La Nation Bénin...
Nouvelles

Le ministre de l'Economie numérique et de la Communication est l'invitée ce mardi 6 juin de l'émission Bénin Révélé.
Rafiatou Monrou abordera les questions relatives aux chantiers du Programme gouvernemental en lien avec son département ministériel.
À suivre sur les chaines de télévision, ORTB, GOLF TV, EDEN TV, CANAL3, CARREFOUR TV.
Actualités 06 juin 2017

Interpellé sur l’issue de l’enquête relative au meurtre du policier Sota Vincent N’da, lors de la réunion qu’il a eue, ce lundi avec les responsables des différentes unités en charge de la sécurité dans l’Atacora aux côtés de son homologue de la gendarmerie, le directeur général de la Police nationale s’est montré bien rigide face aux circonstances du crime.
Affecté, Moukaïla Idrissou, directeur général de la Police nationale l’est mais se désole bien des circonstances dans lesquelles le drame s’est produit le 25 mai dernier au poste frontalier de Datori dans la commune de Cobly. A son avis, des dysfonctionnements ont favorisé l’attaque fatale au jeune policier de 27 ans. Il ne conçoit pas que l’agent se retrouve en poste à 32 km du centre urbain où il est censé servir, comme l’exige le champ d’intervention du commissariat. La zone est d’ailleurs sous le contrôle de la gendarmerie qui y a érigé un poste. Pis, le fait qu’il soit le seul agent à ce poste, aux yeux de Moukaïla Idrissou, est contre la déontologie policière. Les agents sont en effet appelés à évoluer en binôme.
Au regard de toutes ces failles il indique que les responsabilités seront situées et n’exclut pas des sanctions. L’enquête relative au crime se poursuit et tout est mis en branle pour élucider les circonstances dans lesquelles il est intervenu.
Décédé à la suite d’un coup reçu à la tempe gauche par le biais d’un objet contondant, Sota Vincent N’da laisse le souvenir d’un policier exceptionnel, bon travailleur, discret et très sérieux.
Société 05 juin 2017

Le Bénin sera en septembre 2018, le carrefour d'un colloque international qui va réfléchir sur la réparation des préjudices subis par l'Afrique du fait de l'esclavage. En prélude à cette rencontre , un pré colloque s'est déroulé ce samedi 4 juin à Porto-Novo et a mobilisé des experts nationaux en vue d'une bonne réussite des assises.
L' Amérique, l'Europe et les Caraïbes doivent réparer les torts causés à l'Afrique du fait de l'esclavage qui aura duré 400 ans. C'est le leitmotiv d'un colloque international prévu pour septembre 2018 et qui va regrouper les différents acteurs de la question. Le pré colloque qui s'est déroulé a Porto-Novo samedi 4 juin dernier vise à déblayer le terrain pour la réussite des assises. Il a regroupé des têtes couronnées, des avocats, des magistrats, des sociologues, des universitaires, des acteurs de la Société civile. La cérémonie a connu la participation des délégations venues d'Amérique et d'Europe, en l'occurrence des descendants d'esclaves. Les travaux du pré colloque ont été meublés par une série de communications portant toutes sur les différents aspects de la réparation. Mais les avis étaient partagés. Pour certains participants très optimistes, la bataille de réparation qui a été déjà gagnée ailleurs comme à Haïti est aussi possible en Afrique. Mais pour d'autres, très pessimistes, ce projet parait une aventure sans lendemain, au regard des nombreux écueils qui se dressent sur son chemin, notamment le mode d'évaluation du préjudice certain subi par l'Afrique, et comment établir la liste des victimes directes et trouver la juridiction judiciaire compétente pour recevoir l'action en réparation.
Société 04 juin 2017

Les candidats à l’obtention du diplôme du baccalauréat de l’enseignement technique affrontent, depuis ce jeudi 1er juin, les épreuves pratiques de cet examen au titre de l’année académique 2016-2017. La cérémonie officielle de lancement s’est déroulée à l’école professionnelle Don Bosco à Cotonou, en présence des ministres en charge des Enseignements technique et supérieur.
Au total, 3457 candidats dont 977 filles composent, depuis ce jeudi 1er juin, dans le cadre de l’examen national du baccalauréat technique. Répartis dans huit centres de composition sur toute l’entendue du territoire national, ils proviennent des séries : E (mathématique-technique) ; F (construction mécanique, électronique, électrotechnique et génie civil) et G1 (techniques administratifs).
La cérémonie officielle de lancement des compositions s’est déroulée à l’école professionnelle Don Bosco à Cotonou, sous la houlette du ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Lucien Kokou, de celui en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, en présence du directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva.
Les officiels ont d’abord prodigué quelques conseils aux surveillants de salles attendant les épreuves de la première composition à la bibliothèque, avant de procéder à l’ouverture des enveloppes contenant l’épreuve de Construction et à la distribution des copies aux candidats. S’ensuivra une séance de visite de certaines salles de composition et surtout des laboratoires ou ateliers devant abritant les compositions.
La délégation ministérielle s’est ébranlée vers le lycée technique Coulibaly. Là, les candidats de ce centre composaient déjà la première épreuve de la phase pratique. Les officiels ont fait le tour de quelques salles, ateliers et laboratoires du centre pour s’enquérir du bon déroulement de la composition.
Selon le ministre Lucien Kokou, en dehors de la diminution du nombre de candidats en série F2, les effectifs des autres séries sont en nette augmentation. Il souligne que la hausse de l’effectif est très remarquable en série F3 où l’effectif est 892 candidats. Mais le ministre déplore la rareté des filles dans les filières technologiques. Or, martèle-t-il, « l’avenir du pays passe par les séries techniques ».
L’examen du baccalauréat édition 2017 sera propre et sans problème, rassure le directeur de l’Office du baccalauréat (Dob), Alphonse da Silva. Des innovations ont été apportées à l’organisation de l’examen dont l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour la série eau et assainissement, informe-t-il. Le baccalauréat n’est pas un concours ; toutes les épreuves sont à la hauteur des candidats, a-t-il laissé entendre, en appelant les candidats au calme et à la sérénité n

La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du 02 mai 2017 enregistrée à son secrétariat le 03 mai 2017 sous le numéro 006-C/115/REC, par laquelle monsieur le président de la République, sur le fondement des articles 117, 120 et 121 de la Constitution, défère à la haute juridiction pour contrôle de conformité à la Constitution, en procédure d’urgence, la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017 qui lui a été transmise le 28 avril 2017 ;
Vu la Constitution du 11 décembre 1990 ;
Vu la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001 ;
Vu le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle ;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Marcelline-C. GBEHA AFOUDA en son rapport ;
Après en avoir délibéré,
Considérant qu’aux termes de l’article 16 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle : « Les décisions et les avis de la Cour constitutionnelle sont rendus par cinq conseillers au moins, sauf en cas de force majeure dûment constatée au procès-verbal. » ;
Considérant que Monsieur Zimé Yérima KORA-YAROU, Vice-président de la Cour, est empêché pour raison de santé ; que Messieurs Simplice Comlan DATO et Akibou IBRAHIM G., Conseillers à la Cour, sont en mission à l’extérieur du pays ; que la Cour, conformément à l’article 16 précité, est habilitée à siéger et à rendre sa décision avec seulement quatre (04) de ses membres ;
Sur la procédure d’urgence
Considérant que le président de la République sollicite l’examen en procédure d’urgence de la loi n°2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017, compte tenu de son « importance… pour l’action administrative en général et la mise en oeuvre du Programme d’action du Gouvernement en particulier » ;
Considérant qu’aux termes de l’article 120 de la Constitution: « La Cour constitutionnelle doit statuer dans le délai de quinze jours après qu’elle a été saisie d’un texte de loi ou d’une plainte en violation des droits de la personne humaine et des libertés publiques. Toutefois, à la demande du Gouvernement, s’il y a urgence, ce délai est ramené à huit jours. Dans ce cas, la saisine de la Cour constitutionnelle suspend le délai de promulgation de la loi. » ; que les articles 19 et 36 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle énoncent : « Les Lois organiques adoptées par l’Assemblée nationale sont transmises à la Cour constitutionnelle par le président de la République pour contrôle de constitutionnalité. La lettre de transmission indique, le cas échéant, qu’il y a urgence. » ; « La Cour constitutionnelle se prononce dans le délai d’un mois. Ce délai est réduit à huit jours quand le Gouvernement déclare l’urgence. » ; que ces dispositions énumèrent ainsi les cas où le président de la République peut solliciter de la haute juridiction de statuer en procédure d’urgence ;
Considérant que selon la jurisprudence de la Cour établie par ses décisions DCC 98-080 du 20 octobre 1998, DCC 98-084 du 19 novembre 1998 et DCC 98-090 du 07 décembre 1998, le président de la République peut solliciter l’examen en procédure d’urgence d’une loi censée porter atteinte aux droits de la personne humaine et aux libertés publiques ; qu’il peut également demander, le cas échéant, l’examen en procédure d’urgence d’une loi organique ; que conformément à l’article 36 de la loi organique précité, il peut aussi solliciter l’application de la même procédure dans le cadre d’une demande d’avis aux fins de délégalisation de textes prévue à l’article 100 alinéa 2 de la Constitution ;
Considérant qu’il résulte de tout ce qui précède que la loi sous examen ne relève d’aucune des catégories de textes ci-dessus énumérées ; que dès lors, la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République doit être déclarée irrecevable ;
Examen de la loi
Considérant que l’examen de la loi déférée révèle que toutes ses dispositions sont conformes à la Constitution ;
Décide :
Article 1er : Est irrecevable la demande d’examen en procédure d’urgence sollicitée par le Président de la République.
Article 2 : Sont conformes à la Constitution toutes les dispositions de la loi n° 2017-09 portant autorisation de ratification de la Convention sur les armes à sous-munitions, adoptée à Dublin (Irlande) le 30 mai 2008 et votée par l’Assemblée nationale le 25 avril 2017.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à monsieur le président de la République, à monsieur le président de l’Assemblée nationale et publiée au Journal officiel n
Actualités 02 juin 2017

Les employés de Mtn Bénin décrètent 21 jours de réalisations sociales au profit de la communauté. C’est une opération d’assistance organisée chaque année en vue d’assister les personnes démunies. La dixième édition qui a démarré ce jeudi 1er juin, vise à rénover et à équiper cinq orphelinats du Bénin pour améliorer les conditions de vie de ces enfants qui manquent chaque jour de l’essentiel.
Des orphelinats de Ouidah, Hèvié, Parakou, Azovè et Avrankou ont été choisis par les employés de Mtn Bénin pour bénéficier des réalisations sociales engagées par Mtn Bénin dans le cadre de la dixième édition de « 21 Days of Y'ello Care ». C’est une opération d’assistance organisée chaque année par l’ensemble des employés des 21 pays dans lesquels le réseau mobile Mtn est implanté. C’est un programme exclusivement réservé au personnel qui doit se déployer sur tout le territoire béninois en guise de solidarité avec des personnes vulnérables tels que les orphelins.
Le thème de cette édition se rapporte à l’éducation des enfants : « Investir dans l’éducation pour tous ». L’objectif est d’instaurer dans l’éducation une approche dite digitale. Selon Barnabé Dossa, chargé de projet à la Fondation Mtn, c’est une approche qui vise essentiellement à établir un lien entre le digital et la formation des enseignants et des élèves. « Dans de nombreuses écoles du Bénin, on manque de livres voire de bibliothèques, donc le digital peut aider à réduire ce besoin de livres », affirme-t-il. En le disant, il pense à la documentation sur l’internet qui se développe et attire de plus en plus les jeunes aujourd’hui. Pour lui, « Le numérique, c’est le futur. Il faut que les jeunes béninois puissent vraiment y entrer pour avoir des formations basiques dans ce domaine».
Le projet de réalisation des œuvres sociales de cette dixième édition fait la part belle aux orphelins qui à sont l'école. Les employés de Mtn Bénin envisagent pendant les 21 jours du programme, la réfection des cinq orphelinats. « Nous voulons améliorer le cadre de vie de ces orphelins pour leur offrir un cadre d’éducation plus adapté à leur scolarisation », affirme Barnabé Dossa. Il explique que Mtn a porté son choix sur ces orphelinats parce qu’ils manquent généralement du minimum pour subvenir aux besoins de ces « âmes innocentes qui ont le droit d’être éduqués comme les autres enfants qui ont encore leur parents en vie ». Le programme ne se limite pas seulement à la réfection des locaux et à l’équipement des salles et bibliothèques. Les employés de Mtn Bénin pensent investir aussi dans l’agriculture, pour assurer l’autonomisation de ces orphelinats en matière de cultures maraichères. « Nous allons faire du jardinage, de la culture vivrière au profit de certains orphelinats qui le souhaitent afin de leur permettre de s’autonomiser ». Il explique que ces actions sont posées dans le but de réduire un tant soit peu la dépendance de ces orphelinats de dons. Le programme prévoit de même l’électrification de certains orphelinats.
Décrocher le prix spécial
Le programme se déroule simultanément dans 21 pays où Mtn exerce ses activités. Au terme de cette édition de « 21 Days of Y'ello Care » comme les précédentes, un prix spécial sera remis au pays qui aura présenté les meilleures initiatives, et surtout la meilleure communication autour des activités réalisées. Mtn Bénin ayant gagné déjà une fois ce prix se fixe encore cette année l’objectif de rééditer l’espoir. C’est pourquoi Stephen Blewett, directeur général de Mtn Bénin, demande à ses agents de se mobiliser pour que son agence remporte le prix de la meilleure prestation. « Notre faiblesse, dit-il, c’est le manque de communication. Il faudra travailler ce côté en utilisant notamment les moyens de communication liés aux technologies de diffusion de l’information.»
Barnabé Dossa rassure que toutes les dispositions sont déjà prises pour une communication intensive sur les réseaux sociaux. Il se réjouit déjà de ce qui est prévu et espère que cette année le prix reviendra à Mtn Bénin.
Viviane Ayaba Sissuh, présidente de la Fondation Mtn, souligne que ce programme de 21 jours de réalisation des œuvres sociales au profit de certaines communautés est un geste volontaire de générosité de la part des employés de Mtn Bénin.
Selon Gaudens Zocli, directeur Mtn Business, « c’est une activité de générosité venant du cœur, ce n’est donc pas par contrainte. Chaque employé se donne à l’activité selon le jour de sa préférence ». Il pense qu’à travers ces initiatives, Mtn Bénin impactera positivement la vie des communautés en général et celle des enfants en particulier?

La célébration de la trente-troisième édition de la Journée nationale de l’arbre n’est pas passée inaperçue à la Fondation Claudine Talon. Une délégation de cette organisation de la première dame du Bénin est allée, ce jeudi 1er juin, dans les communes d’Adjarra et d’Avrankou où elle a participé à la mise en terre de plusieurs milliers de plants pour protéger le couvert végétal.
Le complexe scolaire Bokovi Tokomey situé dans l’arrondissement d’Aglogbé, commune d’Adjarra, était à l’honneur ce jeudi 1er juin. Le site a été officiellement choisi par le conseil communal de la ville pour commémorer la trente-troisième Journée nationale de l’arbre. La manifestation a été rehaussée par la Fondation Claudine Talon qui y a pris une part active. Elle a participé à la mise en terre de près de 5000 plants de plusieurs espèces, notamment d’eucalyptus, d’acacia, de fracké et de gayac. Ces plants ont été acquis par les parents d’élèves pour améliorer le couvert végétal de l’école et donner de l’ombrage. La présence de la délégation de la Fondation Claudine Talon conduite par Vicentia Sabine Glèlè, aux côtés des autorités communales d’Adjarra n’est pas le fruit d’un hasard.
En effet, le complexe scolaire Bokovi Tokomey fait partie des écoles bénéficiaires du projet d’hygiène et assainissement en milieu scolaire initié et financé entièrement par la première dame, Claudine Talon. Des latrines et des points de lave-main y ont été déjà construits. La mise en terre de près de cinq mille plants ce jeudi 1er juin, vient améliorer davantage les conditions d’apprentissage des enfants. Le porte-parole des écoliers, Judith Honvou, n’a d’ailleurs pas manqué de saluer cette vision de la Fondation Claudine Talon avec son partenaire l’Ong Aide et Action, son bras technique opérationnel qui exécute les travaux sur le terrain.
La directrice de l’école, Solange Noutaï, a remercié la première dame du Bénin pour ses nombreuses œuvres humanitaires au profit du complexe. Elle a rassuré les autorités de ce que les plants seront bien entretenus pour qu’ils s’épanouissent et participent à la lutte contre le réchauffement climatique.
Le chef d’arrondissement d’Aglogbè, Marcellin Hounsou Agossou, salue la pertinence du thème retenu pour l’édition 2017 de cette journée à savoir « Arbre, énergie et économie verte ». Un thème qui montre toute l’importance de l’arbre dans la vie et dans le développement socio-économique du Bénin. Marcellin Hounsou Agossou félicite la Fondation Claudine Talon qui marque ainsi davantage son amour pour Adjarra par la mise en terre de plants après la construction d’œuvres socio-humanitaires.
L’arbre comme le pouce
L’adjudant des Eaux, Forêts et chasse de la commune d’Adjarra, Abraham Amoussou, rappellera à l’assistance l’origine de la célébration de la Journée nationale de l’arbre initiée en 1985 par l'ancien président feu Mathieu Kérékou, pour lutter contre la déforestation. Il a invité les usagers de l’école à veiller à l’entretien de ces plants pour qu’ils puissent produire de l’énergie et de l’économie verte pour l’école. Le maire d’Adjarra, pour sa part, a insisté sur l’importance et les vertus de l’arbre dans la vie de l’homme. Mais pour Michel Honga, le tout ne s’agit pas de planter un arbre. Il faut l’entretenir, le protéger et le surveiller avant de parler d’arbre véritablement plant. « C’est la disparition des arbres qui amplifie le phénomène des changements climatiques. C’est parce que les arbres sont devenus rares que l’homme se dirige vers les médicaments de rue qui nous tuent », fait remarquer le maire Michel Honga pour magnifier les vertus des plantes médicinales pour la santé de l’homme.
Un plan a été symboliquement mis en terre par les officiels avec le porte-parole des écoliers. Ce jeune plan a été baptisé « Alossou » c’est-à-dire le pouce par la petite écolière qui a parlé au nom de ses collègues. Selon Judith Honvou, sans le pouce, la main ne peut rien faire. Ainsi, sans la plante, la vie de l’homme sur terre sera presqu’impossible, explique l’écolière qui a séduit plus d’un de par la qualité et la profondeur de son message.
Après Adjarra, la Fondation Claudine Talon et l’Ong Aide et Action ont mis le cap sur Avrankou plus précisément à l’école primaire publique d’Avaligbo pour le même exercice de plantation d’arbres?

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd), José D. Tonato, a procédé, ce jeudi 1er juin, au lancement officiel de la trente-troisième Journée nationale de l’arbre. C’était à Allada, en présence des autorités politico-administratives et du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
« Arbre, énergie et économie verte », tel est le thème sous lequel a été célébrée la 33e Journée nationale de l’arbre, ce jeudi 1er juin. Le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, en a profité pour lancer la campagne nationale de reboisement.
La Journée nationale de l’arbre (Jna) constitue, déclare-t-il, une activité qui s’inscrit dans le processus de reconstruction du couvert végétal. Une œuvre dans laquelle, a rappelé le ministre, le Gouvernement avait déjà annoncé les couleurs lors du Conseil des ministres du 13 avril 2016. Des dispositions ont été prises à l’occasion pour assainir la gestion du couvert forestier et des ressources naturelles.
La célébration de la Jna et le lancement de la campagne nationale de reboisement constituent deux manifestations qui aident à accélérer la marche vers une économie verte au Bénin. Il s’agit, selon le ministre José Tonato, d’activités développées pour assurer le respect des engagements qui découlent de la signature et de la ratification par le Bénin de trois conventions relatives aux changements climatiques, à la biodiversité biologique et à la désertification. Toutes précautions qui fondent et justifient la nécessité de travailler à la préservation et à la durabilité de la planète.
Le thème de la Jna propose une trilogie qui met en cohérence deux des trois grands piliers du Programme d’action du Gouvernement (Pag), en l’occurrence les piliers 2 et 3, souligne le ministre. Cela n’occulte pas la consommation du bois de feu et du charbon de bois pour plus de 80 % des ménages et 52 % en énergie finale. Le ministre a convié les populations à une gestion durable de cette ressource aujourd’hui en danger. La modernisation et la valorisation de la ressource assurent le développement national à travers le développement d’entreprises par l’investissement dans les actions de reboisement. Toutes dispositions pouvant contribuer au développement économique.
La célébration de la Jna vise à consolider et à préserver les ressources naturelles pour une économie verte. Ce qui réduit les risques environnementaux pour offrir des emplois décents afin de réduire les inégalités. Le ministre a convié à la prise en compte de trois dimensions : l’investissement, l’accès au financier et au capital-risque et la prise en compte du rôle des acteurs non étatiques. « La foresterie est au cœur d’une chaine de valeurs qui part des forêts pour y retourner », souligne José Tonato qui assure que le Gouvernement est dans une dynamique de gestion de la chaîne de valeurs pour le renforcement de l’économie locale et nationale. « L’arbre symbolise la vie et la durabilité ; il pourrait symboliser la résilience. C’est pourquoi le Gouvernement opte pour une gestion normalisée », souligne José Tonato.
Reboisement intensif
Le ministre annonce que le Programme de reboisement intensif remplace désormais le Programme national de reboisement. « Nous allons produire du bois de façon plus durable pour gérer la filière de bout en bout », s’est engagé le ministre qui prend en compte le couple environnement-gestion des ressources naturelles.
Le ministre promet impacter l’aménagement du territoire, le développement urbain et l’habitat. Dans ce cadre, il a révélé que des contrats annuels seront conclus avec des jeunes qui seront évalués sur les résultats et les rendements obtenus.
Le maire d’Allada, Michel Akléhinto, s’est réjoui que sa commune abrite les manifestations officielles de la célébration. Il a magnifié l’arbre et ses vertus et a promis veiller sur les plants de gmelina et d’acacia mis en terre sur le site de l’entreprise Atc IB.
Le préfet Jean Claude Codjia déplore que le processus d’urbanisation du département ait contribué à diminuer le couvert forestier. Les Jna ont permis, affirme-t-il, de réaliser des plantations privées qui contribuent à freiner la dégradation des sols.
Les ministres Abdoulaye Bio Tchané du Développement, Lazare Sèhouéto en charge du Commerce et Delphin Koudandé de l’Agriculture ont marqué de leur présence la célébration?

Après le vote de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées par l’Assemblée nationale, Adidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, a rencontré ce jeudi 1er juin à son cabinet, une délégation de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb). Elle a informé ses hôtes des efforts du Gouvernement pour l’application de cette loi.
Les décrets d’application de la loi portant protection et promotion des droits des personnes handicapées seront bientôt disponibles pour leur permettre de jouir de leurs droits. Adidjatou Mathys, ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, a rassuré que les dix décrets d’application de la loi sont en train d’être apprêtés. Elle a expliqué aux membres de la Fédération des Associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb) que son département n’a pas attendu le vote de cette loi pour envisager les mesures à prendre pour son application effective. Entre autres, a-t-elle informé, un comité a été mis en place pour réfléchir sur la participation des personnes handicapées au concours de recrutement dans l’administration. De même, le ministère est préoccupé par l’éducation inclusive et la formation des personnes handicapées. Dans ce cadre, a précisé Adidjatou Mathys, les services techniques de son département collaborent avec les ministères de l’Education pour l’élaboration d'un plan décennal du secteur de l’éducation prenant en compte l’éducation inclusive. « Je tiens à faire observer que le Gouvernement du Bénin a affiché sa ferme volonté d’accorder à la personne handicapée une place de choix au sein de notre société », a-t-elle assuré à ses hôtes. Pour elle, il s’agit de permettre à cette catégorie de personnes d’avoir accès aux divers services et d’avoir satisfaction à leurs nombreux problèmes. « C’est pourquoi j’ai fait du handicap, domaine phare de mon programme de protection des couches vulnérables (Ppcv) », a-t-elle indiqué. Dans ce cadre, elle a envisagé l’appareillage des élèves sourds, une aide technique pour la mobilité des personnes handicapées et à leurs structures d’encadrement.
La présidente de la Fédération des Associations des personnes handicapées du Bénin (Faphb), Géronime Tokpo, s’est félicitée de l’implication personnelle du ministre du vote de la loi portant protection et promotion des droits personnes handicapées. Le vote de cette loi a toujours été la principale préoccupation de la Fédération, a souligné la présidente de la Faphb. Au regard des mesures envisagées par le ministre, elle a salué la mise en place du comité de réflexion sur la participation des personnes handicapées au concours de recrutement dans l’administration. Selon elle, ces mesures portent des fruits puisque les personnes handicapées sont autorisées à prendre part au concours de recrutement des auditeurs de justice. Géronime Tokpo a aussi exprimé ses attentes, notamment la mise en place d’une politique spéciale de recrutement des personnes handicapées dans la fonction publiques, la réactivation du Fonds national de solidarité, des équipements des réseaux départementaux, la prise des décrets d’application de la loi votée en leur faveur.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a présenté, ce mercredi 31 mai à Porto-Novo, son rapport d’activités au titre de l’année 2016. Lequel prend en compte toutes les actions accomplies par l’institution, l’année dernière au cours de laquelle, elle a enregistré et traité 316 plaintes des administrés contre l’administration publique.
La loi fait obligation au médiateur de la République de présenter annuellement son rapport d’activités. Lequel est transmis officiellement au président de la République et publié au journal officiel de la République du Bénin. Joseph Gnonlonfoun a sacrifié à cette exigence légale, ce mercredi 31 mai, en présentant à la presse, le rapport d’activités de son institution pour le compte de 2016. Il s’agit du neuvième rapport depuis la création de l’institution en 2006.
Selon le médiateur de la République, son institution a traité au titre de l’année dernière, 316 plaintes comportant 302 cas de compétence et 14 cas de non-compétence. Les différends ont porté essentiellement sur la gestion des carrières des agents de l’Etat, les affaires sociales dont les licenciements, les litiges domaniaux, les créances des entreprises privées ou des prestataires de services pour l’Etat, les différends avec les entreprises publiques et semi-publiques telles que la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) et la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Les questions de délivrance des attestations de diplôme ont également fait l’objet d’examen. Le rapport renseigne par ailleurs sur le point de toutes les autres actions accomplies par le médiateur de la République en 2016 dont surtout les séances de sensibilisation intitulées « L’arbre à palabre » pour faire connaître aux populations, l’institution, notamment ce qu’elle représente, ses missions et son domaine de compétence. Joseph Gnonlonfoun n’occulte pas les sessions annuelles dénommées « Espace d’interpellation démocratique » qui consistent en une séance de travail au cours de laquelle les citoyens ont formulé des plaintes auprès du médiateur de la République a qui a tenté de trouver des solutions équitables. Il y a plusieurs autres procédures dont celle qui consiste pour le médiateur à dépêcher des missions auprès de certaines structures administratives pour des séances de travail « in situ » afin d'étudier sur place et apporter des solutions aux dossiers et affaires pour lesquels l’institution a été saisie par des citoyens. Joseph Gnolonfoun met l’accent sur l’importance des audiences foraines qui sont des occasions pour le médiateur de la République de se rapprocher des citoyens. « Aller au contact des administrés nous paraît plus utile qu’un travail de bureau consistant à recueillir les plaintes à notre siège. Ce faisant, je veux et j’entends humaniser nos actions », insiste le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun décerne un satisfecit à la cinquantaine d’agents de l’institution qui a été la cheville ouvrière de ce bilan. En tant qu’institution qui a pour rôle d’intercéder en faveur des citoyens de concilier et d’examiner les griefs des compatriotes vis-à-vis des administrations publiques, le médiateur de la République a exhorté les agents de l’Etat à se mobiliser pour la réussite du Programme d’action du Gouvernement (Pag) 2016-2021. La mise en œuvre de cette ambition qui a déjà démarré par les poses de premières pierres un peu partout nécessite, selon Joseph Gnonlonfoun, une administration performante, qui ne traîne pas le pas, une administration proactive, réactive, au dynamisme communicatif avéré et une administration qui ouvre des pistes pour permettre de soutenir des actions de développement.