La Nation Bénin...
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A l’hôpital de zone de Suru-Léré à Cotonou ce mardi matin, il est 11 h, le service de kinésithérapie ne désemplit pas. Entre les va-et-vient des accompagnateurs et les cris des patients, se distingue une demi-douzaine d’agents en blouse blanche. Immersion dans l’univers des kinésithérapeutes, un milieu peu connu du grand public.
Situé au fin fond de l’hôpital, le service de kinésithérapie de Suru-Léré est débordé ce mardi matin. Devant le service, des patients attendaient encore leur tour de passage. Parmi eux, des personnes du troisième âge et des moins âgés, hommes et femmes. La quasi-totalité des patients rencontrés ce jour ont un point commun : ils ne peuvent se mouvoir tout seul ou facilement. Et plus surprenant, de nombreux enfants, des nourrissons en particulier, se comptent parmi ces patients. Une fois dans la salle de rééducation, le spectacle est tout autre. Entre plaisanteries et cris de douleur, patients, accompagnateurs et kinésithérapeutes s’évertuent à rendre ces moments le moins difficile possible.
Myriam Attondé, kinésithérapeute, vient d’achever une séance de massage sur un bébé. Elle nous explique l’importance de la kinésithérapie dans le système sanitaire béninois. Elle est définie comme le traitement par les mouvements. Il s’agit d’une science paramédicale qui utilise toute sorte de mouvements ou activités physiques pour soigner un mal précis. Comme beaucoup d’autres services en médecine, les bienfaits de la kinésithérapie ne sont connus que de ceux qui en ont bénéficié ou de leurs proches. Pourtant, cette spécialité semble être aujourd’hui au cœur de la médecine. « Nous intervenons dans tous les domaines de la médecine », explique-t-elle. A l’en croire, la kinésithérapie intervient en rhumatologie, dans les cas d’arthrose, de lombalgie, de gonalgie ; en traumatologie, dans les cas de fractures, de luxations, d’entorses ; en neurologie, dans les cas de paralysies, d’hémiplégies, de tétraplégies et de paraplégies; en cardiologie la kinésithérapie prend en charge les affections cardiorespiratoires, les pneumonies ; en otorhinolaryngologie (Orl), elle s’occupe par exemple des paralysies faciales, des bronchiolites chez les enfants. « En pédiatrie, nous avons aussi beaucoup d’affections dans lesquelles nous intervenons. En général, quand on prend toutes les spécialités médicales, la kinésithérapie intervient dans le traitement de beaucoup de pathologies », conclut Myriam Attondé.
Des nourrissons sauvés de l’étouffement
S’agissant des nombreux enfants présents dans ledit service, elle confie, que pour la plupart, ils sont en traitement pour la bronchiolite, c’est-à-dire l’accumulation de toux et de rhume chez l’enfant. « La kinésithérapie va aider à désencombrer les voies respiratoires parce que l’enfant ne peut pas tousser et cracher comme un adulte alors qu’il y a le mucus qui est là et qui empêche la respiration et amène l’enfant à s’étouffer », explique-t-elle. Elle assure qu’avec une série de séances, l’enfant s’en sort très bien.
A en croire Myriam Attondé,«Le kinésithérapeute travaille sur prescription médicale. Il faut que le patient ait déjà consulté un médecin qui, au vu des traitements nécessaires au patient, lui prescrit la kinésithérapie pour améliorer la récupération chez ce malade ». Elle a par ailleurs indiqué les maux les plus fréquents dont souffrent les patients qui fréquentent ce service. Ils y sont généralement pour des problèmes de rhumatologie, le mal de dos et toutes les douleurs de la colonne vertébrale, les arthroses au niveau des genoux et des hanches. Il y a aussi les fractures et les suites des AVC qui sont de plus en plus fréquents même chez de jeunes patients.
La kinésithérapie est très peu connue au Bénin, soutiennent certaines personnes. L’affluence constatée au niveau de ce service à Suru-Léré semble démentir une telle assertion. « Il y a des périodes d’affluence et des périodes d’accalmie mais les périodes d’affluence sont plus longues », souligne la kinésithérapeute. En plus, la kinésithérapie, en termes de formation, a débuté au Bénin, il n’y a pas si longtemps. C’est en l’an 2000 que la formation des kinésithérapeutes a commencé au Bénin, donc elle est très jeune par rapport aux autres disciplines ; ceci pourrait expliquer, selon elle, cette méconnaissance. Pour mieux faire connaître cette discipline, l’association regroupant les kinésithérapeutes du Bénin mène des activités à l’occasion de la journée internationale de la kinésithérapie célébrée le 8 septembre de chaque année.
Des patients satisfaits
Il n’est pas courant de rencontrer des patients totalement satisfaits des services offerts par nos hôpitaux publics qui sont souvent décriés. A l’hôpital de zone de Suru-Léré, les patients rencontrés au service de kinésithérapie se disent satisfaits de l’accueil et de l’ambiance « familiale » qui y règne. Dame Prudence Agbenouvor est une habituée dudit service. Victime d’une hémiplégie de ses membres, elle en est à sa 35e séance et réapprend à se servir de ses membres. « J’ai noté beaucoup d’amélioration depuis que j’ai commencé mes séances ici. Sans la rééducation, je ne pouvais rien faire. J’ai constaté que quand on fait la rééducation à la maison, ce n’est pas profitable au patient, quand on vient à l’hôpital c’est plus efficace parce qu’il y a tout ici », confie-t-elle. Les améliorations constatées l’encouragent à poursuivre les séances. « Et ce qui est bon, les kinésithérapeutes qui sont ici ne se fâchent pas, au contraire, ils vont te faire rire et te motivent. Mais la rééducation elle-même, c’est l’enfer, c’est très douloureux mais ce qui est encourageant, avec le temps, la douleur diminue et c’est plus facile maintenant », poursuit dame Agbenouvor. Elle affiche son optimisme quant à l’évolution de la rééducation dont elle bénéficie : « Avant, on me prenait parce que je ne marchais pas. Mais maintenant, je marche petit à petit avec l’espoir que d’ici quelque temps, je retrouverai ma forme d’avant ».
Eno Gnonlonfoun, un autre patient dudit service témoigne : « Honnêtement, je regrette parce que le Béninois ne connaît pas encore l’importance de la kinésithérapie. Si tu ne sens pas quelque chose ou si tu n’as pas un mal, tu ne peux pas découvrir ce milieu ». Face à la persistance d’une douleur qu’il ressentait depuis près de trois mois au niveau d’un membre, il dit s’être rapproché d’un spécialiste de la santé qui lui a recommandé dix séances de massage et de rééducation chez le kinésithérapeute. « Une fois ici, je vois que c’est un monde à part qu’on ignore. Dites-vous que je ne suis qu’à la cinquième séance et j’ai déjà eu satisfaction », laisse-t-il entendre fièrement. « Il faut vraiment plus d’encouragement et de promotion pour ce service, il faut beaucoup plus de sensibilisation de la population parce que beaucoup de gens souffrent à la maison et ne savent pas qu’il y a de telles magies cachées dans nos hôpitaux et comment s’y prendre pour en bénéficier », propose ce patient?

Jusqu’au 22 octobre prochain, à la galerie Ludovic Fadaïro du Centre culturel Artisttik Africa de Cotonou (Agla), Sika Laureta da Silveira de son nom d’artiste Sika présente l’exposition « Parcours ». Une riche collection de tableaux que l’artiste présente comme le fruit d’un cheminement et de son parcours.
Cinq canaris blancs ceinturant une mini-jarre blanche posés sur un fond de sable et de cailloux circulaire. C’est ainsi que le profane aperçoit l’installation « Connexion » qui introduit l’exposition intitulée « Parcours » de l’artiste Sika, de son identité à l'état civil Sika Laureta da Silveira. Pour les initiés, la lecture est tout autre et la seule présence des cauris et autres éléments suffit à se rendre à l’évidence qu’il ne s’agit pas d’un simple objet en exposition. L’artiste dont l’attachement au spirituel est très profond ne crée pas non plus une simple connexion entre ces éléments. C’est tout le cosmos qui interagit à travers ce travail avant tout artistique, ensuite spirituel puis enfin personnel, fruit d’un lien entre l’artiste et les éléments de la nature.
De là aux tableaux qui meublent l’exposition, juste trois petits pas pour se rendre à l’évidence que la ‘’petite’’ Sika a mûri. L’artiste en herbe a cédé place à une plasticienne au talent avéré. Le témoignage de cette mutation qui s’est construite dans le silence et l’isolement, c’est la qualité du rendu des œuvres que découvrent les amateurs des arts plastiques, galeristes, fans et des belles œuvres depuis quelques jours à la galerie Ludovic Fadaïro du Centre culturel Artisttik Africa de Cotonou (Agla).
« Parcours..., c'est le cheminement d'une âme vers sa pleine essence. Une âme qui s’est posée des questions sur sa raison d’être ici, une âme qui se souvient de sa divinité et qui fait le choix d'incarner sa mission de vie », dira l’artiste. C’est aussi, selon elle, une âme qui réalise l’unicité avec la source dont elle provient. Comme on le voit, cette exposition de Sika est une synthèse entre l’artistique et le spirituel et les deux y prennent une part importante. Inutile d’épiloguer sur les titres des tableaux. Certains n’en ont d’ailleurs pas. A les parcourir, on note à la fois des questionnements, des appels, des réponses, des états d’âme, des révélations… On pourrait donc dire de cette exposition qu’elle est un savant dosage des connaissances acquises par l’artiste au cours de ces dernières années en travaillant avec d’autres plasticiens et en allant à l’école d’autres talents confirmés comme Charly d’Almeida. Mais son travail prouve bien qu’elle n’a pas été à cette seule école. On voit bien aussi que Sika a cherché sa propre voie, ce qui fait sa singularité. Sika (or en langue locale fongbé) dépeint sur ses tableaux, toute la valeur de ce prénom qu’elle porte si fièrement et qu’elle dit refléter à travers ces œuvres.
De quoi admettre avec Ousmane Alédji, promoteur culturel et responsable du centre qui accueille l’exposition, qu’elle est à la fois une révélation et une valeur sûre pour les arts plastiques au Bénin et pourquoi pas en Afrique. Une des rares femmes à exceller dans ce domaine, Sika pourrait se révéler une relève de qualité. Cette fille de l’univers est attirée par tout ce qui peut avoir les mêmes caractéristiques que le prénom qu’elle porte . « La présente exposition nous parle du cheminement de l’artiste et de l’évolution de son art. Mais au-delà du parcours de l’artiste, il s’agit du cheminement de chaque être humain sur terre avec ce que cela comporte comme expérience et comme exigence pour évoluer, se construire et trouver sa propre voie », indique pour sa part le responsable de la galerie qui accueille son exposition.
Son parcours qu’elle fait découvrir à travers l’exposition éponyme draine déjà du monde. La présence d’une forte délégation américaine conduite par l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin en dit long. Il en va de même pour les autres délégations étrangères qui ont défilé au cours du vernissage pour apprécier ce travail?

Des orphelins ont reçu, samedi 23 septembre dernier à Cotonou, des fournitures scolaires de la part de l’Organisation non gouvernementale dénommée Amicale pour l’enseignement biblique et l’encadrement du chrétien (Ong-Aebec).
Aider le petit orphelin à prendre en main son avenir en lui permettant de regagner le chemin de l’école, c’est l’objectif que s’est fixé l’Ong Amicale pour l’enseignement biblique et l’encadrement du chrétien (Aebec-Bénin) depuis 2009. Au titre de cette année, une soixantaine d’enfants a reçu des fournitures scolaires et des bourses d’études d’une valeur de 2 190 000 F Cfa. L’Ong donne ainsi la chance à une douzaine d’enfants d’intégrer les écoles privées dont trois dans l’enseignement supérieur, cinq au secondaire et quatre au primaire. En dehors d’eux, une vingtaine d’orphelins sont inscrits dans des écoles publiques.
La seule condition à remplir par l’orphelin pour continuer à bénéficier de l’accompagnement de l’Aebec, c’est de réussir chaque année à passer en classe supérieure, a précisé le pasteur Olivier Houessou, président de l’Ong. Il a invité les bénéficiaires à travailler davantage pour toujours bénéficier de l’appui de son organisation. « Ce n’est pas parce que vous êtes orphelins que vous allez paresser. Vous n’avez pas le droit d’échouer. Ne pleurez pas votre père ou votre mère qui est parti, mais réjouissez-vous d’avoir Dieu, notre Père spirituel», leur a-t-il lancé.
Ulrich Dènou, porte-parole des récipiendaires, reçoit chaque année, depuis son entrée en classe de 6e, une bourse d’étude et un kit scolaire. Aujourd’hui en classe de seconde, il dit sa joie d’être encore parmi les bénéficiaires. Il remercie les donateurs et exhorte les autres bénéficiaires à faire preuve d’assiduité au travail. « En tant qu’orphelins, nous devons nous battre pour accomplir notre destinée », s’engage-t-il.
Olivier Houessou, visiblement satisfait d’aider les enfants à continuer leurs études, évoque les deux principales raisons qui le motivent. Orphelin de père et de mère depuis son enfance, révèle-t-il, il a vécu « des situations difficiles ». L’autre raison est liée à sa foi religieuse. « La religion pure et sans tâche devant Dieu notre Père consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions (…) », souligne-t-il. Il appelle les bonnes volontés à accompagner son Ong dans cette œuvre sociale. Car faute de moyens, seulement 58 orphelins ont été aidés, contre 107 l’année dernière.

Le port des cils artificiels communément appelés « faux cils » devient de plus en plus fréquent chez les jeunes filles et les dames de nos villes qui veulent se faire plus « belles ». Cette mode n’est pas sans conséquences sur leurs yeux.
Rita, une jeune fille rencontrée dans un atelier d’esthétique, nous confie qu’elle aime particulièrement porter les faux cils parce qu’ils la rendent plus séduisante. Abondant dans le même sens, Juliette, étudiante, affirme que le port des cils artificiels change son visage et la rend plus belle.
Si chez ces femmes, le port des faux cils constitue un moyen pour rehausser leur beauté naturelle, d’autres estiment qu’ils permettent d’attirer une certaine « clientèle ». Judith, servante dans une buvette à Cotonou, affirme avec fierté que « C’est l’accessoire idéal pour un regard qui séduit les clients ».
Il y a deux types de faux cils, précise Bernice Ahouansè, directrice et spécialiste en esthétique, citant « les faux cils naturels et les faux cils synthétiques ». « Le premier a un aspect plus simple et n’a pas de conséquence sur les yeux, car il est léger et souple ; nous avons des faux cils pleins qui s’appliquent sur la totalité du ras des cils supérieurs et n’est pas difficile à placer. Je les recommande souvent à mes clientes », fait savoir l’esthéticienne. Aussi précise-t-elle, « Les faux cils sont réservés aux femmes et aux jeunes filles qui ne portent pas des verres ».
S’il est vrai que ces faux cils permettent aux femmes et aux jeunes filles de se rendre plus belles comme elles le prétendent, force est de reconnaître que leur port a des effets néfastes sur la santé de leurs yeux. Gustave M. Gbèdinhessi, inspecteur d’action sanitaire et technicien supérieur en ophtalmologie au Centre national hospitalier (Cnhu-Hkm) de Cotonou, signale que la pose de faux cils artificiels présente plusieurs inconvénients, notamment la déformation des paupières, les irritations des yeux. Lorsque les bouts des cils sont mal posés, poursuit-il, ils frottent sur la cornée et gène la vision. Par conséquent, l’iris en prend un coup. « Ces faux cils empêchent les glandes qui secrètent le liquide qui rend les yeux humides et souples, de fonctionner normalement. Alors, les yeux deviennent secs puisqu’ils ne secrètent plus de lubrifiant.
De plus, les faux cils perturbent la durée des vrais cils qui peuvent ne plus pousser pendant un bon moment et provoquer par la suite une alopécie, une sensation de démangeaison, de tiraillement », ajoute l’ophtalmologue. « Les faux cils ouvrent aussi la voie aux infections oculaires», alerte-t-il. Au regard de ces séquelles éventuelles, l’ophtalmologue conseille aux femmes et aux jeunes filles de rester naturelles pour éviter des problèmes d’yeux à la longue n

«70% des filles de nos collèges vivent avec des hommes issus des différentes catégories socioprofessionnelles y compris leurs enseignants et ce, avec le consentement de leurs parents», constate Antoinette Gnammi, chef du Centre de promotion sociale, pour témoigner de l’ampleur des grossesses en milieu scolaire.
Le phénomène des grossesses en milieu scolaire préoccupe aujourd’hui au plus haut niveau du système éducatif. Le drame n’épargne aucune commune de l’Atacora dont Matéri où vous intervenez en qualité de responsable du Centre de promotion sociale. Quel est l’état des lieux dans la commune la plus peuplée du département ?
J’avoue que c’est un véritable drame qui se joue dans nos communautés avec ces grossesses précoces. C’est à une catastrophe que nous assistons dans la commune de Matéri. Tous les dix collèges de la commune sont affectés par le phénomène. A titre d’exemple, rien que pour l’année scolaire 2016-2017, nous avons enregistré 25 cas au Ceg Matéri ; à Tchanhoun-Cossi, il y a eu 31 abandons sur 100 filles dont 20 liés aux grossesses et les autres, au mariage précoce. Dans les collèges, 70 % au moins des filles vivent maritalement, soit avec un professeur, soit avec des élèves et quelques-unes avec des personnes issues d’autres couches socioprofessionnelles et ce avec le consentement de leurs parents.
Le cas le plus récent dont j’ai traité est celui d’un garçon en classe de 2nde vivant déjà en concubinage avec une apprentie coiffeuse mère d’un enfant, qui a encore engrossé une élève de la classe de 5e. Le Centre de promotion sociale a dû intervenir pour qu’il accepte la grossesse. La fille a fini par accoucher et l’a rejoint et aujourd’hui il se retrouve sous le même toit avec deux enfants et ses deux compagnonnes. La première ayant été aussi une élève qui a dû abandonner les classes pour l’apprentissage. Les exemples foisonnent.
Qu’est-ce qui justifie cette propension des filles à aller vers les hommes aussi précocement tout en étant sur les bancs ?
La première responsabilité incombe aux parents. Il faut reconnaître que la première protection provient de la famille. Ce qui n’est pas le cas chez nous parce que déjà très jeune, l’enfant est livré à lui-même. Il fréquente des gens peu recommandables, assiste à des animations lors de cérémonies et c’est dans ces milieux qu’il s’approprie les mauvais comportements. Très tôt, il connaît le sexe et s’adonne à l’alcool. Les parents n’ont aucun contrôle sur les compagnies de leurs filles, encore moins sur leurs heures de sorties et leurs distractions. Par manque de dialogue sur la sexualité au sein des ménages, certaines adolescentes s’adonnent à l’acte sexuel sans y connaître grand-chose.
C’est quand même paradoxal qu’on assiste à une telle situation en dépit de l’implication d’institutions et d’Ong dans la lutte contre les grossesses en milieu scolaire et tout l’arsenal juridique existant ?
Les institutions et autres Ong sont certes là mais personne mieux que les parents ne peut garantir la protection à leurs enfants.
Les gens mettent ici tout sous le coup de la pauvreté mais je continue de dire que ce n’est pas parce que je suis pauvre que je dois faillir à mes responsabilités. Il faut pouvoir assumer ses charges en tant qu’éducateur en veillant à l’évolution harmonieuse de ses enfants et en leur garantissant un avenir décent. Ceci passe par l’école et il faut lui permettre d’aller aussi loin dans les études pour espérer qu’ils deviennent des individus socialement actifs et utiles à leur société. Outre la responsabilité des parents, c’est le laxisme qu’on note dans l’application des textes qui encourage les auteurs à perdurer dans leurs forfaits.
Le blocage de l’évolution normale de la procédure de protection des enfants par les officiers de police judiciaire qui ne s’acquittent pas toujours convenablement de leur mission n’aide pas à faire prospérer les dossiers que nous portons devant les services juridiques compétents. A ceci s’ajoutent le retrait des plaintes pour causes de liens de familiarité, les pressions ou l’influence des autorités locales qui empêchent parfois le déroulement normal des enquêtes pour une meilleure protection des enfants, les menaces à l’endroit des travailleurs sociaux, la négligence dans la gestion des dossiers par les acteurs qui ne taillent pas d’importance aux faits et le rançonnement des parents des victimes dans leur quête de soutien pour le règlement des cas de leurs enfants.
C’est dire que la tâche ne nous est pas facile et tout ceci ne fait qu’expliquer la recrudescence que nous notons au niveau du phénomène?

Le match comptant pour la troisième place du tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) s’est joué ce dimanche 24 septembre à Cape-Coast au Ghana.
Le Bénin a perdu face au Niger par un score de deux buts à un. Ce match a été l’occasion pour les Mena de prendre leur revanche sur des Ecureuils qui les avaient battus à neuf en quart de finale par le même score.
Menés 2-0, les Ecureuils ont réduit le score à la 91e minute par le dossard n° 6, Nabil Yarou. Avec cette victoire, le Niger prend la troisième place du tournoi et le Bénin termine ainsi à la quatrième place.
Pintos GNANGNON
Sports 25 sept. 2017

L’artiste comédienne Marcelline Akinocho Aboh est conduite à sa dernière demeure, samedi 23 septembre dernier au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. C’est après des hommages dignes de son rang et une messe corps présent en l’église protestante méthodiste d’Avakpa.
Décédée le dimanche 20 août dernier dans sa 77e année des suites d’une crise cardiaque, l’artiste comédienne Marcelline Akinocho Aboh repose désormais au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. Elle a été inhumée le samedi 23 septembre dernier. Mais avant son inhumation, « Détin Bonsoir », de son nom d’artiste, a reçu dans l’après-midi du vendredi 22 septembre dernier, les ultimes hommages de ses collègues artistes, toutes catégories confondues. La cérémonie a eu pour cadre l’esplanade de l’Assemblée nationale où a été exposé pour la circonstance, le corps de l’illustre disparue. A l’occasion, comédiens, hommes de théâtre, cinéastes, humoristes, dramaturges, musiciens et autres acteurs culturels ont défilé au pupitre pour vanter les qualités exceptionnelles et les talents d’artiste de Marcelline Akinocho Aboh.
Pour eux, la défunte était une véritable icône de la comédie béninoise. Ses caractères d’humaniste, de rassembleur et de générosité ont été soulignés par ses pairs. Ceux-ci trouvent en la disparition de l’artiste comédienne une perte pour le Bénin en général et la culture béninoise en particulier. Ses œuvres ont contribué à promouvoir les bonnes valeurs morales, civiques et citoyennes. Les intervenants ont invité sa fille Delphine, qui lui emboîte le pas dans la comédie, à tenir haut le flambeau et à faire en sorte que ne s’éteigne jamais la flamme allumée par sa feue mère pour la promotion de la culture béninoise.
Présent à la cérémonie d’hommages, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a aussi dit tout le bien qu’il pense de Marcelline Akinocho Aboh. « Je suis ici pour saluer, au nom de la ville de Porto-Novo, la mémoire d’une gloire de notre pays ; la mémoire de celle qui a choisi l’art pour éduquer. Je ne suis pas venu seulement porter témoignage d’une artiste remarquable, mais aussi évoquer la vie et l’œuvre d’une grande dame, d’une sœur et d’une maman », a souligné le maire. Emmanuel Zossou a invité ceux qui sont tristes ou pleurent à sécher leurs larmes. Car, selon lui, maman « Détin Bonsoir » a, de toute sa vie, semé la joie dans les cœurs et souhaiterait certainement qu’elle soit accompagnée sur sa route vers le Père céleste dans l’allégresse et l’enthousiasme. Le maire a rappelé le parcours artistique de l’illustre disparue qui a commencé en 1981 avec la troupe théâtrale « Qui dit mieux » qu’elle a créée avec la regrettée Grâce Dotou et les femmes de l’Eglise protestante du Bénin pour conseiller les jeunes couples. Marcelline Akinocho Aboh créa, en 1991, soit dix ans plus tard, la troupe théâtrale « Les échos de la Capitale » avec laquelle elle a donné un nouveau visage au théâtre populaire au Bénin, témoigne l’autorité municipale. Elle a fait ensuite une incursion dans le monde cinématographique béninois comme comédienne et actrice dans plusieurs films dont « Tcha Alinfin », « Tangni Pompi » et la série « Abèni ». Au regard de ces œuvres, le maire salue la mémoire de l’artiste qui peut reposer en paix dans sa tombe, après un passage bien réussi sur terre.
Le secrétaire général du ministère chargé de la Culture, représentant le ministre, a abondé dans le même sens. Richard Sogan a invité la jeune génération à s’inspirer des nombreuses productions artistiques laissées par l’illustre disparue et qui la fera vivre davantage dans les cœurs?

La Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin a organisé, samedi 23 septembre dernier au musée da Silva de Porto-Novo, une conférence interreligieuse. A l’occasion, les fidèles et sympathisants de plusieurs confessions religieuses ont réfléchi sur la place de Dieu dans la vie et le devoir pour les hommes de retourner vers le Créateur pour l’enracinement de la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier.
« La religion et la paix dans le monde », c’est le thème de la conférence interreligieuse organisée à Porto-Novo, vendredi 23 septembre dernier, par la Jama’at islamique Ahmadiyya Bénin. Il a été développé par le missionnaire Ibrahim Abdoul Aziz. Musulmans, chrétiens, juifs et autres ont réfléchi sur ce thème pour la paix dans le monde et qui passe par le recours à Dieu comme solution. L’organisation de cette conférence s’insère dans le cadre de la série d’activités prévues par cette organisation pour marquer d’un cachet spécial ses cinquante ans d’existence au Bénin, souligne le président du comité d’organisation, Luckman Mohamed Bissiriou.
Ainsi, après Allada, Bohicon, Lokossa, Parakou, Kandi et Bassila, c’est au tour de Porto-Novo d’abriter cette conférence interreligieuse. Celle-ci vise à promouvoir la coexistence pacifique entre les hommes et à réduire de façon considérable les fossés d’incompréhension et de malentendu qui existent entre eux. Il s’agira en d’autres termes, précise le président du comité d’organisation, pour la conférence interreligieuse, de proposer des pistes de solutions pour promouvoir la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier. « Il est important de savoir ce que Allah qui nous a créés veut de nous. Dieu est source de paix. Il a basé tous ses attributs et créatures sur la paix », rappelle Luckman Mohamed Bissiriou. C’est pourquoi, insiste-t-il, tous les hommes qui sont aussi des créatures divines doivent, dans leur diversité religieuse, œuvrer pour la paix, la sympathie, l’amour, la tolérance et la courtoisie. Ils doivent proscrire la mesquinerie, la médisance, les calomnies, l’étroitesse d’esprit et tout ce qui hypothèque la paix dans le monde, recommande aux participants le président du comité d’organisation. Il sera ensuite appuyé par le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, Rana Ahmad Farooq, qui invite tous les hommes à vivre en parfaite harmonie avec les enseignements de Dieu. « Sans la paix aucun progrès, aucun développement n’est possible », relève-t-il. Que l’on soit musulman, chrétien juif ou animiste, il faut cultiver la paix partout, souligne Rana Ahmad Farooq pour montrer toute l’importance du dialogue interreligieux. « L’heure n’est pas de savoir quelle est la meilleure religion. Il faut passer aux actes qui enracinent la paix dans le monde en général et au Bénin en particulier », poursuit-il. Le président de la Jama’at islamique Ahmadiyya invite tout le monde à rivaliser d’ardeur pour faire du bien, pardonner et promouvoir la bonté partout où il est.
L’initiative de cette conférence interreligieuse a été saluée par les représentants du préfet de l’Ouémé, du médiateur de la République et des autres confessions religieuses ainsi que des acteurs des religions endogènes. Ils ont défilé au pupitre pour féliciter la Jama’at islamique Ahmadiyya pour tout ce qu’elle fait en faveur du maintien de la paix au Bénin et du bien-être de la population.
La cérémonie s’est achevée par une prière silencieuse pour implorer la paix sur les pays où elle est menacée dans le monde?

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) a visité, vendredi 22 septembre dernier, les structures sous sa tutelle à Porto- Novo. Cette tournée lui a permis de toucher, surtout, du doigt les conditions de travail des agents de ces différents services et de leur doper le moral pour l’atteinte des objectifs du Programme d’action du Gouvernement (Pag).
Quatre structures techniques sous-tutelle du Maep ont été visitées, vendredi 23 septembre à Porto-Novo, par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Il s’agit de la direction du Génie rural, du Projet d’appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo), la direction de la Production végétale et de la direction de l’Alimentation et de la Nutrition appliquée (Dana).
Selon le ministre Delphin Koudandé, sa descente vise surtout à s’enquérir des problèmes de ces différentes unités et de voir comment elles sont arrimées au Programme d’action du Gouvernement (Pag). Partout où il est passé, les problèmes sont à peu près les mêmes. Ces difficultés sont entre autres relatives à la vétusté des infrastructures, à l'insuffisance des ressources financières allouées, au manque de matériel roulant et à l'insuffisance de personnel. L’état des lieux de ces difficultés a été faits par les directeurs de ces différentes structures, appuyés par les délégués du personnel et les responsables syndicaux de ces unités. Ils notent tous avec regret, après les réformes du Maep, le transfert de leurs attributions au profit d’autres structures du ministère ou autres. Toutes choses qui leur créent un manque à gagner. Cette grogne a été surtout enregistrée à la Dana et à la direction du Génie rural en charge des travaux de construction de pistes rurales et d’équipement agricole.
En réponse, Delphin Koudandé a demandé au personnel de se sentir heureux de voir leurs directions survivre après les grandes réformes opérées au niveau du ministère avec à la clé la suppression de plusieurs structures. C’est la preuve que la direction du Génie rural, la direction de la Production végétale et la direction de l’Alimentation et de la Nutrition appliquée (Dana) ont leur mot à dire dans la réalisation du Pag. Le ministre a tenté d’apporter des précisions par rapport à la question de perte d’attributions soulevée. Il rassure le personnel que les difficultés en matière de matériel roulant seront résolues incessamment avec le système de leasing pour lequel a opté le Gouvernement. Mais à côté, Delphin Koudandé dit compter aussi sur le parc automobile des structures du ministère supprimées pour réaffecter les véhicules aux structures où le besoin se fait plus sentir. Il a promis à la Dana qu’elle sera priorisée dans cette répartition dès que les liquidateurs en charge de la dissolution de ces sociétés, offices et agences concernés vont achever leurs travaux.
Partout, le ministre a invité les agents à ne pas prendre ces problèmes comme prétexte pour ne pas s’acquitter de leurs devoirs. Il précise que le Gouvernement attend beaucoup d’eux pour la réalisation de l’ambitieux programme de développement baptisé « Bénin révélé ».

Emprunter l’axe Guessou Sud - Sinendé long de 60 km relève d’un parcours du combattant. A l’état dégradant de la voie, s’ajoute le risque d'effrondrement des ponts à tout moment, avec les pluies diluviennes qui ne cessent de tomber. Soucieux de sortir Sinendé de son enclavement, le président de la République y a dépêché, vendredi 22 septembre dernier, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour annoncer aux populations de la commune la construction de leur route.
A la tête d’une importante délégation, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, était, vendredi 22 septembre dernier, à Sinendé. Sa présence fait suite aux semaines éprouvantes que les populations de la commune et d’autres ont vécues, avec l’acharnement de la nature.
En effet, les dernières pluies diluviennes ont contribué à dégrader davantage les voies d’accès à la commune de Sinendé qui étaient déjà impraticables depuis plusieurs années. « Aujourd’hui, pour aller à Bembèrèkè, une ville située à 45 km de Sinendé, il faut près de quatre heures de route. C’est encore pire avec l’axe Sinendé-Guéssou Sud, long d’à peine 60 km, qu’il faut parcourir en plus de cinq heures », a fait constater le ministre. « J’appréhende les peines qui sont celles de nos braves femmes, celles de nos enfants, nos jeunes frères et sœurs qui ont repris le chemin des classes depuis quelques jours », a-t-il poursuivi.
Face à cette situation, le ministre Abdoulaye Bio Tchané a indiqué qu’il était porteur d’un message spécial du chef de l’Etat, Patrice Talon, à l’endroit des populations de la commune. « Ayant pleinement conscience de vos difficultés quotidiennes qui ont pris l’allure de calvaire avec cette saison des pluies, il m’a chargé de vous annoncer que la route Guessou Sud - Sinendé sera bitumée dans les prochains mois», a déclaré le ministre.
Inscrit au Programme d’action du Gouvernement (Pag), ce projet prioritaire, a-t-il promis, va être accéléré. Selon lui, il est important de vite désenclaver la commune, pour permettre l’acheminement de ses productions et contribuer à son développement. Dans le Borgou, Sinendé reste le porte-flambeau des communes productrices du coton. Sa contribution à la richesse nationale est importante et par conséquent, elle mérite la même attention que toutes les autres localités. « Cette route va réduire vos peines. Les souffrances d’aujourd’hui ne seront que de mauvais souvenirs dans les mois à venir », a rassuré le ministre. Il a réaffirmé la volonté du Gouvernement de faire du désenclavement de Sinendé une priorité.
Pour le ministre Abdoulaye Bio Tchané, les populations de Sinendé ne sont pas des enfants oubliés de la République du Bénin. Le Gouvernement, a-t-il rappelé, est particulièrement sensible à leurs cris de détresse.
Ainsi, des dispositions seront prises afin que le financement soit en place et que l’entreprise qui exécutera les travaux soit identifiée. « Il ne s’agit pas d’une simple promesse, mais d'un engagement », a insisté Abdoulaye Bio Tchané.
Il y a longtemps que ces populations réclament le bitumage de cette route, sans avoir eu gain de cause. C’est avec enthousiasme qu’elles ont donc accueilli la nouvelle. En leur nom, le maire Yaya Akibou a témoigné sa gratitude au chef de l’Etat. A sa suite, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, les a invités à soutenir le Pag.
Par ailleurs, le ministre d’Etat a également saisi l’occasion pour exprimer la compassion et le soutien du Gouvernement et de la République aux populations de Sinendé victimes des inondations. A travers l’Agence nationale de la protection civile, le Gouvernement sera dans les prochains jours à leur chevet pour les aider à surmonter ces épreuves.