La Nation Bénin...
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Le personnel du Conseil économique et social (Ces) a présenté ce mercredi 18 janvier les vœux du Nouvel an 2017 au président Tabé Gbian. La cérémonie qui s’est déroulée au siège de l’institution à Cotonou a été rehaussée par la présence de plusieurs personnalités, parents, amis et anciens présidents de ladite institution. Occasion pour faire le bilan des activités menées l’année écoulée et présenter les objectifs à atteindre en 2017.
C’est dans une ambiance bon enfant que tout le personnel du Conseil économique et social (Ces) et son président Tabé Gbian se sont souhaité les meilleurs vœux de l’année 2017. Les conseillers, les anciens présidents de l’institution et les invités ne se sont pas fait prier pour prendre part aux festivités ce mercredi 18 janvier au sein de l’institution. « Comme à l’accoutumée, chaque présentation de vœux est un moment solennel pour faire des doléances », a laissé entendre la secrétaire générale du Syndicat administratif des travailleurs de la maison, Aimée Tinglinsou, lors de son discours d’entrée. En mettant un accent particulier sur les diverses frustrations enregistrées pendant les luttes syndicales, elle a toutefois exprimé son souhait que le plan de travail annuel 2017 soit revu, notamment, s’agissant de la formation de tous les travailleurs et en particulier celle des agents de l’Etat mis à la disposition du Ces pour cette nouvelle année. Charlemagne Tomavo, secrétaire général du Ces, a, pour sa part, rappelé les expériences de succès aux plan national et international de l’univers institutionnel avant d’exhorter tous les collaborateurs à continuer dans la même directive pour les actions futures. Selon lui, au-delà du caractère festif de l’événement, la présentation de vœux entre collègues et autorités offre également l’occasion de mener une réflexion rétrospective du parcours en vue de mieux aborder la nouvelle.
Après avoir sollicité une minute de silence pour honorer la mémoire des disparus de l’institution, le vice-président du Ces, Dominique Atchawé, a exprimé sa satisfaction totale pour le travail abattu par le Ces au cours de l’année 2016. Il a par ailleurs félicité tout le personnel à divers niveaux pour son engagement et son sens de travail républicain.
Pour cette 5e mandature, Tabé Gbian espère qu’elle soit couronnée de succès dans toute son entièreté. Pour ce faire, le président a réitéré, une fois de plus, son désir et sa disponibilité à intégrer le capital humain au cœur de sa gouvernance. Tout en rassurant les uns et autres, il a promis maintenir un climat social apaisé au sein de son institution?

Bardol Migan, Ramanou Alédji et tout le staff de bénévoles qui ont sué pour l’organisation de la troisième édition du spectacle « Bonjour Bénin » tirent déjà les conclusions de la présente édition. Tenue samedi 14 janvier au palais des Congrès de Cotonou, elle s’est soldée sur des notes de satisfaction, quoique d’importants détails restent à parfaire.
Jeunes, engagés mais sans grands moyens, les organisateurs de « Bonjour Bénin » se sont échinés à offrir cette année encore une fête du sourire et de l’humour au public. Le pari de la tenue de la troisième édition du spectacle est gagné avec la présence effective, samedi dernier, de la plupart des comédiens et humoristes annoncés : Nana Ardo du Cameroun, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wabéhi de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée Conakry, Judicaël Avaligbé, Giovanni Houansou, Caporal Djangoun, Parfait Viahynon… Deux grands absents néanmoins, Simplice Béhanzin alias Pipi wobaho et son alter égo Pierre Zinko alias Eléphant Mouillé, sont notés.
Sur la scène sobre bien colorée de la salle rouge du palais des Congrès de Cotonou, face à un public qui a pris son temps, remplissant les sièges à compte-gouttes, c’est Caporal Djangoun qui s’élance le premier. A peine visible au milieu de la large scène, il assène les premiers coups d’humeur de la soirée. La soirée commence, belle. Le public est content. Des rires fusent d’un peu partout, à mesure que passent les minutes. Du haut de ses 45 ans de métier dans l’armée (note d’humeur), auréolé d’un parcours d’humour qui se forge davantage au fil des années, cet habitué de « Bonjour Bénin » semble s’être tiré à bon compte. Ouverture réussie, le spectacle s’enchaîne. Se succèdent les artistes attendus, bons ou moins bons, car certains ont ennuyé pratiquement le public. Mais leurs défaillances ont été souvent comblées par d’autres, souvent des humoristes positionnés au bon moment pour éveiller et même réveiller le public devenu consistant vers la fin du spectacle. D’autres encore comme Elyfaz qui ont connu des entrées timides sur scène ont au finish épaté le public qui en voulait encore. De sa frêle silhouette, il a assuré un show que le public n’oubliera pas de si tôt. Idem pour Parfait Viahynon, pas très connu encore mais dont l’art rassure quant au talent qu’il abrite.
Faire mieux …
Dans le rang des humoristes étrangers, le Togolais Kossi Djomatin alias Gogoligo peut se frotter les mains. Sa partie, il l’a assurée à fond. On devrait même inviter certains de nos humoristes à aller à son école. Pour apprendre à dire des histoires courtes, mais drôles voire enrichissantes. On croyait avoir eu l'essentiel avec lui, lorsque Moussa le « Petit Sergent » du Burkina Faso, lauréat du prix talents découvert Rfi 2016 du rire, est venu enfoncer le clou. C’est à croire qu’il a effectué le déplacement de Cotonou pour justifier cette distinction révélatrice de son talent. Talent que le public béninois a découvert et apprécié avec satisfaction. En somme, une belle soirée, perfectible. Ce qu’il faut revoir, c’est déjà la date de l’événement qu’il faut repenser. Un spectacle de cet acabit, bien pensé pour ouvrir le registre des spectacles de la nouvelle année en humour devrait se tenir un peu plus tôt. Tout au plus dans la première semaine de la nouvelle année, pourquoi pas le jour de l’an. Puis, il faudra mieux peaufiner l’organisation pour en faire un grand évènement, rêve que dit nourrir Bardol Migan, comédien de profession, promoteur de cette foire aux rires.

Deux délégations sont allées s’entretenir dans la soirée du vendredi 13 janvier dernier avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) au siège de ladite institution.
L’instance de régulation des médias au Bénin pourrait bénéficier d’une intense coopération et d’une collaboration active d’institutions sœurs de plusieurs pays en relation diplomatique avec le Bénin. Ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans le cahier de charges des nouveaux ambassadeurs du Bénin au Koweït, au Nigéria et en Russie. Vendredi dernier, les trois représentants de l’Etat béninois qui font le tour des institutions de la République depuis peu, et qui ne devraient pas tarder à rejoindre leurs nouveaux postes, sont allés échanger avec Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), en présence d’autres conseillers et responsables de l’institution.
Cette séance aux allures protocolaires n’en est pas une, a nuancé le porte-parole de la délégation, Issifou Moudjaïdou Soumanou, ambassadeur du Bénin près le Koweït en présence de ses pairs Marcelline Adjovi, ambassadeur du Bénin au Nigeria avec résidence à Abuja et René Koto Yérima, ambassadeur du Bénin près la Russie. «Nous donnons un sens profond à cette démarche et c’est pourquoi nous avons tenu à être reçus ensemble», déclare Issifou Moudjaïdou Soumanou. Appréciant toujours ce déplacement qu’il crédite de bonnes intentions et surtout de perspectives heureuses pour la HAAC et pour le pays en général, il expose cette séance comme une aubaine pour prendre également des conseils en vue de la réussite de la mission qui est désormais la leur. Mais c’est surtout sur la coopération entre la HAAC et les institutions dans les pays de leurs girons que misent ces ambassadeurs qui comptent apporter un plus au fonctionnement institutionnel et surtout technique de l’institution par le truchement de la coopération. Une vision à laquelle adhère le président Adam Boni Tessi. Avec quelques-uns de ses conseillers, il a exploré avec ses hôtes les chantiers possibles et des engagements ont été pris de part et d’autre.
Paix et sort des médias suspendus
Avant ces hommes de la diplomatie, la Fondation Malèhossou, éprise de paix et très active pour un Bénin prospère, a échangé avec le président de la HAAC et sa suite. Entre les deux parties, les échanges ont été en faveur d’une paix profonde dans le pays. Depuis dix ans, selon Yacoubou Malèhossou, porte-parole de la délégation, cette fondation s’est employée à cela. Et, faisant le point de ses activités et de la situation du pays en général, il y a quelques jours, elle s’est montrée soucieuse de la situation dans le monde des médias. Le sort des sept organes de presse interdits d’émission depuis plusieurs semaines préoccupe cette fondation dont des responsables au haut niveau, notamment les imams Issa Yessoufou, Moutawakil Boukari Malik et autres, ont tous effectué le déplacement. Au sortir de l’audience, Yacoubou Malèhossou estime que sa délégation a eu avec le président de la HAAC des échanges qui lui ont permis d’en savoir davantage sur l’institution, mais aussi et surtout sur la situation des médias suspendus. La fondation a fait un plaidoyer en leur faveur et promis rencontrer les promoteurs concernés. Elle en a donc profité pour exhorter aux recours pacifiques, à la compréhension et à la patience. «Le bruit ne fait pas du bien», conclut-il.
Actualités 16 janv. 2017

L’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (OECCA-Bénin) aguerrit ses membres sur les nouvelles mesures fiscales contenues dans la loi de finances de l’Etat gestion 2017. En attendant la session de formation prévue pour le mardi 25 janvier prochain à l’hôtel Azalaï de la plage à Cotonou, il a organisé à l’intention de ses membres une session de formation sur la loi. C’était mercredi 11 janvier dernier à Cotonou.
Chaque année, l’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (OECCA) organise une formation pour porter l’information aux entreprises et aussi aux cabinets membres de l’Ordre sur les mesures fiscales incorporées à la loi de finances de l’Etat gestion 2017. C’est pour sacrifier à cette tradition que l’ordre a organisé, mercredi 11 janvier dernier, une formation à l’intention des cabinets membres.
En effet, votée en décembre dernier, la loi de finances de l’Etat exercice 2017 comporte de nouvelles mesures fiscales. Pour le président de l’OECCA-Bénin, Cosme Goundété, il est important de savoir ce qui a été apporté comme nouveauté à la fiscalité des entreprises.
« Celui qui ne connaît pas la loi est condamné à la subir mais celui qui connaît la loi a l’opportunité de savoir ce qu’il faut saisir comme atouts et les risques à cerner de manière à les convertir en opportunités et en atouts pour l’entreprise », a déclaré le président de l’OECCA. Au cours de la formation du mercredi dernier, les cabinets membres de l’ordre ont partagé leurs expériences en matière d’application des mesures fiscales avant de prendre connaissance des nouvelles obligations qui sont les leurs et les dispositions à prendre pour les assumer pour éviter d’avoir à subir la loi.
Invité à cette séance de formation, le directeur général des Impôts et des Domaines, Nicolas Yénoussi, indique qu’en l’absence d’entreprises prospères, pas d’impôts. « Je le sais très bien et là-dessus, je ne suis plus qu’un vieux nègre », explique-t-il pour reprendre les termes de Meka dans Le Vieux nègre et la médaille de Ferdinand Oyono.
Epargner le contribuable béninois….
La loi de finances de l’Etat gestion 2017 comporte de nouvelles mesures fiscales créant des obligations à la charge des citoyens que des droits à leur profit. Il va de soi, selon Nicolas Yénoussi, que des partenaires privilégiés des entreprises comme les experts comptables et comptables agréés, soient tous au même diapason pour bien conseiller les dirigeants d’entreprises et les aider à présenter une comptabilité probante. Ainsi, l’accomplissement de la mission de la Direction générale des Impôts et des Domaines serait plus aisé à maints égards avec des entreprises républicaines, connaissant leurs droits et leurs devoirs, en un mot, averties, bien conseillées et bien éduquées.
Pour le directeur général des Impôts et des Domaines, comment un homme peut-il connaître les règles de la vie, ses droits et devoirs s’il n’y a personne pour les lui enseigner ? Il vivrait, selon lui, tel un ignare, un ignare calfeutré. « On me dira que l’ignorance n’est pas un vice, certes, je m’en doute », souligne Nicolas Yénoussi qui estime que sans être un vice, l’ignorance peut, cependant faire perdre tout, comme fortune, boulot, droits, voire la vie elle-même. C’est pour épargner le contribuable béninois de cette déchéance au plan fiscal que la formation du mercredi dernier a eu lieu.

Rire à gogo, humour… C’est ce que propose l’association Ifè Culture aux Béninois pour inaugurer le ballet des prestations artistiques de la nouvelle année. Samedi 14 janvier prochain à Cotonou, elle promet un spectacle inoubliable.
C’est quasiment le tout premier spectacle artistique de la nouvelle année. L’objectif de ses initiateurs, c’est de faire démarrer l’année sur une note d’humour. Et comme par le passé, tout se met en place pour faire du spectacle « Bonjour Bénin 2017 », une véritable réussite. Le concept est simple. Face au public, défilent des comédiens et des humoristes béninois et étrangers, pour les égayer chacun à sa manière. Autrement, un rendez-vous pour rire et un instant pour s’éclater, mais à fond. Cette année, le plateau 100% humour et rire que projettent Bardol Migan et le comité d’organisation annonce sur scène, plusieurs gens de métier qui ont fait leur preuve et dont la notoriété dans le domaine s’apprécie aisément.
Cette année, de nombreux comédiens étrangers ont promis d’offrir un show inoubliable au public béninois. Nana Ardo du Cameroun, Kossi Djomatin alias Gogoligo du Togo, Amélie Wouabéï de la Côte d’Ivoire, Oumar Manet de la Guinée Conakry, Moussa Ouédraogo du Burkina Faso et bien d’autres se succéderont sur la scène du palais des Congrès de Cotonou. Côté béninois, on attend aussi une belle brochette d'humoristes. Simplice Béhanzin alias Pipi wobaho et son alter égo Pierre Zinko alias Eléphant Mouillé sont attendus avec leurs habituelles notes de comédie dont on connaît la spécificité. Le comité d’organisation a aussi annoncé d’autres noms comme Judicaël Avaligbé, Giovanni Houansou, Caporal Djangoun, Parfait Viahynon, Hafissou Sogotedji, Cyrille Ahuian et de nombreux autres acteurs du rire.
Cette troisième édition de « Bonjour Bénin », comme on le voit, s’annonce bien riche au regard des artistes annoncés pour le spectacle. Mais il ne s’agira pas que de cela. Le séjour à Cotonou de ces acteurs leur permettra de renforcer leurs capacités à travers trois jours d’intenses formations prévues à Porto-Novo sous la direction du comédien et metteur en scène Arsène Kocou Yemadjè du Bénin et du Camerounais Nana Ardo. Un défilé de mode est aussi prévu le 12 janvier prochain au centre culturel Artisttik Africa à Agla avec la styliste marocaine Zahira Zemranie Caftan. L’autre innovation cette année, c’est qu’une partie des comédiens étrangers ira en direction de la partie septentrionale du pays pour des prestations. Ceux-ci en profiteront pour s’offrir un bain touristique à travers le pays. Le Bénin ayant décidé de se révéler au monde, de vendre sa culture, son tourisme et ses potentialités, cette innovation se veut la contribution du comité d’organisation de « Bonjour Bénin 2017 » à cette ambition et donc à la concrétisation du Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon, lancé le 16 décembre dernier, souffle-t-on du côté de l’organisation?

La communauté catholique de Cotonou a célébré avec faste le réveillon du nouvel an 2017. Sur les paroisses, les fidèles ont consacré les dernières heures de l’année 2016 à Dieu et prié afin que la nouvelle année soit pleine de grâce.
La tradition veut que le jour de l’an, l’Eglise prie pour invoquer la paix. A Cotonou, les fidèles catholiques ne sont pas restés en marge de l’événement. La Paroisse Saint Pierre et Paul d’Agla n’a pas pu contenir la grande foule venue nombreuse remercier, adorer et chanter le Seigneur pour la nouvelle année 2017. A 22 h, le curé de ladite paroisse, le père Roger Abiola introduit la célébration eucharistique, accompagné de son vicaire Wilfried Savy. Dans son mot d’accueil, le curé de la paroisse a notifié toute la portée spirituelle de ladite célébration. L’évangile tiré du livre de Jean renseigne que l’homme doit mener une vie remplie de foi, d’espérance et surtout de sagesse. En effet, dans sa prédication qui tient lieu d’exhortation, le père Wilfried Savy a exhorté la communauté catholique à tourner le regard vers la Vierge Marie, et à l’exalter en tant que mère de Dieu. Par ailleurs, le vicaire a montré aux fidèles de la paroisse les voies qui mènent à une paix sincère et durable. « Vous savez, dit-il, que la paix est un don qui vient d’en haut, fruit de l’esprit d’amour à l’œuvre dans le cœur des hommes ». En faisant le vœu que l’Esprit Saint remplisse pour le compte de cette année le cœur des hommes afin qu’ils soient capables de s’attendrir devant la faiblesse de Jésus et qu’il change le cœur de nos villes et de nos nations. Ainsi, la haine, la jalousie, la médisance, la violence, l’indifférence, disparaîtront de nos sociétés pour que grandisse la solidarité ». Wilfried Savy a convié le peuple de Dieu à la culture de la paix. La chorale Hanyé a assuré l’animation par des éloges chantées et reprises en chœur par toute l’assistance pour glorifier le Seigneur.
Du côté du collège père Aupiais de Cadjèhoun, l’aumônerie des écoles françaises, dans une messe inédite célébrée par le père Guillaume Chogolou, a émerveillé toute l’assistance. L’ambiance était festive. Les chrétiens catholiques sont rentrés dans une nouvelle année qui permettra, selon le père Guillaume Chogolou, de se défaire des actes qui n’honorent guère le nom du Seigneur. Pour sa part, il a invité l’assistance à lutter contre le péché. « Nous devons avoir une foi indéfectible et vivre dans l’espérance », a-t-il souligné?
Actualités 02 janv. 2017

Le Nouvel an 2017 a été célébré dans la ferveur à Cotonou. A 0 h, un concert de feux d’artifices illuminent le ciel de la ville à certains endroits, preuve de la manifestation de joie et de célébration du passage à une nouvelle année. Ambiance quelque peu festive, malgré la morosité économique dont tout le monde se plaint.
Des feux d’artifices qui illuminant le ciel de Cotonou, des pétards et autres instruments de manifestation de joie ont été au cœur du réveillon. L’ambiance vécue à travers la ville de Cotonou dès 0 h, quoique timide, a connu quelques éclats synonymes de fête. Les Béninois ont célébré le nouvel an, pour la plupart dans la simplicité.
Eloïc Sègla, en compagnie de sa petite famille, rend grâce à Dieu pour lui avoir permis d’entamer cette nouvelle année dans la quiétude. Il a choisi la place de l'Etoile Rouge plutôt que l’église pour magnifier les merveilles du Seigneur avec son épouse et sa fillette. Il indique qu’il s’agit d’une première dans ses habitudes en fin d’année et confie que c’est le décor exceptionnel qui l’a motivé à faire ce choix. Junia Akikoromo rencontré sur les lieux dit avoir pris d’abord par l’église pour suivre la messe de minuit avant de venir contempler les jeux de lumières installés à cette place publique. La jeune étudiante en communication dit être très contente de célébrer la nouvelle année au Bénin.
Boukary Nourou-Dine, lui aussi, a choisi l’Etoile rouge et se justifie : « C’est le lieu où je pratique le sport d’entretien. Le cadre est très beau et propice pour se détendre en cette période des fêtes de fin d’année ». Tout en se réjouissant d’avoir vu 2017, il prie qu’elle soit couronnée de paix, de santé et de joie pour la nation entière et pour chacun et tous.
Plusieurs quartiers se sont animés une bonne partie de la nuit à travers la ville. De Cadjèhoun à Kouhounou en passant par Vèdoko, Zogbo, l’ambiance était à la fête. Des motocyclistes défilent dans tous les sens avec un concert de klaxons et des cris de joie assourdissants. Les maisons scintillent avec les guirlandes et autres feux d’artifice.
Sur l’esplanade du stade de l’Amitié Mathieu Kérékou, les premières minutes de l’année 2017 ont été particulièrement surchauffées. Des dizaines de pétards agités par des jeunes créent une ambiance festive qui ne laisse personne indifférent et ce, malgré l’interdiction des autorités d’en faire usage. Rackson Rack a un géant pétard en main. Il vient d’épuiser son stock et assure être venu au stade sur l’invitation de sa copine. « On lance les pétards pour manifester notre joie de rentrer dans la nouvelle année, c’est une chance et un plaisir en même temps», explique-t-il. A côté de lui se trouve une jeune femme qui continue de lancer les siens avec des cris de joie. « C’est ma manière d’entrer dans la nouvelle année », confie la servante d’un bar restaurant de la place?

Les curieux qui ont choisi la place de l’Etoile rouge pour réveillonner et voir sonner les douze coups de minuit en compagnie du géant système de jeu lumineux installé par la mairie, ont été déçus. Et pour cause, le système s’est arrêté peu avant minuit à la surprise générale des fêtards et n’a repris que plusieurs dizaines de minutes plus tard.
Une dizaine de minutes avant minuit à la place de l’Etoile rouge où s’étaient massés des centaines de curieux qui attendaient impatiemment 0 h pour exploser de joie, une coupure d’électricité s’est produite et a plongé dans le noir tout le système lumineux mis en place par la mairie, à la grande déception de tous, vendeurs et autres visiteurs anonymes venus contempler le joyau. La surprise, désagréable, était totale. Les policiers qui assuraient la sécurité sur place s’étaient mis à chercher la panne dans l’espoir de vite rétablir la situation mais en vain. Ce qui n'a empêché la réjouissance. Certains se faisaient prendre en photo via les téléphones, les smartphones et autres ; d’autres se promènent en contemplant chaque objet de curiosité du dispositif en place. Ils passeront involontairement les douze coups de minuit dans le noir sans que personne ne puisse dire l’origine de la panne d’électricité.
Certains ont dû quitter précipitamment les lieux avec le sentiment d’avoir gâché leur passage dans la nouvelle année. C’est le cas de Brigitte Houssa, une revendeuse qui estime que cette panne d’électricité a changé le cours des évènements de la soirée. Elle regrette son choix de la place de l’Etoile rouge pour passer son réveillon. « Je suis trop déçue car c’est la première fois que je viens ici avec mon copain. C’est pour le réveillon qu’on a installé le système, voilà que ça s’est arrêté », se désole-t-elle. Très vite les hypothèses ont commencé à fuser. Certains estiment que c’est une panne due à la défaillance du système d’alimentation en énergie électrique. D’autres, pensent le contraire et affirment que c’est un sabotage. «Le système fonctionnait depuis des jours et on l’a installé pour le réveillon, et quelques minutes seulement avant minuit, il s’arrête. Ça ne peut qu’être l’œuvre des individus malintentionnés », affirme Jacques Tossou qui pense que le système n’est pas bien surveillé et que « n’importe qui peut intervenir sur l’installation à n’importe quel endroit ».
Le gardien des lieux ne partage pas cet avis et souligne que ce sont des installations techniques qui peuvent arrêter de fonctionner. « Personne ne peut intervenir sur l’installation ici sans qu’on ne le sache. C’est un système programmé pour s’allumer vers 18 h 30 et s’éteindre vers 6 h 30, donc il peut y avoir dysfonctionnement », estime Bawa Ana qui assure la surveillance des lieux. « C’est la première fois qu’on installe une telle chose à l’Etoile ici. Tout le monde apprécie et beaucoup viennent faire des photos ici, alors qui va venir saboter les installations en notre présence, je ne vois pas », conclut-il. Cependant, selon Christophe Akakpo, un coiffeur riverain de la place de l’Etoile rouge, cette coupure d’électricité n’a pas tellement découragé les fêtards. « On est habitué aux coupures d’électricité, donc ce n’est pas une grande surprise ; juste qu’on regrette que cela se produise peu avant minuit, ça nous paraît vraiment bizarre, mais c’est la fête », dit-il. Le système lumineux reprend finalement à 1 h 08 sans susciter de la joie chez les rares curieux qui se promenaient encore dans le noir du réveillon. Christophe Akakpo souhaite seulement que les prochaines fois, la mairie prenne toutes les dispositions pour ne plus gâcher le plaisir des visiteurs?

Si 2016 a permis au président Patrice Talon et à ses ministres de baliser le terrain pour la gouvernance du Bénin au titre du quinquennat, l’année 2017 elle sera l’année de tous les espoirs quant à la concrétisation des rêves nourris. Et cela, le chef de l’Etat lui-même l’a rappelé dans son message à la nation, à la veille du nouvel an.
« L’année 2017 augure de lendemains d’espérance pour nous tous, au regard de la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement ». Ce souhait émane du chef de l’Etat, le président Patrice Talon. Dans son adresse de vœux de nouvel an à la nation, à l’orée de l’année 2017, le président de la République a invité à nouveau les Béninois à croire en ses engagements pour un Bénin mieux gouverné et plus épanoui.
L’année nouvelle, souligne le président Patrice Talon, « nous permettra d’accélérer l’exécution effective du contrat politique et social qui nous lie ». Pour ce faire, martèle-t-il, « l’engagement déterminé de chacun de nous est nécessaire et précieux ; notre patriotisme, notre abnégation pour l’intérêt général et le bien commun sont requis ». Le vote à l’unanimité du budget de l’Etat exercice 2017, le premier du régime du Nouveau départ et le lancement du Programme d’actions du Gouvernement sont, de l’appréciation du président Patrice Talon, des signes annonciateurs de la volonté commune à transformer le Bénin. Il entend compter sur l’engagement du peuple tout entier afin que les rêves se concrétisent rapidement. « Je vous invite donc, Béninoises et Béninois de toutes conditions, à jouer votre partition en soutenant les efforts du gouvernement à l’image, jamais démodée, du symbole de la jarre trouée... J’ai confiance en notre capacité de mobilisation sociale forte autour de notre ambition commune. J’ai foi en l’avenir radieux de notre pays, particulièrement en sa jeunesse », assure aussi le président Patrice Talon. Et déjà pour la nouvelle année, il souhaite le pays préservé de tout ce qui pourrait freiner la marche du pays vers son décollage économique. En somme, un message d’espérance, des vœux de réussite et surtout la détermination à conduire les rênes du pays avec ambition.

Environ trois semaines après les compositions, les 36 687 candidats ayant pris part au concours de recrutement d’agents contractuels de l’Etat du 10 décembre dernier sont fixés sur leur sort. Ce mercredi 28 décembre, la proclamation officielle des résultats a été faite à la direction générale de réformes de l’Etat à Cotonou en présence des ministres Adidjatou Mathys, Lucien Kocou et Salimane Karimou.
Les résultats du concours de recrutement des enseignants contractuels de l’Etat au profit des ministères des Enseignements maternel et primaire et du secondaire sont connus depuis hier après-midi.
Ils sont au total 7 033 candidats qui ont été déclarés admis, précise Alfred Kokou Nobimé, directeur du recrutement des agents de l’Etat. Ils sont répartis à raison de 3 601 enseignants pour le ministère des Enseignements maternel et primaire et de 3 432 au profit du ministère des Enseignements secondaire, technique et professionnel. Par rapport au processus, explique Alfred Kokou Nobimè, après la composition du 10 décembre dernier, ont suivi les travaux de secrétariat, la correction, la saisie des relevés de notes et la proclamation des résultats. « En moins de trois semaines, nous nous sommes pliés en quatre pour donner les résultats », se réjouit-il. Selon lui, les résultats sont proclamés par ordre de mérite et non par ordre alphabétique. Pour souligner le caractère transparent du concours, il a signalé que « le système est désormais informatisé ». « C’est ce système qui a généré les numéros d’anonymat », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que les résultats seront disponibles ce jour dans les directions départementales du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales.
Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a souligné que ce concours est le tout premier organisé par le Gouvernement de la Rupture. Selon elle, « Toutes les dispositions sont prises par l’ensemble du Gouvernement pour que ce concours soit organisé dans la transparence afin de donner un sceau de crédibilité audit concours ». Quant à ses collègues bénéficiaires, Salimane Karimou et Lucien Kocou, respectivement ministres des Enseignements maternel et primaire et des Enseignements secondaire, technique et professionnel, ils ont exprimé leur satisfaction de pouvoir combler quelque peu le déficit d’enseignants dans les classes dès la reprise de janvier 2017?