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Nouvelles

Inondations à Malanville: La compassion du Gouvernement aux sinistrés

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a rendu visite, samedi 23 septembre dernier, aux populations victimes de la furie des eaux à Malanville, suite au débordement du fleuve Niger et de ses affluents. Après avoir constaté le désarroi des populations sinistrées déplacées sur des sites de la Croix-rouge à Gouanda et à Fadama, il leur a transmis le message de compassion et de soutien du Gouvernement.

Les pluies torrentielles de ces derniers jours ont été d’une rare violence, causant d’importantes inondations dans plusieurs communes du Bénin. Au nombre de celles-ci, des localités de Malanville sont durement frappées. Sensible à la souffrance de ses populations éprouvées, le chef de l’Etat a dépêché à leur chevet le ministre Abdoulaye Bio Tchané. C’est pour leur présenter la compassion du Gouvernement.
« Cette année encore, Malanville a payé un lourd tribut dans le cadre de ces récurrentes inondations », a indiqué le messager du président de la République, avant de faire observer une minute de silence en mémoire de ceux qui ont perdu la vie, suite à cette catastrophe naturelle dans la commune. S’adressant aux populations, il les a rassurées que le Gouvernement sera toujours à leurs côtés dans les moments heureux et lors des situations difficiles. « C’est cela le sens de responsabilité qui guide notre action au quotidien », a justifié le ministre d’Etat.
Dans l’urgence et par le biais de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), le Gouvernement avait déjà fait un premier don à la commune de Malanville. Il a conscience que ce premier appui, quoiqu’important, est insuffisant et ne peut pas atteindre significativement tous les sinistrés de la commune. «C’est pourquoi, sous l’impulsion du chef de l'État, Patrice Talon, le Gouvernement a débloqué 425 millions de francs Cfa en Conseil des ministres, mercredi dernier, pour faire face aux sinistres dans plus de dix communes du pays », a annoncé Abdoulaye Bio Tchané. Dès la semaine prochaine, a-t-il promis, les populations sinistrées de Malanville pourront toucher du doigt la matérialisation de cette aide.

Des conséquences incommensurables

Le dernier bilan de la montée des eaux du fleuve Niger et de ses affluents : la Sôta, l’Alibori et le Mékrou, à Malanville, fait état d’importants dégâts enregistrés. Outre les cultures vivrières dont 3796 ha de riz ; 2 421,5 ha, 1609 ha de sorgho et 2 298 ha de maraîchage, 14 ha de coton ont été emportés. Au total, informe le maire Inoussa Dandakoè, la commune de Malanville a perdu près de 9994,5 ha de cultures. Quelque 3584 ménages pour 21 530 personnes ont été touchés; 791 habitats écroulés et 1242 partiellement endommagés sont également à déplorer ; 980 personnes ont trouvé refuge auprès de familles d’accueil. En dehors des dix cas de décès dont six ont subi la procédure légale d’identification et de constat, quatre personnes n’ont pas été retrouvées. Sept écoles primaires publiques ont été affectées par les inondations, ainsi que 500 latrines et 546 points d’eau. Les pistes Monla-Gorou Djengué, Bodjécali-Kotchi et Kotchi-Malanville ont aussi été endommagées, sans oublier deux ouvrages de franchissement à Guéné. Bref, 52 villages administratifs et le périmètre de la Sôta ont été touchés.
Selon le maire, la situation présentée n’est que provisoire, car le recensement se poursuit sur le terrain. L’ampleur des dégâts enregistrés a émoussé les efforts consentis par les producteurs de la commune, dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire au Bénin. Sur leurs visages, se lisent la désolation et le désespoir. Ils avaient pris des engagements auprès de l’Etat et des institutions de microfinance.
Pour une meilleure maîtrise des inondations qui se font récurrentes à Malanville, le maire et le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou ont appelé à la mise en place de mesures préventives. Ils souhaitent notamment le prolongement de la digue de protection depuis Karimama jusqu’à Malanville, le délogement des populations occupant les zones à risques de la commune.
Sur le chemin du retour, le ministre a effectué une escale à Gogounou. Avec les membres du Conseil communal, il a eu des échanges par rapport aux dégâts liés aux inondations dans la commune et de la prompte réaction du Gouvernement qui a lancé les travaux d’aménagement du pont dégradé au niveau de Sori.

Actualités 25 sept. 2017


Mca-Bénin II : Gabriel Dégbègni, nouveau coordonnateur national

Le conseil d’administration du Millennium Challenge Account II, qui s’est réuni jeudi dernier en sa 8e session ordinaire, a nommé Gabriel Dégbègni au poste de coordonnateur national du programme, selon un communiqué de presse de l'institution.

Cette décision d'approbation du recrutement du coordonnateur national de Mca-Bénin II est la dernière étape d’un processus de recrutement concurrentiel et transparent démarré le 4 juillet dernier, précise le communiqué.
Le nouveau coordonnateur était le directeur des opérations avant sa désignation comme coordonnateur national par intérim suite au limogeage en juin dernier de l’ex-coordonnateur, Samuel Batcho.
D’un montant de 403 millions de dollars dont 28 millions de dollars us de contribution de la République du Bénin, le programme du Mca-Bénin II (2017-2022) est axé sur le développement de l’énergie électrique.
L’objectif principal est de stimuler l’investissement privé à travers l’appui aux réformes institutionnelles et l’investissement dans la production et la distribution de l’électricité, ainsi que l’électrification hors-réseau (énergies renouvelables).
Il s’agit, à terme, de faire croître la productivité des entreprises, de gérer des possibilités économiques pour les populations du Bénin et d’améliorer la capacité du gouvernement à fournir des services publics et sociaux par l’amélioration de la quantité et de la qualité de la fourniture d’électricité au Bénin?
ABP

Actualités 25 sept. 2017


Gnonnas Pédro, 13 ans après son décès: De nouvelles approches pour immortaliser le maestro

Le treizième anniversaire du décès de l’artiste Sossou Pierre Kouassivi Gnonnan dit Gnonnas Pédro, ancien sociétaire du groupe de salsa Africando, devrait être célébré, le samedi 12 août dernier à Lokossa, la ville où est installé son musée. Mais aucune initiative n’était au rendez-vous, comme ce fut déjà le cas en août 2016 et, si de nouvelles mesures ne sont envisagées, le monde pourrait assister à la seconde mort du maestro.

Aucune manifestation n’a eu lieu, le 12 août 2017 au quartier Takon-Zongo 2 à Lokossa, plus précisément au musée Gnonnas Pédro où repose la dépouille de ce dernier. C’était pourtant la date à laquelle des artistes y dressaient le podium d’hommage au maestro, chantre de la salsa et inventeur du rythme « agbadja renové », décédé le 12 août 2004 à l’âge de 61 ans. Le musée dédié à l’illustre disparu se trouvait plongé dans les ténèbres. Le compteur électrique y a été retiré, depuis un bon moment, du fait des factures d’électricité impayées depuis plusieurs mois, dont le montant total est estimé à environ 40 000 francs Cfa seulement. Les artistes qui, autrefois, se mobilisaient, vaille que vaille, pour marquer l’anniversaire du décès du « Dadjè national », n’ont rien initié cette fois-ci. Son fils Gilles Gnonnas qui a tenté de prendre le contrôle de cette manifestation était aussi absent de Lokossa, leur ville d’origine.
Après avoir lancé un festival grâce au sponsoring d’un opérateur Gsm, Gilles Gnonnas et ses frères n’ont pas pu rééditer l’initiative depuis 2016. Des t-shirts et autres articles confectionnés à cet effet, à l’époque, sont restés à la charge des responsables de la « Radio Mono, la voix de Lokossa », structure partenaire de l’événement. Mais l’événement annoncé sur l’affiche, restée accrochée pendant longtemps à la clôture de la gare routière, n’a pu être concrétisé depuis lors, pour défaut de financement suffisant.
Le coordonnateur départemental de la Fédération nationale des musiciens du Bénin, Guy Houénou, et le président du bureau communal des artistes de Lokossa, Robert Noumonvi, indiquent, tour à tour, que leurs pairs avaient décidé de se mettre en retrait de l’initiative tout comme ils ont boycotté l’édition 2017 de l’anniversaire. La communauté des artistes reproche à Gilles Gnonnas de les avoir mis à l’écart, au cours du lancement de son festival alors qu’avec leurs maigres moyens, ils ont été les précurseurs de la célébration de l’anniversaire du décès du maestro au plan local.
En somme, pour la deuxième année consécutive, aucune manifestation culturelle n’a été initiée dans la cité des Kotafon. Ce qui dénote d’un triste sort pour l’artiste qui a laissé 41 ans de carrière musicale derrière lui. « Mais c’est un sort voulu sciemment par ses héritiers », fustigent les responsables du monde culturel.

Gnonnas Pédro mérite mieux

Les responsables des associations d’artistes à divers niveaux promettent de se réorganiser pour honorer la mémoire de l'icône musicale afin que l’oubli ne consacre sa seconde mort. Guy Houénou et Robert Noumonvi estiment qu’après les deux éditions successives manquées, du fait des membres de la famille de l’artiste défunt, il est temps de réagir. « Gnonnas Pédro est un père spirituel en matière de musique dont la mémoire ne doit s’éteindre aussi fatalement », estime Robert Noumonvi. Guy Houénou soutient, pour sa part, que le maestro mérite mieux, même de la part de l’Etat central. « Gnonnas Pédro a tant apporté à l’image de ce pays ; d’autres n’ont pas fait autant et sont pourtant célébrés avec ferveur », fait savoir Robert Noumonvi.
Wilfrid Anato, directeur départemental en charge de la Culture, salue la mémoire du maestro tout en soulignant que la gestion de son héritage n’est pas chose facile.
S’agissant du musée Gnonnas Pédro qui apitoie tout visiteur, les responsables départemental et communal, du creuset des artistes, suggèrent son transfert dans un autre local ou domaine à acquérir par le pouvoir public pour mieux immortaliser l’artiste. « Toutes les fois qu’une personne physique ou morale s’est intéressée à la réhabilitation du musée Gnonnas Pédro, le groupe d’enfants qui en a le contrôle argue, au dernier moment, que leur frère revient bientôt avec un projet dans ce sens. Cela a été notamment le cas avec la mairie de Lokossa et un opérateur de téléphonie mobile », se désole Robert Noumonvi. A l’en croire, il s’agit de dilatoire laisser ruiner le site et le faire oublier au public. Car en sus, poursuit-il, des membres de la famille du maestro, auteurs de ce plan, auraient l’intention d’exhumer, plus tard, le corps de Gnonnas Pédro du musée afin de vendre le domaine.
Un proche de la famille, Cosme Sèwa, en parle : « Une rivalité sommeillait entre les enfants vivant de l'artiste. A sa mort, cela s'est accentué. Ce qui fait qu’il leur est impossible de dégager un administrateur des biens. Chacun fouille dans les affaires du défunt et fait disparaître les papiers importants. Vous auriez constaté que toutes les parcelles portant le nom de l'artiste ont changé de propriétaires », a-t-il révélé.

Appel à un festival international

« N’eut été sa collaboration avec le groupe Africando, Gnonnas Pédro aurait connu la mort dans l’indifférence. C’est donc le fait d’avoir porté le nom du Bénin sur différents podiums, à travers le monde, que nous lui reconnaissons en saluant, par ailleurs, la qualité de son travail de précurseur dans la valorisation des rythmes traditionnels notamment Agbadja », a déclaré Robert Noumonvi. Pour la même raison, Guy Houénou souhaite que les gouvernants suscitent, autour du nom Gnonnas Pédro, l’organisation d’un festival international, avec pour maître d’œuvre par exemple, le Fonds des arts et la culture. Robert Noumonvi abonde dans le même sens et regrette non seulement le retard dans la mise en place d’une telle vision de reconnaissance mais aussi le manque d’engouement des promoteurs culturels privés à aller vers un tel créneau. Il ne ménage non plus les mélomanes qui témoignent peu de ferveur, selon lui, envers les icônes nationales.
Mais au-delà des plaidoyers de Guy Houénou et de Robert Noumonvi, le combat pour que ne meurt définitivement Gnonnas Pédro devrait être l’affaire des autres grosses voix encore en activité. Car, il ne sert à rien de s’autoproclamer « roi de tel rythme » pour lequel on travaille et associe son nom toute sa carrière durant et qu’après sa mort, tout s’écroule. Le sort que connaît Gnonnas Pédro aujourd’hui risque d’être le leur s’ils ne font rien pour changer la donne.

Société 22 sept. 2017


Assemblée nationale: La 5e session extraordinaire clôturée, une nouvelle s’ouvre lundi

Les députés ont clôturé, ce jeudi 21 septembre, la cinquième session extraordinaire de l’année 2017 ouverte lundi 11 septembre dernier. Mais cette session aussitôt fermée, une autre est projetée pour commencer dès le lundi 25 septembre prochain.

Une nouvelle session extraordinaire, la sixième de l’année 2017, s’ouvre dès lundi 25 septembre prochain. Elle est demandée par quarante-huit députés mais aussi par le Gouvernement pour l’examen et l’adoption de certains dossiers urgents, informe le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, qui a présidé la séance plénière d’hier et procédé à la clôture des travaux de la cinquième session extraordinaire ouverte lundi 11 septembre dernier.
Selon lui, l’ordre du jour de cette session reste à décider par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, qui rentre ce vendredi 22 septembre, d’une mission à l’étranger. Cette sixième session extraordinaire est attendue pour connaître surtout de l’examen et de l’adoption du projet du budget de l’Assemblée nationale gestion 2018. Le dossier était programmé à l’ordre du jour de la cinquième session extraordinaire avant d’être retiré au dernier moment. Il sera réinscrit sans doute au rôle de la prochaine session.
Mais avant de refermer les travaux hier, le président de céans, Robert Gbian, a fait le point de la production législative au cours de cette cinquième session extraordinaire. Selon lui, sur les six dossiers inscrits à l’ordre du jour, cinq ont été examinés et adoptés en quatre séances plénières. Il cite : le dossier de mise en conformité de la loi n°2017-04 du 20 mars 2017 modifiant et complétant la loi n°2009-02 du 7 août 2009 portant Code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin adopté hier, la proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle des hépatites B et C en République du Bénin, du projet de loi relatif à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés, le projet de loi portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (PagefcomII ) et le projet de loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2015. Ce dernier dossier programmé pour hier n’a pu être examiné avant la clôture de la session. Le président de la commission des Finances et des Echanges, Raphaël Akotègnon, a informé la plénière de ce que l’étude de ce dossier est toujours en cours au niveau de sa commission. Ce point sera certainement aussi versé à l’ordre du jour de la sixième session extraordinaire de l’année 2017.
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a félicité ses collègues députés et le personnel d’appui parlementaire pour leur mobilisation et leur participation aux travaux?

Actualités 22 sept. 2017


Assemblée nationale: Le Code des marchés publics mis en conformité avec la Constitution

L’Assemblée nationale a rendu conforme à la Constitution du 11 décembre 1990, la loi n°2017-04 du 20 mars 2017 modifiant et complétant la loi n°2009-02 du 7 août 2009 portant Code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin. C’était à la faveur de la séance plénière des députés, ce jeudi 21 septembre au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, en présence du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

Le chef de l’Etat peut maintenant promulguer et mettre en vigueur la loi n°2017-04 du 20 mars 2017 modifiant et complétant la loi n°2009-02 du 07 août 2009 portant Code des marchés publics et des délégations de service public en République du Bénin. A l’unanimité des députés, le texte a été mis en conformité avec la Constitution par les députés qui ont tenu compte des observations faites par la Cour constitutionnelle dans sa décision DCC 17-090 du 25 avril 2017. Cette décision demandait à l’Assemblée nationale de réunir en un seul et même texte de loi, les dispositions pertinentes de la loi n°2009-02 du 07 août 2009 et celles de la loi n°2017-04 du 20 mars 2017 pour éviter l’existence de documents épars traitant du même sujet.
En fait, le juge constitutionnel invitait le Parlement à préciser dans le nouveau Code, par souci de transparence, les personnes responsables des marchés publics comme il a su bien le faire dans la loi n° 2009-02 du 07 août 2009. Ce qui est chose faite depuis hier. Les députés ont pris en compte les observations de la Cour en précisant dans la nouvelle loi unifiée portant Code des marchés publics, les personnes responsables des marchés publics. Ainsi, la disposition de l’article 11 de la loi adoptée hier stipule in extenso: « La personne responsable des marchés publics est désignée parmi les cadres de la catégorie A échelle 1 ou équivalent, justifiant idéalement d’une expérience d’au moins quatre (4) ans dans le domaine des marchés publics. Elle est nommée de la manière suivante : pour les institutions de l’Etat, par le président de l’institution ; pour les départements ministériels, par arrêté du ministre ; pour les préfectures, par le préfet ; pour les établissements publics, par le directeur général ou équivalent ; pour les organismes, agences ou offices visés à l’article 2-1 de la présente loi, par le premier responsable de la structure. Dans les cas spécifiques : - des communes et en absence de délégation spécifique, la personne responsable des marchés publics est le maire ; - des sociétés d’Etat, des sociétés d’économie mixte, des sociétés privées visées à l’article 2-1 de la présente loi et en l’absence de délégation spécifique, la personne responsable des marchés publics est le directeur général, l’administrateur général ou le gérant selon la nature juridique de la société ».
L’article 11 ainsi libellé n’est que la disposition reprise et améliorée de l’article 9 de la loi 2009 désormais modifiée. Cet article a fait l’objet d’amendement au cours de la séance plénière d’hier. Les députés Pascal Hessou, Nassirou Bako Arifari et Jean-Eudes Okoundé ont proposé que les maires, ordonnateurs du budget des communes, soient déchargés des fonctions de personne responsable des marchés publics ; ceci pour éviter qu’ils abusent de leurs autorités. Pour plus de transparence, ils souhaitent que cette responsabilité soit confiée à un cadre de la mairie. Mais l’amendement n’a pas été pris en compte, ni par la commission des Finances et des Echanges du Parlement qui a présenté le dossier à la plénière, ni par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Ils ont jugé cette option non pertinente, car selon eux, le maire n’est pas aussi puissant qu'on le pense dans cette fonction de personne responsable des marchés publics au niveau de sa commune. Ses pouvoirs sont limités avec le receveur-percepteur qui est un fonctionnaire assermenté et qui assure la régularité de la procédure de passation des marchés avant d’engager le paiement. A côté de ce verrou, ils ajoutent d’autres dont la Cellule de contrôle des marchés publics qui peut vérifier à tout moment la régularité des marchés publics passés par toute structure de l’Etat. Les explications du Gouvernement et du président de la commission, Raphaël Akotègnon, ont apaisé les députés qui ont laissé tomber cette préoccupation?

Actualités 22 sept. 2017


Première session 2017 du Cis-Paurad: De nouvelles orientations attendues

Le Comité interministériel de suivi du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Cis-Paurad) a tenu, ce jeudi 21 septembre 2017, sa première session au titre de l’année 2017 à Cotonou. La rencontre est consacrée à l’évaluation du niveau d’exécution du projet afin de donner de nouvelles orientations pour sa bonne poursuite.

Evaluer le niveau d’exécution du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad) afin de donner de nouvelles orientations susceptibles d’aboutir à sa bonne poursuite. C’est le mandat assigné aux membres du Comité interministériel de suivi dudit projet venus des dix communes bénéficiaires et des ministères concernés.
Louis S. Bossa, secrétaire permanent du Comité interministériel de suivi du projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Cis-Paurad) rappelle que cet organe est un creuset d’échanges pour une bonne supervision de la mise en œuvre du projet. Présentant le projet, il fait savoir qu’il vise à faciliter l’accès aux services urbains et à améliorer la gestion urbaine dans les communes bénéficiaires, à savoir Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi,
Kandi, Lokossa, Abomey, Bohicon, Comé et Sèmè-Podji. Financée par la Banque mondiale, la mise en œuvre du Paurad couvre la période du 6 juin 2014 au 30 juin 2020. Son coût est de 30 milliards de FCfa. Le Paurad est réparti en trois composantes. La composante A relative à l’amélioration de la fourniture des services de base et à la réhabilitation des infrastructures est d’un montant de 49 millions de dollars, soit 24,5 milliards de F Cfa. La composante B concerne l’appui à la gestion municipale et à la décentralisation pour un montant de 5 millions de dollars, soit 2,5 milliards de FCfa.Quant à la composante C intitulée renforcement institutionnel, renforcement des capacités et gestion de projet, elle coûte 6 millions de dollars, soit 3 milliards de FCfa. Selon lui, conformément à la programmation de mise en œuvre, les activités sont déclinées en deux tranches. Il s’agit des activités de la tranche ferme à exécuter en maîtrise d’ouvrage déléguée durant les trente-quatre premiers mois et celles de la tranche conditionnelle à exécuter au cours des vingt-six derniers mois du projet. Ainsi, ayant donc atteint la fin de la première tranche, il est nécessaire de faire le point. « A la date d’aujourd’hui, les activités sont réalisées à un taux d’exécution physique de 70,25% contre un taux d’exécution financière de 75,88% avec un niveau de mobilisation des ressources de la Banque mondiale estimé à 65% », signale-t-il. Au regard de ces chiffres, il fait observer que de « véritables bonds sur les plans qualitatif et quantitatif se font par le Paurad sans bruit ».
Procédant à l’ouverture des travaux, Constant Godjo, représentant du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, indique que les participants doivent se prononcer sur les rapports qui leur seront présentés au cours de l’atelier. A ce propos, il rappelle quelques missions du Comité interministériel de suivi (Cis) telles que superviser, coordonner et orienter l’exécution du Paurad. Aussi cette session revêt-elle, pour lui, une importance capitale d’autant qu’elle intervient à quelques jours de la mission de supervision de la Banque mondiale prévue pour démarrer le 25 septembre prochain. Il ne manque d’attirer l’attention des membres du Cis-Paurad sur les dysfonctionnements et insuffisances révélées par endroits par les résultats des missions d’évaluation faites par des consultants indépendants au niveau des dix communes bénéficiaires.

Actualités 22 sept. 2017


Affaire meurtre et pratique de charlatanisme au Tribunal de Porto-Novo : Daagbo et le pape de Banamè n’ont pas comparu

Le juge du quatrième cabinet d’instruction du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo n’a pu entendre Parfaite « Dieu esprit saint » encore appelée Daagbo et le pape Christophe XVIII, ce jeudi 21 septembre.

Jusque tard dans la nuit, hier, Vicentia Tadagbé Tchranvoun-Kinni et Mathias Vigan (leurs identités à l’état civil) n’ont pas fait signe de vie alors qu’ils étaient convoqués pour 9 h. Les deux prévenus n’ont pas répondu à la convocation du juge en charge de l’affaire de complicité de meurtre et de pratique de charlatanisme pour laquelle sont écroués à la prison civile de Porto-Novo, quatre prêtres de la secte dénommée « l’église catholique reformée ». Aucune raison n’a été officiellement avancée pour justifier l’absence des deux dignitaires de cette confession religieuse. Une source judiciaire proche du dossier informe que les deux prévenus auraient eu quelques difficultés. C’est pour cette raison qu’ils n’ont pu comparaître. Mais de quel genre de difficulté s’agit-il ? Cette source judiciaire ne donne pas plus de détails. Un des avocats des prévenus, approché hier dans la cour du tribunal, n’a pas voulu se lancer dans des conjectures ou des commentaires à ce sujet, l’affaire étant toujours en instruction devant la justice. Toutefois, le conseil dit s’étonner de la forte médiatisation dont fait l’objet le dossier depuis mercredi dernier. Pour lui, ce matraquage médiatique laisse à désirer et l’oblige à observer une certaine prudence avec ses clients.
Il revient alors au magistrat instructeur d’apprécier la non comparution des prévenus et d’en tirer les conséquences de droit. Soit il leur adresse une autre convocation ou soit il passe à la vitesse supérieure en décernant à leur encontre un mandat d’arrêt pour mettre en branle la force publique pour les appréhender et les faire comparaître de force. C’est dire que les deux dignitaires de la secte de Banamè sont toujours dans de beaux draps?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

 

Société 22 sept. 2017


36e édition de la Journée internationale de la paix: Changer de pensée pour freiner les guerres

Dans le cadre de la célébration de la trente-sixième édition de la Journée internationale de la paix, l’Ong Brahma Kumaris a organisé, ce jeudi 21 septembre à Cotonou, une séance de réflexion sur le thème « Ensemble pour la paix : Respect, dignité et sécurité pour tous ». Il est question de changer de pensée pour freiner les guerres dans le monde.

La paix souhaitée par le monde est fragilisée par des guerres et violences de tous genres. Ainsi, l’on assiste perplexe aux affres des armes de destruction massive, à la débâcle écologique, aux inégalités criardes et à des sociétés autoritaires. La guerre est destructrice, non seulement des êtres humains, mais aussi de l’environnement. « Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous périrons ensemble comme des imbéciles », préconisait Martin Luther King. Il s’agira de contribuer, individuellement et collectivement, à promouvoir une communauté mondiale fondée sur des moyens démocratiques, justes, écologiques et pacifiques.
Face à cette situation, la sœur Vinadevii, représentante résidente de l’Ong Brahma Kumaris au Bénin, déclare que ces peines ne peuvent se produire en dehors de la pensée de l’homme. Si l’homme arrive à changer le comportement qui l’amène à commettre ces peines, il peut toujours les changer à partir de son intérieur ou par la pensée. Avec des pensées positives, des pensées d’amour, le monde va changer très vite. « Notre sécurité commence par la pensée qu’on génère », ajoute-t-elle. Ainsi nous devons vérifier et contrôler nos pensées vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis des autres. Car, en disant de mauvaises choses, on se jette des malédictions qui s’imposent à nous.
C’est pourquoi, dit-elle, chaque année, l’Ong soutient l’initiative de l’Onu qui consacre le 21 septembre Journée internationale de la paix dans le monde. Chacun de nous doit méditer, car la méditation repose sur l’attention accordée aux pensées afin d’explorer et de comprendre notre univers intérieur. Elle est considérée comme le processus vital et naturel de l’être, exhorte Sœur Vinadevii. Elle enseigne que l’éducation spirituelle de chaque individu est la condition sine qua non à la promotion de la paix et de la stabilité dans le monde. Pour elle, tous les êtres humains doivent manifester leur monde intérieur qui commande le monde extérieur. Si chacun pense positivement la paix, elle règnera dans le monde, estime-t-elle. Car, poursuit-elle, la pensée permet d’être de meilleurs citoyens dans le monde.
Vincent Jacques Houngbadji, un étudiant en méditation, explique, pour sa part, que cette année, la Journée internationale de la paix met en évidence l’engagement et la mobilisation d’individus issus des quatre coins du monde en faveur des réfugiés et des migrants.
L’objectif de l’Ong est de mettre en lumière, comme dans le monde, les bénéfices mutuels de la migration mais aussi d’aborder les craintes et les questions qui surgissent au sein des communautés d’accueil. Les jeunes joueront un rôle central dans ces manifestations. Ils pourront, par exemple, se porter volontaires pour rendre service dans leurs communautés ou témoigner leur amitié à d’autres jeunes réfugiés ou migrants dans leur classe ou leur voisinage.
« Sans paix intérieure, la paix extérieure est impossible. Si notre esprit n’est pas en paix, nous ne sommes pas heureux, même lorsque les conditions extérieures sont excellentes. Mais si par contre, notre esprit est en paix, nous sommes heureux, même lorsque les conditions extérieures sont mauvaises », se convainc Sœur Vinadevii.

Société 22 sept. 2017


Marcelline Aboh reçoit les derniers hommages avant son inhumation ce samedi

Décédée le dimanche 20 août dernier à l’âge de 77 ans des suites d’un arrêt cardiaque, la comédienne Marcelline Akinocho Aboh sera inhumée ce samedi 23 septembre au cimetière de Djègan-Daho à Porto-Novo. Mais avant son inhumation, ses collègues artistes, toutes catégories confondues, lui ont rendu un dernier hommage cet après-midi du vendredi 22 septembre. Comédiens, cinéastes, dramaturges, musiciens et autres ont défilé devant le corps de l’illustre disparue exposé sur l’esplanade de l’Assemblée nationale à Porto-Novo pour vanter les qualités et les talents d’artiste confirmée et engagée qu’a été Marcelline Akinocho Aboh, très connue sous le pseudonyme de « Détin Bonsoir ». La cérémonie d’hommages a été rehaussée par la présence du maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et du secrétaire général du ministère chargé de la Culture, Richard Sogan, représentant le ministre. Les deux personnalités ont aussi salué le parcours de la défunte et souhaité que les jeunes s’inspirent des nombreuses œuvres qu’a laissées l’artiste et qui la feront vivre davantage dans les cœurs.

Selon le programme des obsèques, une exposition du corps est également prévue au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo ce samedi à 9 h pour permettre au public de faire ses adieux à l’illustre disparue. Après quoi, le cortège funèbre va s’ébranler autour de 10h vers l’église méthodiste protestante d’Avakpa à Porto-Novo pour la messe d’inhumation avant l’enterrement au cimetière de Djègan-Daho.

 

 

 

Actualités 22 sept. 2017


Développement de la République populaire de Chine: Le génie d’un peuple qui fascine

Aujourd’hui, la République populaire de Chine est citée en exemple comme un pays ayant en quelques années atteint un niveau d’émergence très considérable. Un résultat obtenu grâce aux efforts de tous les citoyens et de la vision des dirigeants de ce pays qui ont affiché de grandes ambitions et ont montré la voie du développement.

La Chine n’est pas devenue un géant en un jour. C’est un pays qui a connu la misère ; le peuple chinois est un peuple qui a connu la souffrance et des difficultés à un moment de son histoire. Mais, à son accession au pouvoir en 1949, le président Mao Tsé Toung, a déclenché une révolution pour mettre le pays sur le rail du développement. Tout son programme rédigé dans le « Livre rouge » a été scrupuleusement respecté et réalisé dans une discrétion totale : le pays s’est fermé au reste du monde et s’est mis au travail.
La Chine est devenue de nos jours une attraction à travers le monde, tellement des progrès ont été obtenus dans de nombreux domaines, notamment celui économique. Le ‘’made in China’’ ou le ‘’made in PRC’’ (République populaire de Chine) est constamment présent dans presque tous les pays du monde.
Au delà de cette réalité, tout visiteur en Chine, retient l’exemple d’un pays où tout est planifié, organisé sur les court, moyen et long termes. Le niveau de conscience nationale est si séduisant pour le visiteur qui est frappé par la discipline et le sens de respect du bien public des Chinois. La Chine est un pays où le bien public est très respecté, car chaque citoyen est conscient des rigueurs de la loi et de son application sans faille.
Malgré son option socialiste, ce pays a imprimé un style particulier tenant compte des réalités nationales à ses ambitions et à ses choix économiques au point où il est difficile aujourd’hui de le différencier de ceux des pays occidentaux.

Attraction

La Chine, c’est une économie libérale de type particulier qui réussit à s’imposer dans le monde au point de menacer la primauté des Etats-Unis ; elle est en passe de devenir la première puissance économique mondiale au vu des performances de ces dernières années.
Sur le plan environnemental, le pays est transformé par endroits en forêts aménagées, avec des arbres plantés dans toutes les villes le long des grandes voies. Beijing (Pékin), la capitale, se présente comme une ville nouvelle avec une urbanisation très poussée grâce à des infrastructures qui font rêver. Il y a une politique remarquable sur de longues distances d’embellissement des voies avec des fleurs plantées et entretenues le long de toutes les terre-pleins. De même, des arbres sont plantés ça et là de façon ordonnée, pour prévenir les aléas climatiques et les catastrophes.
La Chine est le pays qui exporte la plus grande quantité de motos à deux roues à deux ou quatre temps en Afrique et dans d’autres pays du monde. Dans ce pays, il n’y a aucune trace de motos à essence, il n’a y que des motos électriques partout. C’est dire que les autorités ont anticipé sur la pollution qui pourrait provenir des fumées issues des moteurs si une bonne partie des 1,9 million de Chinois.
La promotion touristique a une place de choix dans la politique de l’Etat, les principaux édifices et lieux historiques sont entretenus et constituent une attraction pour les visiteurs et touristes. On peut citer en exemple, la grande muraille de Chine, la cité interdite, le lac de l’ouest de Hangzhou qui accueille près de deux mille visiteurs tous les jours. Le tourisme représente une source de ressources importantes pour le pays.
La Chine attire aujourd’hui les grands investisseurs étrangers et surtout, les grandes firmes automobiles et entreprises y ont installé des filiales, car il y a des facilités fiscales, et de la main d’œuvre disponible. En Chine, On retrouve toutes marques européennes de véhicules mais fabriqués sur place.
Le patriotisme est l’une des qualités essentielles chez les chinois, car au-delà de tout, c’est leur pays qui compte d’abord. C’est pour cela que, par le fruit du travail, ils construisent leur pays. C’est un pays dans lequel rien n’échappe à l’Etat central.
Malgré le développement de ce pays, il reste encore beaucoup à faire. Dans le domaine des médias par exemple, il reste 20% du territoire à couvrir, donc il y a encore des Chinois qui n’ont pas encore accès à la télévision et à la radio. On note également l’existence de quelques poches de pauvreté dans le pays.

International 21 sept. 2017


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