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Nouvelles

Remise des subventions de l’Etat au mouvement sportif:Plus d’un milliard de F Cfa accordés au titre de 2021
Oswald Homéky, ministre des Sports, a procédé, vendredi 5 mars dernier à Cotonou, à la remise des subventions de l’Etat au titre de l’année 2021 aux fédérations sportives, aux clubs de la Ligue pro du Bénin et de 3e division, au Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) et autres. Le montant total de cet appui destiné au développement des activités sportives s’élève pour la première fois à 1,153 milliard de F Cfa. Le gouvernement béninois a accordé, vendredi 5 mars dernier, à Cotonou, plus d’un milliard de francs Cfa de subventions aux fédérations sportives, aux clubs de la Ligue pro du Bénin et de 3e division, aux centres de formation sportive, au Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén) et au Conseil national des Supporters (Cns). Passé de 655 millions de francs Cfa en 2019 à 1,153 milliard F Cfa en 2021, cet appui destiné au financement des activités statutaires des fédérations, des clubs, du Cnos-Bén a connu une augmentation de près de 500 millions F Cfa. Etablie comme une tradition depuis 2016, la remise des subventions à bonne date et en public aux acteurs du mouvement sportif a été rendue possible grâce au gouvernement du président Patrice Talon, selon Bonaventure Codjia, directeur du Sport d'élite. Ce geste témoigne de la volonté du gouvernement d’imprimer une nouvelle dynamique au sport dans notre pays. C’est le lieu d’exhorter toutes les composantes du sport national réunies lors de cette cérémonie à une meilleure gestion des ressources à elles attribuées. Aussi, invite-t-il les fédérations, les clubs, les centres de formation et les supporters à travailler en synergie d’actions pour le rayonnement du sport au Bénin. Julien Minavoa, président du Cnos-Bén, se réjouit de cette volonté du gouvernement d’accompagner annuellement l’ensemble du mouvement sportif national. Pour lui, ce geste est important dans la vie des fédérations car ces subventions sont destinées aux activités statutaires au plan national et international. Il a salué le ministre pour son dynamisme car, dit-il, sous sa mandature, le mouvement sportif n'a jamais manqué d'assistance. « Nous vous témoignons notre reconnaissance car non seulement vous nous avez sortis du couloir de la mort mais vous avez honoré aussi votre engagement depuis 2016 », a-t-il déclaré. Un accompagnement de l’Etat Heureux de retrouver toute la famille sportive mobilisée autour de cette cérémonie de remise de subventions, Oswald Homéky a félicité les dirigeants de fédérations, de clubs, des centres de formation sportive et autres pour les efforts qu’ils accomplissent pour le développement du sport. Pour lui, les responsables de fédérations doivent profiter des réformes du gouvernement pour faire développer leurs disciplines sur toute l’étendue du territoire national. « Nous avons renforcé la dynamique d'harmonisation des textes afin que les championnats soient bien organisés dans notre pays », a-t-il déclaré. C’est pourquoi, il salue l’adhésion de la famille sportive à la dynamique en cours depuis 2016. « Je vous convie à poursuivre l'effort de vulgarisation des disciplines dans tous les départements du pays afin qu’elles enregistrent plus d'adhésion », a-t-il indiqué. Rappelant le principe des subventions qui constituent un accompagnement aux efforts des acteurs, le ministre des Sports a invité les responsables de centres de formation à changer de paradigme en tenant compte des recommandations à eux faites au terme de l’inspection desdits centres. Engagé à unifier toute la famille sportive, il a exhorté les acteurs à rester soudés pour de meilleurs résultats au profit de nos athlètes dans les différentes compétitions internationales. Montant des subventions Cnos-Bén: 100 millions F Cfa Cns : 10 millions Fcfa Handball: 50 millions F Cfa Ligue Pro : 10 millions F Cfa chacun Clubs 3e Division : 5 millions F Cfa chacun Basket-ball: 50 millions F Cfa Volley-ball: 21 millions F Cfa Athlétisme : 45 millions F Cfa Tennis : 42 millions F Cfa Pétanque : 40 millions F Cfa Taekwondo: 22 millions F Cfa Karaté : 22 millions F Cfa Wushu : 21 millions F Cfa Boxe : 15 millions F Cfa Natation : 16 millions F Cfa Gymnastique :10 millions F Cfa Rollers sports : 16,5 millions F Cfa Scrabble : 25 millions Fcfa Tennis de table : 10,5 millions F Cfa Rugby : 15 millions F Cfa Handisport : 15 millions F Cfa Cyclisme : 22 millions F Cfa Judo : 16 millions F Cfa Lutte : 10,5 millions F Cfa Maracana : 13 millions F Cfa Tir à l'arc : 7 millions F Cfa Badminton : 9, 5 millions F Cfa Escrime : 12 millions F Cfa Haltérophilie : 5,5 millions F Cfa Aviron : 7,5 millions F Cfa Tchoukball : 2,5 millions F Cfa Tonsinminball : 2,5 millions F Cfa Triathlon : 1 million F Cfa Baseball : 1 million F Cfa Bodybuilding : 1 million F Cfa Sport d’entretien : 1million F Cfa Total : 1 153 000 000 F Cfa Sports 08 mars 2021


8 mars 2021 / Journée internationale de la femme:« Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 »
Tribune du Président de la Banque Ouest Africaine de Développement La journée spéciale du 8 mars, commémorée dans le monde en faveur des droits des femmes, me donne l’occasion de rendre un hommage appuyé à toutes les braves femmes : les épouses, mères et filles du monde entier et, particulièrement, celles de notre sous-région. Les femmes font face à des pesanteurs socioculturelles et souvent d’exclusion sociale et économique; mais continuent à faire montre d’une résilience avec bravoure en s’engageant et prenant sur elles le pari de l’amélioration de leurs conditions de vie et celles de leurs foyers. Dans ce combat, la responsabilité des hommes est un levier structurel de changement. Les constats ci-dessous traduisent si bien la pertinence du thème de la présente commémoration : En Afrique subsaharienne, 59% des femmes de 25 à 34 ans figurent parmi les personnes extrêmement pauvres, d’après une étude mondiale réalisée par l’ONU sur le rôle des femmes dans le développement . Cette étude recommande de placer l’égalité des sexes, les soins et travaux domestiques non rémunérés au premier rang des priorités dans l’élaboration des stratégies d’élimination de la pauvreté et de développement durable. En Afrique de l’Ouest, les inégalités entre les sexes sont très profondes au détriment des femmes comme le mesure l’indice moyen des inégalités des Nations Unies [0,61 sur 1], ce qui reflète la persistance des discriminations. La pandémie de la COVID-19 a malheureusement creusé ce fossé et les droits des femmes, y compris ceux relatifs à l’intégrité physique, ont été bafoués. La COVID nous montre aussi qu’il est une nécessité absolue, pour faire société, de s’appuyer sur celles qui la font exister, que ce soit au sein de leurs foyers ou au sein des structures économiques. Tout ceci nous invite à la nécessité d’actions afin de promouvoir le leadership féminin ; et de soutenir, à travers nos financements, l’émergence des femmes entrepreneures comme acteurs clé de la croissance économique. Ainsi, la réponse de la Banque à la pandémie ne se limite pas à rectifier des inégalités de longue date ; il s’agit de contribuer à bâtir un monde résilient dans l’intérêt de tous, où aucune femme n’est laissée pour compte. C’est pourquoi, la Banque accentue dans les Etats membres ses interventions afin de garantir au profit des femmes la création d’opportunités économiques et d’emplois. Ce qui précède indique la cohérence et la pertinence du thème, combien évocateur, retenu cette année au niveau international. L’avenir sera meilleur lorsque les femmes seront pleinement parties prenantes des instances décisionnelles afin que leurs besoins pratiques et stratégiques soient efficacement pris en compte. La BOAD en tant qu’institution de développement durable a une responsabilité centrale dans la promotion et la réalisation de l’émancipation des femmes. C’est la raison pour laquelle, nous nous sommes engagés à travers notre Plan Stratégique Djoliba 2021-2025 à assurer un financement inclusif pour les femmes. En interne, la Banque a mis un accent particulier sur le renforcement des compétences et du leadership féminin et l’amélioration du taux de participation des femmes dans les instances de la Banque. Bien entendu, aucune différence n’est faite dans la rémunération : à poste égal, les femmes et les hommes perçoivent la même rémunération. En matière de gouvernance de l’Institution, en plus des directrices déjà en poste avant ma nomination, j’ai récemment recruté une directrice de cabinet et promu une femme au poste de Secrétaire Générale de la BOAD. Au-delà du prix que j’attache à la question du genre, les choix portés sur ces deux collaboratrices pour occuper des postes éminemment stratégiques, sont en phase avec les engagements que j’ai souscrits auprès des plus hautes Autorités de l’UEMOA lors de ma prise de fonction et se justifient amplement au vu de la compétence dont elles font preuve. Je souhaite saluer la nomination de Dr Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC ainsi que celle de toutes ces femmes qui par leurs mérites et leurs expertises occupent de hautes fonctions dans nos Etats, nos entreprises et nos institutions. Le leadership des femmes n’est pas un vœu pieux, c’est une nécessité de développement ; et j’ose espérer que ces nominations ouvrent et renforcent en Afrique l’émergence d’un leadership féminin, seule vraie voie pour un développement humain durable et équitable. Je voudrais transmettre mes vives félicitations aux Etats de l’Union qui adhèrent à ces efforts de promotion du leadership féminin. Un monde où la femme et l’homme contribueraient et bénéficieraient équitablement des fruits du développement de nos sociétés et de nos économies est en émergence. C’est une fierté et un devoir de pouvoir contribuer à son avènement en ma qualité de Président de la BOAD. Serge EKUE Président de la BOAD Société 08 mars 2021


Tentative de déstabilisation du Bénin: Modeste Kérékou accuse Réckya Madougou
Des messages qu’il aurait reçus mais qui ne lui seraient pas destinés en réalité en décembre 2018 ont été l’objet de la sortie médiatique de Modeste Kérékou, vendredi 5 mars dernier. Le ministre des Petites et moyennes entreprises révèle des échanges WhatsApp avec un profil affichant la photo de la candidate recalée à la présidentielle d’avril 2021 aujourd’hui répondant devant la justice de faits visant à saper le processus électoral en cours. Captures d’écran à l’appui, il exhibe une conversation des plus complotistes entre cette ancienne ministre de la Justice et son interlocuteur qui se retrouve malencontreusement être lui en personne. « Le 23 décembre 2018, aux environs de 2 h du matin, je reçois des messages Whatsapp d’un profil qui affiche le numéro togolais +228 93 39 33 39 avec la photo de dame Réckya Madougou. Surpris par la teneur des messages, j’ai tout de suite pris conscience de leur gravité et ai aussitôt fait une capture d’écran avant de répondre à l’expéditeur que je n’ai rien compris et de lui demander à qui j’avais à faire. C’est alors qu’avec empressement mon interlocuteur de l’autre côté a supprimé les messages. Je n’étais certainement pas la personne à qui elle adressait lesdits messages. Ensuite la photo de dame Madougou a été retirée du profil pour être remplacée par une photo montrant des panthères. Là également j’ai fait une capture d’écran. Ces messages et ces images, vous pouvez les voir s’afficher à l’écran ». Ainsi après l’interpellation de la candidate recalée à la présidentielle d’avril 2021 pour défaut de parrainage, Modeste Tihounté Kérékou s’est invité dans le débat qui, selon ses dires, agite l’actualité, pour partager avec l’opinion des informations dont il dit avoir connaissance et qui, au moment où il les recevait, l’ont laissé perplexe. Captures d’écran à l’appui, le ministre des Petites et moyennes Entreprises montre une conversation des plus complotistes contre le chef de l’Etat béninois qui énerverait certains de ses pairs de la sous-région prêts à créer le chaos au Bénin et le dégager du pouvoir par tous les moyens. Accusant Réckya Madougou d’être un des pions à la solde de tous les intérêts sauf ceux du Bénin et usant de pratiques peu orthodoxes pour parvenir à ses fins, il retrace l’historique des évènements ayant marqué le pays depuis la date du 23 décembre 2018 pour en conclure à des manœuvres qui ont fini par éprouver la paix dans son pays. Les élections législatives avec leur lot de boycott du scrutin par les partis de l’Opposition et les violences qui l’ont émaillé. Les échanges entre la candidate recalée à la prochaine présidentielle et son destinataire qui n’est réellement pas le vrai, évoquent des noms de chefs d’Etat de la sous-région que cette dernière trouve partants pour mener des offensives collectives contre Patrice Talon en disgrâce à leurs yeux. Ostracisé, le chef de l’Etat n’aurait qu’à voir toutes ces manœuvres créer le chaos dans son pays. Chaos S’il en avait informé le chef de l’Etat qui n’y a taillé aucune importance à l’époque, au regard des derniers développements de l’actualité, il n’entend point continuer à se murer dans le silence, se réclamant être un témoin vivant et détenant des preuves irréfutables que dame Madougou serait malintentionnée et conspirerait depuis bien longtemps contre son propre pays. Selon toute vraisemblance, la date du 23 décembre 2018 est voisine de celle de la tenue d’une rencontre de la Cedeao à Abuja et le président Patrice Talon n’y était pas, analyse le ministre qui n’admet pas que des compatriotes, se prévalant de relations particulières avec des milieux politiques étrangers ou quelque autre réseau, utilisent le processus démocratique béninois à des fins aussi sordides. Un sentiment qui vient attester, selon ses dires, de la pertinence des réformes politiques opérées, notamment celle de l’institution du parrainage qui permet aux élus d’apprécier, non seulement l’ancrage politique mais aussi la moralité des aspirants à la magistrature suprême au Bénin. Et de conclure que son téléphone reste disponible pour toute expertise qu’il plairait à la justice béninoise d’ordonner aux fins d’authentifier les messages. Actualités 08 mars 2021


Pan-African & Moroccan hand made expo:Affermir l’image de l’artisanat et du tourisme africains
Pan-African & Moroccan hand made expo est une exposition virtuelle qui vise la promotion des secteurs de l’artisanat, de la culture et du patrimoine touristique marocains et africains en général, malgré une conjoncture délicate dans le secteur en raison de la pandémie de la Covid-19. Cette activité se déroule du 1er mars au 30 avril. L’apparition brutale de la pandémie de Covid-19 dans le monde et particulièrement en Afrique, a plongé les secteurs de l’artisanat, de la culture et du tourisme dans une situation délicate. Il est alors impérieux de réadapter les moyens de communication et de promotion afin de permettre aux artisans d’accéder à une vitrine pour exposer leurs différents produits. C’est dans cette optique que s’inscrit Pan-African & Moroccan hand made expo. Il s’agit en effet d’une exposition 100 % virtuelle marquée par des conférences, des rencontres, ateliers et évènements à suivre sur la plateforme Business & Fairs. Cette activité vise, entre autres, à « promouvoir et présenter la beauté, la richesse, et la diversité des produits de l’artisanat marocain, promouvoir les régions touristiques du Maroc à travers l’artisanat et la gastronomie, attirer et intéresser les investisseurs étrangers par les différentes opportunités d’investissement dans l’artisanat et le tourisme ». Il s’agit également de « positionner Moroccan hand made expo édition virtuelle en tant que premier événement virtuel interactif dans le secteur de l’artisanat et du tourisme, renforcer l’image de l’artisanat et du patrimoine marocains sur le plan international ». Au moins 550 000 visiteurs sont attendus à cet événement. Parmi eux, l’on peut citer les architectes d’intérieur, les décorateurs, les professionnels de l’hôtellerie, du café et de la restauration, les responsables des achats, les architectes Btp, les designers, les sociétés d’agencement, les chaines et magasins d’ameublement, etc. Ces participants et visiteurs du Pan-African & Moroccan hand made expo, auront accès à une immersion totale, dans la beauté et le légendaire savoir-faire africain, informe les organisateurs. Ils précisent que le visiteur virtuel, après une simple inscription sur la plateforme Business & Fairs, pourra se balader dans trois grands chapiteaux, dont un dédié à l’artisanat, en plus de deux galeries dédiées à l’art et la culture. Société 05 mars 2021


Développement des filières agricoles:Le gouvernement dote les Atda pôles 5 et 7 de matériels
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), a procédé ce jeudi 4 mars à Calavi, à la remise de matériels agricoles et d’équipements bureautiques aux agriculteurs intervenant au niveau des agences territoriales de développement agricole (Atda) pôles 5 et 7. Ce don qui rentre en droite ligne du projet ‘’Appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo)’’ sonne la grande révolution agricole dans le rang des bénéficiaires. Les acteurs des filières maraîchage, riz et maïs des zones d’intervention des Agences territoriales de développement agricole (Atda) pôles 5 et 7 et les directions techniques qui les accompagnent sont bien lotis. Ils ont reçu ce jeudi des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), des matériels agricoles et bureautiques en vue de booster leurs rendements. Il s’agit des équipements d’appui à l’amélioration de la productivité (notamment le riz) et des équipements d’accompagnement pour le suivi-conseil aux producteurs. D’une valeur d’environ cent millions de F Cfa, les matériels sont constitués de barques motorisées, de bottes, de gilets de sauvetage, de motoculteurs. Ils permettront aux acteurs des pôles 5 et 7 de travailler autrement la terre. Le don de barques motorisées aux producteurs et aux acteurs des cités lacustres leur apporte un soulagement. « Puisque nous abordons bientôt la saison des pluies, il va falloir traverser les plans d’eau qui séparent les périmètres. Les barques motorisées vont faciliter la mobilité des producteurs », assure Gaston Dossouhoui. En plus des équipements agricoles, les bénéficiaires ont également reçu des matériels bureautiques constitués entre autres d’appareils de reliure, de copieur avec fonction scanner, mini copieur blanc-noir, mini copieur couleur laser, de calculatrices programmables, de vidéos projecteurs, d’appareils photo, de caméras numériques, de disques durs externes…. La remise de ce don vise le renforcement des capacités des structures sous tutelle du Maep ainsi que des organisations de producteurs et des producteurs, explique Sènou Kokoyè, coordonnateur du projet ‘’Appui aux infrastructures agricoles dans la Vallée de l’Ouémé (Paia-Vo). Révolution agricole Elle traduit la volonté du gouvernement d’accompagner les producteurs en vue d’améliorer leur productivité dans les différentes filières et de favoriser leur ascension. Le geste sonne l’heure de la révolution agricole. « Pour des filières telles que le riz et le maraîchage, la rentabilité est très rapide, lorsque nous cessons de produire à la main. En mettant aujourd’hui à disposition quelques motoculteurs, je suis amené à croire que nous passons de la daba à la mécanisation. Nous réduisons la pénibilité du travail des producteurs », se réjouit Gaston Dossouhoui. Il nourrit de grandes ambitions pour les producteurs et le pays : « Les filières ciblées aujourd’hui sont des spéculations à haute valeur ajoutée. Je souhaiterais qu’à la fin d’une ou deux saisons, nous soyons capables d’organiser une grande foire pour démontrer qu’en utilisant ces équipements, nous avons doublé la disponibilité agricole et que des producteurs puissent témoigner de l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie ». Le don de matériels marque un grand jour pour les bénéficiaires. Ils entendent quadrupler leur production. « Je suis très ravi des équipements qui nous sont, ce jour, offerts par le biais du projet Paia-Vo. Nous sommes conscients des défis qui nous attendent. Avant, nous emblavions onze hectares de riz. Aujourd’hui, nous pouvons emblaver 540 hectares », apprécie Dohoué Siaka, président de l’Union communale des riziculteurs de Zogbodomey. Le Paia-Vo arrive bientôt à terme. Le Bénin veut faire l’essentiel pour préserver ses acquis. « Un projet d’une durée de sept ans qui tire vers sa fin ne peut pas nous laisser sur notre soif. Notre stratégie est de tout faire pour mettre en place les équipements et les moyens que les usagers vont utiliser au terme du projet pour pérenniser nos résultats et nos innovations agricoles », espère Gaston Dossouhoui. La remise de ces équipements entre dans le cadre de la mise en œuvre du Paia-Vo. D’autres dons sont prévus avant la fin de l’année. Société 05 mars 2021


Phase retour de la Ligue Pro de Football du Bénin:Lnb, Requins et Panthères à l’heure de la confirmation
La phase retour de la Ligue Pro de Football du Bénin démarre ce week-end avec les matchs comptant pour les 8e et 10e journées dans les différentes zones. Le club de la Loterie nationale du Bénin, les Requins et les Panthères auront à confirmer leurs résultats de la phase aller respectivement contre l’As Tonnerre, Eternel et Réal Sports de Parakou ou à défaut subir leur revanche. La confrontation entre l’As Tonnerre de Bohicon et Esae Fc, club de la Loterie nationale du Bénin, à la faveur de la 8e journée de la Ligue Pro de Football du Bénin s’annonce comme un match de revanche dans la zone B. Avec pour objectif de finir leader de cette poule à la fin du tournoi, les parieurs aborderont leur première sortie de la phase retour avec sérénité. Ils devront sortir le grand jeu pour confirmer leur suprématie sur cette formation de l’As Tonnerre, 8 points -1 contrainte de laver l’affront subi lors de la première journée. D’ailleurs, Patrick Sèdjamé et ses coéquipiers se disent prêts à remporter cette partie comme à l’aller. Disposant de la meilleure attaque de la zone avec 8 buts marqués, ils restent sereins. « On est prêt pour la phase retour, nous savons qu'il n'y a pas de match facile », confie le capitaine de l’équipe de la Loterie nationale du Bénin. Pour ce premier match de la phase retour, les Verts, 2e de cette zone avec 13 points, disposent des atouts pour gagner cette partie comme à l’aller où ils ont remporté par le score de 2-0 grâce aux buts de Mohamed Adjo Junior et de Bienvenu Vigninou. A la même heure, Espoir Fc de Savalou va en découdre avec Dadjè. Dimanche 7 mars, au stade municipal de Lokossa, Hodio Fc, leader de la zone sud-ouest avec 17 points+7 va recevoir Energie de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee), 5e avec 7 points-3 pour tenter de se maintenir à la tête de son groupe pendant que Damissa Fc sera reçu par Dynamo d’Abomey. La compétition sera également à sa 8e journée dans la zone D dominée par les Dragons de l’Ouémé, 17 points+9, attendus par la Jeunesse sportive de Pobè qui essayera de se relancer. Meilleure attaque avec 13 buts marqués, Ayema Fc, 2e avec 15 points+7, accueille, dimanche, à Pobè l’Association sportive Ouémé Stars (Asos) tandis que Djeffa jouera contre l’Uss Kraké à Djeffa. Des revanches dans les zones A et C Dans la zone A, As Takannin, Dynamo de Parakou, Buffles du Borgou, Panthères, Béké Fc, Réal Sports, Dynamique Fc et US Cavaliers effectueront leur 10e sortie de la saison. Vaincu au match aller à Djougou par le score de 1-0, Réal Sports aura l’occasion de prendre sa revanche, ce samedi 6 mars, sur les Panthères au stade de Parakou. Devant son public, cette formation de la cité des Kobourou qui totalise 12 points aura à cœur de s’imposer pour monter dans le classement. A la même heure, Dynamo Fc de Parakou en déplacement à Djougou, va affronter Dynamique de cette localité. Leader avec 17 points+8, ils devront confirmer tout le bien qu’on pense d’eux pour ne pas se faire surprendre par cette formation qui les a contraints au nul (2-2) à l’aller. 8e avec 6 points, Dynamique de Djougou a besoin d’une victoire pour se relancer dans le tournoi tout comme les Cavaliers de Nikki qui vont recevoir dimanche à Tchaourou, les champions en titre, les Buffles du Borgou qui sont deuxièmes de ce groupe avec 16 points +4. Dans la zone Atlantique-Littoral, Adjidja Fc, Aspac, As Cotonou, As Police, Ja Cotonou, les Requins Fc et Soleil Fc reprendront également la compétition avec les matchs de la 10e journée. Eternel va tenter de prendre sa revanche sur les Requins de l’Atlantique qui l’a battu lors de la phase aller par le score de 2-0. L’ As Cotonou, meilleure attaque de la zone avec 16 buts marqués est attendu par Soleil Fc qui l’avait tenu en échec (2-2) lors de la phase aller. Programme des matchs du week-end Zone A 06/03/21 16 H Réal Sports # Panthères Fc à Parakou 06/03/21 16 H Dynamique Fc # Dynamo de Parakou à Djougou 07/03/21 16 H Cavaliers # Buffles Fc à Tchaourou 07/03/21 16 H Béké Fc # Takunnin Fc à Kandi Zone B 06/03/21 16 H Esae Fc # As Tonnerre à Lokossa 06/03/21 16 H Espoir Fc # Dadjè Fc à Bohicon 07/03/21 16 H Dynamo A # Damissa à Zakpota 07/03/21 16 H Hodio # Energie Fc à Lokossa Zone C 06/03/21 16 H Eternel Fc # Requins à Cotonou 2 06/03/21 16 H Adjidja Fc # Jac à Campus 07/03/21 16 H Aspac # As Police à Campus 07/03/21 16 H Soleil # As Cotonou à Cotonou 2 Zone D 06/03/21 16 H Jsp # Dragons Fc à Pobè 06/03/21 16 H A.O. # Asvo à Missérété 07/03/21 16 H Ayéma Fc # Asos à Pobè 07/03/21 16 H Djeffa Fc # Uss Kraké à Djeffa Sports 05 mars 2021


Projet Cea Impact Bénin :Le comité national de pilotage s’approprie ses défis
Les membres du comité national de pilotage du projet de Centre d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement ont tenu une session extraordinaire ce jeudi à Dangbo afin d’appréhender l’ampleur des défis qui les attendent. Echanger en vue d’une meilleure appropriation du projet de centre d’excellence d’Afrique (Cea) pour l’impact sur le développement. Tel est l’objectif principal de la session extraordinaire au titre de 2021 du comité national de pilotage de ce projet qui s’est tenue hier jeudi 4 mars, à l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques (Imsp) de Dangbo. Occasion pour les membres de ce comité installé en décembre 2020 de prendre connaissance des défis qui les attendent pour l’atteinte des objectifs de ce projet. Plus spécifiquement, il s’agira pour les trois centres d’excellence en Sciences mathématiques, informatiques et applications (Cea Smia), Eau et Assainissement (C2ea) puis collège d’ingénierie en Energie, en Infrastructures de transport et Environnement (Coe-eie) d’appréhender la mission et la coordination du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) par rapport au projet, de s’approprier les spécificités liées à chaque projet, de présenter le point de décaissement des centres par source de financement et les outils de gestion 2021 et de mettre en place des stratégies pour de bons résultats. Pour le directeur de cabinet du Mesrs, Rogatien Tossou, qui a lancé la session, cette rencontre traduit l’engagement de tous les acteurs à ne ménager aucun effort pour faire également de la seconde phase du Cea une réussite. Il se réjouit du choix de l’Imsp qui offre l’opportunité aux participants de toucher du doigt les réalisations et autres acquis de la première phase du projet, notamment le supercalculateur, la centrale solaire et la bibliothèque. Le professeur Joël Tossa, coordonnateur du projet Cea-Smia, estime, pour sa part, que cette session extraordinaire va permettre de trouver de solution à un véritable casse-tête, celui des modalités de mise en stage en entreprise des étudiants du projet qui sont surtout des mathématiciens. Aussi, se réjouit-il que cette rencontre favorisera les collaborations fécondes entre les différents ministères sectoriels membres de ce comité national, notamment les ministères en charge des Finances ; du Plan; de l’Enseignement secondaire; de l’Eau et du Cadre de vie. A cet effet, les participants ont suivi une série de communications devant leur permettre de mieux accomplir leurs missions, celles de superviser, de guider et d’apporter un soutien à la mise en œuvre du projet au niveau national. Société 05 mars 2021


Processus de déclaration et paiement des cotisations sociales:La Cnss et les collectivités locales définissent de nouvelles modalités
Les relations entre les collectivités locales et la Caisse nationale de sécurité sociale sont loin d’être au beau fixe. C’est dans le but de corriger cet état de choses que les deux parties se sont retrouvées, hier jeudi 4 mars à Cotonou, afin d’échanger sur les problèmes liés au processus de déclaration et paiement des cotisations sociales et surtout la question de la production des déclarations nominatives. « La déclaration et le payement des cotisations sociales à la Caisse nationale de sécurité sociale par les collectivités locales », c’est le thème de l’atelier de sensibilisation des agents des collectivités locales qui s’est ouvert à Cotonou, ce jeudi 4 mars. Organisé dans le but d’améliorer les objectifs entre la Caisse nationale de sécurité sociale et les collectivités locales, de définir les modalités d’apurement des comptes cotisants dans leurs livres et celles de payement des arriérés de cotisation, l’atelier se tient à la suite des suggestions du Médiateur de la République de commun accord avec la structure en charge de la gestion de la sécurité sociale. Appolinaire Cadete Tchintchin, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale, à l’ouverture des travaux, rappelle que les collectivités locales utilisent à côté des agents de l’Etat du personnel régi par les dispositions du code du travail. A ce titre, il pèse sur elles des obligations légales de déclaration de payement de cotisation de sécurité sociale mais aussi de production des listes nominatives au soutien des déclarations souscrites. Il souligne qu’il est à constater que les collectivités locales ne remplissent pas toujours leurs obligations. Les déclarations, selon ses dires, ne sont pas accompagnées des listes des déclarations nominatives telles que le législateur l’a institué et cet état de fait expose les travailleurs aux risques sociaux et les empêche de jouir pleinement de la protection sociale à eux offerte par le régime général de sécurité sociale. Le directeur général reconnaît quand même que son institution n’est pas exempte de reproches dans la situation décrite. Il avoue que c’est la raison pour laquelle la caisse a retenu dans son programme d’activités de l’année en cours d’échanger avec les représentants des collectivités locales afin de permettre à chacun de jouer efficacement sa partition dans le fonctionnement du système national de sécurité sociale. Il invite donc les participants à cet atelier à s’investir pleinement dans cette activité pour que les objectifs soient atteints. Jouer efficacement sa partition Rappelant que cet atelier a été suggéré par le Médiateur de la République à la Cnss suite aux audiences foraines au cours desquelles des plaintes ont été émises par les assujettis à la Caisse, Vincent Lézinmé, secrétaire général de cette institution, a noté qu’il y a beaucoup de difficultés de collaboration entre la Cnss et les collectivités locales. « C’est fort de cela que le Médiateur de la République a souhaité que les deux parties s’asseyent et discutent pour voir les modalités de déclaration des cotisations et les termes de leur collaboration. Car les agents des collectivités locales, pour la plupart, à la retraite ont des difficultés à cause du non-payement des cotisations sociales », précise-t-il. Il déclare que les collectivités estiment qu’elles sont sensiblement à jour dans les cotisations mais dans les livres de la Cnss, il y a des difficultés à le prouver. Il souhaite également que chacune des parties soit véritablement impliquée dans le déroulement de l’agenda. Adam Soualioun, chef service de la Solde et des Accessoires de la mairie de Cotonou, représentant du maire, a fait savoir que les agents des collectivités locales souffrent le martyre dès lors qu’ils font valoir leurs droits à une pension de retraite. Ceci est dû certainement, selon lui, à des déclarations accompagnées des risques. « Les agents retraités des collectivités locales souhaiteraient une fois admis à la retraite qu’ils puissent jouir de leur pension comme les autres agents de l’Etat. Vous comprenez alors l’importance de cette réforme actuellement entreprise au niveau de la Cnss », ajoute-t-il. Il a pour finir, tenu à remercier le gouvernement pour cette réforme qui s’avère utile pour les agents des collectivités locales qu’ils sont. Société 05 mars 2021


Audience inaugurale dans son siège rénové:La Cour constitutionnelle réitère son engagement au service des citoyens
C’est en présence de plusieurs personnalités que la Cour constitutionnelle a tenu, hier jeudi 4 mars, l’audience solennelle d’inauguration de son siège rénové sis à Ganhi. A l’occasion, le président Joseph Djogbénou a réaffirmé l’attachement de la sixième mandature à accomplir sa mission avec détermination. « La présente cérémonie est symbolique au plan historique et au plan démocratique », a soutenu Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, à l’occasion de l’audience solennelle d’inauguration du siège rénové sis à Ganhi. Il explique qu’au plan historique, c’est en ces lieux que, le 11 mars 1953, le général de Gaulle, alors qu’il séjournait au Dahomey, a déposé ses valises ; plus précisément dans le bâtiment baptisé au nom d'une autre personnalité qui a tout aussi marqué l’histoire du pays : Conceptia Ouinsou. « Et l’on sait aussi que c’est au début du mois de mars de l’an 2011, que la deuxième présidente de la Cour constitutionnelle nous a quittés. Inaugurer ces bâtiments en ce début du mois de mars, c’est donc une réconciliation avec l’histoire », a relevé le président de la Cour constitutionnelle. Il poursuit : «Au plan démocratique, chacun sait les missions de la Cour constitutionnelle. Et au début de la présente mandature, des réformes ont été faites. Ces réformes sont allées dans le sens de l’ouverture de la Cour constitutionnelle aux citoyens et aux requérants, de la transparence de la procédure constitutionnelle, de l’appropriation par le citoyen de l’instance constitutionnelle. Il était normal que les suites de cette réforme se constatent et se consacrent par la destination d’un cadre approprié pour accueillir les citoyens qui sont les "procureurs" de la Constitution ». Le président Joseph Djogbénou a, par conséquent, réaffirmé sa gratitude à l’égard du gouvernement pour avoir fait en sorte que la Cour constitutionnelle ait un cadre agréable et adéquat qui lui permette de mieux assumer ses fonctions. L’audience solennelle s’est déroulée à la grande salle d’audience baptisée Mgr Isidore de Souza en présence de plusieurs personnalités dont le président du Conseil constitutionnel du Burkina Faso, le ministre de la Justice et de la Législation Maxime Sévérin Quenum, le bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin… A l’entame, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a rappelé les différentes phases qu’a connues la Haute juridiction et l’histoire du siège. Il a ensuite demandé acte de l’engagement du personnel à œuvrer avec professionnalisme. Satisfaisant aux réquisitions du secrétaire général, le président de la Cour constitutionnelle a pris acte et a invité le personnel à entretenir le cadre mis à sa disposition. « Le plus difficile, ce n’est pas de construire, c’est d’entretenir. Nous allons veiller avec vous à faire en sorte qu’il n’y ait pas de regret de la part de l’Etat », a conclu le président Joseph Djogbénou. Réunis dans la grande salle d’audience Mgr Isidore de Souza, les sages ont examiné douze recours lors de l’audience plénière qui a suivi l’audience inaugurale. Les dossiers ont été mis en délibéré après débats et rapports des conseillers. Actualités 05 mars 2021


Lancement de la 2e phase de la Route des pêches:35 km à bitumer pour la desserte et l’envol touristique
Le ministre Hervé Hêhomey a procédé, ce jeudi 4 mars à Ouidah, au lancement de la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles, de la Route des esclaves et de la Corniche Est de Cotonou. Il s’agit d’un projet intégré à visée environnementale, touristique et économique pour embellir la côte du Bénin. Les localités d’Adounko, Avlékété et Djègbadji dans la commune de Ouidah seront désenclavées avec la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles lancée ce jeudi à Djègbadji. Long de 21,38 km, le tronçon principal va d’Adounko à la Porte du non-retour en passant par Avlékété, pour 7,43 km en 2x2 voies et le reste en 1x2 voies, indique Serge Ahouandogbo, directeur général de la Société des infrastructures routières du Bénin (Sirb), maître d’ouvrage délégué. La bretelle Adounko - Cococodji porte sur une longueur de 4,93 km et sera aménagée en 2x2 voies et le tronçon Porte du non-retour - Bouche du Roy, long de 2,36 km, sera fait en 1x2 voies, poursuit-il. Le projet prend également en compte l’aménagement de la Corniche Est de Cotonou qui débute à la descente de l’ancien pont de Cotonou, longe la berge Est de la lagune et la mer au Sud et prend fin à la clôture Ouest de l’hôtel Plm Alédjo, pour une longueur totale de 2,2 km à aménager en 2x1 voie. La grande attraction sera sans doute la Route des esclaves et ses aménagements connexes dont les travaux portent sur un linéaire total de 4,10 km. Ces projets seront réalisés dans la continuité de la première phase de la Route des pêches sur le tronçon Cotonou - Adounko (12,5 km). Ils répondent à un triple objectif de mobilité et de desserte, de gestion environnementale et de mise en valeur des sites touristiques dans la zone côtière à Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et Grand-Popo, souligne Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. Exécution sans faille ! Les travaux sont confiés au groupement d’entreprises Sogea Satom Bénin/Sogea Satom UK qui s’affaire déjà sur le terrain, avec une mission de contrôle assurée par le groupement Louis Berger/ Horse. Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a exhorté lesdites entreprises à honorer les engagements contractuels en livrant des ouvrages de qualité et en respectant le délai de 36 mois imparti pour les travaux. Tout en insistant sur l’exécution « sans faille » des travaux, le ministre Hêhomey joint sa voix à celle du maire Christian Houétchénou de Ouidah pour encourager l’entreprise exécutante à privilégier la main-d’œuvre locale. En réponse à la doléance du maire qui plaide pour l’avènement d’un projet spécial de rénovation des infrastructures routières dans la ville de Ouidah, le ministre annonce qu’il y revient dans quelques jours pour procéder au lancement officiel des travaux de construction du pont sur le lac Toho au PK 0+500 de la route Pahou - Tori et des travaux d’entretien de la route Ouidah - Savi. Il exhorte les populations riveraines à la prudence et au sens de civisme en respectant les prescriptions qui seront données en vue d’amoindrir les perturbations de la circulation qu’engendreront les travaux sur les axes concernés. Enfin la Route des esclaves ! Ouf ! Attendu depuis des lustres et promis par des gouvernements successifs, l’aménagement de la Route des esclaves sera une réalité dans quelques mois. Tronçon mémoire de la Traite négrière long de 4 km, il reliera la Route des pêches à la mythique et historique ville de Ouidah, partant de la Place aux enchères à la façade maritime (Porte du non-retour). Cette route retrace le périlleux parcours des esclaves vendus comme de vulgaires marchandises, avec différentes escales : Maison fleurie, Arbre de l’Oubli, Cases Zomaï, Mémorial du Souvenir, Arbre du Retour, avant l’embarquement dans les cales des bateaux négriers. Le pont sur le tronçon principal (3,5 km avec emprise entre 16 et 23 m) sera reconstruit ainsi qu’une bretelle de contournement de 600 m en 2x1 voie. Ces travaux auront un impact significatif sur les activités touristiques et constituent un véritable projet urbain et paysager avec un cheminement piéton qui permettra la mise en place d’un circuit de randonnée autour des sites sacrés comme la Place aux enchères, Zoungbodji, la Porte du Non-retour et le Comptoir colonial. Vivement qu’un projet du ministère de la Culture et du Tourisme prenne en compte la réfection des statues marquant les différentes étapes, dont certaines sont peu ou prou dégradées. C. U. P. Actualités 05 mars 2021


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