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Nouvelles

Promotion des investissements au Bénin : Le guichet électronique de création d’entreprise opérationnel

L’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) dispose désormais d’un guichet électronique de création d’entreprise. Cet outil réalisé grâce à l’appui technique de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced) a fait l’objet d’un atelier de lancement, vendredi 28 avril dernier à Cotonou.

Le Bénin franchit un pas de plus dans l’amélioration du climat des affaires. Le guichet électronique de création d’entreprise est rendu opérationnel, à l’issue d’un atelier de lancement, vendredi dernier à Cotonou.

Cette avancée technologique permet désormais aux investisseurs potentiels de créer leurs sociétés via la plateforme Monentreprise.bj. Elle constitue l’un des outils de facilitation de l’Investissement direct étranger (Ied) mis en place avec l’appui technique de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Selon Is Deen Bouraïma, directeur général de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), cette réforme s’insère dans la vision du Gouvernement de faire des Tic un puissant catalyseur de l’innovation et de modernisation de l’administration publique béninoise. Cet outil, poursuit-il, permet ainsi la formalisation des entreprises en ligne et aidera à renforcer la position concurrentielle du Bénin en matière d’amélioration du climat des affaires pour l’attrait des capitaux étrangers.

Un autre outil de la Cnuced lancé concerne le rapport de suivi de l’examen de la politique d’investissement du Bénin, publié fin 2016. Ce document qui fait suite à l’examen de la politique de l’investissement reconnaît les réformes entreprises, insiste sur leur poursuite tout en proposant des pistes de réflexion sur la politique nationale d’investissement.

Ces initiatives ont reçu l’appui financier du Royaume des Pays-Bas, dans le cadre notamment de la réforme e-registration au Bénin. Harry Van Dijk, ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin affirme : « Le Guichet électronique de création d’entreprises est un outil phare de modernisation du processus de démarrage des affaires. Il offre la possibilité aux promoteurs de démarrer à distance les formalités de lancement de leurs affaires. Cette réforme aidera surtout le Bénin à améliorer son classement Doing Business ». Le diplomate néerlandais soutient par ailleurs que le rapport de suivi de la politique d’investissement du Bénin peut servir de boussole pour rendre les procédures plus simples, plus transparentes et aussi, réduire leur nombre afin de donner satisfaction aux requêtes des promoteurs dans les plus brefs délais.

 

Améliorer le taux d’investissement

Gilbert Poumangue, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) au Bénin, souligne que les Ied peuvent aider le Bénin à atteindre les objectifs de développement, à créer des emplois, à participer à la croissance. Du coup, il estime que les outils de facilitation de l’investissement mis en place avec l’appui de la Cnuced devront contribuer à accroître dans le moyen terme le taux d’investissement du pays.

 

Pour Chakirou Tidjani, représentant le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Gouvernement actuel, qui met un accent particulier sur la promotion du partenariat public-privé, s’emploie à créer des conditions pour attirer au mieux l’investissement direct étranger au Bénin. « Ces outils viennent à point nommé pour permettre aux investisseurs de placer leurs capitaux dans des conditions satisfaisantes pour contribuer au développement de notre pays », soutient-il.

 

En 2005, la Cnuced, à la demande du Bénin, avait publié son rapport sur l’examen de la politique d’investissement. Ce rapport présentait une analyse des flux et tendances de l’évolution des Ied, du cadre juridique et institutionnel ainsi que la position géostratégique du port de Cotonou comme une plateforme tournante commerciale d’attrait des Ied vers le Bénin. Dix ans plus tard, une mission de la Cnuced est revenue au Bénin pour mesurer les progrès réalisés et évaluer la mise en œuvre des recommandations. Les résultats de cette mission ont permis de rédiger le document intitulé « Rapport de suivi de la mise en œuvre des recommandations de l’Epi », rendu public fin 2016?

 

 

Actualités 03 mai 2017


21e Journée africaine de la prévention des risques professionnels : La Cnss et ses partenaires ont revisité la situation à Lokossa

La Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) a organisé, vendredi 28 avril dernier à Lokossa, une série d’activités intellectuelles pour marquer au plan national la 21e Journée africaine de la prévention sur la sécurité et la santé au travail. Cette célébration qui vise le renforcement des capacités des travailleurs a été présidée par le conseiller technique du ministre en charge du Travail, Didier Djoï, en présence du préfet du Mono, Komlan Zinsou et du directeur général de la Cnss, Dramane Diatema.

Quel est l’état de la prévention des accidents de travail et des maladies professionnelles au Bénin ? Un point a été fait sur cette préoccupation, vendredi dernier à l’Institut universitaire de technologie de Lokossa, cadre retenu pour célébrer la vingt-et-unième Journée africaine de la prévention des risques professionnels.

Aux dires du directeur général de la Cnss, Dramane Diatema, les progrès réalisés demeurent insuffisants pour prétendre éradiquer les accidents et les maladies professionnels dont les ravages ont des conséquences aux niveaux économique, social et environnemental. Sur les cinq dernières années, révèle Dramane Diatema, 4 471 cas de victimes professionnelles ont été enregistrés au Bénin dont quatre cas de maladie et 37 décès. Ces chiffres font dire au directeur général de la Cnss qu’il reste des efforts à fournir à propos de la sécurité du travail. Evoquant les statistiques de l’Organisation internationale du Travail (Oit), il a fait constater que la situation est la même dans les autres pays de l’Interafricaine de la prévention des risques professionnels.

Pour inverser cette tendance, Dramane Diatema préconise le développement des réflexes préventifs. « De nombreuses études attestent que la prévention des risques professionnels a un impact positif sur la santé des travailleurs et le rendement des entreprises », a souligné Dramane Diatema.

Le thème de cette édition de la Journée, à savoir, « Evaluation des risques professionnels, gage d’une modernisation des outils de gestion de la santé et sécurité au travail » cadre bien avec cette approche. En lien avec le thème, la Cnss a donc soumis les participants à la rencontre de Lokossa à divers travaux de renforcement des capacités intellectuelles. Il s’agit notamment de deux ateliers thématiques. Le premier s’est penché sur les « Méthodes d’évaluation des risques professionnels » et le second a servi de cadre de réflexions pour tendre vers une culture de prévention.

Le top de ces activités a été donné par le représentant du ministre en charge du Travail, Didier Djoï, qui s’est félicité de la pertinence du thème de la Journée avant d’engager les participants à s’interroger sur leur propre partition quant à la promotion de la prévention des risques professionnels au Bénin. « La prévention des risques moins coûteuse que la réparation, ne doit plus se limiter à une simple réduction du nombre d’accidents de travail ou des maladies professionnelles, mais doit viser aussi l’élimination ou tout au moins la réduction de l’ensemble des risques professionnels », conseille Didier Joï.

A l’endroit de l’ensemble des acteurs du monde du travail, le préfet du Mono, Komlan Zinsou, a plaidé pour une synergie d’actions devant soutenir les interventions du Gouvernement dans le secteur.

A Lokossa, il y avait dans les rangs des participants, des représentants du Conseil national du patronat du Bénin, des membres des comités Santé et Sécurité au travail, des élus et des responsables syndicaux comme Paul Essé Iko, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb).

 

 

Société 02 mai 2017


21e Journée africaine de la prévention des risques professionnels : Des pêcheurs et mareyeuses aux soins du partenariat Grand-Popo et Amshart

La mairie de Grand-Popo et l’Organisation non gouvernementale Amshart ont célébré par anticipation, mercredi 26 avril 2017 à Agoué, la vingt-et-unième journée africaine de la prévention des risques professionnels. C’était à travers une séance de travail visant la prévention des accidents et maladies liés aux activités des pêcheurs et mareyeuses de la commune. La célébration a été placée sous l’égide du chef de l’arrondissement d’Avlo, Akuété Assèvi, représentant le maire.

Les risques liés aux activités des pêcheurs et mareyeuses sont nombreux et s’égrènent de la piqûre des arrêtes en passant par des blessures causées par les écailles jusqu’aux lacérations dues aux mauvaises manipulations des couteaux de travail. Ces accidents sont souvent source d’infections, de ganglion et d’amputation de membres ou toutes autres maladies provoquant parfois des décès. Les pêcheurs et mareyeuses constituent donc, eux aussi, une cible exposée aux risques professionnels.

La mairie de Grand-Popo et son partenaire, l’Ong Amshart, portées vers le monde paysan et les acteurs de l’artisanat, étaient à leur chevet le mercredi dernier, dans le cadre de la Journée africaine de prévention des risques liés au travail. L’esprit de cette célébration, dira le représentant du maire de la commune, Akuété Assèvi, est de se rappeler qu’il faut prendre des dispositions pour faire face aux risques encourus dans le cadre de ce type de travail. « Connaître les risques en vue de les éviter et savoir comment y faire face, le cas échéant, sont deux choses importantes », a conseillé le chef de l’arrondissement d’Avlo, Akuété Assèvi. Les mareyeuses et pêcheurs ont été donc entretenus sur les accidents et les maladies liés aux activités halieutiques.

Et conformément à leurs doléances, le comité santé et sécurité au travail installé en septembre 2011 au niveau de la commune a été évalué. A l’issue de cet exercice, les deux partenaires ont décidé de muer le comité en une autre structure dénommée Groupe de pilotage en sécurité et santé au travail (Gpsst). Le directeur exécutif de l’Ong Amshart, Tchéhouéa Sonon, assure qu’il s’agit d’une mutation nécessaire pour dynamiser leurs activités sur le terrain au-delà de la Journée de célébration. Il a été retenu également que la Journée africaine de la prévention des risques professionnels soit célébrée au profit des mareyeuses et pêcheurs dans la première quinzaine du mois d’avril. Cette mesure prend effet dès l’année 2018, indique Tchéhouéa Sonon.

Notons que l’Ong Amis du monde pour la sauvegarde de l’hygiène, de la santé au travail en milieu rural et artisanal (Amshart) est désormais soutenue dans ses activités à Grand-Popo par l’association « Lumière et développement ».

Société 02 mai 2017


Tchaourou : Un plan de développement de 7 142 285 381 milliards adopté

Tchaourou, à l’instar d’autres communes, a désormais son Plan de développement communal de troisième génération (Pdc 3). D’un montant estimé à plus de 7 milliards F Cfa, il a été adopté, vendredi 28 avril dernier, au cours de la première session extraordinaire du conseil communal.

Le Conseil communal de Tchaourou a tenu, vendredi 28 avril dernier, sa première session extraordinaire. Au cours de la rencontre, le Plan de développement communal de troisième génération (Pdc 3) a, après des amendements dans le fond et la forme, été adopté par les 23 conseillers présents sur les 25 que compte le conseil. C’est pour se conformer aux textes de la décentralisation en vigueur au Bénin, que la commune s’est dotée de ce document stratégique de planification qui couvre la période  2017-2021, soit cinq ans. Il est évalué à 7 142 285 381 F Cfa.

Selon le maire Bio Sounon Bouko, cet outil s’inscrit dans la vision du conseil communal : « D’ici à 2025, Tchaourou est une commune agro-sylvo-pastorale bien gouvernée, avec une économie prospère où le bien-être social de la population est assuré dans un environnement sécurisé et durable ».

Le Pdc 3 de Tchaourou est composé de sept programmes déclinés en vingt-deux projets liés aux thématiques de grande importance pour la commune. Le renforcement institutionnel et l’amélioration de la gouvernance, le renforcement de l’intercommunalité et de la coopération décentralisée, l’amélioration de la production agricole et pastorale, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, la réduction de l’exploitation des ressources forestières, l’aménagement du territoire, sont quelques axes qui parmi tant d’autres, ont été pris en compte. 

Par rapport à la mobilisation des ressources, le chef d’arrondissement de Sianson, Chabi Gado Bio Dabo, appelle à la mobilisation de toute la population de Tchaourou. « Tout le monde doit mettre la main à la pâte. Comme le dit un dicton bariba, c’est avec l’eau du poisson qu’il faut le préparer. Que chacun comprenne, à quelque niveau où il se trouve, que le nerf de la guerre, c’est la mobilisation des ressources. L’Etat central fera ce qu’il peut. Nous ne devons pas l’attendre », a-t-il laissé entendre. « Nous devons participer au développement de nos localités. Pour ce faire, la mairie doit jouer sa partition à travers la construction des infrastructures marchandes comme les hangars des marchés, les magasins et la réparation des voies », préconise le chef d’arrondissement.

« Nous sommes à plus de 60% des mobilisations des ressources. Sur les 7 milliards attendus, 4,1 milliards sont déjà plus ou moins acquis. Nous espérons obtenir le reste avec le Programme d’actions du Gouvernement et les partenaires techniques et financiers au développement », a assuré le chef Service planification et développement local de Tchaourou, Badé Sina Siré.

Les conseillers ont, par ailleurs, adopté le manuel de procédures assorti d’un nouvel organigramme de la mairie, ainsi que le plan sectoriel de l’éducation 2017- 2021. Ils ont aussi autorisé l’installation officielle des membres des sections villageoises de gestion foncière.

 

 

Actualités 02 mai 2017


1ère session 2017 de la cour d’assises de Cotonou : Célestine Bakpé clôture les audiences

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou  pour l’année 2017 a pris fin, vendredi 28 avril dernier. C’est par une réunion de quelques magistrats du siège et du parquet ayant animé les différentes audiences que Célestine Bakpé, la première présidente de la cour d’appel de Cotonou, a fait le point de ladite session.

Sur les 34 dossiers enrôlés pour 46 accusés, 33 ont été jugés et l’une des procédures n’a pas abouti ; 5 dossiers sont renvoyés, 2 accusés ont été acquittés, et 30 condamnations ont été prononcées avec diverses fortunes. Tel est le point que Célestine Bakpé a fait juste après le prononcé du verdict de la dernière affaire inscrite au rôle de la session clôturée.

La première présidente de la cour d’appel en a profité pour féliciter tous les acteurs. Elle a témoigné sa gratitude, notamment aux avocats, jurés, officiers de police judiciaire, aux membres du service d’ordre. Le garde des Sceaux a été félicité pour l’écoute et l’accompagnement tout au long de cette session.

Société 02 mai 2017


Complicité d’escroquerie par appel public à l’épargne (33e dossier) : Le renvoi ordonné, en attendant la décision de la Cour constitutionnelle

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a statué, vendredi 28 avril, sur l’affaire "Complicité d’escroquerie par appel public à l’épargne et placements irréguliers d’argent". Georges Constant Amoussou, l’ancien procureur général près la cour d’appel de Cotonou, et d’autres accusés étaient dans le box. Les avocats de la défense soulèvent des exceptions qui sont jointes au fond et la cour ordonne le renvoi de l’examen de la cause à une session ultérieure en attendant la décision de la Cour constitutionnelle.

La décision de la Cour constitutionnelle sur la violation des droits de la défense de Georges Constant Amoussou a fondé le renvoi de l’examen du dossier de "Complicité d’escroquerie par appel public à l’épargne et placements irréguliers d’argent" dans lequel l’ancien procureur général est accusé. La cour a joint toutes les exceptions soulevées au fond et ordonné le renvoi de la cause.

Dans cette affaire, le ministère public a engagé des poursuites contre Georges Constant Amoussou, Comlan Emile Tégbénou, Nonhèmi Agossou et Nicolas Houngbèmè pour « complicité d’escroquerie par appel public à l’épargne et placements irréguliers d’argent, complicité d’infraction à la réglementation des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit et corruption-subornation de témoin ».

Me Dine Moustapha de la défense annonce sa constitution aux intérêts de Nicolas Houngbèmè et soulève l’exception de nullité de l’arrêt de renvoi le concernant. Pour lui, Nicolas Houngbèmè est renvoyé par l’arrêt n° 017/CJ/PS du 11 janvier 2012 comme accusé alors qu’il était jusque-là considéré comme témoin dans l’affaire ci-dessus mentionnée. Il relève que son client et d’autres accusés sont renvoyés les uns pour complicité d’escroquerie et les autres pour subornation de témoin. Me Dine Moustapha explique qu’à aucun moment, son client qui avait toujours été auditionné en tant que témoin n’a été informé du changement de sa qualité de témoin en celle d’inculpé. Ce qui lui aurait permis de préparer sa défense. Il y a là, insiste-t-il, un vice. « Nicolas Houngbèmè s’est toujours considéré comme témoin. C’est ce vice que je voudrais relever », clame la défense pour qui l’arrêt de renvoi ne saurait purger ladite nullité.

Devant la réaction de Célestine Bakpé tendant à exiger que la défense précise ses intentions, Me Dine Moustapha se résume en une interrogation : Peut-on renvoyer devant les assises quelqu’un qui n’a pas été inculpé ?

Appelé à faire ses observations sur la nullité invoquée, Mardochée V. M. Kilanyossi, représentant le ministère public, cite l’application des dispositions de l’article 586 du Code de procédure pénale et estime que l’arrêt de renvoi purge les vices.

La réplique de la défense vise à préciser que le vice est contenu dans l’arrêt même querellé. Car pour elle, l’arrêt pourrait purger les vices antérieurs mais pas ceux qui lui sont intimes.

A sa suite, Me Dieudonné Assogba, officiant pour le compte de l’ancien procureur général près la cour d’appel de Cotonou, invoque le déclinatoire de compétence de la cour d’assises. Il a expliqué avoir saisi la Cour constitutionnelle et la Cour suprême. Il poursuit que l’ancien Code de procédure pénale avait prévu le principe de privilège de juridiction. « Nous avons constaté qu’aucun acte n’a été pris jusqu’à l’entrée en vigueur du nouveau code. Les lois de procédure sont d’application immédiate », assène Me Dieudonné Assogba. Par ailleurs, explique-t-il, les formalités régulières de saisine de la cour d’assises font défaut et on ne peut considérer l’instruction close.

 

Un cas très spécifique

Le bâtonnier Alfred Pognon appuie son confrère et explique que la cour est confrontée à un cas très spécifique qui veut que certaines personnes bénéficient du privilège de juridiction, au tout premier chef, les magistrats, informe-t-il. « L’instruction a commencé en 2010 sans que son client n’ait bénéficié d’une enquête préliminaire », déplore le bâtonnier Pognon. La procédure a été enclenchée sous l’ancienne loi et s’est poursuivie sous la nouvelle (nouveau Code de procédure pénale) qui date du 29 mai 2013. « Les formalités de saisine de votre cour n’ont pas été accomplies. », explique la défense. Quelqu’un qui bénéficie du privilège de juridiction et qui n’a pas eu droit au double degré de juridiction est lésé dans ses droits, fait observer la défense. On ne lui a pas permis de relever appel. Par ailleurs, le bâtonnier a déclaré appuyer les observations de Me Dine Moustapha relatives à la nullité de l’arrêt de renvoi.

 

La cour suspend pour plus de deux heures. A son retour, elle donne la parole au ministère public. Mardochée Kilanyossi déclare au principal rejeter les exceptions, au subsidiaire renvoyer pour la décision de la Cour constitutionnelle.

Le bâtonnier Pognon reprend la parole et réitère l’exception de nullité de l’arrêt de renvoi. Il ajoute que Nicolas Houngbèmè a été entendu jusque-là comme témoin pour le dossier : ministère public contre Georges Constant Amoussou mais qu’il a été arrêté pour l’affaire de placement d’argent ICC-Services.

Me Dieudonné Assogba déclare soulever d’autres exceptions relatives à la violation des droits de la défense et du droit à une justice équitable. Pour lui, l’antériorité du réquisitoire au rapport du conseiller rapporteur de la Cour suprême dont il a rappelé les dates pose problème ; cela laisse entendre qu’il y a manipulation.

Par ailleurs, il a, sur la base de l’article 234 du Code de procédure pénale, dit que la chambre d’accusation a l’obligation de motiver les faits, de les qualifier sous peine de nullité de l’arrêt de renvoi.

Il a été appuyé par le bâtonnier Alfred Pognon qui relève que tout magistrat instructeur doit se soucier d’articuler les faits, de faire ressortir la qualification et de relever l’imputation des faits à la personne poursuivie.

L’ancien procureur général, justifie le bâtonnier, a été nommé en 2008. C’est à ce titre qu’il a été consulté par le président de la République sur les questions de trouble causées par l’affaire ICC-Services. Le bâtonnier s’étonne que son client soit considéré comme complice des gens qui opéraient depuis 2006.

Me Yves Kossou, toujours pour les intérêts de Georges Constant Amoussou, a invoqué les dispositions de l’article 587 du Code de procédure pénale pour plaider la nullité des actes de procédure. Ce sont des nullités d’ordre public, insiste-t-il.

Le ministère public requiert de déclarer les nullités irrecevables et pense que ce sont des débats prématurés qui se rapportent au fond de l’affaire.

Après délibération, la cour a donc joint les nullités soulevées au fond et renvoyé l’examen de la cause en attendant la décision de la Cour constitutionnelle.

 

 

Société 02 mai 2017


Célébration de la fête du travail : Le Syntra-Onip plaide pour un mieux-être du personnel

Le personnel de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a célébré la fête du travail, ce lundi 1er mai à Cotonou. A l’occasion, le secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’Office (Syntra-Onip), Désiré Gbodougbé, a fait part des doléances visant une amélioration des conditions de vie et de travail du personnel au directeur général de l’Onip, Camille Guy H. Adinci.

Le personnel de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), comme chaque année, a célébré la fête du travail, ce lundi 1er mai au siège de l'entreprise à Cotonou. Hormis le volet festif, les travailleurs de l’Office ont émis quelques doléances à l’endroit de la direction générale pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Entre autres doléances portées à la connaissance du directeur général de l’Onip Camille Guy H. Adinci, le secrétaire général  du syndicat national des travailleurs de l’Office (Syntra-Onip), Désiré Gbodougbé, insiste sur l’acquisition de climatiseur au profit de l’imprimerie, l’élaboration d’un plan de recrutement pour renforcer l'effectif du personnel, la dotation du parc automobile de plus de véhicules et particulièrement la convocation de l'Assemblée générale pour le renouvellement des membres du bureau directeur de la caisse de solidarité des agents de l’Onip (Caissop).

Le responsable syndical remercie la direction générale pour ses efforts et félicite l’équipe de la direction de publication notamment le directeur de publication, Sabin E. Loumedjinon, pour les modifications rendant plus attrayante la Une du quotidien la Nation. Confiant de ce que les doléances auront une suite favorable, il invite l’autorité à la gouvernance dans la paix, la justice et la solidarité.

A sa suite, le directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Camille Guy H. Adinci, rassure le personnel sur la satisfaction des points de revendication. « J’ai pris acte de vos préoccupations », a-t-il laissé entendre avant de promettre d’œuvrer dans l’ouverture d’esprit pour apporter des solutions à ces doléances et permettre aux travailleurs d’avoir le cœur au travail afin de hisser haut l’étendard de l’Office et en particulier celui du journal "La Nation". Le directeur général de l’Onip a salué le sens de responsabilité des travailleurs.

Dans le cadre de la célébration de la fête du travail, l’équipe sportive de l’Office, Onip-Sport, a croisé les crampons avec son homologue de radio Maranatha. Au terme du match qui s’est joué  sur le terrain du complexe scolaire de l’école primaire publique de Cadjèhoun, l’Onip-sport  a dominé l’équipe de Maranatha par un score de 4 buts à 0?

Actualités 02 mai 2017


Célébration de la fête internationale du travail : Six centrales syndicales présentent leurs doléances au Gouvernement

Le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a reçu officiellement le cahier commun de doléances de six centrales syndicales du Bénin à l’Infosec à Cotonou. C’était ce lundi 1er mai à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail édition 2017.

« Nous invitons le Gouvernement à œuvrer strictement au respect des droits des travailleurs et à ne pas tomber dans les actes attentatoires aux libertés. Le pouvoir d’achat des travailleurs et des citoyens est en chute libre et si rien n’est fait, des remous sociaux sont en téléchargement. » C’est par cette exhortation que le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, a terminé la lecture des 67 doléances des centrales syndicales portées à la connaissance du Gouvernement. Lesdites doléances ont été transmises officiellement au ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys ce lundi 1er mai à Cotonou, à l’occasion de la commémoration de la fête internationale du travail.

Les six centrales syndicales ont choisi pour cette édition de remettre un cahier commun de doléances qui recense les préoccupations de leurs travailleurs. Il s’agit de la Csa-Bénin, de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) et de la Centrale  des syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib).

Ces revendications sont structurées en quatre grandes thématiques : le secteur parapublic et privé, le secteur public et l’administration territoriale, les revendications transversales et celles liées au secteur informel.

Le ministre Adidjatou Mathys a assuré aux représentants des centrales syndicales l’attention et l’écoute du Gouvernement dont « la préoccupation majeure est de construire ensemble avec tous les citoyens le développement de notre pays pour en faire, dans quelques années, une nation prospère ». Pour y parvenir, précise le ministre, il faut procéder à des réformes qui, même si elles sont douloureuses, sont nécessaires pour attirer les investisseurs. « L’un des reproches faits à notre pays et qui repoussent les investisseurs est la rigidité de notre Code de travail », relève-t-elle. Pour améliorer le climat des affaires, indique-t-elle, le Gouvernement a adhéré à la proposition de loi fixant les conditions et la procédure d’embauche, de placement de la main-d’œuvre et de résiliation du contrat de travail au Bénin. D’autres dispositions sont en cours d’élaboration pour permettre de booster le développement du Bénin. L’autorité n’a pas manqué d’inviter les représentants des travailleurs à la patience et à la compréhension. « Dans le souci de l’intérêt général, je vous demande de dépassionner le débat lorsque nous abordons les questions au cours des travaux de notre commission », souhaite le ministre du Travail. Adidjatou Mathys a assuré aux représentants des travailleurs que le Gouvernement du président Patrice Talon mettra tout en œuvre pour satisfaire au mieux les revendications des travailleurs à commencer par les plus urgentes.

La célébration s’est poursuivie sous son aspect festif.

Actualités 02 mai 2017


Retard de renouvellement de la convention avec la Haac : Un moratoire de trois mois pour cinq promoteurs de radios

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a accordé un moratoire de trois mois à cinq promoteurs de radiodiffusion en vue de la régularisation de leur situation. La cérémonie de la signature s’est déroulée, hier jeudi 27 avril, au siège de l’institution à Cotonou.

Les auditeurs de cinq radiodiffusions sonores menacées de suspension peuvent pousser un ouf de soulagement. Les promoteurs desdites radios viennent de bénéficier d’un moratoire de trois mois de la part de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).

La signature de ces conventions renouvelées a eu lieu jeudi 27 avril au siège de l’institution. Cela, dans le but  de leur permettre de prendre les meilleures dispositions pour se conformer au respect des textes qui les lient à l’institution. Il s’agit de Alliance Fm, Idadu Fm, Radio Gbétin, Radio Afrique espoir et Kpably Fm.

Pendant les trois prochains mois, l’autorité de régulation des médias procédera à une évaluation pour apprécier le respect du délai dudit moratoire. Après quoi, les promoteurs qui ne se seraient pas conformés à la convention subiront tout simplement les rigueurs de la loi. « Après ce délai,  la Haac sera dans l’obligation d’appliquer les sanctions en vigueur », a déclaré Rosette Houngnibo présidente de la Commission de la législation et du contentieux. Autrement dit, les organes qui ne se seraient pas conformés au contenu de la convention verront leur fréquence suspendue.

Pour éviter d’en arriver à cette extrémité, le président de la Haac Adam Boni Tessi a invité les promoteurs à prendre toutes les dispositions nécessaires pour ne pas priver leurs auditeurs des émissions auxquelles ils sont déjà habitués. Il a insisté sur la volonté des conseillers de ne pas punir les auditeurs pour le retard dans le renouvellement des conventions. «Les conseillers ont été sensibles à la souffrance des auditeurs. C’est pour cela qu’ils ont décidé d’accorder ce moratoire aux promoteurs », a-t-il expliqué.

Les promoteurs ont promis d’œuvrer dans ce sens. « Nous sommes conscients de notre mission et nous allons tout faire pour nous conformer au contenu de la convention avant la fin du moratoire », promet Ramanou Kouféridji, le porte-parole des cinq promoteurs de radio. Il a toutefois profité pour attirer l’attention des conseillers de la Haac sur la situation difficile dans laquelle certains organes de presse évoluent au Bénin. « Il est aujourd’hui essentiel de revoir les formules d’accompagnement des organes de presse au Bénin pour éviter qu’ils soient submergés par les sons et les images venus d’ailleurs », ajoute-t-il.

Actualités 28 avr. 2017


Séance d'échanges à la Haac : Des promoteurs de radios locales rappelés à l’ordre

Les conseillers de  la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont tenu une séance d’échanges avec deux promoteurs de radiodiffusion de la place, ce jeudi 27 avril au siège de l’institution à Cotonou. Présidés par Adam Boni Tessi, les débats ont essentiellement porté sur  la violation des dispositions de convention qui régissent l’émission des radiodiffusions locales.

Le non-paiement des redevances annuelles au trésor public et des frais au Bureau béninois des droits d’auteur,  la non-déclaration du personnel exécutant au sein des organes à la Caisse nationale de sécurité sociale, la non-production des rapports annuels d’activité à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) malgré les nombreux rappels, l’absence de matériels aux normes requises par le cahier des charges au plan technique. Voilà entre autres les faits reprochés aux promoteurs des  radiodiffusions radio Aïfa FM et radio Dialogue de Founougo de Banikoara.

Cette séance de la Haac avec ces promoteurs fait suite à ces dérapages observés lors de la mission d’évaluation à mi-parcours effectuée par l’institution de régulation des médias, en mars dernier. Ceci, afin d’évaluer l’exécution à mi-parcours de la convention de certaines radios diffusions sonores de la place.

Pour Adam Boni Tessi, président de la Haac, ce tête-à-tête vise à corriger la situation. « Se conformer aux dispositions de la convention s’impose », a-t-il  notifié. Selon lui, la violation de la convention par tout promoteur de radiodiffusion est une faute grave.

Le président a aussi dénoncé le non-respect des puissances nominales accordées pour émission. C’est le cas de la radio Aïfa FM  émettant en norme de puissance 30 watts au lieu de 500 watt et de la radio Dialogue FM de Founougo  à la norme de puissance 400 watt  en lieu et place  de 500 watt.  Toutes choses qui ne respectent pas les dispositions des articles 10, 11, 12, 38 et 43 de la convention les liant à l’institution. Aussi le président a-t-il exigé d’eux  la production d’un mémoire ampliatif de la situation réelle de leurs organes afin de se mettre à jour pour ne pas subir les sanctions prévues par les textes en vigueur.

Par ailleurs,  Adam Boni Tessi a salué la disponibilité de Mamoudou Issa Yéssoufou, promoteur de  radio Dialogue Fm de Founougo, pour avoir honoré le rendez-vous. Ainsi après concertation, et surtout  en appréciant le rôle social que joue la radio au service de la population dans sa localité d’émission, Adam Boni Tessi et ses conseillers ont décidé d’accorder un délai et ne plus sévir. Néanmoins, le président a prévu que, passé le délai, son équipe et lui se réservent le droit de procéder aux vérifications.

Mamoudou  Issa Yéssoufou, promoteur de radio Dialogue Fm de Founougou, pour sa part, a adressé tous ses remerciements aux conseillers de la Haac et en particulier à l’endroit de son président Adam Boni Tessi pour toute son indulgence. Reconnaissant toute la pertinence et la véracité des faits qui lui sont reprochés, le promoteur de la radio rurale s’engage à prendre toutes les dispositions pour y remédier dans le délai accordé. Notamment,  deux semaines pour le dépôt de la copie du mémoire de la radio et trois mois pour se conformer aux dispositions prévues par la convention.

En ce qui concerne le cas de la radio Aïfa Fm,  Akouavi  Adjovi la promotrice  n’étant pas présente en personne, la commission  lui a donné un délai de 15 jours pour se rattraper et répondre aux différents manquements observés au niveau de sa radio.

 

 

Actualités 28 avr. 2017


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