip, le groupe revendique une cinquantaine d’années de présence au Bénin, grâce notamment à la création en 1979 de la société La Roche spécialisée dans la distribution des matériaux de construction, de Agro Roche en 1990, l’industrie plastique Betra en 1996, l’investissement immobilier avec Chafco Estate & Property en 2009, la téléphonie mobile avec Chaftel en 2000, les télécommunications avec Easy Com en 2011 mais également la restauration et l’exploitation des parcs de loisirs avec le Cercle en 2009. « Nous continuons de déployer notre stratégie de diversification de nos activités. Le choix porté sur le groupe Louvre Hôtels de renommée internationale réside dans le sérieux, la flexibilité, et l’intérêt manifeste de développer son savoir-faire en Afrique francophone », explique Tony Chagoury.
Le coût global de l’investissement est estimé à plus de 13 milliards F Cfa dont une bonne partie réalisée sur fonds propres. Mais le promoteur a tenu à saluer l’accompagnement des partenaires financiers, Ecobank Bénin et Boa Bénin en l’occurrence, qui ont très tôt compris la portée du projet et l’ont soutenu sans ménagement.

Exemple d’intégration !

« La famille Chagoury est un exemple d’intégration au Bénin. On ne peut que bénéficier de l’accompagnement de l’Etat si l’on investit autant dans son pays d’adoption », affirme Ange N’Koué, alors ministre du Tourisme et de la Culture, présent à l’inauguration en compagnie de trois autres membres du Gouvernement. Pour lui, l’investissement réalisé par le groupe Chagoury Frères s’inscrit en droite ligne de l’ambition du Gouvernement qui, à travers son programme d’action, travaille au renforcement de la capacité d’hébergement au Bénin. Il a salué la détermination du promoteur dont l’action vient agrandir l’écosystème hôtelier et touristique du pays. « Le tourisme doit contribuer à la croissance économique. Nous sommes dans la bonne direction. Avec les réformes en cours dans le secteur, les réceptifs hôteliers feront de bons chiffres d’affaires. Le tourisme a de beaux jours devant lui », poursuit le ministre.
Louvre Hotels Group, filiale de Jin Jiang International Holdongs Co. Ltd, est un acteur majeur du secteur de l’hôtellerie mondiale dont le portefeuille comporte aujourd’hui 1300 hôtels dans 52 pays. Il dispose d’une offre hôtelière complète de 1 à 5 étoiles avec les marques historiques telles que Première Classe, Kyriad, Campanile, Tulip Inn, Golden Tulip, Royal Tulip.
La chaîne Golden Tulip, créée depuis 1960, est présente dans 45 pays. Son univers fonctionne avec trois marques bien connues à savoir Golden Inn, Golden Tulip et Royal Tulip, soit un total de 240 hôtels.

Actualités 06 nov. 2017


Recensement administratif à vocation d’identification de la population: Une délégation gouvernementale constate l’effectivité dans l’Ouémé

Après quelques jours de retard, le Recensement administratif à vocation de l’identification de la population (Ravip) est désormais effectif dans l’Ouémé. Une délégation ministérielle et des membres du comité technique de pilotage ont fait le constat sur le terrain, ce dimanche 5 novembre.

S’enquérir de l’effectivité du démarrage du Recensement administratif à vocation de l’identification de la population (Ravip) et de la mobilisation des citoyens autour de l’opération. Tel est l’objectif de la tournée gouvernementale conduite, ce dimanche 5 novembre dans l’Ouémé, par trois ministres en l’occurrence Adidjatou Mathys, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou. Ils avaient à leurs côtés le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy ; le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou ; le superviseur du Ravip dans l’Ouémé et le Plateau, le député Noël Akissoé ; le coordonnateur départemental du Ravip, Jean-Claude Ahouanvoèbla et des députés des dix-neuvième et vingtième circonscriptions électorales. La délégation a visité quelques postes d’enrôlement à Porto-Novo, Adjohoun, Dangbo et Akpro-Missérété. Ce qui leur a permis de se rendre compte de l’évolution de l’opération dans tout le département.
Selon des agents de terrain, l’opération a connu des retards par endroits. Les postes qui ont démarré le plus tôt ont commencé le jeudi dernier, soit le lendemain du lancement officiel du recensement, mercredi 1er novembre dernier. Sinon la plupart des postes ont ouvert vendredi et d’autres, samedi derniers. La délégation a été informée de toutes ces ratées qui seraient dues à quelques flottements au niveau de la coordination de l’opération. Mais elle se réjouit que tout soit rentré dans l’ordre et que l’opération ait commencé dans toutes les neuf communes du département de l’Ouémé.
Les ministres et certains membres de la délégation ont saisi l’occasion pour se faire enrôler. La délégation gouvernementale a noté avec satisfaction l’engouement des populations qui s’impatientent pour se faire enrôler. Adidjatou Mathys a salué cette forte mobilisation et a saisi l’occasion pour lancer un appel aux citoyens qui ne se sont pas encore fait enrôler à ne pas suivre la sirène de certains politiciens qui appellent au boycott. Car, selon elle, la carte Ravip présente beaucoup d’avantages dont l’usage comme carte d’identité biométrique par son bénéficiaire.
La seule inquiétude du préfet de l’Ouémé est le temps mis par chaque pétitionnaire pour se faire enrôler. L’opération dure entre dix à vingt minutes pour chaque citoyen. Ce qui pose, selon Joachim Apithy, le problème de la non maîtrise de l’utilisation des kits par les agents qui semblent ne pas avoir encore la main. Ce qui pourrait influencer négativement le nombre de personnes à enrôler par jour. Jean-Claude Ahouanvoèbla, coordonnateur départemental du Ravip, dit avoir fait le même constat. Mais il rassure l’autorité préfectorale que les dispositions sont prises par le comité technique de l’opération pour remplacer les agents de terrain qui ne feront toujours pas preuve de célérité au fil des jours ?

Actualités 06 nov. 2017


Recensement administratif à vocation d’identification de la population: Des femmes sensibilisées sur ‘’la carte à tout faire’’ à Abomey

Une séance de sensibilisation et d’information sur l’importance et la nécessité du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) s’est tenue à l’endroit des femmes le samedi 4 novembre dernier à Abomey.

Nombreuses sont ces femmes des communes d’Abomey, d’Agbangnizoun, de Djidja et environs qui ont assisté, samedi 4 novembre dernier à Abomey, à une séance de sensibilisation sur la nécessité de se faire enregistrer pour le compte du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). A cette occasion, Laurentine Adossou Davo, a soutenu qu’il ne s’agit pas d’un outil politique à caractère électif comme le disent certains, mais plutôt d’un recensement qui va permettre aux Béninois d’avoir une carte unique et individuelle qui va représenter à la fois l’acte de naissance, la carte d’identité nationale, la carte Lépi, dont elle déplore l’inutilité au niveau des banques. D’ailleurs, déplore-t-elle, « Nous n’avons pas un acte d’état civil ; notre état civil n’est pas fiable, tout se fait au pifomètre ». Ainsi cette nouvelle carte, qui pourra tout faire et permettre d’accéder à tous les services, viendra corriger les insuffisances des autres pièces surtout la carte Lépi.
Les femmes venues nombreuses à cette séance de sensibilisation sont invitées à faire de la sensibilisation dans leurs différentes localités pour amener tout le monde à se faire recenser, notamment les enfants, mêmes les nouveau-nés.
L’accent a été aussi mis sur l’obligation de se faire recenser car, à l’issue des six mois pendant lesquels les opérations de recensement vont durer, aucune opération de microfinance ou de banque ne sera possible sans cette carte. Elle notifie qu’on peut se faire recenser même lorsqu’on a aucune pièce, il suffit juste le cas échéant de venir avec un témoin qui doit être le chef du quartier ou le chef d’arrondissement.
Dieudonné Gambiala, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle (Ddesftp/Zou) et représentant du Directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire à cette séance de sensibilisation, a exhorté les femmes à instruire à la maison, les enfants surtout les élèves et lycéens, à se faire recenser. Il signale qu’il va lui-même rencontrer les chefs d’établissement, le vendredi prochain, pour les amener à sensibiliser les enseignants et les élèves sur le Ravip. Une rencontre avec les parents d’élèves se fera la semaine prochaine. Il précise que les candidats aux examens, en absence de leur carte scolaire peuvent utiliser leur carte Ravip pour composer.
La sensibilisatrice entend rencontrer aussi les femmes de Bohicon et des autres communes du Zou pour également les informer ?

Société 06 nov. 2017


Perception de commissions occultes sur DAT: D’anciens responsables de la Cnss mis en cause

Le Conseil des ministres s’est réuni jeudi, le 2 novembre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice TALON, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, les décisions suivantes ont été prises :

I. Mesures normatives.

Les projets de décrets ci-dessous énumérés ont été adoptés :

1.1 Projet de décret portant modification du décret n° 2016-128 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels de l’Administration des douanes et droits indirects.

Les modifications induites par le présent décret concernent les articles 93, 94, 95 et 96 du décret n° 2016-128 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels de l’administration des douanes et droits indirects. Elles corrigent les insuffisantes relatives aux principes et modalités de reversement et satisfont à la nécessité d’une mise en conformité à la loi n° 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publique et assimilées.
Ainsi, il est notamment précisé dans ce nouveau décret que :
- pour les agents de constatation remplissant les conditions énumérées aux articles 93 nouveau et 94 nouveau, le reversement dans le corps des officiers des douanes est subordonné au succès à l’examen de fin de formation à laquelle ils sont astreints ;
- pour les préposés des douanes remplissant les conditions évoquées aux articles 93 et 95 nouveaux, le reversement dans le nouveau corps des agents de constatation est lié au succès à l’examen de fin de formation à laquelle ils sont astreints.
Le Conseil des ministres a adopté le présent décret et instruit le ministre de l’Economie et des Finances, de prendre les dispositions pour son application effective.

1.2 Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, du projet de loi portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en République du Bénin.

Ce projet de loi procède de la fusion de la loi uniforme relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux avec celle portant sur la lutte contre le financement du terrorisme. Il s’agit de faciliter l’exploitation de ces législations dont plusieurs dispositions sont complémentaires, voire identiques.
Les innovations introduites portent notamment sur :
- l’insertion d’un volet portant sur la lutte contre le financement de la prolifération des armes de destruction massive, par la prise en compte des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, relatives à la prévention, la répression et l’interruption de la prolifération des armes de destruction massive et de son financement ;
- l’introduction de dispositions relatives à l’évaluation des risques, en vue de la mise en œuvre de mesures proportionnées de prévention ;
- l’inclusion de dispositions spécifiques visant à limiter l’utilisation des numéraires dans les transactions ;
- la mise en cohérence des dispositions en vigueur afférentes aux déclarations des transports physiques transfrontaliers d’espèces et d’instruments négociables au porteur, avec celles du Règlement communautaire relatif aux relations financières extérieures, etc.,
Le Conseil des ministres a adopté le présent décret, à l’effet de transmettre à l’Assemblée nationale, ledit projet de loi.

1.3 Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, du Traité relatif à la création du Corridor Abidjan-Lagos entre les Gouvernements de la République du Bénin, de la République de Côte d’Ivoire, de la République du Ghana, de la République fédérale du Nigeria et de la République togolaise, signé à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, le 30 mars 2014.

Le Corridor Abidjan-Lagos, long de 1028 km, est l’un des principaux axes de transactions économiques au niveau de l’Afrique de l’Ouest.
L’importance stratégique qui lui est accordée vise, à terme, à améliorer la circulation des personnes et des biens, et faciliter les échanges commerciaux entre les cinq pays traversés, à savoir, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria.
Le corridor représente, pour ces pays, un excellent outil pour l’accélération de leur intégration économique.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en collaboration avec le ministre des Infrastructures et des Transports, de poursuivre le processus en vue de l’aboutissement effectif de cette ratification.

1.4 Projet de décret portant modification du décret n° 2014-785 du 31 décembre 2014 portant création, organisation, attributions, et fonctionnement de l’Autorité nationale chargée de l’action de l’Etat en mer (ANCAEM).

L’Autorité nationale chargée de l’action de l’Etat en mer
(ANCAEM) a pour mission de veiller à l’exercice de la souveraineté de l’Etat et de coordonner les actions des différentes structures administratives intervenant dans le domaine maritime.
Mais la mise en œuvre du décret n° 2014-785 du 31 décembre 2014 sus cité, a révélé quelques insuffisances qu’il y a lieu de corriger pour assurer l’opérationnalisation efficace de cette structure.
Le Conseil des ministres a donc adopté le décret et instruit le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre des Infrastructures et des Transports et le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de la Défense nationale, de prendre les mesures nécessaires pour l’application dudit décret.

II. Communications.

Les communications suivantes ont été approuvées :

2.1 Approbation du Plan stratégique de développement du secteur agricole (PSDSA) 2017-2025 et du Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) 2017-2021.

Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement et du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, relative à l’approbation du Plan stratégique de développement du secteur agricole (PSDSA) 2017-2025, et du Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) 2017-2021, et de leurs documents connexes.
Sur la base des résultats de l’évaluation du Plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA), arrivé à expiration en décembre 2015, il a été élaboré, dans un cadre largement participatif et inclusif, le Plan stratégique de développement du secteur agricole (PSDSA), pour la période allant de 2017 à 2025.
Ce plan est décliné, dans une première phase, en un Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN), pour la période 2017-2021.
Le PNIASAN intègre le volet agriculture du Programme d’action du Gouvernement et s’inscrit dans son Programme d’investissements prioritaires.
La mise en œuvre opérationnelle du PSDSA et du PNIASAN sera conduite avec les outils essentiels que sont :
- le cadre programmatique du secteur agricole, qui définit les programmes cadres sous-sectoriels, de même que le mécanisme d’alignement des interventions dans le secteur ;
- le cadre institutionnel d’orientation et de suivi du secteur agricole, qui décrit les différents acteurs, leurs rôles et leurs interrelations ; et la stratégie de promotion des filières agricoles.
Ces documents clarifient l’environnement programmatique et institutionnel dans lequel le PSDSA et le PNIASAN seront réalisés. Ils seront complétés par d’autres outils opérationnels pour en faciliter davantage l’exécution. La mise en œuvre des deux plans impliquera les structures déconcentrées de l’Etat, les collectivités territoriales et les acteurs non étatiques.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, de prendre les dispositions nécessaires, chacun en ce qui le concerne, en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre desdits plans.

2.2 Approbation de la liste des micro-projets sociocommunautaires soumis au financement sur les fonds du don japonais KRI, au titre des années 2009 à 2012.

Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l’approbation de la liste des micro-projets sociocommunautaires soumis au financement sur les fonds du don japonais KRI, au titre des années 2009 à 2012 et ce, dans les 77 communes du Bénin.
Dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Japon, notre pays bénéficie de plusieurs actions, dont l’aide alimentaire encore appelée Kennedy Rund I (KR I). A cet effet, les fonds générés par la vente à prix réduits de stocks de riz, sont destinés au financement de micro-projets sociocommunautaires, conformément aux dispositions de l’accord bilatéral.
C’est dans ce cadre qu’une liste de micro-projets identifiés de commun accord avec les élus locaux est retenue, pour être soumise à la partie japonaise, en vue de la réalisation d’infrastructures sociocommunautaires.
Le Conseil des ministres a approuvé la liste de ces projets sociocommunautaires et instruit le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement et le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de prendre les dispositions nécessaires pour obtenir l’avis de non objection de la partie japonaise.

2.3 Participation à une rencontre internationale.

Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays à la Conférence des grandes Chancelleries d’Afrique francophone subsaharienne et de France, qui se tiendra à Paris, en France, du 8 au 11 novembre 2017.

2.4 Comptes rendus

2.4.1 Examen des rapports transmis par les Inspections générales des ministères à la Présidence de la République, pour la période de janvier à juin 2017.

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, a rendu compte au Conseil des ministres, de l’examen des rapports transmis par les Inspections générales des ministères (IGM) à la Présidence de la République, pour la période de janvier à juin 2017.
Les missions des Inspections générales des ministères et de diverses structures publiques, participent de la nécessaire reddition de compte en vue de la rationalisation de l’utilisation des ressources de l’Etat, de la qualité de la dépense publique et du renforcement de la lutte contre la corruption.
Aussi, la valorisation des conclusions et recommandations de ces missions d’inspections vise-t-elle l’amélioration de la qualité de la gouvernance publique dans notre pays, conformément à l’axe 2 du Programme d’action du Gouvernement.
C’est dans ce cadre que de janvier à juin 2017, cent soixante-dix-sept (177) rapports produits par les Inspections générales de ministères ont été reçus à la Présidence de la République.
Les insuffisances relevées par ces rapports concernent les domaines tels que les marchés publics, la performance des structures, la gestion administrative, financière et comptable.
Le Conseil des ministres a approuvé le compte rendu et instruit le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, le ministre du Travail et de la Fonction publique et le ministre de l’Economie et des Finances, de prendre toutes les mesures administratives et judiciaires appropriées à l’encontre des personnes mises en cause dans ces rapports.
Les ministres dont les structures ont été auditées ou inspectées sont instruits de veiller à la mise en œuvre rigoureuse des recommandations issues des missions d’audit et d’inspection, et de faire établir des plans de mise en œuvre assortis de chronogrammes détaillés.

2.4.2 Rapport de vérification de versement de commissions occultes à des dirigeants de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Le ministre de l’Economie et des Finances a présenté au Conseil des ministres le compte rendu du rapport relatif à la vérification de versement de commissions occultes à des dirigeants de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
En effet, du 13 juin au 1er juillet 2016, la BIBE a fait l’objet d’une mission de vérification globale de la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). Les résultats de cette vérification ont révélé que les dirigeants de la CNSS ont souscrit à des dépôts à terme (DAT) auprès de la BIBE contre le versement de commissions à leur profit.
Saisie du dossier, l’Inspection générale des Finances a procédé à des investigations complémentaires dont les conclusions se présentent comme suit :
- à partir de 2008, la BIBE s’est trouvée confrontée à des difficultés qui ont amené la Commission bancaire de l’UMOA à décider, le 13 décembre 2011, du retrait de son agrément. Les autorités béninoises compétentes ont cependant obtenu du Conseil des ministres de l’UMOA, en mai 2012, de placer l’établissement sous administration provisoire, tout en lui conservant l’agrément ;
- en dépit de cette situation, le Directeur général de la CNSS, au moment des faits, a décidé, en complicité avec le Conseil d’administration de la structure, de souscrire ou de maintenir auprès de la BIBE des dépôts à terme (DAT) ;
- au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, plus de dix-sept milliards cinq cent millions (17.500.000.000) FCFA ont été placés auprès de ladite banque en difficulté ;
- il s’est avéré que cette décision a été prise contre le versement de commissions d’un montant de soixante-onze millions neuf cent quatre-vingt-quatorze mille sept-cent trente-sept (71.994.737) FCFA au profit des dirigeants de la CNSS.
L’analyse des placements effectués, au regard de la situation financière inquiétante de la banque, montre que lesdits placements ne l’ont été que dans le seul intérêt inavoué des dirigeants de bénéficier desdites commissions, au détriment des assurés sociaux, à savoir les travailleurs et retraités, ainsi que de l’Etat.
Ces situations mettent en évidence l’intention malveillante des dirigeants concernés, qui n’ont pas hésité à exposer les ressources des travailleurs et des retraités en effectuant des DAT à la BIBE dans le seul but de recevoir en contrepartie des commissions occultes.
Ces opérations de placement hasardeux, dans une banque déclarée en difficulté par la Commission bancaire, ont mis en danger l’épargne des cotisants, ce qui aurait pu hypothéquer le paiement des pensions à des milliers de retraités.
En appréciant ce compte rendu, le Conseil des ministres a instruit le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des dirigeants de la CNSS, au moment des faits, qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de ces commissions occultes et/ou autorisé lesdits placements. Il s’agit notamment de :
- Monsieur Laurent METONGNON, Président du Conseil d’Administration ;
- Monsieur Célestin AHONON, Directeur général de la CNSS, et
Monsieur Moussa Jérémie MORA, Directeur financier.

III. Mesure individuelle.

Une nomination a été prononcée.

Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Sur proposition du ministre,

Directeur de l’Institut régional de santé publique : monsieur Edgard-Marie Dona OUENDO.

Fait à Cotonou, le 2 novembre 2017.

Le Secrétaire général du Gouvernement,
Édouard OUIN-OURO

Actualités 06 nov. 2017


Parlement: La loi sur l’interdiction des sachets en plastique adoptée

« Toute personne qui jette un sachet en plastique par-dessus bord des véhicules et dans la rue est punie d’une amende allant de cinq à cent mille francs CFA et d’une peine d’emprisonnement  de trois mois à six mois ». C’est entre autres les dispositions pénales prévues par la loi portant interdiction de la production, de l’importation, de l’exportation, de la commercialisation, de la détention, de la distribution et de l’utilisation des sachets en plastique non biodégradables adoptée cet après-midi du vendredi du 3 novembre par l’Assemblée nationale. Composé de vingt articles, ce texte vise à clarifier le cadre juridique  de l’usage des sachets en plastiques non biodégradables et qui prend une ampleur inquiétude au Bénin  avec ses nombreuses conséquences surtout aux plans sanitaire et environnemental. La loi adoptée à l’unanimité des députés vient donc arrêter la saignée face aux dégâts de ces sachets en plastique non biodégradables qui ont une durée de vie estimée entre cent et quatre cent ans pour se détruire complètement. Le texte proposé par le député Jean-Eudes Okoundé et dix autres de ses collègues promeut l’utilisation des sachets en plastique biodégradables fabriqués à base des résidus des végétaux et qui se dégradent très facilement. Il prévoit une période transitoire de six mois dès son entrée en vigueur pour permettre à toute personne physique ou morale qui produit, importe, exporte, commercialise, distribue ou détient en stocks les sachets non biodégradables pour se conformer aux dispositions de la présente loi. Mieux, la loi interdit toute importation de ces sachets plastiques non biodégradables au cours de cette période de transitoire. Passé ce délai de six mois, la loi autorise que soit saisi et détruit tout sachet plastique non biodégradable en circulation en contravention aux dispositions du texte.

L’article 12 de la loi punit d’une amende de cinq à cinquante millions de francs CFA sans préjudices des peines complémentaires de retrait d’agrément ou d’autorisation, du gel et de la confiscation des avoirs, de fermeture provisoire ou définitive qui peuvent prononcées, toute personne morale qui produit ou exporte les sachets en plastiques. La loi prévoit par ailleurs en son article 15 que « Toute personne physique ou morale qui vend ou cède à titre gratuit, les sachets non autorisés est punie d’une amende allant de dix mille à cinq cent mille FCfa et d’une peine d’emprisonnement de trois mois à six mois ». Ces peines et amendes visent en réalité à dissuader tout utilisateur et tout commerçant de ces sachets plastiques non biodégradables comme c’est déjà le cas dans certains pays de la sous-région notamment le Sénégal, le Cameroun, le Ghana, le Burkina Faso et le Kenya.  Les députés ont recommandé avec insistance au Gouvernement et à la Société civile de faire une communication agressive autour de cette loi à l’endroit de la population pour garantir l’efficacité de l’application du texte.

Politique 03 nov. 2017


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