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Nouvelles

Impacts du Covid-19 en Afrique et au Bénin : Paterne Dokou en propose une réflexion artistique
La crise sanitaire ne laisse pas indifférent le monde artistique qui non seulement s’adapte, mais surtout adapte ses œuvres. Cette réalité a d’ailleurs nourri beaucoup de créations et d’initiatives dont celle de l’artiste plasticien Paterne Dokou sur le thème : « Les influences de la crise du coronavirus en Afrique, cas du Bénin ». L’artiste fait parler son art à travers une formation et une exposition. Quels peuvent être les impacts positifs du coronavirus ? C’est ce que l’artiste Paterne Dokou propose de faire découvrir à travers une exposition. En effet, au travers d’une exposition d’arts contemporains autour du thème : « Le coronavirus, un salut pour l’humanité », l’artiste Paterne Dokou développera sa vision des faits et sa philosophie. Le vernissage de cette exposition est prévu pour samedi 6 mars prochain au salon L’art Galerie sis à Abomey-Calavi et l’exposition sera clôturée le 4 avril. Cette exposition aura lieu dans le cadre de l’initiative : « Les influences de la crise du coronavirus en Afrique, cas du Bénin » dont le but est d’exposer les impacts de cette crise en Afrique et au Bénin. Soutenue par le Fonds africain pour la culture, l’initiative a démarré en novembre de l’année dernière et prend fin en avril 2021. En amont à l’exposition, se tient depuis le mois de décembre une formation en art. Un atelier de renforcement des capacités qui prend fin courant février et qui va permettre d’initier 20 jeunes artistes au Réalisme conscient. « Le Réalisme conscient est un concept que j’ai initié et qui a pour but de promouvoir la culture à travers l’art, de s’inspirer des réalités de la vie (réalisme) pour produire des œuvres qui sensibilisent, revigorent, raffermissent et conseillent la jeunesse (Conscient). Car la jeunesse est le fer de lance de la société », explique l’artiste Paterne Dohou. Il ajoute et précise : « Cette formation qui se déroule à Abomey-Calavi, comporte deux phases dont essentiellement une phase pratique (80%) où je me fais assister, en atelier et en pleine création, par de jeunes artistes ; et une phase théorique (20%) où je partage en salle de classe, mes expériences et astuces de réussite avec les plus jeunes ». Culture 11 févr. 2021


Habib Dakpogan parlant de littérature et de politique:« L’écrivain doit déranger les certitudes, titiller les politiques »
Grand Prix littéraire du président de la République en 2015, président de la commission roman au Grand prix littéraire du Bénin 2019 et membre du grand jury 2020, Habib Dakpogan est l’une des figures majeures de la littérature contemporaine béninoise. Et comme si cela ne suffisait pas, le voilà depuis avec sa carte de visite d’éditeur. Discret de nature, tantôt caché derrière un chapeau de dandy, des baskets flashy et une barbe de plus en plus longue, tantôt serré dans un costume sur mesure pour rendre son service à la banque qui l’emploie, l’ex-chanteur de cabaret, aujourd’hui quadragénaire, est un personnage singulier. Au vu de son franc-parler et de ses opinions décomplexées, nous avons voulu aller à sa rencontre et faire avec lui un tour d’horizon de la littérature au Bénin ces dernières années. Cet entretien est un « tout » qui invite l’écrivain à parler politique. Chose inhabituelle ! La Nation : Votre parcours est élogieux. A quoi devez-vous votre succès ? Habib Dakpogan : Je ne rougis pas de mon parcours, c’est clair, mais très sincèrement, j’aurais voulu être en tête d’affiche à travers le monde, gagner des titres africains, voire planétaires. Donc, je relativise lorsqu’on parle de succès. Mais ce n’est pas le plus important. Les titres ne sont pas inutiles, ils flattent l’ego et font rêver les aspirants. Mais la vraie question est celle-ci : à quoi suis-je utile ? Suis-je entré dans l’histoire comme je l’aurais voulu ? Après ces questions, on peut faire le point des traces de son passage ici-bas. Justement, je vous prends au mot et pose la question autrement : à quoi servent les livres que vous écrivez dans un pays qui compte 80 % d’analphabètes ? Le problème, ce n’est pas les 8 800 000 Béninois anal-phabètes qui ne lisent pas nos livres. Eux, ils n’ont pas le choix, nous non plus. Ils ne sont pas notre cible puisqu’ils ne liront assurément pas et rassurez-vous, ils ne s’en plaindront pas. Ils ont déjà sur le dos les hommes politiques qui leur mentent tous les 5 ans. Je pense que ce n’est pas rien. A chaque jour suffit sa peine. Le problème, ce sont les 2 200 000 lettrés, parmi lesquels il y a les élèves, les étudiants, les travailleurs et les retraités. Comment les faire converger vers les livres, et comment partager nos opinions avec eux? Henri Michaux a dit une phrase que j’aime citer : « Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer ; hommes, regardez-vous dans le papier ». Cette pensée est d’une profondeur insondable. Se regarder dans le papier. Comment construire tout son système à partir du livre, puiser sa nourriture spirituelle dans l’histoire écrite. Pour la petite histoire, j’ai toujours été très enthousiaste d’annoncer à mes anciens camarades d’amphithéâtre que j’ai écrit un livre. Mais à chaque fois, à part une poignée qui manifeste un intérêt sincère, la majorité, dont certains citent beaucoup d’auteurs sur WhatsApp et Facebook, n’émettent aucune réaction audible. C’est vrai que rien ne les y oblige, mais c’est dire que l’intérêt réel pour les livres va rarement plus loin que les soutiens verbaux très chaleureux adressés à l’auteur. Ceci ne me permet pas de tirer de conclusion hardie sur les 2 200 000 restants, mais je détiens quand même un début de piste pour ‘’hypothéser’’ à propos de nos rapports avec le livre. Vous avez écrit en 2008, le Centième discours, un récit presque prémonitoire qui décrivait une présidente béninoise en 2059, qui s’est engagée dans une lutte sans merci contre la corruption et a essuyé l’hostilité hargneuse des hommes politiques. C’est comme si vous prédisez l’avenir dans une certaine mesure, vu ce qui s’observe aujourd’hui dans le pays avec la guerre à la corruption. Disons que cette histoire était la marque d’un profond désespoir. J’avais déjà abordé la thématique de la corruption en 2006 avec Partir ou Rester, l’infamante république, après avoir supporté les affres de ce fléau. A la fin du livre, j’ai émis des pronostics sombres sur l’issue de ce refrain devenu caricatural, qu’on appelait lutte contre la corruption. Mais puisqu’au moins j’avais la possibilité de créer sur papier mes mondes rêvés, j’ai saisi l’occasion que la fondation Zinsou m’avait offerte pour imaginer en 2059 qu’une présidente folle a posé des pas osés en obligeant les membres du gouvernement à se déplacer par bus, gagner des salaires de fonctionnaires, etc. C’était drôle. Mais aujourd’hui, je sens comme un réveil, avec la veille que fait ce gouvernement. Mes lubies semblent connaître un début de concrétisation. Certes, le train de vie de l’Etat n’a pas l’air d’avoir baissé, mais certaines poches de déperdition de la richesse nationale ont été apparemment bouchées. On doit s’en réjouir. Mais j’ai une grosse inquiétude toutefois. Laquelle ? Tout pouvoir tend à grossir, s’étendre à l’infini. Et quand il devient exorbitant, il peut s’autodétruire. Car quand le pouvoir s’étend, l’homme de pouvoir est porté à bout de bras par une horde de courtisans qui le hissent au sommet d’une tour de verre opaque, et l’empêchent de voir la réalité d’en bas qui est souvent crue et pas très ragoûtante. Il entre dans le syndrome de la caverne. La vraie information ne remonte plus à lui. Il est désormais nourri de faits qui enjolivent son blason et perd le sens de la réalité. C’est pourquoi, il est nécessaire que la voix discordante existe. Contrairement à ce qu’on croit et aux idées qu’agitent les courtisans, les voix discordantes sont nécessaires pour protéger le pouvoir… contre lui-même. Car le premier et pratiquement seul ennemi du pouvoir, ce n’est pas l’opposition, c’est le pouvoir lui-même. Notre rôle à nous écrivains, universitaires, intellectuels, c’est de servir de boussole aux politiques, d’œuvrer à ce que les pouvoirs entretiennent des rapports sains avec eux-mêmes. C’est une sorte de contrôle réflexif obligatoire. Et pour permettre au pouvoir de se protéger de ses propres excès, de sa propre myopie, de sa potentielle cécité, les garants de la pensée doivent à tout prix éviter d’entretenir des rapports incestueux avec le pouvoir. Ils doivent éviter, dans la mesure du possible, les couloirs du pouvoir. Ils doivent être comme des détenteurs de torche, toujours prêts à l’allumer et l’orienter vers les endroits sensibles, les endroits où l’éthique vacille, où les faibles sont menacés. Un intellectuel ne peut-il pas se mettre au service de l’action politique ? Servir ? Absolument. C’est légitime et souverain. Toutefois, il est quand même important que les intellectuels épousent des positions favorables aux idéaux qui garantissent la solidité pérenne des édifices républicains. C’est justement là que se pose l’épineuse philosophie du choix. Quelle marge de manœuvre ont les lettrés aujourd’hui face à un pouvoir qui les appelle de tous ses tentacules et de tout son clinquant ? Il faut être voué à l’ascétisme pour refuser les apparats. Le luxe et le prestige sont généralement irrésistibles, et quand un intellectuel se rend dans les rouages du pouvoir en visant le prestige de la fonction, il se fait lui-même otage, alors qu’il se pourrait qu’on ne lui demande que de l’objectivité. Qui sait ? Pensez-vous qu’on aura un jour un président comme la présidente Lyse Dogbé de votre livre ? Ou l’avons-nous déjà ? Il y a certains points de similitude entre le pouvoir actuel et la présidente Dogbé de mon histoire Le centième discours. Le besoin d’assainissement, l’audace d’écraser certaines fourmilières. Mais Dogbé était sortie rencontrer son peuple qui n’en pouvait plus de souffrir parce que Cotonou était devenue un enfer quasiment immergé. On peut retrouver le Kérékou de 1989 qui a osé se présenter à la meute de citoyens enragés, au point d’essuyer des jets de pierres. Quel devrait être le rôle des écrivains aujourd’hui ? Doivent-ils s’opposer au pouvoir, s’aligner ou être neutres ? L’écrivain écrit des histoires qui touchent les lecteurs. Dès qu’il suscite l’émotion, sa journée est gagnée. Mais il ne faut pas que les écrivains se contentent du rôle d'amuseur dans lequel on a tendance à les confiner. Leur rôle consiste à déranger les certitudes quelles qu'elles soient. Nous avons le devoir de titiller ceux qui sont au pouvoir pour qu'ils prennent du recul. Dans un pays où on continue de croire que le pouvoir vient de Dieu, il faut que nos écrits interrogent les ego et les susceptibilités, autant qu’ils réveillent le sens critique des lecteurs. Les pesanteurs socio-religieuses sont très fortes aujourd’hui et l’écrivain doit y travailler, susciter la liberté de pensée. Il y a trois mots qui doivent rester collés à l’œuvre de création: tolérance, bienveillance et éthique. Tolérance parce que les radicalités obstruent les perspectives. Il faut de la tolérance de tous les côtés et dans tous les actes. Il n'y a pas de guerre nécessaire. Toutes les guerres sont bêtes et issues d’au moins une intolérance. Et justement l’intolérance, par le jeu des parallèles, appelle l’intolérance. Si je me retrouve au carrefour avec un autre conducteur et que j'ai la priorité, j'engage. S'il force au point d’amocher ma voiture, je freine et le laisse passer sachant qu’il a violé la loi et le sait très bien puisqu’il a le permis et est censé connaître le code. C’est plus facile à dire qu’à faire mais nous n’avons pas vraiment le choix. Bienveillance parce que nous n’avons le droit de mépriser personne. Nos œuvres doivent le refléter. Nous devons apaiser par nos écrits, susciter ce que les lecteurs ont de meilleur en eux. Travailler sur l’esthétique surtout interne de nos personnages, faire constamment que le lecteur, en nous lisant, rêve d’un monde meilleur. Ethique parce que nos écrits doivent faire triompher l'ordre naturel, la justice immanente. Sinon, ils n'auront apporté que de vagues distractions. Pourquoi n’écrivez-vous pas dans votre langue maternelle ? C’est mon plus grand souhait et ce sera mon plus grand bonheur. Mais je confesse que je ne suis pas alphabétisé dans ma langue. Et même si je l’étais, il y a toujours la question de la cible qui reste posée. Le professeur Raphaël Yébou, président du jury du Grand prix littéraire du Bénin 2020, a jeté un pavé dans la mare à la remise de prix en décembre dernier en suggérant qu’on puisse intégrer les ouvrages écrits en langues nationales. C’est le point de départ d’un grand chantier. Mais le passage est obligatoire pour que la pensée authentique puisse se constituer. Ce chantier est titanesque mais le plus grand voyage commence par un pas. Vous avez côtoyé de grands noms tels que Wole Soyinka, Henri Lopès, Alain Mabanckou. Que gardez-vous de ces rencontres ? On ne revient pas intact de la rencontre avec ces monstres sacrés. Disons que j’ai eu beaucoup de chance. Chaque seconde glanée auprès d’eux est un grand moment de richesse. Les écrivains africains ont de la densité, liée à la double culture et à l’existence de thématiques fortes et partagées. Ce sont des puits de leçons. Je me sens privilégié d’avoir assisté à leurs plateaux. Les avoir rencontrés vous rend à l’évidence que vous pouvez aussi aller loin parce que ce sont des hommes comme vous, mais que vous devez travailler beaucoup pour avoir leur niveau d’écriture. Les récentes déclarations du chef de l’Etat sur certaines facultés ont suscité la polémique. Pensez-vous qu’il y a des écoles de bavardage ? Les positions du chef de l’Etat sont souvent hyperboliques. Depuis « désert de compétences » en passant par « pays de pagaille ». Je pense que c’est son choix de communication que de susciter des électrochocs. Au même moment, il y a des gens qui se sentent très frustrés à juste titre; des cadres qui ont passé leur vie à donner la science qu’ils ont apprise. Résumer ainsi leur activité à du bavardage, l’hyperbole est poussée. Après, j’essaie de percevoir que le président annonce la nécessité de réforme pour faire face au potentiel de chômage lié à certains curricula. Ce n’est donc pas encore le péril. Je prône à nouveau la tolérance. Les défis sont supérieurs aux guéguerres de superficie. Parlez-nous de votre vie d’éditeur. C’est une expérience exaltante de se retrouver dans l’antichambre. Ça donne un autre regard sur l’écriture et la promotion littéraire. J’ai eu la chance de commencer le parcours avec un grand écrivain qui se cachait : Tiburce Adagbè, et son essai Mémoire du chaudron dont le succès, quoique attendu, a pris des allures exorbitantes. Tous nos vœux, avoir dans notre écurie des écrivains de sa trempe. Vous avez signé avec un éditeur étranger pour vos prochains livres alors que vous avez une maison d’édition. Comment cela s’explique-t-il ? Question de regard. Je ne suis pas certain que mes comités de lecture aient le recul, la neutralité et l’objectivité suffisants pour garantir la qualité de mon œuvre. Pourquoi pas une maison au Bénin ? J’anticipe la question en disant que les données qui gouvernent le choix d’un éditeur vont bien au-delà du patriotisme. Le mot de fin… Lis, lisons, lisez ! Culture 11 févr. 2021


Promotion de la cybersécurité:Aurélie Adam Soulé Zoumarou félicite l’équipe « 403 Forbidden »
Lauréate de l’édition 2020 du concours HackerLab, l’équipe «403 Forbidden » a été l’hôte d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, mardi 09 février dernier à Cotonou. Après avoir félicité ces jeunes, elle les a invités à poursuivre leurs efforts afin que le nom du Bénin ne soit plus associé à la cybercriminalité. En marge de la célébration, mardi 9 février dernier, de la journée mondiale pour un internet plus sûr, « Safer Internet Day», Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a reçu en audience à Cotonou, les membres de l’équipe « 403 Forbidden ». Lauréate de l’édition 2020 du HackerLab, concours dont l’objectif est de détecter et de former les talents béninois en cybersécurité, cette équipe composée de jeunes talentueux comme Junias Bonou, Bernadin Tonoudji, Hospice Michoagan et Aristide Sossou a été félicitée pour ses prouesses dans le domaine de la cybersécurité. C’est avec fierté que la ministre a échangé avec ces jeunes qui ont remporté également le premier prix au concours sur la cybersécurité dénommé Dev Champions à Ouagadougou au Burkina Faso. Elle se réjouit de voir que les membres de l’équipe sont pour la plupart issus de l’Institut de Formation et de Recherche en Informatique de l’Université d’Abomey-Calavi. C’est le lieu pour elle d’insister sur la nécessité de pérenniser ces acquis en tendant la main aux promotions suivantes. Aurélie Adam Soulé Zoumarou les a exhortés à donner la priorité au savoir-faire pratique et à continuer leurs efforts afin que le nom du Bénin ne soit plus associé à la cybercriminalité. Junias Bonou, porte-parole de l’équipe a, au nom de ses collègues, apprécié l’accueil à eux réservé par la ministre avant de solliciter l’accompagnement du ministère du Numérique pour des opportunités de formation et de certification afin d’être plus compétitifs. Actualités 11 févr. 2021


Interdiction d’accès aux prisons en période de Covid-19:Les Ong s’inquiètent pour les détenus mineurs
La vie carcérale des enfants en cette période de Covid-19 préoccupe les Ong. C’est le sens de la conférence de presse qu’elles ont animée, hier mercredi 10 février, au siège d'Esam-Ong à Cotonou. Il s’agit de la cinquième d’une série de six dans le cadre du projet d’appui au plaidoyer des Organisations de la société civile (Osc) pour la protection des enfants au Bénin, avec le soutien de l’Unicef. Les Organisations non gouvernementales se préoccupent du sort des mineurs en conflit avec la loi dans un contexte de Covid-19. C’est la problématique, objet de la conférence de presse qu’elles ont donnée, ce mercredi, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les dangers auxquels les détenus, notamment les enfants sont exposés. Pour les conférenciers, les restrictions à l’accès des maisons d’arrêt créent plus de problèmes qu’elles n’en résolvent : « Beaucoup d’enfants sont détenus dans des espaces exigus et surpeuplés et n’ont pas accès à des services appropriés de nutrition, de santé et d’hygiène. De telles conditions de détention sont extrêmement favorables à la propagation de maladies comme la Covid-19. Une épidémie est donc susceptible de se déclarer à tout moment dans ces structures ». Tout en insistant sur la vulnérabilité des enfants détenus en cette période de crise sanitaire, ils relèvent comment la situation fait le lit des abus et viole les droits de l’Homme: « Les enfants détenus sont plus vulnérables à la négligence, aux maltraitances, à la torture et à la violence liée au genre si durant la pandémie où les mesures prises pour l’endiguer provoquent un manque de personnel ou de protection, les intervenants extérieurs comme les Osc, les familles n’ont plus accès aux prisons et aux enfants détenus ». Ils font référence aux textes internationaux auxquels le Bénin est partie, notamment la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies de 1989 pour implorer la flexibilité de l’Etat sur les mesures conservatoires. Selon Erick Hachémè, spécialiste des droits de l’Homme, lesdites mesures doivent être plutôt appréciées sous l’angle de la protection de la santé communautaire et de celle des droits de l’Homme. Au nombre des dispositions prises pour mieux asseoir la riposte dans les lieux de détention, il évoque le renforcement du plateau technique, le recrutement des psychologues et autres spécialistes de santé, la mise en place des numéros spéciaux pour l’écoute, l’assistance et le suivi des personnes en détention. Toutefois, les solutions de l’Exécutif ne suffisent pas aux yeux des Osc. Elles souhaitent que l’Etat les associe à la prise des mesures afin de soulager les détenus pendant la Covid-19. « Nous exhortons le gouvernement et les autorités pénitentiaires à trouver une solution souple permettant notre accès dans les prisons afin de protéger les enfants privés de liberté durant la pandémie », lance Philibert Tossou, représentant l’Ong ‘’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat-Bénin). Rien n’est encore perdu. L’Etat est dans l’action pour offrir de meilleures conditions carcérales aux détenus. Que chacun puisse jouer sa partition à son niveau pour accompagner ces efforts, recommande Erick Hachémè. Les actions concertées des pouvoirs publics et de la société civile apporteront sans doute de l'espoir aux détenus en cette période sensible de crise sanitaire mondiale. Société 11 févr. 2021


Chasse aux fausses informations sur internet:Des journalistes et blogueurs formés à Bohicon
Une vingtaine de journalistes et autres blogueurs venus de toutes les régions du Bénin prennent part, depuis mardi 9 février dernier à Bohicon, à une formation initiée par Us-Benin Women Alumni Association (Us-Bwaa) à travers le projet "Fact checking project". Le Fact checking est une plateforme qui permet au public de vérifier toute information douteuse ou fausse. Cette formation de deux jours vise à outiller davantage ces acteurs sur la démarche à adopter pour distinguer les vraies informations des fausses qui pullulent sur internet. Depuis l’année dernière, le monde est en trouble face à la pandémie du Covid-19. Les informations fusent de toutes parts sur les réseaux sociaux comme dans les médias traditionnels. Ce qui crée la confusion dans les esprits des populations qui ne savent plus distinguer le vrai du faux. Pour la coordonnatrice du Fact Checking Project, Inès Kuassi Nanga, il est nécessaire d’outiller les journalistes, blogueurs et autres influenceurs afin de leur permettre de savoir traquer les fausses informations véhiculées par les différents canaux de communication. Ils ont été formés par des experts américains, ivoiriens et béninois au cours des deux jours de travaux. Ces équipes formées seront comme une brigade de veille stratégique pour assurer la surveillance et la correction des fausses informations. En d’autres termes, ils se chargeront de traquer les fausses informations. Ils disposeront des outils pour la vérification des informations qui circulent, surtout en cette veille des échéances électorales. Le projet de vérification des informations est financé par le département d’Etat américain pour un montant global de 10 980 dollars Us. Il est exécuté par la Us-Bénin Women Alumni Association. Ayant vu le jour en 2017, l’Us-Bwaa est une association de femmes et de filles ayant bénéficié des programmes d’échanges du département d’Etat américain. Elle a pour objectif, rappelle Inès Kuassi Nanga, « la promotion de l’épanouissement des femmes et filles par le renforcement du leadership féminin à travers la formation, le coaching, l’incitation des filles et femmes à s’impliquer dans la vie publique de leurs communautés ». Société 11 févr. 2021


Examen médical des candidats à la présidentielle : Le collège des trois médecins connu
Les trois médecins retenus pour constater l’état général de bien-être physique et mental des candidats aux postes de président et de vice-président de la République dans le cadre de la présidentielle prochaine, sont connus. Ils ont, par conséquent, prêté serment, ce mercredi, devant les membres de la Cour constitutionnelle. Le trio de médecins est composé de Lucien Dossou-Gbété, Interniste et président de la Plateforme du secteur sanitaire privé du Bénin, Léopold Houétondji Codjo, médecin cardiologue, agrégé en cardiologie à la Faculté de médecine de l’université de Parakou et Grégoire Magloire Gansou, professeur de psychiatrie à la Faculté des sciences de la santé à Cotonou. Ils ont pour attributions, chacun selon sa spécialité, de procéder à l'examen clinique détaillé de chacun des candidats, de prescrire les examens paracliniques appropriés, de rédiger et déposer une observation médicale selon le protocole classique, dire si le candidat jouit d'un état complet de bien-être physique et mental et s'il est apte à exercer la fonction. Le collège des médecins a pour mission de procéder à la discussion diagnostique de chaque candidat en vue de retenir le diagnostic final, d’établir un rapport médical unique pour chaque candidat selon le même protocole classique dans lequel seront consignées les anomalies et la conduite à tenir ainsi que les commentaires subséquents, et de tirer la conclusion qui s’impose. Actualités 10 févr. 2021


Natacha Kpochan Razaki à propos du choix de Mariam Chabi Talata :« C’est le couronnement d’un parcours politique fait d’abnégation »
Le président de la République, Patrice Talon, candidat à sa propre succession a pour colistière Mariam Chabi Talata Zimé, actuelle vice-présidente de l’Assemblée nationale et membre du parti Union progressiste (Up), pour le compte de l’élection présidentielle du 11 avril prochain. Au sein de l’Up, le choix d’une femme pour former le duo de candidature sonne comme une victoire historique pour la gent féminine et le Bénin. C’est la conviction de Natacha Kpochan Razaki, membre actif de l’Up, qui croit aux potentialités de Mariam Chabi Talata Zimé pour faire explorer de nouveaux horizons au pays. La Nation : L’Union progressiste a proposé Mariam Chabi Talata Zimé, la première vice-présidente de l’Assemblée nationale du Bénin, comme colistière du candidat Patrice Talon pour la présidentielle du 11 avril prochain. Que vous inspire ce choix ? Natacha Kpochan Razaki : Je voudrais avant tout remercier le chef de l’Etat, Patrice Talon pour sa vision réformiste qui, aujourd’hui, permet à notre pays d’écrire une nouvelle page de son histoire politique. Pour la première fois, nous assistons à un duo, président et vice-président, pour diriger le Bénin. Et pour cette fois, le président de la République, Patrice Talon, a accepté comme colistier une femme. C’est historique ! Permettez-moi de me réjouir de la consolidation du processus démocratique dans notre pays, l’organisation des élections à bonne date est une preuve de la vitalité de notre démocratie. C’est l’occasion pour moi de remercier le bureau politique de l’Union progressiste et son président, le camarade Ange-Marie Bruno Amoussou. Le choix porté sur l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé est pour moi le symbole d’une volonté politique forte du chef de l’Etat de permettre à toutes les composantes de notre société de jouer leur partition quant à la construction de notre nation. C’est avec gratitude que j’apprécie la confiance du chef de l’Etat à l’égard de la gent féminine. Le duo Patrice Talon-Mariam Talata traduit-il la consécration de l’Union Progressiste? La désignation de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé dénote non seulement le bon fonctionnement des organes de gestion du parti, mais cela prouve également que l’égalité des sexes et des chances est une réalité au sein de notre formation politique. C’est le couronnement d’un parcours politique fait de fidélité et d’abnégation. Que l’Union progressiste soit le plus grand parti du Bénin, c’est un fait et je me réjouis particulièrement que l’honorable Mariam Zimé Talata soit une camarade. L’action gouvernementale du président Patrice Talon est soutenue par un certain nombre de partis politiques et chacun d’eux, au regard de la qualité de la gouvernance, a appelé de tous ses vœux un second mandat du chef de l’Etat et travaillera pour sa réélection. S’il est vrai que les actions des uns et des autres n’ont pas la même portée, il n’en demeure pas moins que chacune a son importance dans la victoire éclatante à la présidentielle de cette année. La décision de la direction exécutive nationale de l’Up portant désignation de madame Mariam Chabi Talata Zimé a d’ailleurs mentionné clairement que c’est après une concertation avec le Bloc républicain que la candidate a été retenue. Une femme vice-présidente au Bénin, quel impact cela aura-t-il sur la gouvernance du pays ? La Constitution du Bénin a clairement défini le rôle du vice-président. Une femme à ce poste contribuera certainement à renforcer la confiance des femmes en leur capacité à gérer la cité. Cette situation pourrait améliorer également l’image de notre pays quant à la prise en compte du genre. La présence de femme a toujours quelque chose de magique dont on ne peut prévoir d’avance les effets. Vous connaissez la nécessité des plaidoyers et lobbyings pour la cause des femmes et des enfants. Les premières victimes des changements climatiques, ce sont encore les femmes. Le choix de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé offre une voix plus forte qui pourra permettre de mieux faire entendre ces causes aux niveaux national et international. On dit souvent qu’en politique la solidarité féminine est un mythe, la vice-présidente peut-elle compter sur les femmes du Bénin ? Je ne partage pas forcément cette idée selon laquelle en politique, la femme est un loup pour la femme. La solidarité masculine non plus n’est pas si perceptible. L’arène politique est parfois faite de combats et de rapports de forces. Cependant, dans le contexte actuel, la candidature de l’honorable Mariam Chabi Talata Zimé est portée par de grands regroupements politiques dont les femmes en première ligne mobiliseront les autres femmes pour la cause. Les femmes de l’Up sont absolument prêtes. Quelles sont vos impressions par rapport au duo Madougou-Djivoh ? Je tiens à adresser mes vives félicitations au parti ‘’Les Démocrates’’ qui après moult tergiversations, a compris que la réforme du système partisan était une réforme salutaire. Je les félicite aussi pour avoir pu, après autant de contradictions internes et d’incompréhensions, procéder à la désignation de leurs candidats. Je les félicite enfin pour le choix porté sur une femme, mon aînée Réckya Madougou pour conduire ce duo. J’espère que sa présence et sa contribution permettront au parti de répondre davantage aux attentes du peuple. Que dire pour conclure cet entretien ? Je remercie le peuple béninois qui, malgré les interprétations tendancieuses de la réforme du système partisan par une certaine frange de politiciens adeptes de l’immobilisme, a compris l’impérieuse nécessité de cette réforme. Je compte sur notre peuple pour faire de cette période électorale une occasion de manifester une fois encore la grandeur de notre pays en allant pacifiquement voter pour les candidats de leur choix dans le respect strict des mesures barrières. Société 10 févr. 2021


Revue du Pta 2020 du ministère des Pme:Les performances du secteur passées au peigne fin
Les travaux de l’atelier consacré à la revue du Plan de travail annuel (Pta) 2020 et au lancement du Pta 2021 se sont déroulés, hier mardi 9 février à Cotonou. A cette occasion, Modeste Kérékou, ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi (Mpmepe), a apprécié les résultats obtenus et invité ses collaborateurs à évaluer leurs méthodes de travail collectif en vue de l’amélioration des performances de son département. Modeste Kérékou, ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, a présidé les travaux de la revue du Plan de travail annuel (Pta) 2020 et du lancement du Pta 2021, mardi 9 février à Cotonou. C’est l’occasion pour lui de féliciter ses collaborateurs à divers niveaux pour le travail abattu en 2020 malgré la crise sanitaire du coronavirus. Pour le ministre des Pme, la crise sanitaire a impacté négativement l'exécution de toutes les activités du secteur des petites et moyennes entreprises. « Il est de notre devoir de passer sous appréciation nos méthodes de travail collectif afin d’améliorer nos façons de travailler pour de meilleures performances », a-t-il ajouté. Satisfait du taux d'exécution physique du Pta qui est de 68, 28 %, il a salué la capacité de résilience de tous les acteurs. « Au-delà de ces chiffres, ce qui importe est que nous puissions prendre des dispositions idoines en tenant compte du contexte », a-t-il souhaité. Il prône l'anticipation sur de nouvelles méthodes de travail qui peuvent permettre d'améliorer les performances de son département. « Je nous exhorte à plus de rigueur et de détermination dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement », a-t-il conclu. Ouimpabo Toumoudagou, directeur de la Programmation et de la Prospective, s’est réjoui, quant à lui, de l’organisation de cet atelier en présentielle après la levée des mesures restrictives dues au coronavirus. « Cette rencontre va permettre de passer au peigne fin nos performances en 2020 », a-t-il fait savoir. Selon lui, 2020 a été une année difficile à cause de la crise sanitaire qui secoue le monde entier. A l’en croire, cette situation continue de ralentir les activités dans le secteur des petites et moyennes entreprises. En dépit des difficultés, le directeur de la Programmation et de la Prospective pense que l'année 2020 a permis d'améliorer les performances. C’est le lieu pour lui de saluer la promptitude du gouvernement qui a pris la responsabilité d’appuyer les Pme au temps fort de cette pandémie. Pour lui, cette revue permettra non seulement de prendre des décisions pour améliorer les résultats mais aussi de lancer le Pta 2021 avant sa validation par le Bureau d’Analyse et d’Investigation de la présidence de la République. « Il s’agira de faire une analyse approfondie de nos résultats en vue de prendre des résolutions pour améliorer notre visibilité et impacter nos cibles», a-t-il déclaré. Après le point de mise en œuvre des recommandations issues de la revue au 30 septembre 2020 du ministère, il a invité tous les cadres à poursuivre avec la même dynamique dans le but d’atteindre de meilleures performances. Actualités 10 févr. 2021


3e journée de la Ligue Pro : Les Parieurs s’offrent une deuxième victoire
En attendant les matchs de la quatrième journée prévus pour le week-end prochain dans la zone D, le club de la Loterie nationale du Bénin, Esae Fc peut continuer à savourer sa deuxième victoire de la saison face à Damissa Football club, dimanche 7 février dernier au stade de Lokossa. Battus lors de la deuxième journée par Dynamo d’Abomey, les joueurs d'Esae Fc ont fait le plus dur en s’imposant par le score de 2- 1. Revigorés par le déplacement du directeur général de la Loterie nationale du Bénin, Gaston Zossou, les parieurs ont vite pris leur destin en main en allant à l’assaut des buts adverses. Ils vont surprendre l'adversaire à la 12e minute de jeu grâce au but de Faïzou Kpara. Mené au score (1-0), Damissa Fc va donner des sueurs froides aux parieurs. Mais, dans la foulée, les Panthères de Damissa vont encaisser le deuxième but de la partie. Faïzou Kpara réussit du coup à inscrire son doublé de la soirée. À 2-0, les deux équipes rejoignent les vestiaires. De retour de la mi-temps, Tchando Yanséké qui vient de faire son entrée bénéficie de la balle du 3-0 mais manque le cadre. Comme une réponse du berger à la bergère, la suite a été fatale pour les parieurs. Les visiteurs vont réduire le score sur un coup franc à la 52e minute par l’intermédiaire de Dahouda Tokorou. Damissa Fc sortira les griffes mais sans réussir à égaliser avant le coup de sifflet final. Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers vont gérer leur avance jusqu’à obtenir leur deuxième victoire du championnat. Ils prennent provisoirement la tête du groupe B avec 6 points +1. Ch. H Sports 10 févr. 2021


Disponibilité des produits sanguins: Le digital comme solution aux entraves
Les technologies peuvent contribuer à résorber la pénurie récurrente des produits sanguins labiles. Elles permettront non seulement d’inciter le public à participer aux collectes de sang, mais aussi de s’assurer de leur disponibilité en temps réel. Pour un besoin de 117 330 poches de sang en 2019, l’Agence nationale pour la transfusion sanguine (Ants) n’a enregistré que 88 150 poches effectivement disponibles pour un total de 56 990 donneurs. Il en ressort qu’il y a moins de deux dons par donneur par an, alors que les hommes peuvent donner jusqu’à quatre fois de leur sang par an et les femmes, trois fois. Telle est la problématique de la pénurie criante des produits sanguins labiles (Psl) au Bénin. Les difficultés rencontrées au niveau des banques de sang par les professionnels de la santé, sont relatives à la pression du temps à cause de l’urgence et surtout à la pénurie des produits à savoir les concentrés de globules rouges, le plasma frais congelé, les concentrés de plaquettes standards pour les malades dans le besoin, signale Urbain Djodjo, chef service Information et Statistique de l’Ants. L’insuffisance des dons de sang, la faible mobilisation, la faible fidélisation (dons peu fréquents), le faible suivi des mouvements des donneurs de sang sont les principales difficultés, renchérit Paulin Kpodji, biologiste médical, chef cellule Assurance qualité et hémovigilance de l’Ants. A l’ère de la digitalisation, les solutions numériques s’avèrent un moyen pour corriger nombre de ces dysfonctionnements et entraves. Elles permettront d’inciter le public à participer aux collectes de sang, de notifier les campagnes y afférentes, d’informer des conditions et procédures de participation ainsi que des rappels de rendez-vous de don pour les anciens donneurs, indique Urbain Djodjo. Les technologies peuvent également permettre de vérifier en temps réel la disponibilité de ces produits, l’état du patient et d’assurer leur meilleure distribution. Attentes En fait, souligne Paulin Kpodji, les donneurs de sang et les recruteurs attendent de disposer d’un canal d’échange et de recueil de conseils avec le personnel de l’Ants. L’accès en ligne au résultat et les informations sur le don de sang et les activités de collecte de sang pourront leur permettre de gagner du temps. Cela permettra de corriger le faible niveau d’information sur les programmes de collecte de sang en équipe mobile, et l’oubli des dates des prochains dons. En ce qui concerne le personnel de l’Agence, précise M. Kpodji, un système informatique de gestion et de communication sur le don de sang est nécessaire. Cela permettra à l’agent de la banque de sang de s’assurer de la disponibilité et l’accessibilité des produits et de s’enquérir de la qualité de l’échantillon et de la demande. Jusque-là, les agents ne disposent presque pas de moyens pour contacter les donneurs. L’historique des donneurs de sang est parfois difficile à retrouver, occasionnant un faible suivi de leurs mouvements. Les regards sont tournés vers les résultats du concours « Healthtech Challenge » qui rassemble, du 2 au 12 février à Cotonou, de jeunes étudiants de l’Ecole de l’innovation et de l’expertise informatique (Epitech). Sur l’initiative de l’Agence belge de développement (Enabel), ils sont appelés à développer des solutions numériques dans le domaine de la santé en général et de la transfusion sanguine en particulier. En outre, le don de sang doit être spontané, afin que le précieux liquide vital attende les malades dans les banques de sang. Car, quand le besoin se fait sentir pour cause d’anémie ou autre anomalie, le pronostic vital est déjà engagé. Il importe que l’acte social de don ou de collecte de sang soit érigé en tradition au niveau des ménages, des entreprises publiques et privées. Santé 10 févr. 2021


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