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Nouvelles

Gouvernance au Bénin: L’ère de la Rupture, le temps des femmes
La promotion de la femme s'améliore au Bénin. Ces dernières années, on a vu des femmes, dont le parcours force respect et admiration, occuper de hautes fonctions. Nul doute que les années à venir seront plus prospères pour la femme béninoise dont la présence dans les sphères de décision va grandissante. « Là où l’on prend les grandes décisions, on n’entend jamais les femmes », chantait, il y a quelques années, le célèbre musicien béninois Danialou Sagbohan, un peu comme pour inciter les parents à envoyer les filles à l’école pour leur avenir et pour servir leur peuple. L’appel de l’artiste a-t-il été entendu ? Difficile de répondre déjà par l’affirmative. Ce que l’on peut avancer, sans risque de se tromper, c’est que ces dernières années, notamment sous l’ère de la Rupture, la situation de la femme s’est améliorée. Tout au moins du point de vue de sa représentativité. Deux femmes sont désormais présidentes d’institutions de la République. A la présidente de la Haute cour de justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est jointe, il y a peu, dans ce cercle restreint, la magistrate Ismath Bio Tchané Mamadou promue à la tête de la Cour des comptes. La cartographie de la promotion et de la valorisation de la gent féminine ne se limite pas à ces deux personnalités. Une autre femme béninoise fait parler d’elle depuis peu et sera davantage pour les cinq prochaines années sous les feux de la rampe. Il s’agit de l’actuelle et bientôt ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale Mariam Chabi Talata. Première femme vice-présidente du Parlement, elle vient d’inscrire son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire. On retiendra en effet de dame Talata qu’elle est la première femme élue vice-présidente de la République. Plusieurs autres femmes sont promues au sein des institutions de la République, même si elles n’en sont pas présidentes. L’Exécutif comporte cinq femmes dont les profils, les uns aussi distincts que les autres, ne font que renforcer l’admiration que l’on peut leur témoigner. Il s’agit de Véronique Tognifodé Mêwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Éléonore Ladékan Yayi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Shadiya Assouman, ministre de l’Industrie et du Commerce, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, et Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation.
Des parcours qui forcent l’admiration
La cerise sur le gâteau viendra avec le prochain Parlement. Pour la neuvième législature qui s’installera en 2023, il faut espérer au moins 24 femmes. Une femme sera positionnée par circonscription électorale. De quoi faire jubiler les féministes et susciter dans leurs rangs satisfaction et soulagement. « En 2023, quand nous irons aux élections législatives, il y aura au minimum 24 femmes à l’Assemblée nationale. Ce sera inédit. Comme si ça ne suffisait pas, en ce qui concerne la promotion de la femme, c’est sous le mandat du Président Patrice Talon que, pour la première fois dans notre histoire, une femme a été élue première vice-présidente de l’Assemblée nationale ». Ce sont là, les mots de Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima, jeudi 8 avril dernier, en pleine campagne électorale dans la commune de Sèmè-Podji pour le compte de l’élection présidentielle 2021. Cécile Marie José de Dravo-Zinzindohoué est la seule femme membre de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. Docteur en Droit, commissaire-priseur près les Cours d’appel du Bénin et juriste de haut niveau, elle justifie d’une grande expérience universitaire (Université d’Abomey-Calavi et Université de Parakou) où elle a été professeur-assistant de droit, chef département de la formation continue pendant cinq ans. Elle a également occupé d’autres fonctions administratives comme par exemple celles de Conseiller technique juridique à l’ex-ministère de l’Environnement, de l’Habitat, et de l’Urbanisme. Elle a été ainsi chargée de mission de 1990 à 1993 au ministère de la Fonction publique, du Travail et des Affaires Sociales, chef division du service des Contentieux au ministère de la Fonction publique et des Affaires sociales et expert du Bureau international du travail. Sa consœur Ismath Bio Tchané épouse Mamadou a elle aussi un parcours impressionnant. Elle était avant sa nomination, présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême. Elle est entrée dans le corps de la magistrature, le 26 décembre 1988. Elle a fait ses premières armes par les fonctions de juge au Tribunal de première instance de Cotonou. C’est surtout en tant qu’Agent judiciaire du Trésor (Ajt) du ministère de l’Economie et des Finances qu’elle a beaucoup fait parler d’elle et de son amour pour le travail bien fait, sa rigueur et son pragmatisme, avant de rejoindre la Cour suprême en qualité de conseiller puis présidente de la section des collectivités locales le 31 décembre 2013. Le 1er juillet 2016, elle est nommée pour assurer l’intérim du président de la Chambre des comptes après le départ à la retraite de ce dernier. Ismath Bio Tchané Mamadou a assuré ses fonctions d’intérimaire jusqu’à sa confirmation à ce poste en Conseil des ministres le 25 juillet 2018, par le chef de l’Etat, sur proposition du président de la Cour suprême. Après quoi, elle sera promue à la tête de la Cour des comptes créée à la faveur de la dernière réforme constitutionnelle. Au prix du mérite… Comme on le voit, les deux femmes présidentes d’institutions doivent leur promotion à leurs parcours et qualités exceptionnels et il en va de même pour leurs consœurs appelées au gouvernement, au Parlement, dans diverses sphères de l’administration publique et même dans l’administration privée. La promotion féminine ne s’est pas décrétée ex-abrupto. Elle suit des normes, répond à des règles et des exigences à telle enseigne que le curriculum vitae de chaque promue témoigne pour elle. Il y a quelques jours encore, le président Patrice Talon a fortement appuyé cette thèse en disant à la face du monde que la présidente de la Cour des comptes mérite bien sa promotion. « Votre parcours vous donne le mérite de votre nomination. Veuillez ne pas avoir le complexe que c’est au profit de notre volonté de promouvoir la femme béninoise que vous avez été nommée comme présidente de la Cour des comptes. En tout cas, ce n’est pas ce qui m’a guidé pour vous proposer à la tête de cette institution qui vient de naître », a expliqué le chef de l’Etat. « Je vous réaffirme que je n’ai pas eu le choix, donc ce n’est pas ma volonté de promouvoir la femme qui a conduit à votre nomination. Vous ne m’avez pas laissé le choix. Votre parcours, votre position actuelle dans les institutions de la République ont été les seuls facteurs de votre nomination», a reconnu le président de la République. Ensuite, il partagera sa fierté « pour ce nouveau vent qui souffle et qui révèle de mieux en mieux la femme béninoise ». On a également vu le président Patrice Talon, tout au long de la campagne électorale, et bien après, reconnaître et magnifier la femme béninoise à travers son ex-colistière et désormais vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata épouse Zimé Yérima.
Actualités 18 mai 2021


Activités commerciales aux abords des rues: Les occupants défient les forces de sécurité
Les rues et les abords des voies publiques ne sont pas encore totalement libérés par les occupants illégaux dans la commune d’Abomey-Calavi. Le maire Angelo Ahouandjinou a pourtant enjoint à ses administrés qui occupent les espaces publics de les libérer dans l’immédiat. Mais les populations récidivent et donnent du fil à retordre à la Police républicaine. Les éléments de la Police républicaine ne parviennent pas toujours à faire exécuter les instructions interdisant l’occupation des abords des voies publiques dans la commune d’Abomey-Calavi. L’occupation de cet espace à des fins de commerce est un fait courant, malgré les risques d’insécurité que cela représente pour les auteurs. Dans ce cadre, un communiqué du maire de la commune d’Abomey-Calavi en date du 04 janvier 2021 a rappelé la nécessité de libérer dans l’immédiat les espaces publics illégalement occupés par ses administrés. Mais son appel n’a pas encore eu un écho favorable, pourrait-on dire au regard du constat sur le terrain. Le phénomène perdure et échappe même aux forces de sécurité qui se plient en quatre chaque jour pour les occupants. Tout juste après leur passage, tout revient en place. On constate un combat permanent le long de l’axe menant de Calavi Kpota au carrefour Togoudo en passant par Parana et carrefour Tankpè et autres rues de forte concentration humaine. À chacun de ces endroits, chaque jour, les éléments de la police font la ronde, régulent, saisissent des objets encombrants. Des opérations de saisie de marchandises ou des objets des occupants illégaux sont entre autres moyens utilisés, mais cela ne semble pas encore suffisant pour mettre fin à ce phénomène qui expose aussi les auteurs à des risques d’insécurité. Car, les occupants des abords de la voie étalent leurs marchandises de sorte qu’ils empêchent les piétons de circuler et même les conducteurs de deux ou quatre roues de manœuvrer convenablement.
Un casse-tête
Le communiqué du maire spécifie que les trottoirs, les abords de routes dont celles asphaltées doivent être libérés dans la commune d’Abomey-Calavi. « Il m’a été donné de constater que des individus prennent d’assaut les trottoirs et les abords des routes, notamment celles nouvellement réalisées dans la commune d’Abomey-Calavi dans le cadre du projet “Asphaltage” du Programme d’action du gouvernement. Ces occupations anarchiques des lieux publics constituent des actes d’incivisme qui portent atteinte à la mobilité des biens et des personnes en toute quiétude», a indiqué le maire dans son communiqué. Par conséquent, poursuit-il, il est impérativement demandé à tous les occupants anarchiques des artères, rues et autres places publiques de la commune d’Abomey-Calavi de les libérer sans délai. Angelo Ahouandjinou a alors instruit le directeur des services techniques de la mairie, les chefs d’arrondissement et les commissaires d’arrondissement à veiller au respect scrupuleux de la mesure. Visiblement, les occupants ne sont pas prêts à libérer lesdits espaces et s’entêtent même devant les forces publiques. Le phénomène d’occupation des trottoirs devient une préoccupation et interpelle les consciences. À cela s’ajoute un fait extraordinaire qui ne passe pas inaperçu au niveau du carrefour Maria-Gléta. À quelques encablures de ce grand carrefour sur les pavés menant du carrefour Tankpè, une érection de mur en briques sous un lampadaire solaire retient l’attention. Les autorités communales devraient clarifier cette situation afin de mettre fin à ces phénomènes d’occupation des espaces publics.
Environnement 18 mai 2021


La solution est sous nos pieds
Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit quand vous entendez le mot « désertification » ? Des dunes de sable qui viennent lentement remplacer des terres agraires généreuses ? Le Sahara et le désert de Gobi qui envahissent l’Afrique et l’Asie ? Des fleuves et des rivières qui s’assèchent? C’est assurément un aspect du problème. Mais le principal effet de la désertification est la dégradation des terres, jusqu’au point où le sol est tellement endommagé qu’il ne peut plus nourrir la vie. Le sol, c’est bien plus que de la poussière. Pour une planète en bonne santé, il faut un sol en bonne santé. Le sol sous nos pieds regorge d’un monde caché de plantes, d’animaux et de microbes, souvent trop petits pour être visibles. Mais notre survie dépend d’eux. Ce vivier négligé alimente nos industries agricoles et alimentaires. Il contribue à réguler les émissions de gaz à effet de serre et à préserver la vigueur des plantes, des animaux et des humains. Mais aujourd’hui, plus d’un cinquième des terres de la planète - dont plus de la moitié de nos terres agricoles - est en proie à la détérioration. Chaque année, plus de 12 millions d’hectares de terres sont perdus à cause de la désertification, de la dégradation des sols et de la sécheresse. Cette perte touche plus de 3 milliards de personnes, en particulier les communautés pauvres et rurales du monde en développement. Dans le même temps, lorsque des terres sont hâtivement mises en culture, sans qu’il soit tenu compte de la santé globale de l’environnement, du carbone et de l’oxyde nitreux sont libérés dans l’atmosphère. Les changements climatiques s’accélèrent, la biodiversité s’étiole et les maladies infectieuses pullulent. Tout cela met en péril l’approvisionnement en eau, les moyens de subsistance et notre capacité à faire face aux catastrophes naturelles et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Si nous n’agissons pas maintenant, la situation ne fera qu’empirer. Au cours des 25 prochaines années, la dégradation des sols pourrait réduire la productivité alimentaire mondiale de 12 % et entraîner une hausse de 30 % des prix alimentaires mondiaux. Nous n’atteindrons jamais les objectifs de développement durable si nous restons les bras croisés. Nous avons toutefois de nombreux motifs d’espoir et nous pouvons faire beaucoup ensemble. Comme nous l’avons constaté avec la rapidité du développement des vaccins contre la Covid-19, quand il y a une volonté et que les ressources sont mobilisées, l’humanité peut accomplir des exploits tout à fait prodigieux. La restauration de 350 millions d’hectares de terres dégradées d’ici à 2030 permettrait de réduire de 13 à 26 gigatonnes les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour chaque dollar dépensé pour la restauration des terres - y compris dans le cadre de projets à faible intensité de main-d’oeuvre et de qualification - on peut s’attendre à des avantages économiques d’au moins 9 dollars. La restauration des terres ne génère pas seulement des possibilités d’emplois verts dans un large éventail d’industries, mais elle nous permettra également de cultiver des aliments plus nutritifs, d’assurer la sécurité de l’eau potable, de lutter contre la perte de biodiversité, d’atténuer les changements climatiques et de nous y adapter. Qu’il s’agisse des citadines et citadins, qui ont besoin d’un approvisionnement fiable en fruits et légumes, des hôteliers des îles, qui comptent sur les plages protégées et les palmiers bercés par le vent pour attirer les touristes, ou des patients des hôpitaux, dont la vie dépend de médicaments dérivés de la nature, une chose est claire : il n’existe personne sur la planète-ni d’ailleurs aucun être - dont l’existence ne dépende de la terre. Alors, que pouvez-vous faire pour aider à protéger nos terres et nos sols ? Une mesure simple consiste à ne pas gaspiller la nourriture. En effet, lorsque les agricultrices et agriculteurs travaillent la terre pour produire des aliments que nous ne consommons pas, ils épuisent inutilement nos sols. Et si vous êtes citadine ou citadin, vous pouvez collaborer avec les autorités locales pour rendre votre ville plus verte, grâce à des méthodes innovantes telles que les jardins sur les toits et les forêts verticales. À l’Onu, la promotion de la régénération des terres est un aspect fondamental de nos travaux. Dans les mois à venir, les principales conférences de suivi des trois conventions de Rio (la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique) se tiendront pour la première fois la même année. C’est une occasion unique de réfléchir à la santé de notre planète et à ce que nous pouvons faire pour l’améliorer et protéger notre existence même. Pour ma part, le 20 mai, j’accueillerai une réunion de haut niveau sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, dans la salle emblématique de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Cette réunion - la première du genre depuis plus d’une décennie-s’appuiera sur les travaux déjà menés, mettra en lumière les carences dans nos efforts collectifs et imprimera un élan vers les trois grandes conférences de suivi des conventions de Rio. Elle aura pour objet de rappeler que la dégradation des terres est bien réelle et qu’il est impératif de la combattre. Elle permettra d’expliquer comment trois questions apparemment différentes - le climat, la biodiversité et la désertification – sont en fait intrinsèquement liées. Elle visera à renouveler l’ambition d’une action mondiale. L’Assemblée générale est le seul organe où les 193 Etats membres des Nations Unies siègent sur un pied d’égalité. Il n’y a donc pas meilleur endroit pour s’attaquer aux problèmes qui transcendent les frontières et nous concernent tous et toutes. Lorsqu’il s’agit de la terre qui nous porte, du sol qui nous donne la vie, il n’y a pas de temps à perdre. Les conférences de haut niveau ne peuvent pas améliorer la situation du jour au lendemain. Mais en recherchant un consensus, en partageant les meilleures pratiques et en prenant des mesures concrètes ensemble, nous pouvons changer de cap. En fin de compte, nous n’aurons pas le choix : il faudra inverser la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, et nous le ferons. Mais nous devrons travailler ensemble. Nous devrons changer certaines de nos pratiques. Et j’espère que l’Onu pourra compter sur votre soutien. Environnement 18 mai 2021


Renforcement et réhabilitation du réseau électrique dans le septentrion: Mise en service des ouvrages à Gbégourou et Gaah-Baka
Les populations de Gbégourou et de Gaah-Baka, respectivement dans les communes de N’Dali et de Tchaourou ne sont plus dans l’obscurité. En témoigne la mise en service des ouvrages d’électrification par extension dans leurs localités, samedi 15 mai dernier, par une délégation du ministère de l’Energie. Une ligne mixte, un transformateur de 160 Kva, un coffret d’éclairage plus 15 lampadaires. Telles sont les caractéristiques techniques de l’ouvrage d’électrification par raccordement au réseau de la Sbee dont le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Energie, Franck Tigri, a procédé à la mise en service, samedi 15 mai dernier, à Gbégourou, dans la commune de N’Dali. Avec le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé à ses côtés et la délégation qui l’accompagne, il a également accompli le même exercice à Gaah-Barka, dans la commune de Tchaourou, dont l’ouvrage d’électrification présente comme caractéristiques techniques, 50 m en termes de long réseau mixte, 2 000 de long réseau Bt pur, une puissance de transformation estimée à 1X100 Kva. A Gbégourou, on est actuellement à 16 abonnés. Ce fut l’occasion pour le coordonnateur du projet, Dieudonné Adjalla, d’inviter les populations de la localité à s’inscrire massivement pour les branchements de compteurs afin de rentabiliser l’investissement effectué. « Nous avons au niveau de l’ensemble du pays, en collaboration avec le ministère de l’Energie, énormément de projets qui sont en cours. Nous étudions également les propositions et demandes », a précisé à sa suite, le directeur général de la Sbee, Jacques Paradis. « Nous étudions aussi la possibilité de réduire les coûts de branchement pour permettre aux populations d’avoir accès à la fourniture en énergie électrique », a-t-il poursuivi. A travers la mise en service de ces ouvrages, le directeur adjoint de cabinet, Franck Tigri, et le préfet, Djibril Mama Cissé ont vu l’attention que le gouvernement porte à la satisfaction des besoins des populations de ces deux localités et à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Leur souhait est de voir ces infrastructures toujours en plein fonctionnement. « C’est dire donc toute la responsabilité qui nous incombe en termes de sécurisation de ces infrastructures et la qualité de gestionnaire que nous allons y mettre », a insisté FranckTigri qui invite les sages, les jeunes et les élus locaux à s’impliquer. Par ailleurs, une mini-centrale photovoltaïque résiliente a également été inaugurée, samedi 15 mai dernier, à Bininsi, dans la commune de N’Dali. Financé par le gouvernement, le Pnud et le Fonds pour l’environnement mondial, l’ouvrage ne doit pas être apprécié par rapport à sa taille, mais son impact sur les populations bénéficiaires. Il est composé d’un champ de module solaire d’une capacité de 6 000 W, d’un système de recharge de 1000 téléphones par jour, d’un congélateur de 100 litres de capacité pour le rafraichissement des boissons et des produits pharmaceutiques, d’un kiosque, puis d’un hangar offrant la possibilité de jeux aux populations. A coup sûr, rassure le préfet, il va opérer une petite révolution dans le quotidien des populations de Bininsi. En effet, Bininsi est une localité hors réseau. D’après la stratégie nationale d’électrification hors réseau, il s’agit de permettre à ses populations victimes des variabilités climatiques, de ne plus être marginalisées. Actualités 17 mai 2021


Financement Oumandera: Le gouvernement appuie 11 start-up
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Herman Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, ont procédé, vendredi 14 mai dernier à Cotonou, à la remise de chèques aux lauréats du financement Oumandera pour le compte de l’année 2020-2021. Elles sont onze start-up à bénéficier de cette subvention du gouvernement béninois au titre du Fonds d’appui à l’Entrepreneuriat numérique (Faen). Lauréates du financement Oumandera au titre de l’année 2020-2021, onze start-up ont reçu, vendredi 14 mai dernier, leurs chèques des mains de Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et Herman Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, à Cotonou. Il s’agit de Go Medical, Bft, Fedapay, Gounou, Ylomi, Tic Agro Business, Ola Medical Services, Africa Puzzle, Jinukun, Medom Benin et Tech It All Engineering qui sont reparties avec cette première cagnotte de près de 300 millions F Cfa. A cette occasion, Jessica Gaba, coordonnatrice du Fonds d’appui à l’Entrepreneuriat numérique (Faen), a rappelé la vision du gouvernement béninois d’asseoir un écosystème viable et solide pour l’entrepreneuriat numérique en initiant ce projet. Selon elle, les start-up retenues bénéficient d’une subvention prélevée sur la ligne budgétaire du Faen logée au ministère du Numérique et de la Digitalisation. A l’en croire, Oumandera, signifiant en langue bariba ‘’il m’a aidé’’, va favoriser la transition de ces jeunes pousses vers des entreprises prospères et durables et améliorera leur visibilité aux plans national et international. Pour la coordonnatrice, au total 114 dossiers de candidatures ont été étudiés tout au long du processus pour en arriver à la sélection de ces 11 start-up lauréates. Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, accorde beaucoup d’intérêt à cette initiative, selon son directeur de cabinet Herman Orou Takou. « Il est engagé pour cette initiative pour laquelle le gouvernement a promis un milliard de nos francs dans le budget national », a-t-il déclaré. Il félicite les jeunes entreprises bénéficiaires de ce financement et les invite à une meilleure utilisation des fonds pour bâtir de grandes entreprises, voire des multinationales.
Booster l’entrepreneuriat numérique
Au nom des start-up lauréates, Amos Avocè témoigne sa reconnaissance au gouvernement pour ce coup de main qui leur permettra d’accroître leurs activités. « C’est une récompense pour nous aider à aller de l’avant», a-t-il déclaré. Pour lui, cette cérémonie de remise de chèques consacre un nouvel envol pour les entreprises numériques en ce début du second quinquennat du président Patrice Talon. « Le développement des start-up ça y est ! », a-t-il martelé pour rester collé au slogan de campagne du candidat Patrice Talon. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, se dit heureuse de la fin de ce processus qui a abouti à la sélection des meilleures start-up de l’écosystème du numérique. « Votre capacité à vous battre prouve qu’on peut vous accompagner et l’existence d’entreprises dans le secteur du numérique me réconforte», a-t-elle confié. Selon elle, le gouvernement béninois travaille à la valorisation de l’entrepreneuriat numérique en investissant d’énormes ressources dans le secteur du numérique. « A travers ce financement Oumandera, l’État veut vous aider à aller encore plus loin et s’ouvrir à d’autres marchés », a-t-elle poursuivi. Rappelant les modalités de réception du financement, elle a convié les bénéficiaires au respect de la convention de partenariat entre le ministère du Numérique et de la Digitalisation et les start-up.
Société 17 mai 2021


Concours de recrutement des agents de santé: 8646 candidats ont planché pour 1600 postes
Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique et son collègue de la Santé, Benjamin Hounkpatin, ont lancé, samedi 15 mai dernier, au lycée technique Coulibaly à Cotonou, les épreuves écrites du concours de recrutement de 1600 agents au profit du ministère de la Santé. Occasion pour la délégation ministérielle d’apporter quelques précisions sur l’organisation dudit concours et inviter les candidats à la sérénité et à l’observance stricte des consignes. Ils sont au total 8646 candidats dont 4433 femmes et 4213 hommes à prendre part, samedi 15 mai dernier, au concours de recrutement de 1600 agents contractuels de droit public de l’Etat au profit du ministère de la Santé. Durant deux jours, les candidats ont eu à composer dans plusieurs filières. Dans son intervention, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique, a noté que ce recrutement permet au gouvernement de renforcer les ressources humaines dans le secteur de la santé. Elle souligne qu’au total, l’Etat a reçu 11 131 dossiers et en a retenu 8 646 et dans ce lot, il y a 51 % de femmes contre 49 % d’hommes. Elle rassure que toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement du concours. « Nous espérons qu’à terme le gouvernement aura une satisfaction totale sur l’organisation de ce concours », a-t-elle ajouté. Tout en souhaitant une bonne chance aux candidats, la ministre du Travail et de la Fonction publique a fait savoir que seuls les plus méritants tireront leur épingle du jeu. Elle précise que le système mis en place par le gouvernement est fiable et que les candidats doivent éviter la tricherie. Equité A sa suite, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, complète que toutes les spécialités ont été identifiées aussi bien dans le domaine médical que dans le domaine paramédical. Il note que 106 médecins généralistes et 278 médecins spécialistes, toutes spécialités confondues, sont prévus. Il ajoute que seront aussi recrutés les infirmiers diplômés d’Etat et les sages-femmes dans le domaine paramédical mais également les infirmiers et sages-femmes spécialistes dans les domaines pointus. Cela va concourir, selon lui, à favoriser l’accès de l’ensemble de la population béninoise à des soins de qualité quel que soit le domaine. « C’est pour dire que l’ambition affichée par le président Patrice Talon qui est de faire en sorte que les ressources humaines soient au cœur du quinquennat à venir est en train de se concrétiser », poursuit-il. Benjamin Hounkpatin informe qu’après ce premier recrutement de 1600 agents, le gouvernement va encore lancer d’ici deux ans un autre recrutement de 1400 agents de santé afin d’atteindre l’effectif des 3000 agents annoncés. « Aujourd’hui, nous avons un déséquilibre en termes de répartition. Les villes sont beaucoup plus achalandées que les zones rurales. Avec ce concours, nous allons veiller à ce qu’il y ait l’équité dans la répartition des ressources humaines au niveau de tous les départements sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il fait savoir. Actualités 17 mai 2021


42e Championnats d’Afrique Sénior de Judo: Le Bénin représenté par Celtus Dossou-Yovo et Daga Auguste
Le judo béninois sera présent aux grands rendez-vous du judo en Afrique et dans le monde à travers non seulement les judokas mais aussi ses responsables. Les athlètes Celtus Dossou-Yovo et Auguste Daga vont participer aux 42es championnats d’Afrique sénior à Dakar tandis que Anicet Glitho, président de la Fédération béninoise de Judo sera au Congrès de la Fédération Internationale de Judo le 03 juin à Budapest. Le Judo béninois sera présent aux prochains championnats d’Afrique de la discipline à Dakar avec deux athlètes. Ainsi, du 20 au 23 mai prochain, Celtus Dossou-Yovo et Auguste Daga vont défendre le drapeau national en terre sénégalaise. En lice pour la qualification aux Jeux olympiques- Tokyo 2020, Celtus Dossou-Yovo, 201e mondial dans la catégorie des -90kg et Auguste Daga, 335e mondial chez les -66kg devront rivaliser d’ardeur pour tirer leur épingle du jeu lors de cette compétition continentale. En marge de ce rendez-vous, Anicet Glitho, président de la Fédération béninoise de Judo, va participer à l’Assemblée générale élective de l’Union africaine de Judo (Uaj), mardi 18 mai à Cicad-Dakar. Au lendemain de ces Championnats d’Afrique Sénior, le Bénin sera également présent au championnat du monde qui tiendra du 06 au 13 Juin prochain à Budapest en Hongrie. Dans le cadre du championnat mondial, Anicet Glitho va prendre également part au Congrès de la Fédération Internationale de Judo dont les travaux sont prévus pour le 3 juin à Budapest. Sports 17 mai 2021


Renforcement des capacités: Le Cea-Smia présente aux partenaires ses nouvelles offres
Le Centre d'excellence d'Afrique en Sciences mathématiques, Informatique et Applications (Cea-Smia), entend mettre à la disposition des entreprises au Bénin et en Afrique, des ressources humaines aguerries. Pour présenter ses nouvelles offres de formation, le Cea-Smia a tenu avec ses partenaires, une rencontre d’information et de promotion, vendredi 14 mai dernier, à Cotonou. A l'occasion, un accent particulier a été mis sur le Master en Data Science et sur la révolution numérique qu’incarne le supercalculateur (Calcul Bénin). C’est en présence de représentants d'entreprises locales, du Conseil consultatif industriel, du Club des décideurs des Systèmes d'information et de quelques Alumni de l'Institut de Mathématiques et de Sciences physiques…, que le Centre d'excellence d'Afrique en Sciences mathématiques, Informatique et Applications (Cea-Smia) a partagé les nouvelles offres de formation et les nouvelles compétences qu’il développe. Les participants à cette rencontre de promotion ont été en l’occurrence entretenus sur le Master en Data Science et le supercalculateur. Présentant cette nouvelle offre de formation, Jules Dégila, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, explique que la Data Science présente de nombreux avantages au regard de la révolution numérique et de la forte dynamique autour de la digitalisation. Les nouvelles technologies s’imposent en effet aux entreprises et leur imposent de s'adapter et de s'intégrer dans un environnement où les données sont précieuses. Et pour la bonne gestion des données, les entreprises ont besoin de professionnels ayant des compétences certaines en la matière. La Data Science se positionne alors comme cette discipline qui s'appuie sur les statistiques, les mathématiques, l'informatique, les bases de données et l'apprentissage par ordinateur, pour analyser, intégrer et visualiser des données. S’agissant du Centre de calcul, l’enseignant-chercheur Jules Dégila indique que Calcul Bénin est une plateforme de calcul de haute performance et une puissance de calcul pour le Bénin et la sous-région. Son existence, sa capacité et les nombreuses possibilités qu’il offre sont encore inconnues de ses potentiels utilisateurs. Ce supercalculateur est composé de 30 nœuds qui sont 30 serveurs de haute densité de capacité allant jusqu’à 48 cœurs/nœuds (chaque serveur est comme une douzaine de portatifs condensés en un seul serveur); 744 cœurs physiques; 1488 cœurs logiques, soit quelques dizaines de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde ; 4,48 Téraoctets de mémoire vive; 280 Téraoctets de Stockage ; d’une interconnexion internodale à 40Gbps. Toutes choses qui, selon le professeur Joel Tossa, coordonnateur du Cea-Smia, font du supercalculateur un outil ultramoderne, ultrarapide et super efficace.
Du Cea-Sma au Cea-Smia
Financé par la Banque mondiale, le Cea-Sma est le premier centre d'excellence que le Bénin a connu. Ce premier projet a enregistré des résultats impressionnants qui lui ont valu un renouvellement avec cette fois-ci une intégration de l'informatique. L'un des extrants de qualité de cette première phase mise en œuvre de 2015 à mars 2020, c'est le centre de calcul à haute performance (le supercalculateur) qui est un support pour les projets de recherche dans les domaines à fort impact sur le développement durable au Bénin et dans la sous-région. Abrité par l'Institut de Mathématiques et de Sciences physiques, le Cea-Smia est la phase 2 du Cea-Sma et est financé par la Banque mondiale et l’Agence française de développement. Coordonnateur du Cea-Smia, le professeur Joël Tossa précise que le Cea-Smia entend former des cadres de haut niveau, capables de contribuer au développement par des solutions innovantes d'une part et répondre aux besoins de recherche-développement des acteurs socio-économiques et encourager la valorisation des résultats de la recherche d'autre part. A en croire Fabrice Dako, secrétaire général du club Dsi, le Cea-Smia est un vivier de ressources humaines qualifiées, un partenaire de choix qui met à disposition des compétences avérées. Il rappelle que le club Dsi s'intéresse à toutes les structures et entreprises privées ou publiques qui s'investissent dans l'informatique. Les objectifs du Cea-Smia se résument comme suit : mettre en place des offres de formation de haut niveau en Mathématiques ; former une masse critique d'enseignants de mathématiques de standard international; former des chercheurs de haut niveau, relever l'expertise des cadres des entreprises et de l'administration publique par des formations continues de courte durée... Pour atteindre ces objectifs, le Cea-Smia s'appuie sur le soutien intensif des experts internationaux et la mise en place d'un partenariat solide avec les institutions, les entreprises et organisations... Au nombre des formations de Master et de Thèse au Cea-Smia, figurent les filières telles que : Management des systèmes d'information, Réseaux et Télécommunications, Sécurité informatique, Ingénierie mathématique, Mathématiques pures et Applications, Biostatistique, Mathématiques, Économie et Statistiques... Entre autres résultats attendus : former 63 personnes pour le Doctorat et 228 personnes pour le Master, renforcer 560 personnes dans les entreprises, envoyer 550 étudiants en stages, publier au moins 150 articles, créer au moins 2 start-up...?
Société 17 mai 2021


Remise de matériels médicaux: La Fondation BOA-Bénin offre 10 millions d’équipements à Ouèssèné
Faisant encore montre de la générosité qui l’a toujours caractérisée, la Fondation BOA-Bénin était, mercredi 12 mai dernier au chevet du Centre médical communautaire de Ouèssèné, arrondissement de Sori, dans la commune de Gogounou. C’est pour lui faire don d’un important lot d’équipements médicaux d’une valeur de 10 millions de francs Cfa. Au centre médical communautaire de Ouèssèné, à Gogounou, on n’oubliera pas de sitôt la date du mercredi 12 mai 2021, grâce à la Fondation BOA-Bénin qui l’a gratifié de matériels médicaux à hauteur de 10 millions de francs Cfa. Ce lot d’équipements qui permettra de mieux s’occuper désormais des patients de cette formation sanitaire est composé d’une échographie portable, ensemble complet avec une sonde convexe, une sonde endovaginale, une imprimante, une boîte de films de 3 rouleaux D-SON et d’un bidon de gel ultrasonique de 5 litres. Il est constitué également d’un autoclave médical à vapeur humide de type électronique avec un distillateur de capacité 5 litres par heure, d’une table d’accouchement ensemble complet avec accessoires et pose-pieds, de boîtes d’accouchement ensemble complet à 12 éléments, de boîtes à instrument ensemble complet à 12 éléments, puis d’un concentrateur d’oxygène, type 5 volume, prêt à être utilisé. Apolitique, la Fondation BOA est, selon son coordinateur national, Raïmi Sagbohan, une fondation d’entreprise engagée pour porter assistance aux populations démunies et être plus proche d’elles. Elle fonctionne grâce aux subventions de la banque. Procédant à la remise du lot, au nom du président de la Fondation BOA-Bénin, il a indiqué que depuis près de 20 ans, ce sont déjà plus de 4 milliards de francs Cfa qui ont été investis en dons et surtout, dans un contexte novateur appelé centre de vie-école ou santé. C’est, selon lui, un concept pour rendre plus attrayante la fréquentation des écoles, à travers la construction des modules de classes, plus magasins et bureaux, en y ajoutant le logement pour les enseignants, une salle de soins, une cantine scolaire, un forage d’eau à pompe solaire. « Nous avons plein de réalisations à travers tout le pays, pour aider les populations à se sentir mieux. Ce n’est pas à la tête du client, mais c’est selon le besoin exprimé que la fondation agit », a-t-il insisté. Ainsi, le don fait au centre de santé de Ouèssèné ne serait que la réponse à un projet qui lui a été soumis. «C’est pour toute la communauté. La Fondation compte sur vous pour sa gestion efficiente afin que les populations puissent en jouir pendant longtemps », a poursuivi Raïmi Sagbohan. Améliorer le taux de fréquentation Ces équipements, estimera le représentant du maire de Gogounou, Thomas Baguiri, viennent à point nommé. « Votre geste vient également soulager le Conseil communal confronté au problème relatif à l’équipement des formations sanitaires au niveau de la commune », a-t-il fait observer. Il a ensuite invité les bénéficiaires du don à en faire un bon usage. Faisant l’historique du don, le médecin du centre médical communautaire de Ouèssèné, Modeste Dossou est revenu sur la démarche qu’il a menée auprès de la Fondation, suite à des besoins en matériels qu’il a exprimés pour mieux soigner ses patients. En possession désormais de ces équipements de dernière génération, il reste à voir le taux de fréquentation du centre s’améliorer. Tel est le souhait du médecin chef du Centre communal de santé de Gogounou, Urbain Ahouayito pour qui, la réception de ces équipements hisse en quelque sorte ce centre communautaire, au rang de mini-hôpital de zone de la commune. Appréciant l’importance et la qualité des équipements, il a remercié la Fondation BOA- Bénin et ses responsables. Il a ensuite exhorté les populations de Ouèssèné, ainsi que celles des autres localités de Gogounou à venir se faire soigner dans le centre et à faire confiance aux produits de la BOA. Société 17 mai 2021


Vidékon Olivier Amédé Flatin à propos de la filière palmier à huile: « Toutes les communes seront impactées par l'appui du gouvernement… »
Les acteurs de la filière palmier à huile sont en campagne de plantation au titre des activités retenues dans le Programme national de développement de la filière validé en juillet 2020. Vidékon Olivier Amédé Flatin, coordonnateur du Programme national de développement de la filière palmier à huile, revient ici sur les objectifs poursuivis à travers cette opération qui en est à sa première édition ainsi que les différents appuis du gouvernement pour encourager les producteurs et les critères d’éligibilité à l’appui gouvernemental.
Dans le cadre de la réforme engagée dans la filière palmier à huile, les producteurs sont conviés à une campagne de plantation. Quels sont les objectifs poursuivis à travers cette opération ?
Vidékon Olivier Amédé Flatin : La campagne de plantation 2021 est initiée au titre de la première année de mise en œuvre du Programme de développement agricole de la filière palmier à huile. La filière a connu la validation de son programme de développement en juillet 2020. Le programme a pour objectif global, à l’horizon 2025, l’amélioration de la performance de la filière avec l’installation d’au moins 25 mille nouveaux hectares de palmeraie, l’amélioration d’au moins 25 % du rendement et l’amélioration de la transformation par la raffinerie, la savonnerie, pour la satisfaction du marché national et celui sous-régional. Dans ce cadre, certains producteurs de palmier à huile sont appuyés par le gouvernement via la coordination du Programme national de développement de la filière.
En quoi consiste cet appui gouvernemental?
Nous avons au niveau des pôles de développement agricole 5, 6, 7 et subsidiairement le pôle 4, des producteurs de palmier à huile. Ils sont dans des communes des départements du Zou et du Couffo pour le pôle 5. Dans les cinq communes du département du Plateau à savoir Kétou, Pobè, Adja-Ouèrè, Sakété et Ifangni pour le pôle 6. Et dans des communes des départements de l’Ouémé, de l’Atlantique et du Mono pour le pôle 7. Sont concernées dans le pôle 4, Djidja, Savalou et quelques zones où l’agroécologie est favorable à la production du palmier à huile. Toutes ces communes seront impactées par l’appui du gouvernement qui consiste en la dotation en plants des producteurs ayant l’intention de mettre en place des palmeraies au cours de 2021. Le mécanisme va consister en ce que l’Etat subventionne de moitié les plants nécessaires pour couvrir la superficie envisagée. Dans le cas d’un hectare à emblaver avec 143 plants, par exemple, l’Etat et le producteur apportent chacun la moitié, c’est-à-dire 75 plants. Au lieu d’aller dans les chiffres à virgule, nous exigeons 150 plants pour un hectare. Les plants supplémentaires permettent, lors des opérations de plantation, de remplacer les pertes qu’il pourrait y avoir. Mais la subvention au cours de cette première année de mise en œuvre du Programme national de développement de la filière palmier va au-delà des plants. Il y a la facilitation et l’accompagnement à l’installation des infrastructures et équipements de stockage au profit des clusters. Pour bénéficier de ces facilités, il faut être un cluster constitué où il y a l’agrégateur avec les agrégés qui sont dans la vente des huiles rouges. Ensuite, comme solution à la contrainte liée à l’eau, nous avons opté pour la mise en place des systèmes d’irrigation rentables et soutenables pour les petits producteurs. L’idée, cette année, c’est d’installer des unités de démonstration. En fonction de la source d’eau qui serait disponible, il y aura des modèles que nous allons vulgariser et mettre à l’échelle. Nous aurons des modèles à installer avec des systèmes solaires, des systèmes pour amener l’eau par gravitation. Nous verrons en fonction des potentialités, des propositions que nous aurons par rapport à chaque territoire. Au niveau de chaque pôle, nous aurons trois unités de démonstration. Il s’agit d’abord d’une unité démonstration sur de jeunes plants, c’est-à-dire juste à l’installation des plants, nous allons installer un système d’irrigation. Ensuite, nous aurons des systèmes d’irrigation pour des plants qui veulent entrer en production. Et en troisième et dernier lieu, nous aurons une unité de démonstration pour les palmeraies qui ont déjà sept ans d’âge. Dans les années 1980, on nous enseignait que le Bénin a une pluviométrie de 1200 mm d’eau de pluie par an. Cette année, avec les changements climatiques, nous n’avons plus ce niveau de pluviométrie. C’est plus bas encore alors que le matériel végétal de palmier à huile dont nous disposons actuellement s’exprime clairement avec une pluviométrie de 1800 mm d’eau de pluie. A cette condition, le rendement optimal va de 25 à 30 tonnes à l’hectare au Bénin.
Quels sont les critères d’éligibilité aux différents types d’aides gouvernementales?
Les critères d’éligibilité sont très simples. Il faut avoir l’intention de faire du palmier au cours de 2021. Vous devrez accepter de vous conformer aux bonnes pratiques de production de palmier à huile, c’est-à-dire les itinéraires techniques doivent être suivis, accepter ou prendre l’engagement de suivre rigoureusement et de vous faire appuyer et contrôler par les cadres de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) et enfin le plus important est d’apporter la contrepartie qui est le nombre de plants devant couvrir la moitié de la superficie que vous avez l’intention d’emblaver. En dehors de cela, les cadres de l’Atda doivent impérativement vérifier si le producteur est propriétaire de la parcelle qu’il met à disposition pour être plantée, ou au moins donner la preuve d’une présomption de propriété.
Comment appréciez-vous le comportement des producteurs par rapport à la campagne de plantation ?
On note globalement que l’engouement est là. Le besoin en plants est plus grand que les prévisions qui sont estimées à cinq mille hectares par an sur les vingt-cinq ans. Dans les communes, beaucoup de plants sont déjà réservés au niveau des pépiniéristes agréés. Et lorsque nous avons fait le tour de la mise en place des graines germées, il ressort que si on contrôle les sorties du territoire national, nous pouvons avoir au moins 6 500 nouveaux hectares de palmiers sélectionnés au Bénin. Mais la campagne de plantation montre que le besoin réel se situe autour de 10 mille hectares. Tout Béninois sait désormais que la filière palmier à huile est d’importance et à forts potentiels de sécurisation des investissements. Tout sur le palmier à huile est richesse. Beaucoup sont en train d’en prendre conscience et les superficies emblavées prouvent que la filière est en pleine renaissance. Nous pensons que la campagne de plantation sera une réussite. Également, cette année, au niveau du Centre de recherche agricole des plantes pérennes, il est prévu de faire des essais multi locaux d’adaptation dans d’autres zones que nous avons toujours estimées non propices au développement de la filière palmier à huile. En ligne de mire, les départements tels que la Donga, le Borgou et l’Atacora pour voir s’il n’y existe pas des zones spécifiques qui ont, au-delà de la pluviométrie, d’autres critères comme l’économétrie pour produire du palmier à huile.
Société 17 mai 2021


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