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Nouvelles

Accès à la dialyse et gratuité de la césarienne :Plus de 21,275 milliards Fcfa investis de 2016 à 2020
Le gouvernement aura investi, entre 2016 et 2020, plus de 21,275 milliards F Cfa pour assurer l’accès à la dialyse des patients souffrant de l’insuffisance rénale et la gratuité de la césarienne. Plus de 11 milliards F Cfa et 10,275 milliards F Cfa, ce sont les montants que le gouvernement a respectivement investis pour assurer l’accès à la dialyse des patients souffrant de l’insuffisance rénale d’une part et la gratuité de la césarienne afin d’éviter les complications sources de décès maternels et de nouveau-nés d’autre part. L’information a été donnée, mardi 19 janvier dernier, à l’Assemblée nationale par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, qui répondait à une question orale avec débat relative à l’accès des populations aux soins de santé. Cet important investissement s’inscrit dans le cadre de la mesure du gouvernement liée à la protection des populations contre les risques financiers en santé. Cette mesure vise à préserver, selon le ministre, l’individu contre les barrières financières pour l’accès aux soins de qualité, surtout des populations vulnérables. Pour renforcer ces mesures, le gouvernement a fait plusieurs autres investissements afin de relever le défi de la couverture sanitaire universelle. C’est ainsi qu’en dehors des 21, 275 milliards F Cfa investis pour la dialyse et la gratuité de la césarienne, un montant de 1,2 milliard F Cfa a été investi pour assurer la gratuité des soins liés au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes et 2 milliards F Cfa pour assurer les soins aux indigents. Dans la même veine, le ministre informe que 20,665 milliards F Cfa ont permis d’assurer les soins à l’étranger au profit des populations béninoises dont l’état de santé a exigé une évacuation. Spécifiquement pour ce qui concerne les évacuations sanitaires, Benjamin Hounkpatin explique qu’il a été développé un contrat avec un partenaire stratégique avec une dématérialisation complète de la procédure. Ceci a permis de réduire sensiblement le coût des évacuations sanitaires et d’améliorer les prestations offertes aux patients, fait constater le ministre. Ce qui porte à plus de 43 milliards F Cfa, les investissements en matière de protection des populations contre les risques financiers en santé. Benjamin Hounkpatin précise qu’afin de mieux gérer ces interventions relatives à la réduction des barrières financières, le gouvernement a mis en place le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). La phase pilote du volet assurance-maladie a été lancée en juillet 2019 et a permis de distribuer 105 mille cartes biométriques dans les zones sanitaires d’Abomey-Calavi/Sô-Ava ; Dassa-Zoumè/Glazoué, Djougou/Ouaké/Copargo permettant aux pauvres extrêmes de ces zones sanitaires d’avoir accès aux soins. Perspectives rassurantes Cette phase pilote a été limitée, explique le ministre, au niveau périphérique de la pyramide sanitaire béninoise et exclusivement destinée aux pauvres extrêmes de nationalité béninoise, c’est-à-dire des concitoyens qui ne peuvent satisfaire le moindre besoin vital sans l’assistance d’un tiers. Le gouvernement a subventionné les 100 % des primes de ces pauvres extrêmes, précise Benjamin Hounkpatin. Selon lui, en dépit de quelques insuffisances relevées, les prévisions faites au démarrage ont été réalisées et les résultats obtenus très encourageants. Raison pour laquelle, à l’en croire, le gouvernement a décidé, depuis décembre 2020, de passer à la phase d’extension progressive afin d’offrir cette opportunité à tous les pauvres extrêmes béninois identifiés sur toute l’étendue du territoire national. Cette phase va connaître plusieurs étapes dont la première englobe 14 nouvelles communes à savoir Banikoara, Kandi, Matéri, Kalalé, Tchaourou, Ouessè, Aplahoué, Lalo, Bassila, Lokossa, Avrankou, Zakpota et Cotonou. Cette phase concerne environ 180 000 pauvres extrêmes qui pourront bénéficier gratuitement des prestations de soins. Le ministre de la Santé rassure que le processus va progressivement s’étendre à toutes les 77 communes suivant la disponibilité des cartes biométriques et aux autres catégories socioprofessionnelles suivant le rythme de leur enrôlement afin d’atteindre l’universalité visée. Benjamin Hounkpatin a partagé ensuite avec les députés le point des efforts déployés par le gouvernement dans le cadre des deux éléments complémentaires de sa politique en matière de couverture sanitaire universelle à savoir la disponibilité effective en services de santé de qualité et la diminution de l’exposition aux risques qui ont une incidence sur la santé. Actualités 22 janv. 2021


Présidentielle 2021:Maximin Alapini salue la candidature de Talon
En faisant acte de candidature, vendredi 15 janvier dernier, le président Talon se doute bien qu’il a fait de nombreux heureux, parmi ses supporters les plus résolus dont certains désespéraient de le voir renoncer à solliciter un second mandat. Loin d’être un secret de polichinelle, l’annonce de la candidature de Patrice Talon n’était pas chose acquise ou évidente, en dépit de son bilan élogieux. A telle enseigne qu’une personnalité de la mouvance présidentielle, a lâché que cela n’a pas été facile de convaincre le chantre du Nouveau départ de faire acte de candidature à nouveau ! Maximin Alapini, membre de l’Union progressiste, est de ceux qui exultent aujourd’hui à l’idée de mouiller le maillot pour leur champion, voyant ses vœux comblés de le voir continuer la dynamique entamée en 2016. Aussi, dans un post sur Facebook, s’extasie-t-il de cette perspective imminente, qui amène certains opposants à rejoindre la mouvance. Justifiant sa joie, Maximin Alapini insiste sur le gain que cela représente pour le pays qui est sorti au bout de cinq ans en nette progression par rapport aux années antérieures. Seul le bien du pays doit compter, martèle cet acteur présent dans l’Atlantique notamment à Ouidah où lui et sa base restent déterminés à mobiliser les électeurs au profit de la cause qui est nationale, selon lui, au-delà de la personne de Patrice Talon. Actualités 22 janv. 2021


Construction de l’académie de tennis du Bénin: Daniel Chausse rassure de la réalisation du projet
Déterminé à construire une académie de Tennis de haut standing au Bénin, Daniel Chausse, président de l’Association des Fédérations francophones du Tennis a effectué une deuxième visite, mercredi 20 janvier dernier à Cotonou. Au cours de son séjour, il a échangé avec le président de la République, Patrice Talon sur ce projet dont la mise en oeuvre est perturbée par la pandémie du coronavirus. Accompagné de deux experts, Alain Dolium, associé de Technology For Humanity, fonds d’investissement de Londres et Jean Fréderic Pianelli, directeur général de l’agence de communication Samarcarde Sarl, Daniel Chausse, président de l’Association des Fédérations francophones du Tennis a été reçu, jeudi 21 janvier par le chef de l’Etat, Patrice Talon, à Cotonou. Cette audience s’est déroulée en présence de Jean Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis. Selon l’hôte du président de la République, retardé par la pandémie du Covid-19, ce projet de construction de l’Académie de Cotonou va connaître enfin son envol. Daniel Chausse a exprimé sa reconnaissance au Bénin qui offre la possibilité de construire une académie de tennis au profit des jeunes francophones dans une zone balnéaire entre la mer et la lagune sur la «Route des Pêches ». « J’ai la conviction que ce projet de construction d’une académie de tennis moderne au profit des jeunes francophones sera finalement une réalité », a-t-il confié. Pour lui, ensemble avec la Fédération béninoise de Tennis dirigée par Jean Claude Talon et le gouvernement béninois, l’Association des Fédérations francophones du Tennis pense faire du Bénin le cœur du Tennis en Afrique subsaharienne. «Cette académie sera un lieu où nous allons encadrer les élites francophones de tennis et permettre la formation des cadres dont les clubs de tennis ont besoin pour se développer», a-t-il ajouté. A l’en croire, la concrétisation de ce projet tient à cœur à tous les acteurs et surtout au chef de l’Etat, Patrice Talon et son gouvernement. Selon lui, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a une volonté politique au plus haut niveau. Faut-il le signaler, le gouvernement béninois s'est engagé depuis 2019 à mettre à disposition le foncier mais également contribuer financièrement pour l’atteinte des objectifs fixés à travers la construction de cette Académie francophone de tennis constituée de 21 courts en terre battue, d’une piscine, d’un hébergement, de salles de cours, de fitness, de presse et autres compartiments indispensables aux études. Sports 22 janv. 2021


Elections professionnelles nationales : Adidjatou Mathys dessine les contours de la 3e édition
La ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a tenu un point de presse, ce jeudi 21 janvier, au sujet des élections professionnelles nationales. Au menu, les réglages techniques et dispositions pratiques pour le bon déroulement desdites élections. Le scrutin se déroule dimanche 24 janvier 2021 de 00 heure à minuit. Les travailleurs béninois s’apprêtent à choisir leurs représentants au niveau des Confédérations et centrales syndicales. A quelques jours de ces élections, la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, a animé un point de presse afin d’expliquer les diligences du gouvernement pour un scrutin syndical sans anicroche. D’entrée, elle fait référence à l’article 83 alinéa 3 de la loi 98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du travail en République du Bénin pour expliquer que la représentativité des organisations syndicales est déterminée par les résultats des élections professionnelles. En application de cette disposition, les deux premières éditions desdites élections ont été organisées respectivement en 2001 et en 2006. La troisième édition prévue pour 2010 n’a pas abouti à ce jour. « Pour sortir notre pays de cette léthargie, le gouvernement a fait adopter par le Conseil des ministres en sa séance du 23 septembre 2020 deux projets de décrets dont l’un portant différentes formes d’organisations syndicales des travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin et l’autre portant modalités d’organisation des élections professionnelles au Bénin », explique-t-elle. Cette disposition a favorisé l’organisation de la troisième édition des élections professionnelles qui mobilise huit organisations syndicales. Il s’agit de la Centrale syndicale des travailleurs debout (Cstd), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération syndicale des Travailleurs du Bénin (Cstb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb), de la Centrale des syndicats des secteurs privé, parapublic et informel du Bénin (Cspib) et de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub). Un vote électronique Le vote électronique est le mode électoral retenu pour cette édition. Il repose sur la crédibilité et la sécurité. « Le vote électronique s’opère à travers une plateforme qui offre des garanties sécuritaires liées aux différentes étapes d’un processus de vote », assure Adidjatou Mathys. La société Cybernetica, ainsi que les services techniques du ministère du Numérique et de la Digitalisation, l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) et l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) fédèrent leurs compétences pour la réussite de l’opération. S’agissant de l’examen des dossiers des organisations syndicales candidates et de la confection de la liste électorale, la ministre s’appuie sur les dispositions de l’article 4 du décret portant différentes formes d’organisations syndicales des travailleurs et critères de leur représentativité en République du Bénin, pour faire observer que les élections professionnelles sont organisées sur la base d’une liste électorale des travailleurs régulièrement déclarés. Selon les modalités du vote électronique, tout électeur inscrit sur la liste et détenant un téléphone portable androïd recevra un code lui permettant d’accéder à la plateforme afin d’exprimer son vote. La connexion ne fera pas défaut. « Des points de connectivité seront mis à contribution sur l’ensemble du territoire national en vue de faciliter le vote aux électeurs qui pourraient avoir des difficultés à procéder au vote à partir de leurs propres moyens de communication », précise-t-elle. Elle exhorte les travailleurs des secteurs public et privé à effectuer leur vote dans « la sérénité et à ne pas se laisser distraire par ceux qui, sans la moindre preuve, crient à la fraude et à la programmation de la désignation par le gouvernement des représentants des organisations syndicales ». Actualités 22 janv. 2021


Pour non port de cache-nez à Parakou:Des agents de santé et garde-malades appréhendés au Chud-Borgou
La phase répressive pour le non-respect des mesures barrières est-elle devenue réalité à Parakou et dans les autres communes du Borgou ? Tout porte à le croire, avec l’arrestation de plusieurs agents de santé et garde-malades, lundi 18 janvier dernier au Chud du Borgou, à Parakou, par les éléments de la Police républicaine. C’est sur ordre du directeur départemental de la Santé du Borgou, le médecin colonel Ibrahim Mama Cissé. Dans les communes du Borgou dont la ville de Parakou, avec le vent de l’harmattan qui souffle, le nombre de cas dépistés positifs au Covid-19 ne cesse d’augmenter ces derniers jours. Passée la phase de sensibilisation, le moment est donc venu de réprimer. L’objectif, soutient le directeur départemental de la Santé du Borgou, le médecin colonel Ibrahim Mama Cissé, c’est d'amener les populations à respecter strictement les gestes barrières contre la Covid-19. En effet, dans les prochains jours, a averti le médecin colonel, la phase de répression proprement dite va démarrer avec la collaboration de la police. De la ville de Parakou, l’opération va s’étendre aux autres communes du Borgou. En attendant, la mesure est déjà mise en application au Chud-Borgou. « La charité bien ordonnée commence par soi-même. Il faut balayer d’abord sa maison avant de s’occuper de la cour des autres », a indiqué le directeur départemental de la Santé, Ibrahim Mama Cissé, pour expliquer l’acte posé au Chud-Borgou, lundi 18 janvier dernier, avec les arrestations auxquelles les policiers ont procédé. « De nombreux agents de santé et garde-malades ont été pris. Certains parmi eux ont été déférés et d’autres seront verbalisés. Des agents de santé qui, dans l’exercice de leur métier, ne portent pas de masques seront sévèrement punis. Quant au personnel non-soignant, il sera verbalisé par la police », a poursuivi le médecin colonel. Le médecin colonel n’apprécie pas la progression que connait la maladie de la Covid-19 dans le département du Borgou en général et la commune de Parakou en particulier. « Le nombre de cas dépistés de décembre 2020 au 15 janvier dernier, est supérieur à celui enregistré au cours des 10 mois précédents », a-t-il fait observer. « Autrement dit, en 45 jours, nous avons eu dans le département du Borgou, plus de cas qu’au cours des dix derniers mois. Et 88 % de ces cas sont dans la commune de Parakou», insiste-t-il. « Nous sommes montés au créneau pour sensibiliser les différentes couches de la population. Nous avons même fait appel aux leaders religieux, chefs traditionnels et aux têtes couronnées, pour faire respecter les mesures barrières », a rappelé Ibrahim Mama Cissé. Mais, déplore-t-il, force est de constater que les populations ont de façon généralisée délaissé les masques. « Dans les mosquées, rares sont ceux qui portent encore des masques. Lorsque quelqu’un le porte, il est presque stigmatisé. On le regarde comme s’il était un extraterrestre. Au niveau des marchés et des établissements scolaires, n’en parlons même plus. On a délaissé les masques. Dans la plupart des services, les dispositifs de lavage des mains ne fonctionnent plus. On ne se lave plus les mains de façon systématique. La distanciation n’est plus respectée. Les attroupements se font de plus belle et les cérémonies, mariages, baptêmes et enterrements se font maintenant en masse, au mépris des mesures barrières», a-t-il fustigé. Société 20 janv. 2021


Deuil à la cour royale de Tourou: Le roi Sounon Sara Doogo a rejoint ses ancêtres
Des suites d’une longue maladie, Sa Majesté Sounon Sara Doogo, roi de Tourou, une localité du premier arrondissement de Parakou, a rejoint ses ancêtres lundi 18 janvier dernier. Avant que l’annonce de son décès ne soit faite aux populations, il a déjà été inhumé dans la nuit du même lundi, conformément à la tradition. Agé d’environ 90 ans, le roi de Tourou, Sa Majesté Sounon Sara Doogo, a tiré sa révérence, lundi 18 janvier dernier. Père d’une dizaine d’enfants, il a régné pendant 17 ans. Les cérémonies de sa succession vont débuter dans trois mois. Comme l’exige la tradition Batombu, c’est après avoir été inhumé que son décès a été annoncé. Dans l’histoire de la cité des Kobourou, le roi de Tourou occupe une place importante. Son rôle, au niveau de l’armée, est capital et stratégique, informent certaines sources. En effet, avec les caravanes qui ne cessaient d’affluer, Tourou était considéré comme une douane. C’est son roi qui était chargé de percevoir les taxes sur ces caravanes. Suite à la disparition du roi, c’est le marché de Tourou qui, depuis hier, mardi 19 janvier, a été délocalisé. Il n’y avait personne dans le marché. Ses usagers, en signe de deuil, l’ont tous abandonné. C’est pour s’installer à l’extérieur, le long de la route Parakou-Djougou. Les membres de la cour royale et les autorités de la mairie de Parakou se sont déjà mis d’accord sur le nouveau site appelé à l’accueillir provisoirement, jusqu’à la fin du deuil qui va durer trois mois. Tant que ces cérémonies n’auront pas pris fin, il est interdit à toute personne de rentrer à l’intérieur, pour vendre ou acheter. Société 20 janv. 2021


L’apogée précoce du trumpisme aux Etats-Unis d’Amérique:Le rêve interrompu
Le 20 janvier 2016, le richissime homme d’affaires, Donald Trump, arpente les marches de la Maison- Blanche en sa qualité de 45e président élu des Etats-Unis d’Amérique. Après un parcours élogieux dans le monde des affaires, le locataire approuvé du bureau ovale expérimente l’une des fonctions, non seulement les plus prestigieuses mais surtout, les plus délicates ; celles de président des Etats Unis, première puissance incontestable du monde. Au lendemain d’une campagne électorale rude, Donald Trump succède à Barak Obama, malgré le soutien affiché de ce dernier à sa dauphine désignée, Hilary Clinton. Comme pour matéria-liser un pacte social accepté par le verdict des urnes le 08 novembre 2015, conformément aux principes universels reconnus, le président Trump s’engage résolument dans un univers de réformes, tant dans sa politique intérieure qu’extérieure; remettant parfois en cause, certaines prouesses applaudies de son prédécesseur. Ardent défenseur d’une Amérique forte; une philosophie politique qui plonge ses racines dans les entrailles du 19e siècle, Donald Trump affiche une détermination qui séduit plus d’un. Cette approche politique, déjà défendue lors des primaires et même après, connut son palmarès avec la cascade de décisions prises au cours de sa mandature contestée. Bien que parfois décrié par ses adversaires politiques, les démocrates, il parait impérieux de notifier que Donald Trump a tenté d’inculquer au peuple américain, la fierté d’une renaissance retrouvée par une nouvelle approche de la gouvernance. Cela se justifie par sa logique protectionniste que d’aucuns qualifiaient de méthode peu orthodoxe dans un espace globalisé et multilatéral, enclin aux réalités du monde changeant, mais aussi, forgé par les nouvelles règles et exigences de la communauté internationale. Comme connu, l’exercice du pouvoir s’identifie fondamentalement à travers, d’une part, la volonté politique manifestée du «politique» en tant que sujet et objet de l’Etat en action, et, d’autre part, et plus généralement, à travers l’audace dans les décisions, même si, celles-ci connaissent parfois des contestations. Ce postulat a semblé caractériser la mandature du désormais ex-président des Etats-Unis Donald Trump. En effet, à observer les nombreuses initiatives qui sont les siennes, la conscience scientifique exige du spécialiste avéré des questions de politiques étrangères, une certaine objectivité dans l’analyse de la pratique diplomatique du locataire déchu de la Maison- Blanche, malgré le crépuscule précipité d’un règne désapprouvé. Architecte d’une nouvelle approche de coopération internationale, susceptible de redéfinir la «grandeur perdue» des Etats-Unis, Donald Trump reformate le logiciel existant par un particularisme identifiant sur la scène internationale. Au Proche et au Moyen-Orient, en Europe et en Asie, la démarche diplomatique de l’administration Trump est sortie du canevas classique reconnu à ses prédécesseurs. Les rencontres avec le leader nord-coréen, le deal du siècle de paix entre l’Etat hébreux et la Palestine, le retrait tactique et progressif des contingents américains en Afghanistan, en Irak, et même en Somalie, la reformulation de l’accord commercial avec le vieux continent européen, l’avalanche des sanctions à l’endroit des industries concurrentielles de la Chine continentale, la vision de l’ex-«numéro un» des Etats Unis, a longtemps fasciné la tradition diplomatique de la Maison-Blanche. De même, les tentatives américaines de positionnement géopolitique et géostratégique mises en branle depuis 2016 ont relancé les velléités d’un espace global dominé par Moscou et Washington. Les hostilités au Yémen, en Syrie, en Amérique latine, en Europe orientale et en Afrique rappellent les exigences du principe domino, fragilisant l’homogénéité d’un système international en déclin. Malgré un déterminisme politique sur la scène internationale, les réalités de sa politique intérieure peu encourageantes ont poussé les Américains à célébrer l’apogée prématuré du trumpisme par une grand-messe électorale aux conséquences inestimables. Le rêve d’une nouvelle naissance voulue à la grande nation américaine s’estompe au soir d’un vote très contesté qui relance le débat sur la crédibilité jadis enviée de la démocratie américaine. Du point de vue scientifique, la politique étrangère des Etats-Unis sous Donald Trump a une double dimension analytique. Dans un premier temps, sa portée économique plus perceptible et, dans un second temps, le paramètre géostratégique qui pèse moins dans sa conception de la coopération internationale. L’interprétation scientifique se propose ici de parler de la pesanteur géoéconomique plutôt que de la géostratégie, ce qui, de facto, redimensionne le paradigme traditionnel de la puissance interventionniste américaine. Deux critères soutiennent l’analyse géoéconomique de Trump. Le premier, l’accord commercial avec l’Europe qui remet en cause les idéaux du Plan Marshall ; le deuxième, c’est bien évidemment les antagonismes commerciaux entre les deux superpuissances économiques du monde : les Etats-Unis et la Chine. Les sanctions et les embargos contre Pékin confirment cette hypothèse. Une pratique qui relance le débat sur les rivalités observées pendant la guerre froide ; même si, la connotation conflictuelle reste dominée ici par la pesanteur «économie» contrairement à la donne politico-militaire des années 60-70 entre les blocs Est et Ouest. Quant au postulat géostratégique, trois paramètres se dégagent. Le premier reste la ‘’souplesse hypocrite’’ dans les rapports de force entre Moscou et Washington, qui se matérialise à travers une méfiance réciproque sur la scène internationale ; le deuxième c’est non seulement la diminution des effectifs militaires américains dans des zones en pleine ébullition, mais surtout la contribution revue à la baisse des Etats-Unis au budget de la plus grande alliance militaire au monde ; l’Otan. Le troisième paramètre est le paradoxe de l’«Afrique oubliée» dans les catalogues de la diplomatie de la Maison- Blanche sous la mandature du président Trump, contrairement à ses prédécesseurs qui stratégiquement, profitaient de la virginité naïve de ce continent pour en faire leur cheval de bataille. L’interprétation de ces deux pôles d’analyse confirme l’idée préalablement développée, selon laquelle la grandeur perdue et la fierté d’une renaissance retrouvée développée par l’idéologie du trumpisme devrait impérativement être rétablie d’abord et avant tout, par la restauration d’un leadership économiquement offensif et inégalable, plutôt qu’une course effrénée au positionnement géostratégique aux allures américano-soviétiques. Même si l’apogée précoce du trumpisme aux Etats-Unis se résume d’un point de vue objectif aux aléas d’une restructuration politico-sociale mal contenue ; il importe de rappeler que les enjeux internes orchestrés par la pandémie du Covid-19 et surtout la politique migratoire rigide aux empreintes nationalistes ont interrompu le rêve d’une ambition longtemps soutenue. Par Antoine CHACRAN Docteur en Science politique et relations internationales Actualités 20 janv. 2021


Réforme tarifaire à la Société béninoise d’énergie électrique:Le coût de la consommation d’électricité augmenté
Le vent de réformes qui souffle sur la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) touche la grille tarifaire. Celle-ci a connu une augmentation à compter de janvier 2021. C’est à l’occasion d’une séance de travail qu’il a eue, hier mardi 19 janvier, au sein de son entreprise, avec les associations de consommateurs que Jacques Paradis, directeur général de la Sbee, et ses collaborateurs leur ont annoncé la nouvelle. Une nouvelle tarification de la consommation d’électricité entre en vigueur à la Société béninoise d’énergie électrique à compter de janvier 2021. Ainsi, les factures d’électricité vont connaître une augmentation. D’entrée, Ninon Ahoudjinou, directeur commercial et de la clientèle de la Sbee, indique qu’il y a deux types d’abonnés. Il s’agit des abonnés bénéficiant de subventions et des abonnés ne bénéficiant pas de subventions. Parlant du premier lot, il souligne que, grâce à la subvention du gouvernement, la consommation dite tranche sociale qui est inférieure ou égale à 20 kWh, passe de 78 F Cfa à 86 F Cfa le kWh. Quant à la tranche 1, comprise entre 20 et 50 kWh, elle coûte au kWh pour le consommateur 109 F Cfa. Le client dont la consommation est inférieure ou égale à 500 kWh doit débourser 111 F Cfa au kWh contre 133 F Cfa pour le kWh de l’éclairage public. Dans le deuxième lot relatif aux abonnés ne bénéficiant pas de subventions, Ninon Ahoudjinou distingue que le niveau de consommation compris entre 50 et 250 kWh revient à 125 F Cfa au client alors que la consommation supérieure à 250 kWh est vendue par la Sbee à 148 F Cfa. Le client dont le niveau de consommation dépasse 500 kWh classé dans la catégorie usages professionnels et prépaiement paiera au kWh 125 F Cfa. Selon Ninon Ahoudjinou, la consommation mensuelle couvre 30 jours. Pour avoir le montant final de la facture, le client doit considérer, outre la consommation en kWh, d’autres données que sont la prime fixe qui est de 500 F Cfa multipliés par le nombre de kVa souscrits, la Taxe sur la valeur ajoutée qui est de 18 %, la Taxe pour contribution à l’électricité rurale qui équivaut à 3 F Cfa multipliés par le nombre de kWh consommé et la taxe sur électricité qui fait 2 F Cfa multipliés par le nombre de kWh consommé. Sur cette base, explique-t-il, un client qui a consommé 60 kWh, et qui payait en 2020 la somme de 9551 F Cfa doit payer en 2021 un montant de 10 330 F Cfa. Raisons et mesures d’accompagnement Cette augmentation est sous-tendue par certaines raisons. L’augmentation du coût de consommation au kWh, explique Jacques Paradis, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), répond à un besoin d’équilibre financier du secteur de l’énergie exprimé par la société distributrice de l’énergie électrique. A cet effet, l’Autorité de régulation de l’électricité (Are) a proposé un ajustement tarifaire à la hausse validé par le gouvernement. « C’est le décret n°2020-328 du 24 juin 2020 qui présente la révision tarifaire », précise Jacques Paradis. Ce réajustement, poursuit le directeur général, est également motivé par la nécessité d’améliorer durablement les performances de la Sbee afin d’offrir des services de qualité aux populations ainsi qu’aux entreprises. « La subvention de l’Etat n’étant plus globale, il faut passer à la réalité des prix pour les clients non concernés par la subvention ciblée», explique-t-il. Les réformes engagées au niveau de la Sbee ont permis d’impacter positivement les populations. A ce sujet, Faïkou Yaya, secrétaire général de la Sbee, relève entre autres des mesures d’accompagnement. Celles-ci se traduisent, selon lui, par la disponibilité de l’énergie électrique grâce aux investissements effectués par le gouvernement appuyé par le Millennium challenge account. Il cite aussi la réduction du coût du raccordement, l’extension du réseau aux populations non desservies et d’autres mesures de facilitation pour accéder à l’énergie électrique. Préoccupations des associations de consommateurs Les associations de consommateurs ne semblent pas accepter d’avaler facilement la pilule. « Il n’est pas aisé d’annoncer une augmentation de tarif aux consommateurs », fait savoir Ernest Gbaguidi, président de l’Ong Bénin Santé et Survie du Consommateur. Pour Robin Accrombesssi de l’Association des consommateurs du Bénin, «l’énergie électrique fait partie des services sociaux de base ». Ainsi, souligne-t-il, toute augmentation de tarif de la Sbee va impacter beaucoup de secteurs d’activité et le prix des produits s’en ressentira sur le marché. Hermann Mèton de l’Association pour la défense des consommateurs (Adeco), plaide pour que la tranche sociale passe de 20 kWh à 60, voire 100 kWh. Comme d’autres responsables d’associations de consommateurs présents à la séance, Romain Houéhou, président de la Ligue pour la défense des consommateurs, déplore les mauvaises conditions auxquelles sont soumis les clients lors du paiement des factures au niveau des guichets. «S’aligner sous le soleil et sous la pluie pour payer une facture est une injustice socio-économique », martèle-t-il. Sur la question des longues files d’attente, Ninon Ahoudjinou, répond que des mesures sont en train d’être prises pour y remédier. Quant à la mauvaise qualité de service, il indique que les choses s’améliorent déjà sur plusieurs plans mais demande que les associations de consommateurs fassent remonter leurs doléances pour plus de célérité. Par Alain  ALLABI Actualités 20 janv. 2021


Précampagne électorale : La Haac fixe la période
La précampagne électorale vient d’être définie par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication. Une période au cours de laquelle les médias publics et privés doivent observer strictement un minimum d’exigences fixées par l’institution de régulation des médias. « La précampagne couvre la période du 25 janvier à 00 heure au 25 mars 2021 à minuit ». C’est ce que précise l’article 2 de la décision n°21-002/Haac du 13 janvier 2021 portant règlementation des activités des médias pendant la période de précampagne pour l’élection présidentielle de 2021. « Durant cette période, il est formellement interdit à tous les médias, la diffusion de tout élément de campagne électorale relatif à l’élection présidentielle de 2021 conformément à l’article 47 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin. Sont notamment concernés, les émissions ou publications dans les organes de presse annonçant ou présentant une candidature, toute production ou tout article sur les duos président et vice-président à l’élection présidentielle de 2021, les comptes rendus des activités de soutien, d’appel ou d’invite à candidature, les comptes rendus des activités réalisées à des fins de propagande au profit d’un parti ou d’un duo président et vice-président », précise l’article 3. La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication recommande aux médias de diffuser tout élément relatif à l’élection présidentielle de 2021 notamment les rencontres d’échanges et d’information, les déclarations d’adhésion et les cérémonies d’installation des cellules des partis politiques sur toute l’étendue du territoire national, les communiqués et avis de réunion des partis politiques, des organisations et mouvements politiques ainsi que des duos président et vice-président, les déclarations de candidature et en trois diffusions au maximum, les cérémonies d’investiture dans la limite d’une seule par duo président et vice-président en trois diffusions au maximum. Actualités 19 janv. 2021


Scrutin du 11 avril prochain:Les indices d’une présidentielle inclusive
Le parrainage pour la prési-dentielle du 11 avril prochain que d’aucuns taxaient de facteur d’exclusion pour des candidats, particulièrement ceux des partis de l’opposition, n’en est pas un. Ce qui laisse présager un scrutin inclusif et festif, surtout avec l’euphorie notée dans plusieurs localités du Bénin, après le « Oui » du président de la République, Patrice Talon, qui a accepté de se porter candidat à sa propre succession. Les faits laissent entrevoir aujourd’hui que la prési-dentielle du 11 avril prochain sera une grande fête de la démocratie. Comme l’a d’ailleurs annoncé devant l’Assemblée nationale, le 29 décembre 2020, le président de la République, Patrice Talon, lors de son message annuel sur l’état de la nation. A trois mois environ de ce scrutin, la fièvre électorale monte dans tout le Bénin, surtout dans les états-majors des partis politiques. La déclaration du président de la République, Patrice Talon, à Adjohoun, vendredi 15 janvier dernier, à la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes dans les 77 communes du Bénin, qui a accepté d’être candidat à sa propre succession à la présidentielle prochaine, a encore ravivé l’ambiance électorale. Le chef de l’Etat a décidé de donner une suite favorable aux différents appels réclamant sa candidature pour poursuivre la dynamique de développement en cours au Bénin depuis le 6 avril 2016. Le « Oui » sans fioritures de Patrice Talon a été suivi d’une certaine euphorie des populations qui sont spontanément sorties de partout pour saluer ce choix du chef de l’Etat. Cette réjouissance est partie d’Adjohoun jusqu’au domicile du président de la République à Cotonou, en passant par Dangbo, Akpro-Missérété, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il était alors difficile pour le cortège présidentiel de circuler tant les populations étaient ivres de joie pour ce « Oui » libérateur de Talon. L’autre indice qui conforte davantage que la présidentielle d’avril prochain ne fera pas exception à l’ambiance festive qui a toujours caractérisé les précédentes est le débat qui est clos autour de la question sur le parrainage des candidats. Ce que certains pensaient être un facteur d’exclusion de candidats, particulièrement ceux de l’opposition, n’en est pas un. Bien joué pour Up et Br L’inquiétude semble être totalement dissipée après la déclaration du parti de l’Union progressiste (Up), la plus grande formation politique du Bénin, disposant de plus de maires et de députés. En effet, lors de sa session extraordinaire tenue à Abomey-Calavi, samedi 16 janvier dernier, session à l’issue de laquelle le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon pour être candidat à sa propre succession, l’Up a clairement donné consigne à ses élus de parrainer les challengers du président de la République, qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Pourvu que ces derniers soient portés par un parti politique. Les candidats indépendants sont donc exclus de ce mot d’ordre du parti Up. Cette consigne du parti de Bruno Amoussou et des siens semble rejoindre la position du parti du Bloc républicain (Br), actuellement la deuxième force politique du Bénin. Les élus Br seraient aussi libres d’accorder leur parrainage aux candidats de leur choix. Mais ils ne vont pas battre campagne pour ces derniers. Les maires/députés Br vont soutenir sur le terrain le président de la République sortant sur qui le parti a aussi porté officiellement son choix. De toutes les façons, cette flexibilité de l’Up et du Br qui disposent ensemble de 153 élus sur les 159 détenteurs de formulaires de parrainage doit être une délivrance pour les autres partis, surtout ceux de l’opposition dont les Démocrates d’Eric Houndété sans député et sans maire. Puisque les six autres formulaires de parrainage reviennent aux élus du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Paul Hounkpè crédité de six maires, bien loin des 16 élus (députés et/ou maires) exigés pour chaque candidat par le Code électoral pour la validation de candidature à la présidentielle d’avril prochain. Avec les consignes de l’Up et du Br, les candidats de l’opposition ne doivent plus avoir de souci à se faire pour réunir les 16 signatures d’élus exigés par la loi. Plus question de parler d’exclusion d’un candidat puisque la barrière majeure que constitue le parrainage est levée. Ainsi, lentement mais sûrement, tout se met en place pour une bonne fête de la démocratie avant, pendant et après l’élection présidentielle du 11 avril prochain. Actualités 19 janv. 2021


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