La Nation Bénin...
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Jusque-là organisé par un décret désuet datant de 1952, le bail à usage domestique sera bientôt encadré par une loi. Deux propositions de loi ont été initiées au cours de cette législature par les députés Antoine Kolawolé Idji et Bonaventure Aké Natondé. Les deux textes ont été fusionnés, vu qu’ils abordent la même question. La proposition de loi est au cœur d’un séminaire parlementaire depuis ce jeudi 29 juin, à Dassa-Zoumè.
L’atelier est initié par la Commission chargée des Lois du Parlement avec l’appui du ministère de la Justice et de la Législation. Il vise surtout à outiller les députés pour les amener à toucher du doigt l’urgence d’encadrer les loyers, les cautions et autres garanties, de fixer les obligations du bailleur et du preneur, de réglementer la cession, le transfert et la sous-location du bail ainsi que la résiliation du contrat de bail. La proposition de loi qui sera incessamment en plénière au Parlement promeut par ailleurs la profession d’agents immobiliers contre les démarcheurs et propose la création d’une commission nationale d’évaluation des immeubles bâtis ayant pour charge, entre autres, d’indiquer l’évolution des loyers suivant les territoires.
Th. C. N.
Société 30 juin 2017

Encore quelques jours, et les championnats nationaux de football démarreront sur toute l’étendue du territoire national. Que ce soit au niveau de la Fédération béninoise de football ou des différents clubs engagés, l’on s’affaire à procéder aux derniers réglages.
Actuellement, la plupart des soixante clubs engagés dans les championnats nationaux de football de Ligue 1, Ligue 2 et Ligue 3 sont occupés à porter les dernières mains à la pâte. L’heure est aux séances d’entraînement intensif et aux matches de préparation. Avec leurs groupes qui commencent par afficher complet, tous nourrissent l’ambition de ne pas avoir à jouer les derniers rôles.
Une nouvelle fois, ils mettront ce week-end à profit pour livrer quelques matches de préparation. Tel est le cas de la formation d’Avrankou omnisports (AO) entraînée par Rachad Chitou. Après trois matchs remportés, le dernier obtenu le mercredi 28 juin dernier face à Ifangni FC sur la marque de 2-1, elle joue l'Association sportive de la vallée de l'Ouémé (Asvo) d'Adjohoun cet après-midi, puis l’Aspac, dimanche 2 juillet prochain. Pendant que les clubs affûtent leurs armes, la liste des stades retenus pour abriter les matches de la Ligue 1 vient d’être rendue publique par la fédération. Il s’agit du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, du stade omnisports de Parakou, du stade Atchoukouma de Djougou, des stades de Bembèrèkè, de Missérété, de Covè, d’Avrankou, de Goho à Abomey, Paulin Tomanaga de Bohicon, du stade René Pleven de Cotonou 2 et du St Louis stadium de Sèmè Kraké. Soit au total douze stades qui s’apprêtent déjà à vibrer à compter du samedi 8 juillet prochain.
La fédération a également procédé à la désignation des membres de ses commissions ad’hoc. Au niveau de la Ligue du football professionnel, les commissions ad hoc du conseil de gestion, d’organisation et d’homologation, et de discipline, ont respectivement à leur tête, Victorien Attolou, Marius Hubert Houégban Dadjo et Gilbert Togbonon. Bruno Didavi et Emmanuel Zoumènou, président respectivement de la Commission ad hoc de la ligue nationale du football amateur et celle chargée de l’organisation et d’homologation de la même ligue. La fédération a également mis en place ses commissions centrales. Il s’agit de la Commission ad hoc du statut des joueurs et de validation des licences, de la Commission ad hoc centrale des arbitres, de la Commission ad hoc de sécurité et de la Commission des médias. Moussiliou Anjorin, Hugues Alain Adjovi, Prosper Constant Sossou et Félix Pépéripé Sohoundé sont respectivement leurs présidents?

La diva ivoirienne Aïcha Koné est à Cotonou depuis ce jeudi 29 juin pour, animer deux concerts ce week-end, dans le cadre de la célébration en différé de la Fête de la musique prévue pour le 21 juin dernier et de la Fête de Ramadan du dimanche dernier. Ce sera l’occasion pour l’artiste de déstresser parents, enseignants et apprenants après neuf mois d’intenses activités pédagogiques et surtout au lendemain des épreuves écrites des examens de fin d’année.
Deux dates sont retenues. Aïcha Koné communiera demain samedi 1er juillet avec les mélomanes au club Vip « Just for you » de Cotonou puis le dimanche 2 juillet au Centre artistique et touristique Adjadi de Pahou, commune de Ouidah.
A sa descente hier, la grande voix de la musique africaine n’a pas caché sa joie de retrouver sa « terre d’adoption » et ceux qu’elle appelle « ses frères de cœur ». Elle promet un show tout feu tout flamme au public.
Ce sera l’occasion pour la native de Daloa de revisiter son riche répertoire et surtout ses meilleurs tubes en quarante-deux ans de carrière musicale couronnée de plus de vingt albums dont « Farafina Miria », « Yiri ba », « Mandingo Live from Côte d’Ivoire », « Consécration », « Adouma », « Poro dance », « Halte à la guerre »?
Halilathou DRAMANE (Stag)
Culture 30 juin 2017
Adidjatou Mathys, ministre en charge des Microcrédits a procédé, cet après-midi du jeudi 29 juin, au lancement des microcrédits aux plus pauvres. Une cérémonie qui a réuni des centaines de femmes à la Maison des Jeunes d’Abomey. Le but visé par ce nouveau programme est d’impacter 3000 bénéficiaires en l’espace de trois semaines.
Les autorités présentes ont insisté sur le remboursement qui est obligatoire. Sous le contrôle du Fonds national de microfinance (FNM), avec l’appui d’une structure de microfinance.
La relance du programme de microcrédits aux femmes, très attendue, vise à soulager les plus pauvres, face à leurs difficultés d’accès au crédit. Plusieurs groupements féminins retenus pour bénéficier des crédits vont pouvoir, qui relancer, qui étoffer, leurs activités génératrices de revenus.
Economie 29 juin 2017

Le Cadre de concertation sur la gouvernance au Bénin (Ccgb) était face aux professionnels des médias, ce mercredi 28 juin à la Bourse du Travail. Les échanges ont porté sur la situation sociopolitique du Bénin, notamment la privatisation et la liquidation des sociétés publiques et les licenciements d’agents.
Les privatisations et liquidations décidées par le gouvernement de certains offices et sociétés d’Etat et leurs conséquences sociales étaient au cœur d’un point de presse donné ce mercredi à Cotonou par le Cadre de concertation sur la gouvernance au Bénin (Ccgb). A travers un rappel des différentes décisions prises en conseils des ministres ayant abouti à la privatisation, la liquidation ou la concession des différentes structures concernées, Laurent Mètongnon, président du Ccgb, affirme que le Gouvernement mène une « politique basée essentiellement sur le profit individuel au lieu d’une option en termes de satisfaction des besoins sans cesse croissants des hommes de la communauté ».
Pour lui, le Gouvernement a choisi la solution facile, celle de tout privatiser au détriment de la poursuite des responsables de la mauvaise gestion de ces sociétés. Les entreprises publiques peuvent être gérées sainement et atteindre des performances si les travailleurs élisaient et destituaient leurs propres responsables, préconise-t-il. « Avec la liquidation des entreprises du secteur de développement rural, avec la dissolution de l’Onasa, les pauvres sont dans l’impossibilité de s’acheter des vivriers ; les gens meurent de faim et de consternation », avance-t-il. Selon lui, « La lutte contre les privatisations ne peut être aujourd’hui considérée comme la seule lutte des travailleurs des secteurs concernés. Ces entreprises sont des patrimoines du pays qui permettent son développement ». Il a appelé tous les agents et les usagers de ces structures à la détermination afin qu’ensemble la lutte « pour la sauvegarde du patrimoine national mis en vente à vil prix dont les repreneurs sont et seront les mêmes personnes » soit une réalité.
« On ne doit plus se taire », laisse entendre Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), confédération membre du Ccgb. Selon lui, les sociétés en liquidation représentent des piliers importants pour le pays et qu’on ne peut remettre dans les mains des privés sans nuire aux usagers, au peuple et au pays.
Le point de presse a reçu hier le soutien de plusieurs associations et des représentants des structures concernées.

Une équipe conduite par le Fonds mondial pour l’assainissement (Gsf) a effectué une descente, en fin de semaine dernière, à Parakou et Pèrèrè, dans le département du Borgou. Cette visite de terrain vise à évaluer le travail abattu par l’équipe du Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr). L’occasion lui a aussi permis d’apprécier les premiers résultats obtenus.
L’approche Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) consiste à amener les localités à un état de Fin de défécation à l'air libre (Fdal). Ceci, en encourageant les communautés à construire et à utiliser plus efficacement les installations d’assainissement à savoir les latrines hygiéniques, à travers des Agences de mise en œuvre déléguée (Amod). La délégation du Gsf a pu se rendre compte, que ce soit dans le village de Sinasso à Parakou et à Pèrèrè où, elle était à Gah-Gbabi et Kpéssanra, deux localités Fdal, puis à Bonrou, une localité qui ne l’est pas encore, que les populations se sont appropriées de cette approche.
En effet, au cours de ses rencontres avec les autorités locales et les communautés dans chacune des localités, la délégation a visité tous les ouvrages d’hygiène et d’assainissement construits. Ce qui lui a permis de constater que les populations, en matière d’hygiène et d’assainissement, ont en réalité changé de comportements. Profitant des échanges qu’ils ont eus avec elles, les membres de la délégation leur ont fait des recommandations par rapport à l’accessibilité des ouvrages aux personnes âgées ou vivantes avec un handicap. Des questions relatives à la vidange des fosses, à l’implication des femmes dans la construction des ouvrages et au maintien des acquis n’ont pas été occultées. A cette occasion, les communautés ont réaffirmé leur engagement à maintenir l’état Fdal et à monter l’échelle de l’assainissement grâce à leurs propres moyens. Ajouté au charbon auquel elles ont recours dans leur dispositif de lavage des mains afin d’éviter les odeurs nauséabondes, d’autres localités se sont déjà mises à leur école.
Au Bénin, en effet, l’accès aux services d’hygiène et d’assainissement de base des populations en général et en particulier celles rurales, est très limité. En 2012, le taux de défécation à l’air libre en milieu rural était supérieur à 80%, dans les départements de l’Atacora, du Borgou, des Collines et de la Donga. Comme conséquence de cette situation, il y a eu une dégradation des conditions sanitaires de la population avec un taux élevé de morbidité et de mortalité dû aux maladies infectieuses et parasitaires. Il était donc urgent, afin de permettre aux communautés rurales d’avoir un accès durable et équitable aux services d’assainissement avec de bonnes pratiques d’hygiène, d’améliorer leur santé et la qualité de leur cadre de vie. C’est dans ce cadre que le Paphyr a été initié par le Gouvernement béninois. Financé par le Gsf, il utilise l’approche Atpc et ce, conformément à la Stratégie nationale pour la promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (Snphab).

Les recettes de l’Etat ne sont pas encore à la hauteur de l’ambition affichée par le budget général de l’Etat 2017. C’est le moins qu’on puisse dire au regard du rapport d’exécution de la loi de finances à fin mars dernier.
A priori, le rapport d’exécution de la loi de finances au premier trimestre a de quoi inquiéter. Rendu public lors du Conseil des ministres du 21 juin dernier, il vient sonner l’alarme gouvernementale sur la nécessité de retrousser davantage les manches. Car, il faut le mentionner d’emblée, les résultats obtenus ne sont pas à la hauteur de l’ambition affichée par le budget général de l’Etat estimé à 2010 milliards F Cfa. Le rapport indique qu’à fin mars, les produits de recettes enregistrés par les administrations publiques relevant du domaine de l’Etat central s’établissent à 196,2 milliards F Cfa sur un objectif annuel de 1007,7 milliards F, soit un taux de réalisation de 19,5%. En comparaison aux données de l’année dernière qui étaient déjà de 20,3% à la même période, on relève un léger recul qui trahit la performance réalisée sur la valeur des recettes. De même, les ressources de trésorerie s’évaluent à 116,9 milliards F Cfa sur la même période, soit 11,7% sur une prévision annuelle de 1002,8 milliards F Cfa. A fin mars 2016, elles étaient de 96 milliards sur une prévision annuelle de 474,9 milliards F Cfa. Dans le fond, des progrès ont été enregistrés et découlent sans doute des réformes entreprises pour doper la performance des régies, réduire les nids de corruption et améliorer la compétitivité du port de Cotonou.
On aurait pu applaudir ce niveau de mobilisation si l’Exécutif n’avait pas élevé la barre aussi haute compte tenu de ses ambitions de développement. Mais la réalité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui. Au regard des besoins du moment et des promesses en instance, le deuxième trimestre devra surprendre pour faire taire les critiques et les questionnements sur la capacité du gouvernement à respecter les prévisions qu’il a annoncées. Il est donc attendu que les réformes entreprises produisent plus d’impacts dans les mois à venir, en optimisant l’efficacité des régies et aussi des comptes des entreprises publiques. A ce propos, le Bénin bénéficie d’un contexte économique plus favorable marqué par une légère reprise de l’activité économique au Nigeria et la relance de la production cotonnière.
La crise nigériane derrière nous ?
L’année passée, la dépréciation de la monnaie nigériane consécutive à la récession économique du Géant de l’Est a plombé l’activité économique nationale. La Mission d’évaluation de la compétitivité des produits sur le marché nigérian, commanditée par le gouvernement béninois en juin 2016, a rapporté que l’activité de réexportation était en chute libre avec plus de 20 milliards F Cfa de pertes de recettes sur le riz et les huiles végétales, et 30 milliards de pertes de recettes sur les véhicules d’occasion. A ces pertes, s’ajoutaient une série d’activités menacées comme celles des pièces détachées de véhicules et surtout l’emploi de près de 5000 jeunes qui servaient d’intermédiaires dans les différents parcs entre les propriétaires et les acheteurs de véhicules. A fin juin 2016, seulement 76 000 voitures avaient été réexportées vers le Nigeria, contre plus de 285 000 en 2015 et plus de 353 000 en 2014. Cette année, les Nigérians reviennent timidement sur les parcs de vente de véhicules d’occasion.
Le Gouvernement devra aussi espérer les retombées de la campagne cotonnière écoulée, soldée par un record de production de 455 000 tonnes de coton graine. L’augmentation de la taxe sur l’exportation va sans doute générer des recettes substantielles.
La tendance de mobilisation des ressources extérieures est positive. Le Gouvernement évoque un taux de mobilisation des prêts concessionnels à 17% contre une réalisation ressortie nulle à fin mars 2016. D’aucuns parleraient d’une crédibilité de la signature du Bénin. Mais toujours est-il que le Gouvernement a misé gros sur les partenaires extérieurs pour lancer ou avancer dans les projets d’investissements. La mise en œuvre du Programme d’action du Gouvernement (Pag) est actuellement la priorité. Sans doute l’Etat est-il conscient de la pression que cela induit et de l’enjeu de donner un signal fort dès la première année de réalisation.
Globalement, les chiffres du premier trimestre ne rassurent point. Mais il est trop tôt de crier haro sur le baudet. Le Gouvernement a suffisamment de marges pour rattraper son retard ; les signaux économiques étant au vert?

« Le marché du carbone est inexistant en Afrique », c’est l’affirmation faite hier, mercredi 28 juin, par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané qui est parti de l’exemple d’un opérateur économique camerounais.
Le dynamisme qui caractérise les pays africains dans le cadre des initiatives pour la lutte contre les changements climatiques, illustre le niveau de sensibilité de ces questions dans le continent. A l’issue d’un tel engagement, l’on se serait attendu à voir l’Afrique davantage et mieux traitée en matière de financement des initiatives propres. Erreur ! Les instruments en place sont défaillants ou encore inaccessibles à l’Afrique. « Le marché du carbone est presque inexistant pour l’Afrique », a affirmé d’office, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. A l’ouverture du Forum Afrique sur le carbone hier, il a pris l’exemple d’un opérateur économique camerounais et son propre exemple pour illustrer cette affirmation. Il raconte : « Je me rappelle de cet opérateur économique camerounais qui croyait si tant au marché du carbone. Il voulait être identifié comme un champion au marché du carbone en Afrique. Après 2005, il s’y est engagé à fond ; quelques années plus tard, il n’a pas pu s’empêcher de dire que tout ceci ressemble à une arnaque.» Si l’état d’esprit de cet opérateur économique l’a conduit certainement à exagérer sur le qualificatif, Abdoulaye Bio Tchané pense qu’il faudra prêter oreille attentive à ses récriminations contre le dispositif.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement n’a pas manqué de donner aussi son propre exemple au moment où il était président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). « J’ai initié des projets dans ce sens. Mais tout ceci n’a pas pu prospérer après neuf ans que j’ai quitté la banque», rappelle-t-il. Pour lui, l’alternative des ressources mutualisées ne se présente pas encore à ce jour comme le meilleur jocker pour l’Afrique. Sur une encaisse de plus de 9 milliards de dollars US dont dispose aujourd’hui le Fonds vert pour le climat, seulement 694 millions de dollars US correspondant à 19 projets ont été approuvés pour l’Afrique ; tout cela avec des taux de décaissement en souffrance.
Le risque le plus suicidaire qui guette l’Afrique sera son incapacité à avoir un accès pertinent et substantiel aux ressources du Fonds vert pour le climat due aux contraintes de l’accréditation de ses entités nationales, les niveaux d’accréditation faibles réservés à ses entités. Il y a aussi les énormes difficultés pour les Etats africains à soumettre une masse critique de projets pouvant absorber le quota à lui réservé dans le cadrage de répartition des ressources du Fonds vert pour le climat.
Or, la priorité dans l’accès au financement pour les pays les plus vulnérables s’impose pour une mise en œuvre efficace et efficiente des contributions déterminées au plan national?

La session communale tenue, ce mercredi 28 juin à l’hôtel de ville de Lokossa, a été marquée par le rejet des dossiers soumis au vote. Sauf un seul. Ce résultat inédit est l’expression d’une fronde désormais officialisée dans le bloc politique du maire. Pierre Awadji doit-il se faire du souci pour son fauteuil ?
Pierre Awadji a perdu le contrôle de la majorité des conseillers communaux à Lokossa. Cela s’est ressenti au vote des quelques 12 points programmés pour la session de ce mercredi. La majorité des conseillers communaux présents en ont adopté un seul. Lequel point porte sur l’affectation de domaine au ministère en charge de l’Enseignement secondaire pour la construction d’un lycée technique industriel.
Cette ambiance tranche avec les habitudes du conseil communal de Lokossa. Le maire Pierre Awadji a, depuis son installation à la tête de la mairie, su négocier et obtenir la confiance de ses camarades politiques notamment ceux de Union fait la Nation et des Forces démocratiques unies (Fdu). Ses dossiers soumis au vote n’ont jamais enregistré tant de contradicteurs pour connaitre le rejet comme ce fut le cas à la session de ce mercredi. Tout se passait comme une lettre à la poste. Le maire serait-il en train de perdre les moyens de ce confort à la tête du conseil communal ? Peu sûr. Son bloc s’effrite et les langues se délivrent.
Le groupe des contradicteurs s’est étoffé de fidèles alliés de l’autorité communale, comme le chef de l’arrondissement central éponyme de la ville. Séverin Hounnou et le premier adjoint au maire, Valère Doguè, ont d’ailleurs eu la dent dure contre le maire s'agissant de la gestion des affaires de la ville.
Au nombre des dossiers rejetés hier, figurent « le compte administratif, gestion 2016, ensuite le rapport d’activités au titre du 2e trimestre de l’année en cours puis le compte rendu de trois importantes commissions à savoir Affaires économiques et financières, Affaires environnementales et domaniales et, Affaires sociales et culturelles. Au regard de la portée de ces différents dossiers, on peut soupçonner que le maire n’a pas vu venir la fronde. Soit la crise de confiance a atteint son paroxysme et les frondeurs ont choisi la logique de défiance. Reste à savoir s’ils ont les moyens de tourner la page de Pierre Awadji.
Politique 28 juin 2017

Les députés béninois sont en séminaire depuis ce mardi 27 juin à Dassa-Zoumè. Ils s’imprègnent du contenu de la proposition de loi sur l’interdiction des sachets plastiques non biodégradables. L’atelier a été initié par le ministère chargé du Cadre de vie pour renforcer les capacités des parlementaires en vue de leur permettre de s’approprier le texte et de l’adopter en toute connaissance de cause.
Les effets néfastes des sachets plastiques non biodégradables sur l’environnement, la santé et l’économie sont connus de tous. Selon le ministère chargé du Cadre de vie, sept millions de décès sont enregistrés par an dans le monde du fait des conséquences de l’utilisation de plus en plus accrue des sachets plastiques dont l’impact sur l’environnement notamment la pollution du cadre de vie et de la qualité de l’air et les effets sur la santé humaine est notoire. De même que l’intoxication alimentaire, la prolifération du paludisme et du cancer et la pollution de l’air que cela génère.
Les enfants et les femmes sont les plus touchés par les conséquences de l’utilisation des sachets plastiques qui ont une durée de vie comprise entre 200 et 400 ans pendant lesquels ils ne se dégradent pas. Une catastrophe qui interpelle les gouvernants dont les législateurs au premier chef. Ces derniers ont pris désormais leur part de responsabilité à travers leur collègue Jean-Eudes Okoundé qui a initié une proposition de loi visant à interdire la production, l’importation, la commercialisation, la détention, la distribution et l’utilisation des sachets plastiques non biodégradables.
Face à l’importance de cette loi, le ministère chargé du Cadre de vie a jugé utile de renforcer les capacités des députés en vue de leur donner les rudiments nécessaires pour favoriser l’adoption de cette proposition. Il a organisé au profit des parlementaires deux jours de formation qui s’est ouverte ce mardi 27 juin, à Dassa-Zoumè.
Les députés ont suivi deux communications sur les contours législatif et pénal de ce texte de loi constitué de 21 articles et répartis en cinq titres notamment les dispositions générales, les interdictions, le contrôle, les dispositions pénales et les dispositions transitoires.
Cette proposition de loi, si elle était adoptée, permettra donc de disposer de l’arsenal juridique contre les sachets plastiques. Seuls ne sont pas concernés par cette interdiction l’importation, la production, la commercialisation, la détention, la distribution et l’utilisation de sachets plastiques dégradables. Les débats qui ont suivi les communications devraient permettre aux séminaristes de voir comment améliorer la proposition de loi avant son adoption pour une lutte efficace et pérenne contre le phénomène.
Les travaux ont été ouverts par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété en présence du ministre chargé du Cadre de vie, José Didier Tonato.
Actualités 28 juin 2017