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Nouvelles

Projet « Boulev’art Covid-19 »: Envie des artistes de partager les douleurs face au mal
Impossible de passer devant l’Institut français de Cotonou depuis quelques jours sans remarquer l’exposition collective de plusieurs artistes du Bénin. La pandémie de la Covid-19 a laissé de mauvais souvenirs et peut-être quelques bons aussi. Ces émotions, les artistes les ont peintes à leur manière, chacun y allant de son talent, de son génie et de son inspiration. Des formes et des figures presque humaines. Du noir et du blanc qui se chevauchent sur du 2,44 X 1,22 Cm. On a du mal, à première vue, à se faire une idée de cette œuvre d’art. Mais on peut, en regardant de près, observer que des formes visiblement joyeuses, d’autres peu joyeuses et d’autres encore plus amères occupent l’espace, sinon la toile. Elle a pour nom «Limités». Réalisée par la sœur Henriette Marie Goussikindey de la galerie Saint Augustin de Cotonou dans le cadre du projet spécial Boulev’art initié par le Collectif des artistes du Bénin (Cab), cette œuvre résume toute la problématique liée à cette pandémie. D’un côté, les changements de comportements ; vivre avec les masques, le business qui s’en est suivi, le commerce des gels, les nouvelles habitudes imposées par ce mal pervers dans tous les compartiments de la vie. De l’autre, toute la douleur drainée par la Covid-19. En poursuivant la visite de cette exposition collective des artistes contemporains du Bénin pour inciter la population à lutter efficacement contre la pandémie du coronavirus, on découvre un autre coup de génie: Dominique Zinkpè. Le célèbre plasticien a prêté non seulement son nom, mais aussi son image pour exposer la douleur du peuple face à ce mal. L’œuvre photographique qui le présente sur crucifix a retenu bien des attentions. L’artiste s’est voulu le porte-voix de la douleur et de la misère induites par la Covid-19. Le plasticien Azé Baba a peint « Azongnigni », pratique bien connue dans certains milieux du pays. Nathanaël Vodouhè en a rajouté une couche avec « Stop Covid ». Syl Loko a amplifié avec « Gni-Covid-sin ». Pour Marius Dansou, il faut «Se protéger ou se taire ». Et pas si loin de lui, la « Série 2020 II » de Sébastien Boko. Charly d’Almeida s’est aussi invité sur le boulevard des plasticiens en croisade contre le petit virus. « A la suite des policiers, ambulanciers, infirmiers… le temps des plasticiens, peintres, sculpteurs et poètes », dira le plasticien Gratien Zossou. Rêve d’artistes « Boulev’art Covid-19 » est un projet in situ mettant en relief la photographie d’art, le dessin, la peinture, le graffiti, l’installation sonore et vidéo. Un véritable instant de performance, à travers la réalisation d’œuvres sur des supports installés au préalable et dont la finalité est de sensibiliser la population, surtout par ces temps où les chiffres de la maladie ne cessent de grimper. Les œuvres réalisées seront ensuite dupliquées sur bâches pour être exposées dans d’autres villes à savoir la place Toffa à Porto-Novo, Goho à Abomey et Bio Guerra à Parakou. Ceci dans l’optique de convaincre les populations à ne point baisser la garde dans la lutte contre la pandémie du coronavirus, explique Dominique Zinkpè, concepteur du projet. Tenu de 1999 à 2007, « Boulev’art » est un festival à travers lequel des artistes sortaient des ateliers et galeries pour aller au contact des populations. Il se déroulait en plein air à la place de l’Etoile rouge de Cotonou, à une époque où la population béninoise était peu informée de la pertinence de l’art plastique. Boulev'art est un rêve des artistes à travers des œuvres sublimes pour répondre au Covid-19. Le projet ambitionne, par ailleurs, d’amener les artistes à faire des œuvres conceptuelles et se veut en même temps un brassage entre artistes aux parcours divers. C’est aussi un acte citoyen qui, depuis sa première phase, a changé le visage du carrefour Sainte Cécile de Cotonou. L’engagement du public a été même un élément déterminant pour la suite du projet, reconnait Dominique Zinkpè. « Aucune œuvre n’a été détériorée. Je suis sidéré de voir le courage et le rayonnement des artistes béninois à créer pour l’expression de la douleur du peuple. Ce projet a été fait par motivation », explique-t-il. Parlant de motivation, celle de Sophie Négrier se laisse lire à travers un extrait « La planète malade » de Guy Debord et pour finir, une belle interrogation qui sans doute trotter actuellement dans dix mille têtes : « Vaccination ou manipulation ? » Culture 16 févr. 2021


Préparation de la présidentielle d’avril prochain: Une mission de la Cedeao s’enquiert des conditions
Une mission préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a séjourné du 11 au 12 février à Cotonou. Bref séjour au cours duquel la délégation a rencontré de nombreux acteurs étatiques et non étatiques avant de faire ses observations et recommandations. La mission préélectorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui a séjourné du 11 au 12 février dernier à Cotonou s’inscrit dans le cadre du Protocole additionnel de la Cedeao de 2001 sur la démocratie et la bonne gouvernance et les dispositions relatives à la prévention des conflits. C’est pourquoi, fidèle à son mandat de promouvoir la paix, la stabilité et la consolidation démocratique en Afrique de l’Ouest, l’instance sous-régionale a entrepris cette mission au Bénin, pays qui organise le 11 avril 2021 une élection présidentielle. Au cours de son séjour, la mission a échangé avec « les principales parties prenantes béninoises pour évaluer le niveau de préparation des institutions et des acteurs sociopolitiques pour la tenue d’une élection présidentielle inclusive, transparente, crédible et apaisée ». En dehors des ministres en charge des Affaires étrangères et de l’Intérieur avec qui la mission a eu des audiences, elle s’est aussi rendue aux sièges de la Commission électorale, de la Cour constitutionnelle, du Conseil d’orientation et de supervision de la liste électorale, avant une visite de courtoisie au président Patrice Talon. La Mission a également eu des consultations avec des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin. Satisfaction Au terme de son séjour, elle a rendu public un communiqué final indiquant que « la mission a pris note des réformes politiques engagées par le gouvernement pour faciliter le processus électoral et s’est félicitée de l’état d’avancement du processus électoral, notamment la publication du calendrier électoral, l’enregistrement des candidatures, la transmission du fichier électoral à la Cena par le Cos-Lépi et la publication dans les prochains jours de la liste provisoire des candidats retenus au niveau de la Cena ». Le même communiqué indique que la mission a pris acte des dispositions sécuritaires prises par les autorités pour assurer un processus électoral sécurisé notamment la sécurisation des candidats, la sécurisation du matériel électoral et des observateurs ainsi que l’ensemble des parties prenantes du processus électoral. Aussi, les émissaires de la Cedeao disent-ils avoir été informés «de la tentative d’agression sur l’un des candidats présumés à l’élection présidentielle ainsi que des enquêtes en cours ». Elle encourage les autorités à poursuivre ces enquêtes pour établir les faits et éventuellement sanctionner les auteurs et «demande à toutes les parties d’éviter les discours de haine qui incitent à la violence et créent un climat de tension ». Pour finir, cette délégation de l’instance communautaire « a exhorté tous les acteurs sociopolitiques au dialogue pour créer les conditions favorables à la tenue d’élection crédible et inclusive et renforcer ainsi le climat de paix dans le pays ». Ladite mission, faut-il le rappeler, a été conduite par Shirley Ayorkor Botchway, ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration régionale du Ghana et présidente en exercice du Conseil des ministres de la Cedeao. Elle était composée entre autres de Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cedeao, de madame Halima Ahmed, commissaire en charge des Finances de la Cedeao, de l’ambassadeur Blaise Diplo-Djomand, représentant résident de la Cedeao au Bénin ainsi que des collaborateurs techniques de l’instance. Dans les prochaines semaines, une mission d’observateurs du scrutin est attendue à Cotonou. Actualités 16 févr. 2021


Présidentielle 2021: Les trois duos attendus jeudi prochain pour les visites médicales
Les duos Alassane Soumanou Djimba- Paul Hounkpè, Patrice Talon- Mariam Chabi Talata et Corentin Kohoué- Irénée Agossa, tous candidats à la présidentielle du 11 avril prochain et provisoirement retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) sont attendus, jeudi 18 février devant le collège des médecins assermentés qui constatera l’état général de leur bien-être physique et mental. Les visites médicales seront conduites par Lucien Dossou-Gbété, médecin interniste, président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin, Léopold Houétondji Codjo, médecin cardiologue, agrégé en cardiologie à la Faculté de médecine de l’Université de Parakou et Grégoire Magloire Gansou, professeur de psychiatrique à la Faculté des sciences de la santé à Cotonou. Les trois médecins qui ont prêté serment, mercredi 10 février devant la Cour constitutionnelle, auront la mission d’examiner chaque candidat suivant les principes de la charte de la médecine et de rendre les résultats exacts conformément aux dispositions prévues par la Constitution béninoise. Ils devront, chacun selon sa spécialité, procéder à l’examen clinique détaillé de chacun des candidats, prescrire les examens paracliniques appropriés, rédiger et déposer une observation médicale selon le protocole, dire si le candidat jouit d’un état complet de bien-être physique et mental, c’est-à-dire s’il est apte à exercer la fonction présidentielle ou de vice-président de la République. Les travaux des trois médecins seront sanctionnés par un rapport unique pour chaque candidat selon le même protocole classique et dans lequel seront consignées les anomalies et la conduite à tenir ainsi que les commentaires subséquents et la conclusion qui s’impose. Mais avant jeudi prochain, la Cour constitutionnelle examine demain les recours formulés par les candidats recalés par la Cena pour une raison ou une autre. Selon des indiscrétions, la haute juridiction a enregistré une dizaine de recours dont certains bien avant la publication de la liste provisoire des candidats par la Cena. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Actualités 16 févr. 2021


OMC : La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala désignée directrice générale
C’est officiel. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala prendra les rênes de l’Organisation mondiale du commerce (Omc). Une première pour la gent féminine et pour l’Afrique depuis la création de l’institution en 1995. Le Conseil général de l’institution a accordé sa confiance à l’ancienne directrice générale de la Banque mondiale et présidente du conseil d'administration de l'Alliance du Vaccin (Gavi Alliance), à l’issue d’une réunion extraordinaire tenue ce lundi 15 février sous forme virtuelle. L’expert financier mondial et économiste du développement international succède ainsi au Brésilien Roberto Azevêdo qui a quitté ses fonctions fin août 2020 pour des raisons familiales. Pour la première fois, une femme prend la tête de la prestigieuse institution chargée de veiller au respect des règles et accords régissant les échanges entre les pays et ce, dans l’intérêt de tous. C’est également la toute première femme qui se hisse à ce poste.   Economie 15 févr. 2021


In memoriam Marcellin Zossoungbo : L’ultime hommage de la famille judiciaire
La grande famille des acteurs judiciaires a rendu hommage, samedi 13 février dernier, à feu Marcellin Zossoungbo, président de la chambre nationale des huissiers du Bénin, décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février dernier. La cérémonie s'est déroulée au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. La maison Justice garde d’honorables souvenirs de feu Marcellin Zossoungbo, président de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin. Les témoignages sur le disparu sont élogieux. « Il a été un travailleur infatigable. Il a exercé sa charge avec détermination, rigueur et esprit d'ouverture… Un homme d'exception qui faisait l'unanimité autour de lui et suscitait l'empathie de tous ceux qui le côtoyaient… ». Samedi dernier, les acteurs judiciaires lui ont rendu un  hommage mérité. La Cérémonie a connu la présence d'autorités et de personnalités qui ont côtoyé le défunt dans la maison Justice dont Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. C'est sans occulter la présence fort remarquable de représentants de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin, de l'Ordre national des avocats, de l'Ordre des notaires, de l'Ordre des architectes, de l'Ordre des géomètres... « Je rends hommage à un ami, un frère, à un compagnon. C’est un adieu rempli d’espérance. Son départ nous presse de vivre », va déclarer Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle. Me Marcellin Zossoungbo a prêté serment en 1984 devant le Tribunal de première instance de Cotonou. Il est décédé dans la nuit du dimanche 31 janvier au lundi 1er février au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga. Il avait été élu à la tête de la Chambre nationale des huissiers de justice du Bénin en janvier 2019. Actualités 15 févr. 2021


Benin Cashew Day 2021:Les leviers pour une filière cajou résiliente et compétitive
Sous le thème « Agir pour une filière compétitive », s’est tenue, les 11 et 12 février derniers à Cotonou, la deuxième édition de la Journée du cajou du Bénin dénommée « Benin Cashew Day ». Deux jours durant, les acteurs ont exploré les stratégies devant booster la production et la transformation des noix ainsi que la résilience de la chaîne de valeur aux chocs exogènes. En 2020, le Bénin a produit entre 140 000 et 150 000 tonnes de noix de cajou brutes, illustrant une fois de plus la croissance progressive notée au cours des dernières années, note Nicholas Mancus, chef de mission du projet BeninCajù de TechnoServe Bénin. Cependant, cette filière qui nourrit quelque 200 000 familles béninoises, a du mal à se remettre des effets néfastes de la crise engendrée par la chute des cours mondiaux de l’anacarde en 2018. La crise économique et sanitaire de la Covid-19 a perturbé les chaînes d’approvisionnement, alors que plusieurs unités de transformation avaient fermé du fait de la volatilité des prix des noix brutes et de l’absence du financement adapté. Ainsi se présente la problématique de la compétitivité de la filière cajou qui était au cœur de la deuxième édition de la Journée du cajou du Bénin dénommée «Bénin Cashew Day ». Les travaux lancés par Micaël Bassabi Djara, directeur de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, ont connu la participation de toutes les familles d’acteurs réunies au sein de l’Interprofession de la filière anacarde du Bénin (Ifa-Bénin). « Si la première édition nous a permis de faire l’exercice de repenser la stratégie de promouvoir la filière anacarde en regardant de près les expériences de certains pays proches, cette édition est plus ambitieuse à travers son thème ‘’Agir pour une filière compétitive’’ », selon Edouard Assogba, président de l’Ifa-Bénin. Le Bénin est le 8e pays producteur de cajou dans le monde, rappelle Jim Fitzpatrick, spécialiste des marchés de cajou, lors de la conférence inaugurale sur «La dynamique des organisations et du marché du cajou dans la sous-région et dans le monde ». Avec un rendement en amandes (valeur Kor) entre 47 et 49 Ibs, les noix du Bénin ont une réputation mondiale pour leur qualité et leur goût exceptionnels, fait-il remarquer, avant d’ajouter qu’elles sont très prisées en Inde qui consomme 40 % des noix de cajou du monde. La transformation, le hic Que se passerait-il si les Indiens délaissaient les produits du Bénin au profit d’autres pays qui œuvrent non seulement à augmenter la production mais aussi la qualité de leurs noix ? Tel est le fil d’Ariane des réflexions suggéré par le spécialiste, en insistant sur la « trop forte dépendance » de la filière du Bénin de l’exportation. En réalité, la transformation des noix constitue le maillon faible de la filière cajou, deuxième pourvoyeur de devises au Bénin après le coton, contribuant à hauteur de 7 % au produit intérieur brut (Pib) agricole et de 3 % au Pib global. Pour une capacité des usines estimée à 65 000 tonnes, souligne Nicholas Mancus, la transformation réelle des noix sur place ne dépasse guère les 20 000 tonnes, soit moins de 15 % de la production nationale totale. Les écueils de l’industrialisation ont pour noms : multiplicité d’intermédiaires rendant peu compétitifs les prix, difficultés d’approvisionnement des usines, non-respect des normes post-récolte et baisse de la qualité des noix parfois mélangées à celles d’ailleurs, crédits à taux d’intérêt élevés, baisse de prix des noix sur les marchés, non-respect des règles de la commercialisation. L’ambition du gouvernement est de porter la production à 300 000 tonnes et d’en transformer la moitié à court terme. Cela passe par une meilleure organisation de la commercialisation avec des attributs permettant de régler les problèmes cruciaux, notamment le financement de la transformation, l’accroissement des capacités de transformation, la transparence des transactions sur le marché intérieur, indique Micaël Bassabi Djara. Le respect des exigences environnementales et sanitaires, la qualité des emballages utilisés, la traçabilité des produits, la mise en place d’un bon système d’information commerciale, sont également des défis à relever, ajoute Abdoulaye Toko, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. La transformation à une plus grande échelle s’avère une solution compétitive pour les entreprises locales afin de se couvrir contre les risques de volatilité des prix sur le marché, estime Nicholas Mancus. Pour ce faire, préconise-t-il, les politiques devront encourager les transformateurs locaux à augmenter leur capacité actuelle, par l’exemption des exigences relatives à l’acquisition des équipements. Il évoque par ailleurs les certifications biologiques et équitables qui contribuent à sécuriser les chaînes d’approvisionnement de manière durable. Technologies et soutiens Les nouvelles technologies : cartographie par satellite, algorithmes d’intelligence artificielle, formation ciblée de production améliorées, sont également des opportunités à saisir pour accroître la compétitivité, admettent les acteurs de la filière. « Nous sommes prêts à baser tout notre soutien pour aider à construire un secteur de la noix de cajou florissant, en croissance et compétitif », assure le représentant de TechnoServe Bénin, au nom des partenaires techniques et financiers (Ptf). Ces derniers attendent la mise en place d’une Autorité de régulation de la filière d’ici à la prochaine édition de la Journée béninoise du cajou et d’une bonne politique concentrée sur la fourniture de services à tous ceux qui travaillent le long de la chaîne de valeur, plaide Nicholas Mancus. Les familles d’acteurs ont fait le point des grandes actions menées sous l’égide des Ptf, notamment celles de TechnoServe, partenaire financier de Benin Cashew Day, qui met en œuvre plusieurs projets dont BeninCajù et Cajulab-Drones, sur financement du département de l'Agriculture des Etats-Unis (Usda). La stratégie de développement de la filière s’inspirera des expériences de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Ghana, du Nigeria en termes d’organisation et de compétitivité du secteur, ainsi que celles du Brésil, du Cambodge et du Vietnam en matière de coopération et de durabilité des systèmes de commercialisation et de transformation, partagées au cours des travaux. Elle s’alignera également sur les actions de l’Alliance africaine pour le cajou (Aca) pour le développement harmonieux de la filière, qui ont été exposées à l’occasion par son représentant Tola Faseru venu du Nigeria. BeninCajù, précurseur de l’essor Projet inclusif et novateur, BeninCajù privilégie une approche globale pour renforcer les chaînes de valeur du cajou et en faire un secteur plus productif. D’un coût total de 24 millions de dollars soit environ 12,9 milliards F Cfa, il contribue à la formation pour une meilleure gestion agricole et post-récolte, à l’amélioration de l’accès au financement pour les groupes et ou coopératives de producteurs. Au terme des cinq ans du projet, les rendements et les revenus de quelque 49 000 producteurs de cajou devraient tripler tout comme la capacité nationale de transformation, avec à la clé 3400 emplois créés dont 70 % de femmes. Le projet met un accent particulier sur le renforcement des capacités des transformateurs locaux à l’instar de Tolaro Global, Afokantan Benin Cashew, Fludor Bénin, Africa Negoce Industries. Ces sociétés sont appuyées dans la mise en place de nouveaux équipements, le développement de marchés de noix et de jus de pomme, l’accès au financement et à l’investissement de leurs unités. Les meilleurs acteurs primés La deuxième édition de Benin Cashew Day a été marquée par la distinction des meilleurs acteurs de la filière anacarde. Au titre des producteurs, Adéwalé Adéloui pour l’Ouémé-Plateau, Issa Djankpata pour l’Atacora-Donga, Alassane Mamoudou pour le Borgou-Alibori et Karamatou Chabi Lakou pour le Zou-Collines, ont reçu des tableaux de reconnaissance. Au rang des acheteurs de produits agricoles et tropicaux, l’honneur est échu à Rachidath Boukari, Solange Atchadé et Liliwanou Ibrahima. Chez les transformateurs, les mérites des entreprises Tolaro Global S.A.S., Afokantan Benin Cashew, Fludor Bénin, Africa Negoce Industries sont saluées. Pour les exportateurs, Export Trading Co Bénin, Agro-Benin Exports, H.G.A. Conseils & Associés sont primés pour leur dynamisme. C. U. P. Société 15 févr. 2021


Appui d’African Parks à la lutte contre la Covid-19:Des cartons de gel hydroalcoolique offerts
Plusieurs structures partenaires d’African Parks ont reçu, vendredi 12 février dernier à Cotonou, des mains des responsables de cette organisation, des dizaines de cartons de gel hydroalcoolique. Un geste dont l’objectif est d’épargner les acteurs intervenant aux côtés d’African Parks et plus généralement les populations de la maladie à coronavirus. Le ministère de la Santé, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, la direction générale des Eaux, forêts et chasse, la direction générale du Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) sont les cinq structures bénéficiaires des dons de gel hydro alcoolique faits par African Parks. L’organisation entend renforcer les efforts faits par ces structures pour prémunir leurs personnels et usagers contre la Covid-19. Sam Diboma, directeur financier régional, au nom de l’Ap à l’occasion de la cérémonie, est revenu sur d’autres actions déployées par son organisation dans le but de protéger les populations contre cette pandémie. Les efforts qu’African Parks, grâce aux appuis de ses partenaires, n’a cessé de déployer pour contribuer au bien-être des communautés sont multiples, souligne Sam Diboma. C’est dans cette même logique, indique-t-il, qu’ayant bénéficié d’un don important de gel hydro- alcoolique offert par la société japonaise Saraya, African Parks, dans un élan de solidarité, a fait le choix de partager ce don à l’échelle nationale. Sur les 2 682 cartons reçus, soit 67050 flacons, l’organisation, vendredi dernier, a fait don de cent cartons de flacons de gel hydroalcoolique au profit du ministère de la Santé publique. Quarante cartons sont allés au ministère du Cadre de vie et du Développement durable alors que la direction générale des Eaux, forêts et chasse a bénéficié de cent cartons. Le Centre national de gestion des réserves de faune et l’Agence nationale de promotion et de développement du patrimoine touristique ont eu droit à vingt cartons chacun. Le reste sera distribué au niveau des parcs et dans les localités riveraines, a promis Sam Diboma. Il a saisi cette occasion, pour témoigner sa gratitude aux donateurs et particulièrement au ministère de la Santé pour les mesures fortes prises pour limiter la propagation de la Covid-19 au Bénin, espérant que ce geste contribue à renforcer la protection des populations, tout en aidant à faire baisser la tendance haussière des chiffres liés à la pandémie. Selon les dernières statistiques du ministère de la Santé, le Bénin a connu à ce jour 4 560 cas confirmés, dont 3772 cas guéris, 732 personnes sous traitement et 56 décès. Dans les rangs des bénéficiaires, le geste d’African Parks est apprécié et salué. Richard Venance Gandaho, secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, se félicite de ce geste qui vient s’ajouter aux nombreuses manifestations de solidarité dans la gestion de cette pandémie. Geste qui, souligne-t-il, arrive à un moment où la pandémie continue de dicter sa loi. « Les dernières statistiques sur l’évolution de la situation épidémiologique sont inquiétantes parce qu’on note une évolution de la situation depuis janvier avec de nouveaux cas et … Parmi ces nouveaux cas, le nombre de cas graves a augmenté », révèle le représentant du ministre de la Santé. A sa suite, Oloufounmilayo Olloudé, au nom du ministère du Cadre de vie, promet qu’un bon usage sera fait de ces dons qui permettront sans aucun doute de lutter davantage contre cette pandémie. Depuis le début de la pandémie, African Parks a déjà distribué plus de 7000 masques de protection aux populations de Tanguiéta, Kandi, Banikoara, Malanville, Karimama et Kérou. Elle a aussi remis 5 000 masques et 50 dispositifs de lavage de main à la mairie de Kandi. Société 15 févr. 2021


Economie:« Le Bénin très loin du seuil d’un pays endetté », selon Romuald Wadagni
Des éléments techniques d’appréciation d’une dette efficace aux exploits du Bénin sur les marchés financiers internationaux en passant par les procédés qui fondent la confiance des bailleurs, Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances, a éclairé, samedi 13 février dernier à Lokossa, la lanterne des jeunes du département du Mono sur la soutenabilité de la dette béninoise. Quatre autres membres du gouvernement ont honoré de leur présence cette édition des causeries-débats du Creuset de réflexion et d’actions politiques pour le Nouveau départ (Crap-Nd). La dette est-elle une bonne chose en soi ? Dans quel quantum faut-il s’endetter? La présence répétée du Bénin sur les marchés financiers ne risque-t-elle pas d’hypothéquer l’avenir des générations futures? Ce sont quelques-unes des questions soumises, samedi dernier à Lokossa, au ministre de l’Economie et des Finances dans le cadre d’une causerie-débat. Relativement à la première préoccupation, le ministre Romuald Wadagni clarifie que la dette est subséquente à l’option du gouvernement de créer et d’améliorer, à une grande échelle, les facteurs de productivité, de déclencher l’offre en vue d’engager le pays dans un cercle de croissance de façon durable. «L’Etat travaille à susciter l’offre et la demande et veille à son équilibre », soutient-il. En économie, enseigne le ministre, la création de richesse est l’équilibre qu’on essaie de trouver entre l’offre et la demande. Et pour y parvenir, au dire de l’argentier national, il y a deux modèles : soit le modèle de faire les choses en petite quantité ou celui de les faire à une grande échelle et pour une longue durée de vie en concédant des dettes. A la suite de cette clarification, le ministre tranche que la dette est bonne et productive quand elle est efficace. Des critères attestant de l’efficacité d’une dette, il en évoque trois importants à ses yeux. Il s’agit de la nature et de l’opportunité de la dette. Vient ensuite, la qualité de la gouvernance de la dette qui doit retenir l’attention en vue d’éviter les déviances telles que la surfacturation, les magouilles… En dernier lieu, se situe la cohérence de la structuration financière de la dette, c’est-à-dire les caractéristiques de la dette et ce que l’on veut en faire. Loin du seuil d’un pays endetté Par rapport aux inquiétudes induites par la présence répétée du Bénin sur les marchés financiers, une activité qui pourrait compromettre l’avenir des générations futures, selon certaines langues, le ministre prend le contre-pied. Réfutant les récriminations, il recentre le débat sur le plan technique en rappelant qu’il n’y a que deux éléments qui comptent dans un débat relatif au niveau d’endettement d’un pays. Le premier et le plus essentiel des deux éléments, retient-il, est le ratio entre le stock des dettes en un instant donné et le produit intérieur brut (Pib) qui, précise-t-il, ne doit pas dépasser un taux de soixante-dix pour cent. En second lieu, poursuit le ministre, il est question de la part dédiée au remboursement de la dette sur chaque cent francs de ressource propre. Laquelle ressource propre, clarifie-t-il, constitue les impôts collectés. A l’en croire, il est admis en règle générale, de ne pas dépenser plus de vingt francs, pour les services de l’intérêt sur la dette, sur cent francs de recette collectée. Par rapport à ces critères, soutient le ministre, « le Bénin est très loin du seuil d’un pays endetté». Le pays, appuie-t-il, se situe en deçà de quarante-cinq pour cent, loin du taux de soixante-dix pour cent autorisé. « Et ça, c’est ce qui est politiquement correct, sinon les pays peuvent bien aller au-delà», glisse le ministre. Rappelant les dynamiques au plan mondial, le ministre exhorte les Béninois, voire les Africains à taire les polémiques inutiles et se convaincre de ce que personne d’autre ne viendra faire le développement à leur place. En dehors de l’Arabie Saoudite et des autres pays pétroliers, appuie le ministre, les nations les plus développées s’endettent à plus de cent pour cent. Entre autres exemples, le Japon et les Etats-Unis sont à plus de deux cents pour cent de taux d’endettement, a rappelé le ministre Wadagni. Pour lui, ce que fait le gouvernement béninois doit être encouragé par tous. « Le Bénin, avant le gouvernement Talon, n’avait jamais réussi à lever cent francs à l’international », rappelle-t-il. Pour conjurer ce sort, il a fallu du travail au ministre Wadagni et à tous les autres membres du gouvernement, sous la férule du président Patrice Talon. Romuad Wadagni souligne qu’il n’a pas été facile pour le pays, au début du quinquennat en cours, de lever des dettes d’une durée de dix ans sur les marchés financiers. Actuellement se réjouit-il, le Bénin prend des crédits de longue durée et à des taux intéressants. Lesquelles durées varient de dix à trente ans et plus. Cet exploit, recadre le ministre, est la preuve du sérieux et de la rigueur dans la gestion de ce que les bailleurs mettent à disposition. Parce que derrière les prêts, prévient-il, les prêteurs qui sont un peu partout dans le monde sont attentifs à la qualité des dépenses, à leur conformité par rapport aux besoins qui sont précédemment exprimés dans les dossiers. Ils sont également attentifs aux informations des agences de notation, aux institutions de surveillance telles que le Fonds monétaire international et la Banque Mondiale, fait savoir le ministre. Les distinctions et les autres marques de reconnaissance ainsi que le succès relatif à l’opération d’eurobond que le pays vient d’engranger sont des preuves palpables supplémentaires, retient le ministre. «Nous devons nous en féliciter et s’il le faut, le Bénin sera présent tous les jours sur les marchés financiers en vue de rattraper son retard en matière de développement », assure Romuald Wadagni. A leur tour, les ministres Didier José Tonato en charge du Cadre de vie, Véronique Tognifodé Mèwanou des Affaires sociales et le Garde des sceaux, Maxime Quenum confirment que c’est grâce à cette présence du Bénin sur les marchés financiers que le gouvernement a la capacité d’investir des centaines de milliards dans les projets majeurs de transfiguration du pays tels que l’asphaltage, la construction des stades, des cités administratives, des marchés ainsi que la fourniture un peu plus aisée de l’eau et de l’électricité. Le microcrédit Alafia, le projet Arch et la dématérialisation de nombre de services publics ne sont pas du reste Economie 15 févr. 2021


Justice:Le Tribunal de première instance de Comè inauguré
Les populations de Comé, Bopa et Grand-Popo n’ont plus besoin de se porter vers un autre département pour avoir accès aux services judiciaires. Le Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé vient d’ouvrir ses portes aux justiciables. La cérémonie d’inauguration de cette juridiction s’est déroulée, vendredi 12 février dernier, sous l’égide du Garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation. L’accès à la justice est un droit pour les citoyens et un devoir pour l’Etat. L’Exécutif en est bien conscient et l’a d’ailleurs érigé au titre des axes prioritaires du Programme d’action du gouvernement. Vendredi dernier, un témoignage éloquent en a été donné avec l’ouverture du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé qui a compétence sur les communes de Bopa, Comé et Grand-Popo. C’est une action qui vient non seulement délivrer les populations concernées des difficultés à accéder aux services judiciaires mais aussi les rassurer de la présence de la justice à leurs côtés. « En mettant en service un tribunal dans une localité, la République s’érige en rempart contre les dérèglements individuels, pour la protection des droits de chacun et de l’intérêt général », a expliqué le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Maxime Quenum. Pour le Garde des sceaux, la mise en place de cette nouvelle juridiction participe tout à la fois de l’effectivité de la décentralisation à la base des services essentiels de l’Etat, mais aussi manifeste avec éclat l’ancrage démocratique et l’Etat de droit dans notre pays. «J’appelle tous les fils et toutes les filles des communes de Comé, Bopa et Grand-Popo à faire leur ce symbole de l’Etat de droit et à contribuer à lui conférer pleinement son rôle de pilier essentiel de notre démocratie », a-t-il exhorté. Les populations réalisent bien l’importance de cette juridiction. « Aujourd’hui, au cœur de la cité des Watchi, des Sahuè et des Pédah, s’ouvre un lieu où s’exercera désormais la première des fonctions régaliennes si précieuse en ce temps d’épreuve. Les populations de Bopa, Comé et Grand-Popo attendaient avec impatience la concrétisation de la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin qui a prévu, entre autres, la création du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé avec pour ressort territorial les communes de Comé, Bopa et Grand-Popo. C’est donc pour nous une immense joie d’accueillir cette juridiction », a affirmé le maire de Comé, Coffi Bernard Adanhokpe. Intervenant au nom des sages et têtes couronnées des localités de Comé, Bopa et Grand-Popo, Missihoun Agbossamè a remercié l’Exécutif pour son souci de rapprocher la justice des populations. Il a émis ses vœux de succès à la juridiction et à tous ceux qui y travailleront. Garantir une justice équitable S’adressant au personnel déployé au Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé, le ministre de la Justice et de la Législation a rappelé l’espoir des populations en une justice équitable. Le Garde des sceaux a exhorté le personnel judiciaire à œuvrer résolument à gagner la confiance des justiciables. « Monsieur le président du tribunal, monsieur le procureur, la tâche et le défi qui vous attendent ne sont pas moindres, d’autant plus que vous faites ici office de pionniers. J’ai cependant l’assurance que le dynamisme et surtout la maturité que vous avez acquise au long de vos carrières respectives sont des atouts qui compensent largement le reste. Je ne puis que vous inviter à la dignité, au professionnalisme et à la loyauté dans l’exercice de vos fonctions», a-t-il indiqué au chef de la juridiction et au chef du parquet. Après avoir salué l’engagement de l’Exécutif pour le rapprochement de la justice, des justiciables Coffi Bernard Adanhokpe, maire de Comé, a annoncé que sa commune a déjà mis à la disposition du ministère de la Justice et de la Législation, un domaine de 20 hectares pour abriter confortablement et définitivement le siège du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comé, la résidence des magistrats et la maison pénitentiaire. « Nous osons espérer l’inauguration prochaine de ce joyau », a-t-il souhaité. Le ministre de la Justice et de la Législation en donne l’assurance: « Le gouvernement s’emploiera très vite à l’érection d’un palais de justice digne de ce nom à Comé », a-t-il assuré. Le ministre de l’Economie et des Finances va ensuite confirmer la mise en œuvre prochaine de ce projet pour lequel le gouvernement a déjà mobilisé le financement. Outre les deux représentants du gouvernement, l’inauguration du Tribunal de première instance de deuxième classe de Comè s’est déroulée en présence du préfet du département du Mono, du président de la Cour d’appel d’Abomey et du procureur général près ladite cour, des présidents des tribunaux de première instance de Ouidah, Lokossa et Comé ainsi que des procureurs de la République près lesdites juridictions, des autorités locales et des sages et notables des communes bénéficiaires… Actualités 15 févr. 2021


Bonne fête du Printemps, Nouvel an chinois
Placé cette année sous le signe du Buffle, le Nouvel an chinois, Nouvel an du calendrier chinois ou Nouvel an lunaire ( nónglì xinnián) est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. La fête du printemps (chunjié) marque le début des festivités qui se déroulent sur quinze jours et qui s’achèvent avec la fête des lanternes (yuánxiaojié). Le calendrier chinois étant un calendrier luni-solaire, la date du Nouvel An chinois dans le calendrier grégorien varie d'une année à une autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 19 février. Le passage de l’année de Rat qui s’achève à la nouvelle année du Buffle, se fera du 11 au 12 février 2021, dates où les Chinois du monde entier seront en fête. Il faut préciser que le Nouvel an chinois se veut de plus en plus un événement d’ampleur mondiale grâce à la belle coopération chinoise qui permet à davantage de personnes de découvrir les richesses culturelles de la Grande Chine. Pour les étrangers, cette fête est une occasion rêvée d’apprécier la millénaire culture chinoise dans sa beauté et les valeurs traditionnelles de la Chine. Nous osons croire, en comptant sur la maîtrise dont la Chine a fait preuve face à l’actuelle crise sanitaire mondiale et les vaccins disponibles, que les Chinois et toute la population mondiale sauront surmonter les dégâts causés par la Covid-19 en 2020 et profiter de ces moments de réjouissances en ayant à cœur l’espoir d’un avenir meilleur. Nous espérons que tous les amis chinois vivant et travaillant au Bénin passeront un bon moment d’entrer dans la nouvelle année et particulièrement ceux qui travaillent pour la West African Oil Pipeline Company (Wapco Benin) sur le projet de construction et d’exploitation du pipeline d’exportation de pétrole brut de Koulélé (au Niger) vers Sèmè (au Bénin). Il est important d’ailleurs de saluer la grande responsabilité, le contrôle et le suivi dont cette société filiale du groupe Cnpc a fait montre quant à la protection de ses employés contre la Covid- 19, et les dons qu’elle a effectués au gouvernement béninois pour lutter contre la propagation de la Covid-19. Nous saluons surtout la détermination de toute l’équipe de Wapco Benin dans la mise en œuvre de ce projet et les tâches abattues pour l’évolution du projet malgré les menaces du virus. Nous espérons que l’année du Buffle aidera à la bonne exécution des travaux. Rappelons, au passage, que ce projet grandiose est le fruit de la bonne coopération et de l’amitié entre la Chine et le Bénin, et aura un impact économique très attendu et très bénéfique pour tous les Béninois. Bonne fête et bon passage de l’année (guònián hao) à tous les Chinois du monde entier et à tous les amoureux de la culture chinoise. Culture 15 févr. 2021


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