La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Conseil national du dialogue social: Les syndicats des trésors publics de l’Uemoa reçus
Guillaume Attigbé, président du Conseil national du dialogue social (Cnds), a reçu en audience, hier mercredi 26 mai, une délégation de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Conduite par son président, Karim Ouattara, la délégation est allée rendre une visite de courtoisie au président du Cnds. Une délégation de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a été reçue hier mercredi 26 mai par le président du Conseil national du dialogue social (Cnds). Au terme de l’audience, Karim Ouattara, président de l’Union des syndicats des trésors publics de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a fait savoir que leur présence à Cotonou entre dans le cadre de l’organisation du 13e Congrès du syndicat national des agents de la trésorerie du Bénin. Il précise que c’est en marge de ce congrès que la délégation a rendu une visite de courtoisie au président du Conseil national du dialogue social (Cnds). Il affirme que Guillaume Attigbé est un grand syndicaliste qui fait valoir ses compétences dans le domaine du dialogue social et de tout ce qui permet d’apaiser les relations au sein d’une communauté, entre non seulement les travailleurs et le patronat mais aussi entre les politiques. Il informe qu’au cours du congrès qui se tiendra dans les jours à venir, les membres de l’Union des syndicats du trésor public de l’espace Uemoa vont tenir une assemblée générale afin de faire un bilan à mi-parcours des activités de l’organisation. « Nous sommes venus prendre de bons conseils auprès de notre aîné sur comment œuvrer pour que cette initiative qui vise à créer toute une synergie d’actions au niveau des agents des trésors publics de l’espace Uemoa soit profitable à nos administrations, à nos travailleurs et à nos Etats», souligne-t-il. Actualités 27 mai 2021


Conseil économique et social: Une délégation ivoirienne en visite de travail
Une délégation du Conseil économique, social, environ-nemental et culturel de la Côte d’Ivoire était hier mercredi 26 mai, dans les locaux du Conseil économique et social béninois. Il était question de la bonne coopération de travail entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. Hier mercredi 26 mai, les membres du Conseil économique et social (Ces) du Bénin ont reçu la visite d’une délégation du Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec) de la Côte d'Ivoire. C’est la toute première visite effectuée par Eugène Aka Aoulé, président du Cesec, après sa nomination. C’est donc un honneur pour le Bénin de le recevoir ainsi que toute sa délégation, a fait savoir Augustin Tabé Gbian, président du Ces: « Notre institution s'honore de la visite d’amitié et de travail du nouveau président du Cesec de la République sœur de Côte d’Ivoire… Je me réjouis, comme vous, de la présence du président Eugène Aka Aoulé parmi nous ». Après un tête-à-tête entre le président du Ces et ses hôtes, Augustin Tabé Gbian a rappelé que depuis les présidents Philippe Yasé et feu Charles Koffi Digbi, de bonnes relations sont entretenues entre le Cesec et le Ces. À travers cette visite, des chantiers de collaboration et des accords de coopération vont être dynamisés pour le bien-être des populations des deux pays. Eugène Aka Aoulé, président du Cesec a rappelé que c’est sous la conduite et la vision des présidents Allassane Ouattara et Patrice Talon que les liens étroits de coopération entre le Bénin et la Côte d’Ivoire s’intensifient, se vivifient et se diversifient. « Le président de la République de Côte d’Ivoire a apprécié au plus haut point la qualité de la coopération entre nos deux assemblées consultatives qui est la résultante des liens tissés au plus haut sommet de l’Etat », a ajouté le président Aka Aoulé. Il place cette visite sous le signe d’une amitié fidèle, respectueuse et solidaire entre les deux pays.
Historique coopération entre les deux institutions
La Côte d’Ivoire et le Bénin entretiennent d’excellentes relations bilatérales qui datent de l’époque coloniale. À partir de 1961, les deux Etats, après leur accession à la souveraineté internationale, ont formalisé leurs relations diplomatiques, valorisant ainsi un héritage et des repères communs afin de poursuivre leurs destinées conduites par les différents chefs d’État qui se sont succédé. « La célérité avec laquelle la visite de la délégation ivoirienne a été organisée traduit la qualité de la synergie qui caractérise la collaboration entre nos deux chambres sœurs... La présente rencontre revêt une triple dimension, celle de la reconnaissance du soutien permanent du Ces, de la célébration d'une amitié et enfin de la consolidation des liens de coopération entre nos deux institutions », a précisé Eugène Aka Aoulé. Le Bénin reste et demeure un allié sûr pour la chambre consultative ivoirienne. Selon Eugène Aka Aoulé, trois raisons motivent la visite de la délégation ivoirienne en terre béninoise. En effet, après le décès du président Charles Coffi Digbi, le Bénin à travers le Ces a pris une part inestimable dans l’organisation des obsèques de ce dernier en mars 2021. Cet acte fort ne saurait passer inaperçu. La deuxième raison est relative au soutien sans faille que le Ces n’a cessé d’apporter au Cesec dans le cadre du mandat qu'il exerce à l’Association internationale des conseils économiques et sociaux et similaires (Aicessi). Enfin, la troisième raison de cette visite est relative à la qualité de la coopération bilatérale que le Conseil économique et social du Bénin et le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire entretiennent depuis plusieurs années. Conscient des défis et perspectives tout en cherchant à consolider les acquis, Eugène Aka Aoulé réaffirme la disponibilité du Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Côte d’Ivoire à œuvrer inlassablement au renforcement des capacités, à la tenue régulière de séances d’échanges de bonnes pratiques et de partage d’expériences ainsi qu’à l’examen des thématiques d’intérêt commun.   Par Ulrich AKPOVO (Stag.)
Actualités 27 mai 2021


Premier gouvernement du second quinquennat: Trois départs, deux entrées, une mutation
On sait désormais tout du nouveau gouvernement du président Patrice Talon. L’exécutif qui entame le second mandat avec lui ne change presque pas. Le chef de l’Etat a fait l’option de laisser continuer la dynamique en cours et de se focaliser sur la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Pas de grand mouvement. Le président Patrice Talon poursuivra la mise en œuvre de son programme d’action au titre du deuxième quinquennat avec la plupart des membres de l’Exécutif. Il s’est séparé de seulement trois ministres. Sacca Lafia dont le départ était attendu parce que promu à d’autres fonctions, Mahugnon Kakpo, débarqué de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et enfin, Alain Sourou Orounla, jusque-là ministre de la Communication. Une seule mutation est intervenue. Alassane Séidou devient ainsi l’un des ministres les plus mutés sous le régime Talon. Ministre de la Santé, il est passé par les Infrastructures, la Décentralisation avant d’échouer au ministère de l’Intérieur dans le nouveau gouvernement. Il va céder son ancien portefeuille à un nouvel entrant, Raphaël Akotègnon, qui lui, devient ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. La seconde entrée au gouvernement est celle de Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle. Des promotions, il y en a également eu dans ce premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Romuald Wadagni, alors ministre de l’Economie et des Finances devient ministre d’Etat en conservant son portefeuille. Abdoulaye Bio Tchané qui était jusque-là le seul ministre d’Etat conserve cette attribution et est chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale. Au total, une équipe de 23 membres dont cinq femmes. Le chef de l’Etat a préféré la continuité. Ayant déjà imprimé sa marque à ses ministres, il a fait l’option d’éviter le recommencement. La poursuite du projet de développement qui vise à révéler le Bénin peut donc être assurée sans crainte. Sauf que la confiance du président de la République en certains de ses collaborateurs va grandissante. On pourra le souligner au regard de ce nouveau gouvernement, puisque certains ministres ont eu la chance de boucler le premier quinquennat à ses côtés et entament aussi le nouveau avec lui. Abdoulaye Bio Tchané, Romuald Wadagni, Aurélien Agbénonci, Alassane Séidou, José Didier Tonato, Adidjatou Mathys, Salimane Karimou, Dona Jean Claude Houssou et Oswald Homéky font partie de cette liste de privilégiés promus, le 7 avril 2016, à la faveur du tout premier gouvernement de l’ère Talon puis reconduits dans le nouveau gouvernement du second mandat à la faveur du décret N°2021-257 du 25 mai 2021, portant composition du nouveau gouvernement. Il faut préciser aussi la prise du décret N°2021-258 du 25 mai 2021 portant nomination à la présidence, par lequel, Pascal Iréné Koupaki, est maintenu Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre d’Etat. Idem pour Johanes Dagnon, le Conseiller spécial du président de la République qui assure la coordination du Bureau d’analyse et d’investigation. Le même décret promeut Hamet Aguèmon, banquier de haut niveau, ministre conseiller aux investissements et maintient Edouard Ouin-Ouoro, secrétaire général du gouvernement, de même que Bertin Bada, directeur du cabinet militaire. Léandre Wilfried Houngbédji, ancien directeur de la Communication à la présidence de la République, est le tout nouveau secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Actualités 26 mai 2021


Cités dans l’Ordre national: Deux cadres du ministère du Numérique reçoivent leurs insignes
Marius Hervé Atayi-Guèdègbé, directeur de la Programmation et de la Prospective et Laurent Marc Layiwola, gestionnaire de projet, deux cadres du ministère du Numérique et de la Digitalisation, sont élevés à titre exceptionnel aux grades respectifs d’officier et de chevalier de l’Ordre national du Bénin. Ils ont reçu leurs insignes, vendredi 21 mai dernier, au siège de la grande chancellerie à Cotonou. C’est à la faveur d’une cérémonie groupée que Marius Hervé Atayi-Guèdègbé, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère du Numérique et de la Digitalisation fait officier de l’Ordre national du Bénin et Laurent Marc Layiwola, gestionnaire de projet, en service dans le même ministère et promu chevalier, ont reçu leurs insignes. Cette cérémonie a, en effet, réuni plusieurs cadres d’une dizaine de structures publiques, cités dans l’Ordre national soit à titre exceptionnel, soit après dépôt de dossier auprès de la grande chancellerie. Après avoir cité les noms et professions de tous les récipiendaires, la grande chancelière Koubourath Anjorin Osseni, les félicite et souligne qu’ils sont désormais des citoyens « modèles dans la République, (…) des citoyens qui ne doivent plus, entre autres, brûler les feux tricolores » dans la circulation. Marius Hervé Atayi-Guèdègbé et Laurent Marc Layiwola sont, eux, nommés à titre exceptionnel dans l’Ordre national. Ils estiment que cette distinction est pour eux un encouragement à mieux faire. « Nous prenons cette distinction comme un encouragement, une invitation à mieux faire. C’est une nouvelle responsabilité pour nous, cela nous oblige à être beaucoup plus combatifs et très engagés pour le développement de notre pays », confie Marius Hervé Atayi-Guèdègbé. Aussi, les deux cadres ont-ils tenu à remercier le chef de l’Etat Patrice Talon et la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou ainsi que leurs chefs hiérarchiques grâce à qui cette citation dans l’Ordre national a été possible. Société 26 mai 2021


Comité national de la microfinance: La première session ordinaire de 2021 lancée
L’ouverture de la première session ordinaire du Comité national de la Microfinance a eu lieu, vendredi 21 mai dernier à Cotonou. C’était en présence de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé Mewanou. Au cours de l’année 2020, les agents du Comité national de la microfinance ont pu honorer le Plan annuel de travail (Pta) qu'ils ont établi. Mais tant qu’il reste à faire, rien n’est encore fait. Les insuffisances et apports ont été pris en considération pour élaborer le Plan de travail annuel (Pta) 2021. La première session ordinaire de l’année 2021 du Comité national de la microfinance a été lancée, vendredi 21 mai dernier, pour asseoir de véritables bases de travail. Réunis à la salle de conférence du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance à Cotonou, les principaux acteurs du secteur de la Microfinance ont mis en place les mécanismes d’exécution du Pta 2021. A cet effet, Brice Dansou, directeur général de la microfinance, a pris l’engagement devant la ministre Véronique Tognifodé Mewanou « que le plan de travail annuel 2021 pour le Comité national de la microfinance (Cnm) sera totalement exécuté ». Et pour y arriver, Brice Dansou n’a pas caché son intention de compter sur l’assiduité et le savoir-faire de ses collaborateurs du Cnm. Cette première session ordinaire permettra de relever les nombreux défis du secteur de la microfinance afin que les conditions de vie des populations soient davantage améliorées. Il s’agit donc d’une excellente occasion pour fixer les objectifs du Comité national de la microfinance au titre de l’année 2021 et échanger les points de vue et informations. Les principaux objectifs de cette session sont: la finalisation du processus d’actualisation du document de politique du développement de la microfinance pour mieux l'arrimer au Programme d’action du gouvernement et à la nouvelle dynamique du secteur, le suivi du processus d’élaboration de la stratégie nationale d’inclusion financière, la poursuite de l’assainissement du secteur de la microfinance au Bénin, le renforcement des actions de professionnalisation des systèmes financiers décentralisés (Sfd) avec une attention particulière sur l’éducation financière des clients, le renforcement de l’accès des Sfd aux ressources financières adaptées, la promotion des innovations financières au nombre desquelles la question de la finance digitale et l’élaboration d'un plan de relance économique en tenant compte des répercussions de la crise de la Covid-19 sur les Sfd au Bénin.
Des avancées mais aussi des difficultés
En dépit des avancées et satisfactions notées, les charges liées à la mise en œuvre des travaux sont nombreuses. Au regard des objectifs, d’énormes défis restent à relever. Véronique Tognifodé Mewanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, reste persuadée que grâce aux expériences et savoir-faire des acteurs de la microfinance, des décisions et des engagements seront pris pour permettre de traduire les ambitions en actes concrets. Après amendement, les différents points inscrits à l’ordre du jour de cette session ont permis aux acteurs d’échanger sur le niveau d’exécution des activités menées depuis les dernières sessions jusqu’à la présente ainsi que sur les performances atteintes sans oublier les activités projetées pour cette année à travers le Pta. Véronique Tognifodé Mewanou a fait savoir que ces points serviront d’éléments pour faire le diagnostic pour relever les avancées notables au sein du secteur et identifier les forces motrices pour faire face aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la mission. Il faut préciser qu’à la fin de la mission, un rapport d’activités sera disponible afin que des réflexions de mise en œuvre des recommandations soient engagées avec toutes les parties prenantes.   Ulrich AKPOVO (Stag.)
Société 26 mai 2021


Centenaire de Nonvitcha: Un héritage à perpétuer
Créée en 1921, l’association Nonvitcha totalise cent ans de vie cette année. Un centenaire marqué, dimanche 23 mai dernier à Grand-Popo par des engagements à perpétuer l’héritage. Les peuples Xwla et Xwela ont mis les petits plats dans les grands pour marquer d’un cachet spécial le centenaire de Nonvitcha. Dimanche dernier où la célébration a atteint son apothéose, cent lampions ont été allumés et cent enfants et adolescents ont développé en récital la thématique du centenaire intitulée « Maintenons la flamme allumée ». Ceci, en plus des activités ordinaires de la fête annuelle de retrouvailles. Ici, la flamme est, au dire des organisateurs de l’événement, l’allégorie de la fraternité, de l’amour et de la solidarité, valeurs chères aux pères fondateurs de l’association à savoir Adolphe Gnassounou Akpa, Siméon Abalo Loko et Augustin Kokou Azango. Entretenue depuis 1921, soit un siècle durant, la flamme ne doit jamais s’éteindre entre les mains des instances fédérales en exercice. Pour cela, le président fédéral Norbert Kassa et son équipe ont appelé à un peu plus de resserrement des liens. Et ce, à travers l’installation des cellules locales après celles communales et la contribution de tous au rayonnement de l’association. Le bureau est également préoccupé par la vie des sections de l’association à travers le monde. Des sections de Canada, des Etats-Unis, de la France, du Togo, du Gabon et de bien d’autres pays ont répondu à l’invitation aux festivités du centenaire.
Hors des frontières
« Nonvitcha est un phénomène qui dépasse les limites du Bénin », s’est félicité Norbert Kassa tout en prévenant que la défense des intérêts égoïstes risque d’être fatale pour l’avenir de l’association. Entre autres symboliques du centenaire, les familles respectives des pères fondateurs ont bénéficié de l’attention du bureau exécutif fédéral, de même que les anciens présidents ont été décorés. En cours, l’aménagement d’un espace dédié au centenaire de Nonvitcha à Grand-Popo. Les noces d’eau ont été aussi l’occasion de dresser une liste des contributions de Nonvitcha à l’amélioration des conditions de vie dans les localités peuplées des ressortissants Xwla et Xwela. Entre autres, la construction des infrastructures marchandes, des dons d’équipements médicaux, l’octroi de bourses d’études, des actions de lobbying et bien d’autres choses ont été mentionnés. Pour ce qui a pu être accompli durant ces cent ans pour le compte de l’association, une messe d’action de grâces a été dite sur la plage Nonvitcha en prélude aux réjouissances populaires. Présidant le culte, Mgr Victor Agbanou, évêque de Lokossa, a saisi l’occasion pour insister sur la nécessité de perpétuer l’héritage Nonvitcha. En ce qui concerne notamment les valeurs qu’elle incarne, a précisé l’évêque du diocèse de Lokossa dont ressortent les paroisses de Grand-Popo. Des bénédictions ont été également dites en faveur de la concrétisation des ambitions pour les cent prochaines années. Mais ce qui a été fait à Grand-Popo n’est qu’une étape de la série de trois manifestations prévues pour marquer le centenaire. A Sèmè-Podji en 2022, la fête sera rééditée et en 2023 à Akodéha, dans la commune de Comé, selon le président du Bureau exécutif fédéral.
Actualités 26 mai 2021


Premier gouvernement du second quinquennat : Trois départs, deux entrées, une mutation
On sait désormais tout du nouveau gouvernement du président Patrice Talon. L’exécutif qui entame le second mandat avec lui ne change presque pas. Le chef de l’Etat a fait l’option de laisser continuer la dynamique en cours et de se focaliser sur la réalisation du Programme d’action du gouvernement (Pag). Pas grand mouvement. On prend les mêmes et on recommence. Le président Patrice Talon poursuivra la mise en œuvre de son programme d’action au titre du deuxième quinquennat avec la plupart des membres de l’Exécutif. Il s’est séparé de seulement trois ministres. Sacca Lafia dont le départ était attendu parce que promu à une autre fonction, Mahugnon Kakpo, débarqué de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et enfin, Alain Sourou Orounla, jusque-là ministre de la Communication. Une seule mutation est intervenue. Alassane Séidou devient aussi l’un des ministres les plus mutés sous le régime Talon. Ministre de la Santé, il est passé par les Infrastructures, la Décentralisation avant d’échouer au ministère de l’Intérieur à la faveur du nouveau gouvernement. Il va céder son ancien portefeuille à un nouvel entrant, Raphael Akotègnon, qui lui, devient ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale. La seconde entrée au gouvernement est celle de Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire technique et de la Formation professionnelle. Des promotions, il y en a également dans ce premier gouvernement du second mandat du chef de l’Etat. Romuald Wadagni, alors ministre de l’Economie et des Finances devient ministre d’Etat en conservant son portefeuille. Abdoulaye Bio Tchané qui était jusque-là le seul ministre d’Etat conserve cette attribution et est chargé du Développement et de la coordination de l’action gouvernementale. Au total, une équipe de 23 membres dont cinq femmes. Le chef de l’Etat a préféré la continuité. Ayant déjà imprimé sa marque à ses ministres, il a fait l’option d’éviter le recommencement. La poursuite du projet de développement qui vise à révéler le Bénin peut donc se poursuivre sans crainte. Sauf que la marque de la confiance du président de la République en certains de ses collaborateurs va grandissant. On pourra le souligner à la faveur de la formation de ce nouveau gouvernement, puisque certains ministres ont eu la chance de boucler le premier quinquennat à ses côtés et entame aussi le nouveau. Abdoulaye Bio Tchané, Romuald Wadagni, Aurélien Agbénonci, Alassane Séidou, José Didier Tonato, Adidjatou Mathys, Salimane Karimou, Dona Jean Claude Houssou et Oswald Homeky font partie de cette liste de privilégiés promus le 7 avril 2016 à la faveur du tout premier gouvernement de l’ère Talon reconduits dans le nouveau gouvernement du second mandat à la faveur du décret N°2021-257 du 25 mai 2021, portant composition du nouveau gouvernement. Il faut préciser aussi la prise du décret N°2021-258 du 25 mai 2021 portant nomination à la présidence, par lequel, Pascal Iréné Koupaki, est maintenu Secrétaire général de la présidence de la République avec rang de ministre d’Etat. Idem pour Johanes Dagnon le Conseiller spécial du président de la République qui s’adjoint la coordination du Bureau d’analyse et d’investigation. Le même décret promeut Hamed Aguèmon, banquier de haut niveau, ministre conseiller aux investissements et maintient Edouard Ouin-Ouoro, secrétaire général du gouvernement, de même que Bertin Bada, directeur du cabinet militaire. Léandre Wilfried Houngbédji, ancien directeur de la Communication à la présidence de la République est le tout nouveau secrétaire général adjoint du gouvernement et porte-parole du gouvernement.  
                                  Liste des membres du nouveau gouvernement de Talon
 
Ministre d’Etat chargé du développement et de la coordination de l'action gouvernementale : Abdoulaye Bio Tchané
 
Ministre d'Etat chargé l’économie et des finances : Romuald Wadagni
 
Ministres des affaires étrangères et de la coopération : Aurélien Agbénonci
 
Garde des sceaux, Ministre de la justice et de la législation : Maxime Quenum
 
Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique : Alassane Séidou
 
Ministre du cadre de vie et du développement durable : José Didier Tonato
 
Ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche :  Gaston Dossouhoui
 
Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale : Raphaël Akotegnon
 
Ministre du Travail et de la fonction publique :  Adidjatou Mathys
 
Ministre des affaires sociales et de la microfinance : Véronique Tognifodé
 
 Ministre de la santé : Benjamin Hounkpatin
 
Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : Eléonore Yayi Ladekan
 
Ministre des enseignements secondaire technique et de la formation professionnelle : Yves Kouaro
 
Ministre des enseignements maternel et primaire : Salimane Karimou
 
Ministre de l’Economie Numérique et de digitalisation: Aurelie Adam Soulé Zoumarou
 
Ministre des infrastructures et des transports : Hervé Hehomey
 
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Saddya Assouma
 
Ministre de l’eau et des mines: Samou Adambi
 
Ministre de l’énergie :  Dona Jean Claude Houssou :
 
Ministre des petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi : Modeste Kérékou
 
Ministre du tourisme, de la culture et des arts : Jean Michel Abimbola
 
Ministres des sports : Oswald Homeky
 
Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la défense nationale: Fortunet Alain Nouatin
Actualités 25 mai 2021


Discours d’investiture de Patrice Talon: Patrice Talon admiratif et fier du peuple béninois
Dans son discours d’investiture, dimanche 23 mai dernier à Porto-Novo, le président de la République, Patrice Talon, a exprimé son admiration et sa fierté de voir le peuple béninois engagé derrière lui pour la réussite des réformes mises en œuvre depuis 2016. Il a aussi salué l’esprit de maturité de ce peuple qui, malgré les divergences de points de vue, fait de l’unité nationale son leitmotiv. Le chef de l’Etat est fier de l’adhésion du peuple béninois aux différentes réformes engagées par son gouvernement depuis 2016. Au cours des cinq années à venir, Patrice Talon a promis d’entretenir cette confiance mutuelle, au jour le jour, le vivre-ensemble, condition sine qua non pour le développement. Il a invité les Béninois à toujours croire à la communauté de destin qui les lie et y travailler de manière plus harmonieuse. « Au regard de ce que nous parvenons à faire malgré nos divergences, nous devons nous convaincre qu’en étant plus unis, nous parviendrons à faire beaucoup de choses », a indiqué le chef de l’Etat. Il précise que désormais le défi des Béninois est de taire les querelles pour se consacrer à l’essentiel qui est la consolidation de la marche du pays vers le progrès, tout en restant mobilisés et soudés dans la lutte contre la pauvreté, réel et seul ennemi. « Ensemble, nous serons plus que jamais les maîtres de notre destin et capables de relever tous les défis qui se présentent à nous. J’en suis d’autant plus convaincu que ce que j’ai appris de fondamental ces cinq dernières années, c’est notre capacité collective à faire autant de grandes choses en peu de temps. C’est pourquoi, je suis admiratif de ce pays qui est le nôtre, le Bénin », a-t-il ajouté. De même, Patrice Talon n’a pas manqué d’exprimer son admiration et sa fierté au peuple auquel il appartient et à chacun de ses concitoyens, femmes et hommes, jeunes et adultes. C’est précisément ce qui fonde sa foi, sa certitude que ce qu’il réalise ensemble avec le peuple fera que le Bénin va davantage se révéler à lui-même et au reste du monde dans les années à venir. Actualités 25 mai 2021


Discours d’investiture de Patrice Talon: Le Prd célèbre le second mandat de Talon
Les militants du Parti du renouveau démocratique (Prd) ont célébré, juste après la cérémonie d’investiture, la victoire du duo présidentiel Patrice Talon - Mariam Chabi Talata. « Ce dimanche 23 mai 2021, c'est la fête de la Pentecôte. Spirituellement, c'est une fête très importante. Il se trouve aussi que ce 23 mai 2021 est une date symbolique pour le Prd. Nous avons mené un combat. Personne ne s'attendait à nous voir au niveau où nous sommes arrivés. Nous avons gagné ! Nous avons gagné ! Nous avons permis au président Patrice Talon de dire qu'il a gagné partout au Bénin. Nos voix font partie de ses voix », a déclaré le président du Prd, Me Adrien Houngbédji pour justifier le sens de l’initiative de la fête. Il remercie tous les militants qui ont permis au parti d’atteindre le niveau où il est aujourd’hui. « Vous avez parcouru le chemin avec nous. Vous avez suivi les consignes du parti et partout où nous vous attendions, vous avez été présents. Il était donc normal que le jour de son investiture, ne pouvant aller tous au stade Charles de Gaulle, vous soyez réunis, que vous soyez ici et dans les arrondissements de Porto-Novo pour fêter ensemble cette victoire », poursuit Me Adrien Houngbédji. Selon lui, la victoire du duo Patrice Talon-Mariam Chabi Talata est celle du Prd. Le leader charismatique des Tchoco-Tchoco remercie ses militants venus de partout du Bénin, notamment de Parakou, de Matéri, de Kandi, de Djougou. « Nous avons été très sensibles à ce qu’ils ont fait dans leurs localités respectives pendant la campagne électorale puisque tous les soirs, lorsqu'on nous montrait les photos et les vidéos de la tournée de campagne du duo Talon-Talata, nous voyions nos militantes et militants avec des fanions du Prd », a conclu Me Adrien Houngbédji.   Actualités 25 mai 2021


Le Père Irenée Tigo au sujet de la Pentecôte: « Chaque homme peut impacter s’il se laisse éclairer par l’Esprit Saint »
Dimanche 23 mai dernier, les chrétiens à travers le monde ont célébré la Pentecôte communément perçue comme la descente de l’Esprit saint sur les fidèles. Pour le père Irenée Tigo, la Pentecôte est un événement de grande portée qui consacre la naissance de l’Eglise universelle. Il en donne ici les fondements bibliques et met en exergue la troisième Personne de la Trinité, l’Esprit saint, dont la présence est essentielle à la vie en Christ.
La Nation : Que pouvez-vous nous dire des origines de la fête de Pentecôte ?
Père Irenée Tigo : Quand nous parlons de la Pentecôte aujourd’hui, il est facile de ne plus songer à ses racines juives. La Pentecôte, du terme grec Pentekostê qui signifie « cinquantième jour après la Pâque », est une fête juive avant d’être une fête chrétienne. Dans le judaïsme, la Pentecôte évoque deux événements : la fête des Moissons où l’on offre à Dieu les fruits des récoltes (Exode 23,16) et la fête du don de la Torah (Chavouot ou Shavouot). La Pentecôte chrétienne s’inscrivant dans cette tradition juive célèbre en ce cinquantième jour après Pâques le plus grand Don de Dieu aux hommes : l’Esprit Saint. Ainsi, c’est Dieu, le Père qui comble les hommes du fruit du Saint Esprit en faisant de Lui (le Saint Esprit) la Nouvelle Loi qui nous rend libres et qui nous constitue en Peuple consacré à Dieu.
Qui est l’Esprit Saint ?
L’Esprit Saint est la troisième hypostase ou personne de la Trinité. L’Esprit Saint est Dieu. A la création du monde, il planait sur les eaux pour faire advenir la vie et rien de ce qui est, n’est sans lui. Le Saint Esprit est désigné dans l’Ancien Testament par le terme hébreu « Rouah » qui signifie l’air en mouvement, le souffle, le vent, le dynamisme, une force, la respiration, l’haleine. Ce terme Rouah est traduit dans le Nouveau Testament par le terme grec « pneuma » qui signifie le vent (Jn 3, 8), le souffle, la respiration (Lc 23, 46), l’intelligence (Mc 2, 8). Pour désigner l’Esprit Saint, Jésus l’appelle aussi sous les vocables de : « le Défenseur, le Paraclet, le Consolateur, l’Esprit de Vérité». La figure du Saint Esprit a été plus mise en exergue au Concile de Constantinople (381). En effet, si Jésus-Christ est engendré non pas créé, l’Esprit Saint, quant à lui, procède du Père et du Fils. Et comme le disent les Pères conciliaires à Constantinople : « … Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire, il a parlé par les prophètes ».
En désignant l’Esprit Saint comme étant la troisième personne de la Trinité, ne ressort-il pas une hiérarchisation des trois personnes de la Trinité ?
C’est une grosse erreur théologique appelée hérésie que l’on fait en raisonnant ainsi. Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu l’Esprit Saint ne sont pas les mêmes Personnes. Ce sont des Personnes bien distinctes l’une de l’autre. Et ce n’est pas du trithéisme parce qu’on se retrouverait devant trois (03) Dieux. Non ! Il s’agit d’une seule et même nature divine en trois Personnes bien distinctes. Le Père ne se confond pas au Fils, et le Fils ne se confond pas non plus à l’Esprit Saint. Il y a souvent deux hérésies que nous faisons en parlant de la Trinité et aussi de l’Esprit. Il s’agit du modalisme et du subordinationisme. Ce sont des termes, certainement nouveaux pour vous, mais le contenu nous est familier. Le modalisme ou la conception modaliste consiste à considérer l’Esprit Saint comme un mode de manifestation, c’est-à-dire une manière de manifestation de Dieu le Père ou du Fils, Jésus-Christ. Donc l’Esprit Saint ne serait au fond que Dieu le Père ou le Fils qui se manifesterait autrement sous le nom de l’Esprit Saint. Le subordinationisme ou la conception subordinationiste consiste à subordonner l’Esprit Saint au Fils et le Fils au Père. Et comme tel, le Fils et l’Esprit Saint seraient inférieurs à Dieu le Père, autrement dit, ils ne partageraient pas la pleine nature divine avec le Père. Quand nous voulons parler du Saint Esprit, il nous faut bien faire attention à ce que nous disons pour ne pas faire des hérésies et être littéralement dans l’erreur. Notre bonne volonté d’expliquer la Trinité et notamment le Saint Esprit aux gens ne suffit pas, il faut encore maitriser ce dont il est question.
L’Esprit Saint que Jésus donna à ses Apôtres après sa résurrection dans l’évangile de Saint Jean est-il différent de l’Esprit reçu au cénacle au jour de la Pentecôte ?
Monsieur le Journaliste, avec ces deux événements de descente du Saint Esprit, nous pouvons dire que les Apôtres ont connu deux Pentecôtes à savoir en Jean 20, 22 et en Actes des Apôtres 2. L’Esprit Saint reçu par les Apôtres à ces deux moments est le même, avec cependant des finalités bien différentes. Dans l’Evangile de saint Jean 20, 22, l’Esprit Saint donné est en vue de la rémission des péchés. Il faut relire le texte pour le savoir. Et dans les Actes des Apôtres, l’Esprit Saint donné est en vue de l’envoi en mission. Désormais, les disciples du Christ ont la force et la grâce d’être témoins de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. L’Esprit Saint reçu est le même, avec cependant des missions différentes à confier. Il en est d’ailleurs de même du baptême et de la confirmation parmi les sacrements de l’initiation chrétienne. L’Esprit Saint reçu au baptême nous fait naître à la vie des Fils de Dieu. L’Esprit Saint reçu à la confirmation nous rend adulte dans la foi afin que nous nous engagions pour notre foi.
De plus en plus, d’aucuns se disent avoir l’Esprit Saint et créent des communautés ici et là. Comment s’en convaincre?
Le souffle du Saint Esprit continue de souffler et il agit en qui il veut et où il veut. Ce souffle du Saint Esprit est la source d’un renouveau permanent dans l’Eglise à travers ses dons et charismes. Plusieurs communautés chrétiennes affectionnent le Saint Esprit. Plusieurs mêmes, au nom de telle ou telle inspiration reçue de lui, créent de nouvelles communautés chrétiennes. Et la seule question à se poser est de savoir si : l’Esprit Saint souffle-t-il pour que se multiplient les communautés (ou sectes) chrétiennes ou pour consolider notre unité (Jn 17, 21-26) dans la vérité ? Autrement dit, si l’Esprit Saint m’inspire et agit en moi, faudrait-il que moi aussi, je crée ma communauté chrétienne ? Est-ce cela être inspiré par l’Esprit Saint ? N’est-ce pas plutôt être un signe de renouveau et de vie pour ma communauté ? Beaucoup parlent du Saint Esprit et recherchent ses charismes de nos jours, ce qui est très bien car cela participe à la gloire de Dieu. Mais la question fondamentale est de se demander quelle est la place accordée au Christ dans notre relation à l’Esprit Saint d’une part et quelle est la part accordée à la Vierge Marie dans notre vie dans l’Esprit Saint. Celui qui prie le Saint Esprit et demande qu’il agisse en lui dans toute sa puissance, mais qui ne considère pas, ne vénère et ne prie pas la Vierge Marie n’est au fond pas cohérent avec lui-même. Car Marie est la première personne à l’aube des temps nouveaux, en qui l’Esprit Saint a déployé sa toute-puissance à travers la naissance de Jésus. Tout ce qui est dit de Marie, est dit en relation à Jésus Christ qui a fait don du Saint Esprit aux hommes. Pour apprécier la solidité et la cohérence d’un discours sur le Saint Esprit, voyez la place qui y est accordée au Christ et à Marie. Y sont-ils bien intégrés ou mis en quarantaine ?
Comment ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint ?
Ouvrir les portes de sa vie à l’Esprit Saint revient à ouvrir son esprit à l’action du Saint Esprit, qui travaille à un renouvellement de notre mentalité pour nous unir toujours plus au Christ. Et pour se faire, nous devons d’abord avoir une vie de prière, ensuite nous familiariser à la Parole de Dieu à travers la lecture de la Bible et enfin, garder l’esprit ouvert à toutes les inspirations et motions du Saint Esprit, qui peut nous inspirer à travers nos parents, un ami ou un événement, etc. L’Esprit Saint est le plus grand Don de Dieu que le Christ ait fait aux hommes. Un don ou un cadeau s’accueille. L’accueil requiert un état d’ouverture d’esprit et du cœur dans la foi, l’espérance et la charité.
Vous l’avez évoqué, la Pentecôte était une fête juive. Allez-vous donner raison aux Africains qui pensent qu’on leur impose des fêtes juives et le Dieu des Blancs ?
Monsieur le Journaliste, votre question m’intéresse particulièrement car plusieurs Africains se la posent aussi. Si la Pentecôte a des racines juives, en quoi la descente de l’Esprit Saint célébrée par les chrétiens a-t-elle une connotation juive ? Et Jésus ou le Saint Esprit est le Dieu des Blancs qu’on imposerait à nous les Africains ? En aucun cas, Jésus ou le Saint Esprit n’est pas le Dieu des Blancs. Jésus Christ et le Saint Esprit sont Dieu non pas pour un groupe culturel ou territorial, mais pour tout l’univers, sans quoi il ne serait plus Dieu, car la Divinité est Transcendance et omnipotence. Jésus est venu pour tous les hommes et l’Esprit Saint qu’il nous donne est donné à tous les hommes. La preuve de l’universalité de la foi en Jésus-Christ est donnée dans le récit de la Pentecôte en Ac 2. Après les événements de la passion-mort et résurrection du Christ, la peur voulait tenir captive la Bonne Nouvelle car ses témoins, c’est-à-dire les disciples du Christ avaient peur et vivaient en cachette, enfermés dans une maison de Jérusalem. Mais la question est de savoir s’il était possible que la peur retienne enfermée la Bonne Nouvelle du Christ ? Le Christ n’est-il pas la Lumière à mettre sur le lampadaire pour qu’il éclaire tous les hommes? Et c’est cela, monsieur le Journaliste, il n’y aurait pas la Pentecôte que tout se limiterait à Jérusalem. Mais la puissance du Saint Esprit a ouvert les portes enfermées de nos cœurs pour que Jésus-Christ soit annoncé et accueilli par tous les peuples de la terre (Ac 2, 6-12). Tous les autres peuples présents à Jérusalem entendaient dans leurs propres langues la Bonne Nouvelle du Christ annoncée par les Apôtres, tout simplement parce que le Christ n’est pas seulement pour les Juifs, mais pour tous les peuples. Et symboliquement, tous les peuples de la terre étaient déjà présents à l’ouverture ou au lancement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à la terre entière. Nous étions déjà tous présents à la Pentecôte, à la naissance de l’Eglise. Je termine en disant ceci : Jésus est universel et impacte la terre entière parce qu’il est rempli du Saint Esprit. C’est l’Esprit Saint qui est le principe de son universalité. L’œuvre des Apôtres a impacté l’univers parce qu’ils ont été ouverts à l’action du Saint Esprit. L’Eglise impacte le monde entier, non pas à cause de l’érudition ou le travail de ses membres, mais seulement grâce à la Présence du Saint Esprit dans l’Eglise. Et voici ma conclusion : chaque homme peut impacter l’univers et ses œuvres peuvent avoir un impact universel si et seulement s’il se laisse éclairer et guider par l’Esprit Saint. Que le Seigneur soit avec vous et avec tous nos Lecteurs. Bonne fête à tous et à chacun.
Société 25 mai 2021


1849 - 3221