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Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.
Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.
Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.
Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?
Actualités 12 oct. 2016

Le Conseil des ministres s'est réuni mercredi, le 05 octobre 2016, sous la présidence de Monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Au cours de la séance, le Conseil a approuvé plusieurs dossiers.
I. Au titre des Affaires.
I.I Projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale, du projet de loi de finances, gestion 2017
Le Conseil a examiné l'avant-projet de loi de finances et adopté les options de politiques économiques, sociales et budgétaires pour l'année 2017 qui visent à lancer le développement économique et social de notre pays. Il s'agira notamment d'engager la transformation structurelle de l'économie béninoise afin d'améliorer progressivement et de manière significative les conditions de vie des Béninois. Dans ce cadre, le projet de budget pour la gestion 2017 qui sera soumis à l'Assemblée nationale présente les principales caractéristiques suivantes:
- les ressources et les charges prévues s'établissent à 2 010,586 milliards de FCFA contre 1.423,487 milliards de FCFA en 2016, en hausse de 587,099 milliards de FCFA, soit à un taux d'accroissement de
41,24%.
-Les crédits ouverts en termes de dépenses sont fixés à 1 697,986 milliards de FCFA contre 1 140,346 milliards en 2016, en augmentation de 557,640 milliards de FCFA, soit de 48,90%.
- Quant aux ressources, elles s'établissent à 1007,725 milliards de FCFA contre 948,519 milliards de FCFA en 2016, soit une augmentation de 59,206 milliards de FCFA, correspondant à un taux d'augmentation de 6,24%.
Il en découle ainsi un déficit budgétaire global de 12,3% dû essentiellement à l'importance des dépenses en capital par suite des investissements productifs qui ont été programmés. Ce niveau de déficit se justifie donc par les actions programmées par le gouvernement pour renforcer les bases de production de notre économie. Celles-ci se traduisent par l'allocation de moyens substantiels à l'investissement public centré sur des projets structurants et à fort taux de rentabilité prévu dans son programme d'actions pour la période 2016-2021.
1.2 Projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale, du projet de loi de règlement définitif du budget de l'Etat, gestion 2015.
Le ministre de l'Economie et des Finances a présenté au Conseil un projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale, du projet de loi de règlement définitif du budget de l'Etat, gestion 2015.
Conformément aux dispositions de la loi organique n° 2013-14 du 27 septembre 2013, relative aux lois de finances en ses articles 7, 52 à 54 et 66, le projet de loi de règlement est déposé à l'Assemblée nationale au plus tard le premier jour de l'ouverture de la session budgétaire qui suit l'année d'exécution du budget.
Le gouvernement sacrifie à cette exigence légale, après avoir pris acte du rapport définitif, en date du 30 septembre 2016, de la Chambre des comptes de la Cour suprême sur l'exécution de la loi de finance et la déclaration générale de conformité de l'année 2015.
12 Projet de décret portant interdiction des activités des associations et organisations estudiantines faîtières dans les universités nationales du Bénin.
Le Conseil a pris connaissance des résultats des enquêtes administratives sur des cas de violences et de vandalismes survenus sur le campus d'Abomey-Calavi. De l'examen de ces enquêtes, il ressort que des organisations estudiantines recrutent d'anciens militaires et organisent des camps d'entraînement paramilitaire, physique et politique, réunissant des étudiants en états-majors, dans le but de former des « soldats étudiants».
De même, des responsables d'organisations estudiantines ont défini, sur des campus universitaires, des zones dites interdites où sont érigées des divinités de censure. De fait, les enceintes universitaires sont devenues des zones de tortures d'étudiants par des membres agissant sous la bannière des organisations estudiantines.
Il est même advenu que des étudiants désapprouvant ces méthodes et cette radicalisation sont jugés et sévis gravement par des unités spécialisées d'organisations estudiantines. Ainsi, l'université, au lieu d'être un centre d'apprentissage à la vie et au savoir, est devenue un front permanent où plane le spectre de la violence.
Déplorant cette situation d'anarchie généralisée sur nos campus, le gouvernement réaffirme que les universités nationales du Bénin sont de hauts lieux de savoir et de connaissance où doivent être garanties la paix et la sécurité des personnes et des biens.
Au regard de tout ce qui précède, pour des raisons qui sont inhérentes à la préservation de l'ordre public, et afin de garantir la sécurité sur tous nos campus universitaires, le Conseil des ministres a décidé d'interdire d'activité, toutes les associations et organisations estudiantines actuelles sur les campus d'universités publiques du Bénin.
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a été instruit à l'effet de présenter, dans les meilleurs délais, un projet de décret portant conditions et modalités de reconnaissance, par l'Etat, des associations et organisations estudiantines, ainsi que leur mode de fonctionnement dans l'enceinte des universités publiques.
2. Au titre des communications
2.1 Mise en œuvre du Programme d'amélioration de la productivité agricole des petits exploitants (PAPAPE/SAPEP-Bénin) et du Projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (PDPIM).
Le ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche a présenté au Conseil des ministres, une communication relative à la mise en œuvre du Programme d'amélioration de la productivité agricole des petits exploitants (PAPAPE/SAPEP-Bénin) et du Projet de développement des périmètres Irrigués en Milieu rural (PDPIM).
Le Programme d'amélioration de la productivité agricole des petits exploitants (PAPAPE/SAPEP-Bénin) et le Projet de développement des périmètres irrigués en milieu rural (PDPIM) ont été conçus afin d'apporter l'assistance nécessaire aux pays bénéficiaires. En effet, ces programmes visent à construire et renforcer les capacités institutionnelles et techniques des pays bénéficiaires, en vue d'une croissance agricole soutenue pour la réduction significative et durable de la pauvreté.
D'un montant total de 12,760 milliards de FCFA, le PAPAPE sera financé à hauteur de 6,705 milliards de FCFA par la Banque islamique de Développement, 5,5 milliards par l'USAID et 555 millions de FCFA par le budget national. Le projet impactera 80 000 chefs d'exploitations agricoles et va générer plus de 400 emplois.
Il sera mis en œuvre dans trente-une (31) communes des départements de l'Alibori, du Borgou, de l'Atacora, de la Donga, du Zou, des Collines, de l'Ouémé, du Plateau et de l'Atlantique. Les filières ciblées dans ce cadre sont : le maïs, le riz, le manioc et les légumineuses, telles que le niébé, le soja, l’arachide, selon les localités. Quant au PDPIM, il sera exécuté sur une durée de quatre (04) ans. Le coût global s'élève à 11,400 milliards de FCFA, dont dix 10 milliards seront financés par la Banque islamique de Développement et 1,4 milliards par le budget national.
Sa mise en place vise essentiellement la réalisation d'infrastructures hydroagricoles. Il contribuera ainsi à l'autosuffisance en riz, à la diversification des filières, au développement des cultures maraichères, à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté en milieu rural. Il sera mis en œuvre dans dix-neuf (19) communes des départements de l'Atacora, de la Donga, du Borgou, de l'Alibori, du Zou et des Collines.
La mise en œuvre de ces programme et projet s'inscrit dans les premières actions d'envergure du gouvernement, dans sa vision de bâtir et de développer un secteur agricole florissant basé sur la diversification et le développement des filières porteuses.
22 Coopération bilatérale
22.1 Mission exploratoire au Maroc, en prélude à la visite du chef de l'Etat.
Dans le cadre de la prochaine visite du chef de l'Etat au Maroc, de nouveaux centres d'intérêts communs ont été identifiés aux fins du renforcement du cadre juridique de coopération entre les deux pays dans les domaines économique, commercial, financier, judiciaire, social et du partenariat avec le secteur privé.
Le Conseil des ministres, en approuvant la proposition du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, relative au redimensionnement et à la réorganisation de la délégation, l'a instruit, en liaison avec les différents ministères impliqués et le secteur privé, de prendre les dispositions nécessaires en vue d'un bon déroulement de cette mission.
222 Signature d'un accord de siège, en version diplomatique, avec l'ONG Américaine «MERCY SHIPS» en vue de l'établissement au Bénin de son bureau régional pour l'Afrique.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rendu compte au Conseil, des pourparlers qu'il a eus avec l'ONG américaine "Mercy Ships" en vue de l'établissement au Bénin, de son bureau régional pour l'Afrique.
Cette ONG, aussi connue sous son appellation française de ''Navires de l'Espoir", est une organisation humanitaire internationale, qui s'est assignée la mission d'améliorer l'accès aux soins de santé dans les pays en développement du continent africain.
A cet effet, notre pays, à l'instar d'autres pays bénéficiaires, a déjà reçu plusieurs missions médicales pour des soins gratuitement prodigués à nos concitoyens à bord des bateaux de l'ONG. Ces missions périodiques contribuent, à n'en point douter, à l'amélioration de la santé de nos populations et participent ainsi de l'atteinte des objectifs en matière de santé au Bénin.
Par ailleurs, en décidant d'établir sa représentation régionale au Bénin, l'ONG "Mercy Ships" offre à notre pays de nombreux avantages, notamment la création d'emplois et l'accès direct et permanent aux responsables de ladite ONG pour des questions spécifiques de santé.
Le Conseil des ministres, en approuvant cette communication, a instruit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, le ministre d'Etat, chargé du Plan et du Développement et le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, à l'effet de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la signature et l'application effectives dudit Accord de siège.
22.3 Visite au Bénin du directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC)
Le Conseil des ministres a autorisé la visite, dans notre pays, de monsieur Roberto Azevedo, directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), les 25 et 26 octobre 2016.
Cette visite s'inscrit dans le cadre des bonnes relations multilatérales entretenues par le Bénin avec cette organisation et d'autres partenaires en vue de rendre plus dynamique et compétitif le commerce extérieur de notre pays.
3. Contribution de l'Etat à l'organisation de la première édition du Festival des arts Vodoun.
Le Conseil des ministres a pris connaissance de l'initiative prise par nos compatriotes de la section Belgique du Haut conseil des Béninois de l'Extérieur, et a marqué son soutien à l'organisation à Bruxelles, les 22 et 23 octobre 2016, de la première édition du Festival des arts Vodoun.
L'organisation de ce festival s'accorde avec la stratégie de promotion et de vulgarisation des traditions, arts et autres pratiques endogènes pouvant permettre l'émergence et le rayonnement des arts et de la culture béninois sur le plan international. Elle contribue subséquemment au renforcement de l'attractivité de la destination Bénin.
4. Mise en œuvre de la décision d'exemption de visa d'entrée et de séjour en République du Bénin pour les ressortissants des pays africains et modalités d'obtention du visa par les ressortissants des autres pays.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a présenté au Conseil, les conditions de mise en œuvre de la décision d'exemption de visa d'entrée et de séjour en République du Bénin pour les ressortissants des pays africains et les modalités d'obtention du visa par les ressortissants des autres pays.
En effet, dans le cadre des actions visant à traduire dans la réalité l'intégration africaine et à assurer une bonne attractivité de la destination Bénin, le gouvernement a décidé d'exempter les ressortissants de tous les pays africains du visa d'entrée et de séjour dans notre pays.
Cette décision vise à simplifier les formalités d'entrée et de séjour pour les ressortissants des pays africains désirant se rendre au Bénin. Elle est également conforme à la vision du gouvernement, de bâtir une industrie touristique offensive.
Ainsi, les ressortissants des pays africains détenteurs de passeport ou de carte d'identité, en cours de validité, sont autorisés à entrer sans visa sur le territoire de la République du Bénin, en tous points de sa frontière ouverts au trafic international et reconnus par les autorités compétentes, pour y transiter ou séjourner pour une période n'excédant pas 90 jours.
Cette décision de suppression du visa d'entrée et de séjour au Bénin pour les ressortissants des pays africains n'équivaut nullement à un droit d'établissement.
Ils sont normalement soumis à leur arrivée aux formalités d'entrée et d'enregistrement sans frais.
Afin d'alléger les formalités d'entrée et de séjour au Bénin pour les ressortissants des autres pays du monde, détenteurs d'un passeport nécessitant un visa, il sera bientôt mis en place un dispositif permettant l'obtention du visa en ligne ou à l'arrivée.
En attendant la mise en place de la plateforme technique des visas en ligne et les aménagements matériels nécessaires à la délivrance des visas à l'arrivée, le régime actuel de délivrance de visa dans les consulats et ambassades se poursuit.
Il est donc demandé au ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et au ministre de la Défense nationale, de prendre les dispositions nécessaires, pour la mise en oeuvre rapide de cette décision.
5. Missions et Participation du Bénin à des rencontres internationales à l'étranger.
Le Conseil des ministres a marqué son accord pour la participation de notre pays :
- à la réunion sur l'harmonisation des règles régissant la profession d'Huissier de justice et de Commissaire-priseur dans l'espace Uemoa, prévue à Ouagadougou, au Burkina-Faso, du 03 au 07 octobre 2016 ;
- à l'atelier régional, d'«Initiation à la veille et à l'intelligence économique et stratégique», qui se tiendra à Dakar, au Sénégal, du 25 au 26 octobre 2016 ;
- à la première (II") conférence de l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) des ministres de l'Education, qui aura lieu à Tunis, en Tunisie, du 27 au 28 octobre 2016 ;
- à la réunion des ministres des pays signataires de la seconde phase de la « Recherche-Action sur la mesure des apprentissages des bénéficiaires des programmes d'Alphabétisation» (RAMAA) prévue à Rabat, au Maroc, le IO novembre 2016 ;
- à la huitième (8e) Conférence islamique des ministres de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui se tiendra à Bamako, au Mali, du 14 au 15 novembre 2016.
6. Comptes rendus
6.1 Rapport d'exécution au 31 mars du budget général de l'Etat, gestion 2016.
Le ministre de l'Economie et des Finances a présenté au Conseil, le rapport d'exécution du budget général de l'Etat, gestion 2016, au 31 mars.
De l'examen de ce rapport, il ressort que les dépenses budgétaires, pour la gestion 2016, ont été globalement engagées à hauteur de 384 757,5 millions de FCFA à fin mars, sur une prévision de 1 231 935 millions de FCFA correspondant à un taux d'exécution de 31,2%.
Les opérations budgétaires présentent un solde d'exécution budgétaire négatif de 189 174,9 millions de FCFA, base engagement et 13 063,4 millions de FCFA, base ordonnancement à fin mars 2016.
Le montant des ressources extérieures engagées à fin mars 2016 est de 25 519,2 millions de FCFA tandis que les ressources intérieures ont été engagées à hauteur de 51 531,9 millions de FCFA correspondant respectivement à un taux de 15,0% et 29,9%.
Le niveau global d'engagement des dépenses en capital, à fin mars 2016, est ressorti à 77 051,1 millions de FCFA, équivalent à un taux d'engagement de 22,5%.
Au regard de l'importance relative du déficit de l'exécution budgétaire (13 063,4 millions de FCFA, base ordonnancement), il est demandé au ministre de l'Economie et des Finances de: renforcer la mesure d'arrimage des engagements avec la trésorerie de l'Etat pour assurer, in fine, un solde budgétaire soutenable, évitant ainsi les instances de paiement au niveau du Trésor public; assurer par ailleurs, de façon permanente et continue, un encadrement des décisions administratives à incidence financière.
6.2 Compte rendu de la participation du Bénin aux réunions des experts et des ministres en charge de la météorologie
Le ministre des Infrastructures et des Transports a rendu compte au Conseil de la participation de notre pays aux réunions des experts et des ministres en charge de la météorologie, qui ont eu lieu à Abuja, au Nigeria, du 02 au 05 août 2016.
7. Nominations
Des nominations ont été prononcées :
Au ministère du Tourisme et de la Culture,
Sur proposition du ministre,
Directeur adjoint de cabinet :
madame Ernestine Ginette Daïzo ;
Conseiller technique juridique :
Docteur Arnaud M. Frédéric Houedjissin;
Conseiller technique à la culture et au patrimoine :
monsieur Kpanipa Rigobert Kouagou ;
Conseiller technique à la formation et au renforcement des capacités des acteurs culturels :
monsieur Abdoulaye Benon monra ;
Directeur du patrimoine Culturel :
monsieur Didier Marcel Houénoudé ;
Directeur des arts et du livre :
monsieur Léon Zoha ;
Directeur de l'informatique et du Pré archivage :
monsieur Agésilas Kouyina Nata;
Directeur du développement du Tourisme :
Docteur Léopold H. Sodansou ;
Directeur du Centre national du cinéma et de l'image animée :
monsieur Servais Eric Adolphe Todan.
Fait à Cotonou, le 7 octobre 2016
Le secrétaire général du gouvernement,
Edouard OUIN-OURO
Actualités 11 oct. 2016

Dans le combat pour l’émancipation de la femme et le respect de ses droits, les actrices et comédiennes pourraient prendre une part importante. A travers leur art, elles peuvent agir et impacter leurs pairs encore sujettes à de nombreuses violations de leurs droits. C’est ce à quoi l’association Action pour la solidarité (Aps) les a invitées, du 1er au 8 octobre dernier à Cotonou à travers une résidence qui débouchera sur des créations.
Une quinzaine de comédiennes amatrices et professionnelles et d’actrices d’horizons divers mobilisées autour de Carole Lokossou, comédienne, faisant office de formatrice à l’occasion. Du 1er au 8 octobre dernier, le centre culturel Artisttik Africa de Agla a connu des moments assez animés à travers un atelier de formation sur le thème «Regard des comédiennes béninoises sur la dignité féminine : Création et diffusion de représentations théâtrales ». Le projet est porté par l’association Action pour la solidarité (Aps) et se propose, entre autres, de contribuer à la promotion de la pratique théâtrale au profit de la jeunesse féminine au Bénin. Jean Florentin Agbona, président de ladite association précise qu’il s’agit aussi d’un créneau pour valoriser la comédienne dans le domaine de la création artistique et théâtrale, renforcer ses capacités professionnelles, créer une mise en scène théâtrale à partir d’une œuvre littéraire portant sur la dignité de la femme… Mais le projet ne compte pas se limiter à la seule création. Il englobe aussi à la suite de la résidence, une tournée de diffusion des créations dont le lead est laissé à la libre appréciation des impétrantes. Mais ce sur quoi insiste Aps, c’est que lesdites créations permettent de sensibiliser la femme sur ses droits et devoirs et sur sa place dans la construction de la société à travers des spectacles qui permettent à la population béninoise d’en savoir davantage sur l’importance de la femme dans le développement social, économique et politique.
In fine, projette Jean Florentin Agbona, la pratique du théâtre sera valorisée et promue au sein de la jeunesse féminine et les comédiennes auront aussi amélioré leurs capacités professionnelles dans l’exercice de leur métier. Ce projet rendra aussi disponibles des créations spécifiques à la thématique de la dignité féminine. L’exposition itinérante support de cette série de diffusion se fera à travers des villes comme Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Parakou, Natitingou.
«Le présent projet s’inscrit dans la dynamique de la reconnaissance des efforts, des réalisations mais aussi des difficultés que rencontrent les femmes exerçant le métier de comédienne et d’animatrice de la création artistique et de la dramaturgie», ont expliqué les organisateurs à l’occasion du lancement officiel de la résidence. En plus des enseignements théoriques mais surtout pratiques dispensées par l’experte Carole Lokossou, il est aussi prévu une conférence-débat sur le thème : «Femme et création théâtrale au Bénin» et les comédiennes béninoises impliquées ou non dans la mise en œuvre des activités dudit projet bénéficieront de diverses récompenses. Plus qu’un projet, il s’agit, comme on le voit, d’un enjeu qui réintègre la femme de théâtre dans le confort et la pleine jouissance de l’exercice de sa profession. Il contribuera aussi à la valorisation et au repositionnement de la femme non seulement dans la société, mais aussi dans l’animation de la vie culturelle ¦

Le Congrès électif de l’instance faîtière du football africain, CAF, aura lieu en mars prochain à Addis-Abeba en Ethiopie. Déjà, les candidatures aux différents postes ont commencé par se préciser. En témoignent celles proposées, mercredi 5 octobre dernier, par la Fédération béninoise de football (FBF), au cours de la réunion statutaire hebdomadaire de son Comité exécutif.
Au cours de sa séance hebdomadaire du mercredi 5 octobre dernier à son siège, à Porto-Novo, le Comité exécutif de la FBF a pris un certain nombre de décisions. En dehors du lancement des formalités administratives liées à la qualification des joueurs pour les championnats nationaux Ligues 1, 2 et 3 Nasuba, deux des décisions ont été prises dans le cadre de l’Assemblée générale ordinaire et élective de la CAF dont les travaux sont prévus en mars prochain en Éthiopie.
Désormais, il n’y a plus de doute sur le souci du président de la FBF, Moucharafou Anjorin, de voir son mandat, en tant que membre du Comité exécutif de la CAF, être renouvelé. Ainsi, sa candidature au poste de membre du Comité exécutif de la confédération, Zone Ouest B, a été retenue et proposée par la Fédération. Ce sera pour le mandat 2017-2021.
Dans une autre de ses décisions, le Comité exécutif de la FBF a également décidé de proposer et de soutenir la candidature du Dr Issa Hayatou au poste de président de la CAF. Mais avant, pour les efforts que l’homme n’a cessés de consentir dans le cadre du développement du football africain, son nom a été donné au Centre d’excellence de football de Missérété.

Fidèle à ses interventions au Bénin depuis 1964, le Programme alimentaire mondial (PAM) poursuit la légende en appuyant les efforts du gouvernement dans l’alimentation scolaire désormais mise en œuvre sous une nouvelle approche multisectorielle. Le lancement officiel des activités de ces cantines scolaires au titre de l’année scolaire 2016-2017 s’est déroulé jeudi 6 octobre à l’école primaire publique Zoungodo dans la commune d’Ifangni.
Plus grande agence humanitaire des Nations Unies pour l’élimination de la faim et de la pauvreté dans le monde, le Programme alimentaire mondial (PAM) reste toujours mobilisé derrière le Bénin. En témoigne le lancement officiel au titre de l’année scolaire 2016-2017 des activités des cantines scolaires désormais mises en œuvre par l’Approche intégrée de l’alimentation scolaire à l’échelle nationale avec l’appui du programme onusien. Cette nouvelle approche qui est une recommandation du forum national sur l’alimentation scolaire tenu en 2015 à Cotonou intègre désormais l’Education, la Santé, l’Agriculture, l’Hygiène et l’Assainissement. Elle est en expérimentation dans 50 écoles réparties sur 10 départements et 17 communes du Bénin. Au nombre de ces établissements scolaires figure l’école primaire publique Zoungodo, dans la commune d’Ifangni qui a abrité jeudi 6 octobre, la cérémonie de lancement officiel des activités des cantines scolaire pour le compte de l’année scolaire qui vient de démarrer.
Pour le représentant résident du PAM au Bénin et au Togo, Housainou Taal, son programme soutient cette approche multisectorielle en ce sens qu’elle promeut l’agriculture locale car plus de 50% des produits livrés aux écoles, en l’occurrence le maïs et le haricot blanc, sont achetés sur le marché local. Mieux, l’approche de ce projet prévoit l’aménagement de jardins avec des plantes à valeur nutritive telle que le Moringa, le lavage des mains, la promotion de foyers améliorés et le développement de recueils de menus.
Une assistance du PAM sur trois ans
«Une nutrition, une santé et une éducation de qualité sont essentielles pour le développement des enfants et l’assurance d’un avenir meilleur», souligne Housainou Taal. Ces priorités, à l’en croire, s’inscrivent dans les quatre premiers Objectifs de développement durable (ODD) et permettront de briser le cycle de la pauvreté et de la malnutrition. C’est ce qui justifie d’ailleurs les investissements du PAM dans les projets et programmes de cantines scolaires au Bénin, a précisé le fonctionnaire onusien. Il souligne que le PAM assistera pour une période de trois ans (2015-2018) le gouvernement béninois dans la mise en œuvre de ce nouveau projet qui impactera plus de 120 000 élèves bénéficiaires. Ces derniers bénéficieront chaque jour de repas chauds et bien assaisonnés qui contribueront à assurer leur maintien à l’école et une éducation de qualité. Housainou Tall réitère la détermination du PAM à continuer d’assister le Bénin pour asseoir un vaste programme national d’alimentation scolaire basé sur la production locale. Un engagement que saluera le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou selon qui «…offrir un repas à un enfant à l’école, ne constitue pas un luxe mais une nécessité. Appuyer l’alimentation scolaire, c’est en réalité donner les moyens non seulement d’attirer les enfants vers l’école, de réduire les abandons scolaires, d’améliorer les performances des enfants et aussi de leur apporter des repas nutritifs ». Il a remercié, au nom du gouvernement, le PAM pour sa noble vision d’accompagner les efforts du Bénin pour contribuer à l’atteinte des objectifs de ce projet intégré. Le ministre Salimane Karimou n’a pas manqué de solliciter la mobilisation des uns et des autres surtout des partenaires techniques et financiers dans le relèvement des défis de l’alimentation scolaire pour que désormais aucun enfant béninois n’aille à l’école le ventre vide.
Présent aussi à la cérémonie, le maire d’Ifangni, André Zannou a remercié les autorités du Memp et du PAM pour le choix porté sur sa commune pour abriter ce lancement officiel. Il a assuré du soutien de son conseil communal pour accompagner les cantines scolaires de sa commune. Le directeur de l’école primaire publique de Zoungodo, Coffi Gigla mettra en exergue l’impact des cantines scolaires dans les résultats des élèves de son école lors de l’année scolaire écoulée. Une distribution symbolique de repas chauds aux élèves a été faite par les officiels qui ont ensuite effectué une visite guidée de l’école notamment des jardins, de la cuisine et du magasin des cantines scolaires.

Déjà quelques semaines que le rideau est tombé sur les Jeux olympiques, Rio 2016 au Brésil. Ainsi donc, une nouvelle olympiade commence pour le sport sur le plan mondial. Au Bénin, l’heure est désormais à l’élaboration d’une assiette identitaire auprès des fédérations sportives nationales.
Les lumières s’étant éteintes sur les JO de Rio 2016, à partir du 1er janvier prochain, s’ouvrira la 31e édition des olympiades à travers le monde. Elle va couvrir les quatre prochaines années, avec bien évidemment des compétitions majeures pour lesquelles le Bénin, pour ne plus être surpris, entend se préparer en conséquence, avant d’y participer. Il ne veut plus rester les bras croisés pour les voir venir.
C’est donc pour lui éviter de ne plus improviser, que le Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb), selon son président Julien Minavoa, a décidé de lancer une enquête comodo in comodo auprès de toutes les fédérations sportives nationales. Il s’agira, a-t-il expliqué, d’élaborer l’assiette identitaire fédérale qui permettra à terme de réaliser l’agenda sportif du Bénin pour la période 2017-2020.
Pour le président Julien Minavoa, le questionnaire à remplir s’inscrit dans le cadre d’une démarche qui vise la préparation des actes indispensables pour démarrer la nouvelle olympiade. Elle permettra d’avoir des bases saines, réelles, vérifiables et tangibles sur lesquelles, on pourrait se baser pour engager toutes les analyses de diagnostics.
Comme domaines d’actions stratégiques sur lesquels le questionnaire porte, le président du Cnosb en a cité quelques uns. Il y a, entre autres, la démocratisation de la pratique sportive, l’administration et les procédures, la gestion technique des fédérations, le dispositif juridictionnel, la gestion des ressources humaines, puis la durabilité, c’est-à-dire l’environnement et le sport.

Une mission conjointe AIC - MAEP est allée galvaniser, mardi 4 et hier mercredi 5 octobre, les producteurs de coton des départements du Borgou puis de l’Alibori, pour les performances réalisées dans le cadre de la campagne en cours. Avec 418 000 ha d’emblavures au niveau national, la campagne de commercialisation qui démarre dès le 3 novembre prochain, augure d’un bond quantitatif et qualitatif pour la filière.
« L’Association interprofessionnelle du coton (AIC) est de retour. Elle est revenue pour assister les producteurs de coton afin que les réformes qui ont été pensées, se poursuivent avec toutes les forces, les moyens, l’efficacité et l’intelligence qu’il faut. » C’est le message d’encouragement porté aux cotonculteurs par le président de l’AIC, Mathieu Adjovi, à la faveur d’une tournée conjointe avec le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). L’étape du Borgou a eu lieu mardi 4 octobre dernier au siège de l’Union communale des coopératives villageoises des producteurs du coton (Ucom CVPC) de N’dali. Avant les échanges, la délégation a visité le champ du sieur Adam Kaboura à 3 km de N’dali centre sur la voie de Nikki. Sur une prévision de 5 ha, le cotonculteur a emblavé une superficie de 6,10 ha toute verdoyante de plants qu’il fait visiter fièrement à la mission.
L’étape de l’Alibori s’est déroulée hier au siège de l’Union départementale des CVPC (UD CVPC) de Kandi où les producteurs sont venus des six communes pour écouter le message de la délégation. Mais avant, elle a visité l’exploitation de 35,64 ha du sieur Kongoro Aladji à Alfakoara à 30 km de la ville. Les uns et les autres sont enchantés par le bon développement des plants qui augure d’un bon rendement (1,5 tonne à l’hectare attendue) si les fruits tiennent la promesse des capsules (25 par cotonnier en moyenne). La campagne de commercialisation du coton qui sera lancée le 3 novembre prochain à Ségbana s’annonce prometteuse, espère le président de l’AIC tout enthousiaste. Abdoulaye Toko, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), partage également cette espérance qu’il fonde sur le fait que les producteurs ont dépassé pour la plupart les prévisions en ce qui concerne les emblavures estimées à 418 000 ha et les consommations des intrants. « C’est vraiment quelque chose de jamais atteint. Cela veut dire que les producteurs ont écouté l’appel du chef de l’Etat et celui de leur cœur pour ce qu’ils savent si bien faire », en déduit Mathieu Adjovi, président de l’AIC. Il saisit l’occasion pour remercier les producteurs « qui ne se sont pas laissés distraire » et saluer l’adhésion et la forte mobilisation des trois grandes familles des producteurs à savoir l’Association nationale des producteurs de coton (ANPC), le Conseil national des producteurs de coton (CNPC) et la Fédération nationale des coopératives villageoises des producteurs de coton (FNCVPC) ainsi que le comité transitoire mis en place. Mais, il convient à présent de « faire disparaître rapidement le monstre à trois têtes pour mettre en place au plus tard fin novembre prochain une organisation unique, légitime et représentative des producteurs à l’instar des égreneurs, pour discuter avec l’AIC et mieux profiter du programme de développement de la filière que le gouvernement mettra en place», préconise-t-il. Il a également félicité le Centre d’action régionale pour le développement rural (Carder) du Borgou-Alibori dont la directrice générale Zénabou Ali Babio Chrysostome fait partie de la délégation, les responsables du développement rural, les maires et les élus locaux pour leur contribution.
Prémices d’un bon cru
On note 58 000 ha d’emblavures dans le Borgou et 200 000 ha dans l’Alibori sur un total de 418 000 ha à la date du 20 juillet dernier pour une prévision de 400 000 ha, ce qui constitue un record par rapport aux quatre dernières campagnes, se réjouit Abdoulaye Toko.
Avec la pluviométrie abondante de cette année (809,51 mm de pluie en 52 jours à N’dali par exemple), le producteur Adam Kaboura s’attend à un rendement de 1500 kg à l’hectare, en dépit du retard et de l’insuffisance d’herbicide total et le manque de crédit de campagne. Pour la commune de N’dali, le responsable du développement rural, Mamoudou Baba Maboudou, signale que pour une prévision de 5000 ha dont 2876 ha pour la zone semencière, 4059,67 ha sont emblavés soit 81,2%. A Kalalé, le RDR Salifou Abdou Nourou indique qu’une production de 16 000 tonnes est attendue avec un rendement de 1100 kg à l’hectare sur une superficie emblavée totale de 14 875,977 ha contre une prévision de 15 700 ha (soit 94,75%) pour les 136 CVPC engagées de la commune.
Au niveau de l’Alibori, le responsable du développement rural de Banikoara, Taofik Patè Batta, indique une superficie emblavée de 90403,98 ha contre une prévision de 95 000 ha soit 95,64%, pour une production attendue de 100 000 t au profit du bastion du coton. Celui de Ségbana, Karim B. Z. Ouorou fait état de 13 983, 5 ha contre une prévision de 14 662 ha, soit 95,37%. A Kandi, le RDR Chabi Mohamed Akimou signale, quant à lui, une production attendue de 48 752,19 t sur une superficie emblavée de 48752,19 ha avec un rendement de 1t/ha. La tendance est pareille dans les autres communes : Gogounou, Karimama et Malanville.
« Ces chiffres augurent de beaucoup d’espoirs et sont dus aux conditions générales de la campagne qui a enregistré une bonne pluviométrie soit une moyenne de plus de 900 mm d’eau, une mise en place des semences et des intrants en quantité et en qualité, même si elle est intervenue avec retard par endroits», apprécie Abdoulaye Toko. «Le gouvernement de Patrice Talon dans son option a privilégié les producteurs: au moment où le nouveau gouvernement s’installait, il y avait 35 milliards FCFA de fonds coton non payés mais aujourd’hui, il n’y a pas un seul producteur qui n’a pas été payé », ajoute-t-il.
Difficultés et solutions
Si l’on se réjouit pour le moment d’une faible pression parasitaire, d’une charge capsulaire appréciable ainsi que d’un bon développement végétatif des cotonniers dans la plupart des communes, certains producteurs comme Mora Abdoulaye de N’dali et leurs encadreurs se sont plaints toutefois de l’insuffisance et du retard observé à certains endroits dans la mise en place des herbicides totaux et autres produits, des appareils de traitement. Sabi Kpéra Orou Miti, président de l’UD CVPC Kandi, insiste sur l’état défectueux des motos des agents d’encadrement dont certains sont suspendus, l’indisponibilité des fournitures de bureau.
Les flottements autour de la livraison des intrants sont dus au fait que des opérateurs retenus par l’Etat qui gère la filière depuis quatre ans, ont fait défaillance, explique Abdoulaye Toko. Seulement deux des onze opérateurs retenus se sont exécutés pour les engrais et les herbicides, précise-t-il. Et c’est la Sodéco qui a suppléé cette défection grâce aux stocks résiduels importants issus de la dernière campagne. A cela, s’ajoutent la dégradation des pistes, le non paiement des frais de marché et de commercialisation et de transport. «Le gouvernement en est très conscient et dans les tout prochains jours, les paiements vont partiellement commencer», rassure le secrétaire général du MAEP. «A cet effet, 750 millions F CFA ont été déjà mobilisés sur les 919 millions de francs pour les frais de marché et de commercialisation; le solde interviendra après», précise-t-il.
En ce qui concerne les transporteurs, sur à peu près 2,5 milliards dus, il est déjà inscrit des paiements partiels dès la semaine prochaine, annonce Abdoulaye Toko. Pour ce qui est des pistes à réfectionner, poursuit-il, les dispositions sont en cours pour que le ministère des Infrastructures et des Transports démarre effectivement les traitements sommaires avec l’implication des producteurs, du MAEP, de l’AIC et des maires.
L’autre difficulté est relative à l’approvisionnement en engrais et insecticides. Certes, les besoins ont été couverts au-delà de 100% dans nombre de localités ; mais cela cache une vérité: des CVPC ont reçu des intrants au-delà de 150% pendant que d’autres n’ont pas reçu suffisamment, créant du fait une pénurie artificielle et une spéculation des produits à certains endroits, dévoile Abdoulaye Toko. D’autres se sont même organisés pour l’importation frauduleuse d’intrants non homologués aux risques de leur santé, se désole-t-il. «C’est un danger pour la filière qui risque de sombrer si on retourne aux vieux démons des années 2000 et 2010 qui ont fait que beaucoup ont abandonné le coton», alerte-t-il.
Mais le président de l’AIC rassure: «A partir de maintenant, les défauts d’avant seront corrigés afin que nous reprenions le bon chemin nous permettant de mettre à la disposition des producteurs ce qui leur revient», surtout que le gouvernement promet jouer convenablement sa partition.

Un projet de budget réaliste et réalisable au profit de l’Etat avec en ligne de mire la traduction dans les faits, des grandes orientations économiques du quinquennat du chef de l’Etat. C’est ce que propose le gouvernement pour le compte de l’année 2017.
Le Conseil des ministres du mercredi 5 octobre a examiné l’avant-projet de loi exercice 2017 qui présente les options de politique économique, sociale et budgétaire retenues par le gouvernement pour l’année 2017 et qui devront être soumises à l’Assemblée nationale dans les prochains jours. Cet avant-projet de budget, de l’avis du ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki est la traduction d’une vision : celle de la transformation structurelle de l’économie béninoise qui permettra d’améliorer progressivement et de manière significative les conditions de vie des Béninois. Il le juge « ambitieux par le volume des investissements publics qui créeront les conditions optimales de relance de l’économie, la création d’emplois et de revenus ». Puis, il indique qu’il est en même temps « réaliste et réalisable par la volonté du gouvernement de réduire le train de vie de l’Etat, de renforcer la qualité de la dépense publique, d’éliminer les sources de gaspillage et de fraude, d’instaurer dans tous les secteurs, la meilleure gouvernance ». Au stade où il se trouve actuellement, « nous pouvons retenir que ce projet est la traduction budgétaire de la tranche 2017 du programme d’actions du gouvernement sur la période 2017-2021 », indique-t-il. A l’issue du Conseil des ministres, le décret portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances gestion 2017 pour examen et vote a été signé. Les réformes y contenues, les masses budgétaires et les indicateurs macroéconomiques seront détaillés dans les prochains jours par les ministres. Le Conseil des ministres a aussi adopté le projet de décret portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de règlement définitif du budget de l’Etat gestion 2015 après que, le 30 septembre dernier, la Chambre des comptes de la Cour suprême ait délivré au gouvernement le rapport définitif sur l’exécution de la loi de finances gestion 2015 et la déclaration générale de conformité y relative.?
Suspension des primes non réglementaires dans les ministères
Il est octroyé par trimestre, une cagnotte de 135 millions FCFA au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à des fins de renseignement dans le but de la sécurité des personnes et des biens. Mais une partie desdits fonds, a révélé le ministre d’Etat, est répartie entre le personnel du ministère et n’est pas utilisée pour les affectations prévues. « Face à la gravité de cet acte, le gouvernement a instruit tous les ministres à mettre fin à l’octroi de primes non réglementaires ». La situation sociale dans le secteur de la santé préoccupe également le gouvernement qui, après avoir pris connaissance d’un compte rendu d’une séance de travail entre des membres du gouvernement avec l’intersyndicale des ressources humaines en santé, a donné des orientations et des instructions pour poursuivre le dialogue dans l’esprit de la Charte nationale du dialogue social. JFM
Actualités 06 oct. 2016

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko a reçu, en audience à son cabinet mardi 4 octobre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin. DainiTsukahara, en fin de mission au Bénin, est allé faire ses adieux.
L’ambassadeur du Japon près le Bénin, Daini Tsukahara quitte le Bénin. Il part après quatre années de mission diplomatique au cours de laquelle il a renforcé les relations de coopération entre les deux pays. A la veille de son départ définitif du Bénin, le diplomate nippon a jugé utile d’aller faire ses adieux aux présidents d’institutions de la République qu’il a côtoyés lors de l’exercice de sa mission. Daini Tsukahara était mardi 4 octobre à la Cour suprême. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec le président Ousmane Batoko. Selon lui, sa fin de mission au Bénin coïncide avec la fin de sa carrière diplomatique. Il est venu remercier le président de la Cour suprême pour toutes la sympathie et les amitiés qu'il a manifestées en son égard et également à son épouse. Daini Tsukahara a saisi l’occasion pour annoncer à son hôte son successeur en la personne de Kiyotumi Konishi qui a longtemps travaillé à l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). Il est attendu au Bénin en novembre prochain. Le Bénin peut compter sur ce dernier pour poursuivre le renforcement des liens de coopération entre les deux pays, assure le diplomate japonais en fin de mission. Il s’agira notamment d’insister sur le domaine de renforcement des capacités humaines au Bénin pour lequel le Japon a déjà réalisé la construction de plus d’un millier de salles de classe sur toute l’étendue du territoire national. Il caresse l’espoir que son successeur Kiyotumi Konishi va poursuivre sur la même lancée, voire élargir les domaines de cette coopération entre le Bénin et le Japon à travers la Jica?
Actualités 05 oct. 2016

Déclenchée depuis un mois à Parakou et environs, l’épidémie de choléra continue de sévir. A la date du lundi 3 octobre dernier, la zone sanitaire Parakou-N’dali a enregistré dix cas mais, heureusement, aucune perte en vie humaine, souligne Dr Yarou Gado, médecin-chef de N’dali.
La commune de Parakou s’avère la plus touchée avec neuf cas contre un seul pour celle de N’dali, précise-t-il. Le quartier Camp Adagbè dans le 1er arrondissement est le plus enclin à l’infection diarrhéique aiguë avec huit cas au total contre un seul pour Banikanni dans le 2e arrondissement. Le manque d’hygiène, l’insalubrité du cadre de vie, le défaut de couverture des repas sont pointés du doigt comme causes de la maladie dans ce quartier précaire qui abrite un dépotoir sauvage d’ordures et de matières fécales avec des essaims de mouches, vecteurs potentiels des germes du bacille Vibriocholerae responsable de la maladie.
Sous la houlette de Dr Akim Abdou Gouda, coordonnateur de la zone sanitaire Parakou-N’dali, la plupart des personnes infectées sont traitées, notamment au Centre hospitalier départemental CHD-Borgou. Les cliniques et cabinets privés sont appelés à la vigilance et priés de signaler tous cas suspects de diarrhée et vomissement.
Au nombre des actions menées en collaboration avec les services d’hygiène pour freiner la propagation de la maladie, il y a : le traitement des puits des quartiers touchés, la sensibilisation des populations sur les pratiques d’hygiène et d’assainissement, la distribution de comprimés d’Aquatabs, la désinfection des maisons (ustensiles, literie, latrines et habitats) d’où proviennent les malades, le traitement préventif des sujets en contact avec ces derniers. Avec la rentrée des classes, l’accent devrait être mis sur les actions de sensibilisation pour plus de vigilance, et le lavage régulier des mains à l’eau coulante et au savon dans les établissements comme dans les maisons, afin de préserver la santé des tout-petits qui sont plus fragiles, préconise Dr Yarou Gado. Aussi, faudra-t-il éviter les aliments exposés à l’air libre et au bord de la voie, consommer de préférence les repas chauds et rendre l’eau toujours potable avant de boire.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori