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Nouvelles

Promu médiateur de la République : Pascal Essou a prêté serment
Il est investi dans ses nouvelles fonctions. Pascal Essou, nouveau médiateur de la République a prêté serment, mercredi 19 mai, à l'occasion d'une cérémonie présidée par le président de la République, Patrice Talon. Nommé en Conseil des ministres, le 12 mai, il jouera le rôle d’intercesseur gracieux entre les citoyens et l’administration publique. Le médiateur de la République reçoit alors les préoccupations des populations, relatives au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées et des établissements publics, les étudie afin de proposer des solutions équitables. Il contribue également à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative. Pascal Essou, l'heureux du jour, est membre du parti Bloc républicain (Br) et ancien député à l’Assemblée nationale. Il est la troisième personnalité à occuper le fauteuil de médiateur de la République, après feu Albert Tévoédjrè et Joseph Gnonlonfoun. Actualités 20 mai 2021


Transport aérien: L’aéroport de Cotonou décroche sa certification
L’aéroport Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun à Cotonou répond désormais aux normes internationales. Elle vient d’obtenir sa certification, synonyme du respect des normes d’aviation et des standards internationaux. Cette certification, selon le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), non seulement est une exigence, mais porte de nombreuses retombées pour l’aéroport de Cotonou. C’est avec sourire que Karl Lègba, directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac), a annoncé, vendredi 14 mai dernier, la certification de l’aéroport de Cotonou. Le Bénin se soustrait désormais des rangs des pays dont les aéroports ne bénéficient pas de ce précieux sésame, signe du respect des normes exigées en matière d’aviation civile. « La certification est un processus normalisé permettant de démontrer que l’aérodrome satisfait à un instant T à l’essentiel des normes et exigences de sécurité aérienne», a expliqué Karl Lègba. Cotonou peut donc se targuer d’avoir franchi ce pas de géant. Cette certification est en effet une exigence de l’aviation civile internationale qui impose que « tout aéroport international dans le monde entier doit détenir un Certificat délivré suivant les normes internationales », selon le directeur général de l’Anac. D’ailleurs, la loi 2013-008 du 29 août 2013 portant Code de l’aviation civile et commerciale en République du Bénin le stipule clairement en son article 131. En plus de se hisser au même niveau que les grands aéroports du monde, celui de Cotonou tire d’autres gains de sa certification. Toutes les grandes compagnies qui ont longtemps rêvé de desservir Cotonou mais qui se sont abstenues en raison d’un défaut de certification peuvent désormais se ruer sur l’aéroport de Cadjèhoun. En plus d’être certifié, il a bénéficié de nombreux travaux qui en font un espace prisé pour un transport aérien sûr et de qualité dans un confort qui ne dit pas son nom. « Les nombreuses grandes compagnies qui ont posé cela comme préalable pourront se décider à venir au Bénin. Par ailleurs, les grandes compagnies qui y sont déjà pourront opérer plus aisément, rassurées que les normes sont strictement observées, et sans devoir faire des efforts supplémentaires », ajoute Karl Lègba, pour se faire plus complet sur les aisances et commodités qu’offre désormais l’aéroport de Cotonou. Ensuite, indique-t-il, l’aéroport de Cotonou entre ainsi dans un cycle reconnu par la communauté internationale, car cette certification a connu la participation de six pays de la sous-région, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) qui est la structure de l’Organisation des Nations Unies en charge des questions de l’aviation civile. En plus de la certification, l’Anac fait l’objet d’audits réguliers de la part de ses partenaires de l’aviation civile internationale. Tout ceci, pour maintenir en place un dispositif de qualité qui permet au Bénin de demeurer sur la ligne des exigences du transport aérien moderne et sécurisé. A ceux qui s’étonnent de constater que, depuis 1960, le Bénin n’a pas certifié son aéroport, Karl Lègba répond que ce n’est pas parce que le pays n’a pas essayé. Mais toutes les tentatives se sont révélées infructueuses, du moins avant 2016. Mais depuis cinq ans, le Bénin a consenti sur sa plateforme aéroportuaire, de lourds investissements. A cela, il faut ajouter les nombreuses réformes engagées par le gouvernement du président Patrice Talon. « Il fallait non seulement mettre aux normes les installations mais aussi s’assurer de la capacité de l’Anac à mener à bien ce processus », indique le directeur général de l’Anac. Aujourd’hui, c’est chose faite, se félicite le patron de l’Anac. Mais le plus dur sera de se maintenir dans ce challenge et à cela, la Société des aéroports du Bénin s’est engagé et entend y travailler résolument. Actualités 19 mai 2021


Appui à la compétitivité des filières ananas, cajou et autres: 86 milliards F Cfa pour booster la production et l’accès aux marchés
Le ministre de l’Agriculture a procédé, mardi 18 mai à Cotonou, au lancement officiel du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). En six ans, le projet financé par la Banque mondiale contribuera à accroître la productivité et l’accès aux marchés de certaines chaînes de valeur agroalimentaires au Bénin. Améliorer la production et la productivité agricoles ainsi que l’accès aux marchés régionaux et internationaux pour les chaînes de valeur ananas, anacarde et autres produits horticoles. Tel est l’objectif du Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide 2020-2026) qui a fait l’objet d’un lancement officiel, ce mardi à Cotonou. Doté d’un budget de 160 millions de dollars Us soit environ 86,48 milliards F Cfa financé par le Groupe de la Banque mondiale, le projet vise à faire de l’agriculture le socle du développement du Bénin, indique Abelle Dossou-Houessou, coordonnatrice du Pacofide. D’une durée de six ans, ce projet à caractère national couvre les sept pôles de développement agricole (Pda). Il s’inscrit dans la vision du gouvernement de « Faire du Bénin une puissance agricole », renchérit Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. A l’en croire, le Pacofide découle d’une volonté de pérenniser les acquis du secteur, suite aux résultats probants enregistrés ces dernières années avec quelque 600 milliards F Cfa investis entre 2016 et 2021. Tout en contribuant à l’augmentation des revenus nets des acteurs des chaînes de valeur ciblées (producteurs, transformateurs, exportateurs) et à la création d’emplois, il favorisera l’augmentation des recettes fiscales et améliorera la balance commerciale du Bénin, ajoute le ministre. Le Pacofide sera déployé à travers cinq composantes relatives au renforcement de l’environnement et des infrastructures propices au développement des chaînes de valeurs ciblées ; à l’augmentation de la productivité, de la connectivité, de la valeur ajoutée et de la résilience ; à la promotion de l’investissement privé et de l’accès au financement ; à l’appui institutionnel et à la gestion du projet, détaille Mme Abelle Dossou-Houessou.
Synergie
L’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) pilote deux composantes, en l’occurrence la promotion d’un environnement favorable au développement du secteur agroalimentaire et des exportations et des investissements du secteur privé. Comme la coordinatrice du projet, Laurent Gangbès, directeur de l’Apiex, assure de l’engagement de toute son équipe à jouer sa partition pour « que les appuis qui vont être apportés aux différentes spéculations se manifestent effectivement par une promesse de marchés ». La cérémonie de lancement a eu lieu en présence de Shadiya Alimatou Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce. Elle été marquée par la signature symbolique de conventions entre les parties prenantes à savoir l’Unité de gestion du projet, l’Apiex, l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa), l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab). Le ministre Gaston Dossouhoui a exhorté les acteurs impliqués à faire preuve de disponibilité, de responsabilité et d’engagement et à travailler ensemble avec l’équipe du projet dans un climat de paix, de confiance, d’entente et de respect mutuel. L’équipe devra veiller particulièrement à un « rythme de décaissement soutenu et dans les meilleurs délais », insiste pour sa part, Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement. Il assure que l’accompagnement dudit ministère ne fera pas défaut, afin que cet investissement agricole « singulier depuis l’indépendance » porte ses fruits. Résultats clés attendus Entre autres résultats attendus au terme de la mise en œuvre du projet : - Le rendement de l'ananas devrait passer à 70 tonnes/hectare ; - Le rendement de l'anacarde passera de 400 à 800 kg/hectare ; - Un terminal de fret frigorifique sera construit à l’aéroport de Glo-Djigbé ; - Un terminal de froid transitoire et mobile sera construit et fonctionnel à l’aéroport de Cotonou ; - 5000 ha d’anciennes exploitations d'ananas seront remplacés ; - 5000 ha de nouvelles exploitations d'ananas seront créés ; - 100 000 ha d’anciennes plantations d'anacarde seront réhabilités ; - 35 000 ha de nouvelles plantations d'anacarde seront créés ; - Au moins 35 % de la production d’ananas sera transformée localement ; - Au moins 25 % de la production de noix de cajou sera transformée sur place ; - Le volume des ventes annuelles officielles à l’exportation de l'ananas et de l’anacarde va s’accroître de 40 % ; - 1200 km de pistes rurales seront réhabilités ; - 4 200 km de pistes rurales seront entretenus.
Actualités 19 mai 2021


Africa Open Mixed Martials Arts Championship: Chérif Dramé vainqueur dans la catégorie des -83 kg
Présent à Africa Open Mixed Martials Arts Championship à Yaoundé, samedi 15 mai dernier, le Bénin s’est illustré de fort belle manière en remportant la compétition dans la catégorie des moins 83 kg. Champion du Benin Fighting Championship et sociétaire de Hevioxo Mma Club, Chérif Drame a battu le lutteur camerounais Alexandre Oumboyong au 3e round. Le Bénin s’est adjugé le titre de champion d’Afrique dans la catégorie des moins 83kg lors du Africa Open Mixed Martials Arts Championship, samedi 15 mai dernier, à Yaoundé au Cameroun, grâce au lutteur Chérif Dramé. Champion du Benin Fighting Championship, le Béninois a mis au tapis le Camerounais Alexandre Oumboyong au 3e round. Le lutteur béninois a dominé de bout en bout son adversaire. En effet, le sociétaire du Hevioxo Mma Club, Chérif Dramé a rapidement pris le dessus en alliant technicité et percussion dès la première reprise. Ayant réussi à contrôler les emmenées au sol du puissant lutteur camerounais, il s’est attelé méthodiquement à saper à coups de tibia, le genou droit de son adversaire. Très atteint, ce dernier n’a pas pu continuer le combat à la reprise du 3e round. La délégation béninoise s’offre ainsi la victoire au pays du champion du monde Francis Nganou. A la tête de la délégation béninoise, Ouanilo Médégan, président de l’association Benin Fighting Championship (Bfc), s’est réjoui de la performance de Chérif Dramé à cet évènement auquel ont pris part également les athlètes venus du Burkina-Faso, du Togo, du Sénégal, de la France, de la République Tchèque, du Congo et du Cameroun. Fier d’avoir atteint son objectif, il prend l’engagement de rééditer cet exploit en poursuivant sur la même lancée. « Il s’agira pour nos athlètes d’intensifier leur préparation technique et physique afin de pouvoir relever les prochains défis qui s’annonceront de plus en plus corsés », a-t-il confié.Fernand Jimmy Gandaho, coach principal du Hevioxo Mma Club, a témoigné sa reconnaissance au ministre des Sports, Oswald Homéky et à tous ceux qui ont soutenu de près ou de loin leur participation à ce championnat. Sports 19 mai 2021


Commune d’Aplahoué: Plus de doute sur la construction de l’hôtel de ville
Après plusieurs années de piétinement, le projet de construction de l’hôtel de ville d’Aplahoué, chef-lieu du Couffo, aborde enfin sa phase concrète. Le site d’implantation du nouveau cadre de travail devant accueillir l’administration communale et les délibérations du conseil a été remis, lundi 17 mai dernier, à l’entreprise adjudicataire. Les travaux vont durer 1 an. La commune d’Aplahoué va enfin disposer d’un hôtel de ville en bonne et due forme. Ceci, en remplacement des bâtiments coloniaux qui abritent l’administration communale et les sessions du conseil. Le site d’implantation de l’hôtel de ville tant attendu a été remis, hier, à l’entreprise adjudicataire des travaux de construction prévus pour durer un an. Il s’agit d’un domaine estimé à 1906,099 mètres carrés intégrant l’ex-compagnie de gendarmerie d’Aplahoué. Autrement dit, c’est l’espace compris entre le chantier du stade omnisports d’Aplahoué et la voie en cours de bitumage traversant la commune jusqu’à l’entrée du Togo voisin en passant par Tohoun. Au dire des responsables des services techniques de la mairie, l’hôtel de ville sera un bâtiment moderne de type R+2 présentant beaucoup de commodités. Au-delà des bureaux ainsi que du parking, les salles de délibérations et de réunions, l’architecture du bâtiment prévoit, entre autres, la plantation des fleurs et des arbres devant induire un cadre de travail verdoyant. De même, la recherche de l’autonomie en énergie électrique a préoccupé le cabinet d’architecte commis pour la mission de contrôle du chantier. Dans ce cadre, par exemple, l’éclairage extérieur du bâtiment sera exclusivement assuré par des lampadaires solaires, a-t-on appris. La remise de site effectuée par le maire Maxime Allossogbé est l’aboutissement d’un long processus. Lequel a été enclenché depuis la première mandature de décentralisation au Bénin. Malgré les efforts des mandatures précédentes, regrette le maire, Aplahoué est demeurée, dans le concert des six communes du Couffo, la seule à ne pas disposer d’un hôtel de ville. L’attente ayant trop duré, l’autorité communale a prié les entreprises en charge du chantier de respecter la durée contractuelle. De même, le respect des spécificités techniques du chantier a été demandé, à tour de rôle, par les représentants du préfet du département et du ministère en charge du Cadre de vie. Société 19 mai 2021


Réduction du taux de mortalité sur les routes: L’implication des Ong s’impose
Le réseau des animateurs actifs pour la sécurité routière au Bénin ( RASeR - Bénin) a lancé ses activités, vendredi 14 mai dernier, à Abomey-Calavi. Il est présidé par Gratien Kpadé. Renforcer le partenariat entre les acteurs de la sécurité routière ; susciter la formation continue des Ong par l’État à travers le Centre National de Sécurité Routière (Cnsr); faire le plaidoyer et le lobbying en faveur de la prévention des accidents de la route; contribuer efficacement à la réduction des accidents de la voie publique au Bénin. Tels sont les objectifs de la rencontre consacrée au lancement des activités du réseau des animateurs actifs pour la sécurité routière au Bénin ( RASeR - Bénin). L’urbanisation et la croissance démographique favorisent les accidents de la voie publique (Avp) qui constituent un réel problème de santé publique avec des conséquences lourdes au plan individuel et collectif puis au plan économique au Bénin. Selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), les accidents de la voie publique sont la première cause de mortalité chez les jeunes de 15-29 ans. Les comportements de certains usagers de ces axes routiers occasionnent de nombreux accidents qui entraînent souvent des décès. Gratien Kpadé, président de RASeR - Bénin, note que les déviances sur l’espace routier se multiplient de jour en jour au sein de la jeunesse. Il indique que selon le rapport des accidents publié par le Centre national de sécurité routière (Cnsr), le Bénin a enregistré 700 morts par an, à raison de deux morts par jour entre 2015 et 2016. Les résultats de l’étude réalisée par l’Irsp en partenariat avec Handicap International (HI) dans les départements de l’Atlantique et du Littoral, poursuit-il, révèlent que l’excès de vitesse, la conduite dangereuse et le téléphone en circulation, représentent les principales causes des Avp. Selon lui, c’est une situation inquiétante et alarmante qui entraîne le sous-développement. Car, note Gratien Kpadé, elle prive le pays de ses bras valides et pourrait engendrer d’autres problèmes liés à la pauvreté et au développement de la délinquance chez les enfants délaissés suite au décès par accident de leurs parents. Dès lors, il conclut qu’une politique de sécurité routière et de prévention des Avp s’impose. Mieux, il estime que la mise en place d’une politique de prévention pertinente et efficace nécessite de disposer de réseaux d’organisation orientés pour des actions coordonnées et des plaidoyers de prise de décision. Par Romuald Binazon Société 19 mai 2021


Cabarets de Sodabi à Abomey et Bohicon: Après la chicha, la jeunesse dans les griffes du sodabi frelaté
Après l’interdiction de la chicha, on croyait avoir sauvé les jeunes. Les cabarets dénommés "chez Dadjè" et où est vendu le «Sodabi» ont poussé comme des champignons un peu partout dans les villes d’Abomey et de Bohicon. Les quartiers populeux sont les plus touchés par le phénomène. Ils sont à tous les coins stratégiques des quartiers et accueillent surtout les jeunes. Les points de vente de l’alcool local dit "sodabi", surtout le frelaté, présentent une façade de boutiques de divers. Ce sont en réalité des "Sodabidromes " où les jeunes viennent s’abreuver de l’alcool frelaté. Des jeunes de toutes catégories qui cherchent à noyer leurs ennuis dans l’alcool mais qui se tuent sans s’en rendre compte. Les cabarets constituent une menace pour la santé des usagers. Mais au-delà du poison qu’ils vendent aux dépens de la santé des clients, ces lieux sont aussi des menaces pour la quiétude des paisibles populations. Des sources d’insécurité. Au-delà des activités commerciales qui y sont menées, ces lieux de regroupement surtout des jeunes désœuvrés et même des mineurs, sont de plus en plus transformés en des ghettos. Autour de l’alcool localement distillé communément appelé "sodabi", ils peaufinent leurs stratégies de vol, de cambriolage, de braquage et parfois les modalités du partage du butin. Avant et après leurs forfaits, ils se retrouvent en ces lieux pour festoyer. Un marché criminogène se développe donc dans ces cabarets. Ce qui favorise les affaires des tenanciers de ces coins, d’origine Adja, pour la plupart. D’où le nom "chez Dadjè" attribué à ces points de vente. Très tôt les matins, sans même se brosser les dents, des amateurs du produit frelaté affluent vers les cabarets où sont essentiellement vendus du "sodabi", de la cigarette et autres produits psychotropes nocifs à la santé humaine. Des histoires drôles, des causeries de tous genres, des rires aux éclats entrecoupés des invectives constituent le menu des discussions autour des verres. Pendant que certains partent, d’autres s’installent et c’est le marché jusqu’à la mi-journée où l’on observe une accalmie. Le soir, ces cabarets retrouvent leur affluence du matin jusqu’à une heure indue. Les clients, après le labeur, viennent ‘‘se réconforter’’. Ils investissent leurs maigres recettes de la journée dans le sodabi et la cigarette, laissant à jeun leurs familles. C’est pour eux la meilleure façon de faire leur vie. Au moment où les tenanciers de ces cabarets gagnent leur vie, les victimes du sodabi et du tabac se comptent par dizaines. Pour Marc Ludovic Adanlin, propriétaire d’une buvette à Abomey, la production et la commercialisation du Sodabi doivent être interdites par les autorités à cause de ses inconvénients sur la société. « Non !», rétorque Jérémie Zéguè, instituteur, assis devant une bouteille de bière dans le bar. Il fait une intrusion dans le débat pour exprimer sa désapprobation. Il indique que la solution n’est pas à ce niveau mais plutôt à une prise de conscience de la communauté consommatrice à travers une sensibilisation. « On ne doit pas fermer les cabarets puisque tout le monde n’a pas la possibilité de venir dans une buvette prendre la bière. Il faut plutôt combattre l’alcool frelaté qui rend impuissants les jeunes qui en consomment sans en mesurer les conséquences », suggère-t-il. C’est clair, pour les uns et les autres, il faut agir d’une manière ou d’une autre. Car, le mal est là et ronge à feu doux la jeunesse. Il faut donc une action urgente pour arrêter la saignée. Après la chicha, il faut donc lutter contre les cabarets qui servent l’alcool frelaté aux jeunes. Société 18 mai 2021


Direction départementale de l’Energie de l’Atacora: Le personnel et les consommateurs rassurés
En marge du lancement du projet de renforcement et de réhabilitation du réseau électrique dans le Nord Bénin, Dona Jean-Claude Houssou est allé à l’écoute du personnel de la direction départementale de l’Energie de l’Atacora et des consommateurs de l’énergie électrique. Il les a apaisés après les avoir écoutés, vendredi 14 mai dernier, dans l’enceinte de ladite direction à Natitingou. Face aux consommateurs de l’énergie électrique et au personnel de la direction départementale de l’Energie de l’Atacora à Natitingou, vendredi 14 mai dernier, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, a tenu un langage d’apaisement. « Notre engagement est de faire en sorte que l’énergie électrique soit disponible en quantité et en qualité à tous nos concitoyens d’une part, mais aussi à tous les industriels et promoteurs de cette localité pour accélérer la croissance, créer la valeur ajoutée et l’emploi d’autre part », soutient le ministre. Il déclare suivre de près l’Association des consommateurs sur le forum et avoue parfois attirer l’attention du Dg/Sbee sur certaines préoccupations qui y sont soulevées. Le ministre rappelle que le projet lancé vise à améliorer la quantité et la qualité. Selon lui, beaucoup d’isolateurs vétustes sont à l’origine des interruptions répétées qui surviennent. Les résultats attendus sont presque visibles, confie-t-il, invitant à la patience. Sakariyou Mahman, directeur départemental de l’Energie de l’Atacora, a, quant à lui, essentiellement posé le problème d’inexistence de moyens roulants qui plombe l’efficacité et les interventions sur le terrain. Conséquence, aucune mission n’a pu être exécutée cette année. Les collègues de Contrelec éprouvent les mêmes difficultés pour accomplir leurs missions. Pour le ministre de l’Energie, les commandes de véhicules sont faites et seront livrées sous peu. Car il faut fournir les moyens quand on veut des résultats. Au personnel, il demande d’être attentif à ce qui se passe, de changer de mentalité pour faire en sorte que la clientèle soit satisfaite. Les coupures qui durent parfois des jours pénalisent les Pme et Pmi, surtout pour ceux qui commercialisent des produits périssables. Que fait le ministère pour réduire ces risques de pertes? L’extension éventuelle du réseau dans les quartiers périphériques pour réduire les installations en toile d’araignée est-elle au programme? Ce sont, entre autres, les questions que Romaric Agoligan, secrétaire général de l’Association béninoise des consommateurs d’eau et d’électricité de Natitingou a posées au ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Pour ce dernier, aucune coupure n’a encore duré toute une journée comme l’a signifié son interlocuteur. Le ministre l’a rassuré que les dispositions sont prises pour réduire les nuisances et pertes. Jacques Paradis rassure que des investissements importants sont faits et s’étendent sur plusieurs années pour améliorer les services à la clientèle et faire en sorte que davantage de clients soient connectés. La Sbee appuie le ministère dans ses réformes et programmes. Il a sollicité la patience et l’indulgence des consommateurs pour des services améliorés. Société 18 mai 2021


Eclairage public à Parakou: Une ville lumière pour moins d’énergie consommée
Visiter les rues et artères principales de Parakou, la nuit, reste une véritable attraction. C’est ce que le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, et les membres de sa délégation se sont permis, vendredi 14 mai dernier, en faisant le tour de la ville. C’est pour apprécier l’état de fonctionnement des lampadaires du réseau d’éclairage public réhabilité du Pase soutenu par la Banque mondiale. A la tombée de la nuit, c’est une autre facette de son visage que la ville de Parakou présente à ses visiteurs. Naguère dans l’obscurité totale, aujourd’hui, la plupart de ses artères et rues sont bien illuminées. Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a pu le constater, vendredi 14 mai dernier, en s’accordant un tour de la ville aux environs de 20 heures. Confiant ses impressions, le ministre a indiqué qu’il n’y a pas photo. « Par rapport à il y a quelques années, l’image est impressionnante et extraordinaire avec cette lumière », a-t-il insisté. Ce qui le réjouit, c’est le remplacement des ampoules traditionnelles énergivores par des lampes économiques. « On a divisé par 4 au moins la quantité d’énergie consommée. Nous sommes vraiment dans l’ère de l’efficacité énergétique à travers sa meilleure maîtrise», a fait observer le ministre. Le deuxième point, selon lui, c’est que nous avons une luminosité plus importante pour moins d’énergie consommée. « C’est doublement et triplement bénéfique », a ajouté Dona Jean-Claude Houssou. Le projet qui a permis à Parakou de devenir une ville lumière a été initié pour pallier les difficultés qu’éprouvent les mairies et municipalités pour faire face à la facturation relative à l’éclairage public. De l’autre côté, il y a également la Sbee qui ne cessait de se plaindre, par rapport aux pertes qu’elle subissait sur ses installations. Selon le constat effectué sur le terrain, ces lampadaires ne sont pas comme les autres. Ils sont adaptés de façon que leur flux lumineux impacte au maximum la surface à éclairer. Deuxièmement, ces lampes n’ont pas besoin de maintenance. Elles sont à allumage direct. A Parakou, ce sont 1 000 de ces lampes qui ont été installées sur les 8 000 prévues pour tout le Bénin. « Il y a quelques années, l’éclairage public laissait à désirer dans la ville de Parakou qui est le chef-lieu du Borgou et la capitale de la région septentrionale du Bénin», a rappelé le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. « Avec les investissements que le gouvernement est en train de faire, nous constatons que l’éclairage public a connu une amélioration. Avec encore un peu plus d’investissements, Parakou n’aura plus rien à envier à la capitale économique et sera en passe de devenir la ville lumière du Bénin », a-t-il laissé entendre. L’occasion lui a permis de témoigner au chef de l’Etat, Patrice Talon, toute la reconnaissance des populations de Parakou. « Nous espérons que les autres communes du département ne seront pas oubliées et vont également connaître la même métamorphose», a souhaité le préfet. Les populations de Parakou en profitent allègrement. En témoigne l’animation que la ville connait désormais les nuits. Cela participe également de l’amélioration du cadre de vie. Le plus important est de prendre soin de ces installations. C’est l’affaire de tous et non des seules autorités de la ville. Société 18 mai 2021


Promu médiateur de la République: Pascal Essou prête serment demain
Le président de la République, Patrice Talon, reçoit le serment du nouveau médiateur de la République, Pascal Essou, demain mercredi 19 mai. La cérémonie aura lieu au palais de la présidence de la République. Le nouveau médiateur de la République, Pascal Essou, nommé en Conseil des ministres, le 12 mai dernier, sera installé dans ses fonctions demain mercredi 19 mai. Ce sera à la faveur d’une cérémonie de prestation de serment à la présidence de la République. Pascal Essou aura à prononcer la formule de serment prévue à cet effet par la loi instituant le médiateur de la République à savoir : « Je jure de bien et fidèlement remplir mes fonctions de médiateur de la République, de les exercer en toute indépendance et en toute impartialité dans le respect des lois de la République et de ne révéler aucun secret que j’aurais obtenu dans l’exercice de mes fonctions ». Le serment sera reçu par le président de la République qui va investir Pascal Essou dans ses nouvelles fonctions. L’installation du nouveau médiateur de la République va tourner définitivement la page de Joseph Gnonlonfoun à la tête de cette institution. Ce dernier a bouclé son mandat de cinq ans non renouvelable depuis le 13 octobre 2018. Joseph Gnonlonfoun qui a succédé à Feu professeur Albert Tévoèdjrè devra lui-même passer le témoin à son successeur. Pascal Essou va prendre mercredi prochain le gouvernail pour poursuivre la mission de l’institution. Le médiateur de la République est chargé de recevoir les griefs des administrés relatifs au fonctionnement des administrations centrales de l’Etat, des collectivités décentralisées, des établissements publics et les étudier afin d’y apporter des solutions équitables. Le médiateur de la République a également pour mission de suggérer au chef de l’Etat des propositions tendant au fonctionnement normal et à l’efficience des services publics. Il contribue de façon générale à l’amélioration de l’Etat de droit et de la gouvernance administrative.
Intercesseur gracieux
Aux termes de l’article 9 de la loi qui l’institue, « le médiateur de la République peut, à la demande du président de la République ou du gouvernement, des membres de toute autre institution de la République, participer à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et/ou professionnelles. Il peut également être sollicité par le président de la République pour des missions particulières relatives aux questions de réconciliation et de paix aux niveaux national, régional ou international ». Toutefois, les différends qui peuvent naître entre les personnes physiques ou morales privées et les procédures engagées devant la justice ou la dénonciation d’une décision judiciaire ne relèvent pas de sa compétence. Lorsque le médiateur de la République est saisi d’un recours relatif à l’un de ces domaines, la loi lui fait obligation d’adresser au requérant une suite en lui indiquant une démarche alternative.
Actualités 18 mai 2021


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