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Nouvelles

Mise en œuvre de l’ARCH: Les éclairages de la ministre en charge des Affaires sociales

Les grandes lignes du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH) ont été déclinées par la ministre en charge du Travail et des Affaires sociales lors d’un entretien télévisé. Adidjatou Mathys rassure de la détermination du gouvernement à réussir ce pari.

Il est annoncé comme la véritable arme sociale du quinquennat du président Patrice Talon. Hier, Adidjatou Mathys, ministre en charge du Travail et des Affaires sociales a décliné les contours du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (ARCH), censé offrir un filet de sécurité sociale aux Béninois. A l’en croire, les signaux sont bien au vert pour le déploiement de ce programme fondateur du modèle social béninois. Le projet comprend trois composantes, à savoir la mise en place du système d’information et de gestion avec comme activité phare l’enrôlement biométrique et la distribution des cartes, la fourniture des services à proprement parler ainsi que la coordination, le suivi-évaluation et le renforcement des capacités. « Nous voulons mettre en place une large campagne de communication autour du projet afin que les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et toute la population soient sensibilisés », indique-t-elle.
Le montant global de l’initiative, informe la ministre, est de l’ordre de 313 milliards de francs CFA. 10% du financement seront apportés par l’Etat, le reste assuré par les partenaires techniques et financiers (Ptf). Adidjatou Mathys informe que le tiers du financement est déjà bouclé et plusieurs Ptf se sont déjà manifestés pour apporter leur soutien à cette initiative. Le projet ARCH connaitra d’abord une phase pilote qui prend en compte 5% des cibles à partir du dernier trimestre de l’année en cours. L’opérationnalisation de l’ARCH sera placée sous la responsabilité de l’Agence nationale de protection sociale. Mais le gouvernement prévoit de confier la gestion de l’assurance-maladie à une compagnie d’assurance privée afin de garantir l’accès et la qualité des soins aux bénéficiaires. Si elle reproche au Régime d’assurance maladie universel (Ramu) une certaine inefficacité dans sa mise en œuvre, le ministre rassure que le bébé ne sera pas jeté avec l’eau de bain. « Le patrimoine du Ramu sera versé à l’Agence nationale de protection sociale. Nous allons nous appuyer sur certains de ses acquis tels que le recensement des pauvres dans 52 communes ou encore la liste des produits endossables », souligne-t-elle. Elle enchaine : « L’impact que nous attendons de l’ARCH, c’est l’augmentation du taux de fréquentation des formations sanitaires, la réduction du taux de consommation des faux médicaments, la réduction de la mortalité et l’augmentation de l’espérance de vie, la formalisation de l’informel, l’amélioration de la qualité des services santé, l’augmentation des capacités des compagnies d’assurance, la croissance économique ».
S’agissant du cadre législatif, Adidjatou Mathys confie qu’un projet de loi portant création de l’ARCH est en cours d’élaboration. Elle ajoute que le projet est conduit de pair avec la réforme du secteur de la santé.
La ministre s’est également prononcée sur d’autres réformes en cours dans son ministère, notamment le projet d’informatisation du système de gestion de la carrière des fonctionnaires ainsi que les mesures engagées pour garantir la transparence dans le recrutement du personnel de l’Etat.

Actualités 17 mai 2017


Soutien au Programme d’action du Gouvernement: Les opérateurs économiques entrent dans la danse

Les séances de sensibilisation et d’information sur le Programme d’action du Gouvernement intitulé « Le Bénin révélé », initiées à travers tout le Bénin ont commencé à porter leurs fruits. Après, les députés et autres acteurs politiques qui ont décidé d’apporter leur soutien aux actions du Gouvernement, ce sont les opérateurs économiques, notamment ceux des Collines qui sont entrés dans la danse.

Il y a quelques semaines encore certains citoyens reprochaient au Gouvernement de n’avoir pas assez vulgarisé le contenu de son programme d’action. Maintenant, cette faiblesse a été corrigée puisque les ministres sont en pleine tournée de sensibilisation et d’explication sur le document. Une méthode qui porte ses fruits, et des soutiens fusent de toutes parts dans le pays. C’est dire que les populations ont compris l’impact que pourraient avoir les actions prévues dans le document sur le développement des différentes localités.
Après le groupe d’enseignants de philosophie et surtout les députés à l’Assemblée nationale y compris ceux membres des Fcbe, qui ont décidé de créer un Bloc de la mouvance présidentielle (BMP) pour appuyer le Gouvernement dans la réalisation de ses actions et des réformes engagées, c'est au tour des opérateurs économiques de s'exprimer.
Depuis samedi 13 mai dernier, ceux du département des Collines, entourés de quelques cadres natifs de la localité, réunis à Savalou, ont pris la décision de soutenir le Programme d’action du Gouvernement. Ce fut la mobilisation des grands jours au stade de la ville plein à craquer. Les organisateurs de cette rencontre ont expliqué le bien-fondé de ce programme et ont dévoilé ce qui est prévu pour le département des Collines. Il s’agit plus précisément des mesures envisagées pour relancer la filière anacarde, une des principales activités commerciales du département et surtout l’approvisionnement en eau potable, une denrée rare dans la plupart des localités des Collines.
Le meeting de Savalou a reçu le soutien d’une délégation composée de trois membres du Gouvernement, en l'occurrence les ministres Lazare Sêhouéto en charge du Commerce, Joseph Djogbénou de la Justice et Marie-Odile Atanasso de l'Enseignement supérieur venus les rassurer quant à la pertinence du Programme d’action du Gouvernement.
Alors qu’il y a quelques semaines certains opérateurs économiques se plaignaient de la morosité dans leurs secteurs d’activités et se demandaient à quel saint se vouer, au vu du contenu du « Bénin révélé », ces derniers ont repris espoir. Ce programme mérite attention parce qu’il comporte des actions ambitieuses dans plusieurs domaines de la vie socioéconomique du Bénin. Il faut alors lui accorder pour le moment de la crédibilité et souhaiter qu’il se réalise dans de bonnes conditions pour le bonheur des populations et pour le développement du Bénin.

Politique 16 mai 2017


Exécution des peines prononcées par le Tpir: Les Nations Unies et le Bénin signent un nouvel accord

Le Bénin et les Nations Unies ont procédé, vendredi 12 mai dernier à Cotonou, à la signature de l’accord pour l’exécution des peines prononcées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) ou par le mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux. Par cet acte, les deux parties font évoluer le premier accord de 1999 en tenant compte des derniers amendements concernant le statut du Tpir et la création du mécanisme.

L’Etat Béninois prend en compte les modifications relatives à l’accord concernant l’exécution des peines prononcées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) ou par le mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux. Cela s’est matérialisé par la signature de la nouvelle mouture dudit accord entre le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci, et le sous-secrétaire général greffier du mécanisme international, Elias Olufèmi, le vendredi 12 mai dernier à Cotonou.
L’accord comporte seize articles et a été examiné par les services du ministère de la Justice, au regard des nouvelles réformes intervenues au Bénin, a fait savoir le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il se fonde sur les dispositions de l’ensemble des règles minima pour le traitement des détenus, approuvé par le Conseil économique et social dans ses résolutions 663 C (XXIV) du 31 juillet 1957 et 2067 (LXII) du 13 mai 1977 communément appelées « Règles Nelson Mandela », a-t-il précisé. De plus, Aurélien Agbénonci rappelle qu’ « il est adopté par l’Assemblée générale dans sa résolution 70/175 du 17 décembre 2015, de l’ensemble des principes pour la protection de toutes les personnes soumises à une forme quelconque de détention ou d’emprisonnement, adopté par l’Assemblée générale dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988 et les principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus, adoptés par l’Assemblée générale dans sa résolution 45/111 du 14 décembre 1990 ». Pour ce faire, le ministre affirme que la signature de cet accord est importante, avant d’assurer que le Bénin, Etat de droit, respectera les règles et principes énoncés à l’égard des détenus en prison. De même, informe-t-il, en acceptant d’accueillir sur son territoire les personnes condamnées au terme des procédures du Tpir ou du mécanisme, le Bénin entend contribuer à l'administration de la justice internationale, une administration conforme aux standards internationaux et en particulier à ses principes constitutionnels. Il rassure, pour finir, la délégation des Nations Unies de sa disponibilité mais également réitère celle du Gouvernement à continuer par soutenir le mécanisme pour la réussite de la mission.

L’accompagnement du Bénin

Le sous-secrétaire général des Nations Unies, greffier du mécanisme, Elias Olufèmi, se dit heureux de l’accompagnement du Bénin. Il espère tout de même du Gouvernement les conditions nécessaires pour la promotion d’une justice équitable au plan national. Car, dit-il, une justice équitable est gage de paix et de prospérité pour la Nation.
Pour rappel, le Bénin et les Nations Unies avaient procédé, à Cotonou, à la signature de l’accord concernant l’exécution des peines prononcées par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (Tpir) le 26 août 1999. En outre, le Tpir a été créé par la résolution 955 du 8 novembre 1994 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et a commencé ses travaux en 1995. Sa mission était de « juger les personnes présumées responsables d’actes de génocide ou d’autres violations graves du droit international humanitaire commis sur le territoire du Rwanda et sur les territoires des Etats voisins entre le 1er janvier et le 31 décembre 1994 ». Le prononcé par le Tpir du dernier jugement rendu le 20 décembre 2012, en l’affaire Ngirabatware, et sa fermeture le 31 décembre 2015, n’ont pas mis fin à l’intégrité des fonctions qu’assumait le Tribunal. Des fonctions dites résiduelles (recherche et poursuite des derniers fugitifs, nouveaux procès, procès en appel, révision de décision, suivi des affaires renvoyées devant les juridictions nationales, protection des victimes et des témoins, supervision de l’exécution des peines, assistance aux juridictions nationales, conservation et gestion des archives) sont demeurées et ont commandé la mise en place d’un mécanisme dit « Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des tribunaux pénaux ». Ledit mécanisme, organe subsidiaire du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies, a été créé afin que les compétences, les droits et obligations ainsi que les fonctions essentielles qui étaient dévolues au Tpir et au Tpiy (y : Yaoundé) continuent d’être assurés après la fin de leurs mandats respectifs.

Actualités 15 mai 2017


Conseil des ministres: Installation de compteurs électriques à prépaiement dans l'administration publique

Le Conseil des ministres s'est réuni vendredi, le 12 mai 2017, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du Gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.

I. Au titre des mesures normatives.

Les projets de décrets suivants ont été adoptés :

1.1 Projet de décret portant nomination d'huissiers de justice avec attribution de charges.

En application de la loi n°2001-38 du 8 décembre 2005 portant statut d'huissier de justice, le Conseil des ministres a adopté le décret portant nomination d’huissiers de justice avec attribution de charges.
Cette nomination intervient après la création de vingt-une (21) nouvelles charges par décret n°2016-749 du 7 décembre 2016 portant création de charges d'huissiers de justice.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a été instruit de prendre les dispositions nécessaires pour la prestation de serment par les intéressés.

1.2 Projet de décret portant régime de dématérialisation de la liasse documentaire de pré-dédouanement en République du Bénin.

La prise du présent décret découle de l’abrogation, pour base juridique illégale, de celui n°2015-259 du 15 mars 2015 portant fixation du cadre applicable à la dématérialisation de la liasse documentaire de pré-dédouanement en République du Bénin.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre des Infrastructures et des Transports et le ministre de l’Économie et des Finances, de réunir les acteurs portuaires concernés aux fins d'étudier et de proposer au Gouvernement, les modalités de la fusion des plateformes de la Société d’exploitation du guichet unique du Bénin (SEGUB S.A.) et du Guichet unique pour les opérations du commerce extérieur (GUOCE) en une seule pour toutes les formalités.

1.3 Approbation du Plan directeur du sous-secteur de l’électricité (PDE) au Bénin à l'horizon 2035.

Le Plan directeur du sous-secteur de l’électricité (PDE) est conçu sur la base d’une prévision de la demande globale d’énergie électrique à l’horizon 2035. Il vise le renforcement des moyens d’approvisionnement d’électricité, le développement du réseau de transport, l’amélioration de la couverture électrique à travers le programme d’électrification des localités du pays.
Il permettra en outre d’optimiser la détermination des tarifs d’électricité, reflétant les coûts réels du service aux clients. Le PDE propose enfin un plan d’actions, principal support de son opérationnalisation.
Le Conseil des ministres a approuvé le plan directeur qui constitue sa vision pour le sous- secteur sur la période indiquée.

1.4 Projet de décret portant création du comité de suivi de l’exécution de l’accord-cadre entre « AP-HP INTERNATIONAL» filiale de « ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS » et la République du Bénin.

La création de ce comité procède de la nécessité de mettre en place un cadre adéquat de suivi de la mise en œuvre efficace des engagements de chaque partie à l'accord-cadre entre
« AP-HP INTERNATIONAL» filiale de « ASSISTANCE PUBLIQUE-HOPITAUX DE PARIS »
et la République du Bénin.
Le comité de suivi est une structure d'appui-conseil au ministre de la Santé dans le cadre de la mise en œuvre dudit accord-cadre.
Le Conseil des ministres a adopté le décret et instruit le ministre de la Santé de faciliter au comité de suivi, l'accomplissement correct de sa mission. Le ministre de l’Économie et des Finances mettra à disposition les ressources nécessaires à son fonctionnement.

II. Au titre des communications

2.1 Contribution de l’État au projet « Appui au renforcement du cadre stratégique et organisationnel de gestion des questions de Migration/Diaspora et développement ».

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la contribution de l'État au projet « Appui au renforcement du cadre stratégique et organisationnel de gestion des questions de Migration/Diaspora et Développement». Ce projet vise, d'une part, à faciliter et développer le dialogue et la coopération sur la migration et, d'autre part, à engager le processus de mobilisation de la diaspora pour soutenir le secteur sanitaire au Bénin. Il couvre la période d'octobre 2016 à septembre 2017, et comporte trois volets, à savoir :
- la mise en place d'un Dialogue national sur la migration ;
- l’initiation d'une Concertation bilatérale sur la migration entre le Bénin et les autres pays ;
- la préparation d'un processus d’expérimentation du transfert des compétences de la diaspora béninoise au profit du secteur de la santé au Bénin, sous les auspices du ministère de la Santé.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Économie et des Finances, de mettre à la disposition du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les moyens nécessaires pour honorer le complément du financement sollicité.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération veillera à la bonne exécution dudit projet, en collaboration avec le ministre de la Santé, concernant le volet « Transfert des compétences des professionnels de la santé de la diaspora béninoise ».

2.2 Relèves de contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l’année 2017.

Le Conseil des ministres a examiné les modalités de relève de contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l’année 2017, présentées par le ministre de la Défense nationale.
Conformément au calendrier préétabli, il est prévu la relève de contingents au sein de la Mission de l’organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et autorisé les relèves des contingents béninois engagés dans les opérations de maintien de la paix sous l'égide des Nations Unies au titre de l'année 2017, dans les missions précitées.

2.3 Mesures relatives à l’installation de compteurs à prépaiement et au paiement régulier des consommations d'énergie électrique de l’administration publique et des collectivités locales.

Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines, sur les mesures relatives à l’installation de compteurs à prépaiement et au paiement régulier des consommations d’énergie électrique de l’administration publique et des collectivités locales.
L’une des conditions préalables à l’entrée en vigueur de l’Accord sur le Millennium Challenge Account (MCA-Bénin) signé avec le Gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, est le recouvrement des créances de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) sur l’administration publique et les collectivités locales, et la mise en place d'un dispositif préventif de l'accumulation des impayés par les clients.
A cet effet, il est envisagé le remplacement (à l'exception de certaines structures hautement sensibles) des compteurs conventionnels par des compteurs à prépaiement dans l'administration publique et les collectivités locales. Au total,
5 700 compteurs sont concernés par ces mesures.
Le Conseil des ministres a approuvé la communication et instruit le ministre de l'Energie, de l’Eau et des Mines, de faire procéder par la SBEE au remplacement, à l’exception des structures hautement sensibles, des compteurs conventionnels par des compteurs à prépaiement dans l’administration publique et au niveau des collectivités locales.
Le ministre de l'Énergie, de l'Eau et des Mines et le ministre de l’Économie et des Finances, mettront en place un mécanisme cohérent et adapté de prévision, de budgétisation et de paiement régulier par anticipation des consommations d'électricité de l’administration publique et des collectivités locales.

2.4 Renonciation par l’Etat de ses créances sur la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), et mise en place d’un dispositif performant de gestion déléguée en vue d'améliorer durablement les performances de l'entreprise.

Le Conseil des ministres a examiné une communication conjointe du ministre d’État, chargé du Plan et du Développement, du ministre de l'Économie et des Finances et du ministre de l’Energie, de l’Eau et des Mines relative aux créances de l’Etat sur la SBEE d’un montant de vingt-quatre milliards sept cent quatre-vingt-neuf millions quatre cent quatre-vingt-huit mille six cent cinq (24.789.488.605) F CFA au 31 décembre 2016, conformément aux résultats des travaux d'apurement des dettes et créances SBEE/Etat.
Le Conseil a autorisé la renonciation par l’Etat de ses créances nettes sur la SBEE et décidé de la mise en place, dans le cadre du deuxième programme du MCA-Bénin, d'un dispositif performant de gestion déléguée à la Société béninoise d'énergie électrique (SBEE), en vue d'améliorer durablement les performances de l'entreprise.
Faisant suite à l'adoption du Contrat-Plan SBEE/Etat et basé essentiellement sur des modalités de gestion déléguée à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), le dispositif instaurera un cadre de gestion axée sur les résultats et assurera à l'entreprise l’autonomie nécessaire pour véritablement impulser une nouvelle dynamique de développement durable.
Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, le ministre de l’Economie et des Finances et le ministre de l'Énergie, de l'Eau et des Mines sont conjointement instruits de lancer un appel d'offres international en vue du recrutement d'un cabinet conseil pour assister le Gouvernement dans la conduite du processus de mise en place de ce système de gestion déléguée à la SBEE.

2.5 Organisation de deux ateliers au Bénin.

Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la tenue, dans notre pays :
- de l’atelier régional sur les lignes directrices volontaires de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) pour la gestion durable des forêts, à Cotonou, du 8 au 12 mai 2017 ;
- de l’atelier régional de renforcement des capacités des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires (CES-IS) d’Afrique de l’Ouest sur la protection sociale et le dialogue social, également à Cotonou, du 28 au 30 juin 2017.

2.6 Participation du Bénin à des rencontres internationales.

Le Conseil des ministres a autorisé la participation de notre pays :
- à la 17e réunion du Comité ministériel du groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest, qui se tiendra à Monrovia, en République du Libéria, le 13 mai 2017;
- au symposium africain sur les Nouvelles technologies vaccinales en aviculture et la maîtrise de la reproduction bovine, qui se déroulera à Hammamet, en Tunisie, du 15 au 19 mai 2017;
- à la 4e semaine mondiale des sols, qui aura lieu à Berlin, en Allemagne, du 22 au 24 mai 2017.

2.7 Réunions statutaires.

Le ministre des Sports a soumis au Conseil, qui l’a adoptée, la communication sur la participation de son ministère aux différentes réunions statutaires au titre de l’année 2017.

2.8 Comptes rendus.

2.8.1 Point d'étape du processus d'éducation (PSE) post 2015.

Le ministre des Enseignements maternel et primaire a présenté au Conseil des ministres, le compte rendu d'étape du processus d'éducation (PSE) post 2015.
Le Bénin, appuyé par les Partenaires techniques et financiers intervenant dans ce secteur, s’est engagé depuis février 2016, dans l’élaboration d'un nouveau plan sectoriel de l'éducation. Cet engagement vise essentiellement à sauvegarder les efforts consentis dans ce domaine au cours de la période de 2006 à 2015. Il s’agit notamment d’assurer une bonne gouvernance dudit secteur en accord avec les orientations fixées dans le Programme d’action du Gouvernement (PAG) et les exigences du quatrième Objectif de développement durable (ODD 4).
Dans ce cadre, les travaux d'élaboration de la note d’analyse sectorielle de l’éducation qui tient lieu de diagnostic sectoriel sont achevés et les principaux résultats peuvent se résumer comme ci-après :
- les prévisions démographiques révèlent un accroissement global de la population scolaire d'ici à 2030, plus particulièrement pour la tranche d'âge des 10 à 19 ans ;
- la prise de mesures conséquentes susceptibles de répondre aux besoins éducatifs spécifiques s'avère nécessaire pour cette tranche d'âge qui relève essentiellement de l'éducation post primaire ; il s'agit de l'enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle, mais aussi de l'éducation alternative et de l'éducation non formelle pour une part de plus en plus importante des enfants de cette tranche d'âge ;
- l’accès à la scolarisation s'accroît, mais la déperdition reste forte et près d’un tiers des enfants de 9 à 17 ans sont hors de l’école ;
- des disparités importantes selon le genre, les régions et la situation socioéconomique des familles sont enregistrées.
Ces constats appellent des actions adéquates pour maintenir le plus grand nombre à l'école et assurer la prise en charge de ceux qui en sortent, parfois de façon précoce, par la valorisation de toutes les compétences, la création de passerelles et l'orientation vers la formation professionnelle, l'éducation alternative et l'éducation non formelle. Il s'agira, par ailleurs, d'assurer l'équité (discrimination positive) au profit des régions défavorisées et des populations fragilisées (familles pauvres, enfants handicapés).
Le Conseil des ministres a approuvé ce compte rendu et instruit le ministre des Enseignements maternel et primaire, à prendre les dispositions nécessaires en vue d’assurer la poursuite diligente des travaux restants et la mise en œuvre du plan de communication élaboré à cet effet.

2.8.2 Missions effectuées à l’étranger.

Les comptes rendus suivants de la participation de notre pays à des rencontres internationales ont été approuvés. Il s’agit :
- de la 2e réunion de haut niveau du partenariat mondial sur la coopération efficace au service du développement, qui s’est tenue à Nairobi, au Kenya, du 28 novembre au 1er décembre 2016;
à l’atelier de clôture du projet Trypanosomosis Rational Chemotherapy (TRYRAC) financé par le Programme mondial de Recherche agricole pour le Développement (GPARD/TRYRAC), qui a eu lieu à Lomé, au Togo, du 14 au 15 février 2017.

Fait à Cotonou, le 12 mai 2017.

Le secrétaire général du
Gouvernement

Édouard OUIN-OURO

Actualités 15 mai 2017


Animation de la vie politique: 15 députés Fcbe et alliés rejoignent Patrice Talon

Les choses se clarifient de plus en plus à l’Assemblée nationale. Quinze députés Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), bras politique de l’ancien président de la République, Boni Yayi, et alliés ont décidé de suspendre désormais leur participation aux activités de cette alliance. Ils déclarent tous leur soutien aux actions du Gouvernement du président Patrice Talon. Ils ont fait un point de presse à l’issue de la séance plénière de ce jeudi 11 mai au Palais des gouverneurs à Porto-Novo.

Selon la déclaration lue par l’honorable, Benoît Dègla, les quinze députés signataires du document fustigent la manière dont l’alliance est gérée au lendemain de la présidentielle de 2016 qui a consacré l’élection du président Patrice Talon contre le candidat Lionel Zinsou soutenu par la coalition politique. « Les leçons tirées de cette mauvaise gestion de notre alliance attendent toujours d’être tirées. Mieux, le retrait de certaines forces politiques membres  fondateurs de l’alliance a entamé la politique d’autodestruction de l’alliance Fcbe. Les députés qui  pourtant, constituent le  principal reliquat  politique de l’alliance après les dix ans de gouvernance du président Boni Yayi subissent durement les conséquences de la mauvaise gestion de notre alliance au sein du Parlement », dénoncent Benoît Dègla et ses collègues Fcbe signataires de cette déclaration. Il s’agit en l’occurrence d’Adam Bagoudou, Gilbert Bagana, Bida Yousoufou, Rosine Dagniho, Pascal Essou, Rachidi Gbadamassi, David Gbahoungba, Barthélémy Kassa, Sabaï Katè, Jean-Eudes Okoundé, Valère Tchobo et André Okounlola ainsi que leurs alliés à savoir Octave Houdégbé de l’Alliance nationale pour la démocratie et le développement (And) et Lucien Houngnibo de l’Union pour le Bénin (Ub). Ils fustigent surtout le comportement de certains membres de la coordination nationale de l’alliance qui, unilatéralement, ont décidé de faire adhérer l’alliance au Front baptisé « Sursaut patriotique » qui a milité en faveur du rejet du projet de révision de la Constitution. « Ce faisant, la coordination nationale a logiquement et consciemment dynamité le groupe des 29 députés Fcbe et alliés,  et les  résultats du vote de la prise en considération du projet de révision de la Constitution ont révélé la profondeur de la fracture politique au sein de ce groupe », poursuit leur porte-parole, Benoît Dègla. Les quinze députés proclament désormais leur soutien « indéfectible » au président Patrice Talon et à son programme d’actions. Ils n’entendent pas « se laisser manipuler pour servir des intérêts inavoués et résolument frappés d’insincurité politique »?

Th. C. N.

Politique 12 mai 2017


Visite de travail du président Talon à Nairobi: Le Bénin et le Kenya dynamisent leur coopération

Le président de la République est revenu, ce jeudi 11 mai, d’une visite de travail au Kenya. Au cours de son séjour, la coopération bilatérale a été relancée. Dans les mois à venir, le Kenya et le Bénin tout en intensifiant leurs relations feront une place de choix au renforcement des liens diplomatiques et économiques.

Le président Patrice Talon était, du 9 au 11 mai, l’hôte de marque de la République du Kenya. Ce séjour a surtout permis de relancer la coopération bilatérale économique du Bénin et du Kenya et même d’envisager la création d’une commission dont les premières assises auront lieu incessamment, a annoncé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au cours du point de presse qu’il a animé hier à sa descente à Cotonou, il est revenu sur les retombées du voyage. Le président de la République a été reçu par le président kenyan, Uhuru Kenyatta. Les deux personnalités ont eu un long entretien avant d’élargir la concertation aux membres des deux délégations, précise le ministre des Affaires étrangères. « Le commerce entre les pays africains fait 10% et le chef de l’Etat a souhaité que nous puissions dans la dynamique du Nouveau départ, tout en conservant les amis traditionnels, aller vers les autres pays, surtout travailler avec l’Afrique de l’Est où se développent diverses initiatives qui méritent d’être observées et reconnues comme source d’inspiration », note le ministre. Les domaines de coopération abordés couvrent également l’intensification des échanges entre les deux pays, l’ouverture du marché kenyan aux entreprises béninoises et vice-versa.
En réponse à la décision prise, il y a quelques mois, par le chef de l’Etat béninois de supprimer le visa d’entrée dans son pays aux ressortissants africains, le président du Kenya dans « une sorte de réciprocité de la diplomatie du président Talon » a décidé de « l’abolition du visa pour les citoyens béninois » désireux de se rendre dans son pays. « Notre décision de suppression de visa commence par avoir des retombées », se satisfait le ministre Aurélien Agbénonci. Selon lui, l’intérêt d’une telle décision est qu’elle « favorisera la libre circulation des personnes et des biens et aidera les milieux d’affaires des deux pays à mieux pénétrer les marchés respectifs ».
La visite du président de la République s’est poursuivie avec sa descente sur un projet à caractère agricole avec un fort impact sur le développement et l’économie du Kenya. Il s’agit d’une structure de production de roses vendues en Europe. Ledit projet a séduit le président Patrice Talon, fait observer le ministre Agbénonci qui déclare : « Il s’est intéressé aux techniques utilisées et a indiqué que dans la partie septentrionale de notre pays existe un site où le microclimat pourrait permettre de faire une réplique d’une telle initiative. Il en a profité pour inviter les experts de cette entreprise à venir au Bénin pour évaluer les possibilités de créer une entreprise du même type ».
Autre rencontre importante, celle tenue avec le directeur exécutif de Onu-Environnement dans le cadre de la relance de la gestion des plateformes pétrolifères abandonnées à Sèmè. Il a été question d’évaluer les risques qui y sont liés et de voir la possibilité d’une rentabilité?

Hôte d’honneur de l’Aca

Le président Patrice Talon au cours de son séjour au pays de Uhuru Kenyatta a également pris part à la dix-septième assemblée générale de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca) en qualité de co-parrain et hôte d’honneur. « La banquabilité des risques africains », c’est le thème de cette rencontre au cours de laquelle le président Patrice Talon est intervenue, mercredi 10 mai dernier. « Le chef de l’Etat, reconnu comme champion de la promotion du secteur agricole pour créer la croissance, s’est prononcé et... a plaidé pour qu’il y ait un dialogue soutenu entre les gouvernements et le secteur privé en Afrique », laisse entendre le ministre Aurelien Agbénonci. Il a également encouragé l’existence de cette agence et a indiqué qu’il n’était pas nécessaire que les pays de l’Afrique de l’Ouest créent une autre agence. Son souhait est que ces pays intègrent cette agence déjà africaine de par sa dénomination, et que d’autres institutions s’associent à son renforcement pour la rendre plus dynamique.
J.F.M.

Actualités 12 mai 2017


Libération des espaces publics dans la ville de Cotonou: Des usagers déguerpis se réinstallent

Quelques mois après l’opération de libération des espaces publics dans la ville de Cotonou, les occupants illégaux réoccupent progressivement les places libérées. Dans certains quartiers de la ville de Cotonou, ce mercredi 10 mai, le constat est palpable.

Les usagers investissent à nouveau le domaine public préalablement libéré dans la ville de Cotonou. Il sonnait 13 h 20 ce mercredi 10 mai, une dizaine de personnes attendaient avec impatience devant une cantine au quartier Aïdjèdo pour prendre le déjeuner. Une cantine autrefois démentelée dans le cadre de l’opération de libération des espaces publics.
Le sieur Raymond justifie ce retour par l’absence d’accompagnement pour la réinstallation de sa tenancière en un autre lieu. Mais cette dernière soutient que c’est pour être surtout proche de ses clients qu’elle mène ses activités en ces lieux. Non loin de cette dernière, les chaises et tables d’un débit de boissons sont entreposées dans le domaine public au vu et su de tous. Un état de choses qui ne laisse pas indifférent Michael Amoussou. Selon lui, l’occupation du domaine public par les chaises et autres articles de la buvette ne favorise pas la libre circulation aux usagers. Il renchérit que le trottoir est destiné au passage des piétons et non au commerce.
A Jéricho, le constat est le même. On note la reprise des activités dans le domaine public. Vente de charbon, d’essence frelatée et de divers produits, les activités ont repris sur les lieux vidés en début d’année. Une occupante évoque le manque d’emplacement devant permettre de continuer leurs commerces. « Depuis le déguerpissement, le domaine public est libre alors que nous avons besoin d’un lieu pour la vente de nos marchandises », explique-t-elle. Toutefois, elle reconnaît ne pas respecter la loi et demande l’indulgence des autorités. Car, avance-t-elle : « On a une famille à nourrir ».
Plus loin, notamment dans le quartier Zongo, la situation est encore alarmante. Dans ce quartier, les commerçants exposent leurs marchandises sur le trottoir, dépassant les limites de leurs boutiques. Il s’agit des vélos et matériels de sport d’occasion, des matelas, des groupes électrogènes et autres articles électroménagers.

Par Zalikath CHABI-YAOURE & Méchac J. AHODI (Stag)

Société 11 mai 2017


Recours au système de vidéosurveillance: Une proposition de loi déposée au Parlement

Le député Valère Tchobo a initié une proposition de loi portant sur le recours au système de vidéosurveillance en République du Bénin. Cette loi vise à doter notre pays d’un cadre légal relatif à l’usage du système de vidéosurveillance. Selon l’exposé des motifs de la proposition de loi, le recours au système de vidéosurveillance est en pleine expansion aujourd’hui au Bénin. On en enregistre aussi bien dans des lieux publics notamment les centres commerciaux, établissements d’enseignement et les lieux privés comme les domiciles, les immeubles d’habitation….

Ce qui montre l’importance de ce système dont la prolifération peut s’expliquer par un besoin sécuritaire de plus en plus croissant et légitime de la population. Or, le recours à ce moyen de sécurité renvoie à la problématique de la collecte et du traitement des données personnelles ; ce qui rend urgente la nécessité pour le Bénin de légiférer sur l’usage de ce système de vidéosurveillance encadré aujourd’hui par la loi n°2009-09 du 22 mai 2009 portant protection des données à caractère personnel en République du Bénin. Pour l’heure, c’est une délibération no2016-008/RE/CNIL du 9 novembre 2016 portant conditions de mise en place et l’utilisation d’un système de vidéosurveillance qui encadre l’usage de la vidéosurveillance en République du Bénin. Ce dispositif se doit aujourd’hui d’être complété par d’autres dispositions législatives, estime le député Valère Tchobo, auteur de la proposition de loi constituée de 45 articles subdivisés en cinq chapitres et trois titres. Le texte a été déposé sur la table du président de l’Assemblée nationale et affecté à la commission chargée de la Sécurité pour étude avant son examen et son vote par la plénière ¦

Th. C. N.

Actualités 11 mai 2017


Vih/Sida et populations clés: Des journalistes s’approprient les concepts

Une vingtaine de journalistes est en formation, depuis ce mercredi 9 mai à Ouidah, sur les droits humains, les populations clés, la lutte contre la stigmatisation et la discrimination et les violences basées sur le genre. C’est à travers un atelier organisé par l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (Ocal) pour leur permettre de maîtriser la vie des personnes clés vivant avec le Vih et les plans de riposte contre la maladie.

L’atelier de formation des hommes des médias ouvert ce mercredi à Ouidah, rentre dans le cadre du projet Djindji qui est une initiative du Gouvernement américain pour renforcer la qualité des services Vih transfrontaliers offerts aux populations clés le long du corridor Abidjan-Lagos.
Le Vih-sida est une maladie qui, depuis quelques années, décime les populations de certains pays. Les statistiques concernant les personnes vivant avec ce virus sont très inquiétantes, mais la riposte des gouvernements organisée avec l’appui des partenaires techniques et financiers a permis d’arrêter légèrement sa progression.
L’Ocal a voulu associer à cette lutte les hommes des médias pour qu’ils contribuent à transmettre les informations nécessaires à l’endroit des populations et ainsi mieux garantir les droits humains des populations clés, dans un contexte de réponse au Vih et Sida, puis lutter contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant le Vih/Sida. C’est ce qui justifie l’organisation de cet atelier de formation qui vise, selon les organisateurs, à donner aux acteurs des médias beaucoup d’informations sur les concepts de la thématique « Populations clés et stigmatisations ».
Au cours de l’atelier, des communications sont présentées aux participants sur la situation épidémiologique du Vih et la réponse nationale au Bénin par les responsables de la communication au niveau du secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissible (Cnls-Ist) et du Programme de lutte contre le Sida (Pnls-Ist).
Le premier cas a été découvert au Bénin en 1985. Selon les dernières statistiques publiées, la prévalence est aujourd’hui autour de 1,2%. Les zones urbaines sont les plus touchées (1,6) contre 0,9 dans les zones rurales.
Pour organiser une bonne riposte contre cette maladie au Bénin, un plan stratégique sur cinq ans a été élaboré. Il comporte une prévention de la transmission par voie sanguine et sexuelle du Vih, une élimination de la transmission de la mère à l’enfant, un soutien aux orphelins et enfants vulnérables.
Selon Maurice Bassaou, l’un des formateurs, la pandémie est sous contrôle au Bénin, mais la prévalence au niveau des populations clés est préoccupante. L’accès aux antirétroviraux sera rapproché des adultes, mais un grand effort reste à faire au niveau des enfants.
Seulement, il y a un besoin plus important en ressources pour répondre aux recommandations de l’Oms faites en 2013. Pour atteindre l’objectif zéro en termes de prévalence du Vih au Bénin, le plan stratégique national a été revu.
Le constat général qui se fait est que le taux de prévalence est plus élevé au niveau des personnes clés, notamment les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et les utilisateurs des drogues injectables.
Rappelons que le projet Djindji qui prendra fin en mars 2018, a déjà à ses actifs trois résultats intermédiaires à savoir : l’offre de services de qualité aux populations, la promotion et l’utilisation du condom pour la double protection et le renforcement de l’environnement juridique et socio-culturel?

Société 11 mai 2017


4e Table ronde sur la bancabilité des risques africains: Patrice Talon plaide pour l’assurance-crédit

L’Afrique a besoin aujourd’hui d’un environnement où les risques des investissements sont modérés et la sécurité du capital garantie, estime le président Patrice Talon. Invité d’honneur de la quatrième table ronde sur la bancabilité des risques africains, organisée par l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (Aca) à Nairobi au Kenya, il n’est pas allé par quatre chemins pour appeler à une meilleure prise en compte de l’assurance-crédit.

Face aux besoins d’investissements structurants des Etats africains, le partenariat public-privé s’impose, selon le président Patrice Talon, comme une réponse. Disposer d’outils appropriés permettant des investissements malgré la persistance de la perception de risque élevé en Afrique reste une nécessité. Bien que l’Afrique ait un taux de croissance appréciable, il fait observer, à la tribune de la quatrième table ronde sur la bancabilité des risques africains à Nairobi au Kenya, que le niveau des investissements privés dans les secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l’industrie, l’agriculture et la transformation des ressources minières reste globalement limité en raison de la perception de son niveau de risque.
Et dans ce contexte, il ne voit comme alternative que l’assurance-crédit, un outil efficace pour couvrir le commerce et l’investissement en Afrique. Sur un continent où la perception du risque a toujours été excessive, il a saisi l’instant de son intervention pour plaider en faveur de l’assurance-crédit. L’avènement de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (Aca) constitue d’ailleurs à ses yeux, une avancée sur le front du développement d’autant plus qu’elle est appelée à « accroître les investissements ainsi que les échanges commerciaux entre les pays membres et entre l'Afrique et le monde ».
Mais pour atteindre cet objectif, Patrice Talon estime qu’il faudra offrir des assurances de durées plus longues. Surtout que sur le continent, l’investissement privé ne s’intéresse qu’aux secteurs ayant une rentabilité à court et moyen termes laissant aux gouvernements les investissements structurants à rentabilité plus longue. Or le développement durable des économies africaines ne peut désormais s’envisager sans l’investissement privé dans les domaines structurants.
Il faudra également, apprécie-t-il, proposer des produits alignés sur les critères internationaux en termes de qualité et offrir ces services à des tarifs conformes aux risques, fondés sur sa présence sur le terrain et son appréciation des réalités africaines. L’Aca pourrait, à ce titre, indique-t-il, proposer par exemple des fiches de notation du risque des pays qui permettent aux autres agences de mieux nous apprécier.
Elle pourrait concentrer davantage ses efforts de couverture sur des investissements structurants par rapport au commerce de l’import-export. Ce secteur d’import-export étant mieux maîtrisé par les banques commerciales plus proches des clients.
Il a cependant fait remarquer que le coût des services offerts par les agences d’assurance-crédit y compris l’Aca renchérit le coût des emprunts contractés parl’investisseur.
Aussi, envisage-t-il une réduction des primes d’assurance proposées par l’Agence. Ceci contribuera, croit-il, d’une part à ajuster progressivement à la baisse les primes de risque évaluées par les autres agences éloignées des réalités du secteur privé africain. Et d’autre part, permettra aux pays d’obtenir un taux effectif des emprunts en cohérence avec leur stratégie d’endettement et les investissements réalisables.
Le déficit en matière d’assurance-crédit pour couvrir le commerce et l’investissement en Afrique est grand et la création de l’Aca semble présager de lueurs d’espoir pour un continent que le chef de l’Etat béninois pense s’affirmer économiquement et de manière visible.
La table ronde donnera lieu à des débats autour du dialogue entre les gouvernements et le secteur privé et permettra aux participants de réfléchir sur d’autres produits d’assurance y compris ceux destinés à couvrir les investissements longs. Les réels paramètres de bancabilité de projets d’investissements en Afrique ainsi que les innovations et mécanismes susceptibles d’accompagner les besoins d’investissements sur le continent africain constituent, entre autres, les points autour desquels se tiennent les échanges à ces assises.

Actualités 11 mai 2017


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