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Nouvelles

Rançongiciel : Braquage 2.0

Une attaque cybernétique sans précédent, à en croire les spécialistes, vient de frapper une partie du monde, essentiellement des structures gouvernementales et  privées d’Europe. Preuve que les enjeux numériques sont aussi sécuritaires.

 

Les scénaristes d’Hollywood ont toujours une longueur d’avance sur leur temps. Ainsi donc, ils ont pu préfigurer de ce qui prend la forme des attentats terroristes aujourd’hui, soit dans le meilleur des cas, trente ans plus tard. L’attentat du world trade center n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, et tous les amateurs de films d’action américains pourront l’étayer facilement. Il en est de même des cyberattaques qui ont cours de nos jours.    

D’ampleur mondiale, ces attaques 2.0 ont ceci de partculier qu’il ne s’agit plus des harckers ordinaires, en général des bambins qui s’amusent à craquer les codes les plus sécurisés du monde, à savoir pénétrer par exemple le système informatique du Pentagone ou du FBI. Aujourd’hui, il s’agit plutôt de ce que les spécialistes nomment rançongiciel, c'est-à-dire des logiciels malveillants, souvent des virus utilisés comme cheval de Troie pour bloquer les systèmes informatiques d’entreprises de choix et d’organismes gouvernementaux, afin de les contraindre à payer une rançon. Il s’agit là, ni moins ni plus, de braquage 2.0, un casse sous signature numérique.

Preuve qu’on ne peut plus ignorer le numérique, fussiez-vous un inculte de la chose comme il en existe en plein 21e siècle quelques-uns encore de ces spécimens rares, de véritables huberlulus sur le plancher de la vache ! Aussi incroyable que cela puisse paraitre, y compris dans les cités urbaines et dans les rangs de personnes lettrées censées a priori en avoir connaissance.  

Selon les détails fournis par les médias des pays occidentaux, ce vaste piratage opéré dernièrement a impacté des entreprises majeures et des organismes importants gouvernementaux de pays au fronton du phénomène. En Ukraine, le dispositif informatique de la centrale nucléaire de Tchernobyl a été affecté ! De même que le transporteur maritime Maersk. Plus rien ne fonctionne chez le fabricant de la crème Nivea basé en Allemagne, idem chez le laboratoire pharmaceutique Merck aux Etats-Unis ; en France, la Société nationale de chemin de fer (SNCF) a été également touché.  Et toujours avec le même procédé : l’utilisation d’un ransomware, un virus qui bloque l’accès aux fichiers d’un ordinateur et réclame en échange d’un remède le payement d’une rançon ! En monnaie virtuelle, bitcoin, utilisée pour des achats en ligne en général. Et depuis, les spécialistes se perdent en conjecture quant à la manière d’empêcher ce type d’attaque.

 

 

Actualités 28 juin 2017


Cep 2017 : Toboula nourrit l’espoir de voir le Littoral en première loge

Les candidats à l’obtention du certificat d’études primaire composent depuis ce matin sur toute l’étendue du territoire national. A Cotonou dans le département du Littoral, ils sont 20867 dont 10524 filles inscrits pour cet examen. Au total, 47 centres de compositions abritent l’examen national du Certificat d’études primaires (Cep) dans le Littoral.

La cérémonie officielle de lancement des épreuves s’est déroulée à l’école primaire publique Akpakpa centre I dans le 4ème arrondissement sous la supervision du préfet Modeste Toboula et du directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire du Littoral (Ddemp/ Littoral), Martin Luther Adéromou.

Selon  Martin Luther Adéromou, les dispositions idoines sont prises pour permettre un bon déroulement de cet examen dans le département. En se référant à l’encadrement dont a bénéficié les candidats au cours de l’année scolaire, l’autorité martèle que « Le taux de réussite sera à la hausse».

Pour sa part, le préfet Modeste Toboula estime que le gouvernement accorde une place de choix à la formation de qualité. La preuve, souligne-t-il, le secteur éducatif est sujet à de nombreuses reformes depuis l’avènement du régime. Le préfet n’a pas manqué de rappeler l’importance de l’enseignement de base. « L’enseignement primaire de qualité donne à l’apprenant le goût de poursuivre le cursus scolaire », renchérit Modeste Toboula. Enfin, l’autorité préfectorale nourrit l’espoir que son département à la fin de cet examen aura le plus fort de taux de réussite.  D’ailleurs, « les meilleurs du département du Littoral à l’examen du Certificat d’études primaires auront droit à une distinction », a-t-il promis.

 

Actualités 27 juin 2017


CEP 2017 / Le démarrage officiel des compositons consacré à Lalo

C’est parti pour les épreuves du Cep 2017. La première composition de la phase écrite, portant sur l’évaluation de la maîtrise de langue française, a démarré, ce mardi, au complexe scolaire Lalo-centre sous la houlette du ministre Lucien Kokou. Il sonnait exactement 8 h 30mn.

Le top de la composition a été donné par le ministre intérimaire  Lucien Kokou et sa délégation constituée, entre autres, du préfet du département, Christophe Mégbédji et du maire de la commune de Lalo. C’était en salle n•6 où deux candidats ont manqué à l’appel sur un effectif de 36 écoliers attendus.

Cet acte a consacré le lancement officiel de l'examen du Cep, session de juin dans tout le Béni 

Le ministre a rappelé quelques bons comportements aux candidats. « Restez sereins. C'est ce que vous avez appris en classe qui sera demandé. Relisez les questions pour voir si elles ne ressemblent à ce qui vous a été enseigné », a notamment dit le ministre.

Le complexe scolaire Lalo-centre, à sui l'honneur à échu d’abriter le lancement officiel du Cep 2017 est l’une des infrastructures d’accueil des apprenants du département du Couffo, commune située dans la zone Sud-Ouest du Bénin. Il a enregistré 292 candidats dont 120 filles. Au total, 14 absents ont été dénombrés dans le centre.

A l'échelle nationale, 241 798 candidats sont en lice pour le Cep 2017. Ils planchent dans 744 centres d’examen répartis sur tout le territoire.     

Education 27 juin 2017


La nébuleuse ICC Services à la barre!

L'affaire ICC Services, du nom de cette spoliation de milliers de Béninois, à hauteur de dizaines de milliards, est à la barre ce jour de la cour d'assise qui se tient actuellement à Cotonou. 

"Plus grande escroquerie" ou sinistre national? Le député Janvier Yahouédéhou, qui en a fait son cheval de bataille, manque de qualificatifs assez forts pour nommer ce scandale né de placement d'argent entre 2006 et 2010 estimé à 10 milliards environs. D'où une vingtaine d'accusés sont-ils à la barre ce jour. Pour répondre d'exercice illégal d'activités bancaires et de microfinance. Le chef d'accusation s'étend à: association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public, corruption et subornation de témoin.

De l'issue de ce volet pénal dépendra l'aspect civil, celui qui bien évidement intéresse les Béninois spoliés, les ayants cause à réparation civile.

Un comité de gestion avait été mis en place à cet effet sous la houlette de l'Agent judiciaire du Trésor, Séverine Lawson, des biens des mis en cause ont été saisis dont des véhicules, vendus aux enchères, à effet de rembourser les spoliés, selon une catégorisation définie par le gouvernement d'alors. Mais ce processus a tourné à l'eau de boudin, tous les déposants n'ont pu être remboursés, surtout ceux de ICC Services par qui la bulle éclata. C'est dire l'attente.

Une certitude cependant, les fonds publics ne seront pas engagés dans lesdits remboursements, à moins que la jurisprudence édictée par Pascal I.Koupaki, déjà ministre d'État au moment des faits, ne soit remise en cause. Chose peu probable, pour indemniser les victimes d'une spoliation au relent de crise sociale et morale. 

Actualités 27 juin 2017


Atelier de validation du Pdaep-Mr: Faciliter l’accès à l’eau potable à 5,7 millions de personnes

L'ensemble de la population béninoise disposera bientôt de l’eau potable. Partenaires techniques et financiers, élus locaux, organisations non gouvernementales et autres acteurs qui y travaillent se sont réunis en atelier, vendredi 23 juin dernier à Cotonou, pour valider le Plan directeur du sous-secteur d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Pdaep-Mr).

Sur les 45 projets phares du Programme d’action du Gouvernement (Pag) sept relèvent du ministère en charge de l’Energie et trois concernent le secteur de l’eau. La concrétisation de ces projets permettra de faciliter l’accès à cette substance vitale à 5,7 millions de personnes qui attendent toujours l’eau potable. Mais l’ambition du Gouvernement est claire et sans ambages. Il est question, selon le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, Dona Jean-Claude Houssou, de donner un accès universel d’ici 2021, soit 10 ans en avance sur ce que préconisent les Nations Unies. Cela illustre, témoigne le ministre, de l’importance et de la priorité qu’accorde le Gouvernement à ce secteur. Pour lui, l’atelier de validation du Plan directeur du sous-secteur d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Pdaep-Mr) organisé, vendredi dernier à Cotonou, peut donc être vu comme le signe de la détermination du chef de l’Etat dans ce domaine. Une détermination partagée par les acteurs du secteur qui, témoigne Safiri Bouraïma, président du comité d’organisation de cet atelier, n’ont pas lésiné sur les moyens pour jouer leur partition notamment en ce qui concerne les travaux préparatoires.
Promotion de la gestion intégrée des ressources en eau, construction des infrastructures multifonctionnelles pour ingérer toutes les dimensions du secteur, élaboration des outils de planification et de gestion des ressources en eau pour l’ensemble des quatre bassins du pays, réalisation des études pour l’érection d’une douzaine de micro-barrages, aménagement de forages artésiens, renforcement du système national d’informations en eau pour anticiper les réactions… Ce sont les leviers sur lesquels il importe d’agir, a rappelé aux participants le ministre Dona Jean-Claude Houssou, procédant à l’ouverture des travaux. Ce faisant, indique-t-il, on pourra donner de l'eau à l’ensemble de la population rurale et semi-urbaine encore en attente. Soit plus de 2 700 000 personnes en milieu et périurbain et 2 500 000 en milieu rural.
Au total, 520 milliards F Cfa seront consacrés à ce secteur et des dispositions sont prises pour une grande campagne d’accès aux kits de branchement pour les ménages à faibles revenus, a révélé le ministre. D’autres actions seront aussi menées et consisteront à développer les capacités de production et de distribution en milieu urbain, augmenter la capacité de production et de réserve, densifier le réseau de distribution pour augmenter la desserte… Toutes ces actions impliquent des réformes présentées aux participants par Achille Houssou du Bureau d’analyses et d’investigations (Bai) de la Présidence de la République. La vision, la stratégie, les approches et les plans de mise en œuvre pour l’approvisionnement en eau potable en milieu rural ont été aussi discutés au cours de l’atelier.

Actualités 27 juin 2017


Reboisement de la forêt classée de Sèmè-Podji: La Société générale Bénin met en terre 6100 plants

La Société générale Bénin a organisé, samedi 24 juin dernier, une opération de reboisement sur le site de la forêt classée de Sèmè-Podji. Au total, 5 hectares ont été reboisés par la société engagée à assurer l’entretien des plants mis en terre pour les douze premiers mois de leur vie. Elle entend par ce geste contribuer à la lutte contre la déforestation en vue de garantir un environnement sain aux générations futures.

Augmenter le couvert végétal pour mieux lutter contre la déforestation au Bénin. C’est la vision de la Société générale Bénin (Sgb) qui investit non seulement dans l’économie béninoise mais aussi dans l’économie verte afin de garantir un environnement sain aux générations futures. Ainsi, la Sgb a organisé une journée de reboisement sur le site de la forêt classée de Sèmè-Podji, samedi 24 juin dernier.
Selon Aymeric Villebrun, directeur général de la Sgb, c’est une manière pour sa société de montrer que la banque investit non seulement dans l’économie du Bénin mais aussi œuvre pour la transformation de l’environnement en finançant le reboisement de certains espaces. Mais la Sgb ne se contente pas de mettre en terre les plants. « Nous nous engageons à assurer l’entretien des plants mis en terre comme nous le faisons depuis quelques années », déclare Aymeric Villebrun. La société compte le faire pendant les douze premiers mois de vie des plants avant que les Eaux et Forêts prennent le relai. « Ce qui est important pour nous, poursuit-il, c’est de montrer que nos équipes travaillent toutes ensemble pour la survie des forêts classées du Bénin.»
Basile Zinsou, en charge du comité de gestion des activités du périmètre de reboisement de Sèmè-Podji, se réjouit de cet engagement de la Sgb à assurer l’entretien des plans pendant les douze premiers mois. « L’entretien est un élément important dans la vie des plants mis en terre, cela leur permettra de survivre et d’être plus utiles à l’homme et à l’environnement », souligne-t-il.
Rémi Hèfoumè, directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasses du Bénin, se dit satisfait de ce geste annuel de la Sgb mais surtout de la superficie reboisée. « Je me réjouis énormément parce que cela fait quelques années que la société accompagne notre pays dans le reboisement des forêts », dit-il. «  Notre joie, est d’autant plus grande que cette année, la superficie qu’on a l’habitude de reboiser s’est agrandie, et passe à cinq hectares contre un peu moins les années passées », continue-t-il.
Les deux types de plants mis en terre sont le caïlcédrat et l’eucalyptus. Selon M. Hèfoumè, le mélange des espèces est fait de telle sorte qu’au prélèvement de l’eucalyptus, le caïlcédrat continue d’occuper les lieux. Autrement dit, entre deux pieds de caïlcédrat, on met un espace de huit à dix mètres rempli par les eucalyptus qui grandissent plus vite et qui vont être récoltés plus vite que le caïlcédrat. En dehors de la forêt classée de Sèmè-Podji, celle de Ouidah a aussi bénéficié du geste de cette société l’an dernier, a rappelé Rémi Hèfoumè.
L’opération de reboisement s’étant déroulée sous pluie battante samedi dernier, Arlette Pliya, responsable à la communication de la Sgb, interprète cela comme une bénédiction avant d’affirmer que les plants mis en terre pourront grandir normalement pour devenir de grands arbres dans la forêt classée de Sèmè-Podji. Elle se réjouit également que la Sgb se soit engagée dans la finance verte. « Nous sommes aujourd’hui un groupe financier, nous avons décidé d’impacter l’aspect biodiversité et écocitoyenneté, c’est notre manière de contribuer à la préservation de l’environnement pour les générations futures ».

Imiter le geste de la Sgb

Pour le directeur général adjoint des Eaux, Forêts et Chasses, Rémi Hèfoumè, le reboisement contribue à l’augmentation de la couverture végétale qui est une solution idoine contre la désertification. C’est pourquoi il invite d’autres structures à emboiter le pas à la Sgb. « Il est souhaitable que d’autres structures emboitent le pas à la Sgb pour que de proche en proche, le reboisement soit compris comme une activité de tout le monde et non celle des seuls forestiers.» Selon lui, la lutte contre le réchauffement climatique doit être l’affaire de tous parce que le climat n’a pas de frontière. « Car, quand le climat est bon, il est bon pour tout le monde; quand il est mauvais, il est mauvais pour tout le monde » poursuit-t-il. Il rappelle que le reboisement est identifié comme une solution à l’atténuation des changements climatiques.
Selon Aymeric Villebrun, cette activité de reboisement de la forêt classée de Sèmè-Podji est un moyen pour la Sgb de soutenir l’environnement à travers la finance verte. C’est l'illustration d’une des valeurs essentielles de la Sgb, à savoir « l’esprit d’équipe ». « J’avoue que je suis un peu impressionné quand j’ai vu la superficie du terrain reboisé ce matin, c’est une vraie satisfaction pour moi. C’est aussi une action qui s’inscrit dans un cadre un peu plus large voulu par le Groupe Société générale d’engagement sociétal. »
Arlette Pliya, responsable à la communication de la Sgb pense que l’entretien des plants incombe à tous les citoyens. Car pour elle, l’environnement est commun à tous, c’est pourquoi elle demande à chaque citoyen d’en faire une affaire personnelle avant d’insister sur l’entretien des arbres qui doit être une activité collective. « Il est important aujourd’hui que chaque citoyen se sente responsable de la nature et de notre environnement », dit-elle. « Même si tout le monde ne plante pas des arbres, nous avons tous le devoir d’entretenir les arbres où que nous les trouvions, évitons d’avoir des gestes peu éco-citoyens », conseille-t-elle.
Cette activité de reboisement entreprise par la Société générale Bénin en est à sa 5e édition et s’inscrit dans la droite ligne de la journée nationale de l’arbre célébrée au Bénin le 1er juin dernier.

Société 27 juin 2017


Mise en œuvre du Projet Emploi des jeunes (Pej): La première vague sélectionnée

La première vague des 17 000 jeunes bénéficiaires du Projet Emploi des jeunes (Pej) a été sélectionnée, ce vendredi 23 juin à Cotonou. A l’issue d’un tirage aléatoire, 8500 postulants provenant des 77 communes du Bénin vont bénéficier de subventions pour monter de microentreprises.

Retransmission en direct à la Télévision nationale, élus communaux fortement mobilisés, option de tirage aléatoire, c’est dans ce décor qu’il a été procédé à la sélection de la première vague des 17 000 jeunes bénéficiaires du Projet Emploi des jeunes (Jep) au Palais des Congrès de Cotonou. Pour donner la chance à tous les bénéficiaires, le Gouvernement a tenu à jouer la carte de l’équité et de la transparence.
Devant Me Brice Tokpanou, huissier de justice, chaque maire ou son représentant a tiré dans une urne la liste des bénéficiaires du projet au niveau de sa localité, suivant un système de mention ‘’ Croissant’’ et ‘’ Décroissant’’ compris et accepté par tous. Au total, 8500 jeunes dont 50% de filles, en situation de sous-emploi, peu ou pas instruits, vont bénéficier de subventions sur la base des projets qu’ils ont élaborés dans les sous-secteurs de l’artisanat, de la transformation et de l’agricole.
Le tirage aléatoire, indique Urbain Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) est l’aboutissement d’un long processus de sélection à partir de 73 000 jeunes éligibles ayant postulé au financement. « Les 17 000 jeunes qui seront retenus vont installer des microentreprises pour devenir des travailleurs indépendants et aussi des employeurs, après avoir bénéficié d’une formation en entreprenariat », précise-t-il. Le processus a été conduit en collaboration avec les collectivités territoriales qui n’ignorent pas l’apport considérable de ce projet à la résorption du chômage et du sous-emploi dans les communes. Casimir Sossou, maire de la commune d’Aplahoué, secrétaire général de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), apprécie : « A travers ce projet, le gouvernement intensifie la lutte pour l’emploi. La cible a été bien identifiée et le processus de sélection offre des garanties de transparence. Mais ces bénéficiaires ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan des chômeurs et sous-employés de notre pays ».

Projet novateur

Le Pej est novateur pour avoir ciblé des jeunes vulnérables peu ou pas instruits, âgés de 15 à 35 ans, reconnait Mathys Adidjatou, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales. Elle soutient qu’il l’est davantage pour avoir été orienté vers les activités de transformation agricole, l’artisanat et le tourisme, avec au moins 50% de femmes dans le rang des bénéficiaires. « Il est admis que ce sont des filières porteuses qui contribuent à l’accélération de la croissance, à travers l’amélioration de la compétitivité et du climat des affaires. Ce sont de réelles opportunités d’investissements privés en raison de leur immense potentiel », assure-t-elle. Environ 3 millions d’artisans disposent de carte d’appartenance et affiliés aux chambres interdépartementales des métiers. Mieux, selon un rapport de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), l’artisanat contribue entre 10 à 20 % au Produit intérieur brut des Etats membres. Mais la ministre retient surtout que le Pej entend prendre en compte les diplômés de fin d’apprentissage traditionnel, souvent exclus des nombreux programmes mis en œuvre pour lutter contre le chômage et le sous-emploi, ou ceux de fin d’apprentissage moderne. « La prise en compte de la dimension genre se justifie pleinement sur le plan économique, car elle garantit la participation active des femmes et des hommes, en utilisant l’intégralité de la population active », ajoute-t-elle.
Financé par la Banque mondiale à hauteur de 18,4 milliards F Cfa, le Pej a pour objectif d’améliorer l’accès aux compétences et aux opportunités d’emploi des jeunes peu ou pas instruits en situation de sous-emploi. Il prévoit de lancer 17 000 jeunes promoteurs de microentreprises, d’accompagner 2500 jeunes apprentis dans l’obtention du Certificat de qualification professionnelle (Cqp), d’étendre le Certificat de qualification aux métiers (Cqm) à cinq nouveaux départements. « Nous avons prévu d’évaluer ce projet de bout en bout pour mieux apprécier son efficacité. Nous pensons que les politiques publiques doivent reposer sur l’évidence, apporter les preuves de ce qui marche et de ce qui ne marche pas », conclut Jean Boco, représentant de la Banque mondiale.

Société 27 juin 2017


Réunion du Bureau directeur national de la Cstb: Paul Essè Iko invite les militants à dynamiser la lutte syndicale

La Centrale syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) a tenu une réunion extraordinaire, vendredi 23 juin dernier à la Bourse du Travail à Cotonou. Cette rencontre vise à amener les militants à dynamiser le mouvement syndical pour la satisfaction des revendications.

La situation sociopolitique actuelle du Bénin inquiète la Centrale syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Vendredi 23 juin dernier, elle a tenu une réunion de son Bureau directeur national et a invité les militants à réaffirmer leur engagement pour la ligne directrice de la confédération. « La Cstb a regardé la situation sociale et politique nationale et a constaté que les choses vont de mal. C’est pourquoi il nous faut des forces dynamisées, car la ligne que s’est tracée la Cstb est de défendre les travailleurs et le peuple des oppressions», a affirmé Paul Essè Iko, secrétaire général de la Cstb. Une conviction partagée par les militants du syndicat venus de tous les départements du Bénin.
« Malgré tout ce que nous faisons comme lutte, ça ne va toujours pas ; il faut revoir la ligne pour l’épanouissement de tous les travailleurs », a insisté Paul Essè Iko. Pour lui, les travailleurs du peuple béninois ne sont pas seulement les salariés du secteur privé ou de la fonction publique. « Ce sont aussi les artisans, c’est pourquoi la Cstb a décidé de s’unir aux démunis pour changer la situation en agissant contre les privatisations, les renvois tous azimuts et les lois iniques qui engendrent l’accroissement de la misère au Bénin », a-t-il fait savoir.
Au terme de la réunion, les militants ont eu à exprimer leur approbation pour la réaffirmation du ‘’serment’’ de la Cstb et la dynamisation de sa lutte pour un mieux-être social. Le bureau directeur national de la centrale a décidé de la tenue d’un congrès général pour mettre la troupe des militants en ordre de bataille¦

Société 27 juin 2017


RB : De la légalité et de la légitimité  

 

L’élection d’Abraham Zinzindohoué à la tête de la Renaissance du Bénin (RB) par ses pairs émancipés de la tutelle Soglo, suite au congrès du week-end dernier, est loin de signer l’épilogue de la crise qui secoue ce parti. Le fait même que  Zinzindohoué et consorts aient pris la peine de maintenir, peut-être pour ne pas entériner la thèse du ‘’habamê’’ (impolitesse), le statut d’autorité morale dévolue à Nicéphore et Rosine Soglo, n’y fera rien. La série devra se poursuivre. Déjà au tribunal, ce mardi 27 juin.

 

Mais d’ores et déjà le clan Léhady Soglo a réagi suite aux évènements d’Abomey-Sun City. Evidemment pour dénoncer la forfaiture de leurs vis-à-vis, c’est bien le moins qu’on puisse attendre de lui. Vu que Léhady Soglo, président déchu et viré de la RB, se prévaut toujours d’avoir légalité et légitimité à ce titre. Deux éléments essentiels que revendiquent également ses contradicteurs. Du déjà vu, au registre des crises au sein des partis, y compris avec la RB !

 

Vue d’esprtit ?

Toujours est-il que les deux parties antagonistes, font référence à la charte des partis politiques au Bénin et aux statuts de la RB, sans qu’on ne puisse dire si les deux ont accès aux mêmes textes !  Avec l’excuse, il faut l’avouer pour l’une et l’autre partie, que lorsqu’on est en conflit, l’écaille de la haine ne manque pas d’apparaître sur les yeux et la bave du rictus de la détestation ne se fait pas moins présente aux commissures des  lèvres. Deux ingrédients qui forment un cocktail qu’on pourrait appeler ‘’obstruction de la vue’’ ou ‘’déstructuration de la raison’’ !

 

 Soit la justice coupe court, en déboutant Léhady Soglo, auquel cas ce dernier devra penser à créer son propre parti, selon une antienne bien connue de lui ; soit  c’est le groupe Zinzindohoué qui est recalé, auquel cas….mince alors ! L’épisode d’Abomey-Sun City n’aura servi à rien. Un congrès pour rien ? Cela parait chose peu probable ! Rien qu’au regard de la brochette de juristes et de fins politiques dans les rangs desdits frondeurs. Non pas qu’il faille préjuger des conseils juridiques de Soglo. Mais, et ça pèse dans la balance, on peut lui reprocher tous les péchés d’Israël, mais une certitude est qu’Adrien Houngbédji, juriste chevronné, a dû jeter un œil sur les textes de la Renaissance du Bénin avant de prendre le pari de déléguer un représentant du PRD à Abomey samedi dernier au congrès des dissidents. De là à penser que la légitimité et la égalité sont du côté de ceux-ci, il n’y a qu’un pas !

 

De la légalité, on laissera soin à la justice de trancher, mais de la légitimité, on peut faire recours à la pratique dans les démocraties établies, celle qui astreint tout dirigeant politique dont le leadership est remis en cause, à en tirer les conclusions pour abdiquer, autrement dit, démissionner pour employer un terme plus républicain. En l’occurrence, les frondeurs constituent l’essentiel du bureau politique c'est-à-dire l’organe habilité à décider de l’orientation du parti, ce sont du reste les ténors du parti, qui ont voix de prépondérance à ce titre.    

Mais d’aucuns objecteront que le Bénin n’est pas une démocratie établie (ah bon ?), que les partis politiques sont propriétés de leurs fondateurs (à nouveau, ah bon ?), que cela n’étonnera personne ! D’autant plus qu’il est, pince sans rire, qu’on ne « réforme pas le parti créé par quelqu’un d’autre », qu’il fallait « créer son propre parti » pour avoir une telle prétention.Bon, après tout, le Front national en France est réformé, en dépit des objections de son fondateur du resté éjecté de l’appareil décisionnel. Mais après tout, la France n’est  pas le Bénin…  

Actualités 26 juin 2017


Lambert Bossou, Ddemp Mono /« La trop grande affection est nuisible aux candidats »

La pratique est presque banale, peut-être du fait de sa récurrence. Des parents qui conduisent leur progéniture, jusqu’en salle de composition. Et la scène vécue, à chaque période d’examen dans nos différentes localités, se passe de commentaire. 

Le spécialiste des questions pédagogiques livre son appréciation. Lambert Bossou, directeur départemental de l’Enseignement maternel et primaire, dit qu’il s’agit une vilaine pratique capable de produire l’effet contraire à celui escompté. Il reprécise l’acte pour le déconseiller aux parents dont les enfants sont en lice pour l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). « Il n’est pas rare de surprendre, le jour de l’examen, certains parents tenir par la main leur enfant qu’ils ont laissé aller à l’école tout le temps. Et ce, jusqu’au seuil de la classe de composition. Ce n’est pas nécessaire », souligne Lambert Bossou. Il insiste. « Il y a une distance minimum qu’il faut garder vis-à-vis de l’enfant. La trop grande affection peut être nuisible. Il faut libérer l’enfant en lui donnant juste des conseils. Ce n’est pas en restant dans la cour du centre d’examen ou aux abords ou bien en étant pointé-là, tout le temps, que l’enfant sera inspiré », se désole-t-il avant d’énoncer que « L’enfant doit apprendre à se libérer progressivement des parents et même de ses enseignants ».

Education 26 juin 2017


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