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Nouvelles

61e édition de la fête de retrouvailles: Dogbo et sa diaspora ont communié autour des questions de développement

La célébration de l’Assomption constitue, à Dogbo, une occasion de retrouvailles entre les fils et les filles de cette commune du Couffo donnant lieu à une fête communautaire. Cette fête qui en est à sa soixantième-et-unième édition s’est déroulée, le mardi 15 août dernier à la maison des jeunes de Dogbo.

Jour d’Assomption pour les chrétiens catholiques, le mardi 15 août dernier fut aussi la date de célébration de la soixantième-et-unième édition de la fête de retrouvailles à Dogbo. Sa diaspora et les populations restées sur place, vêtues de pagne frappé du logo et quelques sites touristiques de la commune, ont commémoré cette fête dont les manifestations ont commencé depuis dimanche 13 août par une séance de prières des églises évangéliques, un carnaval de motos et un concours miss.
Mardi dernier, c’était l’apothéose, en présence de quelques personnalités politiques dont le député Jocelyn Dégbey, les maires de Toviklin et de Dogbo et des têtes couronnées du Couffo. Une messe dite par un collège de célébrants, avec à sa tête le curé de l’église catholique de Dogbo, Innocent Dassanou, a inauguré ces festivités à la maison des jeunes de la commune, cadre retenu pour les manifestations. Un cabri vendu aux enchères, à l’occasion, a permis de mobiliser une somme de plus de 200 000 francs Cfa devant contribuer au financement des travaux de construction de l’église.
Par la suite, il y a eu la remise de prix aux lauréats du concours miss Couffo. Les participantes au concours ont reproduit, en tenue de ville, quelques phases du défilé de leur compétition. Le public accompagnait spontanément chaque passage des filles des applaudissements et des cris de joie. Le déroulé de la fête a été, en général, ponctué de prestations musicales qui ont connu leur lot d’insolites comme des pas de danses de quelques dérangés mentaux, qui se sont invités à la fête, ravissant parfois la vedette aux artistes sur scène.
Ce fut donc une ambiance bon enfant qui a prévalu sur les lieux débouchant sur des réjouissances populaires entre les citoyens du Couffo, ou du moins de Dogbo, et leurs hôtes. Le président de l’Association pour le développement économique, social et culturel de Dogbo (Adescud), Comlan Godoui, et les autres membres du bureau en ont profité pour faire le point de leurs interventions. Le bureau qui finit son mandat en février 2018 n’a pas manqué d’attirer l’attention sur les projets de développement à conduire à terme. Sur ce registre, Comlan Godoui a évoqué l’installation du haut conseil des sages, l’aménagement de la place du 15 août et la réalisation de sa maquette. Aussi les plaidoyers la diplomatie pour la prise en compte du site historique « gunududji» par l’Unesco puis la construction des palais du roi et de la reine de Dogbo-Ahomè ainsi que le lobbying pour la construction du tribunal de première instance de deuxième classe de Dogbo, constituent-elles des priorités en dehors de la régularité de la célébration de la fête du 15 août à Dogbo. Pour y parvenir, l’actuel bureau prévient qu’il faille « travailler dans l’intérêt des communautés à la base pour le bien-être de chacun et de tous ».

Société 17 août 2017


Festivités du 15 août à Savalou: La cité de Soha a sacrifié à la tradition de sortie de l’igname

La communauté Mahi de Savalou et environs a célébré, mardi 15 août dernier, la fête de l’igname. Les manifestations ont été conduites par Dada Gandjègni Ahoyo Gbaguidi XIV, roi de Savalou.

La ville de Savalou était, mardi dernier, aux couleurs du 15 août. Il s’agit de la fête de l’igname (sortie de la nouvelle igname) couplée avec la fête de l’Assomption. Comme à l’accoutumée, l’événement s’est déroulé avec faste dans la cité de Soha. Sages, notables, têtes couronnées et personnalités politico-administratives ont fait le déplacement. A cette édition, les festivités de la traditionnelle fête de l’igname ont été en deux parties. D’une part, le culturel et d’autre part, le cultuel. Cette cérémonie de sortie officielle de la nouvelle igname est en réalité un culte de reconnaissance aux ancêtres et aux mânes pour avoir favorisé la bonne saison qui donne lieu à une bonne récolte de l’igname.
A cette occasion, déjà le lundi 14 août dernier, les adeptes des couvents et chefs traditionnels de Savalou se sont mobilisés pour partager entre eux ces moments de communion avec la communauté Mahi qui n’arrivent qu’une fois l’an sur la terre de ses aïeux. Malgré la fraîcheur matinale, les adeptes vodoun arborant leurs parures, les invités, les curieux, les populations de Savalou et environs ont pris d’assaut l’enceinte du palais royal et ses alentours pour prendre part au rituel de la sortie de la nouvelle igname.
Déjà la veille, le week-end dernier, une statue du défunt roi Tossoh Gbaguidi XIII a été inaugurée par Dada Gandjègni Ahoyo en hommage à celui-là même qui a donné de l’envergure au 15 août à Savalou de par son dynamisme et son charisme.
Des compétitions sportives et autres réjouissances populaires ont été organisées à travers la ville et dans les différentes familles pour donner de l’éclat à la fête. Toutefois, la célébration du15 août à Savalou a perdu de sa superbe, car elle suscite désormais peu d’intérêt et ce n’est plus l’apothéose comme il y a quelques années.

Société 17 août 2017


Haute Cour de justice: Trois jours d’audience de simulation à Abomey

Les membres de la Haute Cour de justice sont à Abomey du 16 au 18 août pour la tenue d’une audience de simulation. Cette action de la haute juridiction vise à se mettre en condition pour d’éventuels clients qu’elle pourrait avoir dans les jours et mois à venir.

Après plusieurs décennies d’existence, la Haute Cour de justice est toujours au chômage pour défaut de clients. Cependant, les membres de cette institution veulent maintenir la veille, jouer leur partition et se tenir prêts à assumer à tout moment la charge qui leur est confiée. C’est dans ce cadre que se tient depuis ce mercredi et ce, jusqu’à demain vendredi, une audience de simulation.
En effet, s’interroge Marcelline Gbèha Afouda, présidente de la Haute Cour de justice, que peut-il y avoir de plus pragmatique que la représentation d'un procès pénal au cours duquel les juges, les membres du ministère public et du greffe de la haute juridiction se mettront en situation concrète pour, d'une part, apprécier les documents qu'ils ont précédemment élaborés, d'autre part, vivre la tension ou l'angoisse caractéristique d'un procès ? L'exercice paraît fort utile, en attendant que les dispositions constitutionnelles et législatives qui fondent la compétence matérielle et personnelle de la Haute cour de justice changent.
En procédant hier à la cour d’appel d’Abomey à l’ouverture de cette audience de simulation, la présidente Marcelline Gbèha Afouda présente l’institution qu’elle dirige en rappelant qu’en l'état actuel des textes, la Haute cour de justice continue toujours à être composée des membres de la Cour constitutionnelle à l'exception du président de cette institution, de six députés désignés par leurs pairs pour représenter l'Assemblée nationale au sein de la haute juridiction et du président de la Cour suprême. Provenant ainsi d'horizons divers, les membres de la juridiction, qui ne sont donc pas nécessairement des juristes ou des praticiens du droit, doivent se soumettre aux mêmes exigences déontologiques et aux mêmes règles de procédures pour l’accomplissement de leurs missions. Il est donc normal que celles-ci soient précisées, connues et respectées de tous pour promouvoir et maintenir la confiance des justiciables en la justice.
Pour Marcelline Gbèha Afouda, c'est pourquoi au cours de deux de ses rencontres qui ont eu lieu à Sègbohouè en 2014 et à Agoué en 2015, la Haute Cour de justice a eu à élaborer un code de déontologie et d'éthique du juge à la Haute Cour de justice et un manuel de procédure applicable au cours d'un procès devant elle. Conscients aujourd'hui de la nécessité de confronter le contenu de ces deux opuscules à la pratique, la Haute Cour de justice veut renouer avec sa pratique de veille intellectuelle permanente et active en regroupant en ces lieux tous ses membres, dans le cadre d'une audience de simulation.
L'article 136 de la Constitution de 11 décembre 1990 précise que « La Haute Cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du Gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d'infractions commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de leurs fonctions, ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l'Etat ». Et la loi organique qui fixe les règles du fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Haute Cour de justice précise en son article 17.2 que « La procédure de la Haute Cour de justice est celle appliquée devant la cour d'assises, sous réserve des dispositions contraires de la présente loi »?

Actualités 17 août 2017


Mono-Couffo: Le malaise se généralise au sein des conseils communaux

La mésintelligence entre les maires et les conseillers communaux occupe l'actualité dans plusieurs communes du Mono et du Couffo. Alors que la crise au conseil communal de Dogbo défraie la chronique, une brouille est annoncée à Athiémé, des grognes se font persistantes à Comé, Lokossa, Aplahoué et Toviklin.

Des dénonciations de présumées affaires de corruption, de détournement de fonds et d’abus de pouvoir deviennent monnaie courante au niveau des mairies du Mono et du Couffo. Les dernières en date proviennent du conseil communal de Dogbo. Et c’est le maire Vincent Acakpo, lui-même en premier, qui a étalé les dessous du malaise qui prévaut dans sa commune sur l'une des stations radio. Il y a fait cas de plusieurs dossiers dont notamment une affaire de passation de marché dans laquelle il a dénoncé son premier adjoint d’avoir reçu des pots de vin. Le maire justifiait ainsi la décision qu’il a prise, un peu plus tôt, pour décharger son adjoint, Denis Sossoukpoui, du poste de président de la commission de passation des marchés.
Ce dernier n’a pas tardé à réclamer d’exercer son droit de réponse. Ce qui fut fait ce dimanche 13 août donnant lieu à d’autres déballages autour des dossiers comme la spirale d’attributions de marché pour la construction de l’hôtel de ville de Dogbo. Denis Sossoukpoui était accompagné du chef de l’arrondissement de Madjrè qui fut égratigné aussi par le maire. Ils se sont dits prêts à affronter le maire au cours d’un débat contradictoire en réponse aux doléances des auditeurs qui sont intervenus dans l’émission. Ainsi s’illustre la mésintelligence entre les élus à Dogbo et dans les prochains jours, les affaires peuvent connaître des rebondissements tant les frondeurs menacent de ne pas démordre.
Le maire dont la liste est majoritaire va-t-il laisser les choses en l’état ou tenter de contenir cette tendance qui nuit déjà à la cohésion de l’appareil communal et à l’image de la commune ? Pour Vincent Acakpo, il n’y a pas péril en la demeure. « Ce sont des agissements motivés par la campagne précoce pour les législatives de 2019 », s’est-il moqué. Le maire s’était vu porter à ce poste en 2010 à la suite de la destitution de son prédécesseur, Honoré Sodégla à qui il était fait presque les mêmes reproches.
A l’image de Dogbo, des élus de la liste des Forces démocratiques unies (Fdu) d’Athiémé choisissent la station d'une radio locale pour partager, eux-aussi, leur appréciation de la gouvernance de leur commune confiée aux soins du maire de l’Union fait la nation, Joseph Anani.
Rappelons qu’avant ces communes, des malaises ont été notés au sein des conseils communaux de Lokossa, Comé, Aplahoué et Toviklin. Une procédure de vote de défiance est même ouverte à l’encontre du maire de Toviklin. S’il était conduit à terme au profit des frondeurs, le maire Rigobert Tozo serait ainsi, dans le Mono et le Couffo, le premier à être évincé du fauteuil à l’ère du régime du Nouveau départ. ?

Actualités 16 août 2017


Cipesvy Alexis Gaoungba, prêtre nouvellement ordonné : « Je n’ai jamais imaginé me retrouver dans ce rôle »

De la plume à la soutane ! C’est ainsi qu’on pourrait résumer le parcours de Cipesvy Alexis Comlan Gaoungba. Cet ancien journaliste devenu eudiste (depuis le 24 juin 2016) a été ordonné prêtre le 8 août dernier à Cotonou. Malgré l’appel, l’ex-professionnel des médias lorgne toujours son métier d’antan et promet y revenir !

La Nation : Vous êtes désormais un homme de Dieu, comment vivez-vous votre vocation ?

Cipesvy Gaoungba : Je le vis avec des sentiments de joie, de ravissement, mais en même temps avec sentiments de surprise et d’ahurissement. Parce que quand je vois le parcours, et d’où je viens je me surprends dans la posture actuelle. La joie, c’est une évidence, mais en même temps, il y a des questionnements, non pas parce que ce sont des choses inintelligibles, mais parce que je me demande comment j’ai pu arriver là.

Comment la mutation s’est opérée entre l’homme de la plume d’il y a quelques années et l’actuel homme de Dieu ?

(Sourire). J’ai réussi à dissimiler cette vocation que je portais depuis plusieurs années. Je résistais à l’appel. Je me suis essayé à la presse professionnelle en 2001, après la presse scolaire et universitaire. Je résistais mais finalement j’ai dû céder à cette pression, à cette inclinaison intérieure très forte et finalement je suis entrée en formation il n’y a pas longtemps en 2011. Le parcours en ce qui me concerne n’a pas été long. De 2011 à 2017, j’ai fini. Quand j’étais à la plume, j’avais déjà cette vocation qui me tenaillait.

Mais pourquoi avoir résisté à l’appel du Seigneur ?

Depuis ma tendre enfance je me voyais dans une relation maritale, dans un couple et je permettais même de rêver de l’âge auquel je devais me marier. Je rêvais de le faire à 25 ans. Je n’ai jamais imaginé me retrouver dans ce rôle. En plus, j’ai beaucoup d’aspiration pour ma société. Comme le dit Sainte Thérèse qui avait envie de devenir prêtre, prophète et beaucoup de choses à la fois, moi je ressentais la même chose mais pas sur le plan ecclésial. Je voulais être journaliste, opérateur économique, un grand homme d’affaires, je rêvais de devenir député à l’Assemblée nationale pour porter la voix du peuple, je rêvais d’être professeur d’université… Je rêvais d’être beaucoup de choses. Mais à mon avis, rien de tout ce qui m’intéressait ne s’accordait avec le sacerdoce. Donc répondre à cet appel paraissait pour moi noyer tout ce que je portais en une seule activité qui plus est ne me paraissait pas extraordinairement intéressant. C’est vrai que mes sentiments ont beaucoup changé, non pas parce que j’y suis, mais parce que j’y ai découvert une autre réalité. J’éprouve curieusement du bonheur là où je suis, contrairement à mes inquiétudes de départ.

Parlant de vos aspirations, vous développiez un sens très poussé pour les affaires, il y a quelques années. Comptez-vous raccrocher, ou allez-vous devenir un prêtre homme d'affaires ?

Le rôle de prêtre et opérateur économique ne sont conciliables. Néanmoins, il y a quelque chose que je ne pourrais pas taire. C’est cette inclination pour la création des richesses. Je vais motiver les gens à le faire et voir dans quelle mesure m’y mettre et aider nos concitoyens et notre pays à émerger un peu en cette matière. C’est bien décevant de constater que nous sommes dans des pays qui ne sont que consommateur. Ce qui marche le plus, c’est l’achat-vente. On ne sait pas créer la richesse et il faut bien qu’il y ait des gens qui soient là pour susciter cette dynamique. Si non on restera pays en voie de développement malgré nos richesses. Ce qui fait la force des autres, c’est cette capacité de partir de rien et de devenir quelque chose. Il y a quelque chose qui nous manque et il faut que des gens soient là pour montrer le chemin. Cela me rappelle bien l’exemple de Monseigneur de Souza qui s’est très bien illustré à ce propos avec de nombreuses réalisations.

Que va devenir la plume Cipesvy Gaoungba ?

J’ai envie de retourner à la presse depuis un moment. Et il y a un aîné qui m’y incite davantage. J’attends de voir ce que les prochains jours me réservent. Comme je le disais à l’époque quand j’étais journaliste, c’est une passion qui me porte vers la plume. Je ne le promets pas fermement mais je vais m’y retourner. Beaucoup estiment qu’en matière d’écriture, je pourrais faire des choses extraordinaires. Donc, il faut que je me donne un peu plus d’entrain pour faire valoir ce qui sommeille en moi. J’étais en Côte d’voire parce que la maison de formation des Eudistes se trouve dans ce pays. C’est une sorte de passage obligatoire. Depuis que j’ai terminé la formation, je suis revenu à Cotonou. J’y suis en attendant une prochaine affectation qui pourrait m’envoyer au Kenya, en Côte d’ivoire, au Burkina ou dans un autre pays.

Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU

Société 16 août 2017


Deuil à la gendarmerie nationale: Un gendarme retrouvé mort pendu dans sa chambre

L'adjudant Honorat Savi n'est plus. Ce sous-officier de la gendarnerie nationale est décédé cet après -midi du mercredi 16 août. Il aurait été retrouvé pendu dans son domicile. L'affliction est grande dans le rang de ses collègues qui ne comprennent pas ce drame. L'adjudant Honorat Savi est précédemment en service au groupement des services de la gendarmerie nationale à Porto-Novo. Il a été par le passé chef brigade adjoint de Dangbo, puis d'Adjohoun et chef brigade recherches de Djougou.

Société 16 août 2017


Tentative de vol à main armée (21e dossier): Marcel Avohou écope de 10 ans de réclusion criminelle

En détention depuis le 21 janvier 2013, Marcel Avohou le restera encore jusqu’en 2023. Ainsi, en a décidé la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou devant laquelle il était, lundi 14 août dernier, pour une affaire de tentative de vol à main armée, vingt-et-unième dossier inscrit au rôle de la session de la cour d’assises.

Cruel destin que celui qui s’acharne contre Marcel Avohou, un jeune de 24 ans. Né à Bohicon, il a perdu son père alors qu’il était en classe de Cm1. C’est pour réunir les frais à engager dans le cadre de l’obtention de son diplôme d’électricien bâtiment, allègue-t-il, qu’il a préféré le chemin du gain facile. Mais mal lui en a pris et aujourd’hui, il doit répondre des conséquences de son acte. Déclaré coupable d’avoir tenté de soustraire frauduleusement une moto avec une arme à feu, infraction prévue et punie par l’article 2 du Code pénal, la cour l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle.
A la barre, lundi 14 août dernier, Marcel Avohou, né vers 1993 à Bohicon, a tout de suite reconnu les faits. Toutefois, le juge Hubert Arsène Dadjo, le représentant du ministère public, Emmanuel Opita, ainsi que son conseil, Me Renaud Agbodjo, ont tenu à lui poser quelques questions.
Se référant aux dispositions de l’article 2 du Code pénal, l’avocat général, Emmanuel Opita, a indiqué que les éléments constitutifs du crime de tentative de vol à mains armées sont réunis. L’accusé disposant, selon son rapport d’expertise psychiatrique, de toutes ses facultés mentales non altérées au moment des faits, il le déclare accessible à la sanction pénale et requiert quinze ans de réclusion criminelle contre lui.
Contre-attaquant, Me Renaud Agbodjo assurant la défense de l’accusé trouvera exagéré la sanction proposée par le représentant du ministère public. Il plaide pour que dans le secret du délibéré, la cour condamne son client en tenant des années qu’il a déjà passé derrière les barreaux. Ce qui, estime-t-il, permettra de lui donner une seconde chance de réinsertion dans la société.
Pour examiner ce dossier, le président Hubert Arsène Dadjo avait comme assesseurs Alexis A. Mètahou et Ignace Adigbli. Le fauteuil du ministère public était occupé par Emmanuel Opita et la plume de l’audience, confiée à Me Brice Dossou-Yovo. Ibrahima Noma Zimé, Maféirou Célestin Babhoum, Alidou Adamou et Marguerite Kombetto étaient les jurés?

Les faits

Dans la nuit du jeudi 10 janvier 2013 à Parakou, Arouna Moussa Dodo circulait avec sa motocyclette de marque ‘’Dream’’, lorsqu’à la hauteur de la boutique ‘’La Franchise’’, il a été hélé par un individu. Croyant avoir affaire à une connaissance, il s’arrêta et se retrouva face au nommé Marcel Avohou qui lui intima de lui remettre la clé de la moto. Devant son refus, il sortit un pistolet et lui tira un coup de feu dans la cuisse.
Marcel Avohou réussit ainsi à s’emparer de la motocyclette et s’apprêtait à prendre la fuite, lorsqu’Arouna Moussa Dodo, malgré ses blessures et la douleur, parviendra à s’agripper au porte bagage. Il réussit à déséquilibrer Marcel Avohou. Une lutte s’est engagée entre eux, contraignant Marcel Avohou à non seulement abandonner l’engin, mais aussi à prendre la fuite. Il sera appréhendé plus tard puis écroué pour vol à main armée?

Société 16 août 2017


Azovè: L’orphelinat « Village d’espoir » plaide pour la réfection de son école

Toutes les salles de classe à l’orphelinat « Village d’espoir » situé à Azovè sont construites en claies. Les efforts des responsables du centre étant limités, ils en appellent à l’aide pour offrir un meilleure cadre d’apprentissage aux pensionnaires.

Les nouveaux apprenants tout comme les anciens vont découvrir, si rien n’est fait dans les jours à venir, l’école de l’orphelinat « Village d’espoir » dans le même état de précarité. Tout le bloc des six classes est construit en claies y compris les portes et fenêtres. Ce qui témoigne des difficultés que vivent les pensionnaires du centre. Les ressources financières de son promoteur, Stéphane David Fiagbénou, étant limitées, il sollicite le concours des personnes physiques et morales en vue de clôturer le centre et reconstruire l’école en matériaux définitifs. L’exécution de ces travaux, espère-t-il, permettra aux enfants de recevoir la connaissance dans un cadre agréable et sécurisé. Suzanne Todan, représentante des pensionnaires, fait le même plaidoyer et rappelle « Qui donne aux pauvres prête à Dieu ». A l’instar de ses condisciples, elle tend la main aux bonnes volontés pour toutes sortes d’interventions pouvant soulager leur vie et muer le centre en un cadre féérique.
L’école de l’orphelinat « Village d’espoir » est fréquentée non seulement par des orphelins et adolescents sauvés des situations difficiles telles que le mariage forcé et des trafics, mais aussi par d’autres enfants externes d’Azovè et ses environs.
Le préfet du Couffo, Christophe Mégbédji, sensible à la situation plaide aussi, à son tour, pour que soient érigés sur le site de l’orphelinat « des bâtiments flambant neufs ». « En intervenant dans un secteur aussi éminemment important, qui est en principe réservé à l’Etat, les promoteurs de l’orphelinat Village d’espoir contribuent à honorer le droit des enfants à l’instruction, à la santé et à la protection », a-t-il soutenu, pour dire que le centre mérite d’être accompagné?

Société 16 août 2017


Ecole du patrimoine africain : Dix archivistes du Burundi, du Rwanda et de la RDC en recyclage

L’Ecole du patrimoine africain (Epa) à Porto-Novo renforce les capacités de dix archivistes provenant des administrations publiques du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC). La formation se déroule du 14 août au 22 septembre prochain.

« N’est pas archiviste qui veut. C’est nous qui conservons ce qui permet aux autres d’avancer. Nous devrons en être fiers ». Ces propos de Franck Ogou, coordonnateur du pool Patrimoine de l’Ecole du patrimoine africain (Epa), et un des animateurs de la formation, montre toute l’importance du séminaire de renforcement des capacités de dix archivistes provenant des institutions publiques de l’Afrique centrale, précisément du Burundi, du Rwanda et de la République démocratique du Congo (RDC). Il s’agira pour les participants d’actualiser et de remettre à niveau leurs connaissances aussi bien dans les domaines théoriques que pratiques de l’exercice de la fonction d’archiviste. En d’autres termes, la formation permettra d’offrir à ces derniers un enseignement spécifique devant contribuer à l’amélioration de la gestion des fonds d’archives du Burundi, de la République démocratique du Congo et du Rwanda. Aussi, le recyclage leur permettra-t-il d’acquérir des connaissances et compétences requises pour améliorer l’état de conservation et de diffusion du patrimoine archivistique de leurs pays respectifs.
Ainsi, pendant les six semaines de cours, les stagiaires seront formés sur les concepts, les principes, les méthodes et les techniques relatifs au bon traitement et à la bonne gestion des archives. « Les principes de traitement et de gestion des archives sont universels. On ne classe pas les archives n’importe comment. Le classement répond à des principes qu’il faut respecter notamment le principe de respect des fonds qui nécessite qu’il soit tenu compte de l’institution productrice de chaque document pour les ordonner et y permettre un accès facile », insiste Alphonse Labitan, ancien directeur des Archives nationales et membre du trio formateur engagé pour la tâche. Il exhorte les participants à tirer le maximum de cette formation et à mettre en application les enseignements reçus une fois de retour chez eux. Une exhortation que fait sienne chacun des participants qui a exprimé ses attentes à l’ouverture des travaux. Ils se disent tous fiers de prendre part à cette formation pouvant leur permettre de disposer désormais des arguments actualisés pour convaincre davantage leurs responsables hiérarchiques de ce que le développement des archives doit être inscrit également au rang des priorités dans l’administration publique. Johnny Foélo Kunsévi, archiviste au Conseil des archivistes en République démocratique du Congo, se réjouit de l’organisation de cet atelier. Il promet de mutualiser avec ses autres collègues au pays les enseignements qu’il recevra au cours de cette formation organisée par le Musée royal d’Afrique centrale en collaboration avec les Archives générales du royaume (Agr) et l’Ecole du patrimoine africain (Epa)?

Société 16 août 2017


Homicide volontaire (20e dossier): La cour inflige 15 ans de travaux forcés à Djodi Ada Gnongou

Accusé d’avoir commis un homicide volontaire, Djodi Ada Gnongou était devant la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, lundi 14 août dernier. Mis sous mandat de dépôt le 14 février 2012, il a été condamné à quinze ans de travaux forcés et devra passer encore neuf ans et demi en tôle.

Le vingtième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, lundi 14 août dernier, a porté sur une affaire d’homicide volontaire, infraction prévue et punie par les articles 295, 299 et 302 du Code pénal. Djodi Ada Gnongou était à la barre pour y répondre. La cour présidée par Célestin Jean-Mathieu Zanouvi l’a maintenu dans les liens de l’accusation et lui a infligé quinze ans de travaux forcés. Il limera ses dents contre les barreaux de sa prison, jusqu’en février 2027.
Devant la cour, lundi 14 août dernier, Djodi Ada Gnongou né vers 1985 à Sikki a avoué avoir poignardé sa victime. Il prétexte l’avoir fait pour se défendre.
Pour l’avocat général, Lucien Aballo, les éléments constitutifs de l’homicide volontaire sont réunis. Il est constant que l’accusé Djodi Ada Gnongou a poignardé sa victime qui a rendu l’âme, des suites de sa blessure. Aussi a-t-il requis une peine de trente ans de travaux forcés contre Djodi Ada Gnongou. Me Charlos Agossou, assurant la défense de l’accusé, a plaidé pour la réduction de cette peine.
Célestin Jean-Mathieu a présidé la cour. Il avait comme assesseurs Jean-Pierre Yérima Bandé et Epiphane Yéyé. Lucien Aballo et Me Jacques Marie Agoï étaient respectivement l’avocat général et le greffier. Les jurés désignés avaient pour noms Orou N’Gobi Orou Allagbé, Alexandre Goudomon, Jocelyne Paulette Ahoton et El Hadj Abdourazizou Adamou?

Pour les faits

C’est dans une ferme de la commune de Sinendé que le drame est survenu. La nuit du jeudi 2 février 2012, Yacoubou Samougou alias Dapango dormait dans sa cabane, lorsqu’il constata qu’une lumière a été lancée en sa direction. Pris de panique, il se cacha derrière un arbre et aperçu un homme s’introduire dans sa basse-cour pour saisir un de ses coqs. Il sortit de sa cachette pour lui asséner un coup de bâton. Ce qui obligea l’intrus à lâcher aussitôt le coq, puis à prendre aussitôt la clé des champs, abandonnant son vélo sur les lieux. Yacoubou Samougou parvint à identifier l’intéressé Djodi Ada Gnongou, réputé pour ses vols dans la localité. De retour quelques instants sur les lieux, celui-ci réussira à le poignarder au ventre, avant de disparaître, le laissant agonisant. Surmontant sa douleur, Yacoubou Samougou parviendra à alerter ses voisins au nombre desquels Sabi Marigui Orou Toko. Conduit dans un centre de santé, il n’a pas survécu à sa blessure?

Société 16 août 2017


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