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Nouvelles

Lancement de la 2e phase de la Route des pêches:35 km à bitumer pour la desserte et l’envol touristique
Le ministre Hervé Hêhomey a procédé, ce jeudi 4 mars à Ouidah, au lancement de la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles, de la Route des esclaves et de la Corniche Est de Cotonou. Il s’agit d’un projet intégré à visée environnementale, touristique et économique pour embellir la côte du Bénin. Les localités d’Adounko, Avlékété et Djègbadji dans la commune de Ouidah seront désenclavées avec la deuxième phase des travaux d’aménagement et de bitumage de la Route des pêches et de ses bretelles lancée ce jeudi à Djègbadji. Long de 21,38 km, le tronçon principal va d’Adounko à la Porte du non-retour en passant par Avlékété, pour 7,43 km en 2x2 voies et le reste en 1x2 voies, indique Serge Ahouandogbo, directeur général de la Société des infrastructures routières du Bénin (Sirb), maître d’ouvrage délégué. La bretelle Adounko - Cococodji porte sur une longueur de 4,93 km et sera aménagée en 2x2 voies et le tronçon Porte du non-retour - Bouche du Roy, long de 2,36 km, sera fait en 1x2 voies, poursuit-il. Le projet prend également en compte l’aménagement de la Corniche Est de Cotonou qui débute à la descente de l’ancien pont de Cotonou, longe la berge Est de la lagune et la mer au Sud et prend fin à la clôture Ouest de l’hôtel Plm Alédjo, pour une longueur totale de 2,2 km à aménager en 2x1 voie. La grande attraction sera sans doute la Route des esclaves et ses aménagements connexes dont les travaux portent sur un linéaire total de 4,10 km. Ces projets seront réalisés dans la continuité de la première phase de la Route des pêches sur le tronçon Cotonou - Adounko (12,5 km). Ils répondent à un triple objectif de mobilité et de desserte, de gestion environnementale et de mise en valeur des sites touristiques dans la zone côtière à Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah et Grand-Popo, souligne Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. Exécution sans faille ! Les travaux sont confiés au groupement d’entreprises Sogea Satom Bénin/Sogea Satom UK qui s’affaire déjà sur le terrain, avec une mission de contrôle assurée par le groupement Louis Berger/ Horse. Jean-Claude Codjia, préfet de l’Atlantique, a exhorté lesdites entreprises à honorer les engagements contractuels en livrant des ouvrages de qualité et en respectant le délai de 36 mois imparti pour les travaux. Tout en insistant sur l’exécution « sans faille » des travaux, le ministre Hêhomey joint sa voix à celle du maire Christian Houétchénou de Ouidah pour encourager l’entreprise exécutante à privilégier la main-d’œuvre locale. En réponse à la doléance du maire qui plaide pour l’avènement d’un projet spécial de rénovation des infrastructures routières dans la ville de Ouidah, le ministre annonce qu’il y revient dans quelques jours pour procéder au lancement officiel des travaux de construction du pont sur le lac Toho au PK 0+500 de la route Pahou - Tori et des travaux d’entretien de la route Ouidah - Savi. Il exhorte les populations riveraines à la prudence et au sens de civisme en respectant les prescriptions qui seront données en vue d’amoindrir les perturbations de la circulation qu’engendreront les travaux sur les axes concernés. Enfin la Route des esclaves ! Ouf ! Attendu depuis des lustres et promis par des gouvernements successifs, l’aménagement de la Route des esclaves sera une réalité dans quelques mois. Tronçon mémoire de la Traite négrière long de 4 km, il reliera la Route des pêches à la mythique et historique ville de Ouidah, partant de la Place aux enchères à la façade maritime (Porte du non-retour). Cette route retrace le périlleux parcours des esclaves vendus comme de vulgaires marchandises, avec différentes escales : Maison fleurie, Arbre de l’Oubli, Cases Zomaï, Mémorial du Souvenir, Arbre du Retour, avant l’embarquement dans les cales des bateaux négriers. Le pont sur le tronçon principal (3,5 km avec emprise entre 16 et 23 m) sera reconstruit ainsi qu’une bretelle de contournement de 600 m en 2x1 voie. Ces travaux auront un impact significatif sur les activités touristiques et constituent un véritable projet urbain et paysager avec un cheminement piéton qui permettra la mise en place d’un circuit de randonnée autour des sites sacrés comme la Place aux enchères, Zoungbodji, la Porte du Non-retour et le Comptoir colonial. Vivement qu’un projet du ministère de la Culture et du Tourisme prenne en compte la réfection des statues marquant les différentes étapes, dont certaines sont peu ou prou dégradées. C. U. P. Actualités 05 mars 2021


Faitière élevage au Bénin: Un nouveau bureau pour les para-professionnels vétérinaires privés
La direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou a servi de cadre, vendredi 26 février dernier à Parakou, à la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire de l’Association des diplômés du sous-secteur élevage non agents permanents de l’Etat (Adenape). C’est Simon Bodéa qui préside le bureau de 13 membres élu pour un mandat de trois ans. C’est avec de nouveaux engagements pris, que les membres de l’Association des diplômés du sous-secteur élevage non agents permanents de l’Etat (Adenape) se sont quittés, vendredi 26 février dernier, à la direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou à Parakou, au terme de leur Assemblée générale extraordinaire. Même si au cours des travaux, leur organisation est devenue Association nationale des para-professionnels vétérinaires privés du Bénin, ils ont préféré que le sigle reste inchangé. C’est sous le thème « Historique du mouvement associatif dans le sous-secteur élevage de 1986 à l’avènement de l’audit de l’OIE » que leurs assises ont été placées. Le nouveau bureau de 13 membres élu par les délégués venus de tous les coins du Bénin est présidé par Simon Bodéa. En succédant à Gabriel Anagonouvi, c’est sous le signe de la ‘’ Sécurité juridique de la profession des para-vétérinaires’’ qu’il a placé son mandat. « Ma priorité est de rassembler tous les para-professionnels vétérinaires du Bénin, d’instaurer la bonne gouvernance au sein de l’association », a-t-il insisté. En effet, élu pour un mandat de trois ans, Simon Bodéa a pour responsabilité de défendre efficacement les intérêts des para-professionnels vétérinaires privés du Bénin. Il veillera aussi au renforcement des capacités techniques des membres de l’association. Ce sera pour leur permettre de mieux s’adapter aux nouvelles réalités du terrain. Mais avant, c’est le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du Borgou, Damien Hounkpèvi, qui a tenu à féliciter tous les para-professionnels vétérinaires privés du Bénin. C’est pour le travail efficace qu’ils ont accompli dans le processus de contrôle et de vaccination de masse des élevages. Il les a ensuite exhortés à poursuivre leur travail avec honnêteté et rigueur, en vue de mieux améliorer le partenariat public-privé. Société 04 mars 2021


Filière anacarde: L’espoir d’un bon rendement cette année
Par rapport à la prochaine campagne de commercialisation de l’anacarde dans le septentrion, les producteurs béninois ont de quoi se réjouir. L’harmattan ayant été un peu plus clément cette année, les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations. Dans le septentrion, le climat a été favorable à la production de l’anacarde cette année. Comparativement à la précédente, les anacardiers ont produit assez de fruits. La prochaine campagne commerciale, à en croire certains indices, s’annonce bonne. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs dans les plantations. L’amélioration du rendement de la production d’anacarde espérée, explique le doyen de la Faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, le professeur Hermann Batamoussi, est due au type d’harmattan qui a soufflé. Cette année, fait-il observer, les anacardiers ont non seulement donné assez de fleurs, mais également beaucoup fructifié. Selon lui, c’est parce que l’harmattan a été doux. C’est-à-dire, peu chaud, calme avec peu de vent. « Lorsque le temps est trop chaud, la chaleur peut influencer la floraison et le développement des plantes », a indiqué le professeur. « Si la moyenne des températures pendant la période de formation des fleurs excède les 32 %, celle recommandée pour une bonne croissance des plantes, les antennes, les pustules et les pollens vont brûler. Il ne peut y avoir de fécondation et de fructification », poursuit-il. « S’il y a trop de vent, même s’il y a eu floraison, une grande partie des fleurs va tomber », renseigne-t-il un peu plus loin. Selon lui, ces deux phénomènes n’ayant pas existé cette année, les anacardiers ont bien fleuri, puis fructifié. Par rapport à la production d’anacarde passée, celle de cette année connaîtra donc une hausse sur le plan national. En principe, cette nouvelle devrait réjouir les différents acteurs de la filière, notamment les producteurs ou propriétaires des plantations. Laisser mûrir les noix Mais encore faudrait-il que cette augmentation du rendement attendue ne fasse pas baisser le prix de cession au kilogramme de la noix d’anacarde sur le marché, au cours de la campagne de commercialisation. « Il faut que le produit soit d’abord disponible en quantité, avant que les acheteurs, les exportateurs et les transformateurs ne se présentent », confie le président de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux du Bénin (Fenapat), Ibrahim Boukary. Selon lui, tout dépendra de la demande sur le marché. « Si la demande est forte, les prix vont monter. Il y a de nouvelles usines qui sont en train d’être installées. Dans ces conditions, je pense que les prix ne vont pas chuter comme ce fut le cas l’année dernière », insiste le président. Toutefois, il appelle les uns et les autres à laisser les noix mûrir sur les arbres, au lieu de les cueillir. Tout en lançant des mises en garde contre les cas de vol dans les plantations, il prévient que la campagne n’a pas encore été lancée ». Préoccupé par la qualité des produits, son avertissement s’adresse surtout aux acheteurs dont la présence sur le terrain pousse, selon lui, les enfants à se mettre en première ligne pour aller voler les noix d’anacarde dans les champs. « S’il y a la qualité, les prix seront également bons », rassure Ibrahim Boukary. S’agissant du vol des noix d’anacarde dans les plantations, l’Association des chasseurs à la battue de Parakou maintient son interdiction. La chasse battant actuellement son plein, elle l’a rappelé à ses membres. Le maire de N’Dali, Daouda Saka Méré, a aussi pris une mesure dans ce sens. Actualités 04 mars 2021


Prix Les Margaret 2021: Deux Béninoises parmi les 11 Africaines nominées
Réuni le 12 février dernier à Sorbonne, le jury d’exception présidé par Delphine Remy-Boutang, Ceo The Bureau & Jfd, présidente Gen France, a dévoilé la liste des 11 femmes et jeunes filles africaines nominées pour les Prix Les Margaret 2021. Deux Béninoises à savoir Vèna Arielle Ahouansou, médecin, fondatrice et Ceo Kea Medicals et Claude Borna, Chief Innovation Officer de Sèmè City, figurent parmi les nominées. Deux Béninoises sont nominées aux Prix Les Margaret 2021. Il s’agit du médecin Vèna Arielle Ahouansou et Claude Borna, Chief Innovation Officer. La première est sélectionnée pour son invention Kea Medicals, un système d’information hospitalier numérique complet, centralise´, tout en un, qui assure aussi bien la gestion médicale des patients que la gestion administrative des structures et partenaires de sante´ (hôpitaux, pharmacies, assurances). Quant à la seconde, elle s’est démarquée pour ses résultats au niveau de Sèmè City, un pôle de connaissances et d’innovation qui regroupe les meilleurs établissements universitaires, centres de recherche et développement, ainsi que des incubateurs de solutions innovantes dans un environnement de ville intelligente. Selon Delphine Remy-Boutang, Ceo The Bureau & Jfd, présidente Gen France, ces Béninoises en particulier et toutes les autres nominées ont été déterminantes et audacieuses, surtout en cette période de crise sanitaire de Covid-19. « C’est avec fierté que nous dévoilons les nominées des Prix Les Margaret 2021. Elles ont toutes fait preuve d’audace, de créativité et de résilience face à la crise sanitaire et économique, certaines en ont même fait une opportunité », a-t-elle déclaré. Programme d’accélérateur de business des femmes et jeunes filles africaines et européennes à travers trois catégories : Margaret entrepreneure, Margaret intrapreneure et Margaret Junior, le prix Les Margaret distingue depuis 2013, trois lauréates parmi les 25 femmes et jeunes filles nominées sur les plus de 200 candidatures reçues en Afrique et en Europe. Si ces deux Béninoises parviennent à faire partie des trois Margaret 2021, elles pourront prendre part à la Journée de la femme digitale (Jfd) Entrepreneurship Expédition aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique à partir du 11 octobre (Journée internationale de la fille). Elles pourront bénéficier également entre autres du réseau d’influence de la Jfd, d’un plan média de plusieurs millions d’euros et pourront avoir accès aux plus grands laboratoires R&D dans le monde. A noter que la Jfd met à l’honneur et connecte les femmes qui s’emploient à révolutionner le monde grâce au digital. Cette cérémonie aura lieu le 8 mars prochain et sera placée sous le haut patronage de Jean-Michel Blanquer, ministre français de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports en marge de la Journée internationale des droits des femmes. Société 04 mars 2021


Hack Covid-19 Bénin challenge:Douze innovations des jeunes pour contrer la pandémie
Les douze lauréats du projet Hack Covid-19 Bénin challenge ont été présentés, jeudi 25 février dernier, au public. Leurs solutions proposent des formules uniques, inclusives et accessibles à tous contre la Covid-19. Brad Kpoahoun, âgé de vingt ans et sa coéquipière Sèna Béolice Montonmessa figurent parmi les lauréats du ’’ Hack Covid-19 Bénin challenge’’. Leur solution est une application mobile réunissant les jeunes autour de la problématique de l’engagement citoyen contre la crise sanitaire mondiale. Ces deux jeunes ont la conviction que leur projet permettra au gouvernement et à ses partenaires de proposer des solutions intéressantes et plus adaptées aux attentes des jeunes en matière de lutte contre la Covid-19. A l’instar de ce duo gagnant, ce sont au total douze équipes dont les projets ont retenu l’attention des initiateurs. Tous des développeurs et férus de transformation digitale, ces jeunes ont proposé des solutions basées sur l’éducation, la santé, la sensibilisation et l’entraide sociale, marquant leur contribution aux efforts de riposte nationale à la Covid-19. Véronique Tognifodé Mèwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, en est émerveillée. « Je voudrais remercier les lauréats pour l’expression de leur talent, leur persévérance dans le cadre de ce projet, la passion qu’ils y ont mise et leur contribution positive à la riposte à la Covid-19. Au-delà de votre mérite, je voudrais vous féliciter aussi de montrer la voie à la jeunesse », lance-t-elle. Challenge Hack Covid-19 est une co-création du Bénin et de ses partenaires, notamment l’Unicef, l’Unfpa et tout un réseau d’acteurs de l’innovation dont les start-up, les petites et moyennes entreprises, les acteurs académiques et scientifiques, des agences gouvernementales et des Ong... L’objectif du Bénin à travers ce projet est de trouver des solutions concrètes, innovantes, inclusives et adaptées à son environnement pour soutenir et compléter l’action de l’Etat contre la Covid-19. Un an après son lancement, les solutions proposées par les jeunes confortent le pays. Les diverses solutions développées serviront de canevas pour des initiatives contre la Covid-19 sur toute l’étendue du territoire national. A travers cette initiative, ce sont plus de deux cent vingt-trois jeunes âgés de moins de 35 ans provenant de l’écosystème de l’innovation béninoise qui ont exprimé leurs talents à travers plus d’une centaine de dossiers de candidatures, trente-trois candidatures ont été retenues pour la deuxième phase de sélection et douze finalistes sortis gagnants de cette aventure. Ils ont pour noms entre autres, ‘’U report Bénin’’ ‘’Asuka’’, ‘’ASCauses’’, ‘’Tous contre le méchant’’, ‘’Our voice’’, ‘’Asuka Toys’’, ‘’Sed_impacts’’, ‘’alodo’’, ‘’Medom’’, ‘’Via-Me’’ Au-delà des lauréats, c’est le Bénin qui gagne contre la Covid-19. « Cette pandémie n’épargne pas les jeunes. Mais ils n’ont pas été du reste. Dès les premiers jours de la contamination au Bénin, ils se sont mobilisés. Dans le cadre de la plateforme ‘’Task Force innov Covid-19’’ initiée par l’Unicef, le Hack Covid-19 Bénin challenge a fait partie des solutions portées par les jeunes », apprécie Claude Borna. Djanabou Mahondé, représentante résidente de l’Unicef, exprime sa fierté aux jeunes. «Votre sens du devoir et votre capacité à sortir des sentiers battus pour faire changer les choses sont un message d’espoir et de résilience qui nous interpelle. Dans un pays où deux jeunes sur trois ont moins de vingt-cinq, il est de notre devoir de vous écouter, de vous appuyer et de vous aider à atteindre votre plein potentiel pour imaginer le futur dont vous rêvez », martèle-t-elle, réaffirmant l'engagement de l’Unicef à œuvrer aux côtés du Bénin pour contrer la Covid-19. Société 04 mars 2021


Mahiédine Moussaoudou au sujet du concours panafricain #Fast Track Tech:« Ce prix est une reconnaissance et un véritable encouragement… »
En novembre dernier, la start-up Azowato.com a remporté le concours organisé par #Fast Track Tech et Afric Arena au profit des start-up prometteuses au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Mali, au Rwanda, en Tanzanie et en Zambie. Dans cette interview, Mahiédine Moussaoudou, fondateur de cette start-up parle de cette innovation qui leur a permis de gagner 5 000 Usd en espèces de #FastTrackTech et 25 000 Usd de crédit Amazon Web Services (Aws) et plaide pour la pérennisation de cette initiative. La Nation : Dans le cadre du projet #Fast Track Tech, vous avez remporté le concours panafricain des start-up tech au niveau du Bénin. Quelles sont vos impressions ? Mahiédine Moussaoudou: Nous sommes très heureux d’avoir remporté cette compétition panafricaine. Ce prix est une reconnaissance du travail bien fait et un véritable encouragement pour notre équipe. Le parcours de toute start-up est jonché de difficultés, mais lorsqu’une institution internationale reconnaît vos mérites, cela donne envie de se surpasser. Qu’est-ce qui a milité en faveur de votre start-up pour lui valoir ce prix ? Azowato.Com est une plateforme web collaborative de mise en relation entre les talents africains dans les domaines du graphisme, du développement web, de la rédaction web, du référencement web avec les entreprises et particuliers qui souhaitent se faire réaliser des tâches ponctuelles rapidement et à juste prix. Nous avons participé à cette compétition avec une ferme conviction de proposer une véritable solution qui servira à la jeunesse africaine en général, et celle béninoise en particulier. En plus d’avoir une grande expérience dans ce type de compétition, nous nous sommes vraiment apprêtés pour attirer l’attention du jury. Nous avons également été focus sur ce que nous souhaitons faire avec les ressources qui nous seront allouées. Vous bénéficiez d’un appui de 5 000 Usd pour mettre en œuvre des activités liées au développement de l’entreprise. Comment vous y prenez-vous ? Avant de participer à cette compétition, nous avons toujours eu une feuille de route stricte. Nous savions à l’avance ce que nous allions faire en cas d’entrée de ressources techniques et financières. C’est d’ailleurs les différentes actions à mener, ainsi que les indicateurs de performances que nous avons décrits au jury lors de la compétition. Actuellement, nous avons démarré les actions prévues. Ce concours a été organisé dans le cadre du projet Fast Track Tech. Que pensez-vous de cette initiative ? Au lancement du projet Fast Track Tech, nous n’avons pas cru en son efficacité, car de nombreux programmes naissent, mais n’aident pas vraiment les entrepreneurs. Généralement, tout se limite à des séries de formations. Avec Fast Track Tech, nous sommes allés au-delà des formations et du coaching personnalisé. Nous avons bénéficié d’une diversité d’expertises en fonction de nos besoins. Pas de contrainte ! Nous sommes libres de participer à la formation de notre choix. Ce qui nous permet d’optimiser notre temps et nos ressources. Nous avons également eu l’opportunité de participer à deux évènements internationaux, dont Afric Arena (Afrique du Sud) et Web Submit 2020 (Portugal). Nous avons également bénéficié de 25 000 $ de crédit Aws Amazon et de nombreuses réductions sur des solutions numériques. Pensez-vous que la pérennisation du projet pourra contribuer à l'éclosion des start-up ? Oui, les start-up africaines ont besoin de programmes performants comme Fast Track Tech. Si nous avions connu ce type de programme dès nos débuts en 2017, nous serions peut-être déjà très loin. Nous souhaitons vivement que ce programme se pérennise et soit soutenu davantage par les partenaires techniques et financiers. En dehors de ce prix, avez-vous déjà reçu d’autres lauriers ? Bien sûr, Azowato s’est toujours démarquée dans l’écosystème entrepreneurial. Elle a démarré ses activités en 2017 et depuis ce temps, elle a remporté plusieurs prix et participé à plusieurs événements internationaux : Lauréat Tony Elumelu Fondation 2018, "Meilleures start-up Made in Benin 2018", lauréat du programme « 100 African Startups Initiative 2018 » de Wyf en Egypte, finaliste « Prix Afrique » de « 10 000 Start-up pour changer le monde » de La Tribune et Bnp Paribas ; finaliste Get In The Ring Bénin 2019 ; Start-up incubée et accélérée par le programme Incubima de Sèmè City. Quelles sont vos relations avec les autres start-ups surtout en cette période de crise sanitaire due au coronavirus ? Azowato collabore beaucoup avec les autres start-ups de son écosystème, car elles sont ses premiers clients, surtout lorsqu'elles démarrent leurs activités. C’est le moment propice pour les aider à bénéficier de l’expertise de nos free-lances sans exploser leur portefeuille. Depuis l’avènement de la crise liée au Covid-19, nous facilitons la continuité des activités sans contact physique et le respect des mesures barrières pour éradiquer ce virus. Quels sont vos conseils aux jeunes pousses ? Au regard de notre expertise dans l’univers des start-up, je pense qu’il faut commencer petitement, sacrifier du temps et de l’énergie, accepter mettre ses propres ressources pour évoluer jusqu’à un niveau donné avant de prétendre bénéficier d’un appui quelconque. Même vos proches et amis veulent être convaincus que votre solution ou produit marche avant de le tester. Société 04 mars 2021


Père Nathanaël Soédé à propos des acquis de la Conférence nationale:« Les Béninois tiennent beaucoup à leur démocratie »
Le prélat Nathanaël Soédé est l’aumônier national des cadres et personnalités politiques du Bénin et président de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance (Occg). Interrogé sur ce qui reste des acquis de la Conférence nationale, 31 ans après, il affirme que le peuple béninois tient beaucoup à sa démocratie qui amène les uns et les autres à taire leurs querelles, à se regarder en face, à se reconsidérer comme des frères et sœurs, et à repartir dès lors sur de nouvelles bases. La Nation : La démocratie béninoise est vieille de 31 ans. Qu'en reste-t-il, pour le pays et les générations à venir, en termes d’acquis ? Père Nathanaël Soédé : Ce qui nous reste, c’est cette quête de la démocratie. Vous allez voir qu’au niveau de la mouvance et de l’opposition et du peuple, les Béninois tiennent beaucoup à leur démocratie. Le contenu change selon les appartenances et les préoccupations mais le souci des Béninois, c’est que la démocratie soit là. Que la démocratie soit participative et qu’elle rassemble tous les Béninois au-delà des problèmes qu’on peut avoir et là, c’est un acquis fondamental. Et vous allez voir que dans ce pays, nous ne voulons pas de la violence. Les gens sont prêts à disputer longuement mais la violence on n’en veut pas. Et là aussi, c’est un acquis de la Conférence nationale parce qu’on a eu, avant la Conférence, des moments difficiles où des gens ont été emprisonnés, des gens ont été en exil, des gens ont été torturés. Tous ceux-là ont été libérés des prisons, ont accepté de voir leurs tortionnaires et même le président d’alors qui a été déifié sur certains de ses comportements. Tous ont accepté de se regarder face-à-face, de se reconsidérer comme des frères et sœurs et de repartir sur de nouvelles bases, et cette quête-là est toujours au cœur des Béninois lorsqu’ils parlent de démocratie. Donc, les acquis sont là. Les querelles partisanes ne sont-elles pas de nature à remttre en cause le consensus de la conférence ? Nous avons des moments d’épreuves et c’est d’autant plus important que ces moments de difficultés connaissent aussi des avancées. Et c’est là que nous pouvons découvrir qu’au fond, tout n’est pas perdu. Nous sommes capables de rebondir. Je crois que ces acquis ne disparaîtront pas à voir les préoccupations des Béninois et tous les efforts que nous faisons, que nous soyons de la mouvance ou de l’opposition, c’est pour que le Bénin soit toujours le Bénin et soit toujours une nation qui donne aux autres d’espérer et d’être capables de faire rebondir, de recréer leur démocratie. Sous votre conduite, l’Occg et les confessions religieuses ont lancé un appel à la paix et à la fraternité particulièrement en cette période sensible que le Bénin traverse. Quelles autres actions comptez-vous mener au-delà de cette invite à préserver la paix ? Nous allons avoir au niveau des différentes confessions religieuses des moments de prières vraiment oecuméniques et interreligieuses où on aura dans chaque église, mosquée ou couvent, des représentants de toutes les confessions religieuses pour aller vers les autres, montrer la fraternité et le vivre ensemble. Ensuite, nous allons avoir très prochainement une autre journée des religions pour la paix. Cette journée consistera en une réflexion sur les valeurs qui doivent être au cœur de la paix lorsqu’il est question de la vie politique et particulièrement de questions d’élections parce qu’habituellement, la période des élections est très très sensible en Afrique et beaucoup de problèmes se posent à ce niveau, et on parle beaucoup de paix en ce moment-là. Il y a des valeurs fondamentales qui doivent être au cœur de la paix pour que nous ne retombions pas toujours dans les mêmes erreurs qui marquent notre développement et qui nous empêchent de faire de grandes avancées. Société 04 mars 2021


Election présidentielle:Le Frd réclame l’organisation d’un dialogue national
Les dirigeants du Front pour la restauration de la démocratie (Frd) maintiennent leurs réclamations par rapport à l’organisation d’un dialogue national pour une élection présidentielle inclusive. A la faveur d’une conférence publique qu’ils ont animée dans l’après-midi de ce mercredi 3 mars à Porto-Novo, Valentin Aditi Houdé, président du Frd, Eric Houndété, président du parti Les Démocrates ainsi que Joël Aïvo et Reckya Madougou, tous deux candidats recalés à la présidentielle du 11 avril prochain et autres ténors du collectif de l’opposition, ont à tour de rôle insisté sur l’urgence pour le président de la République, Patrice Talon, d’organiser un dialogue politique national sur le processus électoral. Selon eux, la tenue de ces assises devant déboucher sur des résolutions consensuelles constitue la seule voie pacifique pour sauver la paix et l’unité nationale. Valentin Houdé pense que le président Patrice Talon a encore les moyens pour permettre au Bénin de relever ce défi et de faire en sorte que l’élection présidentielle se déroule de façon inclusive comme l’ont été les six précédentes organisées sous le renouveau démocratique. Le Frd tend la main à la majorité présidentielle afin que dans un sursaut collectif les candidats recalés pour défaut de parrainage soient réintégrés dans la compétition électorale. « Nous allons défendre l’opposition jusqu’à notre dernier souffle. Nous irons jusqu’au bout et nous allons utiliser toutes les voies démocratiques pour faire le combat », insiste Reckya Madougou. Selon elle, sa détermination à se porter candidate à l’élection présidentielle aux côtés de son colistier Patrick Djivo sous la bannière des Démocrates a été motivée par des personnalités politiques qui l’ont convaincue dans sa décision. Joël Aïvo, professeur de droit constitutionnel rassure que les protestations vont se mener dans la paix. « Il n’y aura pas de violence, de casses, de morts. Mais nous allons régler le problème », martèle Joël Aivo. Reckya Madougou interpellée par la Police Aux dernières nouvelles, Reckya Madougou a été interpellée par les éléments de la Police républicaine. Elle a été arrêtée au niveau du pont de Porto-Novo, sur le chemin de retour pour Cotonou, après la conférence publique à laquelle elle a participé. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 04 mars 2021


Interpellée hier:Que reproche-t-on à Reckya Madougou ?(Les éclaircissements du procureur spécial ce jour)
Depuis ce mercredi 3 mars, Reckya Madougou a été interpellée par la police à la suite d’un meeting politique à Porto-Novo. Sur la question, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) fera une sortie au cours de la journée pour situer sur les mobiles de l’arrestation de la candidate recalée à la présidentielle d’avril 2021. Reckya Madougou, membre du parti Les démocrates et candidate recalée à l’élection présidentielle d’avril 2021, a été interpellée à la suite d’un meeting politique auquel elle a pris part à Porto-Novo. Son interpellation est intervenue dans la soirée de ce mercredi 3 mars et agite l’opinion. Sur les mobiles de son arrestation, le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) animera au cours de cette journée du jeudi 4 mars un point de presse pour des précisions, selon nos sources. Cette sortie du procureur spécial est attendue pour situer l’opinion et mettre fin aux supputations. Des faits probables d’appel à l’insurrection seraient à la base de son interpellation, selon nos sources. Qui rappellent par ailleurs que des actes de vandalisme et de violences seraient ourdis à travers son entregent pour saper le processus électoral. Processus dont elle dit être injustement écartée à l’instar d’autres. Me Renaud Agbodjo, son avocat, intervenant sur la radio Rfi indique qu’elle a été arrêtée sans avoir été convoquée. Son interpellation serait le fait du procureur spécial de la Criet avec pour motifs ‘’association de malfaiteurs et terrorisme’’. Il dénonce une arrestation, illégale. Reckya Madougou est gardée à vue à la Brigade économique et financière, selon son avocat. Actualités 04 mars 2021


A trois jours des législatives en Côte d’Ivoire : La Cei retire de la liste un candidat déclaré sous une identité tronquée
Ce samedi 6 mars, les électeurs ivoiriens sont attendus aux urnes pour élire les 255 députés membres de l’Assemblée nationale. Alors que la campagne bat son plein et connait ses dernières heures, la Commission électorale indépendante vient de retirer le nommé Atse Wilson Stevens de la liste définitive des candidats retenus dans la circonscription électorale n°145. Motif : trucage d’identité. Le nommé Atse Atse Wilson Desmond, commissaire à la Commission électorale régionale du Gôh, a présenté sa candidature à l’élection des députés du 6 mars 2021 dans la circonscription électorale n°145, sous le nom de Atse Wilson Stevens. « En usant d’artifices frauduleux pour modifier son identité dans sa déclaration formelle de candidature, Monsieur Atse Atse Wilson Desmond a pu se faire inscrire sur la liste des candidats en violation des dispositions de l’article 21 de la loi sur la Cei, qui interdit pourtant aux membres de cette institution d’être candidats à une élection organisée par la Cei », lit-on dans le communiqué en date de ce mercredi 3 mars et signé du 2e Secrétaire permanent adjoint de l’institution, Doumbia Soumaila. La Cei vient de déjouer son plan en le retirant de la liste définitive des candidats retenus pour l’élection des députés du 6 mars 2021 dans la circonscription électorale n°145, Akoupe - Becouefin, communes et sous-préfectures. Pour avoir violé les dispositions légales, le commissaire Atse Atse Wilson Desmond qui s’est déclaré sous une identité tronquée, pourrait également faire face à des mesures disciplinaires et des poursuites pénales. La Cei rassure de ce que ce retrait de dernière minute n’impactera pas le positionnement des autres candidats de la circonscription n°145 sur le bulletin officiel de vote le jour du scrutin. International 03 mars 2021


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