La Nation Bénin...
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L’installation au Bénin, précisément à l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita) dans la commune d’Abomey-Calavi, du Centre régional des cultures maraîchères pour la zone côtière de l’Afrique de l’Ouest et du Centre a des avantages et opportunités, non seulement pour les producteurs béninois de légumineuses, mais aussi pour les populations sur les plans alimentaire et sanitaire.
« L’impératif moral d’aborder le double fardeau de la malnutrition ne fait aucun doute, mais celui de trouver les moyens de le faire reste un défi », a affirmé lundi dernier, le directeur général du Centre mondial pour les cultures maraîchères, Marco Wopereis. C’était au cours de la signature de l’accord de siège du Centre régional des cultures maraichères pour la zone côtière de l’Afrique de l’Ouest et du Centre au Bénin. Pour lui, le coût de la malnutrition à l’économie mondiale a été estimé à 3,5 milliards de dollars US par année, soit 500 dollars US par personne.
C’est pour la contribution déterminante et efficace à la résolution de ces problèmes de malnutrition que le Centre mondial des cultures maraîchères a été créé en Asie, avec son siège à Taïwan, et des centres régionaux en Thaïlande et en Inde. En Afrique, deux autres centres régionaux ont été implantés en 1990 en Tanzanie et en 2003 au Mali. Le troisième en Afrique est celui dont l’accord de siège a été signé lundi dernier à Cotonou. « Depuis quelques années, nous nous sommes rendu compte de l’énorme opportunité d’appuyer la production des cultures maraîchères le long de la côte occidentale africaine, en pleine phase d’urbanisation », a souligné Marco Wopereis. Il indique que cela est difficile à concrétiser à partir de leur centre régional au Mali. De Cotonou, estime-t-il, il est aussi relativement facile de s’occuper des activités de promotion et de développement des cultures maraîchères en Afrique centrale.
Pour s’attaquer aux problèmes de malnutrition, il est impératif de passer de quelques denrées de base à une gamme beaucoup plus diversifiée de produits alimentaires nutritifs et de qualité. « Ce n’est aucunement une tâche simple », reconnaît Marco Wopereis.
Offre et demande
Sur le plan de l’offre, le directeur général du Centre mondial pour les cultures maraîchères soutient qu’un manque de diversification agricole, une faible productivité et des pertes post-récolte élevées limitent la disponibilité et l’accès à des aliments nutritifs. Les produits maraîchers sont des denrées périssables, flétrissant et pourrissant sans stockage et transport adéquats. Et, l’absence de semences de qualité contrecarre la capacité des agriculteurs à produire une bonne récolte. Marco Wopereis regrette que le changement climatique complique davantage les choses en induisant des pertes de récolte à cause des problèmes de sécheresse ou d’inondations, des températures extrêmes et l’accentuation des pressions parasitaires et des maladies.
En plus, la sûreté alimentaire est souvent compromise avec l’usage excessif des pesticides et les risques de contamination microbienne avant ou après la récolte.
Sans bonnes pratiques agricoles et un système de traçabilité efficace et abordable, il est difficile de garantir aux consommateurs la qualité et la sûreté de produits maraîchers. Malgré toutes ces contraintes, il est attendu qu’avec l’urbanisation galopante, les besoins d’obtention des produits maraîchers nutritifs et à des prix abordables vont croître.
Du côté de la demande, les personnes qui ont le plus besoin des légumes peuvent ne pas être au courant de leurs avantages pour la santé et de leur qualité nutritionnelle particulière, ou peuvent être simplement incapables de se les procurer. Marco Wopereis fait observer aussi que les régimes alimentaires ne s’améliorent pas nécessairement avec l’augmentation des revenus. Les maraîchers, selon lui, sont souvent mal informés sur la demande et sur les prix du marché et donc, incapables de négocier des prix équitables pour leurs produits. Le centre régional installé au Bénin constitue une opportunité pour les maraîchers béninois qui avaient des difficultés à négocier les prix de leurs produits. Les activités de recherche du centre visent également toutes les espèces de légumes utilisées au Bénin, la sélection des variétés performantes jusqu’à l’amélioration du système semencier.
Importance
Les produits maraîchers jouent aussi un important rôle dans l’alimentation humaine. Ils sont consommés, explique-t-il, à l’état frais, en assaisonnant dans les entrées culinaires ou comme condiments. Parmi les plus connus, il cite les légumes fruits (tomate, piment, poivron, gombo, etc,), les légumes feuilles (amarante, crincrin, chou, laitue, etc.).
Les produits maraîchers ont une importance capitale sur trois plans. Au plan alimentaire et nutritionnel, leur richesse en éléments minéraux et en vitamines contribue à la réduction des maladies carentielles en micro nutriments. Sur le plan socioéconomique, ils sont importants par les opportunités d’emplois et de revenus qu’ils offrent à une diversité d’acteurs, notamment aux femmes et aux jeunes. Enfin importants du point de vue écologique, par leur diversité et leur besoin limité en ressource terre.
Aujourd’hui, il est heureux de constater que les cultures maraîchères ont bénéficié et continuent de bénéficier de l’attention des autorités béninoises. Car, elles occupent une place de choix au rang des filières agricoles prioritaires contenues dans le Programme d’actions du Gouvernement (Pag). C'est la raison pour laquelle, les activités de jardinage prennent de plus en plus d’ampleur surtout dans les zones urbaines et périurbaines des grandes villes comme Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Djougou, Lokossa, etc. En tenant compte de cette importance, le directeur général du Centre mondial des cultures maraîchères plaide pour une plus grande production et une consommation accrue de légumes qui fournissent les minéraux, les vitamines et les protéines essentielles pour les régimes alimentaires équilibrés.
En effet, plus de deux milliards de personnes, au plan mondial, ne reçoivent pas assez de vitamines et de minéraux. Soit parce que ces nutriments sont peu présents dans les aliments qu’elles consomment, soit parce que leurs corps sont incapables de les absorber ou de les utiliser en raison de leur mauvais état de santé. Marco Wopereis a souligné que beaucoup d’adolescents et des femmes en âge de procréer souffrent d’anémie due à des régimes carencés en fer. De même, environ 159 millions d’enfants sont chétifs et souffrent de malnutrition. Ils n’atteignent jamais leur plein potentiel mental et physique.
De l’autre côté, il y a 2,1 milliards de personnes en surpoids ou obèses, du fait de la consommation excessive de sel, de sucre et gras saturés, provoquant une forte hausse des maladies non transmissibles telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires?

L’archevêque émérite de Cotonou, Nestor Assogba a été conduit dans sa dernière demeure, ce mercredi 30 août. A cette occasion, une messe exceptionnelle a été dite en l’église Saint-Michel de Cotonou en présence de plusieurs personnalités dont l’ancien président de la République Nicéphore Soglo.
L’église Saint-Michel de Cotonou était devenue trop exiguë, hier, pour contenir toute la foule de fidèles venus rendre un dernier hommage l’archevêque émérite de Cotonou, Nestor Assogba. Cette figure de proue du clergé catholique béninois s’en est allée pour l’Eucharistie éternelle, mardi 22 août dernier dans sa 88e année.
Dans son homélie, Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou, est revenu sur la vie de Mgr Nestor Assogba. Selon lui, l’illustre disparu était un homme rempli de foi, un pasteur dévoué et très zélé qui a dirigé avec foi et détermination les archidiocèses de Parakou et de Cotonou. A l’en croire, l’archevêque émérite de Cotonou a su concilier durant toute sa vie le sens paternel et la rigueur qu’exigeait la mission qui lui était confiée. Un témoignage que confirme le père Précieux Akodjènou : « Monseigneur a été un modèle toute sa vie, il ne ménage aucun effort pour être proche des fidèles et leur donner le goût du service de Dieu ; il ne cesse jamais de montrer aux fidèles à quel point l’attachement au Christ est primordial dans la vie de tout chrétien ».
Plusieurs autorités et personnalités du Bénin étaient présentes aux obsèques pour saluer le dévouement de l’illustre disparu pour l’évangélisation du peuple de Dieu, sa simplicité dans les rapports interpersonnels, son amour pour Dieu et pour les pauvres. Au nombre de celles-ci, l’ancien président de la République du Bénin, Nicéphore Soglo qui a assisté à la messe qui a précédé l’inhumation. Il dit avoir beaucoup de souvenirs de Mgr Nestor Assogba qui a passé toute sa vie, selon lui, à donner à l’homme sa place et sa dignité. « Quand notre pays était au plus mal, nous avons essayé ensemble de donner le meilleur de nous au risque parfois de notre vie », témoigne l’ancien président de la République. « Ce sont des gens comme lui qui nous inspirent et sa disparition nous laisse un message. Nous devons écouter les cris de désespoir pour aider les personnes déshéritées et les pauvres. Monseigneur nous a donné des exemples dans ce sens toute sa vie », ajoute-t-il.
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, le professeur Albert Tévoèdjrè, l’homme d’affaire Sébastien Adjavon et d’autres encore ont pris part à la messe présidée par le Nonce apostolique Bénin-Togo, Brian Udaigwe. Ce dernier a invité les fidèles à s’inspirer du modèle de vie du Mgr Nestor Assogba. La devise épiscopale de monseigneur Nestor Assogba est « In finem dilexit ». Que le Maître de la moisson lui accorde la récompense du serviteur bon et fidèle ! Que son âme repose en paix !

L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) a dix ans. A cette occasion, elle lance un concours de meilleures productions journalistiques sur les dix ans de régulation de l’institution, dont les modalités ont été présentées à la faveur d’un atelier d’information organisé à l’intention d’une cinquantaine de professionnels des médias, ce mercredi 30 août à Cotonou.
C’était en présence de certains membres du bureau exécutif de ladite institution et du président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpotchémè.
Les hommes des médias sont invités à faire une production écrite, audio ou visuelle, selon l’organe dans lequel intervient, chacun d’eux. Les journalistes radio devront faire une production de sept minutes ; ceux de la télévision doivent aller jusqu’à treize minutes, ceux de la presse écrite doivent, quant à eux, produire un texte qui s’étend sur quatre pages respectant le format habituel. Deux prix sont prévus par catégorie. Le premier prix comprend, une enveloppe de 500 000 francs Cfa et un ordinateur portatif. Le second prix comprend un trophée, une connexion 4G pour six mois et une enveloppe de 200 000 francs Cfa.
La rencontre a permis aux journalistes de s’imprégner des missions et du fonctionnement de l’Arcep ainsi que ses difficultés en termes d’insuffisance de règlementation et de politique devant soutenir certaines activités ; d’instabilité institutionnelle de l’Arcep-Bénin ; d’exécution de nombreuses missions et tâches non planifiées au profit du Gouvernement ; d’imposition de la tarification à la seconde aux opérateurs de téléphonie mobile.
L’Arcep intervenant comme un « arbitre » dans le secteur de la communication électronique et de la poste, veille au respect des cahiers de charge signés par les opérateurs, ainsi qu’à l’application des lois existant en matière de télécommunications. Toutefois, l’organe a actuellement pour ambition de travailler pour une « couverture internet à haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national »?
Darie da Silva (Stag)

La fête du mouton aura lieu vendredi 1er septembre prochain au Bénin. A quarante-huit heures de cette célébration, les fidèles musulmans de Parakou s’affairent pour les derniers préparatifs. Tout en déplorant la cherté des moutons, ils ont pris d’assaut les deux marchés ouverts pour la circonstance.
Guettant l’arrivée des clients depuis quelques jours, les vendeurs de moutons dans la ville de Parakou ont vu leurs prières exaucées. Depuis ce mardi 29 août, les sites de vente de Zongo et d’Okédama ont été pris d’assaut par les fidèles musulmans de la ville. Tenant à sacrifier à la tradition, chacun d’eux voulait avoir son mouton.
Sur les lieux, les achats se font difficilement. Vendeurs et acheteurs ne parviennent pas à s’entendre sur le prix des bêtes. Les premiers, même s’ils reconnaissent que les moutons sont chers, affirment cependant qu’il y en a pour toutes les bourses.
En effet, explique le commerçant Aziz Issifou, il lui faut faire face en plus du coût de transport de ses bêtes venues du Niger, à d’autres charges qu’il a engagées. Leurs prix, insiste-t-il, varient en fonction de leur taille, de la grosseur, de sa provenance et d’un vendeur à un autre. Ils vont de 30 000 à 450 000 F Cfa. Comme Aziz Issifou, Souleiman Aboubakar se plaint de la mévente. « Certes, le marché grouille de monde cet après-midi, mais ce n’est pas pour autant qu’ils achètent. Ils viennent seulement demander les prix, pour finalement vous tourner le dos », regrette-t-il. Sur la centaine de bêtes qu’il a amenées, c'est à peine il en a vendu sept. Toutefois, confiant que les clients attendent le dernier moment pour se décider, il ne perd pas espoir.
Pour le client Soulé Moutari, ce n’est pas la volonté qui manque, mais les moyens. Devant un bélier gras et bien dodu à son goût et qu’il ne quittait pas du regard, qu’est-ce qu’il n’a pas proposé au vendeur pour entrer en sa possession? « Il est resté insensible face à mes supplications », fait-il constater tout dépité. « Je n’ai que 70 000 F Cfa en poche, mais il exige 125 000 F Cfa », confie Soulé Moutari. Au dernier moment, il s’est résolu à quitter Okédama pour le site de Zongo. C’est depuis trois jours qu’il court.
Cette année, reconnaissent la plupart des clients, le marché est pourvu. Mais, il n’est pas donné à n’importe qui de le fréquenter. Les bêtes pour le sacrifice de l’Aïd-el-Kébir coûtent très cher.
Tâtant les grandes cornes d’un animal avec sa main droite, Moufiz Daouda ne dira pas le contraire. « Normalement, un tel mouton ne devrait pas coûter plus de 80 000 F, mais on m’a pris 115 000 F Cfa», révèle. Finalement, il remerciera le Seigneur de lui avoir donné les moyens pour se procurer l’animal?

Chaque année, pendant la saison pluvieuse où les vacances commencent, le nombre d’enfants malades dans les centres de santé connaît une augmentation considérable. Ce qui pousse à croire que ce sont les pluies qui causent ces maladies durant cette période où la fraîcheur aussi secoue les enfants. Quelles sont les maladies les plus menaçantes chez les enfants durant cette période et comment les éviter ? La sœur Josée Lougoui, infirmière au dispensaire des sœurs de l’Assomption d’Adandokpodji à Abomey, nous en donne les réponses.
La Nation : Quelles sont les maladies qui sévissent le plus en cette période de pluie ?
Sœur Josée Lougoui : Pendant la saison pluvieuse, c’est surtout le paludisme qui survient de façon répétitive chez les enfants. Nous avons aussi la diarrhée, les parasitoses, c’est-à-dire les vers intestinaux et parfois les bilharzioses. Ce sont les cas de maladies que nous recevons le plus en saison pluvieuse.
Est-ce le même cas chez les adultes ?
Oui, c’est le même cas chez les adultes. Cependant, les adultes étant plus résistants, ils souffriront certainement moins du paludisme, mais le feront quand même.
Quels sont les facteurs de ces différentes maladies ?
Prenons d’abord le cas du paludisme. Avec la pluie, il y a beaucoup d’eau qui stagne partout, alors les larves des moustiques peuvent se multiplier. Et les populations, bien qu’étant sensibilisées, ne tiennent pas compte des mesures préventives relatives à l’utilisation des moustiquaires. Et comme il y a beaucoup de moustiques, si les parents ne mettent pas les enfants sous les moustiquaires imprégnées la nuit, alors Ils sont en proie aux piqûres des moustiques et immanquablement, ils vont faire du paludisme.
Qu’en est-il des autres maladies ?
Pour la diarrhée, avec la saison pluvieuse, les gens voient de l’eau partout et croient qu’ils n’ont plus besoin d’aller chercher à payer de l’eau potable. Alors, ils se contentent de l’eau qu’on prend de façon, pas tellement propre ; et quand on la donne aux enfants, ils font beaucoup de diarrhée.
Par rapport aux parasitoses et à la bilharziose, lorsque les mères ne sont pas attentives à la propreté des choses, des mouches passent et se posent sur les aliments. Aussi, les enfants passent et s’amusent dans les eaux de ruissellement. Or ces eaux, abritent des larves. Maintenant quand les enfants ne sont pas bien nourris, le peu de choses qu’ils mangent, les vers ramassent tout et finalement il y a des risques d’anémie, de malnutrition.
Quelles sont les dispositions à prendre par les parents durant cette période ?
Les dispositions à prendre, c’est que les parents prennent soin d’utiliser les moustiquaires pour les enfants. Qu’ils essayent de rendre leur entourage plus propre, de nettoyer les petites retenues d’eau, remblayer là où il y a assez d’eau avec du sable. Mettre dans les puisards quelques gouttes de pétrole pour détruire les larves ; tout ceci pour éviter les moustiques.
Pour éviter les diarrhées chez les enfants, il faut bouillir l’eau avant de la leur donner ; ou bien traiter l’eau avec des comprimés d’Aquatabs afin de la purifier. Il faut aussi protéger les aliments contre les mouches en les couvrant. Il faut bien laver les enfants, prendre soin de leurs corps. Sans oublier qu’il faut les déparasiter aussi?
Propos recueillis par Fidèle DJIMADJA (stag)
A/R Zou-Collines

Les braqueurs se sont signalés sur l’axe Tchaourou-Tchatchou, lundi 28 août dernier. Ils ont dépouillé les passagers d’un bus de transport en commun et d’un véhicule personnel. N’eût été l’alerte parvenue très tôt aux éléments de la gendarmerie et de la police de Tchaourou, ils auraient fait de nombreuses victimes.
Malgré toutes les dispositions prises, le problème de l’insécurité continue de se poser avec acuité sur les principaux axes routiers du Bénin, faisant courir des risques à leurs usagers. C’est le cas des passagers d’un bus de la compagnie de transport en commun, Rimbo du Niger et d’un véhicule personnel qui ont été attaqués entre Tchaourou et Tchatchou, lundi 28 août dernier.
Dans leur fuite, les braqueurs, au nombre de six, selon le conducteur du bus, sont partis avec une somme de 414 000 F Cfa et d’autres biens qu’ils ont ramassés auprès des passagers. On ne déplore pas de perte en vies humaines, mais un blessé qui, conduit à l’hôpital de Papané, est hors de danger, aux dernières nouvelles. Il n’avait pas voulu obtempérer aux injonctions des braqueurs.
Alertés, si les éléments de la Brigade territoriale de la gendarmerie de Tchatchou et des policiers de Tchaourou n’avaient pas rappliqué rapidement sur les lieux, les dégâts auraient été considérables.
Selon le commissaire de Tchaourou, Jérémie Dansou, les braqueurs ont fait usage d’une arme à feu avec laquelle ils ont tiré des cartouches de calibre 7,62. « Nous avons ramassé deux douilles sur les lieux. Ce sont des armes de guerre qu’ils ont utilisées », a-t-il indiqué. Sur instruction du procureur de la République, informe le commissaire, une enquête a été ouverte.Tout en invitant les voyageurs à faire confiance aux systèmes bancaires, il leur demande de ne plus avoir sur eux, de fortes sommes d’argents au cours de leurs déplacements. Il souhaite également que le Gouvernement interdise les voyages de nuit sur les axes routiers.

En attendant jeudi prochain, veille et jour fatidique avant vendredi qui verra la célébration de la fête de la Tabaski, le mouton, élément essentiel, est au cœur de toutes les attentions. Si les vendeurs ont envie de se débarrasser des bêtes pour faire de bonnes affaires, les acheteurs, eux, se font désirer. Et même quand ils sont au front, ils sont réticents et parfois déçus. Mais une chose est sûre, la fête aura lieu.
Plus de quinze minutes déjà qu’Hassan, 42 ans, maître artisan, fait des tours dans le marché à bétails de Vodjè (Cotonou), scrute, tourne, tâte les bêtes, négocie… Il a tellement fait la ronde avec son long boubou blanc-sale qu’il a fini par lasser les vendeurs. Plus personne ne semble s’intéresser à lui. Pourtant, Hassan, tout bon musulman qu’il est, veut un mouton. Seule difficulté, l’incompatibilité entre ses ressources et ses choix. « Prenez un petit mouton de 35.000F », finit par lui suggérer un aide-vendeur. Une solution qui est loin de contenter l’acheteur dépité qui finit par quitter par les lieux. Sans doute pour y revenir, mieux armé financièrement pour repartir avec la bête de son choix et de ses envies. Dans ce marché, devenu le principal point de vente de moutons dans la ville de Cotonou, le petit bétail blanc s’étend à perte de vue. Au milieu des bêlements des bêtes, des vendeurs, mais aussi des enfants. Leur mission, fouetter les bêtes têtues et les conduire de force vers les acheteurs. L’arrivée de chaque nouveau client est donc génératrice de supplices pour les animaux qui reçoivent des coups de part et d’autre avant les séances de négociation qui décident de leur sort.
Lesquelles négociations sont âpres, très âpres. La raison, justifie Hamidou, vendeur de nationalité burkinabè, le prix élevé des moutons.
Pas facile d’emporter une bête
Entre acheteurs et vendeurs, les positions se concilient difficilement. Ce vendeur-ci dit avoir de « grandes bêtes » et les livrent entre 80 000 et 350 000 F Cfa selon leur gabarit. Plutôt intransigeant et très peu flexible, il vend peu. « Depuis le matin, je n’en ai vendu que deux. Un à 85 000 F Cfa et un autre de 90 000F Cfa », confie-t-il. Mais il est loin de se décourager. Mâchant sa noix de cola devant ses dizaines de bêtes, il espère pour les deux derniers jours avant la fête « les vrais clients ». C’est d’ailleurs pour eux, affirme-t-il, que cette année, il a fait l’option des grands moutons. « Ils se vendent plus facilement et ne sont pas à la portée de toutes les bourses », commente le vendeur dont la cible semble bien précise.
Sauf que là encore, la cible elle-même semble se perdre devant les prix collés aux animaux. « Le choix s’avère difficile en raison des prix et je me demande si tous les musulmans pourront sacrifier à la tradition », s’interroge Hakim Eke, agent de la compagnie des sapeurs-pompiers venu avec sa famille se ravitailler. Si lui est convaincu qu’il repartira des lieux avec sa bête de fête, il n’a pas encore l’assurance de s’acheter l’animal de son choix. « Tout se jouera en fonction de mes moyens », lance l’homme en treillis qui, visiblement, n’a aucune envie de s’embarrasser. Si les années précédentes, les clients venaient au moins pour négocier et discuter, « cette année, ils se font rares », constate le voisin d’Hamidou, un autre vendeur allongé sur sa natte. Depuis une semaine qu’il a rejoint les lieux, ce Nigérien habitué à convoyer ses bêtes sur Cotonou n’en a pas encore livré un seul. Son stock est intact. Même les traditionnels clients qui ont l’habitude de l’appeler pour passer commande à distance n’ont pas composé son numéro cette année. Il n’en revient pas et cache mal son amertume. A cette allure, craint-il, « On risque de faire tabaski sans mouton », bredouille-t-il dans un français approximatif. Pour se distraire les vendeurs, les aide-vendeurs organisent par moment des spectacles de combats entre les bêtes. Au milieu de leurs violents coups de cornes et de têtes, l’assistance rit, bavarde, se divertit, échange et parfois applaudit.
Des vendeurs tristes !
Vendeurs tristes, mais acheteurs préoccupés aussi. Sur les lieux, les quelques rares acheteurs rencontrés ont du mal à se satisfaire. Le problème, les prix des bêtes. « Ils sont exorbitants », se plaignent-ils. Moudjib, lui, a fini tout de même par faire son choix. Non sans difficulté. Pareil pour Sadiké, responsable dans une agence de publicité de la place. Deux moutons à 170 000 F, c’est l’affaire qu’il vient de conclure après d’âpres négociations. Une prouesse, pourrait-on dire, à l’entendre se confesser. Mais pour y arriver, il a dû se débarrasser des « démarcheurs » pour traiter directement avec les vendeurs. Celui-ci indexe ces démarcheurs, trop nombreux dans le marché à moutons de Vodjè comme à la base du surcoût. « La plupart des vendeurs ne comprennent pas français et la langue du milieu. Les démarcheurs leur proposent de les aider, enregistrent les vrais prix et font de la spéculation auprès des clients », dénonce furieux Sadiké. Pour lui, « sans ces intermédiaires, le prix du mouton serait accessible ». Les siens, il les fait estampiller et reviendra les chercher vendredi matin. Derrière ces lunettes fumées, il observe le vendeur les déplacer vers la loge « des moutons marqués » à la peinture pour marquer la différence.
Autre lieu, autre réalité. Au marché de mouton de Zongo, quartier autrefois spécialisé dans la vente des moutons à Cotonou, ce sont les vendeurs qui organisent la riposte face aux accusations de cherté des bêtes. Souleymane, lui, est d’ailleurs très remonté sur la question. Le vieil édenté et à l’expression peu aisée s’improvise néanmoins porte-parole de ses pairs. « Cette année, personne ne peut dire que le mouton est cher. Même avec 18 000 ou 20 000 F Cfa, tu peux acheter ton mouton. Il y en a pour tous les prix. Il y a mouton ‘’tchivi’’ (moindre qualité), mouton ‘’tchigan’’ (bien en chair). Ça dépend de ce que tu veux », nuance-t-il. Ici aussi, reconnaît-t-il, les clients sortent au compte-gouttes. « Ils attendent jeudi (veille de la fête) en se disant que nous vendrons moins cher, mais ils se trompent. Nous n’allons rien diminuer », prévient Souleymane. Un discours loin d’emballer les vendeurs rencontrés sur place qui se plaignent de la cherté des bêtes. Certains parmi eux n’excluent pas la possibilité d’aller vers le marché de bétail de Djeffa (route de Porto Novo) pour tenter leur chance?

Il était âgé de 32 ans et père de trois filles, le citoyen décédé des suites d’un noyade, le lundi 28 août dernier à Athiémé, une commune du Mono. Le défunt serait tombé dans une profonde dépression, à Assèdji,
un village situé à deux kilomètres du centre-ville d’Athiémé, selon Bertrand Accrombessi, président des jeunes de la commune. A l’en croire le corps a été aussitôt inhumé suivant la coutume en rapport avec les cas de décès par noyade. Le chef de l’arrondissement d’Athimé, Mathurin Akouété et des agents du service de sécurité se sont rendus, sur les lieux du drame, dans la journée d’hier, mardi 29 août.
Ils ont pu constater, par ailleurs, que les eaux fluviales sorties de leur lit, gagnent du terrain et tend à engloutir la résidence du maire de la commune. Pour ceux qui connaissent Athiémé, il est inutile de préciser que le restaurant construits sur pilotis par la mairie est déjà impraticable.
Pour donner une idée du sinistre, le maire Joseph Anani indique qu’environ 26 villages et quartiers de villes recensés dans quatre arrondissements sur cinq sont inondés à Athiémé. L’inondation n’épargne guère les autres communes traversée par le fleuve. Depuis les dernières pluies, la crue du fleuve mono prend de l’ampleur à cause des lâchées d’eaux du barrage électrique de Nangbéto.
Politique 30 août 2017

Des faits de braconnage défraient ces temps-ci la chronique avec des arrestations tous azimuts de présumés trafiquants. Loin d’être une prime à la lutte contre la criminalité faunique, ces succès obtenus avec le concours des forces de sécurité et d’Organisations non gouvernementales sont sujets à polémique.
Des présumés trafiquants d’ivoire ont été appréhendés à Natitingou par la Police le 11 août dernier au moment de conclure une affaire de vente de quatorze pointes d’ivoire pesant au total 24 kg. Une situation bien courante dans l’Atacora, région giboyeuse en ressources fauniques abritant l’une des réserves de biosphère les plus connues au monde : le parc de la Pendjari. Ce coup de filet de la police vient s’ajouter à une longue liste de faits similaires.
Depuis peu des individus se font mettre le grappin dessus en négociant la vente d’objets prohibés, qui plus est, issus d’actes de braconnage. Ces succès obtenus par les forces de sécurité dans la lutte contre la criminalité quoique salués par des observateurs sont sujets à polémique.
Des voix pas des moindres s’élèvent pour dénoncer la façon dont sont conduites les opérations d’arrestation des présumés trafiquants. En effet, la plupart de ceux qui sont mis aux arrêts le sont à la suite d’une proposition à eux faite par des personnes qui, une fois en contact avec eux, disparaissent dans la nature et laissent place aux agents de sécurité. Les soit disant acheteurs entrent en relation avec eux et leur font cette offre indécente, mais alléchante. Une fois appâtés, ces derniers se présentent au lieu indiqué par les acheteurs avec leur butin. Et, c’est là que leur destin se joue. En lieu et place des acheteurs qu’ils sont censés rencontrer dans des hôtels, c’est la police qui les accueille et les embarque.
Ce mode opératoire suscite bien des interrogations à voir l’implication de certaines Organisations non gouvernementales engagées dans la lutte contre la criminalité faunique. S’il convient de décerner un satisfécit à toutes ces volontés pour cette veille permanente visant à sauvegarder les espèces animales, il est toutefois déploré le guet-apens qu’elles tendent en toute conscience aux présumés trafiquants. Fort de ce qu’il n’y a pas de corrompus sans corrupteurs, il y a lieu de se demander comment les activistes de ces organisations arrivent à tirer leur épingle de ce jeu malsain dont ils sont les instigateurs. Les indicateurs de la police qui se retrouvent être les soi-disant acheteurs de ces objets de valeur issus d’actes de braconnage s’en tirent à bon compte et se plaisent à exhiber tels des trophées de guerre les prises opérées par les forces de sécurité par leur entregent.
Que cache bien leur obsession à pousser des individus à commettre des forfaits en leur faisant d’aussi alléchantes propositions ? Pourquoi susciter cette envie aux populations d’aller braconner si l’on sait qu’elles ne sauraient résister à l’appel de l’argent ? Procéder comme tel n’attiserait-il pas les actes de braconnage ?
Sachant bien qu’en dépit des dispositions mises en place pour les protéger, certaines espèces animales continuent d’être la cible de trafiquants, faille-t-il encore en ajouter à leurs misères en appelant des individus à organiser des tueries dans les réserves de faune pour juste les voir croupir en prison ?
Autant de questions que se posent nombre de personnes confortées aujourd’hui dans leur posture par la volonté manifeste des autorités judiciaires à faire comparaître également les indicateurs et autres faux acheteurs utilisés dans le vil dessein de mettre aux arrêts des individus pour des raisons que ces Ong sont les seules à connaître?

A peine il est réinstallé dans ses fonctions que le maire de Bonou, Emmanuel Zounmènou, a déjà des soucis à se faire pour son fauteuil. Sept conseillers sur les neuf qui composent le conseil communal, non contents de son rétablissement par la Cour suprême, ont enclenché à nouveau, ce lundi 28 août, la procédure de sa destitution.
Ils lui ont adressé, par exploit d’huissier, une correspondance dans laquelle ils demandent la convocation d’une session extraordinaire devant statuer sur un vote de défiance à son encontre. Les conseillers frondeurs réunis au sein du Collectif de la majorité absolue des conseillers communaux de Bonou évoquent comme griefs contre Emmanuel Zounmènou des actes de désaccord grave dans sa gestion et une crise de confiance au sein du conseil communal.
Ampliation de la correspondance a été faite au préfet de l’Ouémé et au ministre chargé de la Décentralisation. C’est donc un éternel recommencement à Bonou qui pourrait connaître son cinquième maire en deux ans de mandat si la nouvelle procédure aboutirait.
Il faut rappeler que le maire Emmanuel Zounmènou qui a avait été suspendu par le préfet de l’Ouémé, a repris service mercredi 23 août dernier suite à l’arrêt de la Cour suprême annulant l’acte de l’autorité de tutelle. Lequel arrêt a invalidé par voie de conséquence l’élection de son successeur Julien Afohounha. Aujourd’hui, ce dernier et six autres de ses collègues sont revenus à la charge pour engager une procédure en bonne et due forme pour un vote de défiance à l’encontre du maire Emmanuel Zounmènou.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 29 août 2017