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Nouvelles

Scrutin du 11 avril prochain:Les indices d’une présidentielle inclusive
Le parrainage pour la prési-dentielle du 11 avril prochain que d’aucuns taxaient de facteur d’exclusion pour des candidats, particulièrement ceux des partis de l’opposition, n’en est pas un. Ce qui laisse présager un scrutin inclusif et festif, surtout avec l’euphorie notée dans plusieurs localités du Bénin, après le « Oui » du président de la République, Patrice Talon, qui a accepté de se porter candidat à sa propre succession. Les faits laissent entrevoir aujourd’hui que la prési-dentielle du 11 avril prochain sera une grande fête de la démocratie. Comme l’a d’ailleurs annoncé devant l’Assemblée nationale, le 29 décembre 2020, le président de la République, Patrice Talon, lors de son message annuel sur l’état de la nation. A trois mois environ de ce scrutin, la fièvre électorale monte dans tout le Bénin, surtout dans les états-majors des partis politiques. La déclaration du président de la République, Patrice Talon, à Adjohoun, vendredi 15 janvier dernier, à la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes dans les 77 communes du Bénin, qui a accepté d’être candidat à sa propre succession à la présidentielle prochaine, a encore ravivé l’ambiance électorale. Le chef de l’Etat a décidé de donner une suite favorable aux différents appels réclamant sa candidature pour poursuivre la dynamique de développement en cours au Bénin depuis le 6 avril 2016. Le « Oui » sans fioritures de Patrice Talon a été suivi d’une certaine euphorie des populations qui sont spontanément sorties de partout pour saluer ce choix du chef de l’Etat. Cette réjouissance est partie d’Adjohoun jusqu’au domicile du président de la République à Cotonou, en passant par Dangbo, Akpro-Missérété, Porto-Novo et Sèmè-Podji. Il était alors difficile pour le cortège présidentiel de circuler tant les populations étaient ivres de joie pour ce « Oui » libérateur de Talon. L’autre indice qui conforte davantage que la présidentielle d’avril prochain ne fera pas exception à l’ambiance festive qui a toujours caractérisé les précédentes est le débat qui est clos autour de la question sur le parrainage des candidats. Ce que certains pensaient être un facteur d’exclusion de candidats, particulièrement ceux de l’opposition, n’en est pas un. Bien joué pour Up et Br L’inquiétude semble être totalement dissipée après la déclaration du parti de l’Union progressiste (Up), la plus grande formation politique du Bénin, disposant de plus de maires et de députés. En effet, lors de sa session extraordinaire tenue à Abomey-Calavi, samedi 16 janvier dernier, session à l’issue de laquelle le parti a jeté son dévolu sur Patrice Talon pour être candidat à sa propre succession, l’Up a clairement donné consigne à ses élus de parrainer les challengers du président de la République, qu’ils soient de la mouvance ou de l’opposition. Pourvu que ces derniers soient portés par un parti politique. Les candidats indépendants sont donc exclus de ce mot d’ordre du parti Up. Cette consigne du parti de Bruno Amoussou et des siens semble rejoindre la position du parti du Bloc républicain (Br), actuellement la deuxième force politique du Bénin. Les élus Br seraient aussi libres d’accorder leur parrainage aux candidats de leur choix. Mais ils ne vont pas battre campagne pour ces derniers. Les maires/députés Br vont soutenir sur le terrain le président de la République sortant sur qui le parti a aussi porté officiellement son choix. De toutes les façons, cette flexibilité de l’Up et du Br qui disposent ensemble de 153 élus sur les 159 détenteurs de formulaires de parrainage doit être une délivrance pour les autres partis, surtout ceux de l’opposition dont les Démocrates d’Eric Houndété sans député et sans maire. Puisque les six autres formulaires de parrainage reviennent aux élus du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Paul Hounkpè crédité de six maires, bien loin des 16 élus (députés et/ou maires) exigés pour chaque candidat par le Code électoral pour la validation de candidature à la présidentielle d’avril prochain. Avec les consignes de l’Up et du Br, les candidats de l’opposition ne doivent plus avoir de souci à se faire pour réunir les 16 signatures d’élus exigés par la loi. Plus question de parler d’exclusion d’un candidat puisque la barrière majeure que constitue le parrainage est levée. Ainsi, lentement mais sûrement, tout se met en place pour une bonne fête de la démocratie avant, pendant et après l’élection présidentielle du 11 avril prochain. Actualités 19 janv. 2021


Ag élective de la Fédération béninoise de Roller Sports:Marius Tchibozo conduit une liste unique de candidatures
La Fédération béninoise de Roller Sports tient son assemblée générale élective, samedi 30 janvier prochain à Cotonou. Candidat à sa propre succession, le président Marius Tchibozo conduit une liste unique de candidatures. Les acteurs de la Fédération béninoise de Roller Sports seront en congrès électif, samedi 30 janvier prochain, en rangs serrés et mobilisés autour d’une liste unique conduite par le président sortant Marius Tchibozo. Et pour cause ! Après le dépouillement des dossiers de candidatures aux différents postes, seule la liste conduite par le président sortant a été enregistrée. En dehors de Marius Tchibozo, on retrouve sur cette liste Ahounou Franklin et Guegni Akochayé respectivement vice-président et secrétaire général. Bodehousse Boris, secrétaire général adjoint, Fabrice Tito, trésorier général et Brice Ahiha, trésorier général adjoint, Yves Ainadou, organisateur général, Gaga Serge Tchibozo, 1er organisateur général, Gildas Ahiha, 2e organisateur général, Éric Nonvidé, 3e organisateur général, Estelle Bodjrènou, 4e organisateur général. Frank Hossou sera le représentant des arbitres au sein de ce bureau tandis que Zoulia Kana Chabi siègera au nom des femmes. Ce qui témoigne de la cohésion et de l’union au niveau de cette fédération qui prône le fair-play comme le souhaite le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben). Les bonnes performances ainsi que les nombreuses médailles glanées par les athlètes béninois aux différentes compétitions internationales ont certainement milité en faveur de cette jeune équipe de la Fédération béninoise de Roller Sports conduite par Marius Tchibozo depuis 4 ans. L’historique titre de champion d’Afrique décroché par Rawdath Demba Diallo et ses coéquipiers au « 1st Africa Roller Game » en République Démocratique du Congo (Rdc) restera longtemps dans la mémoire du public sportif béninois. Sports 19 janv. 2021


Chan Total Cameroun 2020:Le sifflet béninois absent
La Commission des arbitres de la Caf a, pour le Chan Total Cameroun 2020 qui a commencé depuis samedi 16 janvier dernier, désigné 47 arbitres et arbitres assistants, y compris vidéo, venus de 31 pays du continent. Sur la liste, l’absence du sifflet béninois est à déplorer. Absents à la Can Total Egypte 2019, les arbitres béninois de football ne sont pas non plus présents à la 6e édition du Chan qui se déroule du 16 janvier au 7 février prochain au Cameroun. Aucun d’eux ne figure parmi les 47 arbitres et arbitres assistants sollicités pour officier les matches de la compétition. Après le départ à la retraite de Bonaventure Coffi Codjia, Fataï Adérodjou, Crespin Aguidissou, Alain Hugues Adjovi, Rosalie N’Da Tempa, finie donc l’époque où le sifflet béninois jouissait d’une grande réputation tant sur le plan continental qu’à l’international. Une telle situation devrait faire réfléchir, par rapport au niveau réel du football béninois. Et pourtant, les Ecureuils du Bénin étaient arrivés jusqu’au stade des quarts de finale Can Total Egypte 2019. Alors, est-ce les arbitres béninois qui, par manque de constance au niveau de leurs prestations, n’arrivent pas à s’affirmer ou ce sont les responsables en charge de notre football, qui ne parviennent pas à faire leur promotion, comme cela se doit ? Qu’à cela ne tienne, ce sont 19 arbitres, 20 arbitres assistants et 8 arbitres vidéo qui ont été retenus pour cette compétition. Un quatuor féminin a même été intégré à l’effectif. Ci-dessous la liste complète des arbitres du Chan Total Cameroun 2020. Réferées Assistant Référées 1- Lahlou Benbraham (Algerie) 20 Ibrahim Mohamed (Soudan) 2 George Gatogato (Burundi) 21 Gilbert Cheruiyot (Kenya) 3 Jean - Jacques Ndala (RD Congo) 22 Moctar Saley Abdoul Aziz (Niger) 4 SELMI Sadok (Tunisie) 23 Brinsi Zakaria (Maroc) 5 Peter Waweru (Kenya) 24 Mostafa Akaked (Maroc) 6 Alioum Alioum (Cameroun) 25 Amsaaed Attia (Libye) 7 Dahan Beida (Mauritanie) 26 Issa Yaya (Tchad) 8 Marouf Mohamed (Egypte) 27 Ditsoga Boris Marlaise (Gabon) 9 Daniel Nil Laryea (Ghana) 28 Hasinjarasoa Lionel (Madagascar) 10 Rakotojaona Andofetra (Madagascar) 29 Oliver Safari (RD Congo) 11 Heeralall Ahmad Imtehaz (Maurice) 30 Abdul Aziz Bollel Jawo (Gambie) 12 Traore Boubou (Mali) 31 Emile James Frederick (Seychelles) 13 Samir Guezzaz (Maroc) 32 Hassani KaHalil (Tunisie) 14 Issa Sy (Sénégal) 33 Dick Okello (Ouganda) 15 Jean Claude Ishimwe (Rwanda) 34 Samuel Pwadutakam (Nigeria) 16 Adile Zourak (Maroc) (VAR) 35 Sanou Habib Oumar (Burkina Faso) 17 Pacifique Ndabihawenimana (Burundi) (Var) 36 Abdourazak Ahmed Liban (Djibouti) 18 Zakaria Mohamed Mahamed (Egypte) (Var) Women Women Assistant Referees 19 Abebe Lydia Tafesse (Ethiopie) 37 Bernadetta Kwimbira (Malawi) 38 Mimisen Lyorhe (Nigeria) 39 Atezambong Fomo Carine (Cameroun) (Var) (Avar) 44 Janny Sikazwe (Zambie) (VAR) 40 Jerson Emilio Dos Santos (Angola) (Avar) 45 Bamlak Wessa (Ethiopie) (VAR) 41 Zakhele Thusi Siwela (Afrique Sud) (Avar) 46 Haythem Guirate (Tunisie) (VAR) 42 Elvis Guy Noupué Nguégoué (Cam) (Avar) 47 Papa Gassama (Gambie) (VAR) 43 Ahmed Abouelregal (Egypte) (Avar)   Sports 19 janv. 2021


Scrutin du 11 avril prochain:L’Up pour la continuité de la dynamique
Réunis en session extra-ordinaire, le week-end dernier, à Abomey-Calavi, les membres du bureau politique élargi du parti Union progressiste (Up) ont désigné, à l’unanimité, le président Patrice Talon comme leur candidat à la présidentielle du 11 avril prochain. A cet effet, ils s’engagent à mouiller le maillot pour sa réélection et à le soutenir durant son mandat. Sans surprise, les membres de l’Union progressiste (Up) ont désigné le président Patrice Talon comme le candidat de leur parti à l’élection présidentielle du 11 avril 2021. Une décision qui intervient juste au lendemain de la déclaration d’Adjohoun à travers laquelle le chef de l’Etat a répondu favorablement à l’appel de ses partisans qui l’invitent, de jour comme de nuit, à briguer un second mandat. Pour une victoire éclatante du président-candidat, le bureau politique élargi de l’Up, lors de sa session extraordinaire, samedi dernier, invite les militants du parti à se mobiliser pour conduire, de concert avec tous les patriotes et démocrates, une campagne électorale participative, dynamique, pacifique et triomphante. Les membres du bureau invitent également les citoyens béninois épris de paix et de justice à œuvrer pour la victoire du président Patrice Talon, ceci, afin de garantir un avenir prometteur à chacun et à tous. S’agissant de la désignation du candidat au poste de vice-président, le bureau politique donne son feu vert à la direction exécutive nationale de l’Up, pour mener toutes les concertations avec les autres forces politiques de la majorité présidentielle afin d’identifier, désigner et communiquer au candidat Patrice Talon le nom de son colistier. Notons qu’au cours de la rencontre, deux résolutions ont été prises par les participants. A travers la première, le bureau politique élargi donne mandat à la direction exécutive nationale pour s’assurer du parrainage des candidats président et vice-président désignés par le parti. La dernière résolution est relative au parrainage des autres candidats. A cet effet, le bureau politique élargi de l’Up exhorte les maires et les députés élus sous la bannière du parti à parrainer tout candidat soutenu par une formation politique légalement reconnue au Bénin. Actualités 19 janv. 2021


Gestion migratoire au niveau des frontières: L’Oim outille les hommes en bleu
L’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) organise une formation au profit des officiers d’immigration sur le Midas. La formation s’inscrit dans le cadre du renforcement du mode de gestion des frontières dans le nord du Bénin et est rendue possible grâce à la coopération bénino- japonaise. La question de la gestion migratoire au niveau des frontières préoccupe le Bénin et ses partenaires. C’est dans ce cadre que la représentation de l’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) a organisé une formation au profit des formateurs sur le projet Midas. Ce projet est relatif à une meilleure compréhension des flux migratoires à la frontière de Malanville. Cette formation qui se veut respectueuse de l’agenda africain sur la migration vise à faire tirer le meilleur profit aux pays en matière de migration. « La migration, thème central pour la gestion des frontières, est un phénomène naturel qui constitue la solution et non le problème qui résulte de nombreuses autres difficultés », explique Florent Edgard Agbo, directeur de l’Emigration et de l’Immigration. La position stratégique qu’occupe le Bénin dans la sous-région motive davantage cette formation. « L’hospitalité qui caractérise le Bénin favorise les flux migratoires et appelle à prendre des précautions dans ce sens. Face aux réalités sécuritaires au nord du Nigeria, au Niger, au Burkina Faso, il est très important pour le Bénin d’être informé au mieux sur ce qui se passe au niveau des frontières en termes de mouvement de personnes. Le système de collecte de données de l’Organisation internationale pour les Migrations (Oim) est une réponse qui intéresse le Bénin », souligne-t-il. Selon lui, la question des données statistiques sur la migration est un sujet d’importance régionale et le Bénin est sur la bonne voie avec la modernisation de son mode de gestion des frontières terrestres. A cet effet, le Bénin pose les jalons nécessaires afin de mieux faire face aux défis migratoires. « La réalité des frontières terrestres est un challenge pour le Bénin au regard des réalités sociologiques des peuples que les frontières tracées ont séparés. C’est un contexte dynamique quand on connaît l’état civil des pays africains », insiste-t-il. La présente formation qui s'inscrit dans le cadre du projet Midas intègre notamment la frontière de Malanville au nord du Bénin et permettra de renforcer la sécurité transfrontalière. C’est un outil de collecte, de traitement et de partage des informations sur les migrants mis à la disposition du Bénin par le Japon. « Le Midas constitue une réponse à la problématique des données statistiques mais aussi leur sauvegarde », développe Laurelle Hounsounou, chargée de Bureau par intérim de l’Organisation internationale pour les Migrations au Bénin. Société 19 janv. 2021


Promotion de la destination Mono:Les hôteliers formés sur les techniques de marketing
La direction départementale du Tourisme, de la Culture et des Arts du Mono et du Couffo a organisé, vendredi 15 janvier dernier, à Sè, dans la commune de Houéyogbé, une formation sur le marketing et la vente des produits hôteliers à l’intention des acteurs du secteur. Les promoteurs et gérants des réceptifs hôteliers installés dans le département du Mono ont été outillés, vendredi dernier, sur les notions de marketing et de vente des produits de leur secteur d’activité. Venus des six communes du département, les participants à l’atelier ont bénéficié des enseignements sur le e-management, les stratégies de vente en direct ainsi que celles de groupage et de réseau. Pour booster le chiffre d’affaires de la cible, le binôme de formateurs présidé par Maxime Dessouassi, a également conseillé l’investissement dans l’organisation des événementiels tels que les sports nautiques, la course à la pirogue au niveau des cités lacustres du département. Idem pour l’organisation d'une fête gastronomique du département et de la Journée mondiale de sauvegarde de la tortue. La tenue de ces événements et surtout leur attractivité, retiennent les formateurs, aideront à relever le taux d’occupation des hôtels. Sur l'usage des enseignements, Félix Houessou, Valérie Alofa et Thierry Aho, tous des participants à l’atelier, ont promis non seulement de s’en servir pour corriger la pratique au niveau de leurs réceptifs mais aussi de les partager avec leurs confrères pour une synergie d’actions. Mais si la volonté de bien faire ne fait pas défaut, selon Félix Houessou, promoteur d’hôtel à Comé, les investissements que cela appelle sont parfois colossaux et méritent que l’Etat soutienne le secteur avec des subventions. Plusieurs autres doléances ont été confiées à Rock Gnassounou-Akpa et ses collaborateurs de la direction départementale du Tourisme, de la Culture et des Arts, structure organisatrice de l’atelier. Les raisons de l’organisation de la présente session de formation ont été révélées par le directeur départemental dans son mot d’ouverture. La faible occupation des hôtels et les plaintes reçues autant des promoteurs que des clients au niveau de la direction départementale sont, entre autres, les raisons invoquées par Gnassounou-Akpa. Il a laissé entendre que, faisant suite aux plaintes, ses services ont identifié notamment comme cause de cette situation l’absence presque totale de stratégies de marketing. Ce qui n’arrange pas la visibilité des produits censés attirer la clientèle, appuie le directeur départemental qui soutient que l’atelier est initié pour apporter quelques solutions en vue de renverser la tendance notée. Société 19 janv. 2021


Père Israël Mensah à propos de la gouvernance du Bénin :« Il ne s'agit pas que d'une rupture structurelle, mais d'un changement de nos habitudes … »
Le Bénin a opté avec euphorie pour la Rupture en 2016. Un concept dont le contenu peine à être compris de l’opinion publique et dont parle Père Israël Mensah, fondateur de l’association Mémoires d’Afrique, avec tout le sens de la circonspection et de l’humilité qui le caractérise, à travers cette interview. Se refusant à porter son regard sur la gestion politique de son pays d’origine, il analyse certains a priori qui vouent, à tort, aux gémonies les dirigeants et propose des clés pour une refonte des mentalités. Père Israël Mensah, vous êtes le fondateur de l’association Mémoires d’Afrique et fort de ses objectifs, vous contribuez à l’éveil de l’homme par la culture. Pour un homme de Dieu appelé à éclairer son peuple sur le chemin de la vérité, qu’est-ce qui justifie cet intérêt à se préoccuper de son prochain au-delà de sa mission eucharistique ? Père Israël Mensah : Je souhaite, au début de cet entretien, préciser que si j'ai accepté votre invitation, ce n'est pas parce que je me considère meilleur ou plus avisé que mes compatriotes béninois, mais parce que je considère simplement ma mission comme celle d’un « passeur ». Aussi bien dans mon engagement oratorien que dans celui de Mémoires d’Afrique que vous venez de citer et que j’ai créée avant de devenir prêtre, au moment où j’étais encore en formation. Pourquoi accepter d’intervenir aujourd’hui ? Parce que je voudrais contribuer à redonner espoir face à l’excès d’images de catastrophes et d’informations violentes diffusées quotidiennement, face au développement virtuel des relations humaines qui peuvent devenir destructrices. Il me parait important de chercher à redonner espoir. Il me parait tout aussi important de dire ici que je n’ai jamais souhaité ni ne souhaite aujourd’hui offenser ou blesser qui que ce soit par incompréhension ou de toute autre façon. Tout être humain recèle d’immenses possibilités d’abnégation et de générosité. Tout Béninois, sans exception, est capable de bien. Il suffit que les situations et les circonstances soient favorables. Personne ne nait mauvais. Nous avons tous notre part de force et de faiblesse. Je suis moi-même conscient de mes propres manquements sous le regard de Dieu et des hommes. Et, comme beaucoup, je me retrouve dans cette affirmation attribuée à Saint Paul : le bien que j'ai envie de faire, je n’arrive pas à le faire et le mal que je n'ai pas envie de faire, c'est cela que je fais. Cette intense prise de conscience douloureuse de mes limites fait que je ne jugerai personne sur ce qu’il n'a pu bien faire, malgré ses promesses. Dès lors, j'essaye de regarder les qualités que Dieu a mises en lui pour le bien de tous, pas uniquement ce qu'il faut changer. C'est cette conscience de l’état d'imperfection lié à notre nature même, mais aussi notre capacité de perfectibilité qui m'interroge et me fait réfléchir. Le Dieu de Jésus-Christ, par son incarnation et sa venue pour chercher les pécheurs, prend un sens de renaissance et d'espérance pour moi. J’ai la conviction que pour aller au delà de ces imperfections qui nous tiennent en esclavage, il faut s’accrocher à la foi, s’efforcer de le faire au quotidien. Le combat est rude. Il y a des bas et il y a des hauts. Dieu ne se réjouit pas de nos égarements, ne guette et ne brandit pas nos erreurs pour nous détruire. Il ne nous rejette pas non plus. Sa miséricorde nous est toujours donnée. Quelle folie dirons-nous ! Il regarda le jeune homme riche qui refusa de le suivre, et il l’aima, dit l’Ecriture. Il respecte sa décision mais Il espère toujours le changement. C'est cette foi qui éclaire notre humanité, qui doit nous pousser vers plus d'humilité. Moi le premier. Je dirais, pour paraphraser le Cardinal Etchegaray, que « j'avance comme l’âne de Jérusalem, dont le Messie fit Sa monture ». C'est en servant et en progressant ainsi, que j'ai malgré tout embrassé le sacerdoce et le domaine de la culture, par le biais de l’association "Mémoires d'Afrique" que j'ai créée d’abord en France en 1998 avec des amis français et béninois expatriés et ensuite au Bénin en 1999, pour apporter à mon pays et au peuple auquel j'appartiens un lien vers son histoire et son identité, dans un monde qui est aujourd'hui un village planétaire. Je ne souhaite pas que ce qui est positif dans notre culture se dilue et disparaisse complètement dans notre ouverture au monde. Le moteur de cette création, c’est une intime conviction survenue à la suite d’une expérience de crise d’identité en 1995. Elle rejoint la pensée de Wolé Soyinka, premier écrivain noir, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1986, qui écrivait «Le manque de connaissances du passé écourte la croissance de l’Afrique ». Je remercie ma congrégation qui comprend cet engagement personnel et le respecte. L’Oratoire, fidèle à sa tradition, demeure attentif au rapport entre « Foi, Cultures et Société ». Je n’ai pas créé Mémoires d’Afrique pour survivre ou pour trouver un emploi, ou pour un quelconque besoin, c’est simplement une modeste passion. J’avoue qu’il y a des domaines plus prometteurs et plus prestigieux. Mais pour moi la culture est la base du véritable développement, ce n’est pas qu’un aspect du développement. C’est le fondement. Je salue l’effort de ce gouvernement qui essaye d’aller dans ce sens. Observateur de la vie sociopolitique de votre pays d’origine, le Bénin, vous avez eu également à constater les avancées faites par le peuple béninois dans sa marche vers le développement depuis les indépendances. De votre position, quelle appréciation faites-vous des actions des différents dirigeants ayant à charge les destinées du Bénin ? Le 6 avril prochain, cela fera, jour pour jour, trente ans que j’ai quitté mon pays. La France m’a accueilli sans m’empêcher de continuer d’aimer le pays qui m’a donné sa culture et qui m’a apporté la base de ma formation. J’ai beaucoup souffert de l’absence de mon pays pendant cinq années consécutives. Je me suis battu et j’ai travaillé dur comme tous mes autres compatriotes à l’étranger. Je serai toujours reconnaissant à ce pays d’adoption où tout un peuple s’efforce de garantir les libertés individuelles. J’en ai bénéficié, et beaucoup d’autres personnes aussi dans le monde. Le 6 avril 1991 est une date historique, elle correspond, rappelons-le, à la fin d’une période politique tumultueuse et triste de notre pays et le début d’une nouvelle aventure nationale suscitant beaucoup d’espoir. C’est le début d’un renouveau politique. J’y suis attaché symboliquement. Car c’est aussi pour moi un tournant dans ma vie. Le Bénin devait renaître avec l’installation d’un nouveau gouvernement et moi je devais renaître avec mon installation dans un nouveau pays. J’ai à cœur, depuis lors, la réussite de cette reviviscence, aussi douloureuse soit-elle. Cela dit, je sais que le penchant humain le plus naturel est de clouer au pilori toute personne avec laquelle on a des divergences de vues ou d’engagement ; voire de définir ad vitam aeternam cette personne par ses limites, en cherchant à l’anéantir. Et cela, sans concession. Mais cette voie conduit immanquablement vers une impasse, vers une justice souvent violente, toujours non apaisante. C'est à travers ce prisme que j'interprète, mais je peux me tromper, le pardon accordé à feu Matthieu Kérékou par le peuple béninois, au milieu du tourbillon des tempêtes et des vents violents qui ont soufflé sur le Bénin en quête de démocratie, entre les années 1985-1991. Ce pardon douloureux, accordé par les victimes, a créé un climat pacifique de reconstruction nationale. Décision majoritairement souhaitée et saluée. Fallait-il faire autrement ? Peut-être. Le choix de la voie du pardon nous a permis de faire une révolution pacifique, institutionnellement, mais ce fut, tout de même, un changement brutal pour toute l’équipe gouvernementale qui a dû céder le pouvoir en quelques heures, même sans affrontement sanglant. Ce même choix nous a permis de faire, pendant un quart de siècle, un apprentissage chaotique de la démocratie. Dans ce chaos, une alternance régulière s'est opérée, provoquant un cheminement erratique. Les gouvernements qui se sont succédé ont fait ce qu'ils ont pu. Mais il faut hélas reconnaître que la politique obéit souvent à des mécanismes bien éloignés des exigences de justice. C’est la raison pour laquelle j’ai opté pour la Culture et ne souhaite pas faire de la Politique. Aussi je pense qu’émettre des avis sur la conjoncture politique n'est pas de mon ressort. En revanche, je peux donner mon éclairage aux acteurs politiques en défendant constamment les causes des plus pauvres, de ceux qui se contentent difficilement d’un repas par jour. Dans cette optique, j’en ai la conviction, la politique peut être le lieu le plus vaste pour l'exercice de la charité. En homme de foi, vous semblez bien circonspect s’agissant d’évoquer la politique et de donner votre avis sur la gestion des affaires publiques. Mais pour le citoyen qui tend à voir son pays avancer, quelles observations faites-vous sur l’avènement du régime dit de la Rupture et la gouvernance dont l’Etat fait l’objet de sa part ? En 2016, nous avons opté, presque euphoriquement, pour la Rupture. Je ne sais pas si tout le monde avait bien compris le contenu de cette rupture ou pas. Le premier sens qui a été retenu, d'une manière générale, a été la rupture comme changement par rapport au gouvernement sortant. Et on pensait que les habitudes et les coutumes allaient demeurer les mêmes, y compris dans la relation Eglise-Etat. Le respect des institutions a toujours été privilégié et défendu par l’Eglise. Or nous voyons aujourd'hui, que le changement est très profond. Au-delà d’une rupture formelle, il s’agit d’un changement de fond. Un changement radical, déroutant voire déstabilisant, et de ce fait empreint de violence. Il ne s'agit pas seulement d'une rupture dans le fonctionnement des structures politiques ou administratives, mais d’un changement de nos habitudes communes, de nos pratiques, de nos traditions qui sont devenues une seconde nature et qui se sont érigées, au fil du temps, en règles et en lois naturelles. J’appartiens à la nation béninoise, cette mentalité est aussi la mienne. Avant d’être un prêtre, je suis issu d’une culture, d’un peuple. Nous sommes tous invités, au même niveau, à nous débarrasser de ce qui peut entraver notre développement collectif. C'est en relisant le livre de René Dumont " l'Afrique Noire est mal partie" que j'essaye de mieux comprendre le concept de la Rupture. Au lendemain des indépendances, soit deux ans après nos premiers pas dans l’exercice du pouvoir de gouvernement, cet agronome français identifiait déjà de nombreux points sur lesquels nous devrions rompre pour une bonne gestion de nos jeunes États. Je reste persuadé, sans une seconde d'hésitation, que notre Président actuel en choisissant le concept du "nouveau départ" pensait sûrement à ce livre. Si je le pouvais, je l’offrirais à tous les intellectuels béninois comme Kérékou avait, à l'époque, offert à tous les membres de son gouvernement le fameux " Convertissez-vous et le Bénin vivra" qui a contribué à sa façon, d’une manière presque consensuelle, à l’ouverture d’une voie nouvelle vers une démocratie pluraliste. Aujourd'hui, nous sommes davantage dans une dynamique de développement global, ordonné dans un cadre dit de "démocratie contrôlée" selon les politologues. Ce développement concerne tous les secteurs. Mais, je l'ai toujours dit, on a beau changer les structures, si les hommes qui doivent les faire fonctionner ne changent pas eux-mêmes, le résultat sera toujours un échec, et toujours, les changements nécessaires seront difficiles à mettre en œuvre. Tout le monde est unanime sur le fait que nos États ont besoin d'institutions fortes. Ils ont aussi besoin d’hommes nouveaux. Or, c'est par l'éducation que l'on prépare ces hommes et que l’on suscite des intelligences neuves pour un nouveau départ. Seule l'école permet d’y arriver collectivement par l'éducation à la fois formelle et non formelle. Par ailleurs, j’ajouterai qu’il n'est pas aisé de donner un feu vert à quelqu'un sans suspicion, surtout au Bénin. Si quelqu’un fait telle chose, c'est parce qu'il y trouve sûrement son compte. C’est le principe du "Doudou dé mé". Ce n’est plus ce qui est à faire qui est important et procure de la satisfaction mais uniquement ce que l’on y gagne. Cette habitude, prise au lendemain des indépendances, est devenue très prégnante dans bien des domaines et à tous les échelons. Elle a vicié toute progression normale des choses dans le respect des institutions et des règles. Peut-on extirper d'un coup les racines de cette mentalité ancrée dans nos mœurs pendant six décennies ? Le chemin reste encore long, très long mais il ne faut pas renoncer. Quel est réellement votre avis sur la gouvernance actuelle du pays ? Vous me demandez mon avis sur la situation politique de mon pays aujourd'hui. Je ne saurais donner une réponse péremptoire à votre question car lorsque je célèbre, tout en étant un pécheur pardonné moi-même, j'ai, comme peuple de Dieu, des fidèles de tous les bords politiques du pays. Mon souci constant est de rassembler, de donner à tous une chance pour bâtir notre cité. Chacun à sa place et dans son rôle. La politique est un art. Il faut pour cela parvenir à convaincre sans intimidation, autour d’idées fédératrices, de causes communes. Rechercher un accord basé sur la confiance par la consultation, l’échange et le recours à des compromis équitables. Dieu ne nous violente pas. Il nous laisse libres. S’il a un plan pour chaque être humain, c’est avant tout celui de laisser agir en lui la grâce en toute liberté et en toute justice. Mais, je le redis, la politique obéit parfois, sinon souvent, à une logique qui n'a rien à voir avec le langage de la justice. Alors le défi majeur est de rendre la justice à la manière du roi Salomon. Dans un monde miné par des luttes de pouvoir, chacun a l’impression de se trouver pris en tenaille dans un rapport de force : la force populaire, qui devrait idéalement être celle de contre-pouvoirs constructifs, et la force de l'Exécutif, légitimée par la volonté de garantir la sécurité de tous et de protéger les institutions étatiques. Nous devons tous être attentifs aux besoins de nos frères les plus démunis, qu’ils soient croyants ou pas, de ma religion ou pas. J'observe, comme tout citoyen, que des actions positives ont été menées par ce gouvernement. Je ne vais pas les lister mais elles améliorent le quotidien de nos compatriotes. Comprenez que je puisse, sur ce point, dire que j’en suis heureux. Mais il faut surtout veiller à leur consolidation, à leur pérennisation, ne pas reproduire l’exemple du Cic (Centre International de Conférence) près de l’aéroport. Il me semble que cette équipe gouvernementale est très vigilante sur ce point. Il est urgent de tendre la main à tous ceux, trop nombreux, qui sont laissés à la traîne, tous ceux qui luttent pour leur survie, pour sortir de la précarité et de la pauvreté. La tâche est titanesque. Il y a de toute évidence des mesures à prendre, des choses à améliorer, à réajuster. Encourageons néanmoins les bonnes choses et dénonçons avec charité et respect les mauvaises décisions. Je nous exhorte à avoir parfois l’humilité de soutenir les bonnes idées dans l’intérêt de tous, même lorsque ces idées ne viennent pas de nous. C’est aussi cela, une des caractéristiques de la sagesse africaine. Ma dernière recommandation touche à la vitalité de notre république. Je remarque dans l’évolution actuelle que l’opposition n’arrive pas à trouver sa place pour jouer convenablement son rôle. Elle ne doit pas y renoncer, elle doit le faire sans cesse dans le dialogue, pour le bien du pays et la réalité de notre démocratie. Je pense aussi que nous ne devons pas tout attendre de l'État et qu’il faut reprendre l’adage ; " Ne vous demandez pas ce que l'État peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour votre pays". Néanmoins il revient indiscutablement à l'État de créer les conditions favorables indispensables à cette prise de responsabilité citoyenne. Est-ce qu'il peut arriver que l'État et le peuple regardent dans la même direction ? C’est mon espoir et le vœu fervent que je formule en ce début d’année, en cette période de pandémie qui met le monde à l’épreuve de la solidarité entre les êtres humains dans la fraternité, quelles que soient nos fragilités humaines. Société 19 janv. 2021


Session criminelle au Tpi de Lokossa:70 accusés à fixer sur leur sort dans 40 dossiers
Le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa a ouvert hier, lundi 18 janvier, sa première session criminelle pour le compte de l’année 2021. Quarante dossiers sont inscrits au rôle de cette session dont les audiences accessibles au public se tiennent jusqu’au 12 février prochain. Pour la deuxième fois dans son fonctionnement, le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, dans le Mono, tient depuis hier, une session criminelle ouverte au public jusqu’au 12 février prochain. Au rôle de la session sont inscrits quarante dossiers relatifs, entre autres, à des faits de meurtre, d’exercice illégal de la médecine, de faux en écriture publique et authentique, de pratique de charlatanisme et de nondénonciation de crime et d’incendie volontaire. Appelés à la barre pour se défendre pour des faits mis à leur charge, quelque 70 accusés vont pouvoir être fixés sur leur sort au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa statuant en matière criminelle. La session se tient en application des dispositions de la loi 2018-14 modifiant et complétant la loi 2012-15 du 12 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin, selon le magistrat Lucien Djimènou, procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. « C’est la deuxième fois que le tribunal de Lokossa se conforme aux dispositions des lois sus évoquées », a indiqué le magistrat en ajoutant que « le but est de rapprocher la justice du justiciable, d’assurer à celui-ci son droit d’être jugé dans un délai raisonnable et plus encore de lui garantir la possibilité de relever appel d’une décision qui n’épouse pas son assentiment». L’ouverture de la session, retient-il, est un évènement de grande envergure. Et pour cela, le magistrat Djimènou a engagé toutes les parties prenantes à s’acquitter convenablement de leur mission. « Il convient que chaque acteur joue sa partition afin que les populations de Lokossa qui continuent de s’adonner à des actes de délinquance sachent prendre conscience de la gravité de leurs actes et se corriger pour le bien de tous », souligne le procureur de la République. Aussitôt après l’ouverture solennelle de la session, hier, le tribunal est passé à l’examen des deux dossiers inscrits au rôle de cette première journée. Le premier porte sur des faits de meurtre et le second a trait aux coups mortels. Les deux dossiers ont été examinés sous la direction du magistrat Raymond Godémin, président du tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. Au terme de son jugement, le tribunal a reconnu coupable le mis en cause dans le dossier de meurtre. Il est condamné à cinq années de réclusion criminelle. Société 19 janv. 2021


75e étape de la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat :Le plaisir de visiter les Aguégués, le bonheur de rendre compte…
Aguégués, la belle cité lacustre du département de l’Ouémé a été la première localité à recevoir le chef de l’Etat pour la dernière journée de sa tournée de reddition de comptes. Et s’il s’est senti chez lui et a conversé sans langue de bois avec les populations, vendredi 15 janvier dernier, c’est bien parce que l’accueil était exceptionnel et témoigne de la place qu’il occupe dans le cœur des Aguéguénou. Deux présidents de la République ont eu la chance de visiter la commune lacustre des Aguégués avant le président Patrice Talon. Mais à la différence de ceux-ci, le chef de l’Etat a communié directement avec les populations de la terre des Djèvienou, vendredi 15 janvier dernier. Et rien n’a été ménagé pour accueillir le président de la République. Chants, danses et slogans pour reconnaître au « développeur exceptionnel » tout l’honneur qui lui est dû. Pour la petite virée sur l’eau avant de rallier la Maison des jeunes de la localité pour sa séance d’échanges avec les populations, le président de la République est resté admiratif du charme du pittoresque cadre physique de cet ensemble d’îlots logés dans la basse partie du fleuve Ouémé. Admiratif, il le sera aussi à sa descente, face à la mobilisation des populations et leur euphorie à peine voilée. L’amour et la chaleur des peuples lacustres, le chef de l’Etat a pu s’en rendre compte par lui-même à l'occasion. A cette joie des grands jours succèdera le moment de vérité. Cette étape dans la tournée de reddition de comptes du chef de l’Etat n’a rien ôté au protocole habituel. Première intervention, celle du maire de la commune, Marc Gandonou. Et comme on pouvait s’y attendre, ses premiers mots ont été ceux de gratitude. A Aguégués plus qu’ailleurs, l’action déployée par le président Patrice Talon à la tête de l’Etat a eu d'énormes impacts. La réconciliation dans la crise des méthodistes, qui a survécu à tous les régimes précédents «a permis de porter à la tête de cette communauté religieuse, un digne fils des Aguégués », a reconnu le maire. Quant à la réforme du système partisan, elle a eu l’avantage de promouvoir de jeunes leaders politiques dans la localité tout en offrant la possibilité à cette commune d’avoir pour une première fois, un de ses fils au palais des gouverneurs. « Le Programme d’action du gouvernement a révélé le Bénin au monde et Aguégués aux autres communes du Bénin », poursuit, ému, l’élu. Les actions qui ont révélé les Aguégués, il ne manquera pas de les citer, pour montrer au président Patrice Talon, pourquoi les populations sont si euphoriques à sa vue. Lui qui, depuis le palais de Marina, a oeuvré à améliorer leur cadre de vie et changer leur quotidien. Sous l’ère de la Rupture, Aguégués se sent moins orpheline et voit ses difficultés se conjuguer au passé. En recevant en audience le 14 juillet 2017, le Conseil communal d’alors, trois promesses fortes avaient été faites par le président Patrice Talon. A la date de sa visite, l’essentiel a été accompli, salue le maire. Reste seulement l’électrification des arrondissements de Zoungamè et Avagbodji. Pour cela, les populations espèrent de sa part « un coup de pouce». Et si seulement le président Patrice Talon pouvait dire un seul mot, Aguégués sera guérie de son mal, souligne le maire Marc Gandonou sous les ovations de sa population. Comme partout ailleurs dans le pays, cette cité fluviale, avec des spécificités qu’on ne retrouve nulle part ailleurs a eu droit à l’encadrement technique et aux moyens financiers pour ses producteurs. Aguégués tend la main au gouvernement Si la commune a connu des transformations essentielles au cours des cinq dernières années, tout n’est pas pour autant rose. Le secteur de la pêche qui fait de la commune des Aguégués l’une des premières productrices de ressources halieutiques tend vers sa disparition. Les engins prohibés et le drainage dans ses eaux des produits toxiques utilisés pour la fertilisation des champs par les eaux de pluie ont induit la raréfaction et la destruction des espèces. En plus des prévisions gouvernementales tendant à enrichir les eaux fluviales par les alevins, Marc Gandonou, pour le compte de sa commune, plaide pour la promotion de la pisciculture en cage à travers un village aquacole. Un programme spécial pour le tourisme dans la commune est aussi espéré à l’instar de ce qui est fait à Ganvié pour révéler l’immense potentiel de toutes les régions lacustres, de même que la lutte contre l’érosion. Aguégués rêve aussi d’un stade municipal et de l’asphaltage de ses pistes. L’électrification reste l’une de ses doléances fortes et pour que son rêve ne s’estompe, la belle cité lacustre lance un « appel » en faveur de la réélection du chef de l’Etat et s’engage à lui assurer une mobilisation massive. A l’instar du président Talon, la première dame Claudine Talon fait aussi le bonheur des Aguéguénou avec sa fondation. A chaque arrondissement, elle a offert une barque motorisée pour le déplacement des enseignants et a érigé çà et là, des latrines pour en finir avec la défécation dans la nature. Autant d’actions pour lesquelles le maire a invité le chef de l’Etat à lui transmettre la gratitude des populations. En somme, on est dans cette commune du Bénin, la 75e visitée par le chef de l’Etat au cours de sa tournée, satisfaits des nombreuses œuvres de développement du pays. La lutte contre la dilapidation des ressources publiques et l’assainissement de la gestion ont permis de mobiliser des ressources, à telle enseigne que le Bénin a désormais des capacités d’investissement dont la nation entière est fière, conclura le maire. Faire les choses mieux que par le passé Comme il l’a fait dans les 74 communes précédemment parcourues, le président de la République est resté focus sur sa détermination à changer le pays. « Nous devons faire les choses mieux que par le passé », a soutenu le chef de l’Etat, expliquant aux populations, le sens à donner à l’action commune qu’il déploie avec le soutien de tous à la tête du pays depuis cinq ans. Son déplacement dans cette commune, il lui donne deux sens : le plaisir de venir aux Aguégués et le bonheur de rendre compte. « Face à cet accueil si enthousiaste et grandiose, je suis honoré, flatté. Je ne trouve pas d’autres mots pour exprimer ma gratitude », a déclaré le chef de l’Etat. Pour ce qui est du second sens, il retient que les Béninois ont enfin pris en main leur destin et que le pays est en chantier comme jamais. « Dans tous les domaines, quelque chose se fait. Notre action commune nous a donné une autre mesure de la construction de notre pays… Je voudrais que chacun soit conscient de la nécessité de ce bilan », a poursuivi le président. Les efforts faits pour assurer l’autonomie énergétique du pays ne laissent plus le moindre doute quant au rêve de la commune des Aguégués d’être entièrement électrifiée. Pour les arrondissements de Zoungamè et Avagbodji, il s’est engagé à plaider auprès du gouvernement et du ministre en charge du secteur pour que la lumière jaillisse très vite. « J’ai du plaisir à aller au contact des populations. Je trouve en cela une nécessité capitale… ce qui se fait dans le pays n’a jamais été fait avec autant d’ampleur, à cette vitesse, dans un même quinquennat, mais il reste beaucoup à faire », reconnaît-il. La certitude, c’est que le pays a commencé par faire les choses beaucoup mieux que par le passé. Et c’est bien là, le principal bilan avec pour effet, une nouvelle dynamique, l’engagement et l’effort de tous et donc, la renaissance du pays. Actualités 19 janv. 2021


Délivrance des formulaires de parrainage : La Céna a reçu 20 maires et 8 députés ce jour
En plus des 99 formulaires de parrainage délivrés la semaine dernière, la Commission électorale nationale autonome en a délivré 28 ce lundi 18 janvier, précisément à huit députés et 20 maires. Au total, 127 élus sont en possession de leurs formulaires de parrainage. Rosine Dagniho, Dakpè Sossou, Justin Hounsa Agbodjete, Eustache Akpovi, Richard Allossohoun, Euric Guidi, Nassirou Arifari Bako et Janvier Yahouedeou. Ce sont les huit députés qui ont reçu ce jour leurs formulaires nominatifs de parrainage. Désormais, 57 députés ont déjà satisfait à cette exigence depuis mardi 12 janvier dernier où l’opération a démarré. En outre, la Commission électorale nationale autonome a reçu ce jour, 20 maires nommément Oscar Cletus Kouholi, Auguste Amoussou Aihunhin, Didier Sanni Kouande-Sounon, Koto Orou Mare, Jonathan Awo, Thian Bio Orouzime, Lucie Ablawa Sessinou, Thierry Sonagnon Tolegbe, Gervais Houenou Hounkpe, Évariste Ahouandjinou, Jean-Mejor Viwagnon Zannou, Zakari Boukary, Robert Wimbo Kassa, Séraphin Nambima, Maoudo Djossou, Joseph Godonou Hounkanrin, Maxime Allossogbe, Zinatou Saka Osseni Alazi, Yaya Garba et Charlemagne Yankoty. Au total, 70 maires ont déjà retiré leurs formulaires. Pour boucler l’opération de délivrance des formulaires de parrainage, il ne manque plus que 32 élus en l’occurrence 7 maires et 25 députés. Actualités 18 janv. 2021


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