La Nation Bénin...
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La cinquième mandature du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a un an. La célébration de cet anniversaire a été marquée, ce mercredi 20 septembre à la Maison des médias à Cotonou, par la remise d’équipements à onze organes de presse.
Des paquets de papier Ram et des plaques pour les organes de presse écrite, des ordinateurs portatifs pour les télévisions et un routeur pour le journal en ligne, constituent le lot de matériels offerts par le bureau de la cinquième mandature du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) à onze organes de presse. Cette remise d’équipements entre dans le cadre de la commémoration du premier anniversaire de ce bureau élu en assemblée générale le 7 août 2016. La cérémonie a eu lieu, ce mercredi 20 septembre à la Maison des médias, en présence des professionnels des médias.
Il s’agit de : sept journaux (Le Matin, Kini Kini, Educ’Action, Canard du Nord, L’Economiste, Le Projecteur, et 24 Heures au Bénin, un journal en ligne), deux radios (Radio Tokpa et Radio Tchètti), deux télévisions (E-Télé et Authentique TV qui est une télévision en ligne). Ils ont, en effet, été sélectionnés suivant les critères relatifs à la situation géographique, à l’ancienneté, la spécialisation et à l’approche genre. Ce dernier critère qui vise à promouvoir la création d’entreprise de presse par des promoteurs de sexe féminin, amène le conseil à prêter main forte au journal Kini Kini dont la promotrice est Evelyne Quenum. Elle reçoit ainsi six papiers ram des mains d’Edouard Loko, le chargé de mission du chef de l’Etat, et souhaite « une suite de mandat flamboyante à ce bureau ».
Le Cnpa, par la voix de son secrétaire général Fortuné Assogba, a par ailleurs tenu à faire le point des activités menées par l’institution après une année d’exercice. En effet, un accent a été mis sur son apport à la plausible opérationnalisation du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem). Fortuné Assogba révèle qu’après un séminaire de deux jours des membres de l’Assemblée spéciale (As), un autre a été tenu avec la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) à Bohicon par rapport à ce même sujet. « A l’heure actuelle, le dossier est au niveau de la Haac pour finaliser la décision qui permettra l’opérationnalisation du Fadem », précise-t-il.
Dans le but de peaufiner le rendement des organes de presse nationaux, le conseil a également eu à organiser des formations diplômantes et certifiantes au profit des patrons de presse.
Présent à cette rencontre, Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), a salué l’apport du Cnpa à la mise en place d’une nouvelle convention collective pour la corporation. Cela a permis aujourd’hui de situer le salaire des journalistes entre soixante-dix mille (70 000) et cent cinquante mille (150 000) francs Cfa.
La commémoration de l’an 1 du Cnpa se poursuit jusqu’au samedi 23 septembre prochain. Une séance de don de sang se tient ce jour à partir de 9 h à la Maison des médias n

Sexe et école ne font pas bon ménage. A l’instar de plusieurs jeunes filles, victimes de grossesses en milieu scolaire, Christiane Mahouna B, élève en classe de 1re au Collège d’enseignement général (Ceg) de Golo, retiendra pour toujours la leçon.
Lundi 18 septembre dernier, l’école béninoise a rouvert ses portes. Mais elle n’accueillera pas cette année, Christiane Mahouna B, élève en classe de 1re au Collège d’enseignement général (Ceg) de Golo. Cette jeune fille de 18 ans a contracté une grossesse pendant les dernières vacances et se ferme ainsi les portes de l’école, du moins pour le compte de la nouvelle année scolaire.
L’auteur de la grossesse est, lui aussi, de la même promotion que Christiane. En lieu et place des études cette fois, les ‘’deux jeunes amoureux’’ devront plutôt apprendre à garder bientôt leur bébé.
C’est avec un air triste, le regard plongé dans le vide que Christiane raconte sa mésaventure. Pleine de remords, l’émotion dans la voix, c’est à peine qu’elle arrive à prononcer quelques mots sur sa situation.
Pourtant, elle et son ‘’mari’’ avaient plusieurs solutions pour s’éviter le pire : l’abstinence, le port de préservatif ou l’adoption d’une méthode de planification familiale. Sa grossesse n’a que deux mois et demi, mais son père, visiblement sous le choc, refuse de la laisser fréquenter dans cet état.
Le cas de Christiane Mahouna n’est pas isolé. Les grossesses en milieu scolaire ne sont pas un phénomène nouveau au Bénin. Du fait des grossesses, plusieurs jeunes filles, épine dorsale de la société, sont malheureusement retirées du circuit scolaire avant terme.
Statistiques alarmantes
Au regard des dernières statistiques, le phénomène est d’une ampleur jamais connue au Bénin. On estime à plus de 3000, le nombre d’élèves filles ayant contracté une grossesse en 2017. Tel un concours organisé au plan national en la matière, le département des Collines s’en sort 1er avec 472 cas enregistrés, selon les statistiques du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Le Zou vient en 2e position avec 427 cas, et le Borgou occupe la 3e place, avec 400 cas. L’Atacora, l’Ouémé et l’Atlantique se disputent respectivement les 4e, 5e et 6e places. Chacun de ces trois départements a enregistré au cours de l’année scolaire passée, 333 ; 324 et 282 cas. Le Plateau, la Donga, le Littoral, et l’Alibori affichent respectivement 224, 182, 137 et 131 cas. Le Mono et le Couffo ont enregistré moins de cas : 96 et 37 cas.
Dans la majorité des cas, les victimes abandonnent l’école. Pour celles qui ont la chance de poursuivre les cours après la maternité, c’est malheureusement avec des années de retard. « L’avenir de la jeune fille enceinte est compromis même si dans de rares cas, elle retrouve le chemin de l’école après accouchement ou elle arrive à décrocher un hypothétique emploi précaire », se désole Toussaint Fanou-Sagbo, professeur certifié à la retraite et consultant en éducation.
Au regard de ce constat, des agents de santé privilégient les contacts avec les apprenants sur le sujet. « Nous avons remarqué que quand les filles tombent enceintes, elles ne poursuivent plus les études. Il en est de même des apprenties qui abandonnent la formation. C’est pourquoi, nous mettons l’accent sur le planning familial dans les écoles et les ateliers au cours de nos sensibilisations », souligne la responsable du service de planning familial du centre de santé de Bohicon, Hélène Ahéhémè.
Un phénomène qui résiste au temps
Mais le phénomène résiste encore aux efforts des acteurs de lutte. « Si ce ne sont pas les sensibilisations, on enregistrait pour le seul centre de santé de Bohicon, au moins une vingtaine de cas en septembre et en octobre les années antérieures. Cette année, nous en avons reçu moins d’une dizaine, mais attendons novembre pour mieux apprécier », poursuit-elle.
C’est sans compter avec la réticence des jeunes qui ignorent les dangers qu’ils courent.
« Les jeunes de 18 à 24 ans que nous sensibilisons ne nous facilitent pas toujours la tâche parce qu’ils ne comprennent pas le bien-fondé de l’abstinence ou des méthodes de planification familiale », se désole-t-elle.
Le gynécologue Bidossèssi Simon Séto souligne que la sous-information sur la santé de la reproduction et les méthodes contraceptives et le tabou familial expliquent davantage la persistance du phénomène.
Etant donné que la vie de chaque citoyen est liée à la vie socio-économique de son pays, une fille handicapée par une grossesse prématurée handicape en partie le développement de son pays. Mieux, l’éducation au rabais de la ‘’jeune mère’’ a des répercussions négatives sur celle qu’elle inculquera à ses progénitures.
Pour Toussaint Fanou-Sagbo, enseignant à la retraite et consultant en éducation, « Le manque d’ouverture de la jeune fille enceinte sur le monde, son état de demi-lettrée et de non émancipée feront d’elle une proie taillable et corvéable à merci de son ‘’mari’’ et de ses employeurs ». Aujourd’hui, la sensibilisation ne passe plus comme la seule alternative pour lutter contre le phénomène. « Elle a trop duré et ne produit aucun effet, puisque l’impunité demeure la règle », se désole-t-il.
Au-delà de l’accent à mettre sur l’éducation civique dans les établissements pour dissuader les jeunes qui font du sexe à l’école leur passe-temps favori, il faudra penser à la promotion du planning familial dans leurs rangs. L’abstinence leur étant difficile, sinon impossible, à pratiquer.
S’il est vrai que chaque enseignant doit considérer son élève comme sa fille ou sa petite sœur, il est aussi important que chaque parent mérite son titre de père ou de mère par la rigueur qu’il met dans l’éducation de son enfant. Cela passe également par le dialogue parent-enfant et davantage par la sensibilisation sur les méthodes de planification familiale.
« Les mères informées des méthodes de planification familiale doivent l’assurer à leurs filles pour éviter leur déscolarisation », préconise-t-il. Mais avant, les établissements doivent en faire aussi un outil pédagogique. « Les professeurs de Sciences de la vie et de la terre (Svt) ou d’autres disciplines similaires doivent en faire leur préoccupation en l’enseignant avec beaucoup de sérieux », suggère encore le consultant en éducation?

Les députés se retrouvent en plénière, ce jeudi 21 septembre. Ils vont examiner deux dossiers : le projet de loi portant mise en conformité du Code des marchés publics en République du Bénin à la Constitution du 11 décembre 1990 et le projet de loi portant règlement définitif du budget général de l’Etat gestion 2015. L’examen de ces deux points annonce la fin des travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2017 ouverte lundi 11 septembre dernier. Ce qui obligera les députés à la clôturer ce jour sans qu’ils aient bouclé les quinze jours prévus pour la durée d’une session extraordinaire.
Ainsi, la séance plénière de ce jour sera la dernière pour le compte de cette cinquième session extraordinaire de l’année 2017. Celle-ci sera clôturée tout simplement parce que les six points prévus à l’ordre du jour seraient ainsi évacués si les deux dossiers arrivaient à l’être aussi. Les quatre autres dossiers précédents ont été déjà examinés, la semaine dernière. Il s’agit de la proposition de loi portant prévention, prise en charge et contrôle des hépatites B et C en République du Bénin, du projet de loi relative à la production, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac, de ses dérivés et assimilés, du projet de loi portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin et du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement de la deuxième phase du Projet d’appui à la gestion des forêts communales (Pagefcom II). Après ces quatre dossiers tous examinés et adoptés, il ne reste que les deux derniers cités supra qui devraient l’être aussi en principe aujourd’hui. Les députés vont procéder donc à la fermeture de la session extraordinaire. Mais ils devront sans tarder ouvrir une autre, la sixième, pour connaître essentiellement de l’examen du projet de budget de l’Assemblée nationale exercice 2018. Ce point était initialement inscrit à l’ordre du jour de la cinquième session mais a été retiré à la dernière minute. Outre ce dossier, plusieurs autres points pourraient être aussi programmés à l’ordre du jour de cette prochaine session extraordinaire. Il y a une série de projets de loi portant autorisation de ratification d’accord de prêts que le Gouvernement a transmis ces dernières semaines à l’Assemblée nationale.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, célèbre ce jeudi 21 septembre, la Journée internationale de la paix. Le thème retenu par le secrétariat général des Nations Unies pour cette commémoration est : « Ensemble pour la Paix-respect-sécurité et dignité ». A la veille de cette commémoration, le médiateur de la République, comme de coutume, s’est adressé au peuple béninois.
A travers son message, Joseph Gnonlonfoun salue l’Onu pour le choix de ce thème qu’il trouve fédérateur et positif et convoque à la réflexion et à l'action dans l'urgence. Il y a vraiment urgence d’agir, selon lui, au regard des menaces de toutes sortes qui pèsent sur la paix partout dans le monde. « La paix n'a jamais été, dans notre monde d'aujourd'hui, aussi gravement et durablement menacée par des guerres persistantes, par le terrorisme qui se répand, véritable cancer des temps modernes créant désolations, exils et disparitions », relève le médiateur de la République. Car, ajoute-t-il, plus l’on milite pour la paix, plus l’on se rapproche de la paix, plus elle échappe et s'envole. Joseph Gnonlonfoun appelle les Béninois à se donner la main avec le respect dû à chaque être humain pour assurer dignement et en toute sécurité ses missions dans la société.
Chaque fille et fils du Bénin doit donner primauté à la culture de la paix, « une paix qui doit être cherchée, recherchée, semée à pleines mains avec beaucoup de soins, de générosité et de cœur. « Cette paix solidaire, nous la voulons, nous l'exigeons », insiste le médiateur de la République. Et cela, comme l’exige d’ailleurs l’article 36 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui assigne une mission cardinale, une mission patriotique à « chaque Béninois de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d'entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect , la tolérance, le dialogue et la réciprocité en vue de la paix et de la cohésion nationale ». La consolidation de la paix va dans l’intérêt du processus démocratique et du développement du Bénin, conclut Joseph Gnonlonfoun?
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 21 sept. 2017

Le Bénin sort du Tournoi de l’UFOA, battu sur la petite marque de 1-0 par les Super Eagles du Nigeria à l’issue de la première demi-finale de la compétition. Evoluant à dix après l’expulsion d’un de leurs joueurs, les Ecureuils n’ont pas pu revenir au score, menés dès la 11ème minute de jeu par une équipe nigériane pourtant à leur portée. Bien qu’étant en infériorité numérique, les hommes d’Omar Tchomogo ont été assez héroïques, manquant plusieurs occasions d’égaliser.
Les Béninois se contenteront de la petite finale qui devra se jouer entre eux et le vaincu de la confrontation entre le Ghana et le Niger dans la seconde demi-finale, cette nuit.
Sports 21 sept. 2017

Les accouchements à domicile sont encore monnaie courante dans la commune de Malanville. Les efforts déployés par l’Unicef pour inciter les femmes enceintes à fréquenter les formations sanitaires tardent à produire des résultats.
Lorsque sa grossesse arrive à terme, Zénabou a voulu accoucher à la maison, à l’instar de la plupart des femmes de son village. Pour marquer sa bravoure comme il est de coutume dans sa communauté, elle s’enferme dans sa case assistée d’une matrone pour le travail, pousse et sort de son ventre un petit garçon dont le cri alerta les autres femmes du hameau aux aguets. Mais la délivrance lui a été fatale. Elle succombe à la rétention placentaire, faute de secours qualifié.
Ce récit n’est nullement une fiction mais une caricature affreuse des risques qu’encourent encore de nombreuses femmes enceintes dans des contrées de Malanville et Karimama au péril de leur vie et de celui de leur progéniture. A l’époque où les technologies nouvelles offrent des possibilités de toutes sortes à la médecine, les accouchements à domicile sont encore monnaie courante dans ces localités du nord Bénin, un phénomène que l’Unicef s’emploie à décourager avec beaucoup de peine.
Dr Mahoussi Hounkanrin, médecin coordonnateur de la zone sanitaire Malanville-Karimama décrit la situation, chiffres à l’appui. « Les accouchements à domicile sont encore une réalité. Les revues de performances que nous faisons chaque année montrent des indicateurs assez faibles en termes de fréquentation de femmes enceintes dans nos formations sanitaires. Les données de maternité indiquent que la proportion de femmes qui viennent tourne autour de 50%. Cela suppose que les 50% de femmes attendues accouchent à domicile alors que la norme attendue au niveau national est de 96% », confie-t-il.
La riposte à cette pratique a démarré en 2014 avec l’élaboration d’un plan intégré de communication. Ce plan dont l’élaboration et la mise en œuvre ont été financées par l’Unicef repose sur la promotion des bonnes pratiques, appelées Pratiques familiales essentielles (Pfe). « Les Pfe sont des pratiques qui ont prouvé leur efficacité sur la réduction de la mortalité maternelle et infantile. Ce sont des gestes simples qu’on communique aux ménages. Elles assurent le suivi de la mère et du nouveau-né à travers des actions comme la promotion des consultations prénatales, l’avantage pour les femmes d’aller accoucher dans un centre de santé, la vaccination ou encore l’alimentation de l’enfant », explique le médecin coordonnateur de zone.
A Malanville, la campagne s’est ainsi focalisée sur la sensibilisation des femmes sur l’accouchement assisté, pour leur épargner les risques de l’accouchement à domicile.
Pesanteurs sociologiques !
La stratégie a consisté à associer à la lutte les accoucheuses traditionnelles, appelées matrones, les convaincre à référer vers les maternités, les femmes qui demandent leur assistance. « Le fait d’avoir associé les matrones a permis d’améliorer la fréquentation des centres de santé, puisque certaines réfèrent effectivement les femmes enceintes vers nous, aussi bien pour les consultations prénatales que les accouchements », témoigne Elisabeth Sèmèvo Hounkpèvi, sage-femme au centre de santé d’arrondissement de Garou.
A Gnindégabi Tounga, village situé à 5 km de Garou, Awa Labo, la soixantaine et douze ans de pratique d’accouchement à domicile, fait aujourd’hui figure de matrone exemplaire. « Depuis qu’on nous a sensibilisées sur les risques de l’accouchement à domicile, je n’ai plus jamais pratiqué. J’envoie toujours les femmes qui viennent vers moi au centre de santé de Garou », assure-t-elle. A son actif, une vingtaine de femmes enceintes référées dont Indatou Assouma qui a accouché d’un garçon en octobre 2016 à la maternité de Garou.
Si certaines matrones mesurent, à sa juste valeur, l’intérêt de référer les femmes en travail, d’autres résistent encore à franchir le pas de la modernité. « Nous voulons bien que les femmes aillent au centre de santé mais elles n’y arrivent pas surtout à cause des maris qui, ne voulant pas sortir de l’argent pour les soins, exigent qu’elles accouchent à domicile», explique Koumatou Bédou, septuagénaire, matrone à Garou Tédji. « Ce village où chaque famille a quasiment une matrone, observe la plus forte résistance à l’accouchement assisté dans la commune de Malanville », fait observer Issifou Amidou, infirmier chef de poste du centre de santé de Garou Tédji. Pourtant, une note collée à l’accueil de la formation sanitaire affiche les frais de consultation à 200 F Cfa, les frais d’accouchement à 1000 F Cfa, les frais d’hospitalisation à 500 F Cfa. La raison du boycott: les pesanteurs sociologiques qui ont encore la vie dure dans la localité. C’est ainsi qu’on apprend que des maris interdisent l’accouchement assisté à leur femme sous prétexte du jeune âge de la sage-femme ou carrément personne d’autre n’est autorisé à voir la nudité de leurs épouses.
« Les femmes qui accouchent à domicile sont très souvent victimes de la rétention placentaire ou de l’hémorragie de la délivrance. Nous continuons de sensibiliser et surtout d’encourager les matrones qui nous réfèrent des femmes à poursuivre leurs efforts», appuie Rachidatou Lafia, sage-femme au centre de santé d’arrondissement de Madjécali. Le médecin coordonnateur de la zone sanitaire Malanville-Karimama reste tout de même optimiste, conscient que ce combat est une lutte de longue haleine?

Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo connaîtra, demain jeudi 21 septembre, de l’affaire de meurtre et de pratique de charlatanisme pour laquelle sont mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Porto-Novo, quatre prêtres de l’église de Banamè.
De sources judiciaires, le juge en charge de l’instruction du dossier a convoqué les deux premiers responsables de cette confession religieuse. Il s’agit de dame Parfaite dite ‘’Daagbo, Dieu Esprit saint’’ et du sieur ‘’pape Christophe XVIII’’. Ils sont invités à comparaître devant le juge demain pour permettre à ce dernier d’approfondir ses enquêtes. Ils vont donner leur version des faits sur le dossier pour la manifestation de la vérité. Après leurs auditions, il reviendra au juge de décider de leur sort, c’est-à-dire soit de les inculper ou de les laisser retourner chez eux.
Pour rappel, un drame est survenu le dimanche 29 janvier dernier à Porto-Novo, et a fait six morts, tous des personnes se réclamant fidèles de l’église de Banamè. Ils sont décédés par asphyxie suite à un rituel qui leur serait exigé par des responsables de cette secte pour leur permettre d’échapper à la mort liée à une prétendue fin du monde. Le rituel s’est déroulé dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier dernier et a consisté à jeuner, à s’enfermer dans une chambre close et embaumée d’un encens spécial, à fermer les yeux, et à prier avec une bougie préparée pour la circonstance. C’est donc au cours de ce rituel que certains de ces fidèles appartenant à plusieurs familles sont tombés dans le coma ; certains sont décédés par asphyxie après inhalation du monoxyde de carbone. Les victimes ont été recensées à Porto-Novo, Adjarra et Adjohoun.
A la suite de ce drame, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo a ouvert une enquête ; laquelle a abouti, le 17 février dernier, à l’arrestation et au placement sous mandat de dépôt de quatre prêtres dont l’évêque à Porto-Novo de la secte, Théodoros Houngbédji. Ils sont poursuivis pour, entre autres chefs d’inculpation, meurtre et pratique de charlatanisme. L’instruction de l’affaire fait son petit bonhomme de chemin devant le juge qui a décidé d’écouter demain les deux premiers responsables de l’église, pour mieux situer les responsabilités. Soit Daagbo et le pape Christophe XVIII décident de ne pas répondre aux convocations du juge et obliger ce dernier à tirer les conséquences de droit de leur absence, ou ils se présentent d’eux-mêmes pour éclairer la religion du juge. En aucun cas, ils ne devraient se faire représenter, même pas par leurs avocats puisqu’il s’agit ici d’une procédure pénale où la responsabilité est individuelle. Que va-t-il alors se passer demain devant le juge ? La suite des faits va nous édifier?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 20 sept. 2017

Le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Pépin Aïna, a animé, ce mardi 19 septembre à Cotonou, une conférence de presse dans le cadre de la commémoration de la trentième Journée mondiale de préservation de la couche d’ozone célébrée le samedi 16 septembre dernier. Il a insisté sur les bonnes pratiques promues pour protéger la vie sous le soleil.
« Prendre soin de toute forme de vie sous le soleil », c’est le thème de la célébration de la trentième Journée mondiale de préservation de la couche d’ozone prévue pour samedi 16 septembre dernier. Dans ce cadre, le directeur général de l’Environnement et du Climat,
Martin Pépin Aïna, a rencontré la presse pour faire part des dispositions que le Gouvernement du Bénin prend pour respecter les clauses des différentes conventions et autres traités relatifs à la préservation de la couche d’ozone. En dehors des sensibilisations qui continuent sur les pratiques favorables à la protection de cette couche, indique le conférencier, des formations ont été initiées permettant d’aguerrir quelque 800 professionnels du froid et de la climatisation sur la qualité des fluides qu’ils utilisent dans leurs activités.
Pour le directeur général de l’Environnement et du Climat, le Gouvernement a prévu un plan qu’il est en train d’exécuter. Les techniciens en froid et climatisation se familiarisent avec les bonnes manipulations relatives aux fluides qu’ils utilisent, souligne-t-il. De même, une association a été portée sur les fonts baptismaux, le 15 septembre dernier, pour suivre et favoriser les bons gestes qui ne contribuent pas à l’appauvrissement de la couche d’ozone. Ladite association mènera des actions basées sur un système approprié pour les bonnes pratiques. Martin Pépin Aïna informe que sous un soleil ardent, lorsque votre ombre paraît plus petite que votre taille, vous êtes très exposé. Raison pour laquelle il conseille vivement de se protéger entre 11 heures et 16 heures.
Par ailleurs, il indique que face à l’usage de substances frigorifiques de mauvaise qualité, il importe de veiller pour protéger les populations contre les effets pervers liés à la dégradation de la couche sensible.
Du matériel a été remis, ce mardi 19 septembre, à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et à l’Association des frigoristes de l’Atlantique et du Littoral, pour accompagner l’initiative pour la sauvegarde de la couche d’ozone. Le même geste avait été fait l’année dernière en direction du lycée technique de Kpondéhou (Akpakpa à Cotonou) et d’autres associations de frigoristes.
Ainsi, le Gouvernement prévoit-il également dans son plan, la promotion des hydrocarbures en lieu et place des hydrochlorofluorocarbones et des hydrofluorocarbones tous deux nocifs et dangereux pour la couche d’ozone.
Au titre des bonnes pratiques, Martin Pépin Aïna relève la maintenance des équipements disponibles avec des fluides frigorigènes de qualité d’où la certification. Il importe également dans la même veine pour les professionnels d’arrêter l’improvisation, d’accepter de se faire former pour accéder à la bonne information sur les bonnes pratiques. Il y a également à adopter l’orientation des bâtiments pour recevoir de l’air naturel, toutes précautions qui dispensent de l’usage de plus en plus répandu des climatiseurs et donc des fluides, conseille-t-il. C’est dans cet ordre d’idées que pour limiter la production de la dioxine, l’érection de centres de recyclage de pneus et de transformation des sachets plastiques en gaines électriques est encouragée. Les agents de la police environnementale ont reçu des instructions pour sensibiliser, former, avertir et verbaliser en cas de récidive tous ceux qui posent des actes de nature à dégrader la couche d’ozone. La survie de la communauté nationale et internationale est à ce prix.

Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable vient de mettre à la disposition de l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et de l’Association des frigoristes de l’Atlantique et du Littoral un lot de matériel de travail pour la maintenance en froid et climatisation. La remise officielle a eu lieu dans l’enceinte dudit ministère, ce mardi 19 septembre à Cotonou.
D’une valeur estimée à 30 millions F Cfa, le lot de matériel remis, ce mardi, à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) et à l’Association des frigoristes de l’Atlantique et du Littoral, est composé, entre autres, de kits de recyclage, balances digitales, bouteilles de récupération, démonteurs valves, raccords, clefs ajustables. Par ce geste, le Gouvernement entend montrer, encore une fois, son engagement dans la lutte contre la dégradation de la couche d’ozone. En effet, il ne cesse de multiplier des actions qui visent à protéger l’homme dans son environnement.
Ce geste qui vise à renforcer les capacités didactiques de l’école de formation et de l’association, intervient dans le cadre de la trentième Journée mondiale de la préservation de la couche d’ozone. Placée sous le thème « Prendre soin de toute forme de vie sous le soleil », cette célébration marque un pas important dans le processus d’évolution sur le chemin difficile de la lutte contre l’érosion de la couche d’ozone, les changements climatiques et de l’amélioration des prestations de services dans les centres de formations et aux artisans frigoristes.
Selon Josette Acacha Akoha, directrice du cabinet du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable,
« La dégradation de la couche d’ozone reste encore un problème majeur. Pour cela, il est important de renforcer les capacités pour lutter contre ce fléau ». Elle en a profité pour féliciter les heureux bénéficiaires et les exhorter à faire bon usage desdits équipements qui comportent des identificateurs de fluides frigorigènes tant souhaités par les artisans frigoristes.
« Nous sommes très contents des équipements dont vous gratifiez nos étudiants et nous vous promettons que les installations se feront très bientôt », a laissé entendre le directeur de l’Epac, Mohamed Mansourou Soumanou.
Quant au représentant des frigoristes, Pierre
Aubin Atindéhou, il s’est réjoui de ce geste du Gouvernement qui, souligne-t-il, leur permettra de vivre la phase pratique des cours théoriques qui leur ont été dispensés en matière de froid et climatisation n

Les élèves ont repris le chemin de l’école, ce lundi 18 septembre, à Natitingou comme voulu par le Gouvernement. Mais dans les établissements, on peine pour le moment à remettre à la tâche tous les usagers de l’école.
La plupart des écoles ont rouvert leurs portes aux usagers tôt ce lundi. Dans la cour du Ceg I de Natitingou, les élèves abondent mais peinent à regagner leurs salles de classe pour le démarrage effectif des cours. Au four et au moulin, Bienvenu Manté, le censeur, fait les derniers réglages.
Si l’administration se dit prête pour la reprise normale des activités, il lui reste à remettre tout le monde au travail. « L’administration a pris toutes les dispositions pour que tout se déroule bien ce matin. Il nous faut mettre les bouchées doubles pour amener les apprenants dans les classes. L’habitude qu’ils avaient à voir les cours démarrer des jours après la rentrée ne nous facilite pas les choses », confie le censeur, une pile de documents dans les mains. Malgré les activités préparatoires de la prérentrée marquées par l’affichage des listes d’élèves, la confection des emplois de temps et autres, l’administration scolaire n’a pas su gagner le pari de démarrer les cours dans les classes. Loin de s’en plaindre, Denga Sahgui, directeur départemental de l’Enseignement secondaire, semble se frotter les mains. « C’est inédit qu’on retrouve des élèves le jour de la rentrée avec des enseignants prêts à donner les cours. C’est la preuve que les activités préparatoires se sont bien déroulées », indique-t-il.
Les élèves errant dans la cour n’attendent que les premiers coups de cloche pour se retrouver dans leurs classes. Pour Ganima Zakari, élève en classe de seconde A, reprendre les classes est une joie. Et il se plaît à inviter ses camarades à revenir des vacances car les emplois de temps sont affichés et rien ne semble empêcher le démarrage des cours dans les meilleurs délais.
Aussi heureux que son compagnon en kaki de retrouver au collège ses frères aînés, ce matin, Aymard Jacob Fagbédji, admis au Cep, se dit pressé de voir les cours démarrer effectivement. Haut comme trois pommes, il affiche sa satisfaction, dans sa belle tenue de classe, sac au dos.
A l’école urbaine centre de Natitingou, l’ambiance est la même. Des enfants se lancent encore dans des courses-poursuites dans la cour, à l’heure des cours. Des parents traînent encore de groupe en groupe pour inscrire leurs enfants. Un comportement que les autorités de l’école sont loin d’apprécier. Occupé à organiser à la circonscription scolaire de Natitingou la passation de service de directeurs d’école mutés, Péma Sika, conseiller pédagogique de la zone 2 de la commune, justifie le non démarrage des cours par la décision de certains parents d’élèves d’inscrire leurs enfants le jour de la rentrée scolaire alors qu’une prérentrée y a été dédiée. Par ailleurs, des conseils pédagogiques sont tenus ce lundi par certains directeurs.
Au complexe scolaire privé Ste Thérèse d’Avila, les cours ont effectivement démarré, comme le confirme Cossi Nestor Odou, directeur du collège, même si des parents traînent encore les pas à la comptabilité. Dans les salles de classe, les enseignants sont occupés à dispenser les cours en présence d’élèves bien assidus?