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Nouvelles

Lutte contre le paludisme: L’opération de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées lancée

La phase de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action aux ménages pour le compte de l’édition 2017 a démarré, ce jeudi 19 octobre. Le lancement officiel de l’opération a eu lieu, hier à Avrankou et a été placé sous le patronage du président de la République représenté à la cérémonie par le ministre de Santé, Alassane Séidou.

L’engagement du Gouvernement pour la lutte contre le paludisme au Bénin reste total et sans faille. La preuve en a été une fois encore donnée, ce jeudi 19 octobre, à travers le lancement de la phase pratique de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action aux ménages. L'édition de cette année est la quatrième du genre après celles de 2007, 2011 et 2014. Au total, 6 695 750 moustiquaires ont été mobilisées par le Gouvernement à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers dont le Fonds mondial pour le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et l’Usaid. Sur cet effectif, 4 695 750 moustiquaires seront distribuées pendant quatre jours aux ménages déjà dénombrés dans les huit départements du Sud et du Centre. Les quatre autres départements du Septentrion avaient été déjà servis en août dernier avec la distribution de 2 millions de moustiquaires. L’opération couvre désormais tout le territoire national.
Procédant au lancement officiel de cette campagne de distribution gratuite à Avrankou, hier, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a réitéré la détermination du Gouvernement à lutter contre le paludisme au Bénin. Statistiques récentes de son ministère à l’appui, Alassane Séidou explique qu’il y a vraiment urgence à ne pas fléchir dans le cadre de la riposte contre cette maladie. Selon lui, le paludisme demeure à 42,8 % la première cause de recours aux soins dans les formations sanitaires et la première cause d’hospitalisation avec 52,3%. Toutes les tranches d’âge sont touchées par ce fléau mais les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans constituent les groupes les plus vulnérables et sont exposés aux formes graves de la maladie. Cette affection s’affiche comme la première cause de décès dans les structures sanitaires avec une incidence de 14,6%. « Ce taux naturellement affreux montre qu’en dépit des efforts consentis, le paludisme demeure un problème de santé publique», relève le ministre. Face à ces statistiques qui doivent interpeller tous, il est plus qu’urgent que le Bénin s’arme davantage pour affronter les affres de ce redoutable fléau en vue de limiter ses dégâts au sein des ménages. Et pour y arriver, la prévention reste et demeure la stratégie recommandée depuis des lustres par l’Oms.

Atteindre les Odd

La promotion de l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action est, entre autres approches de prévention, adoptée par le Bénin. Le ministre de la Santé remercie le Fonds mondial, le Gouvernement américain à travers l’Initiative présidentielle de lutte contre le paludisme (Pmi) pour avoir contribué pour une grosse part dans la mobilisation de ces moustiquaires imprégnées. Alassane Séidou a invité chaque chef de ménage qui avait été dénombré lors de la phase de dénombrement à se présenter au poste indiqué dans son quartier avec son coupon en vue de retirer son lot de moustiquaires. Il a lancé un appel à toute la population, aux élus locaux et aux forces de l’ordre afin que cette phase de distribution se déroule sans écueil surtout sur les lieux des opérations de distribution. Le ministre a exhorté les bénéficiaires de ces moustiquaires à en faire un bon usage pour garantir l’efficacité. Une démonstration a été faite à cet effet sur place.
Le représentant résident de l’Oms au Bénin salue l’engagement du Gouvernement béninois pour lutter contre le paludisme. Par ce choix, souligne Dr Jean-Pierre Baptiste, le Bénin donne non seulement les moyens de réduire de façon sensible la mortalité maternelle et infantile, mais également d’atteindre des Objectifs de développement durable (Odd). Le fonctionnaire onusien sera appuyé par la représentante du Fonds mondial de lutte contre le Vih/sida, la tuberculose et le paludisme, Pilar Valasquez Gallega, qui a fait le déplacement du Bénin juste pour ce lancement. Elle rassure du soutien de son institution pour accompagner le Bénin pour le cadre de la lutte contre cette pandémie.
La cérémonie a connu aussi la présence du préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy et du maire d’Avrankou, Eugène Lonégnon. Ils ont promis de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir une bonne utilisation de ces moustiquaires afin qu’elles ne servent pas aux populations de filet pour la pêche ou d’objets de protection dans les plantations notamment les cultures maraîchères.

Actualités 20 oct. 2017


Tension sociale à la société sucrière de Savè: Lazare Sèhouéto dénoue la crise

La Société sucrière de Savè devenue la Sucrerie complaint du Bénin (Sucobé), depuis des années, se trouve confrontée à des crises sociales répétitives. Depuis deux semaines, la société est paralysée par un mouvement de grève déclenché par les travailleurs. Une situation qui a fait déplacer d’urgence, ce jeudi 19 octobre, Lazare Sèhouéto, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.

Le personnel et la direction de la Sucrerie complaint du Bénin (Sucobé) aux mains d’un groupe de Chinois ne parlent pas le même langage. La tension est de plus en plus forte. Suite au mouvement de grève de 72 heures par semaine déclenché depuis deux semaines par les deux syndicats de la société, le Syndicat des travailleurs du sucre et de l'Alcool (Syntrasa) et le Syndicat des travailleurs de Sucobé (Syntra-Sucobé), les activités sont au ralenti dans la société. Les 283 agents de la Sucobé de Savè se sont mis en coalition pour exiger de leurs employeurs chinois la fin des disparités salariales et le reversement à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) de la part patronale et autres prélèvements faits sur les salaires afin de permettre aux travailleurs de jouir de leurs retraites. Ils sont nombreux à se sentir concernés par la question du remboursement des cotisations prélevées sur leur salaire pour le compte de la Cnss. Ils disent ne pas réclamer un relèvement de leur salaire bien que le salaire le plus fort est de 175 000 F Cfa et de 40 000 F Cfa pour le plus bas.
Aussi, les travailleurs mécontents exigent-ils le départ sans condition du directeur du personnel, le Chinois Zhao-Qi, qui leur ferait subir des traitements dégradants et inhumains. Pour les travailleurs, « C’est avec mépris que le directeur du personnel traite les agents et fait des licenciements abusifs à la société Sucobé de Savè depuis près de quatorze ans qu’ils ont pris en location-gérance libre gestion», déplore Alain Yayi, secrétaire général du Syntra-Sucobé.
Les délégués du personnel, le directeur de la Sucobé-Savè, Zhou Kaïming et son équipe étaient hier à la table des négociations, sous la présidence du ministre Lazare Sèhouéto, pendant plusieurs heures. Pour la délégation ministérielle, la reprise du travail à la Sucobé, est un défi. « Il faut que ça cesse de jaser à la Sucobé après le départ du ministre », dira l’un des négociateurs présents à cette rencontre.
Au terme de cette rencontre marquée par des suspensions et des conciliabules, tout est rentré dans l’ordre. Dix-neuf points étaient inscrits. Les deux parties se sont mises en accord sur l’essentiel des revendications. Le seul point d’achoppement était celui relatif au départ du directeur du personnel. Les tractations se sont poursuivies tard dans la nuit. Les travailleurs ont accepté finalement de reprendre les activités. Ainsi, la campagne pour le sucre et l’alcool produit à la Sucobé-Savè qui démarre début novembre pourra se dérouler sans accroc.

Actualités 20 oct. 2017


Fait divers: Un malade mental tue son guérisseur à Kouandé

Admis chez un guérisseur pour se faire traiter, un malade mental s’en est pris à ce dernier qui décède à la suite de coups reçus, mardi 17 octobre dernier dans le village de Kpankpankou dans l’arrondissement de Orou-Kayo à Kouandé.
Délégué du village par ailleurs, le guérisseur s’est retrouvé face au forcené qu’il traitait depuis peu, lors d’une visite de routine aux malades hébergés à son domicile.

Les mains habituellement liées depuis son admission dans le centre, il s’est miraculeusement retrouvé libre de ses mouvements pour violenter celui qui le soigne. A l’aide d’un gourdin qui traînait au sol, il lui assène des coups à la tête du guérisseur qui s’est écroulé. Conduit par la suite au centre de santé du village, il succombe des suites de ses blessures, malgré les soins à lui administrés par le major du centre de santé.
Conduit à la brigade de gendarmerie de Kouandé, le malade mental sera probablement présenté au procureur du tribunal de première instance de Natitingou, ce vendredi après l’arrêt de travail de 48 heures observé par le personnel non magistrat. N’ayant pas pleine conscience de ses actes, le malade mental s’il est inculpé de coups mortels ou d’homicide volontaire, ne devrait pas être condamné?

Kokouvi EKLOU, A/R Atacora-Donga

Société 20 oct. 2017


Crise au conseil communale de Lokossa: « Ce sont des intérêts individuels qui divisent », selon le préfet Komlan Zinsou

Indexé souvent dans la crise qui secoue le conseil communal de Lokossa comme celui qui empêche la destitution du maire Pierre Awadji, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, a accepté de nous entretenir sur ce sujet. Dans cette interview, il appelle les frondeurs à réviser leur position.

La Nation : Depuis juin dernier, une majorité de dix conseillers communaux de Lokossa, chef-lieu de votre département, entretient une fronde contre le maire. Le processus du développement est quelque peu bloqué mais vous semblez ne pas vous y intéresser. Etes-vous indifférent à la crise ?

Komlan Zinsou : Effectivement, il y a blocage au niveau du Conseil communal de Lokossa. Je n’y suis pas indifférent. J’ai été amené à échanger avec quelques-uns des frondeurs qui m’ont dit pourquoi ils ont adopté ce comportement. J’ai rencontré également le maire à plusieurs reprises ensuite, le député Dakpè Sossou. De même, des sages de la ville sont venus me voir au sujet de la crise. A tout ce monde, j’ai dit que le conseil communal, c’est le lieu de la politique, le lieu où on discute des problèmes de la cité. Par conséquent, les conseillers communaux, doivent penser d’abord au développement de la commune de Lokossa, aux intérêts de la population quel que soit ce qui fâche. Mais ce n’est pas aujourd’hui le cas et ça me préoccupe. Je ne dors pas depuis que cette crise est née. De toute façon, je vais poursuivre la sensibilisation pour que les uns et les autres reviennent à de meilleurs sentiments.

De vos différents échanges avez-vous perçu la pertinence des raisons qui fondent cette crise ?

Les raisons énoncées, franchement, ne m’ont pas convaincu. Parce que la satisfaction de ces intérêts-là ne va pas avoir un impact sur toute la population. Ce sont des intérêts individuels qui divisent les conseillers. Cela gêne un peu. C’est pourquoi je demande aux frondeurs de revoir leur position et de continuer à échanger avec le maire. Je suis sûr que ce dernier finira par les écouter. Et par rapport aux avantages qu’ils réclament, que le maire lâche un peu du lest pour que la vie reprenne à Lokossa.

Les frondeurs souhaitent désormais que le chef de l’Etat ou l’autorité ministérielle se penche sur la situation de Lokossa et que soit enclenchée la procédure de révocation du maire Pierre Awadji. La solution à la crise dépasse-t-elle le préfet que vous êtes ?

La solution est dans nos pieds. Pourquoi ils appellent le chef de l’Etat. Moi, je le représente valablement ici. Leurs accusations ne sont pas suffisantes. Ils n’ont qu’à revoir leurs ambitions.
En fait, le souhait des frondeurs, c’est que je puisse les aider à révoquer le maire. Mais tant que la personne n’a pas commis une faute lourde, je vais me fonder sur quoi ? Je ne vais pas avancer ce que je ne peux prouver. La hiérarchie nous a déjà saisi et nous a demandé de voir dans la gestion. Mais, nous n’avons pas trouvé de faute lourde, pour le moment.
Ce qui se passe actuellement au niveau du conseil communal de Lokossa n’est pas intéressant. Mais que la population comprenne que c’est le lieu de la politique. Toutefois, je la rassure que tout va évoluer avec la sensibilisation. Ensemble avec les sages, les cadres, nous allons régler ce problème. Aux frondeurs, je demande de ne pas être trop exigeants et extrémistes.

Actualités 20 oct. 2017


Corps des personnels des Eaux, Forêts et Chasse: Le décret portant statuts particuliers modifié (Compte rendu du Conseil des ministres)

 

Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi, le 18 octobre 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.

Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Mesures normatives.

Les projets de décrets ci-après ont été adoptés :

II- Projet de décret portant modification du décret n°2016-147 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels des eaux, forêts et chasse.

Les modifications induites par le présent décret concernent les articles 93, 94, 95 et 96 nouveaux du décret n°20I6-147 du 17 mars 2016 portant statuts particuliers des corps des personnels des eaux, forêts et chasse. Elles corrigent les insuffisances relatives aux principes et modalités de reversement.
Aussi, est-t-il précisé dans ce nouveau décret que :
- le reversement dans le corps des officiers des eaux, forêts et chasse est subordonné au succès à l’examen de fin de formation initiale d’officier des eaux, forêts et chasse pour les catégories de sous-officiers des eaux, forêts et chasse énumérées à l’article 94 nouveau ;
- les sous-officiers gardes forestiers non titulaires du Diplôme d’études agricoles tropicales (DEAT) précédemment régis par le décret 98-206 du 11 mai 1998 portant statuts particuliers des corps des personnels des eaux, forêts et chasse ne seront reversés dans le nouveau corps des sous-officiers contrôleurs des eaux, forêts et chasse qu’après la réussite à l’examen de fin de la formation à laquelle ils sont astreints ;
- en outre, les sous-officiers gardes forestiers non titulaires du Diplôme d’études agricoles tropicales (DEAT), précédemment régis par le décret n° 98-206 du 11 mai 1998 sus cité, qui n’auraient pas réussi à l’examen de fin de formation à laquelle ils sont astreints, soient reversés dans le nouveau corps des gardes forestiers.
Le Conseil des ministres a adopté le présent décret et instruit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, de prendre les dispositions nécessaires pour sa mise en application effective.

1.2 Projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat, gestion 2016.

Le Conseil des ministres a examiné une communication du ministre de l’Economie et des Finances portant transmission à l’Assemblée nationale, du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat, gestion 2016.
Aux termes des dispositions de la Constitution du 11 décembre 1990 et de la loi organique n°20I3-I4 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances, le projet de loi de règlement est déposé au plus tard le premier jour de l’ouverture de la session budgétaire qui suit l’année d’exécution du budget. Il est accompagné du rapport de la juridiction financière sur l’exécution de la loi de finances et de la déclaration générale de conformité entre les comptes des ordonnateurs et ceux des comptables publics.
Le Conseil des ministres a adopté le présent décret et instruit le ministre de l’Economie et des Finances de transmettre à la Représentation nationale, dans les délais requis, ledit projet de loi de règlement et les documents y annexés.

1.3 Projets de décrets portant transmission à l’Assemblée Nationale de deux projets de lois.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a présenté au Conseil des ministres, deux projets de décrets portant transmission à l’Assemblée nationale des projets de lois suivants :
- projet de loi portant création de la police républicaine ;
- projet de loi portant statut spécial de la police républicaine.

II. Communications

Les communications suivantes ont été approuvées :

2.1 Autorisation de signature de marché pour l’exécution de l’étude de faisabilité pour l’aménagement et la construction du marché de gros de l’agglomération du Grand Nokoué.

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l’autorisation de signature de marché pour l’exécution de l’étude de faisabilité de l’aménagement et de la construction du marché de gros de l’agglomération du Grand Nokoué, qui comprend les villes de Cotonou, Porto-Novo, Sèmè-Podji, Abomey-Calavi et Ouidah.
Cette étude s’inscrit dans le cadre des travaux préliminaires relatifs au projet de transfert de l’activité de gros du marché Dantokpa, actuellement concentrée au cœur de la ville de Cotonou, vers la sortie Nord-Ouest de cette ville, en l’occurrence dans la commune d’Abomey-Calavi.
La construction du marché de gros de l’agglomération du Grand Nokoué fait partie des grands projets urbains du Gouvernement, visant notamment à servir de point d’appui pour la requalification urbaine et l’assainissement des quartiers de ville, sis dans les zones à aménager.
De façon spécifique, ce projet contribuera à la transformation qualitative de l’image urbaine du Grand Nokoué, l’embellissement et la décongestion des centres villes y situés. Il participe aussi de la réorganisation de ses principales zones commerciales, de l’amélioration de son attractivité et de l’accroissement des volumes d’affaires dans la zone d’implantation.
Pour garantir la qualité des études techniques à réaliser et une mise en œuvre rapide et maîtrisée de ce projet de grande envergure, il s’avère nécessaire d’identifier un cabinet réputé et disposant du savoir-faire dans ce domaine très spécialisé.
La mission à assigner à ce cabinet est déclinée comme suit :
- identifier les besoins actuels et futurs en termes de modernisation, de concept, d’aménagement du site et de développement de l’activité de commerce de gros ;
- proposer un plan de développement du site, répondant à ces opportunités ;
- proposer la stratégie d’accompagnement des commerçants concernés ;
- élaborer le plan directeur d’aménagement du site et le plan de masse du projet ;
- préparer le lancement d’un Partenariat Public Privé dynamique pour porter le projet.
Cette mission durera au maximum six (06) mois.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et autorisé le ministre du Cadre de vie et du Développement durable à signer un contrat pour la réalisation de cette étude de faisabilité, et à engager les actions diligentes en vue du démarrage effectif de la mission.

2.2- Autorisation de signature d’un contrat d’assistance technique pour la mise en œuvre du projet «Cité Internationale de l’Innovation et du Savoir» (CIIS).

Le ministre d’Etat secrétaire général de la Présidence de la République a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à une demande d’autorisation pour la signature d’un contrat d’assistance technique, dans le cadre de la mise en œuvre du projet
« Cité internationale de l’innovation et du Savoir » (CIIS).
Ce projet vise la création d’un campus connecté et intelligent, doté d’infrastructures et de services modernes (solutions de transport et de services collectifs innovants, data centers, solutions informatiques et systèmes d’informations, etc). Ce campus est spécifiquement dédié à :
- l’enseignement supérieur (universités, centres de formation, écoles professionnelles et techniques) ; la recherche (laboratoires et centres de recherche) ; et
- l’incubation de jeunes entreprises (incubation et accélération).
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et autorisé la signature dudit contrat.

2.3 Organisation de tests d’aptitude dans le cadre de la mise en place du fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.

Le ministre d’Etat secrétaire général de la Présidence de la République a en outre présenté au Conseil des ministres, une communication relative à l’organisation de tests d’aptitude dans le cadre de la mise en place du fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques.
La mise en place de ce fichier national découle de la volonté du Gouvernement d’assurer une meilleure gestion des ressources publiques et de restaurer les principes de bonne gouvernance dans la gestion des affaires publiques.
Ce fichier est donc conçu pour être un précieux outil dans le processus de nomination aux emplois de la chaîne des dépenses publiques. Il est une liste nominative informatisée prévue pour être établie sur la base de tests d’aptitude, suivis d’enquêtes de moralité des postulants.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l’Economie et des Finances, de mettre à la disposition du ministère du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, les ressources nécessaires à l’organisation du processus de sélection.
Le ministre d’Etat secrétaire général de la Présidence de la République et le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales veilleront à la supervision de l’organisation et du déroulement desdits tests d’aptitude.

2.4 Organisation d’une réunion internationale au Bénin.

Le Conseil des ministres a autorisé l’organisation, dans notre pays, de la réunion du Bureau exécutif de la Fédération internationale de Gymnastique, qui se tiendra du 24 au 25 octobre 2017, à Cotonou.

2.5 Participation à des rencontres internationales.

Le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays aux différentes rencontres internationales ci-après :
- 20e réunion du Comité ministériel ACP et 15e Comité ministériel commercial mixte ACP-UE, qui se déroule à Bruxelles, en Belgique, du 18 au 20 octobre 2017 ;
- 22e Salon international de formation du Livre d’Alger, qui se tiendra à Alger, en Algérie, du 25 octobre au 04 novembre 2017 ;
- 34e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), qui se tiendra à Lomé, au Togo, les 25 et 26 novembre 2017 ;
- conférence annuelle du Conseil international des Archives (CIA), qui se tiendra à Mexico City, au Mexique, du 25 au 29 novembre 2017.

2.6 Présentation d’une innovation technologique par de jeunes talents béninois.

Le chef de l’Etat, fidèle à sa volonté de promouvoir les jeunes talents de notre pays, a reçu, en marge du Conseil des ministres et en présence de tous les membres du Gouvernement, les jeunes béninois, inventeurs du Foyer ATINGAN.
Le Foyer ATINGAN est une invention technologique économiquement bénéfique pour les populations et contribuant à la préservation de l’environnement.
Ce modèle de foyer a le double avantage d’utiliser de l’énergie propre et de préserver nos essences forestières déjà menacées sous l’effet de la pression démographique et de l’utilisation poussée du bois de chauffe.
En dehors de l’originalité de cette invention, ces jeunes ont démontré leurs capacités remarquables dans la conception d’outils industriels pour la transformation de produits agricoles locaux, dans des conditions hygiéniques et sanitaires appropriées. Ils ont, à leur actif, de nombreuses distinctions aux plans national et international.
Les inventions de ces jeunes talents promeuvent, avec une valeur ajoutée certaine, l’industrie dans notre pays ; elles constituent une solution originale pour l’entreprenariat des jeunes et la transformation sur place des matières premières agricoles.
Le Gouvernement, après avoir félicité les trois jeunes promoteurs, a décidé, pour inciter d’autres jeunes Béninois à l’innovation et à la création d’entreprises, d’accompagner ces talents pour leur permettre d’améliorer qualitativement leurs équipements et d’accroître substantiellement leurs capacités de production.

III- Mesure individuelle

Une nomination été prononcée.

Au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération :

Sur proposition du Ministre,

Secrétaire général du Ministère : monsieur Hervé Dadjèdji DJOKPE.

Fait à Cotonou, le 18 octobre 2017

Le secrétaire général du Gouvernement,

Edouard OUIN-OURO

 

Actualités 20 oct. 2017


Ralentissement de l’activité commerciale: Le déguerpissement plombe la microfinance

Le secteur de la microfinance subit le contrecoup de l’opération de libération de l’espace public entreprise par l’Etat. Les chiffres font état d’une baisse de l’encours des crédits et d’une hausse du portefeuille à risque.

L’on redoutait un sérieux revers de l’opération de libération de l’espace public sur les activités économiques. Les conséquences ont été donc fâcheuses pour de nombreuses commerçantes et autres acteurs de l’informel. Ces derniers ont, pour la plupart, non seulement perdu leur clientèle, mais surtout n’ont plus retrouvé d’emplacements idoines pour relancer leurs activités. Sans surprise, le secteur de la microfinance a reçu le contrecoup de ralentissement du petit commerce avec des performances qui mettent les systèmes financiers décentralisés (Sfd) sur la braise. Selon l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), le portefeuille à risque à 90 jours des Sfd s’est dégradé au deuxième trimestre de 2017, passant de 8,2 % au premier trimestre à 9,5 % au deuxième trimestre. « C’est un corollaire de l’opération de libération des espaces publics, selon les déclarations des dirigeants des Sfd », précise la structure qui dépend du ministère de l’Economie et des Finances. De façon globale, le secteur de la microfinance a enregistré, depuis le début de l’année une baisse d’activités. L’encours de crédits des Sfd estimé à 127,3 % milliards F Cfa au 30 juin 2017 est en baisse de 1,2 % par rapport au niveau attient au 31 mars, soit 128,8 milliards F Cfa. Sur les trois trimestres de l’année 2017, informe l’Anssfd, le portefeuille à risque à 90 jours est largement au-dessus de la norme maximale admise fixée à 3%.
Marie Assignon, tenancière d’une boutique de produits divers à Agla, estime que le déguerpissement l’a mise en difficulté auprès des institutions de microfinance. « Je n’avais pas assez d’espace dans ma boutique pour exposer tous mes produits. Le déguerpissement m’a contrainte à réduire mes commandes et j’ai du mal à honorer le remboursement de mes crédits », se plaint-elle. Corine Vianou qui a investi quelques mois plus tôt dans l’ouverture de sa boutique de vente de produits cosmétiques se dit aussi confrontée à des difficultés de remboursement de son prêt, après avoir vu une bonne partie de sa boutique rasée lors de l’opération de déguerpissement. C’est aussi le cas d’Hervé Houétohossou dont l’activité de commercialisation des fripes a chuté depuis qu’il a quitté son emplacement habituel. « Le Gouvernement n’a pas évalué les conséquences du déguerpissement sur nos activités avant de décider de nous chasser. J’occupais avant une position stratégique qui attirait la clientèle ; actuellement je me retrouve dans un coin où mêmes mes clients fidèles ont du mal à venir », s’offusque-t-il.

Opération mal pensée ?

Une autre illustration des dégâts des déguerpissements sur l’activité économique, ce sont les déboires de nombreux fournisseurs de petits commerçants qui ont vu leurs chiffres d’affaires se fondre comme un château de cartes. Armelle Kouton, directrice générale de la société Biskara Sarl, spécialisée dans la fabrication d’amuse-gueule, confie avoir réalisé un chiffre d’affaires de 750 000 F Cfa en février 2017, aux temps forts des opérations, contre 7 100 000 F Cfa en février 2016. « Beaucoup de mes clientes ont perdu leurs places et n’ont pas pu rouvrir leur commerce, faute de nouveaux emplacements. D’autres ont dû réduire les commandes parce que n’ayant plus assez d’espace pour exposer leurs marchandises », souligne-t-elle.
Abel Gbètoénonmom, économiste, estime que la libération de l’espace public, bien qu’elle soit une réforme importante, a été menée sans tenir compte du contexte économique. « Cette opération n’a pas pris en compte le contexte de récession économique du Nigeria qui frappait déjà les activités commerciales dans notre pays. Et, les bonnes dames qui restent au bord des voies sont les plus frappées par les difficultés économiques au Nigeria. Quand ça cesse de tourner au Nigeria, ça cesse de tourner à leur niveau aussi. Elles étaient déjà fragilisées par le contexte avant que l’Etat décide encore de les dégager », commente-t-il. Pour lui, c’est à croire que l’aménagement de l’espace est plus important que les priorités humaines. « Lorsqu’on veut faire une réforme qui affecte 80 % de l’activité économique, on la mène avec beaucoup de dextérité », insiste-t-il, déplorant que l’opération soit menée sans mesures d’accompagnement des commerçants déguerpis?

Actualités 19 oct. 2017


Audience à la Marina: Le président Talon salue le génie des inventeurs du foyer Atingan

En marge du Conseil des ministres de ce mercredi 18 octobre, le chef de l’Etat a reçu en audience les promoteurs du foyer Atingan. De jeunes inventeurs dont le talent a été salué par le président de la République, en présence des membres du Gouvernement.

Prix meilleur invention 2014, prix de l’Organisation mondiale pour la propriété intellectuelle, prix du meilleur produit innovant à la 4e foire de l’intégration de l’Uemoa au Togo, prix African rethink awards 2016, prix Cop 21, prix Or bleu, prix des initiatives pour la préservation de l’eau, 1er Prix concours Start up Bluezone, trophée Oscars de mérite, prix meilleur acteur de l’initiative 2014... Les frères Franck et Francis Zanhoudaho et Calixte Eloh ont fait parler leur génie un peu partout dans le monde à travers leur invention : le foyer Atingan.
Mercredi 18 octobre, ils étaient à la Présidence de la République pour échanger avec le chef de l’Etat. Ce n’est pas la première fois que les trois inventeurs béninois rencontrent Patrice Talon. Mais la séance de ce mercredi avait la particularité que le Gouvernement était présent au complet et constituait la cible des explications des jeunes inventeurs. A travers cette initiative, une première, le chef de l’Etat entend valoriser le made in Bénin dans toute sa splendeur. Pendant deux heures de temps, cadres, ministres et président de la République ont suivi l’exposé des trois inventeurs et la spécificité de leur innovation.
« Convaincu de la portée de cette technologie d’origine béninoise, qui a déjà obtenu de nombreux prix tant au plan national qu’à l’international », le chef de l’Etat, « a déclaré qu’avec un peu d’accompagnement, ils peuvent contribuer à révéler le Bénin ». Il a, par ailleurs, souligné l’intérêt universel que revêt leur invention et formulé des suggestions pour l’amélioration de la présentation des foyers. Le modèle économique et la présentation physique du produit constituent également des éléments sur lesquels le chef de l’Etat s’est prononcé.
A ces trois jeunes, l’appui du Gouvernement ne fera pas défaut « s’ils présentent un modèle abouti pour une production industrielle, à coût réduit ». Des partenariats sont envisagés pour eux et un séjour en Chine s’annonce d’ici là pour une prospection afin de l’anoblissement de leur invention. « Nous le ferons pour inciter d’autres à faire autant… Pendant votre voyage, travaillez à l’amélioration et au plan d’investissement même et à votre retour, on verra comment vous aider. Adressez une demande bien détaillée au Gouvernement, et on va vous accompagner sur cette phase là. », s’est engagé le chef de l’Etat à leur endroit.
« Les foyers Atingan sont destinés à toutes les couches sociales en priorité aux ménages, maquis et restaurants, aux unités de grande restauration et aux unités de productions industrielles ».
L’Initiative du président de promouvoir l’excellence annoncée le 31 juillet dernier, trouve ainsi un bon client et par la même occasion, le chef de l’Etat redonne espoir aux inventeurs béninois.

Actualités 19 oct. 2017


Formation des agents de la Police municipale de Cotonou: Améliorer les prestations des agents sur le terrain

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique organise, avec l’appui de la Fondation Hans Seidel, un atelier de formation des agents de la police municipale de Cotonou sur le concept de la police de proximité. Cette formation qui a démarré, ce mercredi 18 octobre pour prendre fin demain à Cotonou, permettra aux chargés de la sécurité dans le Littoral d’améliorer leurs prestations sur le terrain.

La police municipale est un maillon de la chaîne sécuritaire dont les missions orientées vers les populations exposent les agents à des abus. Une formation s’avère indispensable pour donner aux agents de la police municipale les rudiments nécessaires en vue d’un changement de mentalité et de comportements afin de redonner confiance aux populations pour bénéficier de la part de celles-ci leurs contributions en matière de coproduction de la sécurité.
Le représentant du maire de la ville de Cotonou, Tiburce Théodore Dagbégnon Ahouanvoékè, explique que la police municipale est une police de proximité qui se veut proche des populations et prête à répondre à toutes leurs attentes.
Cette formation permettra aux agents de la police municipale de renforcer leurs connaissances et de contribuer à l’amélioration de leurs prestations sur le terrain.
La représentante de la Fondation Hans Seidel, Frank Aridja, précise que cette formation doit impacter tous les acteurs pour la coproduction de la sécurité. Les acteurs formateurs ont, non seulement, pour tâche de renforcer les capacités des stagiaires, mais aussi de corriger les enseignements mal assimilés pour être de vrais acteurs, proches des citoyens et de la population béninoise. Elle a exhorté les apprenants à être attentifs à tous les enseignements que les formateurs leur donneront.
Quant au directeur de la Sécurité publique, Thomas Codjo, il a mis l’accent sur le caractère multidimensionnel et multidisciplinaire des questions de sécurité dans nos villes. Ainsi dira-t-il, ce caractère exige que la question de la sécurité soit l’affaire de tous : autorités à divers niveaux, forces de sécurité publique et acteurs civils de la sécurité. La fonction sécurité, poursuit-il, doit être alors valorisée et ne doit plus être considérée comme l’apanage des forces de sécurité publique. Il est désormais nécessaire, voire primordial, a-t-il expliqué, que les forces de l’ordre bénéficient d’une collaboration franche et agissante des populations à chaque instant. Aussi s’agira-t-il pour elles d’apporter leurs contributions dans le cadre de la coproduction de sécurité s’il existe une crise de confiance entre ces deux acteurs. Car, il est apparu nécessaire que des dispositions soient prises pour faire renaître la confiance qui doit être déterminante dans la coproduction de la sécurité. Ce qui conduirait à un changement de comportements et permettrait d’éviter toute sorte de tracasseries policières, les brimades, les menaces, le mauvais accueil, le rançonnement, les traitements inhumains et dégradants. Au terme de la formation, la qualité des prestations des agents de la police municipale sera améliorée, les nouvelles approches préconisées dans le changement de comportements seront également maîtrisées et une franche collaboration entre les populations et les agents de la police municipale va renaître et perdurer, espèrent les organisateurs.

Société 19 oct. 2017


Bonne gouvernance: Aucun maire n’a encore déclaré ses biens au 15 juin dernier (Trois ministres et 21 députés également dans le cas)

Le président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, a animé, ce mercredi 18 octobre à Cotonou, une conférence de presse pour présenter le rapport du forum sur la gouvernance tenu courant juin dernier à Grand-Popo. Il était entouré pour la circonstance de Jonathan Richter, directeur de l’Usaid.

A la date du 15 juin 2017, aucun des maires de la mandature en cours n’a encore satisfait à l’obligation de déclaration de biens à l’entrée en fonction comme le prescrivent les textes en vigueur. Un préfet, 21 députés sur 83 et encore 3 ministres sur les 24 du Gouvernement du Nouveau départ sont également dans le cas. En attendant la fin du mois d’octobre pour disposer du point exhaustif desdites déclarations que la Cour suprême doit dresser, c’est le tableau que Jean-Baptiste Elias, président du Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac), Jean-Baptiste Elias, a peint, ce mercredi 18 octobre, lors de d’une conférence de presse sur le Rapport du forum sur la gouvernance tenu les 15, 16 et 17 juin derniers à Grand-Popo.
Pour le conférencier, le but de la rencontre avec les hommes des médias est de rendre compte au public des actes dudit forum. A l’occasion, il s’est appesanti sur l’importance de la rencontre et a livré les grandes recommandations qui en sont issues ainsi que les actions envisagées pour faire reculer la corruption à défaut de la supprimer.
Le Fonac, à travers le projet «Initiative de coopération sécuritaire en Afrique de l’Ouest (Wacsi)» promeut la lutte contre la corruption et l’impunité. C’est dans ce cadre que les journées nationales de la gouvernance (Jng) édition 2017 ont été organisées. Le Fonac fournit ainsi une opportunité à plusieurs acteurs, d’intervenir dans les réformes, de s’engager pour leur réalisation, d’inciter à un échange d’expériences et de développer un dialogue franc et sincère susceptible d’aboutir à de meilleures pratiques en matière de bonne gouvernance au Bénin.
A l’occasion desdites journées, le Fonac a offert aux politiciens, universitaires et autres experts, un espace pour échanger des points de vue différents sur des questions pertinentes et élaborer des recommandations pour les décideurs.
Selon le président du Fonac, plusieurs maires, des députés et des ministres ont bien réagi en répondant favorablement à la lettre qu’il leur a été adressée pour leur demander de se conformer aux prescriptions constitutionnelles sur la déclaration de patrimoine.
Des débats riches, houleux et pertinents ont été amenés lors des Jng, a confié Jean-Baptiste Elias qui a déclaré qu’il n’y avait pas de sujet tabou au cours de cette rencontre. Six panels ont été déroulés pour asseoir les bases des échanges.

Des recommandations

Les recommandations, informe-t-il, ont été faites à l’endroit des différentes structures étatiques, notamment le Gouvernement, le Parlement, la Cour suprême, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, la Haute cour de justice, le Conseil économique et social, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, l’Autorité de régulation des marchés publics, la société civile et les partenaires techniques et financiers (Ptf). Toutes ces recommandations globalement visent à infléchir la tendance haussière que connaît la courbe de la corruption qui, selon le professeur Nassirou Bako- Arifari, lors de la cérémonie d’ouverture des Jng est passée d’une perception tonique dans les années 1950 à une perception toxique à partir des années 1980.
C’est l’impunité qui fait le lit de la corruption qui prend de l’ampleur au lieu de reculer. C’est pourquoi, il a été recommandé que la Haute cour de justice qui juge les hautes personnalités et hauts cadres, œuvre à la révision des dispositions qui régissent son fonctionnement et sa loi organique aux fins d’une plus grande efficacité et du recul de l’impunité au Bénin.
Jonathan Richter, directeur de l’Usaid y croit, salue le génie béninois et réaffirme la disponibilité de son institution à appuyer le Bénin dans ses efforts pour la bonne gouvernance.

Actualités 19 oct. 2017


Grève du personnel des services judiciaires et administratifs: Seuls les déferlements spéciaux ont eu lieu à Porto-Novo

La grève d’avertissement de 48 heures déclenchée, ce mercredi 18 octobre, par six organisations syndicales du personnel non magistrat du secteur de la justice a été un franc succès au tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. C’est du moins, le constat qui a été fait hier au niveau de ce palais de justice.

Toutes les activités étaient paralysées. Pas de signe d’agents non magistrat. Tous les bureaux, notamment celui du greffier en chef du tribunal, les secrétariats du greffe, du parquet et même celui du président du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, étaient fermés. Faute d’agents d’appuis incontournables dans l’appareil judiciaire, aucune audience ne pouvait se tenir. Toutes les salles d’audience étaient hermétiquement fermées. Les prévenus en détention préventive à la prison civile de Porto-Novo qui devraient passer devant le juge hier n’ont pu quitter la maison d’arrêt.
Seul le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, Forent Gbodou, était en poste avec certains de ses substituts. Le patron du parquet d’instance et ses substituts recevaient les gardés-à-vue déférés devant eux par les commissariats et des gendarmeries, soit pour les prorogations du délai de garde à vue soit pour la suite à donner au dossier pour ceux dont les enquêtes ont été bouclées ou ont atteint le délai de huit jours maximum prévu pour la garde-à-vue. Ces déferlements spéciaux ont occupé hier le parquet d’instance qui était contraint de le faire pour assurer la continuité du service public de la justice vaille que vaille. Ce qui fait que seuls les mouvements des éléments de la police et de la gendarmerie étaient perceptibles hier dans la cour du tribunal. Sinon, c’est le désert. Les justiciables qui n’étaient pas informés de la grève et qui se pointaient au niveau du palais de justice pour faire tel ou tel acte sont retournés bredouilles. Deux stagiaires ont été positionnés au niveau du service des retraits et invitaient les justiciables à repasser vendredi prochain pour leurs préoccupations, notamment celles de légalisation de pièces, d’établissement ou de retrait d’autres actes. Le mouvement se poursuit encore ce jeudi 19 octobre. Les grévistes menacent de durcir le ton la semaine prochaine pour passer à 72 heures de grève si le ministre chargé de la Justice n’accorde pas une oreille attentive à leur plateforme de revendications composée de vingt-un points?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 19 oct. 2017


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