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Nouvelles

Lancement Cep 2017: EPP Centre Lalo accueille la cérémonie officielle

La première épreuve du Certificat d"études primaires (Cep) session de 2017 sera officiellement lancée le mardi 27 juin prochain, au plan national, à l' Ecole primaire publique centre de Lalo dans le département du Couffo. Le candidat le  plus jeune a 9 ans et e plus âgé, 58 ans. 

Initialement prévu pour démarrer le lundi 26 juin prochain, l'examen du Certificat d'études primaires (Cep) session de 2017 a été repoussé au mardi 27 juin.

Les candidats sont au total 241 798 contre 210 111 en 2016 soit un taux d'accroissement de 15,08 % par rapport à 2016 à prendre part à cet examen. Le plus jeune est né en 2008 et le plus âgé en 1959. C'est l'école primaire publique centre de Lalo qui abrite le lancement officiel de la composition. La cérémonie sera présidée par le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire, Dèwanou Avodagbé, en raison de l'absence du ministre Salimane Karimou en mission hors du territoire national.   

Education 24 juin 2017


Congrès de la RB: Du soutien pour Bada et consorts

Le congrès de la Renaissance du Bénin, aile desdits frondeurs, se tient bel et bien à Abomey. En dépit de l'appel de Nicéphore Soglo à le boycotter, suite à sa tournée il y a trois jours dans la région.

Et plus que la tenue, effective dudit congrès, Georges Bada, désigné président par intérim par les siens et autres, ont enregistré la participation, comme bien souvent à ces conclaves, de partis amis, et pas des moindres. Prd, Fdu, Udbn, Alternative citoyenne, Rdr, CBS,etc. Des partis représentés du reste à l'Assemblée nationale.

Tous saluent l'initiative de réformes envisagées et appellent à soutenir l'action du gouvernement. Les réformistes qui revendiquent légitimité et légalité, auront-ils raison des Soglo, encore à ce congrès, à en croire Abraham Zinzindohoué lors de son mot d'ouverture?

La décision de la justice en suspens jusqu'au mardi 27 prochain, édifiera à ce propos, au-delà de l'enjeu de ce congrès qui se poursuit et dont les conclusions ne sont pas moins très attendues. Nous reviendrons là-dessus.

Actualités 24 juin 2017


Cursus scolaire: Pas de place pour les surdoués ?

« Plus de drame sur les terrains de sport comme par le passé. Le cas du candidat qui s’écroule pendant l’épreuve d’endurance et rend l’âme doit être conjugué au passé, et je ne voudrais pas qu’on accuse le Dob de pareilles situations », dixit Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Bac. Ainsi justifie-t-il la mesure prise contre un candidat au dernier examen du baccalauréat. « En respect du cursus scolaire, le dossier d’un candidat âgé de 11 ans n’a pas reçu l’aval de l’Office », a-t-il informé, sentencieux. Pour lui, les considérations relatives au soit disant candidat le plus jeune ou candidat le plus âgé sont intempestives.  Et les faits militent en faveur d’une telle perception, car la réglémentation en vigueur au Bénin intègre la scolarisation à partir de l’âge de cinq ans. Le cursus scolaire est de six ans aux cours primaires, quatre ans au secondaire premier cycle et trois ans pour le second cycle, a-t-il d’ailleurs rappelé. Nul besoin d’être un surdoué ayant passé le Bac à 11 ans pour faire la déduction logique qui s’impose. Une simple addition renseigne qu’à moins de 18 ans, au regard des normes, il n’est pas concevable de se présenter pour le Bac.

Au regard de cette exigence, Alphonse da Silva ne s’explique pas qu’un apprenant ait moins de 18 ans pour passer le cap du baccalauréat. Autrement dit, un candidat de moins de 18 ans, à cet examen, ne dispose pas encore des compétences requises pour faire face aux épreuves de la composition. Aussi, martèle Alphonse da Silva, ses capacités physiques ne seraient pas en phase avec les épreuves sportives.  A moins d’être un surdoué. Auquel cas, faut-il être pénalisé parce que, surdoué on est ? Là est la vraie préoccupation.

 

La mesure est salutaire mais n’est pas sans conséquences. Encore que sanctionner un candidat au prétexte qu’il n’a pas 18 ans, est arbitraire car avant d’en arriver à l’examen du baccalauréat, il a obtenu sans doute le Certificat d’études primaires (Cep) et le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), à des âges forcément en dessous de la norme.  Il est donc passé entre les mailles du filet jusqu’au baccalauréat ! Sans doute que cette année encore, des candidats de 10 ans d’âge ont pris part à l’examen du BEPC et se présenteront, si tout va bien, au baccalauréat à 13 ans ! Le Bénin ne saurait être un no man’s land pour surdoués !

Education 24 juin 2017


Mariage des enfants: Le pari du préfet de la Donga

25,6% d’adolescentes du département de la Donga abandonnent leur rêve, ne serait-ce que de poursuivre leur scolarité, malgré elles, du fait du mariage forcé. Le préfet du département, Biao Aïnin Soulemane Eliassou entend œuvrer pour rendre réversible cette teandance.

 

Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne, dit-on. On y gagne aussi une femme, dont la contribution au développement est importante. Mais le mariage des enfants brise le rêve de certaines filles d’accomplir leur destin.

 

En dépit de l’arsenal juridique, largement suffisant pour réprimer le phénomène, le mariage des enfants perdure au Bénin. Certains départements y sont sujets plus que d’autres. C’est le cas du département de la Donga qui connait un pic en la matière.

Dans cette région, 25,6% des filles abandonnent malgré elles leur rêve, ne serait-ce que de poursuivre leur scolarité, du fait des mariages précoces, à en croire les conclusions de l’enquête Multiple Indicator Cluster Surveys (Mics) réalisée en 2014. Ce phénomène peu reluisant touche trois filles sur dix de moins de 18 ans, selon l’enquête.

Les pesanteurs socio-culturelles, des inégalités basées sur le genre et surtout la pauvreté sont, entre autres, les facteurs qui expliquent l’ancrage d’une telle pratique, a clarifié le Mics.

Le préfet de la Donga, Biao Aïnin Soulemane Eliassou renchérit que sur son territoire, la pratique est en vogue à cause d’une mauvaise interprétation de l’Islam. Pour lui, « la religion musulmane n’encourage pas cette décadence, c’est un zèle de trop de la part de nos parents ». Il ambitionne d’ailleurs mettre en œuvre les politiques adéquates pour changer la tendance. La sensibilisation, l’association de la chefferie traditionnelle et des responsables religieux à toutes les actions visant à endiguer le phénomène, ainsi que la veille, sont quelques dispositions que compte prendre Biao Aïnin Soulemane Eliassou, pour faire reculer le phénomène du mariage des enfants dans son département.

Toujours pour l’éradication du fléau, l’autorité préfectorale fait appel à l’indulgence des maires et des élus locaux. Car dit-il, « ils savent mieux que moi comment procéder pour toucher le cœur des populations à la base». 

En prélude à ces actions, le préfet annonce d’ores et déjà que son département aura le mérite de se hisser à la première loge des localités qui auraient réussi à décourager la pratique du mariage des enfants.  « C’est un pari et j’y arriverai avec l’accompagnement de toutes les composantes de ma localité », a-t-il laissé entendre.

 

Société 24 juin 2017


José Didier Tonato : « Il fallait réhabiliter l’espace public»

Au nombre des réformes entreprises par la gouvernement, le réaménagement du cadre de vie est un chantier phare. Ce concept, nouveau sous nos cieux, n’est pas sans rendre perplexes des Béninois dont certains peinent encore à en cerner les contours. Eclairages du ministre José Tonato en charge de l’opérationalisation des projets censés transformer le cadre urbain.

 

La dénomination de Cadre de vie est nouvelle au Bénin. Qu’est-ce que cela revêt ?

 

C’est une innovation du président Patrice Talon dont nous sommes très fiers. Ce n’est pas nouveau qu’au Bénin, c’est nouveau en Afrique. J’ai reçu beaucoup d’appréciations positives de quelques ambassadeurs au Bénin qui m’ont dit ‘’pourquoi on n’y a pas pensé avant ?’’. Le cadre de vie, c’est vraiment ce qui traduit le plus la visibilité des toutes les actions d’aménagement, de construction, d’infrastructures. C’est la finalité. Ici c’est pensé comme le secteur qui met en synergie l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, le logement et l’environnement sous toutes ses dimensions, y compris les changements climatiques, les eaux et forêts. C’est vraiment la perception dynamique de la synergie qui doit exister entre ces secteurs-là, parce que généralement et à tort, on intervient de facon parallèle dans ces secteurs alors qu’on devrait intervenir de façon croisée, c’est pour avoir une approche intégrée que le ministère du Cadre de vie a été créé.

Le cadre de vie, nous le percevons comme la visibilité de l’action gouvernementale et le ressenti que les populations en ont.  Vous conviendrez donc que ce n’est pas une mince affaire, car j’ai parlé de ressenti donc le jugement ne dépend pas que de nous. Si le cadre de vie des populations est assaini et agréable, si les populations en sont contentes et satisfaites, là nous saurons que nous avons réussi notre mission. C’est la raison d’être du cadre de vie, évidemment qui croise la dimension du développement durable, les notions de gouvernance, d’économie, et de gestion du social, de l’environnement, toute la thématique environnementale associée à l’aménagement du territoire, au développement urbain, à l’habitat…  

Le message que j’ai perçu à travers ce choix du président Talon c’est que la gouvernance doit avoir une finalité : améliorer les conditions de vie. Notre action  doit consister à améliorer notre cadre de vie, ce n’est pas gouverner pour gouverner, être ministre pour être ministre, c’est pour démontrer la nécessité d’aller vers une utilité de la gouvernance, de l’action publique. Le cadre de vie traduit bien cette utilité-là puisque les populations en ressentent l’impact, et on peut chez eux mesurer le degré de satisfaction de notre action.

 

Il en ressort un aspect écologique…

 

Ah oui, forcément ! Quand vous avez en charge l’environnement qui couvre la biodiversité, les changements climatiques, les eaux et forêts, vous êtes  ministre de l’écologie. Parce que l’écologie, c’est l’action qu’on apporte pour mieux gérer l’environnement vu dans sa dimension holistique, globale, intégrant tous les aspects de préservation de la nature.

 

Que dites vous des récriinations suite à l’opération de libération de l’espace public ?

 

D’abord, je dois dire que le gouvernement est conscient de ce que les populations dans leur chair au quotidien sont confrontées à des moments difficiles. Mais c’est à tort que la gouvernance passée  leur a laissé croire qu’elles pouvaient occuper le domaine public, qu’occuper le domaine public est un droit, est normal, que le domaine public appartient à celui qui s’en accapare le premier. Mais non ! Le domaine public à d’autres fonctions. Celle de mobilité, de service, de l’hygiène, de salubrité et de sécurité.  

Nous avions un espace public où le piéton, le plus faible était brimé, n’avait pas de place alors que les trottoirs sont faits pour eux, et non pour l’exposition de marchandises. Nous avons donc estimé qu’il faut réhabiliter la conception initiale de l’espace urbain, à savoir qu’il est d’abord dévolu aux infrastructures de service public et non aux activités commerciales.

 

Quelle en sera la phase suivante ?

 

L’espace public est dédié aux infrastructures d’assainissement, de voirie, à l’éclairage public, au mobilier urbain, bref c’est un espace de circulation, c’est idéalement un poumon d’aération dans la ville. Donc, ceux qui se demandent ce qu’adviendra de l’espace libéré doivent savoir que l’espace public doit par essence être un espace totalement libéré de toute occupation. Dans tous les pays du monde, c’est comme cela. Maintenant que nous avons libéré l’espace public, il faut sauvegarder les aménagements existant, et aménager là où il n’y avait pas d’infrastructures. Voyez-vous, sur nos terres-pleins, des arbres plantés depuis des années n’ont jamais prospéré. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à côté, on vend du riz, et quand on lave les plats, on verse l’eau usagée composée de savon et d’huile.

Mais sur tout autre plan, ceux qui occupaient l’espace public subissaient une double peine. Ils payaient à la ville qui percevait indument des taxes, j’insiste là-dessus, et ils payaient encore aux personnes dont ils occupaient la devanture. Pendant ce temps, d’autres ont loué des boutiques régulièrement, mais se voient ravir la vedette par ceux qui se sont installés dans le domaine public, car on ne voit pas leurs boutiques. Face à un tel désordre, il fallait réhabiliter l’espace public, mais ensuite travailler pour l’attractivité de nos villes.

Et quand je parle d’attractivité, je ne parle pas d’esthétique seulement, je parle aussi d’économie, car pour qu’un investisseur décide de venir chez nous il faut que la ville lui plaise. C’est pourquoi le gouvernement a prévu une série d’aménagement qui va intervenir dans les mois à venir. Vous avez déjà sans doute entendu parler de l’opération asphaltage, la réhabilitation par le bitumage et l’assainissement de l’essentiel de la voirie urbaine, de la voirie primaire, de la voirie secondaire. Donc l’opération de libération de l’espace public, ce n’est pas une brimade, et ceux qui ont suivi la présentation du Programme d’action du gouvernement se sont rendu compte qu’il y a de l’aménagement qui vient derrière. Pour la première fois, depuis quarante ans, on va par exemple géréer de façon globale l’assainissement de la ville de Cotonou, le Bénin va désormais s’occuper de façon moderne de la gestion des déchets. La finalité est de moderniser et de donner la priorité aux emplois durables, car avec tous les travaux d’aménagement en vue c’est des emplois sur les cinq années à venir.

 

Il est reproché au gouvernement malgré ses belles intentions de ne pas avoir prévu de mesures d’accompagnement. Qu’en dites-vous ?

 

C’est le volet sur lequel je parle moins, car nous avons un projet tellement bien pensé. Et les mois à venir édifieront à ce propos. Mais parlant de mesures d’accompagnement, savez-vous que dans Cotonou sur la vingtaine de marchés secondaires que nous avons, moins de 40% des places sont occupées ? Et ce, pour la simple raison que devant les marchés, les mêmes autorités qui louent les places autorisent d’autres à s’installer pour vendre les mêmes produits que ceux de l’intérieur ! Résultat, tout le monde veut s’installer dehors sur l’espace public. Il a manqué un minimum de rigueur dans la gestion. 

Quant aux solutions envisagées, il y a l’installation des gens déplacés dans ces marchés. Le maire de Cotonou a parlé de 1000 places, mais il y en a plus. Comme autres mesures d’accompagnement, nous allons travailler sur la réahabilitation des marchés. Et dans le même temps, nous avons identifié des espaces qui seront réaménagés et où, ceux qui ont été amenés à libérer l’espace public, seront installés.

 

Concrètement, en quoi va consister la réhabilitation ?

 

La réhabilitation va consister au réaménagement des installations des marchés. Les hangars vont être reconstruits, les espaces sanitaires seront modernisés. Imaginez-vous que les gens viennent rester dans les marchés 12 heures par jour, ils n’ont pas un espace sanitaire convenable ou se mettre à l’aise, les infrastrutures sont dans un état lamentable, pourtant les bonnes femmes ont régulièrement payé leurs droits et taxes. Vous remarquerez qu’il y a une cohérence dans les projets : modernisation du marché Dantokpa, aménagement des berges, contournement de Cotonou, libération de l’espace public, opération d’asphaltage, modernisation de la gestion des déchets, etc. Voilà le dispositif dans lequel on est, ce n’est pas des projets coup par coup, mais des projets bien conçus pour que d’ici cinq ans, nos villes aient une autre image et que nous gagnions en attractivité.

 

Autre écueil relevé, la coopération entre le pouvoir central et les mairies. Qu’en est-il concrètement ?

 

Je ne suis pas un spécialiste de la décentralisation, mais je connais les textes de la décentralisation. En l’occurrence, les collectivités détiennent un pouvoir délégué du pouvoir central. Nous sommes dans une opération qui implique une quinzaine de villes. Combien sont-ils de maires à se plaindre ? Le gouvernement n’empiète sur les plates bandes d’aucune mairie. Lorsque le gouvernement signe un accord de financement avec les bailleurs de fonds qui profite aux collectivités locales, je n’entends pas dire qu’il empiète sur les plates bandes de personne, ce faisant. Mais lorsqu’on décide d’aider les mairies sur un terrain où ils sont visiblement en difficulté, on parle de plates bandes. On a nettoyé les plages, est-ce des prérogatives du pouvoir central ? Moi je vois plutôt un accompagnement des communes dans la réussite de leurs missions. Pour éviter tout malentendu, le chef de l’Etat a même pris langue avec les maires pour leur faire part de ce qu’il est sensible à leurs difficultés y compris politiques et leur a demandé de dire aux populations que c’est lui et non eux les maires qui sont responsables des opérations. Moi-même j’ai discuté avec les maires et les préfets pour expliquer les buts de l’opération. Je ne vois donc pas de raison qui justifie la polémique que vous évoquez.  Ailleurs comme en Côte d’Ivoire, il y a eu la même opération sans la moindre mesure de sensibilisation qui a duré six mois chez nous. Nous avons même marqué les lieux pour prévenir les concernés et leur indiquer ce que nous n’acceptons pas, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Quelle autre mesure prendre? L’Etat central n’a-t-il pas suffisamment à faire que d’aller encore se mêler des affaires des collectivités locales ? On ne peut pas réussir cette opération sans les collectvités locales et pérenniser les réalisations si les autorités locales ne sont pas impliquées, nous avons l’obligation de les impliquer. Toutefois, s’il y en a qui ont des préoccupations particulières, qu’ils les mettent sur la table pour que nous en discutions.

Le ministère du Cadre de vie est le ministère par définition du partenariat avec les collectivités locales. Toutes ces interventions, en plus de changer nos cadres de vie, sont pourvoyeuses d’emplois. Si je prends, ne serait-ce que l’opération d’assinissement des plages, elle a mobilisé plus de 4 000 jeunes. C’est autant d’aspects positifs que nous ne devons pas perdre de vue, et donc prioriser la synergie d’action.

 

On vous reproche également de vouloir transformer Cotonou en Paris du jour au lendemain…

 

Je sais que tous les Cotonois rêvent de voir Cotonou transformé en Paris. Nous avons libéré, déblayé, puis rendre propre avant d’aménager selon le planning retenu. Et quand je parle d’aménagement, c’est l’assainissement des caniveaux, l’asphaltage, l’éclairage solaire, l’installation de banquettes et poubelles, le reboisement, etc. A terme, avec toutes ces mesures, nous envisageons de disputer le titre de ville la plus propre d’Afrique à Kigali. Mais en plus, il y aura des orodateurs, nous allons mettre en place des systèmes de gestion des parkings, gratuits et payants…. Nous allons revenir sur les fondamentaux de gouvernance en matière d’urbanisme dans le seul but d’améliorer notre cadre de vie. Vous savez, quand le baron Haussmann a décidé de tailler dans Paris pour la transformer, ce fut le tollé général, si on avait pu le pendre, ses détracteurs n’auraient pas hésité. Mais les résultats sont là, aujourd’hui tout le monde ne jure que par Haussmann.

 

Seriez-vous le Haussmann du Bénin ou diriez-vous comme Churchill qu’il y aura larmes et sang ?

 

Il n’y aura ni larmes ni sang. Et je me fie à la capacité d’adaptation et de résilience des Béninois.

 

PS : interview réalisée en mars dernier pour La Nation Magazine. Mais toujours prégnante!

Actualités 24 juin 2017


Distribution de vivres aux pauvres: Ahmadiyya partage la joie du Ramadan dans l’Ouémé

La Jama’at islamique Ahma-diyya du Bénin a procédé, ce jeudi 22 juin à Porto-Novo, Avrankou et Adjarra, à la distribution de vivres et de produits de première nécéssité aux prisonniers, aux malades et autres couches démunies. C’est la façon, comme depuis cinqante ans, pour cette communauté de partager avec les bénéficiaires la joie et la ferveur de la fête du Ramadan 2017.

Prison civile de Porto-Novo, centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau, centre de traitement des malades mentaux Saint-Camille Oasis d’amour d’Avrankou et l’orphelinat Notre-Dame de la miséricorde d’Adjarra. Ce sont les quatre centres qui ont reçu, ce jeudi 22 juin, la délégation de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin conduite par son président, Rana Farooq Ahmad. Cette communauté est allée partager par anticipation la joie du Ramadan encore appelée l’Aïd el-fitr avec ces couches sociales démunies. La délégation avait les bras chargés de sacs de riz, de cartons de pâtes alimentaires, de savons, de bidons d’huile d’arachide, de cartons de grandes boîtes de tomates, des cartons de sucre…Des dons de ces différents produits ont été faits à chacune des étapes du périple.
Pour le président Rana Farooq Ahmad, cette œuvre de charité s’insère dans le cadre de la vision de son association installée depuis 1967 au Bénin à savoir : partager l’amour de Dieu avec son prochain pour qu’il soit aussi en joie. Plus de 25 millions F Cfa ont été mobilisés cette année par l’association pour les vivres à distribuer aux populations les plus démunies, a confié Rana Farooq Ahmad. Selon lui, l’opération de distribution de don de son association se déroule sur toute l’année et sur toute l’étendue du territoire national. Mais elle est seulement plus intensifiée à la veille des fêtes muslmanes, en l’occurence le Ramadan et la Tabaski au profit des couches vulnérables des quatre coins du Bénin. Les sites visités, ce jeudi 22 juin, ont été juste retenus pour la remise symbolique au plan national, précise le président de la Jama’at islamique Ahmadyya du Bénin.
A la prison civile de Porto-Novo, Rana Farooq Ahmad a invité les prisonniers à changer de comportement et à être de bons citoyens dès qu’ils vont recrouvrer leur liberté. Le régisseur de la maison d’arrêt, le lieutenant Jean-Eudes Etchiha, a remercié les membres de la communauté Ahmadiyya pour ce geste humanitaire chaque année. Il a prié Dieu de le leur rendre au centuple.
Au Centre hospitalier universi-taire départemental de l’Ouémé-Plateau, au nom des patients qui ont été gratifiés de vivres et autres, Hermionne Houessou, a dit la gratitude de l’hôpital à la délégation de Rana Farooq Ahmad.
Il en est de même avec Brigitte Assaba du centre Saint-Camille d’Avrankou. Elle a prié Dieu de veiller sur les membres de la communauté Ahmadiyya Bénin et de les assister dans leurs activités.
Mais avant sa descente sur le terrain, la délégation est allée faire ses civilités au préfet de l’Ouémé qui a receptionné symboliquement l’ensemble des vivres destinés au départements. Joachim Apithy a félicité l’association pour son sens de partage et de solidarité envers les plus pauvres. Le préfet a saisi l’occasion pour proposer à cette communauté d’étendre ses actions humanitaires à d’autres communes de son département.

Société 23 juin 2017


Lancement 2e Millennium challenge account: L'électricité pour tous!

Le deuxième programme du Bénin pour le Millennium challenge account (Mca II) est lancé officiellement, ce jeudi 22 juin à Cotonou à travers une cérémonie présidée par le ministre d’Etat en charge du Développement. Ladite cérémonie a également connu la signature de la lettre de mise en œuvre du programme.

A compter de ce jeudi 22 juin 2016, le Bénin dispose de 1825 jours pour mettre en exécution le deuxième programme du Bénin pour le Millennium challenge account (Mca II). Au total, 403 millions de dollars dont 28 millions de dollars sur le budget national, sont mis à la disposition de ce programme quinquennal financé par les Etats-Unis d’Amérique.
L’ambition du programme, c’est de stimuler l’investissement privé à travers des appuis aux réformes institutionnelles et l’investissement dans la production et la distribution de l’électricité ainsi que l’électrification hors-réseau (énergies renouvelables ». Pour évaluer les besoins du secteur énergétique, un réseau d’économistes béninois et américains ont travaillé sur une longue période.
En amont de la signature par Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, et Christopher Broughton de la lettre de mise en service de ce deuxième compact pour le Bénin, Samuel Batcho, coordonnateur national du Millennium challenge account Bénin II, a levé un coin de voile sur l’ossature du programme. Il s’agit, précise-t-il, d’un programme comportant quatre projets, tous en lien avec le secteur énergétique auquel sera consacré l’ensemble du financement.
Le premier concerne «les réformes des politiques et renforcement institutionnel». Il est question à ce niveau de mettre en œuvre des réformes pour soutenir des interventions à même d’améliorer la gouvernance dans le secteur. Ce pilier prévoit également, ajoute Samuel Batcho, la mise en place d’une Autorité de régulation indépendante dans le secteur, l’amélioration de l’efficacité et la mise en place d’un cadre réglementaire favorable. Le deuxième projet porte sur la «production et la distribution d’énergie» et envisage de moderniser les infrastructures de distribution de l’énergie au Bénin, d’augmenter la capacité de la production nationale du tiers de la demande actuelle en heure de pointe, réduire la dépendance du Bénin des sources externes d’approvisionnement. Le troisième projet, «le projet énergie hors réseau» met l’accent sur les énergies renouvelables et le financement de l’électrification hors réseau au niveau institutionnel et des ménages. Le dernier projet porte sur la distribution d’électricité et permettra de moderniser les infrastructures de distribution. Cela, de manière à étendre le réseau et à satisfaire la croissance future.

Booster l’économie

« L’électricité est le rêve de tous les Béninois. Nous avons un manque d’énergie, d’infrastructures énergétiques, de ressources, de politiques publiques, de structures pour fournir l’énergie suffisante et pour couvrir la demande nationale de plus en plus croissante », diagnostique Samuel Batcho. Sur les cinq années à venir, le Bénin disposera, grâce au Mca II, de ressources pour éloigner les frontières de l’obscurité et donner une large chance d’accès à l’énergie (toutes formes) à ses populations, espère de son côté, Lucy Tramlyn, ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin. Ce programme, salue la diplomate, est le fruit d’un travail acharné et représente un engagement aussi à réduire la pauvreté au Bénin grâce à l’accroissement de la production nationale de l’électricité et la fiabilisation du réseau de distribution. Elle y voit donc du soutien pour le Programme d’action du Gouvernement (Pag). Lequel, rappelle le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané, représentant du chef de l’Etat, fait une place de choix à la recherche de solutions aux problèmes énergétiques du Bénin. D’où la gratitude du Gouvernement béninois qu’il a tenu à exprimer au peuple et au Gouvernement américains. Ce programme, rappelle-t-il, vient s’ajouter au premier compact dont le pays avait été bénéficiaire entre 2006 et 2012. A travers ce programme, exulte le ministre d’Etat, c’est une solution majeure trouvée à l’un des premiers obstacles de la croissance économique du Bénin.

Actualités 23 juin 2017


Crise à la RB: Rosine et Nicéphore Soglo passent au vitriol les frondeurs

 

Ce jeudi 22 juin, le couple Soglo  était en campagne dans les villes de Bohicon et d’Abomey. Une campagne inédite, car Nicéphore et Rosine Soglo étaient à la manœuvre contre les frondeurs de la Renaissance du Bénin (RB) qui ont éjecté leur fils Léhady du parti.

 

Pour le couple Soglo, le congrès prévu par ces derniers samedi prochain doit être boycotté par les militants. Car, soutiennent-ils, les organisateurs sont des usurpateurs. Aucun nom d’oiseau n’aura pas été de trop pour pourfendre lesdits frondeurs. Les militants ont donc été invités à ne point s'associer aux actions qu'ils engagent au nom de la Renaissance du Bénin.

Sans répondre aux préoccupations des frondeurs relatives à la mauvaise gestion faite du parti par Léhady Soglo, ses géniteurs les ont passés au vitriol, arguant qu'ils sont plutôt mus par des intérêts inavoués. Aussi bien à Abomey qu'à Bohicon, les réformistes en ont eu pour leur grade.

 

Politique 22 juin 2017


Le Fsp réclame plus de social

Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a organisé une marche pacifique ce jeudi 22 juin à Cotonou. Cette forme d’expression a été choisie pour appeler le gouvernement à prendre davantage de mesures sociales, selon les organisateurs.

 

Sur leur parcours, allant de la Bourse du Travail, passant par boulevard Saint Michel et enfin Place de l’étoile rouge, les manifestants n’ont eu de cesse de scander : « On a faim ». Décryptant, le coordonateur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) estime que cette lutte n’est pas menée contre la personne du président mais plutôt pour le bien-être de tous les Béninois qui souffriraient en ce moment faute du minimum. Dans la même veine, l’ancien secrétaire général du gouvernement défunt, AlassaneTigri martèle qu’il est une obligation pour le gouvernement de prendre en compte les aspirations du peuple.  « Nous reprochons au président de ne pas donner le pain au peuple », a-t-il laissé entendre.

Quant au porte-parole du Front, Jean Kokou Zounon, il déplore la gouvernance actuelle qui ne serait pas « inclusive », selon lui. Et s’insurge contre les choix d’administration de certaines sociétés, telles que Libercom, le Port autonome de

Cotonou, etc. 

 

Politique 22 juin 2017


Modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand-Nokoué: Le ministre José Tonato lance la procédure d’appel d’offres du projet

Le Gouvernement met en vigueur le Projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand-Nokoué. Cette mise en vigueur a été faite par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, au cours d’un atelier d’information et de lancement de la procédure d’appel d’offres, ce mercredi 21 juin à Cotonou.

Il existe désormais au niveau de l’Etat central et, ceci, pour une période de sept ans, un Projet de modernisation de la gestion des déchets solides ménagers dans le Grand Nokoué qui prend en compte les communes de Cotonou, Abomey-Calavi, Ouidah, Sèmè-Podji et Porto-Novo.
A l’atelier d’information et de lancement de la procédure d’appel d’offres dans le cadre de ce projet hier, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato a rappelé que, le 5 mai dernier, le chef de l’Etat a signé avec les cinq communes du Grand Nokoué une convention qui porte sur quatre projets du Programme d’action du Gouvernement. Et au nombre de ces projets, celui relatif à la modernisation de la gestion des déchets solides ménagers.
Pour le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, la procédure d’appel d’offres qu’il lance prend en compte quatre phases qui comportent la collecte, le transfert, la fourniture, l’entretien et la maintenance ; la réalisation des centres de tri (la phase appelée valorisation) ; puis la phase appelée enfouissement qui concerne la conception, la réalisation et l’exploitation des sites de Takon et Ouèssè. L’avis d’appel d’offres sera disponible dans 48 heures.
Avant ce lancement, un rappel du contexte général et des enjeux du projet, puis de l’étude réalisée dans le cadre du projet par le cabinet Girus ont été présentés par Olga Prince-Dagnon de l’Agence du cadre de vie pour le développement du Territoire et Nicolas Almodovar du même cabinet. Il s’agit d’un projet qui a pour objectif d’améliorer les conditions environnementales et socio-économiques des populations des communes concernées. Son ambition est que d’ici 7 ans, 90% des déchets solides ménagers soient collectés avec 60% de valorisation.
Pour Nicolas Almodovar du cabinet Girus, le projet sera géré par un cadre institutionnel qui est une structure mixte comprenant les représentants des communes et de l’Etat central, c’est-à-dire les ministères parties prenantes du projet. Le coût global du projet est estimé à 100 milliards de francs Cfa.
La présentation faite du projet n’a pas laissé indifférents les acteurs de la filière présents à l’atelier. Pour certains, le projet n’a pas pris en compte certaines réalités des expériences déjà vécues. Et pour d’autres, les acteurs, membres du collectif des gestionnaires des déchets solides ménagers, n’ont pas été associés à la réalisation de l’étude qui, selon eux, n’a même pas pris en compte l’existant.
Le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Georges Bada, pour sa part, a rappelé que, lors de l’état des lieux, il a été dit qu’il y a des points noirs dans sa commune comme dans d’autres. Il a demandé si les 100 milliards de francs Cfa prévus pour le financement de ce projet prennent en compte ces points noirs.
Après la réaction des membres du cabinet Girus qui ont apporté des éléments de réponse aux préoccupations des intervenants, le ministre José Tonato a souligné qu’il y aura d’autres cadres précis pour revenir et discuter de long en large du projet. « Nous avons tout fait pour que le travail soit réalisé sur l’existant », souligne-t-il. Il dit avoir pris la parole pour apporter aussi des éléments de réponse aux préoccupations et surtout à la question de financement.
Selon José Tonato, le modèle de financement de ce projet est celui du partenariat public-privé (Ppp) conformément à ce qui a été prévu dans le Programme d’action du Gouvernement?

Actualités 22 juin 2017


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