La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

CEP 2017: Les résultats proclamés ce vendredi

Les 241 798 candidats au Certificat d’études primaires (Cep), session de juillet 2017, prendront connaissance de leur résultat ce vendredi. Les résultats seront d’abord dévoilés aux directeurs départementaux en charge des Enseignements maternel et primaire. Ces derniers sont d’ailleurs conviés pour ce vendredi 21 juillet, à cet effet, à Porto-Novo au siège du ministère chargé du secteur.

Les apprenants et leurs parents seront, par la suite, informés par ces autorités aidées des responsables des établissements scolaires dans les différentes localités du pays. Les élèves qui n’auront pas tiré leur épingle du jeu vont devoir s’apprêter pour l’année prochaine. Mais ils ne seront pas les seuls à se faire du souci. Les directeurs d’école doivent être aussi préoccupés par leur propre sort à l’issue de ces résultats d’autant plus que le ministre Salimane Karimou avait réitéré son intention de faire appliquer, à nouveau, la sanction contre les faibles taux de réussite. En 2016, les directeurs d’école n’ayant obtenu le moindre admis au Cep soit 0% de succès, avaient été déchargés de leur fonction. 

Education 20 juil. 2017


Examen de fin d’apprentissage à Zogbodomey: Le maire David Zinsou Towêdjè lance les épreuves
Education 20 juil. 2017


Malversations financières à la recette perception d’Attakè/Porto-Novo : L’ex-receveur Hounguèvou gardé à vue, des cadres de la mairie écoutés

L’ex-receveur percepteur d’Attakè à Porto-Novo, André Hounguèvou, est éclaboussé par une affaire de mauvaise gestion des deniers publics. Il y a deux semaines, il a été suspendu de son poste. Ce cadre du ministère de l’Economie et des Finances est gardé à vue depuis quatre jours par la Brigade économique et financière (Bef) à Cotonou.

Le dossier a pris une autre tournure, ce mercredi 19 juillet, avec l’interpellation de plusieurs autorités et cadres de la mairie de Porto-Novo dont le maire Emmanuel Zossou et les différents directeurs des affaires administratives et financières (Daaf) de 2016 à ce jour. Tous ont été écoutés par la Bef. Mais ils sont tous retournés chez eux, à l’exception de l’ex-receveur percepteur toujours gardé à vue.
En fait, cette cascade d’interpellations fait suite à un audit financier de la Recette-perception d’Attakè qui assure les finances de la mairie de Porto-Novo. L’audit commandité par le Gouvernement prend en compte les trois communes à statut particulier à savoir Porto-Novo, Cotonou et Parakou. Il a été sanctionné par un rapport provisoire qui aurait révélé des malversations financières estimées à plusieurs dizaines de millions de francs Cfa représentant essentiellement des décaissements de fonds non justifiés. Affaire à suivre.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Société 20 juil. 2017


Gestion du Fonds d’aide à la culture: La commission d’enquête a écouté les acteurs culturels

Plusieurs artistes béninois étaient à l’Assemblée nationale ce mercredi 19 juillet. Ils y étaient à l’invitation des membres de la commission d’enquête parlementaire mise sur pied le 3 juillet dernier par le Parlement, pour faire la lumière sur la gestion du Fonds d’aide à la culture pour la période de 2008 à 2016.

Les artistes ont été écoutés par rapport aux griefs de mauvaise gestion et de graves dysfonctionnements qui seraient faits dans cette structure du ministère chargé de la Culture. En tant que premiers bénéficiaires desdits fonds, ils devraient également dire aux députés enquêteurs le processus de décaissement des fonds, les conditions pour bénéficier des subventions et aussi leurs attentes par rapport à cette structure chargée de promouvoir le monde culturel.
Selon des informations glanées à l’issue de la séance tenue à huis clos, il ressort que les artistes ont tous salué l’importance du Fonds d’aide à la culture. Lequel aurait été d’une grande utilité pour leur secteur. Toutefois, ils ont reconnu qu’il y a effectivement beaucoup à dire sur la gouvernance de la structure. Elle doit être revue pour permettre au Fonds d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés, recommandent Pascal Wanou, ancien directeur du Festival international du théâtre du Bénin et l’un des participants à la rencontre. Pour lui, cette aide annuelle du Gouvernement aux acteurs culturels, toutes catégories confondues, est internationalement reconnue. Il sera appuyé par le secrétaire général de l’Association nationale des managers culturels et actifs du Bénin. En effet, pour Auguste Amoussou, le Bénin demeure un pays culturellement riche. « Le monde va trembler le jour où le Bénin va se réveiller avec sa culture », vante-t-il. Ce qui, selon lui, passe par le maintien du Fonds d’aide à la culture avec une gouvernance administrative et financière rigoureuse. Les acteurs culturels disent avoir exposé toute cette situation aux députés membres de la commission d’enquête parlementaire. Au nombre de la quarantaine d’artistes présents, il y avait Michel Loucou dit Alèkpéhanhou, Naicet Houessou alias Anice Pépé, Gbessi Zolawadji, Symphorien Zanclan alias PD Symph, Koffi Gahou, Koffi Adophe Alladé.
A la suite des acteurs culturels, la commission d’enquête parlementaire a poursuivi hier ses travaux pour écouter les administrateurs du Fonds qui ordonnent le décaissement des subventions accordées à tel ou tel bénéficiaire. Les différents directeurs généraux du Fonds d’aide à la culture et les ministres chargé de la Culture depuis 2008 à 2016 seront aussi auditionnés. Les membres de la commission d’enquête parlementaire ont soixante jours depuis le 3 juillet dernier pour déposer leur rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale, lequel rapport sera ensuite examiné par la plénière pour recommandations au Gouvernement n

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 20 juil. 2017


Crise à la Renaissance du Bénin: Encore un renvoi à huitaine du dossier

Saisi dans le cadre d’une procédure enclenchée par Léhady Vinagnon M. Soglo, cette fois-ci au fond à bref délai et à jour fixe, le juge a renvoyé le dossier relatif à la crise à la Renaissance du Bénin à huitaine, en attendant la preuve que le bâtonnier autorise la poursuite d’Abraham Zinzindohoué, avocat au Barreau.

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a connu une affluence inhabituelle ce mercredi 19 juillet. Mais l’assignation au fond à bref délai et à jour fixe diligentée par le maire de Cotonou, Léhady Vinagnon M. Soglo par les soins de ses avocats au sujet de la crise au sein du parti de la Renaissance du Bénin, n’a pu être. Le juge a renvoyé le dossier au mercredi 26 juillet prochain à 15 h, afin que les demandeurs apportent la preuve que le bâtonnier saisi pour opiner sur l’opportunité de la poursuite du président du nouveau bureau du parti, Me Abraham Zinzindohoué, avocat au Barreau, a donné son avis favorable écrit. C’est par le défaut de cette preuve que le juge a renvoyé l’affaire.
Selon Me Alfred Bocovo, l’un des avocats des demandeurs, le camp Soglo demande au juge d’annuler, non seulement le conclave de l’hôtel Sun City à Abomey, mais aussi le congrès qui a élu le nouveau bureau de la Renaissance du Bénin que préside Me Abraham Zinzindohoué. Il dit avoir expliqué au juge qu’il a formulé la demande d’autorisation auprès du bâtonnier d’intenter une pareille action contre le nouveau président de la Renaissance du Bénin qui est un avocat.
Me Philibert Béhanzin, avocat des réformistes, déplore que les demandeurs n’aient pas produit la preuve écrite de la réponse du bâtonnier. Pour lui, c’est la troisième procédure qu’initient les avocats du camp Léhady Vinagnon M. Soglo qui était hier au tribunal accompagné par quelques militants. En réalité, relève-t-il, il s’agit d’une procédure qui reprend en grande partie les deux premières demandes formulées et qui n’ont pas connu leur épilogue. Me Philibert Béhanzin soutient avoir sollicité un renvoi rejeté par le juge qui a demandé à chacune des parties de faire leurs observations.
C’est alors que les avocats des réformistes ont posé des préalables, lesquels sont liés à la loi et aux usages relatifs au Barreau. Des dispositions qui requièrent que lorsqu’un avocat est cité dans une cause, à défaut de la conciliation du bâtonnier, une autorisation écrite de ce dernier est nécessaire avant que ses collègues n’aient le droit de procéder ainsi.
Richard Soglo, membre du bureau politique national déchu, regrette que les avocats de son camp n’aient pas pu produire la preuve de leur démarche qui se résume à une question de formalisme. « Nos avocats n’ont pas eu la pièce demandée ; ce n’est que le premier renvoi », se console-t-il.
Ce sont des usages auxquels les gens tiennent, insiste Me Brice Houssou, conseil du camp des réformistes, qui explique qu’en l’espèce, même s’il est prouvé que Me Abraham Zinzindohoué a été omis du tableau de l’Ordre en raison de ses fonctions républicaines antérieures, la loi et les usages demeurent toujours ce qu’ils sont.
Pour mémoire, le congrès de Sun City a destitué Léhady Vinagnon M. Soglo de ses fonctions de président de Renaissance du Bénin. Il lui est reproché de ne pas suffisamment tenir compte des directives du parti et de se livrer à une gestion solitaire. Dans la foulée, les réformistes ont tenu un autre congrès au cours duquel ils ont validé sa destitution et entériné son exclusion du parti dont la direction est actuellement confiée à Me Abraham Zinzindohoué.
Léhady Vinagnon M. Soglo soutient qu’il demeure membre et président légitime de la Renaissance du Bénin. C’est à ce titre qu’il a exclu à son tour les réformistes. Une situation qu’il appartient à la justice de clarifier.

Actualités 20 juil. 2017


Politique africaine: Le Rwanda, un modèle politique qui fait école

Tito Rutaremara, sénateur rwandais et co-fondateur du Front patriotique rwandais, parti au pouvoir, a échangé ce mardi 18 juillet avec une poignée de journalistes francophones en séjour à Kigali. Les échanges ont été vifs, nourris, mais surtout très instructifs sur le modèle politique rwandais, le style de gouvernance, en bref la démocratie à la rwandaise.

Souriant, barbe sel bien taillé, le poids de l’âge et sans doute celui de l’expérience aussi se lisaient sur le visage de l’homme qui nous a reçus à son cabinet, ce mardi 18 juillet. Tito Rutaremara, sénateur rwandais, un des vétérans de la politique dans son pays avait tout de même des raisons d’être content. A nouveau, il parle de son pays à des reporters. « L’exercice le passionne » avions-nous appris avant la séance. Et à l’épreuve, le sénateur Tito comme l’appellent de nombreux jeunes militants au sein du Front patriotique rwandais (Fpr), formation politique du président Paul Kagamé (au pouvoir) ne fera que le confirmer.
Très diplomatique dans ses réponses sur certaines questions comme celles en lien avec l’Uganda, il s'st montré tout de même assez ouvert, explicite et surtout très détaillé sur certaines préoccupations de son histoire. Au cours des échanges qui ont duré plusieurs heures, les hôtes de Tito Rutaremara ont appris à connaître davantage l’histoire du Rwanda, ses élites politiques, ses déboires, son génocide, ses plaies, ses douleurs, mais aussi et surtout ses efforts de réconciliation, son engagement pour la paix et le développement.
« Le Rwanda est un petit pays. On peut le parcourir en une journée », introduit Tito Rutaremara : 26 336 Km² pour 11 millions d’habitants. Soit une forte densité de 415 personnes par kilomètre. Il évoque les coulisses des conciliabules politiques des années 80. Entre souvenirs et nostalgie, le sénateur parcourt les détails du long activisme politique de ses pairs et lui. Il évoque notamment la création des courants, l’organisation des jeunes, des femmes et surtout des écoles politiques qui ont servi à actionner le militantisme et le modèle politique de leur rêve.
Mais c’est surtout sur le génocide et l’histoire d’après que Tito Rutaremara  va se révéler un fin connaisseur de l’histoire politique de son pays. Pour mieux se faire comprendre, il parcourt d’un doigt la carte du pays, survole les régions et explique le déroulement du conflit. Puis, il enchaîne sur le pays d’après-guerre, la reconstruction. Il était d’ailleurs très attendu sur ce pan de l’exposé. Le plus dur a été « d’éduquer les populations à s’accepter et à travailler pour reconstruire un pays complètement détruit », révèle-t-il. « La première chose que nous avons faite était de donner la sécurité au reste de la population » avant d’aller chercher les autres, indique-t-il ensuite.

S’inspirer du modèle politique rwandais

A en croire le sénateur Tito Rutaremara, le modèle politique, sinon la démocratie de son pays, est inspiré du modèle suisse. « Nous avons préféré le modèle suisse qui nous convenait le mieux. Nous avons voulu construire une démocratie consensuelle », apprécie-t-il. Et ce modèle, selon ses explications, s’illustre par le fait que celui qui gagne ne doit pas tout prendre. Au niveau du Gouvernement rwandais, 50% des portefeuilles doivent être donc détenus par le parti au pouvoir et les 50% restants aux autres formations politiques. Le même modèle démocratique stipule que le président du Parlement et le chef de l’Etat ne peuvent être de la même mouvance politique, soutient Tito Rutaremara. « On doit écouter les autres. Nous optons pour le système de la proportionnelle qui donne des chances à tout le monde », avance-t-il. Au niveau du sénat, une faible part est concédée au parti au pouvoir.
L’illustration de la singularité de la démocratie rwandaise, bâtie sur un modèle qui favorise la réconciliation, selon lui, c’est la création et l’institutionnalisation du « Forum consultatif des partis politiques ». Chaque parti, quel que soit son bord y est représenté par deux hommes et deux femmes en son sein et dispose d’un droit de véto. « Le Parlement représente le peuple, mais pas toutes les idées du peuple. Ceux qui n’ont pas été élus mais qui ont de bonnes idées doivent être pris en compte. Beaucoup d’idées partent de là en direction des dirigeants », lance le sénateur. Il décrit alors ce forum, innovation rwandaise, comme « une plateforme pour entretenir le dialogue national ». Aussi, dira-t-il que c’est « l’intolérance qui a créé le génocide » et soutient qu’il « faut apprendre à la population à s’accepter ». Il faut, note également ce sénateur rwandais, « tolérer les idées des autres, même s’ils disent des bêtises ». Cette séance lui a également donné l’occasion de se prononcer sur sa formation politique, le Front patriotique rwandais (au pouvoir). Un parti « organisé, structuré », mais aussi « majoritaire parce qu’il a un système de mobilisation fiable », selon lui.

Par Josué F. MEHOUENOU (Envoyé spécial à Kigali)

International 19 juil. 2017


Création d’une Force unique de sécurité intérieure: La Police républicaine en vigueur dès le 1er janvier 2018

Le Bénin disposera, d’ici le 1er janvier 2018, d’une Force unique de sécurité intérieure dénommée « Police républicaine » qui sera une force paramilitaire. Cette force qui sera une fusion de la Gendarmerie nationale et de la Police a été proposée par la Commission chargée de réfléchir sur sa création, et dont le rapport a été transmis au chef de l’Etat, ce mardi 18 juillet au Palais de la Présidence.

Le système bipolaire de la sécurité intérieure dont dispose le Bénin depuis longtemps, arrimé jusque-là à deux ministères et poursuivant les mêmes objectifs, prendra fin à d’ici le 1er janvier 2018 prochain. Il sera créé à cet effet une force unique de sécurité intérieure dénommée « Police républicaine ». Cette force sera la fusion de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. C’est la conclusion du Rapport de la Commission présidée par le général Félix Tissou Hessou, chargée de réfléchir sur la question. Un rapport qui a été transmis au président de la République Patrice Talon, ce mardi 18 juillet au Palais de la Présidence à Cotonou, en présence des membres du Gouvernement, du Haut commandement militaire et des éléments des deux forces appelées à fusionner.
Selon le président de la commission, Felix Tissou Hessou, nonobstant les mêmes objectifs qu’elles poursuivent, la Gendarmerie nationale et la Police nationale qui ont pratiquement les mêmes missions se livrent malheureusement à une compétition indigne et nuisible à tous égards sur le terrain de la compétence en lieu et place de la complémentarité qui devrait régner. Cette concurrence aveugle, mais bien féconde en préjudices, selon lui, a pour corollaires la perversion des comportements et attitudes qui finissent par hypothéquer la même chance d’une synergie d’action.

Une révolution

Face à cette situation, le chef de l’Etat, selon le général Félix Tissou Hessou, a vu juste en pensant cette réforme dans le secteur de la sécurité dans un contexte où le monde est menacé par des actes de terrorisme et des attaques de tout genre. Et, cette réforme, dit-il, s’apparente à une révolution dont la mise en œuvre va bouleverser des comportements.
Pour le président de la commission, la Police républicaine dont le Bénin sera doté bientôt, est une force qui rompt avec le carcan du conservatisme inopérant, pour collaborer avec la communauté pour laquelle elle est créée. Elle doit entretenir une constance osmose avec les populations pour acquérir les qualités d’une police du peuple par le peuple et pour le peuple.
La mise en œuvre de cette force, à en croire le général, se reposera sur trois piliers fondamentaux : d’abord, une loi de programmation et d’orientation ; ensuite la maîtrise de la capacité psychologique de la force pour agir favorablement sur le mental des ressources humaines et enfin la promotion d’un solide esprit républicain.
En faisant une présentation synoptique du rapport, le premier rapporteur de la commission, le colonel Soumaïla Yaya, dira que la sécurité est un enjeu de tout le temps, un enjeu fondamental. Pour lui, la Force unique de sécurité intérieure qui sera créée est une force qui participera au maintien de l’ordre public.  Elle est capable de faire face à l’évolution de toutes les phases d’une crise sans l’intervention des Forces armées et sans une nouvelle organisation, et sans faire appel à d’autres forces. L’autre particularité de la nouvelle force est qu’elle est capable d’intervenir sans recours aux Forces armées béninoises. Elle détiendra les capacités de la manœuvre militaire et celle de la police. Pour le colonel Soumaïla Yaya, il s’agit d’une force qui sera déployée dans les théâtres de sécurité à l’extérieur comme ceux de la défense à l’intérieur.
La Commission a retenu pour la Force unique de sécurité intérieure, le statut de paramilitaire. La nouvelle force maintient les attributions de la Police aux armées, exercées précédemment par la Gendarmerie nationale et continue de défendre l’intégrité du territoire national.
Concernant la garde des prisons, la commission suggère au Gouvernement d’accélérer les travaux en cours dans le cadre de la création d’une unité dans ce sens. Mais en attendant, elle demande à ce que la Police républicaine assure cette mission d’une manière transitoire.
La commission de Félix Tissou Hessou propose aussi le maintien de certains gendarmes qui l’acceptent dans les Forces armées béninoises au cas où ces derniers n’accepteraient pas d'aller dans la nouvelle force. Elle a décidé qu’on mette au commandement de cette nouvelle force et des unités subordonnées, des cadres supérieurs issus de la Force unique de sécurité intérieure. Elle a défini aussi les infrastructures à mettre à la disposition de la Force avant d’inviter le Gouvernement à dissoudre, la Gendarmerie nationale et la Police nationale en remettant à la nouvelle force, le patrimoine des deux structures.

Une véritable mutation

En recevant le rapport, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a félicité les membres de la commission qu’il a installés le 4 janvier dernier, avant de déclarer que l’ère du policier ou du gendarme posté au bord de la voie est révolue. L’efficacité des forces de sécurité au monde, selon lui, repose désormais sur leur capacité à anticiper sur des risques à travers la collecte des informations.
Pour le président de la République, l’insuffisance des ressources financières du pays amène à utiliser, d’une manière rationnelle, les forces de sécurité. C’est pourquoi, la création de cette nouvelle force selon lui est une véritable mutation que le Bénin est entrain d’opérer. Car, il s’agit d’une synergie des actions entre les uns et les autres. C’est cela le défi important à relever, indique-t-il. Dans cette perspective, le président Patrice Talon compte sur les institutions de la République dont l’accompagnement est indispensable pour la réussite de cette initiative.
Pour ce qui concerne son Gouvernement, le chef de l’Etat estime qu’il ne ménagera aucun effort pour l’atteinte des objectifs qui sont visés en créant cette force.

Actualités 19 juil. 2017


Malgré les difficultés de fonctionnement: Le Chu-Mel reste autonome dans la production d’oxygène

Le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) assure, depuis peu, son autonomie en matière d’oxygène. Il dispose d’une centrale qui produit plusieurs bouteilles de 7,5 m3 par jour. Un exploit qui met le centre à l’abri des besoins de ce gaz vital.

Une dizaine de bouteilles de 7,5 m3 produites par jour, c’est la capacité de la centrale de production d’oxygène installée dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). Cette petite usine permet depuis quelques mois au Chu-Mel d’être moins dépendant du gaz. « La capacité actuelle de production de la centrale permet d’assurer tous nos besoins en matière d’oxygène », a déclaré Thomas d’Aquin Zangounon, directeur général du Chu-Mel. Selon lui, pour que la production soit encore plus avantageuse, il faudrait que le gaz passe facilement par un réseau de distribution adapté. Ce qui, à l’en croire, permet de limiter les risques et d’éviter les fuites.
Selon Magloire Chabi, chef service maintenance du Chu-Mel, la centrale produit dix bouteilles quotidiennement si d’autres aléas ne viennent perturber son fonctionnement. Les aléas auxquels il fait allusion sont, entre autres, les coupures intempestives et l’humidité parfois plus poussée de l’air ambiant. Dans le dernier cas, l’air resté plus humide ralentit le fonctionnement de la centrale. L’exploitation de cette centrale a commencé depuis janvier 2017. Selon Magloire Chabi, cette exploitation est venue résoudre de nombreux problèmes liés au manque du gaz précieux.
Mais le Chu-Mel n’est pas encore totalement à l’abri du besoin en matière d’oxygène. Il y a des périodes de crue où le besoin devient plus fort, selon le chef service maintenance du Chu-Mel, et où le stock ne suffit plus. Il y a aussi d’autres situations qui font que la centrale cesse de fonctionner. « Nous arrêtons le fonctionnement de la centrale pour procéder à la maintenance des installations. Ces situations nous obligent à nous approvisionner chez d’autres fournisseurs, mais c’est souvent sur une courte durée », confie-t-il. Pour lui, il est conseillé de faire assez de stock dans ces situations, parce que l’oxygène est vital pour certains soins. Il confirme que cette politique de stockage en abondance est bien assurée par les autorités du Chu-Mel. Il souhaite que, dans les prochains mois, le Centre hospitalier universitaire de la mère et de l’enfant Lagune achève le processus de son autonomisation en matière d’oxygène, d’électricité et d’eau.

Santé 19 juil. 2017


LOKOSSA : Deux fillettes retrouvées mortes dans une carrière de latérite

Deux corps sans vie ont été retrouvés ce dimanche à Lokossa, semant l’émoi dans le rang des populations. Il s’agit des dépouilles de fillettes respectivement âgées d’environ 8 et 14 ans. Les deux corps ont été pêchés, selon des témoins, dans une carrière de latérite remplie d’eaux pluviales à Kladjèmin, un village de la cité des Kotafon.

A en croire les mêmes sources, les fillettes faisaient partie d’un groupe de six personnes qui, revenant des travaux champêtres, ont décidé sur leur parcours de se rincer les pieds dans les eaux pluviales ignorant qu’il s’agissait d’une carrière bien profonde. C’est alors que les fillettes qui s’y sont précipitées en premier lieu, se sont retrouvées immergées. Le reste du groupe impuissant face à la scène a dû donner l’alerte et les sapeurs-pompiers ont accouru sur les lieux. Mais leur présence ne servira qu’à extirper les corps des deux victimes. Parmi elles, il y a une fidèle musulmane dont la dépouille est déjà inhumée. Mécontents de la tragédie, des citoyens de la ville avaient projeté pour ce matin un mouvement d’humeur contre l’exploitant de la carrière. Mais ce projet a été avorté. « Nos aînés ont pris le contrôle de la situation et ont pesé sur notre décision », a indiqué l’un des initiateurs du mouvement. Le député Dakpè Sossou vient d’ailleurs de faire le tour des domiciles des familles éplorées en vue de les soutenir.

Société 18 juil. 2017


Lavage des mains: Un geste indispensable pour la santé

Le lavage des mains est l’une des solutions pour se mettre à l’abri de certaines infections causant des maladies, et qui peut sauver ainsi des vies. Malgré les nombreux efforts consentis par les acteurs de la santé, cette pratique met du temps à être un réflexe obligatoire. Alors que notre mode de vie fait que nos mains sont en contact permanent avec de nombreux germes.

Les mains sont les premiers vecteurs de contamination qui entraînent de nombreuses maladies. Par ces temps pluvieux, la situation est plus préoccupante avec les eaux souillées de toute part avec comme corollaires le choléra, la diarrhée et bien d’autres maladies. Le lavage des mains est l’une des pratiques hygiéniques qui peut réduire considérablement les différentes maladies qui affectent les populations. C’est pourquoi certaines institutions internationales, autorités à divers niveaux et les Organisations non gouvernementales font chaque année d’énormes efforts pour sensibiliser les populations sur le lavage des mains.
Pour ce faire, des dispositifs de lavage des mains sont installés dans de nombreuses écoles. Ce qui devrait permettre aux élèves d’avoir toujours les mains propres avant de manger. Des agents sont mandatés pour veiller à l’hygiène alimentaire. Ils procèdent à un contrôle systématique des mets préparés et vendus dans les écoles.
Ensuite, pour aider les pays à améliorer davantage l’hygiène des mains et la qualité des soins dans les établissements de santé, des guides de formation, du matériel de sensibilisation et des normes de lutte contre l’infection à l’intention des établissements de santé sont mis à la disposition des agents de santé. Pour la même cause, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en collaboration avec l’Unicef a lancé aussi un nouveau réseau pour l’amélioration de la qualité des soins aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants. Ce réseau vise à diminuer de moitié le nombre des décès évitables de mères et de nouveau-nés dans les établissements de santé d’ici 2030.
Mais malheureusement, ces mesures de prévention des maladies peinent à devenir une habitude pour les enfants et les adultes qui y accordent très peu d’attention. Ainsi, dans les écoles primaires et même dans les collèges, il est fréquent de voir des élèves manger sans se laver les mains au savon comme recommandé par l’Oms. Ils sont donc nombreux à ne pas accorder une importance à la propreté des mains avant de manger ou boire.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, dans le monde, 30 000 femmes et 400 000 enfants meurent chaque année d’infections, souvent à cause du manque d’eau, d’assainissement et d’une hygiène des mains insuffisante. Au Bénin, l’abondance des eaux est aussi source de contamination.

Barrière de protection contre les bactéries

Le ministre de la Santé, Alassane Séïdou, affirme que les mains constituent l’une des principales voies de contamination de l’infection à virus Ebola, le Lassa et bien d’autres infections. Le lavage des mains à l’eau et au savon ou avec de l’eau chlorée constitue donc l’un des moyens les plus efficaces de prévention. A cet effet, l’installation des dispositifs de lavage des mains dans des formations sanitaires, dans des écoles, dans des bureaux et autres lieux publics doit être renforcée. Car, enseigne-il, la main reste la première barrière de protection des populations contre les bactéries. Pour lui, la prévention des infections doit être au cœur du renforcement des systèmes de santé. Pour les agents de santé, l’hygiène des mains est essentielle pour toutes les interventions. Qu’il s’agisse de placer un dispositif invasif, de prendre en charge une plaie chirurgicale ou d’administrer une injection.
Le lavage des mains est un excellent moyen d’éviter de se contaminer et de contaminer les autres. C’est pourquoi l’Oms recommande de se laver régulièrement les mains, qu’elles soient visiblement sales ou non, avant et après avoir manipulé de la nourriture ; avant de manger ; avant de prendre des médicaments et avant de mettre ou d’enlever vos verres de contact. Cette observance est aussi valable après avoir toussé ou éternué, mouché, changé la couche d’un enfant, touché un animal domestique ou des jouets, fréquenté un lieu public. Il importe de se laver les mains après les toilettes et après avoir manipulé des ordures pour prévenir la propagation des infections.

Santé 18 juil. 2017


1893 - 2242