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Nouvelles

Deuil au Parlement: Le député Jean-Pierre Babatoundé n’est plus
Le député Jean-Pierre Babatoundé est mort. Il s’en est allé ce vendredi 5 février, au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou des suites d’une courte maladie à l’âge de 72 ans. L’illustre disparu est un douanier à la retraite. Il a été par le passé ministre de l’Environnement sous le régime de l’ex-président de la République, Boni Yayi puis maire de la commune de Kétou, sa ville natale. Elu du parti Union progressiste dans la 22e circonscription électorale (Kétou et Pobé), Jean-Pierre Babatoundé est le deuxième décès qu’enregistre la huitième législature de l’Assemblée nationale. Avant lui, le Parlement avait pleuré la disparition du député Alidou Démolé Moko, suppléant du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séïdou. La mort de Jean-Pierre Babatoundé ouvre la porte de l’hémicycle à son suppléant qui poursuivra le reste du mandat jusqu’en mai 2023.   Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau   Actualités 05 févr. 2021


Nuit des idées 2021 à l’Institut français de Cotonou: Un voyage entre patrimoine, ancestralité et religion
L’édition 2021 de la « Nuit des idées », une initiative de l’Institut français du Bénin a rapproché trois continents à savoir l’Afrique, l’Europe et les Amériques à travers échanges, débats, performances artistiques… confrontation des idées. Une soirée en six grands actes. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’édition 2021 de la « Nuit des idées » de l’Institut français du Bénin. Entre échanges, débats, performances artistiques, le thème proposé pour cette nuit de confrontation des idées entre peuples de part et d’autre de l’Atlantique a trouvé tout son sens. « Proches ». C’est autour de cette thématique que les échanges et prestations se sont déroulés. La soirée s’ouvre sur une scène qui a voulu proches Haïti et le Bénin. Une demi-heure de chants sacrés, belle balade entre chants traditionnels et même Vodoun des deux pays assurée par les Teriba du Bénin et l’artiste James Germain d’Haïti. Des notes dansantes comme on peut l’imaginer, associant instruments traditionnels et modernes, ont eu droit de cité pendant cette parade musicale d’ouverture qui conduira le public vers le premier panel d’échanges de la soirée. En débat « Circulation atlantique et actualisation artistique du sacré et de l’ancestralité ». Aux côtés des artistes, Marcel Padé, musicologue et auteur de publications sur le Fâ, Emmanuelle Kadya Tall et Carlo Celius, chercheurs en France et enfin, Ousmane Alédji, expert culturel et fondateur du centre culturel Artisttik Africa. Aux artistes, il a été essentiellement demandé de faire le lien entre leurs compositions et les sources qui souvent les inspirent. De leur côté, les chercheurs ont fait une lecture croisée des réalités culturelles et même cultuelles de part et d’autre de l’Atlantique. Marcel Padé exposera, pour sa part, la contribution du Fâ à cet ensemble tandis qu’Ousmane Alédji, également chargé de mission du chef de l’Etat sur les affaires culturelles, apportera des précisions sur les ramifications entre les parties visible et invisible des religions endogènes. Il va surtout apprécier la tolérance religieuse qui caractérise le pays, rappelant que la pape Jean Paul II en visite au Bénin avait été même accueilli par des dignitaires des religions endogènes. « Proche » comme la thématique La directrice déléguée de l’Institut français de Cotonou, Coline-Lee Toumson-Venite, est satisfaite du choix et du développement de cette thématique qui illustre à merveille, selon elle, les enjeux culturels actuels de part et d’autre de l’Atlantique. L’Europe, l’Afrique et les Amériques sont si proches comme cela transparait davantage à travers cet océan Atlantique matriciel qui connecte les trois continents. C’est dans doute pour cette raison qu’elle voit assez proches les artistes dans la création artistique et dans l’élaboration intellectuelle de leurs idées. Cotonou face à Haïti en dialogue avec Paris pour concevoir des créations artistiques sur fond de recherches anthropologiques en histoire de l’art, sciences humaines… Sous le signe de la proximité. C’est l’ultime lecture que fait Coline-Lee Toumson-Venite de cette nuit des idées, tout en saluant ce thème inédit qui s’est invité avec la situation de Covid-19 pour remplacer la proximité physique par d’autres alternatives. Interroger et reconnecter ces trois façades de l’Atlantique, c’est finalement la raison d’être de cette nuit dont l’acte trois s’est révélé comme un grand moment. Sur scène, face à un public très demandeur, la troupe d’enfants les Pepit’Art de Mèdédjonou dans la commune d’Adjarra. De jeunes danseurs, chanteurs et batteurs âgés de cinq à dix-neuf ans dont le talent traverse déjà les frontières. Pendant trente minutes, les Pepit’Art présentent une performance faite de percussions, chants et danses cérémoniels. A cette performance succédera un autre panel d’échanges. Didier Houénoudé, enseignant-chercheur, Bienvenu Koudjo, chercheur et directeur du Conservatoire des danses traditionnelles et cérémonielles du Bénin et Michel Noudogbessi, musicien et responsable de la troupe Pepit’Art ont débattu « Autour du patrimoine culturel immatériel : connaître, conserver, transmettre ». Un moment de débat qui a permis d’éclairer la lanterne des participants à cette soirée sur les efforts faits par le pays pour conserver son patrimoine immatériel. Avant-dernier acte de la soirée, la performance live chorégraphique et art numérique avec Rachelle Agbossou, Marcel Gbeffa, Céline Coyac et Maxens Denis. A ces mêmes artistes, la parole fut donnée pour clore l’édition 2021 de la Nuit des idées avec la séquence « paroles d’artistes» sur le patrimoine et la création contemporaine. Culture 05 févr. 2021


3e journée de la Ligue Pro de Football: Sorties décisives pour Eternel et Jac ce week-end
Le championnat professionnel de football va aborder, dès demain samedi 6 février, sa troisième journée. Pour n’avoir pas engrangé le moindre point lors des deux précédentes journées, Eternel, Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) et Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) auront des matchs décisifs à jouer, ce week-end. Battus respectivement par les Requins de l’Atlantique et Adjidja, les poulains de Claude Dossou devront éviter une troisième défaite afin de se relancer. Défi identique pour la Jeunesse athlétique de Cotonou et la Jeunesse sportive de Pobè qui s’affrontent dans le duel des perdants, demain samedi 6 février au stade René Pleven de Cotonou. Ch. H. Sports 05 févr. 2021


Dernières heures avant la clôture de l'enregistrement des candidatures : La Céna sous pression d'une dizaine de candidats
C'est une nuit chargée ici à la Commission électorale nationale autonome où une pléthore de candidats enregistrent leurs déclarations. De la délégation du duo Patrice Talon - Mariam Talata au duo Réckia Madougou - Patrick Djivo en passant par les duos Lucien Kinninon - Gabriel Ajavon ou Joël Aivo - Moïse Kérékou, plusieurs potentiels candidats ont accompli ou continuent de remplir les formalités d'enregistrement de leurs candidatures en cette nuit. Les dernières heures avant la clôture de l'opération d'enregistrement des dossiers de candidature ont toujours été chaudes à la Céna. L'arrivée des candidats en cette nuit décisive n'est donc pas une surprise. Les équipes de la Céna travaillent actuellement sans relâche pour enregistrer tous les dossiers de candidatures. Accompagnée des ministres Maxime Sévérin Quenum, Alain Orounla, Mathys Adidjatou et des députés Barthélémy Kassa, Orden Alladatin et Gérard Gbénontchi, Chantal Ahyi, c'est la colistière du chef de l'Etat Mariam Talata qui a accompli les formalités au nom du duo présidentiel porté par tous les partis de la mouvance. Entre temps, la Céna a déjà reçu les candidatures de Aoulou Eudes Houessou, Françoise Gbayido, Daniel Edah, des duos présidentiels Réckia Madougou - Patrick Djivo, Lucien Kinninon - Gabriel Ajavon. La délégation de Jacob Fidegnon - Soumanou Toléba et celle de Joël Aivo - Moïse Kérékou sont toujours en train de remplir les formalités. Actualités 04 févr. 2021


Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cedeao : Nana Addo Dankwa Akufo-Addo reconduit pour un second mandat
Le président de la République du Ghana a été reconduit à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, pour un second mandat. Au terme de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo est reconduit pour un second mandat à la tête de l’organisation. C’est ce qu’on lit dans le communiqué final ayant sanctionné la réunion par visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue le 2 février 2021. Il est chargé par la Conférence de conduire la réflexion sur la mise en œuvre de la réforme institutionnelle de la Cedeao avec l’appui du Comité ministériel Ad ’hoc sur la réforme institutionnelle. « Un Rapport sur ce point sera soumis à la Session ordinaire de la Conférence en juin 2021. A cet effet, un consensus général s'est dégagé des chefs d'État et de gouvernement selon lequel Son excellence Nana Addo Dankwa Akufo-Addo devra continuer pour un second mandat à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, pour superviser la mise en œuvre de la réforme », précise le communiqué. International 04 févr. 2021


Installé procureur spécial de la Criet : Les engagements du magistrat Mario Mètonou
Nommé en Conseil des ministres le mercredi 6 janvier 2021, le nouveau procureur spécial de la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme (Criet) a été officiellement installé ce jeudi 4 février 2021, au cours d’une audience solennelle. Il indique les axes stratégiques de sa mandature. Mario Mètonou, succède ainsi au magistrat Gilbert Ulrich Togbonon qui a passé environ deux ans au poste avant d’être rappelé pour servir au cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux en qualité de directeur adjoint de cabinet. Dans son intervention, il indique que ses actions reposent sur trois principes que sont l’égalité de tous devant la juridiction, la transparence et enfin le respect des garanties procédurales. « Dans notre action au quotidien, nous travaillerons à maintenir le respect strict du principe de l’égalité de tous devant la loi. Nous contribuerons à davantage faire reculer les frontières de l’impunité. Nous ferons en sorte que tous nos concitoyens perçoivent encore plus la Criet comme la juridiction qui, tel Thémis, un bandeau sur les yeux et le glaive à la main, frappe les auteurs des infractions indépendamment de leur catégorie sociale, leur fortune, leurs fonctions dans la République », a-t-il fait savoir. Sur le principe de la transparence Mario Mètonou souligne qu’elle est consubstantielle à la crédibilité de l’œuvre de justice. « La collégialité dans le traitement des procédures sera maintenue au parquet. Nous fournirons à la presse les informations factuelles sur les procédures tout en respectant les droits de la défense et en application des règles du code de procédure pénale. Nous rendrons compte sans délai au garde des Sceaux des différentes procédures comme nous l’impose la loi », s’est-il engagé. Actualités 04 févr. 2021


Ambiance festive autour de la Céna, dans l'attente du candidat Patrice Talon et de sa colistière
Candidat à sa propre succession, le chef de l'État Patrice Talon et sa colistière Mariam Talata Zimé seront incessamment ici à la Commission électorale nationale autonome pour le dépôt de leur candidature. Un dispositif d'accueil particulier les y attend. Grande mobilisation autour de la Commission électorale nationale autonome où les sympathisants du chef de l'État sont en extase. Le Réseau des ambassadeurs du Bénin révélé, le Réseau Patrice Talon 2021, le mouvement Midofi..., différents groupes de soutien sont venus accueillir leur candidat Patrice Talon et sa colistière Mariam Talata. C'est le dernier jour de l'opération d'enregistrement des déclarations de candidature pour l'élection présidentielle d'avril 2011. Il semble que le chef de l'État, unique candidat des partis de la mouvance, sera en personne dans les murs de la Céna sous peu pour accomplir les formalités. Actualités 04 févr. 2021


Contre les auteurs et complices de faux tests Covid-19: Le gouvernement promet une lutte implacable
La manipulation et la délivrance de faux tests Covid-19 sont des pratiques exécrables que le gouvernement condamne avec rigueur. Lors d’une séance tenue, mardi 2 février dernier au Palais des congrès, avec les agents de santé déployés sur les trois sites de dépistage, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a annoncé une lutte impitoyable contre les faussaires. Tolérance zéro à l’égard des agents de santé qui délivrent de faux tests Covid-19. « Nous serons sans pitié lorsqu'un agent serait coupable de pareilles déviances. Ce sont des actes crapuleux qui mettent en danger la vie des concitoyens et de tous ceux qui font confiance au système sanitaire… », a martelé le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, lors d’une séance avec les agents de santé déployés sur les sites de dépistage. Le ministre de la Santé est exaspéré par cette situation qui met en péril la vie des populations et discrédite le système sanitaire béninois. Il s’est désolé de constater que les sites de dépistage sont devenus des terrains de négociation et de marchandage et il promet de réagir promptement. « Nous allons corser la stratégie pour identifier les agents indélicats. Nous n’admettrons pas que les efforts que nous faisons de jour comme de nuit soient sapés par ces indélicats », a menacé le ministre Benjamin Hounkpatin. Il se dit prêt à combattre avec la dernière rigueur tout agent qui se livrerait à de tels actes... A l’en croire, faussaires et complices seront traqués et feront l’objet de sanctions disciplinaires et administratives sans préjudice des procédures judiciaires. Car la délivrance de faux tests de santé est une infraction à la loi pénale et passible de 1 à 3 ans d’emprisonnement ferme. Le ministre de la Santé a d’ailleurs exprimé la volonté du gouvernement de prêter main forte au parquet de Cotonou aux fins de retrouver les faussaires et complices non encore identifiés et de leur appliquer les sanctions qui s’imposent. A l’occasion, le ministre Benjamin Hounkpatin a également insisté sur le fait qu’aucune formalité ne doit se faire sur les sites de dépistage. « J'ai constaté malheureusement que des voyageurs affluent au niveau des sites pour faire des formalités. Je voudrais rappeler que le principe de base est que le voyageur doit d'abord faire ses formalités en ligne avant d'effectuer le déplacement sur le site où il ne vient que pour le test. Il n'y a pas de formalités, ni de paiement à faire sur les sites de dépistage », a-t-il fait comprendre. Pour rappel, le gouvernement a mis en place trois sites de dépistage à l’arrivée et à la sortie de Cotonou, notamment les sites de l’aéroport de Cotonou, du Palais des congrès et le site Vip. Actualités 04 févr. 2021


Respect des droits de l’homme lors du processus électoral: Une délégation de la Cbdh chez Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou a reçu en audience, hier mercredi 3 février, une délégation de la Commission béninoise des droits de l'homme. Les échanges ont porté sur le respect des droits de l’homme tout au long du processus qui va conduire à l'élection du prochain président de la République. « Nous sommes à la veille de l’élection présidentielle et la Commission béninoise des droits de l'homme fait partie des institutions qui ont été retenues dans le cadre du processus électoral. Nous sommes donc venus échanger avec le président de la Cour constitutionnelle sur plusieurs sujets relatifs à la réussite de l’élection présidentielle…», a expliqué le président de la Commission béninoise des droits de l'homme, Isidore Clément Capo-Chichi. Il ajoute que cette visite s’inscrit dans un processus entamé en décembre et qui consiste à aller au contact de tous les acteurs impliqués dans l’organisation et le suivi du scrutin. La Cbdh a déjà rencontré dans ce cadre, la Commission électorale nationale autonome, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électo-rale permanente informatisée, la presse, la plateforme des Organisations de la Société civile, les forces de défense et de sécurité… Il était indispensable de rencontrer l'institution qui veille à la régularité du scrutin, la Cour constitutionnelle. Et les échanges ont été édifiants. «Nous partons de cette audience, renforcés dans notre détermination à jouer, en tant qu’institution nationale des droits de l’homme, notre partition dans la réussite de cette élection », a affirmé Isidore Clément Capo-Chichi. Le président de la Commission béninoise des droits de l'homme sait que ce sera, sans doute, la seule présidentielle que sa mandature observera et il entend relever le défi. « Nous attendons les présidents des institutions nationales des droits de l’homme de l’espace Uemoa. Ils seront à Cotonou pour participer à cette observation, selon les normes et principes qui sont les nôtres et qui guident les institutions nationales des droits de l’homme. A l’issue de cela, une déclaration sera faite par l’institution nationale des droits de l’homme de l’espace Uemoa. », a-t-il annoncé. Isidore Clément Capo-Chichi précise que les institutions nationales des droits de l’homme ont leur façon d’observer les élections qui diffère de celle des observations classiques. « Les ins-titutions nationales des droits de l’homme observent les élections en tenant compte des violations des droits de l’homme qui pourraient survenir avant, pendant et après les élections. Nous avons dans ce sens des critères bien particuliers que nous suivons. Nous en ferons le rapport en son temps », a-t-il indiqué. Actualités 04 févr. 2021


Régime juridique du bail à usage d’habitation domestique: Les options qu’induisent les nouvelles modifications
Les nouvelles modifications apportées à la loi 2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique permettent de mieux recadrer le secteur de l’immobilier au Bénin en accordant assez de privilèges aux locataires. Mais ces privilèges n’ouvrent aucunement la porte à l’anarchie. Les locataires qui désirent devenir propriétaires de la résidence ou de l’immeuble loué n’auront plus trop à se casser les méninges. Les nouvelles modifications qu’apporte la loi 2021-02 modifiant la loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique leur accordent des facilités. Ce texte qui complète la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 précise la nouvelle relation entre le locataire et le propriétaire. Cette loi modificative et complétive vient introduire dans notre arsenal juridique une nouvelle forme de relation entre bailleur et locataire. « Il ne s’agit pas de conférer le droit au locataire d’un bien à usage d’habitation qui aurait déjà fait dix-sept ans dans les locaux, d’exiger à son bailleur l’acquisition forcée dudit bien. Il s’agit d’offrir aux parties la possibilité dès le début du contrat de location, de prévoir la possibilité pour le locataire d’acquérir le bien concerné. Ce qui induit un contrat dénommé « location-accession à la propriété » dès le début de la relation », explique Déodat Covi, consultant. Les nouvelles options confortent les locataires. « Les nouveaux éléments introduits par la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi 2018-12 du 02 juillet portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin, sont à certains égards, de nature à rassurer les Béninois quand on connaît la suprématie longtemps exercée par les bailleurs », apprécie Miguèle Houéto, juriste. Moins de soucis Avant le vote de la loi n°2021-02, le cautionnement à titre de garantie, la commission à payer à l’agent immobilier ainsi que les clauses contenues dans le contrat de bail constituaient de véritables casse-têtes pour les locataires, ces conditions étant généralement fixées unilatéralement par les bailleurs. Ceci au mépris de la loi de 2018 qui impose aux maires de mettre à leur disposition un contrat de bail-type qui respecte les normes en la matière. Par le passé, des locataires se plaignent d’avoir été ‘’grugés’’ par des ‘’démarcheurs’’. Aujourd’hui, tel un arbitre, la loi vient siffler la fin de la récréation. S’agissant de la commission à payer à l’agent immobilier, elle n’excédera plus 50 % du loyer mensuel à payer par le demandeur de service qu’est le locataire ou le propriétaire. « Les propriétaires d’immeubles ne seront certainement pas contents, mais force doit rester à la loi », tranche Miguèle Houéto. Les nouvelles dispositions réglementent également l’exercice de la profession d’agent immobilier. Ceux qui souhaitent rester dans ce secteur devront se soumettre aux nouvelles dispositions, poursuit-elle. Il faut préciser que les innovations qui touchent les relations contractuelles entre les bailleurs et les locataires, mais aussi les intervenants dans le bail tels que les agents immobiliers, s’inscrivent dans une vision plus large: celle du Programme d’action du gouvernement relative à la réalisation du projet de construction de 20 000 logements sociaux qui sera en grande partie assurée par des promoteurs privés, précise Elvis Atché, juriste, président de l’Ong droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Le bail à usage d’habitation domestique fait l'objet de nombreux conflits dans notre pays. Conflits entre des individus supposés ‘’économiquement forts’’ (les propriétaires) et les locataires supposés ‘’économiquement faibles’’. Ces derniers semblent vivre une sorte d’intimidation et de pression face à des propriétaires qui tendent à tout leur imposer. Aspirations des parties Il était donc plus que nécessaire pour le législateur de procéder à une réglementation adaptée. Les nouveaux éléments introduits dans la loi N°2021-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage domestique en République du Bénin tiennent compte de certaines aspirations des parties au contrat, en l’occurrence des locataires. Une précision tout de même. Ce texte ne vient pas pour soumettre les propriétaires ou priver les agents immobiliers de leurs activités. Il vise à mieux recadrer le secteur. Dès lors, la possibilité qu’offre la loi aux locataires de devenir propriétaires ne constitue pas une porte ouverte à l’anarchie ni à une vente forcée de l’immeuble. « Il s’agit d’une possibilité d’achat, si le locataire remplit les conditions en tant qu’acheteur », nuance Elvis Atché, chef d’entreprise, président de l’Ong Droits de l’Homme et développement durable (Dhdd). Il clarifie : « Le propriétaire qui loue sa maison jouira toujours de ses redevances ou loyers tant que son immeuble sera loué. Et s’il doit transférer sa propriété à un locataire, cela ne peut être que par le biais d’un contrat de vente d’immeuble où un prix d’achat lui sera versé. Pour l’agent immobilier, il pourra toujours bénéficier des avantages de son activité, notamment les commissions sur les redevances ou même en cas de vente d’immeuble ». Toutefois, les différents acteurs impliqués dans ce processus ne sauraient se passer des prestations du notaire. Sur ce point, assure Déodat Covi, consultant, le gain de l’intervention du notaire est d’éviter aux différentes parties les longs procès aux issues incertaines par la pré-constitution des preuves. «Il y a lieu de maîtriser les traits saillants du contrat de la « location-accession à la propriété » pour comprendre la nécessité de l’intervention du notaire », indique-t-il. Miguèle Houéto, juriste, espère que la loi 21-02 modifiant et complétant la loi N°2018-12 du 02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique sera «largement vulgarisée dans différentes langues nationales, afin de permettre aux populations locataires et ou bailleurs, de connaître leurs prérogatives et obligations mais aussi de savoir vers qui se tourner en cas de différends ». Cette mesure est indispensable pour mettre les différentes parties au même niveau d’information. A Cotonou, des démarcheurs et agences immobilières interrogés exercent leurs activités au mépris de la nouvelle loi? Du contrat de la location-accession à la propriété « ‘’La location-accession à la propriété’’ est un acte qui permet à un locataire de devenir propriétaire d’un bien immobilier après une période définie dans le contrat. Pendant la période de location, le locataire verse un loyer au titre de la jouissance du bien, appelé fraction locative et un montant correspondant au payement anticipé du prix de vente, fraction acquisitive. A cette fin de période, il peut choisir d’acheter le bien ou y renoncer. Dans le premier cas, le prix de vente est diminué du montant versé pendant la location. Dans le second, le montant de la fraction acquisitive déjà réglée doit lui être remboursé. ‘’La location-accession à la propriété’’ concerne tout immeuble à usage d’habitation ou mixte, individuel ou collectif, achevé ou en cours de construction ancien ou neuf », développe Déodat Covi, consultant. Ce type de contrat dure d’une part dans le temps (source de conflit), et d’autre part, a pour objet les immeubles. « On peut aisément constater que le législateur de 2021 s’est juste inscrit dans la même veine que celui de 2013 qui a voulu responsabiliser très tôt, un acteur majeur qu’est le notaire pour la formalisation de tous les contrats liés aux biens immeubles. Or, à chaque fois, deux contrats sont nécessaires : le contrat de location-accession et le contrat de vente définitif d’où, la nécessité de l’intervention du notaire », poursuit-t-il. Aux termes de l’article premier de la loi 2002-015 du 30 décembre 2002, le notaire est un officier public et ministériel institué pour recevoir tous les actes et contrats auxquels les parties doivent ou veulent faire donner le caractère d’authenticité attaché aux actes de l’autorité publique.M. A Société 04 févr. 2021


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