La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale: « Certains promoteurs essaient de ruser  », dénonce François-Corneille Kèdowidé
L’obtention du Certificat de conformité environnementale et sociale via la plateforme e-service constitue une réforme majeure qui ne manque pas d’intérêt pour les promoteurs qui désirent installer une unité de production sur le territoire béninois. De la demande de ce document précieux à sa délivrance en passant par l’autorisation finale, François-Corneille Kèdowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe), parle des facilités offertes. Dans cet entretien, il dénonce certains promoteurs qui s’installent sans autorisation. Mais il y aura un prix à payer désormais, selon les nouvelles dispositions.
De quoi retourne le Certificat de conformité environnementale et sociale ?
Le Certificat de conformité environnementale et sociale (Cces) est un document qui prouve qu’un projet peut s’implanter dans un milieu en respectant les mesures environnementales tout en faisant un effort pour réduire les effets néfastes sur l’environnement. Ce certificat est délivré à tout projet de catégorie A ou B. La catégorie A est tout projet soumis à un régime d’impact environnemental approfondi, et la catégorie B est soumise à un régime d’impact simplifié. Les A, ce sont les usines qui utilisent de plomb, les grandes usines, les grands projets qui sont dans les zones humides des sites Ramsar. Les B peuvent être des projets de moindre envergure qui ne sont pas dans les sites Ramsar. Le Certificat de conformité ne permet pas au projet de s’installer. C’est un document qui fait partie des pièces à fournir par le promoteur pour avoir son autorisation auprès du ministère sectoriel.
Aujourd’hui, avec la dématérialisation, quel est le processus d’obtention dudit certificat ?
Pour se le procurer, il faut soumettre à l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) un résumé de son projet ainsi que son montant. Ensuite, l’agence fait le streaming environnemental pour voir où classer ce projet. Elle appréciera si le projet a besoin d’étude d’impact environnemental ou s’il a besoin d’étude d’impact environnemental et social. Et si c’est utile, l’agence se déplace pour faire la visite de site afin de voir s’il est conforme au projet … Après cela, le promoteur va se rapprocher d’un bureau d’études ou un groupement de bureaux d’études ou de consultants ou d’experts pour faire réaliser l’étude d’impact environnemental. Un rapport provisoire en dix exemplaires et en numérique nous est soumis; version sur Cd-Rom et sur clé Usb et nous mettons en place un comité ad hoc formé des agents de l’Abe, des universitaires et d’autres pour pouvoir étudier le dossier. On associe aussi les maires, les chefs d’arrondissement et les chefs de quartiers parfois, parce qu’il faut qu’ils sachent qu’un projet va s’installer dans leur zone et qu’ils nous disent si la population a accepté ou non. Entre-temps, pour finaliser le rapport, il faut que le bureau d’études fasse ce qu’on appelle une consultation du public pour savoir si les populations qui habitent dans l’environnement du projet acceptent qu’il soit implanté dans leur zone. Quand il va recevoir le certificat après, il va le mettre dans le dossier pour continuer et avoir l’autorisation finale.
Quelle est la plateforme qui favorise cette procédure en ligne ?
Il suffit d’aller sur e-service public et de cliquer sur le certificat de conformité environnementale et sociale puis de soumettre les documents que l’on déposait à l’Abe. Comme je le disais, le processus est hybride au début, c’est-à-dire qu’au lieu de dix exemplaires au début, on va demander de déposer cinq exemplaires, parce que nous envoyons les rapports aux chefs d’arrondissement, aux chefs de quartier, aux mairies qui n’ont peut-être pas encore d’ordinateur. Donc, on fera hybride et puis le comité ad hoc qu’on mettra en place va faire ses amendements qu’il va nous envoyer en ligne. Nous allons les prendre en compte et on aura un atelier pour finaliser la validation et envoyer au promoteur, toujours en ligne, les recommandations et amendements qu’on lui demandera de revoir. Après quoi, il nous envoie encore un rapport final en un exemplaire, toujours en ligne; ce qui nous permet de finaliser le plan de gestion environnementale qui est un document indispensable qui accompagne toujours le certificat de conformité environnementale et sociale qui sera délivré en ligne. Le directeur général de l’Abe va mettre son quitus, le document va automatiquement chez le ministre qui signe. À l’instant où le ministre signe, le promoteur sera informé par courriel et par Sms que son certificat est prêt et c’est à lui maintenant de l’imprimer.
Quel est le délai pour qu’un promoteur puisse entrer en possession de son Certificat de conformité environnementale et sociale ?
En une vingtaine de jours, tout le processus est achevé. Car il faut donner le document à lire aux membres du comité ad hoc pendant au moins cinq à huit jours, selon le volume du document. Il faut leur donner le temps de faire les amendements nécessaires. Il faut aussi compter le temps entre le rapport provisoire et le rapport final. Si le promoteur traîne pour donner le rapport final, cela jouera sur le délai. Et dans le nouveau décret sur la procédure de gestion environnementale, on a dit qu’après trois mois, on ne reçoit plus de rapport, pour les contraindre à faire preuve de promptitude. Sinon, il y a des promoteurs qui reviennent nous voir après une année. Ils ont intérêt aussi à se faire rapidement délivrer leur certificat de conformité environnementale pour finaliser leur dossier et envoyer aux ministères sectoriels pour avoir l’autorisation. Certes, il y a certains promoteurs qui essaient de ruser avec nous souvent. Ils envoient la demande et ils commencent les travaux. Dans ce cas, nous les soumettons à l’audit environnemental externe et dans le nouveau décret, l’audit environnemental externe, dans ces conditions, coûte plus cher que les redevances qu’on paie pour l’évaluation environnementale.
Environnement 27 mai 2021


Vision de Patrice Talon pour le second mandat: Aurélien Agbénonci démarre sur les chapeaux de roue
Une réunion spéciale du comité des directeurs a été présidée, le mercredi 26 mai, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Elle intervient seulement quelques heures après la reconduction du chef de la diplomatie nationale à la tête du ministère à la faveur du premier gouvernement de Patrice Talon II. Le ministre des Affaires étrangères est en phase avec la vision du chef de l’Etat et est à pied d’œuvre pour la voir rapidement se concrétiser. Il a présidé une réunion spéciale du comité des directeurs, quelques heures seulement après sa reconduction au sein du gouvernement du président Patrice Talon. L’objectif de cette rencontre est de partager avec son équipe l’essentiel de ce qu’a dit le chef de l’Etat lors du Conseil des ministres inaugural ce mercredi, de rappeler les priorités et de donner les orientations claires relatives aux défis à relever par la maison diplomatie les cinq prochaines années. Selon le ministre Aurélien Agbénonci, ce second mandat qui démarre, reste celui de la transformation de l’essai, celui de la confirmation des réformes. Il s’agit, pour lui, d’imprimer ici et maintenant la vision portée par le président de la République pour la réussite de ce mandat. Il a, par ailleurs, insisté sur la rigueur dans la gestion des affaires de l’Etat, la bonne gouvernance qui doit être le leitmotiv des responsables à divers niveaux. Le chef de la diplomatie béninoise a, en outre, annoncé les perspectives en cinq points. Il s’agit de consolider la crédibilité retrouvée du Bénin au plan régional, continental et international, de promouvoir le multilatéralisme, d’opérationnaliser le concept d’ambassadeurs non-résidents, d’œuvrer au positionnement des cadres béninois dans les organisations internationales puis promouvoir la zone de libre échange avec le Nigeria. Pour atteindre ces objectifs, le ministre Aurélien Agbénonci a invité les directeurs et leurs collaborateurs à mieux travailler en équipe. Actualités 27 mai 2021


Situation sociale et politique du Bénin: Les appréciations des évêques
La conférence épiscopale du Bénin était, du 18 au 20 mai dernier, à sa troisième session plénière au Grand séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji à Klouékanmè, dans le département du Couffo. Plusieurs préoccupations d’ordre religieux et politique ont retenu l’attention au cours de ces assises ordinaires. Elles ont été révélées à travers un communiqué lu, dans la soirée du jeudi 21 mai dernier, par le porte-parole de la conférence, Mgr Eugène Cyrille Houndékon. « Sur le plan social, les évêques du Bénin déplorent la recrudescence, dans certaines localités de notre pays, des crimes rituels et des sacrifices humains conduisant parfois à la vindicte populaire ». Pour cela, ils invitent les uns et les autres au respect de la sacralité de la vie humaine qui appartient avant tout à Dieu et dont l’homme rendra compte un jour. Par la même occasion, ils exhortent les populations à s’abstenir de se faire justice elles-mêmes. Sur le plan socio-politique, les évêques du Bénin sont très préoccupés par la fracture sociale évidente qui s’exprime par les clivages de plus en plus prononcés au sein de la classe politique, le climat de méfiance et de peur qui règne au cœur des populations et l’expression de divers sentiments de frustration. Ils plaident pour la construction d’un nouvel ordre de vivre-ensemble basé sur la contribution de tous, le dialogue, la tolérance et la réconciliation et qui s’inscrit résolument dans l’optique de la devise de notre pays : « Fraternité- justice- travail». Que tous les acteurs politiques de notre pays puissent laisser résonner dans leur esprit ces mots du discours d’au revoir du pape Benoît XVI, à l’aéroport Bernardin Cardinal Gantin, le dimanche 20 novembre 2011: «Le mot fraternité est le premier des trois de votre devise nationale. Vivre ensemble en frères, malgré de légitimes différences, n’est pas une utopie. Pourquoi un pays africain n’indiquerait-il pas au reste du monde, la route à prendre pour vivre une fraternité authentique dans la justice en se fondant sur la grandeur de la famille et du travail ? », rappelle Mgr Eugène Houndékon, porte-parole de la Conférence épiscopale du Bénin. Du reste, la troisième session plénière a accueilli le nouveau nonce apostolique près le Bénin et le Togo, Son Excellence Mgr Mark Gerard Miles. Les noces d’or de l’établissement des relations diplomatiques entre le Bénin et le Saint-Siège seront célébrées, mercredi 30 juin prochain. Dans ce cadre, les fidèles chrétiens sont invités à faire monter devant Dieu, le cantique d’action de grâce pour qu’il continue de bénir et de féconder cette coopération.
Les personnes âgées honorées
Egalement, les évêques ont salué, au cours de leurs assises, l’institution par le Pape François, de la « Journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées » fixée au 4e dimanche du mois de juillet. De même, ils encouragent la tenue, en ce mois de mai 2021, de la première édition du « Mois des séminaires» sur toutes les paroisses. La vie des séminaires, les maisons de formation des futurs prêtres ont aussi retenu l’attention. Cette année, les séminaires Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, St Joseph du Lac d’Adjatokpa et Notre-Dame de Fatima de Parakou célèbrent respectivement 25 ans, 45 ans et 60 ans d’existence. La Conférence épiscopale a souhaité que ces différents anniversaires soient pour les formateurs et les séminaristes, des occasions d’un engagement renouvelé à relever les nombreux défis de la formation au sacerdoce dans les circonstances actuelles. Des mots de compassion des évêques sont allés au diocèse de Porto-Novo, pour le rappel à Dieu du père Gervais Avounde, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Immaculée conception de Tohouè, ainsi qu’au diocèse de Cotonou pour le décès du père Arsène Hounkpè, responsable de la Mutuelle de santé et à celui de Parakou pour la disparition du père Jacques Gravier, aumônier du Monastère Notre-Dame de l’Etoile de Parakou.
Actualités 27 mai 2021


Révision du Plan comptable de l’Etat: Le projet du document validé
Le Plan comptable de l’Etat est en relecture. Le projet du document révisé a fait l’objet d’un atelier de validation, ce mercredi 26 mai à Cotonou, en vue du basculement en comptabilité d’exercice. Adopté depuis 2015 mais jamais mis en œuvre en raison du retard dans la mise en place des outils nécessaires à son application, le plan comptable de l’Etat subit une relecture. Sa révision s’inscrit dans la logique du basculement en comptabilité d’exercice à partir du 1er janvier 2022, visant à renforcer la bonne gouvernance. Les observations et apports au référentiel comptable ont été débattus et amendés par les parties prenantes, ce mercredi à Cotonou. C’est à la faveur d’un atelier de validation organisé avec le soutien du Programme d’appui à la gestion des investissements publics et à la gouvernance (Pacipg). Le plan comptable de l’Etat a fait l’objet d’aménagement lors de consultations préalables auprès de diverses structures du ministère de l’Economie et des Finances, rappelle Waliou Laye Libanio, directeur de la Règlementation comptable. Le document a été ensuite envoyé à la Cour des comptes, à l’Ordre des experts comptables et comptables agréés. Les changements portent, entre autres, sur la revue de certains titres et articles, la suppression des périodes transitoires prévues pour le passage à la comptabilité d’exercice. Les amendements concernent aussi la création de certains comptes patrimoniaux, la réorganisation des comptes des emprunts, projets, programmes, la modification de certains intitulés de compte et la déclinaison d’autres. La relecture n’apporte pas de modifications majeures sur le dispositif de l’arrêté n°410/MEFPD/DC/SGM/DGTCP du 2 février 2015 portant plan comptable de l’Etat dont les dispositions transitoires et finales avaient prévu sa mise en vigueur pour le 31 janvier 2018 au plus tard, selon Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Mais, il est apparu évident, lors des travaux de conception du nouveau Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp) qui consacre la « double commande», qu’il ne pourrait être appliqué en l’état, d’où l’initiative de sa relecture, explique Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique. L’adoption du Plan comptable de l’Etat s’inscrit dans le cadre des réformes budgétaire et comptable. Inspirée de celle des entreprises, la nouvelle comptabilité de l’Etat devrait garantir la transparence dans la gestion des deniers publics et favoriser la performance. « L’innovation principale introduite par ces réformes est le passage d’une logique de moyens à une logique de résultats », indique M. Orou Takou. Actualités 27 mai 2021


Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale: Qui est Raphaël Akotègnon ?
Expert-comptable de formation, Raphaël Akotègnon aura à mettre en jeu ses expériences pour impulser une nouvelle dynamique à la Décentralisation et à la Gouvernance locale. De nature calme, pondéré, discret, efficace et adepte du travail bien fait, l’homme a beaucoup de qualités et valeurs qu’il ne manquera pas de mettre à profit pour la réussite de son mandat. Un poste qu’il doit à sa formation politique, le Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji dont il est le trésorier général de la direction exécutive nationale. Né le 24 octobre 1961 à Porto-Novo, marié et père de sept enfants, le nouveau ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale n’est plus à présenter au plan politique. Raphaël Akotègnon a été successivement député des 5e, 6e et 7e législatures de l’Assemblée nationale dans la 15e circonscription électorale regroupant les six premiers arrondissements de Cotonou. Il était même le président de la Commission des Finances et des Echanges du Parlement de la 7e législature (2015-2019) présidée par Me Adrien Houngbédji. C’est d’ailleurs lui qui a conduit la liste Prd dans la 15e circonscription électorale lors des législatives de 2019. Mais le parti n’a pu participer à cette échéance. La liste du Prd a été rejetée par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour certaines irrégularités. Raphaël Akotègnon n’a pas pu renouveler son siège au Parlement comme d’ailleurs tous les autres députés Prd de la 7e législature. Malgré tout ceci, l’homme est resté fidèle aux idéaux du parti. Il n’a pas cherché à aller dans une autre formation politique. Raphaël Akotègnon était même à la célébration par le Prd de la victoire du président Patrice Talon, dimanche 23 mai dernier, après l’investiture de ce dernier, à Porto-Novo. C’est dire que c’est un fidèle des fidèles du Prd qui a désormais en charge le portefeuille de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Raphaël Akotègnon est militant de souche du Prd. Le parti vient de très loin depuis 1999 où il a claqué la porte du gouvernement du président Mathieu Kérékou I. Depuis lors, la formation politique a végété dans l’opposition jusqu’à l’arrivée du président Patrice Talon en avril 2016 où il a décidé de soutenir le régime du Nouveau départ. Ce soutien a fini par payer avec l’entrée au gouvernement de Raphaël Akotègnon qui fait depuis ce mercredi sa toute première expérience gouvernementale. Le président de la République, Patrice Talon venait ainsi de tenir sa promesse faite aux militants Tchoco-Tchoco, lors de l’Université de vacances du parti en janvier dernier. Le chef de l’Etat avait promis de travailler, au cours de son second mandat s’il gagnait la présidentielle, avec le Prd qui a été, selon lui, un allié loyal durant son premier quinquennat. C’est désormais chose faite. Patrice Talon a tenu parole à travers la promotion de Raphaël Akotègnon.   Actualités 27 mai 2021


David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale: « Nous allons investir 150 milliards de dollars en Afrique »
David Malpass, président de la Banque mondiale, a réitéré, jeudi dernier, l’engagement du Groupe à contribuer à la relance post-Covid en Afrique. Le continent devrait bénéficier de 150 milliards de dollars et des mesures relatives à la gestion de la dette pour la reprise économique. « Nous avons l’intention d’investir et de mobiliser environ 150 milliards de dollars en Afrique pour soutenir le redressement du continent après la pandémie et son développement à long terme », a déclaré le président du Groupe de la Banque mondiale. C’était à la faveur d’une table ronde régionale sur les médias en Afrique de l’Ouest et centrale, tenue jeudi 20 mai dernier par visioconférence. David Malpass réitère ainsi l’engagement pris, mardi 18 mai dernier, lors du Sommet du financement des économies africaines à Paris. Il souligne qu’une grande partie de ces ressources sera affectée « par le biais de subventions et de prêts à taux zéro à long terme de l’Association internationale de développement (Ida), qui continue d’assurer de solides flux nets positifs vers l’Afrique ». Pour ce faire, annonce-t-il, une vingtième reconstitution « ambitieuse et réussie » des ressources de l’Association internationale de développement (Ida-20) se fera d’ici décembre 2021. Elle permettra de fournir les financements concessionnels et les subventions dont les pays africains ont besoin. Depuis le début de la pandémie de Covid-19, rappelle M. Malpass, la Banque a mis à la disposition des pays africains plus de 24 milliards de dollars pour soutenir leurs systèmes sanitaires et leur reprise économique. Le Groupe appuie les pays pour l’achat et le déploiement des vaccins. Six projets ont déjà été approuvés, notamment pour le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire et la Gambie, et beaucoup d’autres devraient l’être en juin. Au total, 38 pays africains dont 18 en Afrique de l’Ouest et centrale ont demandé le soutien financier de la Banque mondiale, pour rattraper le retard dans l’accès à la vaccination.
De la dette
La viabilité et la transparence de la dette seront essentielles pour attirer de nouveaux financements et investissements, selon David Malpass. En Afrique de l’Ouest et centrale, précise-t-il, la dette publique a presque triplé au cours de la dernière décennie, passant de 109 milliards de dollars américains en 2010 à 306 milliards de dollars en 2019, soit de 34,1 % à 56,4 % du Produit intérieur brut (Pib). Neuf pays sont évalués à haut risque de surendettement en 2019 contre trois en 2010. Avec la Covid-19, les risques persistent. « La situation de la dette va certainement se détériorer davantage », analyse le président de la Banque mondiale. « Les solutions globales en la matière comporteront au moins quatre éléments : la suspension, la réduction, le règlement et la transparence de la dette », préconise-t-il. A l’en croire, seize pays d’Afrique de l’Ouest et centrale ont demandé à participer à l’Initiative de suspension du service de la dette (Issd) du G20 soutenue par la Banque mondiale, qui a fourni aux pays un espace budgétaire pour faire face à l’impact de la pandémie à partir d’avril 2021. Au-delà, une solution permanente est nécessaire pour réduire l’ampleur de la dette dans les pays les plus pauvres. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international (Fmi) coordonnent étroitement leurs efforts pour aider le G20 à mettre en œuvre le Cadre commun de réduction de la dette, assure David Malpass. Le succès du Cadre commun repose sur une pleine participation du secteur privé et sur l’amélioration de la transparence de la dette à travers la divulgation des données, estime-t-il.
Action climatique : l’incontournable !
La lutte contre le changement climatique s’avère importante en Afrique de l’Ouest et du Centre, indique David Malpass. D’ici 2030, projette-t-il, 26 millions de personnes supplémentaires risquent d’être poussées sous le seuil de la pauvreté dans la région, avec les sécheresses, les inondations et l’érosion côtière induites par le réchauffement climatique. « Nous travaillons avec les pays pour renforcer leur capacité d’absorber, d’adapter et de transformer les systèmes en réponse au changement climatique», fait savoir le président de la Banque mondiale. L’institution a adopté un Plan d’action sur le climat pour la période de 2021-2025 à travers lequel elle consacrera au moins 35 % de ses financements à l’action climatique pour contrer les chocs. Elle veillera également à ce que 50 % de ces financements soutiennent l’adaptation et la résilience. Le Groupe de la Banque mondiale compte ainsi promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une transition réussie vers un développement sobre en carbone. Les priorités portent sur les systèmes de l’énergie, l’agriculture, l’urbanisme, le transport et l’industrie qui contribuent à plus de 90 % des émissions mondiales.
Economie 27 mai 2021


Restitution des biens culturels: Joseph Djogbénou fait des observations au comité ad hoc
Le comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin était, hier mercredi 26 mai, au cabinet du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. Conduite par son président Nouréini Tidjani-Serpos, la délégation a présenté au président de la Haute juridiction le point des diligences et reçu ses contributions. Le président de la Cour constitutionnelle est très attaché à la question de la restitution des biens culturels. C’est ce qu’a laissé entendre, au sortir d’audience, le professeur Nouréini Tidjani Serpos, président du comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin. A l’en croire, le président Joseph Djogbénou a donné quelques orientations au comité pour la réussite de sa mission. « Le président de la Cour constitutionnelle nous a donné de précieux conseils et nous a même ouvert des voies aux plans juridique, culturel et cultuel que nous n’avions pas vues. Nous tenons à l’en remercier», a déclaré le professeur Nouréini Tidjani Serpos. Il se dit fier des échanges et l’est davantage du président de la Cour constitutionnelle. « En tant qu’ancien ministre de la Justice et en tant que président de la Cour constitutionnelle, rien de ce qui concerne notre nation ne lui est étranger. Nous avions besoin d’avoir son point de vue et nous avons rencontré un vrai citoyen qui ne reste pas seulement dans les prérogatives constitutionnelles. C’est d’abord un fils de notre pays. Il nous l’a montré encore. Il nous a indiqué des pistes pour que ces objets culturels soient réellement des biens nationaux et non pas des objets qui appartiennent à telle ethnie ou à telle autre », a confié le professeur Nouréini Tidjani-Serpos. Situant sur les motivations du comité, il fait observer que la question de la restitution des biens culturels préoccupe tout le monde, car il s’agit d’un problème identitaire. Il est question de faire en sorte que les biens qui ont été pillés avant et pendant la période coloniale reviennent au Bénin. Par ailleurs, le professeur Nouréini Tidjani-Serpos, président du comité chargé de la coopération muséale, a rappelé le niveau d’évolution du dossier de restitution des biens culturels. « Les 26 œuvres qui vont quitter le musée du Quai Branly seront au Bénin dans la dernière semaine du mois d’octobre. Les travaux sont déjà en cours à Abomey. Ces œuvres resteront au fort portugais de Ouidah en attendant la construction du musée d’Abomey qui sera leur réserve définitive », a-t-il expliqué. Actualités 27 mai 2021


Groupe financier de grande réputation: Sanlam Assurance Bénin remplace Saham Assurance
Le groupe Sanlam, acteur majeur du secteur financier en Afrique, est désormais propriétaire de la compagnie d’assurance Saham. Les responsables de la structure ont officialisé cette annonce, mercredi 26 mai à Cotonou, au cours d’une conférence de presse. Avec les mêmes valeurs mais encore plus de professionnalisme et d’engagement, Sanlam se met au service des populations pour leur permettre de vivre en toute confiance. Fondé en 1918 en tant que compagnie d'assurance vie, Sanlam est aujourd’hui un groupe leader des services financiers diversifiés, basé en Afrique du Sud. Il déploie ses activités à travers le continent africain ainsi qu'en Malaisie, aux Etats-Unis, en Inde et en Australie. Latifou Damala, administrateur de Sanlam assurance vie et non vie se félicite du fait que Sanlam Group développe une vision portée sur la création de valeur pour le client, placé au cœur de toute stratégie de développement. Plus d’une centaine d’années d’expérience qui profitent désormais aux populations avec l’avènement de Sanlam au Bénin, sur les cendres de Saham assurance vie et Saham assurance non vie. Cette compagnie d’assurance dispose d'une large couverture géographique sur toute l'étendue du territoire national avec ses trois bureaux directs et ses 40 agences générales. Elle a réalisé au 31 décembre 2020 un chiffre d'affaires de 4,200 milliards et occupe la quatrième place sur le marché béninois des assurances non-vie. Sanlam Bénin propose une offre produit complète dédiée à tous les segments de marchés, à travers ses trois lignes de métier que sont: particuliers, professionnels et multinationales. Edmond Bossou, directeur général de Sanlam assurance non-vie, expliquera que la compagnie adopte une vision « client-centric » en proposant des offres personnalisées répondant aux besoins réels du marché tout en déployant une approche commerciale basée sur la qualité de service. Forte de son expertise-métier et de son savoir-faire développés depuis dix ans, « la compagnie ambitionne de conforter son positionnement en tant que partenaire de référence pour toutes les parties prenantes et entend aujourd'hui capitaliser sur les synergies-groupe ainsi que l’expérience séculaire de son actionnaire de référence ».
Des produits innovants
Sanlam Group s’implante donc au Bénin avec des produits innovants répondant à la demande croissante d’une clientèle de plus en plus exigeante dans un marché fortement concurrentiel, soutient-il. Avec le rebranding, Sanlam propose à sa clientèle trois produits nouveaux. Le premier, l’assurance CyberEdge. Celle-ci a été conçue pour protéger les entreprises suite à une atteinte à leurs données immatérielles. Elle contribue à atténuer l'impact financier que peuvent avoir une fuite, une perte ou une violation de données. Ensuite, l’assurance responsabilité civile des dirigeants et mandataires sociaux qui prend en charge ou rembourse les conséquences pécuniaires résultant de toute réclamation amiable, arbitrale ou judiciaire introduite pendant la période d’assurance ou pendant la période subséquente à l'encontre d’un assuré personne physique ou personne morale. Enfin, retient le directeur général, l’assurance crédit pour soutenir l’économie béninoise. Cette Assurance-crédit permettra aux entreprises de développer les ventes à l'international, de trouver de nouveaux clients solvables et de se protéger contre les risques d’impayés. Pour Mariam Nassirou Wabi, directrice générale Sanlam Assurance vie, la société commercialise une gamme variée de produits d’assurance vie, destinée à couvrir les besoins des particuliers et des entreprises. Grâce à son expérience du marché et sa technicité, la société se positionne comme une compagnie d'assurance axée sur la proximité. C'est d’ailleurs la compagnie d'assurance qui a la plus forte présence géographique, à travers des bureaux directs dans les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Djougou et Lokossa, poursuit-elle. Groupe financier de référence coté à la bourse de Johannesburg, Sanlam propose une offre de solutions financières complètes et personnalisées dans tous les segments du marché. La nouvelle vision stratégique de la compagnie est axée sur la réalisation d'une croissance pérenne et ce, en capitalisant sur son expertise métier, doublée d'une meilleure gestion des risques. Elle adopte aujourd'hui les meilleures pratiques en matière de gouvernance d'entreprise, pour être conforme aux standards internationaux. Opter pour Sanlam, c’est opter pour la vie en toute confiance !
Actualités 27 mai 2021


Conseil national du dialogue social: Les syndicats des trésors publics de l’Uemoa reçus
Guillaume Attigbé, président du Conseil national du dialogue social (Cnds), a reçu en audience, hier mercredi 26 mai, une délégation de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Conduite par son président, Karim Ouattara, la délégation est allée rendre une visite de courtoisie au président du Cnds. Une délégation de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a été reçue hier mercredi 26 mai par le président du Conseil national du dialogue social (Cnds). Au terme de l’audience, Karim Ouattara, président de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a fait savoir que leur présence à Cotonou entre dans le cadre de l’organisation du 13e Congrès du syndicat national des agents de la trésorerie du Bénin. Il précise que c’est en marge de ce congrès que la délégation a rendu une visite de courtoisie au président du Conseil national du dialogue social (Cnds). Il affirme que Guillaume Attigbé est un grand syndicaliste qui fait valoir ses compétences dans le domaine du dialogue social et de tout ce qui permet d’apaiser les relations au sein d’une communauté, entre non seulement les travailleurs et le patronat mais aussi entre les politiques. Il informe qu’au cours du congrès qui se tiendra dans les jours à venir, les membres de l’Union des syndicats du trésor public de l’espace Uemoa vont tenir une assemblée générale afin de faire un bilan à mi-parcours des activités de l’organisation. « Nous sommes venus prendre de bons conseils auprès de notre aîné sur comment œuvrer pour que cette initiative qui vise à créer toute une synergie d’actions au niveau des agents des trésors publics de l’espace Uemoa soit profitable à nos administrations, à nos travailleurs et à nos Etats», souligne-t-il. Actualités 27 mai 2021


Conseil économique et social: Une délégation ivoirienne en visite de travail
Une délégation du Conseil économique, social, environ-nemental et culturel de la Côte d’Ivoire était hier mercredi 26 mai, dans les locaux du Conseil économique et social béninois. Il était question de la bonne coopération de travail entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Hier mercredi 26 mai, les membres du Conseil économique et social (Ces) du Bénin ont reçu la visite d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de la Côte d'Ivoire. C’est la toute première visite effectuée par Eugène Aka Aoulé, président du Cesec, après sa nomination. C’est donc un honneur pour le Bénin de le recevoir ainsi que toute sa délégation, a fait savoir Augustin Tabé Gbian, président du Ces: « Notre institution s'honore de la visite d’amitié et de travail du nouveau président du Cesec de la République sœur de Côte d’Ivoire… Je me réjouis, comme vous, de la présence du président Eugène Aka Aoulé parmi nous ». Après un tête-à-tête entre le président du Ces et ses hôtes, Augustin Tabé Gbian a rappelé que depuis les présidents Philippe Yasé et feu Charles Koffi Digbi, de bonnes relations sont entretenues entre le Cesec et le Ces. À travers cette visite, des chantiers de collaboration et des accords de coopération vont être dynamisés pour le bien-être des populations des deux pays. Eugène Aka Aoulé, président du Cesec a rappelé que c’est sous la conduite et la vision des présidents Allassane Ouattara et Patrice Talon que les liens étroits de coopération entre le Bénin et la Côte d’Ivoire s’intensifient, se vivifient et se diversifient. « Le président de la République de Côte d’Ivoire a apprécié au plus haut point la qualité de la coopération entre nos deux assemblées consultatives qui est la résultante des liens tissés au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le président Aka Aoulé. Il place cette visite sous le signe d’une amitié fidèle, respectueuse et solidaire entre les deux pays.
Historique coopération entre les deux institutions
La Côte d’Ivoire et le Bénin entretiennent d’excellentes relations bilatérales qui datent de l’époque coloniale. À partir de 1961, les deux Etats, après leur accession à la souveraineté internationale, ont formalisé leurs relations diplomatiques, valorisant ainsi un héritage et des repères communs afin de poursuivre leurs destinées conduites par les différents chefs d’État qui se sont succédé. « La célérité avec laquelle la visite de la délégation ivoirienne a été organisée traduit la qualité de la synergie qui caractérise la collaboration entre nos deux chambres sœurs... La présente rencontre revêt une triple dimension, celle de la reconnaissance du soutien permanent du Ces, de la célébration d'une amitié et enfin de la consolidation des liens de coopération entre nos deux institutions », a précisé Eugène Aka Aoulé. Le Bénin reste et demeure un allié sûr pour la chambre consultative ivoirienne. Selon Eugène Aka Aoulé, trois raisons motivent la visite de la délégation ivoirienne en terre béninoise. En effet, après le décès du président Charles Coffi Digbi, le Bénin à travers le Ces a pris une part inestimable dans l’organisation des obsèques de ce dernier en mars 2021. Cet acte fort ne saurait passer inaperçu. La deuxième raison est relative au soutien sans faille que le Ces n’a cessé d’apporter au Cesec dans le cadre du mandat qu'il exerce à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et similaires (Aicessi). Enfin, la troisième raison de cette visite est relative à la qualité de la coopération bilatérale que le Conseil économique et social du Bénin et le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années. Conscient des défis et perspectives tout en cherchant à consolider les acquis, Eugène Aka Aoulé réaffirme la disponibilité du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire à œuvrer inlassablement au renforcement des capacités, à la tenue régulière de séances d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériences ainsi qu’à l’examen des thématiques d’intérêt commun.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 27 mai 2021


1848 - 3221