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Nouvelles

Conseil communal de Banikoara: Le nouvel organigramme de la mairie adopté
Le Conseil communal de Banikoara a tenu, lundi 8 février dernier, sa deuxième session extraordinaire. Il a, à cette occasion, procédé à l’adoption du nouvel organigramme de la mairie. Se conformant aux textes sur la décentralisation au Bénin, les membres du Conseil communal de Banikoara se sont retrouvés, lundi 8 février dernier, à l’occasion de leur deuxième session extraordinaire. Leur rencontre a été consacrée à l’examen et à l’adoption du nouvel organigramme de la mairie. Le maire Bio Sarako Tamou et les membres de son conseil se sont également penchés sur le cadre organique de même que le plan de formation des agents de la mairie. Procédant à l’ouverture des travaux, le maire Bio Sarako Tamou a expliqué que l’urgence de cette session est motivée par des instructions données par le ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. La nouvelle classification effectuée au niveau des communes au Bénin par ce ministère impose des organigrammes-types pour les administrations communales, suivant la catégorie de commune. Selon le maire, ce nouvel organigramme permettra à Banikoara de disposer d’une administration beaucoup plus au service du développement à la base. C’est dire une administration qui offre des services de qualité aux populations, a-t-il insisté. En effet, désormais considérée comme une commune ordinaire de type 1, Banikoara devrait procéder à des réajustements, puis à l’actualisation de son organigramme afin de répondre aux exigences de son ministère de tutelle. Grâce à l’appui de l’Association pour la promotion de l’intercommunalité dans le département de l’Alibori (Apida), ce nouvel outil, tout comme le cadre organique, et le plan de formation du personnel de la mairie sont donc devenus réalité. Société 10 févr. 2021


Réalisation de projets de développement:La Chine offre plus de quatre milliards FCfa au Bénin
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec) et Jingtao Peng, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, ont signé, ce mardi 9 février, l’accord de coopération économique et technique entre les deux pays. Cet accord aidera à l’exécution de divers projets dont conviendront le Bénin et la Chine. L’axe Cotonou-Pékin se renforce. C’est à travers la signature de l’accord de coopération économique et technique entre les deux pays. Il s’agit d’un don de cinquante millions de yuans chinois, soit environ quatre milliards deux cents millions de Francs Cfa destinés à appuyer le Bénin dans la réalisation de ses projets de coopération bilatérale définis par les deux pays. « Il constitue une action chinoise pour concrétiser les orientations décidées par les deux présidents à la faveur du Sommet de Beijing en 2018», explique Jingtao Peng, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin. La nouvelle année se veut encore plus fructueuse en matière de coopération entre les deux pays. « 2021 sera une année de récolte pour la coopération entre la Chine et le Bénin. Plusieurs grands projets d’investissements dans différents secteurs vont démarrer ou seront inaugurés au cours de l’année. La menace de Covid-19 sera toujours cruelle, mais la coopération sino-béninoise sera encore plus prometteuse », annonce-t-il. Pour y arriver, la Chine continuera d’apporter son soutien au gouvernement et au peuple béninois en vue de soutenir ses réformes et la modernisation du pays. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, croit au leadership des dirigeants des deux pays pour offrir de meilleures conditions de vie à leurs peuples. « Cette pandémie n’enlève pas seulement la vie à nos concitoyens çà et là. Elle nous vole nos rêves, elle enlève la pertinence de nos choix. Mais il faut tenir. C’est dans cet esprit que nos dirigeants ont fait le choix de continuer de se soutenir pour surmonter cette pandémie et poursuivre le chemin du développement afin d’améliorer les conditions de vie des populations en renforçant notre partenariat », assure-t-il. Le présent don intervient pour conforter le Bénin dans son élan de développement. Il sera orienté vers les projets phares du pays dans le respect mutuel et de la solidarité humaine. La riposte à la Covid-19 sera accentuée. D’où les mots de gratitude d’Aurélien Agbénonci à l’endroit de Pékin. « Je voudrais vous remercier pour votre soutien à la riposte à la pandémie. La Chine fait partie des tout premiers pays à venir à notre chevet, nous a assistés et a facilité la mise en place du dispositif qui permet aujourd’hui au Bénin d’être parmi les pays qui font face le mieux à cette pandémie ». « Le président de la République, Patrice Talon, et le gouvernement apprécient hautement votre geste. Je voudrais vous prier au nom du gouvernement et du peuple béninois de transmettre au président de la République chinoise la gratitude du Bénin», poursuit-il. Occasion pour lui de dire toute son admiration à l’ambassadeur de la République populaire de la Chine près le Bénin : «J’apprécie votre engagement personnel, votre détermination et le suivi que vous mettez à ce que les actions convenues dans le cadre du Sommet sino-africain de Beijing soient mises en avant ». Aurélien Agbénonci a promis au nom du gouvernement que ces fonds seront gérés avec rigueur et dans la transparence totale. Actualités 10 févr. 2021


Présidentielle 2021 : Une délégation onusienne au Bénin
Une délégation de l’Organisation des Nations Unies séjourne actuellement au Bénin dans le but de s’informer du processus électoral en cours et des mesures prises pour une élection présidentielle apaisée, transparente et crédible. Elle est conduite par Mohamed Ibn Chambas, représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, hier lundi 8 février, la délégation onusienne était chez le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée de ce mardi 9 février. D’autres séances sont prévues avec les différents acteurs impliqués dans le processus électoral. Cette délégation de l’Organisation des Nations Unies est venue s’informer et avoir des assurances quant à la bonne organisation de la prochaine élection présidentielle. Au sortir d’audience avec le président de la Cour constitutionnelle, le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel précise : « La visite au Bénin se situe dans le contexte des préparatifs pour l’élection présidentielle du 11 avril. La Cour constitutionnelle, comme vous le savez, joue un rôle stratégique, très important dans ce processus. Nous sommes donc venus échanger avec le président de la Cour pour voir comment il travaille afin d’assurer une élection à bonne date, paisible et dans le respect de la Constitution et des lois du Bénin », a déclaré le chef de délégation Mohamed Ibn Chambas. Il insiste ensuite sur le souci de sécurité que porte l’Organisation des Nations Unies en période électorale dans tous les pays. « Au niveau des Nations Unies, nous avons en perspective la prévention des conflits. Nous espérons que tout va se dérouler dans la paix, dans la transparence et avec crédibilité », a indiqué l’émissaire de l’Onu. Actualités 09 févr. 2021


Direction de l’Omc: Moment historique en vue
Après le départ anticipé du chef de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc), en août de l’année dernière, le processus de sélection d’un nouveau Dg a été mis en route. En octobre 2020, un consensus aurait dû se former autour de la finaliste nigériane, préférée des Etats-membres, face à la Sud-coréenne mais, en refusant de jouer le jeu, l’administration Trump avait bloqué l’élection. Le 5 février, dans un communiqué officiel, les Etats-Unis ont pris note du retrait de la candidate de la Corée du Sud et ont affirmé leur appui solide à celle du Nigeria. La voie est désormais libre pour que le Dr Ngozi Okonjo-Iweala soit confirmée comme 7e directeur général de l’Omc. Elle sera le premier dirigeant d’origine africaine et la première femme à ce poste. Le 28 octobre 2020, les représentants des 164 Etats-membres de l’Organisation mondiale du Commerce se sont réunis durant l’après-midi dans la Salle William Rappard de l’Organisation mondiale du Commerce, basée à Genève (Suisse). Le président du Conseil général, entouré de ses deux co-facilitateurs, avait révélé que Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances du Nigeria et directrice générale de la Banque Mondiale, avait obtenu plus de soutien que sa concurrente, Yoo Myung-hee, actuelle ministre du Commerce et de l’Industrie de la Corée du Sud. Retrait de la candidate sud-coréenne et annonce des Etats-Unis Par la voix de leur représentant auprès de l’organisation, l’ambassadeur Dennis Shea, les Etats-Unis avaient fait savoir qu’ils apposaient leur veto à la candidate africaine. Le blocage du processus d’élection du directeur général de l’Omc, était une manœuvre supplémentaire de l’administration Trump dans ses assauts contre l'institution. Le 5 février, la Corée du Sud a annoncé le retrait de sa candidate. Le même jour, dans un communiqué de presse, «l’administration Biden-Harris a confirmé son appui solide à la candidature du Dr Ngozi Okonjo-Iweala comme prochaine directeur général de l’Omc. » Le document précise aussi que les américains sont désormais prêts à s’engager dans la prochaine étape pour obtenir le consensus. Prochaine étape On s'attend à ce que le président du Conseil général, l’Ambassadeur David Walker de Nouvelle-Zélande, annonce la date de la tenue de la réunion du Conseil général et que le processus puisse se poursuivre. Actuellement membre du conseil d'administration de l'alliance pour les vaccins (Gavi), Ngozi Okonjo-Iweala, âgée de 66 ans, avait déclaré qu’en cas de victoire elle (l'Omc) devrait jouer un rôle pour aider les pays les plus pauvres à accéder aux médicaments et aux vaccins pour lutter contre la Covid-19. Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès des Nations Unies à Genève (Suisse) Economie 09 févr. 2021


Sortie officielle de l’association « Jeid » au Bénin: Développement local et bonne gouvernance comme priorités
Plusieurs jeunes portés par le même idéal ont mis en place le mouvement dénommé «Jeunesse engagée pour les initiatives de développement» en janvier. Samedi 6 février dernier à Cotonou, ils ont fait leur première sortie officielle pour exprimer leur détermination à œuvrer pour le développement local et la bonne gouvernance afin d’impacter les collectivités locales. L’association Jeid s’est fixé des objectifs clairs, précis et aussi bien variés qu’ambitieux. Mise sur les fonts baptismaux en janvier dernier, l’association « Jeunesse engagée pour le développement local » (Jeid) a officiellement lancé ses activités, ce samedi 6 février à Cotonou.Elle entend œuvrer pour le renforcement du développement local à travers une veille citoyenne accrue et la promotion d’initiatives et d’actions de développement novatrices. Nicéphore Noulekoun, président de la Jeid, rappelle qu’au Bénin, les gouvernements qui se sont succédé depuis 2003 ont fait l’option de la décentralisation en associant les collectivités locales au processus de développement. Cela s’est traduit par l’installation des conseils communaux dans les 77 communes que compte le Bénin. Cette évolution crée le contexte d’une approche participative du développement local et rencontre un accueil très favorable de la part des organisations internationales mais aussi des populations à la base qui souhaitent être actrices de leur propre développement et participer activement à la conception, au suivi et à l’évaluation des stratégies de développement au niveau local. Cependant, il ajoute que depuis 17 ans d’expérience de la décentralisation et malgré les efforts inlassables de l’Etat central, la jeunesse n’a véritablement pas pris sa part de responsabilité dans cette marche vers le développement. « Face à la dynamique de décentralisation en cours, il urge que la jeunesse s’engage à pleinement jouer son rôle d’acteur de premier plan dans la construction de sa communauté. La réussite d’un tel engagement dépend de l’éducation civique assurée aux femmes, aux jeunes mais également aux adultes », souligne-t-il. Il précise que la promotion des activités socio-économiques, le soutien à la création d’emploi, le développement du civisme fiscal, la protection de l’environnement, l’organisation de la solidarité entre habitants et entre communautés, l’éducation à la bonne gouvernance sont, entre autres, les chantiers sur lesquels la Jeid entend travailler. Les jeunes de la Jeid prennent l’engagement de mettre en place un dispositif sociocommunautaire à travers l’activation des cellules de veille citoyenne pour l’identification des réels problèmes des différentes couches de la population. Le président fait savoir qu’à l’horizon 2023, l’association sera représentée dans toutes les communes du Bénin à travers les coordinations communales, celles d’arrondissement et les cellules de veille citoyenne. Nicéphore Noulekoun annonce également que, les jours à venir, il sera procédé à l’installation de tous les organes statutaires dans la ville de Cotonou et d’ici la fin de l’année, dans les 11 autres chefs-lieux des départements du Bénin. Société 09 févr. 2021


Congrès ordinaire de l’Udbn: Les conclusions restituées aux militants dans trois circonscriptions
Plusieurs résolutions sont issues du troisième congrès ordinaire du parti Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), organisé, samedi 30 janvier dernier, à Abomey-Calavi. Les jeudi 4 et samedi 6 février derniers, ces résolutions ont été restituées aux militants du parti dans les 16e, 19e et 6e circonscriptions électorales. La tournée de restitution a été conduite par la présidente de l’Udbn, Claudine A. Prudencio, accompagnée d’une forte délégation du parti. C’est par la 16e circons-cription électorale que la présidente de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn), Claudine A. Prudencio, et sa suite ont démarré, jeudi dernier, la tournée de restitution des résolutions du 3e congrès ordinaire aux militants du parti. Pour cette première étape, la délégation conduite par l’ancienne députée à l’Assemblée nationale a été reçue en grande pompe au quartier Aïbatin par les jeunes, femmes, sages et notables du parti qui se sont massivement mobilisés pour la circonstance. Chants, danses traditionnelles, slogans à la gloire de l’Udbn et de sa présidente. Bref, Claudine A. Prudencio et sa délégation ont été accueillies dans une ambiance de fête. Ouvrant le bal des discours, après quelques minutes d’animation folklorique assurée par un groupe de femmes militantes, Aimé Adoukonou, coordonnateur Udbn de la 16e circonscription électorale, réaffirme l’engagement des militantes et militants de sa zone à travailler d’arrache-pied pour la victoire du candidat du parti au soir de la présidentielle prochaine. Tour à tour, les représentants des jeunes, des femmes et des sages et notables se sont succédé au pupitre pour confirmer les propos de leur coordonnateur. Tous ont donc réaffirmé leur attachement à l’Udbn et leur détermination à mouiller le maillot pour la victoire du candidat du parti au soir du 11 avril prochain. Et parlant du candidat de l’Udbn pour le scrutin présidentiel, Claudine A. Prudencio a confirmé le choix de Patrice Talon comme candidat du parti. Un choix très apprécié par l’assistance qui n’a pas hésité à exprimer sa joie. Pour justifier ce choix, la présidente de l’Udbn explique que c’est le bilan du quinquennat du chef de l’Etat, qui a poussé le congrès à opérer ce choix. Elle indique que ce qui reste à faire maintenant, c’est de travailler « de maison en maison, de porte à porte », le moment venu, pour offrir un «K.-O retentissant de 97 %» des suffrages exprimés à leur candidat dès le premier tour du scrutin. Pour elle, il est « inutile d’aller à un second tour pour cette élection car, les milliards qui y seront injectés serviront à asphalter » d’autres rues dans plusieurs communes du Bénin ou « à concrétiser d’autres projets du gouvernement ». Ensuite, les militants ont été informés du reste des résolutions du 3e congrès ordinaire du parti. Une séance déroulée à huis clos entre militants et responsables de l’Udbn. Interrogés à la fin de la rencontre, quelques participants renseignent qu’en termes de résolutions, le congrès du 30 janvier dernier, a exprimé, entre autres, sa satisfaction totale par rapport à la gestion du pays par le président Patrice Talon. Le congrès a également apprécié la désignation d’une femme comme future vice-présidente du Bénin. Un choix salué de fort belle manière puisque l’Udbn a toujours plaidé pour la participation massive des femmes (et des jeunes) à la gouvernance du pays de la base jusqu’au sommet de l’Etat. Reconnaissance aux militants de Porto-Novo L’une des raisons qui ont poussé Claudine Prudencio à se déplacer en personne à la maison des jeunes de Porto-Novo pour participer à la restitution des résolutions du 3e congrès, c’est que la coordination Udbn de la 19e circonscription électorale s’est distinguée positivement lors des communales dernières. Elle a, en effet, effectué un travail de fourmis ayant permis au parti d’améliorer considérablement son score dans la ville aux trois noms. Tout heureux de cette performance, le 3e congrès a décidé de promouvoir le coordonnateur de la zone, Sévérin Kpanou, au poste de vice-président au sein du bureau exécutif national du parti. Ce jeudi soir, à Porto-Novo, l’information a été dévoilée aux militantes et militants du parti qui ont salué cette décision par des ovations bien nourries. En attendant la passation de charges, Sévérin Kpanou a reçu sa lettre de mission de vice-président des mains de Claudine A. Prudencio. Idem pour le tout nouveau coordonnateur de la zone et plusieurs autres nouveaux responsables du parti dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. A l’image du programme des activités déroulé à Cotonou, la délégation conduite par Claudine Prudencio a écouté religieusement le mot de bienvenue du coordonnateur sortant de même que les allocutions des représentants de la jeunesse, des femmes et des sages et notables. Tout comme leurs camarades de la 16e circonscription électorale, ils ont exprimé des préoccupations et surtout renouvelé leur engagement à travailler en bon militants Udbn pour la victoire du candidat Patrice Talon en avril prochain. Le prix de la fidélité Pendant longtemps, l’Udbn, membre de la mouvance présidentielle, a été marginalisée au sein de cette famille politique autour du chef de l’Etat. Mais, grâce au courage et à la détermination de Claudine A. Prudencio, le parti a su tenir bon face aux railleries. Patrice Talon l’a d’ailleurs reconnu devant les délégués de l’Udbn lors de sa visite surprise au 3e congrès du parti, et a félicité l’ancienne députée pour son courage. Cette reconnaissance du chef de l’Etat est une source de satisfaction pour les responsables de l’Udbn qui ont rappelé à suffisance les témoignages et promesses du chef de l’Etat aux militants du parti durant la tournée de restitution des résolutions du congrès. A leur tour, jeunes, femmes, sages et notables des trois circonscriptions électorales ont loué la bravoure et les mérites de leur leader Claudine A. Prudencio. Au-delà, les propos du chef de l’Etat, estiment-ils, sont un encouragement à faire plus. Pour l’ancienne députée, l’Udbn doit fortement mouiller le maillot pour offrir le K.O à Patrice Talon, histoire de lui prouver encore une fois que le parti mérite largement son soutien. Comme à Cotonou et à Porto-Novo, Claudine A. Prudencio a encore insisté sur ce point, face aux militants de la 6e circonscription électorale, samedi dernier, à Arconville dans la commune d’Abomey-Calavi. Pour elle, c’est le défi que le parti se doit de relever. « Comme j’ai l’habitude de le dire, passez de maison en maison, de ménage en ménage pour partager la bonne nouvelle. Que les femmes en parlent à leurs maris dans le lit (…) afin que nous puissions offrir 97 % des suffrages exprimés à notre candidat au premier tour. Faites-le dans le respect des gestes barrières contre le Covid-19 (…). C’est ce que je suis venue vous dire… », a déclaré Claudine A. Prudencio. Après Arconville, la présidente de l’Udbn et sa délégation ont mis le cap sur Cocotomey dans l’arrondissement de Godomey, où elles ont également échangé avec les militantes et militants Udbn de la zone toujours au sujet des résolutions du 3e congrès ordinaire du parti. Politique 09 févr. 2021


Projections post-Covid 19 pour le Bénin : Les menaces sur l’atteinte des Odd
Un rapport d’étude sur les impacts socioéconomiques de la Covid-19 au Bénin est disponible depuis vendredi 5 février dernier. Fruit d’une collaboration entre le Système des Nations Unies, les décideurs béninois et les Partenaires au développement, le document vise à aider à agir de toute urgence afin d’atténuer les impacts socioéconomiques de cette pandémie et appuyer le gouvernement dans la prise de mesures meilleures. La pandémie de la Covid-19 a créé une récession économique historique avec des niveaux record de précarité et de chômage, ce qui provoque une crise humaine sans précédent qui frappe plus durement les personnes les plus vulnérables en mettant en cause la mise en œuvre de l’Agenda de développement 2030. A l’instar des autres pays du monde, le Bénin n’est pas épargné par la crise. La pandémie est apparue à un moment où le pays commençait à bénéficier des gains de sa croissance économique de l’ordre de 6 % en moyenne annuelle enregistrée durant les trois dernières années, relève à l’occasion du lancement du rapport, Aouale Mohamed Abchir, représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Selon les premières analyses, la crise sanitaire et ses effets sur l’économie pourraient saper les avancées enregistrées par le Bénin sur le sentier des Objectifs de développement durable en l’absence d’efforts hardis, poursuit-il. C’est donc dans une logique d’approfondissement de l’évaluation de la situation socio-économique nationale, que la présente étude a été initiée. L’objectif général de l’étude est d’identifier les canaux de transmission et d’évaluer les impacts de la pandémie du coronavirus sur les plans économique, social et environnemental au Bénin en vue d’informer les politiques nationales, locales et les mesures de réponses économiques et sociales du gouvernement et des partenaires à court, moyen et long termes. Les résultats qui en sont issus permettront à l’Exécutif et à ses Partenaires techniques et financiers de mieux collaborer dans la mise en œuvre du Plan de riposte national. Méthodologie L’étude a été réalisée suivant une approche méthodologique combinant la revue documentaire et l’utilisation des données statistiques primaires et secondaires. S’agissant des données primaires, une enquête a été réalisée au niveau national par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Elle a porté sur près de 2 360 ménages, 1 192 unités de production informelles, 62 entreprises formelles, couvrant tous les 12 départements du pays. Elle servira de bréviaire en vue de guider les interventions de l’Equipe-pays des Nations Unies et celles d’autres organismes internationaux de coopération au développement en vue de mieux accompagner les efforts du Bénin dans le cadre de la pandémie. Des conclusions de ce travail, il ressort un impact sévère de la pandémie sur l’économie béninoise. Lequel tient au fait que les mesures de lutte contre la pandémie, en particulier les confinements au niveau international et le cordon sanitaire portent une atteinte directe aux activités et secteurs de concentration du Pib du Bénin articulé autour des échanges extérieurs avec un taux d’ouverture de 54 % (2019), du tourisme (5 %) et des services, dont les transports-logistiques (12 %). Les conséquences de la crise mondiale et cette croissance potentiellement négative, ou modeste, affectent les finances publiques avec la baisse des recettes, la hausse des dépenses et de la dette, mais aussi la consommation privée et publique, l’investissement privé et public, le commerce extérieur, les revenus des ménages, les inégalités, l’incidence de la pauvreté, renforçant la vulnérabilité et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au sein des populations. Sont aussi impactés, l’accès aux services sociaux de base, la santé, l’éducation, aux niveaux national ou local. Aider à une meilleure prise de décision Plusieurs branches d’activités ont connu une baisse importante du volume horaire de travail. Parmi elles figurent l’hôtellerie et restauration, les transports, le commerce, et l’industrie. On devra s’attendre face au ralentissement des activités et au déclin du taux de croissance, à un effet dépressif important de la crise sur l’emploi. Pour ce qui est de la perte d’emplois, elle varie de 360 000 à 620 000 personnes touchées en 2020. Les pertes d’emplois notamment, dans les secteurs des transports (18 %) et du tourisme-hôtellerie (20 %), du commerce (34 %) découlant du ralentissement temporaire des activités couplées à une reprise lente, auraient des répercussions sur les revenus des ménages et par conséquent sur la pauvreté, indique l’étude. Salvator Nyonzima, coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, qui salue l’avènement d’une telle étude présente ses résultats comme une offre en lien avec les priorités nationales. Elle a permis, reconnait-il, de quantifier l’ampleur de la crise, d’identifier les canaux de transmission de la pandémie aux secteurs socioéconomiques et de dégager les orientations globales pour une réponse cohérente en lien avec le contexte socioéconomique du Bénin. « Sur la base des résultats, les équipes techniques des Nations Unies ont revisité leur plan de travail en cohérence avec les orientations de la réponse socioéconomique du gouvernement mais aussi aux cinq priorités des Nations Unies pour un relèvement socioéconomique immédiat post-Covid ». Il s’agit entre autres de la protection des services et du système de santé pendant la crise, de la protection des populations, par le renforcement de la protection sociale, de la protection des emplois, des Pme et des travailleurs et travailleuses du secteur informel et du renforcement de la cohésion sociale, sans oublier la résilience des populations, notamment des jeunes, des femmes et personnes en situation particulière de vulnérabilité. Au nom du gouvernement, Adidjatou Mathys, représentant le ministre d’Etat en charge du Plan, à l’occasion se réjouit de la qualité du document. Document dont le gouvernement se servira pour une meilleure prise de décision, assure-t-elle. Actualités 09 févr. 2021


Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines: Le gouvernement décidé à ne pas baisser la garde
La 19e édition de la Journée internationale de Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines a été célébrée, samedi 6 février dernier. Au Bénin, c’est à Kalalé, dans le département du Borgou, que les manifestations officielles ont eu lieu. Le Bénin n’est pas resté en marge de la célébration, samedi 6 février dernier, de la 19e édition de la Journée internationale de Tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. A Kalalé, dans le département du Borgou, où ont eu lieu les manifestations officielles, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a rappelé l’engagement du gouvernement à combattre les violences faites aux femmes et filles. En effet, au nombre de ces violences, l’excision est considérée comme étant une pratique rétrograde qui porte atteinte à la dignité féminine. Malgré toutes les sensibilisations et les sanctions prévues contre leurs auteurs, elle perdure encore dans la plupart des contrées. Au regard du nombre important des victimes qu’elle continue de faire dans les rangs des filles, la communauté internationale ne pouvait pas rester insensible. C’est depuis près de 19 ans qu’elle ne cesse de se mobiliser pour réprimer sa pratique. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a rassuré qu’avec le phénomène qui se fait recrudescent, le gouvernement ne baissera pas les bras. « Le président de la République s’est déjà engagé à œuvrer pour l’élimination de toutes les formes de violences faites aux enfants et aux femmes», a-t-elle rappelé. Par ailleurs, son ministère s’est également doté d’un numéro vert, le 138, pour dénoncer leurs auteurs. Face à l’ampleur que la mutilation génitale des filles connait dans les départements du septentrion, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a exhorté à la veille permanente. « Pourtant, entre temps, l’espoir était permis et les auteurs de ces pratiques en l’occurrence les exciseuses avaient pris des engagements dans certaines localités et plusieurs s’étaient même reconverties à d’autres activités », a-t-il fait remarquer. La résurgence de cette pratique ces dernières années et la persistance des poches de résistance nécessitent, selon lui, la mise en œuvre de stratégies plus efficaces et des actions hardies pour la réprimer définitivement. Le choix porté sur la commune de Kalalé pour accueillir la célébration de la présente édition de cette journée, n’est pas fortuit. Au Bénin, elle est considérée comme l’un des foyers de résistance de ce phénomène. L’année dernière, on y a enregistré cinq cas avérés. Tout en déplorant cette situation qui ne fait pas honneur à sa commune, le maire Tidjani Bani Chabi a appelé à la responsabilité parentale de ses populations. Les leaders religieux, chefs traditionnels, parents étaient nombreux à avoir pris part à cette célébration. Tous ont certainement pris conscience que l’excision est une pratique dont ils doivent se défaire. En 2012, l'Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 6 février de chaque année, Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (Mgf). C'est afin d’intensifier l’action mondiale visant à éliminer cette pratique. Le thème retenu pour la présente édition est « L’inaction n’est pas une option : s’unir, récolter des fonds et agir pour l’élimination des mutilations génitales féminines ». Ainsi, une action accélérée s’avère nécessaire pour sauver les filles de cette pratique qui viole leurs droits et affecte à la fois leur santé et leur bien-être. Société 09 févr. 2021


Présentation de vœux des amis d’Armand Gansè: D'heureuses perspectives à Bohicon
En sacrifiant à la tradition de la présentation de vœux du nouvel an, dimanche 7 février dernier à Bohicon les amis politiques d’Armand Gansè, ont profité pour sonner la mobilisation en vue du prochain scrutin présidentiel. Dans un premier temps, ce sont les représentants des jeunes, des femmes et des conducteurs qui ont présenté leurs vœux de bonheur, de robuste santé et de succès à leur leader Armand Gansè. Pour ces différents intervenants, l’année 2021 s’annonce comme une année exceptionnelle de bonnes surprises et de succès. En d’autres termes, 2021 sera une année qui va consolider l’espoir semé ces cinq dernières années dans un Bénin où il fera bon vivre pour chacun et pour tous. A l’occasion, ils ont tour à tour exprimé leur satisfaction pour l'œuvre de développement accomplie en cinq ans. Pour Armand Gansè, la victoire est déjà une évidence, mais c'est à sa qualité qu'il faut travailler et mieux que par le passé, la commune de Bohicon aura le mérite d'avoir le pourcentage le plus élevé. Il envoie « ses lieutenants sur le terrain pour travailler dans le cadre de la prochaine échéance électorale ». Dah Hountchokan, porte-parole des sages, n'a pas dissimulé sa satisfaction par rapport aux nombreuses réformes en cours dans le pays, tout comme la représentante de la communauté musulmane qui a saisi l'occasion pour demander à Armand Gansè de porter leur message de gratitude au président Talon. Convaincu que l’année 2020 particulièrement éprouvante s’est refermée avec ses rêves et réalités, ses écueils et réalisations, Armand Gansè indique que la foi et l’espérance du mieux-être se renouvellent pour chacun en 2021. Pour sa part, il formule aussi ses vœux de santé, de paix et de succès à tous. « Que 2021, ajoute-t-il, soit plus heureuse, plus fructueuse et plus lumineuse à l’ensemble des compagnons ainsi qu’au peuple béninois tout entier et surtout aux vaillantes femmes commerçantes ainsi qu’aux jeunes sans emploi», souhaite-t-il. En ce qui concerne les perspectives de la nouvelle année, Armand Gansè a bon espoir que 2021 donne de nouvelles victoires à la ville de Bohicon et à tout le Bénin. Cette rencontre a pris fin dans une ambiance festive, le temps d’un repas amical partagé. Société 09 févr. 2021


Election présidentielle apaisée : La Police républicaine s’outille
Un atelier de renforcement de capacités des officiers de la Police républicaine en matière de gestion de la sécurité publique en contexte électoral se tient du lundi 8 février à ce jour, à Cotonou. Organisé par la Fondation Konrad Adenauer, les travaux permettront d’outiller les hommes en bleu pour mieux relever le défi de la préservation de la paix au cours de la présidentielle à venir. « Après les regrettables difficultés liées aux législatives de 2019, nous avons aujourd’hui un défi commun à relever, celui d’organiser une élection présidentielle juste, transparente et apaisée avec des moyens, expériences et compétences dont nous disposons ». Relever ce défi permettra, selon le directeur de cabinet du ministre en charge de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora, « de créer l’espoir et d’ouvrir de nouveaux horizons prometteurs à notre pays ». Aussi, soutient-il que le maintien d’ordre en période électorale est une matière essentiellement délicate qui repose sur la recherche d’un compromis préalable entre les forces de police et les manifestants. « Pour bien remplir cette mission dans le contexte actuel, la police a besoin d’affûter aussi bien ses capacités techniques qu'intellectuelles, notamment par une meilleure appropriation du cadre réglementaire et législatif régissant les élections au Bénin, lequel a connu récemment d’importants bouleversements ». Obligation importante que compte bien remplir la police républicaine et pour y arriver, elle a sollicité et obtenu de la Fondation Konrad Adenauer, un atelier de renforcement de capacités. La rencontre devrait offrir l’occasion de revisiter le concept de sécurité humaine, a souhaité Ouorou Baro Mora, invitant les communicateurs retenus pour l’exercice à mettre en exergue les sources possibles d’insécurité et à donner les rudiments nécessaires à leur prévention. Ces communications portent entre autres sur la « Mise en application du cadre juridique des élections au Bénin : responsabilités des officiers de police judiciaire », « Responsabilités induites par les dispositions du code électoral pour une contribution efficiente des Forces de défense et de sécurité dans le processus électoral », « La gestion de la sécurité publique en période électorale : retour d’expériences sur l’élection présidentielle ivoirienne de 2020 et quelques bonnes pratiques en Afrique de l’Ouest ». Seront aussi abordées au cours des deux jours de travaux d’autres thématiques comme « Police républicaine et société civile : quels types de collaboration pour une meilleure sécurisation en période électorale ? », «Mécanisme et dispositifs pour une meilleure sécurisation des élections présidentielles prochaines», « La police de proximité dans le contexte électoral: quels types de collaboration avec les autres acteurs de la communauté » et enfin « La préservation des droits humains par les forces de sécurité et de défense en période électorale ». Prévenir ! Pour ce qui est des communicateurs, ils sont de profils divers. Ils sont magistrats, experts en sécurité, cadres de la Commission électorale nationale autonome, officiers de police, responsables de la société... Si depuis le renouveau démocratique des années 1990, le Bénin a toujours été identifié comme le laboratoire de la démocratie en Afrique, cette image de marque doit être préservée mais aussi doit être accompagnée d’un développement économique rapide et équitable, souligne pour sa part Roland Stein, représentant résident de la Fondation Konrad Adenauer et directeur du programme Sipodi. Mieux, reconnait-il, « le temps des élections, temps par excellence de tensions, de passions, de crises diverses doit faire l’objet d’une attention particulière de toute la nation afin qu’elles puissent se dérouler dans la paix et la cohésion sociale ». Le Bénin s’étant inscrit ces dernières années dans la logique de la professionnalisation du secteur sécuritaire avec la création de la Police républicaine, il trouve judicieux d’outiller ses éléments. Car, rappelle-t-il, les élections constituent l’un des premiers facteurs de la violence et des conflits dans de nombreux pays d’Afrique. « Toutes les étapes d’une élection (préparation, déroulement et proclamation des résultats) sont des moments de la vie de nos États sujets à des tensions, souvent vives ou modérées, mais qui peuvent aboutir, le plus souvent, à une confrontation grave menaçant la stabilité politique, la paix et la cohésion sociale », laisse entendre Roland Stein. 52 officiers de la Police républicaine en situation de poste ou de commandement ainsi que des élus locaux bénéficient de cette formation qui prend fin ce jour. Actualités 09 févr. 2021


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