La Nation Bénin...
Nouvelles

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 28 novembre 2016 enregistrée à son secrétariat le 1er décembre 2016 sous le numéro 1995/167/REC, par laquelle monsieur le président de l’Assemblée nationale, sur le fondement de l’article 57 de la Constitution, demande à la haute juridiction de déclarer exécutoire la loi n° 2016-12 portant travail d’intérêt général en République du Bénin votée par l’Assemblée nationale le 16 juin 2016 ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï maître Simplice Comlan Dato en son rapport ;
Après en avoir délibéré,
Analyse du recours
Considérant qu’aux termes de l’article 57 de la Constitution :
« Le président de la République a l’initiative des lois concurremment avec les membres de l’Assemblée nationale.
Il assure la promulgation des lois dans les quinze jours qui suivent la transmission qui lui en est faite par le Président de l’Assemblée nationale.
Ce délai est réduit à cinq jours en cas d’urgence déclarée par l’Assemblée nationale.
Il peut, avant l’expiration de ces délais, demander à l’Assemblée nationale une seconde délibération de la loi ou de certains de ses articles. Cette seconde délibération ne peut être refusée.
Si l’Assemblée nationale est en fin de session, cette seconde délibération a lieu d’office lors de la session ordinaire suivante.
Le vote pour cette seconde délibération est acquis à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale. Si après ce dernier vote, le président de la République refuse de promulguer la loi, la Cour constitutionnelle, saisie par le président de l’Assemblée nationale, déclare la loi exécutoire si elle est conforme à la Constitution.
La même procédure de mise à exécution est suivie lorsque à l’expiration du délai de promulgation de quinze jours prévu à l’alinéa 2 du présent article, il n’y a ni promulgation, ni demande de seconde lecture » ;
Considérant que la loi n° 2016-12 portant travail d’intérêt général en République du Bénin a été votée par l’Assemblée nationale le 16 juin 2016 ; que le président de la République n’a ni sollicité une seconde lecture ni promulgué ladite loi dans les délais impartis, mais a plutôt saisi hors délai la Cour constitutionnelle pour un contrôle de conformité à la Constitution ; que la Cour constitutionnelle, par la décision Dcc 16-143 du 15 septembre 2016, a déclaré irrecevable cette requête et indiqué que seul le président de l’Assemblée nationale a désormais qualité pour la saisir; que la présente requête qui répond aux exigences de l’article 57 alinéa 7 de la Constitution est donc recevable;
Examen de la loi
Considérant que l’examen de la loi déférée fait ressortir que toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ; que dès lors, il échet pour la Cour de la déclarer exécutoire à compter de la date de la publication de la présente décision au Journal officiel.
Décide :
Article 1er : Est recevable la requête du président de l’Assemblée nationale.
Article 2 : Sont conformes à la Constitution toutes les dispositions de la loi n° 2016-12 portant travail d’intérêt général en République du Bénin votée le 16 juin 2016 par l’Assemblée nationale.
Article 3 : Est exécutoire à compter de la date de la publication de la présente décision au Journal officiel la loi n°2016-12 portant travail d’intérêt général en République du Bénin votée le 16 juin 2016 par l’Assemblée nationale.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à monsieur le président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel.
Ont siégé à Cotonou, le trente-et-un janvier deux mille dix-sept,
Messieurs Théodore Holo président
Zimé Yérima Kora-Yarou vice-président
Simplice Comlan Dato membre
Bernard Dossou Degboe membre
Madame Marcelline C. Gbèha Afouda membre
Monsieur Akibou Ibrahim G. membre
Madame Lamatou Nassirou membre
Le rapporteur, Le président,
Simplice Comlan Dato Professeur Théodore Holo
Actualités 28 févr. 2017

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience à son cabinet ce lundi 27 février, deux personnalités en l’occurrence le ministre des Sports, Oswald Homeky, et le consul général du Bénin au Liban, Ara Vanlian.
« J’ai reçu il y a deux jours un message du président de la Cour suprême m’invitant à me rendre à Porto-Novo pour échanger avec lui sur une question importante », a confié ce lundi 27 février le ministre des Sports à sa sortie du tête-à-tête avec Ousmane Batoko. Oswald Homéky précise avoir fait le déplacement de Porto-Novo compte tenu du respect qu’il voue d’abord aux institutions républicaines et ensuite au président de la Cour suprême qui a été son prédécesseur, il y a 32 ans, à la tête de ce ministère. « Je suis venu l’écouter et je suis agréablement surpris qu’il m’ait parlé d’un projet important pour le ministère des Sports », a poursuivi le ministre.
Le président Ousmane Batoko, en homme pétri d’expériences en matière sportive, a saisi l’occasion pour prodiguer quelques conseils à son hôte pour la réussite de sa mission. « Il a une ou deux idées qu’il a commencé par peaufiner et il a souhaité que je puisse prendre le relais. Je me garderai de révéler dans les détails le contenu du projet. Dans les semaines à venir, les Béninois sauront ce dont nous avons parlé », a laissé entendre Oswald Homéky. Il promet d’en rendre compte au chef de l’Etat et surtout de faire avancer ledit projet. Le ministre des Sports dit n’avoir pas manqué de faire le tour d’horizon de ses activités avec le président de la Cour suprême, lesquelles visent le décollage définitif du sport béninois. Il a rappelé au passage le programme sportif qui couvre toutes les écoles dans les 77 communes du Bénin.
Mais avant lui, le président Ousmane Batoko s’est entretenu aussi dans la journée de ce lundi 27 février, avec le consul général du Bénin au Liban. Ara Vanlian est allé présenter ses civilités au président de la Cour suprême qui est un de ses vieux amis depuis le Liban. L’hôte dit qu’il ne peut pas venir en visite de travail au Bénin et repartir sans le voir. Ara Vanlian félicite le président Ousmane Batoko pour la qualité des échanges qui auront par ailleurs tourné autour de la coopération financière et économique entre le Liban et le Bénin. Il promet de continuer de travailler pour améliorer les conditions de vie des 2500 Béninois vivant au Liban. Le consul général du Bénin au Liban avait à ses côtés lors de l’audience, le président de l’Union des Béninois au Liban, Pierre Kpélotossi?

Comme tous les autres organes, les reins jouent un rôle important dans le corps humain. Lorsqu’ils cessent de fonctionner, il en résulte une accumulation de déchets dans l'organisme. Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du rein le 10 mars prochain, nous faisons une incursion dans l’univers des maladies rénales, à travers une série d’articles pour mieux les connaitre et mieux les prévenir. Dans la première partie de cet entretien avec le docteur Christian Hounsounou, néphrologue au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu) Hkm de Cotonou, nous aborderons la maladie rénale, ses causes et manifestations.
La Nation : Dr Hounsounou, quelle est la fonction des reins dans l'organisme humain?
Dr Christian Hounsounou : Les reins sont de petits organes en forme de haricots situés à l’arrière du péritoine. Malgré leur taille réduite (12x6x3 cm), ils jouent un rôle fondamental dans la physiologie du corps humain. Les reins assurent de façon globale, trois fonctions principales dont la plus connue est la fonction d’épuration (celle qui permet de filtrer le sang et de débarrasser l’organisme des déchets du métabolisme, des toxines, des excédents de sel et d’eau). Mais il existe également deux autres fonctions qui sont le maintien de l’équilibre acido-basique ; et la fonction endocrine qui permet la sécrétion d’hormones notamment l’érythropoïétine pour la production de globules rouges, la vitamine D pour l’absorption du calcium et la rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle.
Qu’est-ce qu’une maladie rénale ?
Nous pouvons appeler maladie rénale, toutes les pathologies qui se traduisent par une modification morphologique ou fonctionnelle associée ou non à une insuffisance rénale. La présence d’une insuffisance rénale n’est donc pas indispensable pour parler de maladie rénale. Lorsque vous avez par exemple du sang ou des protéines dans les urines, on peut également parler de maladie rénale.
Quels sont les facteurs qui peuvent altérer le bon fonctionnement des reins?
Ces facteurs sont nombreux. En réalité, les urines sont ce que l’on appelle un ultrafiltrat du sang. C’est-à-dire que le sang reçu au niveau rénal est filtré en continu pour être débarrassé de toutes les substances toxiques que nous consommons quotidiennement. Chaque jour, environ 180 litres de sang sont filtrés par nos reins pour produire 1,5-2 litre d’urine. Le bon fonctionnement rénal peut ainsi être affecté par toutes les situations qui modifient ou perturbent le débit sanguin rénal. Il s’agit par exemple des situations d’hémorragies ou de déshydratation ou encore de certains médicaments comme les anti-inflammatoires (que les gens consomment pourtant beaucoup chez nous). Il y a également toutes les maladies qui retentissent sur les reins comme le diabète et l’hypertension ; les maladies infectieuses (bactériennes, virales ou parasitaires) ; et enfin la consommation de substances toxiques.
La consommation abusive ou non contrôlée des médicaments (automédication) ainsi que des tisanes serait également la cause d’une maladie rénale. Qu'en est-il en réalité?
Beaucoup de personnes abusent de traitements divers et variés et pratiquent l’automédication de façon récurrente. Il existe des tisanes pour traiter tout et n’importe quoi. Certains vendeurs d’illusions abusent de la crédulité des populations et diffusent des idées erronées qui concourent à un important retard de diagnostic. Malheureusement, ces pratiques sont très profondément ancrées dans nos cultures et dans nos modes de vie. Les interdire seulement ne suffit pas et n’a d’ailleurs jusqu’ici jamais porté ses fruits. Il faut plutôt choisir l’option de la sensibilisation et de la coopération scientifique. Dans la mesure où plus de 90% des médicaments ingérés sont éliminés par les reins, nous devrions nous entourer d’un minimum de sécurité pour protéger les populations. Ainsi, tout produit ou tisane à usage pharmacologique, doit avoir une forme galénique (comprimés, gélules, pommade, etc…), une posologie, un dosage et des contre-indications clairement identifiés.
Comment savoir que ses reins ne fonctionnent plus correctement ?
Dans un grand nombre de situations, la maladie rénale est souvent silencieuse. Très peu de signes sont évocateurs du dysfonctionnement rénal. On peut ainsi perdre jusqu’à 70% de son capital néphronique fonctionnel sans aucun symptôme ou presque. Cependant, certains signes peuvent vous alerter. On peut citer, la présence de sang dans les urines, la survenue d’œdèmes au visage ou aux pieds, les urines mousseuses, ou encore les mictions nocturnes trop fréquentes (uriner plus de 3 fois la nuit).
Est-ce à dire qu’il y a des personnes qui sont plus à risque que d’autres de développer des maladies rénales ?
Tout à fait. Les signes que nous avons évoqués précédemment ne sont que des signes d’appel et ne sont pas forcément synonymes de dysfonctionnement rénal. Par exemple dans le diabète, vous pouvez aussi uriner fréquemment sans que ça ne soit de cause rénale. Mais comme vous l’avez dit, certains sont plus à risque notamment les personnes diabétiques ou hypertendues.
La conduite à tenir lorsqu'on constate ces signes?
Ces signes doivent vous faire penser qu’il y a problème et vous décider à consulter un spécialiste ou même un médecin généraliste qui vous orientera en fonction des examens préliminaires qu’il aura réalisé.
Retenons qu’il est important de consulter votre médecin surtout dans les cas suivants : vous êtes hypertendu(e) ou avez des antécédents familiaux d’hypertension; vous êtes diabétique ou avez des antécédents familiaux de diabète ; vous avez-vous-même une maladie rénale connue (calculs, insuffisance rénale, polykystose…) ou vos parents (ascendants ou collatéraux) en souffrent; vous présentez des facteurs de risques cardio-vasculaires (obésité, sédentarité, tabac, alcool) ; ou encore si vous consommez en abondance de nombreux médicaments et autres produits toxiques.
Comment peut-on prévenir les maladies du rein?
D’une façon générale, il faut maintenir une hygiène de vie correcte, éviter l’automédication abusive et limiter au maximum la consommation de sel, de tabac et d’alcool. Il faut lutter contre l’obésité, la sédentarité et maintenir une activité physique régulière. Sauf avis contraire de votre médecin, buvez et hydratez-vous convenablement tout au long de la journée.
Les personnes à risque tels que les diabétiques et les hypertendus de même que les patients porteurs de pathologies urologiques (lithiases rénales, hypertrophie prostatique) ou développant des infections urinaires de manière trop fréquente, doivent quant à elles bénéficier d’un dépistage plus rigoureux et d’un suivi strict pour éviter la survenue et/ou l’aggravation d’une insuffisance rénale?

Militaire putschiste puis révolutionnaire convaincu, l’on était à mille lieues d’imaginer Mathieu Kérékou devenir un démocrate libéral. Pourtant, c’est ce qui se passera à la faveur de la Conférence des Forces vives de la nation de février 1990. Non seulement, il a accepté de reconnaître ses erreurs et remettre en cause l’idéologie du marxisme-léninisme, guide de sa gouvernance, mais aussi et surtout a-t-il initié le rassemblement des fils et filles jadis divisés et dont les cadres émérites se retrouvaient pour bon nombre en exil.
Acteurs politiques et membres de la Société civile saluent aujourd’hui la grandeur d’esprit dont a fait preuve le général Mathieu Kérékou en mettant tout égo de côté pour initier et favoriser la tenue de cette rencontre qui constitue le limon de cette démocratie apaisée dont jouit le Bénin, vingt-sept ans après.
Certes, le succès de la conférence nationale tient dans la sensibilisation des militants du Parti de la Révolution populaire du Bénin (PRPB) afin qu’ils ne répondent pas aux provocations, insultes et diversions, l’organisation des assises proprement dites, la planification et la gestion diplomatique des débats par feu Mgr Isidore de Souza. Mais la réussite des assises est tributaire en grande partie de la détermination d’un homme convaincu que c’est le peuple, le vrai, qui a son mot à dire dans son avenir. Mathieu Kérékou s’est élevé au plus haut point en faisant preuve d’humilité profonde en demandant même pardon aux délégués à la conférence nationale.
Mieux, il a fait preuve de courage, de sagesse et de patriotisme en acceptant les conclusions des assises, toutes valeurs qui font de lui un grand homme d’Etat. «...Au nom de l’intérêt supérieur de la nation et du peuple béninois tout entier, nous disons que les décisions prises par la conférence seront appliquées dans l’ordre et la discipline librement, consenties », a-t-il lâché dans son discours de clôture très attendu, alors que la peur avait gagné les rangs et l’anxiété, la crainte se lisaient sur les visages. La décrispation totale marquée par l’explosion de joie, la clameur générale et l’exécution de l’hymne national, témoignent du soulagement et de la délivrance de tout le peuple qui n’attendait que son mot pour être « guéri ». Et l’homme, prenant à témoin le peuple béninois tout entier, s’empresse de justifier son « engagement à faire mettre en œuvre de manière réaliste toutes les décisions issues des travaux » : « Ce n’est pas du défaitisme, ce n’est pas la capitulation, c’est une question de responsabilité nationale ». « J’ai refusé l’aventurisme aveugle et rejeté tout risque de bain de sang, parce que je considère que le pouvoir n’est pas ma seule raison d’être... », dira Mathieu Kérékou, témoignant ainsi de son amour profond pour le peuple et la patrie. Quelle grandeur d’esprit !
Grand et responsable, Mathieu Kérékou le sera jusqu’au bout. Car, avec son sens de l’honneur et de la parole donnée, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Après avoir accepté les conclusions de la Conférence nationale, il les a appliquées à la lettre pendant toute la période de transition jusqu'à la mise en place d’une nouvelle Constitution adoptée le 11 décembre 1990 et à l’élection présidentielle de février 1991 qu’il a perdue pour aller se retirer tranquillement dans sa résidence « Les filaos ».
Savoir admettre son échec et chercher des solutions, même avec ses « ennemis », c’est la leçon qu’a laissée « le grand camarade de lutte ». Les mauvaises langues avaient même prédit à tort ou à raison qu’il avait fait venir ses opposants d’hier pour les embastiller et en finir une fois pour toutes avec eux afin de continuer à régner et jouir en toute liberté des privilèges de sa fonction de chef d’Etat. Mais le ‘’Kaméléon’’ surprendra plus d’un, pour le grand bonheur du peuple dont le génie est salué à travers le monde, comme laboratoire de la démocratie en Afrique. Si certains croient que le président Mathieu Kérékou a abdiqué, de guerre lasse, du fait que le contexte sociopolitique et l’économie exsangue ne lui étaient pas favorables, force est de souligner qu’en politique, la lucidité n’est pas toujours la chose la mieux partagée. Surtout chez ceux qui parviennent aux affaires par ‘’effraction’’. Ce n’est pas un hasard chez Mathieu Kérékou qui a cru au renouveau démocratique. Déjà en juillet 1989, il avait commencé à évoquer le vocable « Renouveau démocratique », vu la détermination du peuple qui ne ratait plus aucune occasion pour crier son ras-le-bol après dix-sept ans de régime socialiste et révolutionnaire marqué par des dérapages de tout genre et soldé finalement par une impasse généralisée.
Claude Urbain PLAGBETO
Actualités 20 févr. 2017

Au nombre des grandes décisions prises par la Conférence nationale souveraine, figure le maintien de Mathieu Kérékou au poste de président de la République.
Il aura désormais comme premier ministre, Nicéphore Dieudonné Soglo, un cadre de la Banque mondiale élu le 27 février 1990 par ses pairs délégués à la Conférence.
Le dimanche 27 février 1990, il y avait une intense émotion dans la salle de conférences du Plm Alédjo. Monseigneur Isidore de Souza, irréprochable dans la conduite des débats, a d’abord invoqué la puissance divine sur les travaux et demande à chacun des participants de se recueillir selon sa foi. Puis il lance le vote pour le poste de Premier ministre de la transition.
Seul candidat au poste, Nicéphore Soglo, qui avait conduit les travaux de la commission des affaires économiques, obtient 360 voix pour sur 430. Un choix qui procède sans doute, selon certains analystes, de l’exhortation plusieurs fois adressée par le président Mathieu Kérékou aux participants de donner la priorité à la résolution des problèmes économiques.
Certains témoins des assises ont rapporté qu’à la quatrième journée de la Conférence, Nicéphore Soglo qui, jusque-là n’était qu’un simple délégué avait déjà montré sa bonne maîtrise des données économiques du pays. Il aurait été interpellé et même pris à partie par le président Kérékou qui lui reprochait de n’avoir pas aidé son pays alors qu’il était administrateur à la Banque mondiale, rapporte des participants à la Conférence.
Mais en bon technocrate, il a eu la répartie facile : « qu’il vous souvienne, M. le président de la République, que j’ai été le premier en 1979 à attirer votre attention sur la situation alarmante de l’économie béninoise que l’on ne saurait redresser sans recourir au Fmi et à la Banque mondiale. Malheureusement, je n’ai pas été écouté et la situation a eu le temps de s’empirer avant la signature des accords intervenue seulement en 1989. »
Au terme de son allocution et en guise de prière avant de faire face à sa nouvelle mission, Nicéphore Soglo a eu recours à un vers d’Aimé Césaire, un de ses auteurs préférés :
« Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie.
Comme le poing à l’allongée du bras.
Faites- moi commissaire de son rang.
Faites-moi dépositaire de son ressentiment.
Faites de moi un homme de terminaison.
Faites-moi l’exécuteur de ses œuvres hautes.
Voici venu le temps de se ceindre les reins comme un vaillant homme. »
Un texte accueilli, dans la salle par un tonnerre d’applaudissements.
Le nouveau Premier ministre sera à la tête d’un gouvernement de transition dont les membres ne devraient dépasser 12 à 15. La durée du mandat de la transition a été d’un an.
Progressivement toutes les institutions ont été mises en place, la Loi fondamentale qui prévalait jusque-là a été suspendue. Le Bénin vivra désormais le multipartisme intégral. Un nouveau président a été élu en mars 2001. Il s’appelle Nicéphore Soglo.

En 1990 alors qu’un grand vent de mutation politique soufflait sur le monde entier, le Bénin a fait un pas singulier peut-on dire qui a séduit beaucoup de personnes sur le continent. Il s’agit de l’organisation des assises nationales connues sous le vocable de «Conférence nationale», ou «Conférence des Forces vives de la nation». C’était du 19 au 28 février 1990. Il y a donc précisément 27 ans.
Hier 19 février, il y a exactement 27 ans qu’ont démarré les travaux de la Conférence nationale des Forces vives de la nation. Ces assises ont été l’un des moments forts de la vie politique de notre pays et lui ont ouvert la voie du régime démocratique.
En pleine crise socioéconomique en 1989, le Bénin, petit pays du golfe de Guinée, a eu l’intelligence de réunir ses fils et filles, toutes obédiences, classe sociale et politique confondues à une grand-messe politique aux fins de trouver solutions aux problèmes du pays, notamment la crise sociale politique, économique et financière à laquelle le Bénin révolutionnaire était confronté. Cette rencontre inédite, le pays la doit à la clairvoyance du «Grand camarade de lutte», le général Mathieu Kérékou, au pouvoir à l’époque et certains de ses collaborateurs.
Originale, jamais l’expression « Conférence nationale » n’avait jusque-là été utilisée en tout cas, pour désigner pareille réunion.
A quoi aboutira cette invention béninoise ? Interrogation capitale dont les échos étaient allés au-delà des frontières. Pendant les travaux, nos compatriotes étaient dans l’anxiété, tout le continent retenait son souffle.
Vendredi 19 février, s’ouvre la grand’messe pour dix jours. Dans la grande salle de conférence du Plm Alédjo, 493 délégués dont 15 femmes y prennent part. Les débats, parfois houleux, sont relatifs à plusieurs questions importantes dont, entre autres, la souveraineté des assises. Sur le sujet, le président Mathieu Kérékou a simplement renvoyé l’auditoire à son discours d’ouverture pour confirmer que la mission assignée aux assises consistait à élaborer une nouvelle Constitution. « C’est à vous qu’il revient de mettre en place la commission qui sera chargée de faire ce travail d’élaboration d’une nouvelle Constitution, puisqu’il y a dans vos rangs des cadres et des juristes compétents pour accomplir cette tâche », a t- il confié.
Les travaux ont également enregistré des moments de dénonciations « des tares du régime marxiste-léniniste » par certains participants. Certains délégués, ont même souhaité « la liquidation de l’ancienne politique à travers les hommes, les structures et l’idéologie qui la portent». Pour d’autres, il faut « faire rendre gorge à tous ceux qui se sont enrichis illicitement sous le régime marxiste ».
S’il y a entre autres faits importants qui marquent les esprits de bon nombre de participants, c’est bien la présence inopinée à ces assises du chef de l’Etat, le président Mathieu Kérékou pour répondre à certaines préoccupations de l’assistance. « La Conférence nationale doit déboucher sur des résultats concrets à la mesure des légitimes attentes de notre peuple », prévoyait déjà le président, dans un long discours rassurant. Le ton ferme, le Général insiste que tant que la nouvelle Constitution ne sera pas mise en place et les élections organisées, la Loi fondamentale reste en vigueur et les institutions de l’Etat demeurent. Mathieu Kérékou a marqué davantage les esprits par la boutade « Si certaines sensibilités veulent faire l’apprentissage du pouvoir, en attendant les élections, je suis prêt à envisager un remaniement, mais ne demandez pas la démission en bloc de l’actuel gouvernement ». Des propos accueillis dans la salle par un timide applaudissement.
Au terme des dix jours des travaux, d’importantes recommandations ont été prises dont, entre autres, la fin du parti unique et le choix d’un régime démocratique. L’autre fait marquant aura été le choix porté sur Nicéphore Soglo, jeune cadre du pays, exerçant à la Banque mondiale, pour assurer la transition d’une durée d’un an pour aboutir à un régime démocratique. Nicephore Soglo dit « Hercule » a su diriger le pays avec comme Parlement de transition, le Haut conseil de la République (Hcr) qui avait à sa tête, un prélat : Monseigneur Isidore de Souza.
C’est le début de l’ère démocratique que vit aujourd’hui le Bénin. Une expérience tant enviée et même copiée ailleurs mais jamais réussie comme ce qui est sortie du laboratoire béninois. C’est bien cela le génie béninois.

La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a adopté son budget et son programme d’activités exercice 2017. C’était au cours du premier Conseil confédéral tenu vendredi 16 février dernier à la Bourse du Travail à Cotonou.
Soixante-seize millions neuf cent cinquante-trois milles quatorze (76 953 014) francs Cfa, c’est le montant du budget exercice 2017 qui a été soumis au vote et adopté par la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) au cours de son premier conseil confédéral vendredi 17 février dernier.
Avant l’adoption de ce budget, le secrétaire général confédéral, Moudassirou Bachabi, a rappelé le contexte dans lequel ces assises sont organisées. Outre l’austérité à laquelle est contrainte la Cgtb depuis quelques années pour des raisons dont les militants de la confédération sont conscients, les travailleurs béninois ainsi que les populations subissent de plein fouet les affres d’une conjoncture économique nationale, régionale et internationale. A cela, il ajoute ce qu’il a appelé « une gouvernance exclusive » depuis avril 2016 faite de remises en cause des acquis sociaux.
Pour Moudassirou Bachabi, pendant que les moyens sont inexistants, l’action syndicale devient de plus en plus exigeante et les responsables plus que jamais exposés à la tentation. Si les militants son réduits à la mendicité, comment leur faire garder espoir et entretenir en eux la flamme du combat, si les responsables mêmes sont exposés faute de munitions pour le combat ? C’est tout le sens des assises du vendredi dernier destinées à armer les militants et à aiguiser chez chacun une ardente jalousie pour l’autonomie de la confédération.
Bien qu’intervenant dans un contexte de si grands défis pour la classe ouvrière béninoise, le budget 2017 de la Cgtb porte la marque d’une austérité, mais aussi d’une responsabilité de chacun et de tous. C’est pourquoi, le secrétaire général de la confédération a appelé à la conscience collective sur la nécessité et l’urgence d’agir pour que la libération spontanée des cotisations syndicales devienne une réalité vécue avec enthousiasme et militantisme.

Le 27e dossier inscrit au rôle de la première session 2017 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, examiné vendredi 17 février dernier, a porté sur un crime de vol à main armée. Sur les trois accusés attendus, seul Ali Belco, bouvier de nationalité nigériane et repris de justice, né vers 1980 à N’Dali, était présent à la barre. Condamné à dix ans de réclusion criminelle, il recouvre la liberté, pour avoir été placé sous mandat de dépôt depuis le 28 octobre 2005.
En dehors d’Ali Belco, Honoré Bah N’Gobi et Camille Yamadjako alias « Adjasko », les deux autres prévenus attendus, ont brillé par leur absence à la barre, vendredi 17 février dernier. La cour a disjoint leurs cas de celui de l’accusé Ali Belco, l’arrêt de renvoi n’ayant pu être notifié au premier et le second étant déjà décédé.
En effet, dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Honoré Bah N’Gobi saisie entre les mains d’Ali Belco par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage. C’est dans ce cadre qu’Ali Belco s’est procuré un pistolet de fabrication artisanale. Avec Honoré Bah N’Gobi, il a pris le départ du domicile de Camille Yamadjako, un ancien détenu comme eux, dimanche 23 octobre 2005. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre de leurs amis de prison, qui leur a offert du thé. Mais ils ont pris le soin de ne pas l’informer de leur plan de braquage. A la tombée de la nuit, les deux prennent congé de leur hôte, et armés d’un bâton et d’un pistolet, tendent une embuscade au niveau de la rivière Abouékou. Aux environs de 20 h, Mohamed Douerougui et deux de ses frères qu’il remorquait, tombent dans le piège. Honoré Bah N’Gobi lui asséna un coup de bâton et il se retrouva par terre avec ses deux passagers. Mohamed Douerougui se releva aussitôt et tenta de se défendre. C’est alors que le même Honoré Bah N’Gobi braqua son pistolet sur lui, pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea une balle dans la jambe gauche. Pris de peur, suite à la détonation du coup de feu, Mohamed Douerougui et ses frères prennent la fuite. Ce qui permet à Honoré Bah N’Gobi de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Camille Yamadjako, avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou, en faisant croire aux médecins et à la police, qu’il a été victime d’un braquage. Pendant ce temps, Camille Yamadjako dissimule l’engin chez un de ses locataires, sans lui révéler sa provenance.
Appréhendés et inculpés, Ali Belco et Honoré Bah N’Gobi ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane, avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.
Les débats
L’accusé Belco Ali déposant à la barre, n’a pas nié les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il a reconnu avoir commis un braquage avec Honoré Bah N’Gobi, un acte qu’il regrette par ailleurs.
Le représentant du ministère public, Lucien Mahulé Aballo, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé. Selon lui, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit d’un vol à main armée et de tentative d’assassinat pour juger convenablement. Convaincu de ce que ces deux infractions sont établies, il requiert qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable et de le condamner à onze ans de réclusion criminelle.
En tenant compte de la constance des déclarations de son client, depuis l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre, Me Paul Avléssi plaide coupable. Toutefois, il estime, au regard des faits, qu’il est difficile de retenir les chefs de vols à main armée et tentative d’assassinat que l’avocat général a retenus dans ses réquisitions contre Ali Belco. Il relève que l’accusé n’était pas parti pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. Tout en soulevant quelques circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible, Me Paul Avléssi a demandé à la cour de retenir le crime de vol à main armée. Pour ce faire, il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice et son « honnêteté criminelle ». Mieux, il a déploré l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute devant profiter à l’accusé, selon lui. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi implorera la cour de condamner son client au temps qu’il a déjà passé en détention.
Au délibéré, la cour déclare Ali Belco coupable de crime de vol à main armée prévu et puni par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code pénal. Elle le condamne à dix ans de réclusion criminelle. Ali Belco recouvre donc sa liberté.
La cour ayant examiné ce dossier avait pour président, Jean-Pierre Yérima Bandé. Arlen A. Dossa-Avocè et Richard Akodossi l’ont assisté en tant qu’assesseurs. L’avocat général a nom Lucien Mahulé Aballo et le greffier, Me Hippolyte Ofrin. Charlotte O. Ombari, Adizatou C. SéroKpéra, Bio Dancoré et Tidjani El-Hadj Issa étaient les jurés¦

Le représentant résident de Direct-Aid au Bénin, Hamid El Absodi, a présidé, vendredi 17 février dernier, la cérémonie de présentation du Programme d’actions 2017 de l’organisation internationale koweitienne. C’était à son siège sis à Fidjrossè, en présence de l’ambassadeur du Koweit près le Bénin et d’autres personnalités dont le chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami.
« Accompagner les gouvernements africains dans leurs politiques de lutte contre le triangle de la terreur (pauvreté-ignorance-maladie) ». Tel est l’objectif principal que vise l’organisation internationale koweitienne, rappelle Hamid El Absodi, représentant résident de Direct-Aid au Bénin. Il s’agit, retient-il, de consentir d’énormes efforts pour impacter directement les populations démunies. Cette ambition, poursuit le diplomate, s’est traduite au Bénin à travers la prise en charge de mille orphelins et orphelines, la construction et la gestion de 22 écoles (maternelles, primaires, collèges et lycées), la mise en service d’un hôpital moderne et de cinq dispensaires, des dons divers, des micro-crédits aux couches défavorisées, la formation professionnelle et la promotion de l’emploi.
« Direct-Aid Bénin entend élargir ses interventions dans le domaine de l’enseignement à travers la construction d’une université moderne à vocation sous-régionale qui est déjà en chantier dans la commune de Comè », ambitionne Hamid El Absodi.
Pour 2017, l’organisation qui emploie environ 500 employés, veut bien évidemment impacter davantage les populations. « Il urge de faire un pas de plus vers les démunis. C’est tout le sens de la synthèse de son programme d’actions 2017 qu’elle compte partager avec vous », relève le représentant résident.
Le programme d’actions qui nécessite un peu moins de 5 milliards pour son exécution a été présenté par Fadile Mohamed, directeur financier de Direct-Aid. Ledit programme englobe divers domaines à savoir la santé, l’enseignement, la santé, les projets de développement, l’éducation-culture, les affaires sociales, les secours, le fonctionnement et le budget exceptionnel.
A titre illustratif...
Le directeur financier a précisé, entre autres, pour l’éducation qui constitue l’un des domaines d’intervention prioritaires de l’organisation, qu’il est prévu un peu plus de 85 millions, 200 millions pour la santé, plus de 90 millions pour les projets de développement, environ 79 millions pour la culture, 500 millions pour les affaires sociales, 1,729 milliard pour la construction de projets et 1,275 million pour le fonctionnement, soit à peu près 5 milliards F Cfa à investir en 2017.
Ce plan d’actions emporte l’adhésion du chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami qui souligne que Direct-Aid fascine le monde à travers l’originalité de ses actions. Il s’est appesanti sur l’utilité des puits forés, les bourses octroyées aux démunis et la création d’orphelinats, toutes œuvres qui permettent d’impacter effectivement les plus démunis. Témoignant sa gratitude au donateur, le chargé de mission a félicité le bureau de Cotonou pour son travail professionnel. « Votre plan d’actions est ambitieux. Que peut-on offrir de mieux à un pays si ce n’est l’éducation ? », salue ZulKifl Salami.
Avec le même élan, l’ambassadeur du Koweit près le Bénin, Dr Faisal S.A. Musaileem, souhaite que beaucoup d’autres domaines d’intervention soient pris en compte. Il a souligné les efforts que déploient les cadres de Direct-Aid et souhaité la réalisation effective des différents programmes et projets ainsi présentés.
Sur la base de l’excellence des relations bénino-kowéitiennes, Dr Faisal S. A. Musaileem plaide que celles-ci se développent davantage pour le bonheur des populations impactées.

Le cabinet Afrique Conseil renforce son partenariat avec sa clientèle. Sacrifiant à la tradition en ce début d’année, et autour d’un dîner organisé, jeudi 17 février à Cotonou, elle a convié ses principaux partenaires à la présentation des vœux du Nouvel an, mais aussi pour établir les bases d’une nouvelle collaboration et définir ensemble des approches pour un bon management.
Les structures publiques, parapubliques et privées en quête de performance et de meilleurs rendements en cette nouvelle année 2017 peuvent y parvenir en se référant au cabinet Afrique Conseil pour ses offres dans les domaines de la recherche, des études, du marketing, de la formation, du management et de la gouvernance. Jeudi 17 février dernier, à la faveur d’une cérémonie de présentation des vœux de Nouvel an, à la salle des fêtes de Majestic de Cadjèhoun à Cotonou, le cabinet a réitéré sa détermination à accompagner les sociétés et entreprises qui le désirent. A la faveur du dîner d’échanges organisé à cette occasion à l’intention de ses clients et partenaires fidèles, cette structure a tenu à honorer la confiance placée en elle et renforcer le partenariat avec sa clientèle. A ce jour, se réjouit son directeur général, Emmanuel Guidibi, Afrique Conseil cumule 30 ans de vie grâce aux clients. Trois décennies au service des entreprises, couronnées de succès et qui l’autorisent à rêver plus beau et plus grand. « Nous nous sommes préparés pour faire de 2017 une année meilleure pour les clients qui veulent faire chemin avec nous », souligne Emmanuel Guidibi. « Nous comptons aller à fond dans la résolution de vos problèmes », s’est par ailleurs engagé le numéro un d’Afrique Conseil devant un parterre de chefs d’entreprises, de responsables administratifs, de dirigeants à divers niveaux de structures publiques et privées.
Autour de la dégustation des mets apprêtés pour la circonstance, les échanges se sont voulus cordiaux et chaleureux avec au point de mire, la réussite des affaires en 2017 et la prospérité pour tous. « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. L’esprit de l’homme invente le problème ensuite ». Cette citation d'André Gide sert de devise à Afrique Conseil dont l’expertise repose sur un important réseau de consultants-formateurs dans divers domaines avec une réputation et une forte expérience.
2017, année de prospérité
Le dîner offert par Afrique Conseil à sa clientèle a été surtout l’occasion pour échanger sur les défis de l’année 2017 en ce qui concerne le management de leurs structures respectives. « Comment pouvons-nous faire de 2017, une année merveilleuse et de prospérité pour nos affaires ? ». Ainsi s’intitule le thème de la présentation faite par Emmanuel Guidibi. Ce qui lui a permis de partager avec l’assistance des innovations et une nouvelle approche méthodologique que sa structure entend mettre en œuvre pour, non seulement apporter des solutions aux besoins de ses clients, mais être aussi le partenaire stratégique de leur performance et de leur réussite. Pour y arriver, Afrique Conseil compte s’imprégner davantage des problèmes et préoccupations liés à la gestion de leurs activités afin d’apporter une solution adéquate et pertinente.
Cette soirée a vu également la projection d’un film sur « Les huit leçons du management de la rigueur ». Partant de l’exemple du bateau Titanic, les invités ont eu droit à la présentation d’outils essentiels pour un bon management au sein de l’entreprise. Le syndrome du tout va bien, l’orgueil qui recommande le prestige, la gestion de l’information et sa transmission, la cohérence d’équipe, la négligence des moyens, des réunions, la formation de l’autorité, la promotion des hommes d’expérience, la chance comme fruit de la rigueur, constituent autant de facteurs à risque ou de réussite sur lesquels les débats ont eu lieu. Lesquels débats ont donné l’opportunité aux participants de soumettre à Emmanuel Guidibi, quelques-unes des difficultés qu’ils rencontrent. Afrique Conseil compte ainsi « apporter sa contribution à la relance de l’économie béninoise en général et des affaires de ses clients en particulier. La soirée a pris fin avec une remise d’étrennes.