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Nouvelles

Investiture du président Addo Dankwa Akufo-Addo:Aurélien Agbénonci honore le Bénin
« Je serai fidèle à la République du Ghana. Je préserverai à tout moment, et veillerai à protéger et à défendre la Constitution du Ghana ». C’est là, la quintessence du serment prononcé dans la matinée du jeudi 7 janvier 2021 dernier à Accra par Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Il est réélu avec 51,3 % des voix à la tête du Ghana pour quatre nouvelles années suite à la présidentielle du 7 décembre dernier. Comme Nana Akufo-Addo, le vice-président réélu, Mahamudu Bawumia a également prêté serment devant le président de la Cour suprême Anin Yeboah, sur le parvis du parlement plein d'un beau monde. Dans un parfait alliage entre tradition et modernité, cette cérémonie de prestation de serment a été réglée comme sur du papier à musique. Elle a réuni presque tout le gotha politique ghanéen dont notamment l’ancien président John Agyekuym Kufuor, mais aussi les chefs d’Etat de la sous-région et des personnalités étrangères. En effet, cette cérémonie solennelle a été rehaussée par la participation de plusieurs délégations étrangères dont une douzaine de présidents africains, au nombre desquels Macky Sall du Sénégal, George Weah du Libéria et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. A l’instar de la Grande Bretagne représentée par son ministre en charge de l’Afrique, du Nigeria, de la Gambie, de l'Inde ou de la France, le Bénin a été aussi représenté par le chef de sa diplomatie. Aurélien Agbénonci s’est dit fier de représenter le Bénin et le président Patrice Talon à la cérémonie de prestation de serment du président réélu, Akufo-Addo, ainsi que du vice-président réélu, Mahamudu Bawumia. Au terme de la cérémonie, Aurélien Agbénonci n’a pas manqué de se féliciter de « la qualité des relations entre les pays frères du Ghana et du Bénin, au beau fixe», selon ses mots. Aussi, a-t-il sublimé la gouvernance ayant à cœur les actions de développement et l’épanouissement des populations, qui ont conforté la dynamique démocratique, en mérite de quoi le président Akufo-Addo est à nouveau porté à la tête du Ghana. Maximiser C’est à pas de charge que le chef de la diplomatie béninoise a accompli la mission qui l’a conduit à Accra où il est venu dans la matinée du jeudi 7 janvier dernier. Une présence en terre ghanéenne qu’Aurélien Agbénonci a maximisée par des rencontres be to be avec les présidents de la Cedeao et de l’Union africaine, certes brèves mais enrichissantes, selon des indiscrétions, car ayant porté sur les questions de coopération, notamment la préparation des prochains sommets de la Cedeao et de l’Ua, la question relative à la fermeture et ouverture des frontières nigérianes, l’entrée en vigueur de la Zlecaf, etc? Paul AMOUSSOU,envoyé spécial à Accra International 11 janv. 2021


Fête de vodoun 2021:Des manifestations sobres à Houéyogbé
A Sahouè Houéyogbé, des dignitaires et adeptes des cultes endogènes ont fêté en public dans le respect des gestes barrières contre le Covid-19. Chez Hounnongan Tognon dit « Pharaon », les adeptes des divinités Gou, Dan, Hêviosso et Sakpata ont effectué des rituels du 1er novembre 2020 au 9 janvier 2021. Après avoir effectué la grande prière, ce dimanche soir, ils se sont constitués en petits groupes pour égayer le public à travers plusieurs démonstrations. La ville de Houéyogbé a vibré au rythme du 10 janvier, fête des religions endogènes, dimanche dernier, malgré la pandémie du Covid-19. En effet, quelques adeptes des divinités Gou, Dan, Hêviosso et Sakpata se sont constitués en petits groupes pour tenir en haleine une partie des habitants de la ville à travers rituels et réjouissances. Hounnongan Tognon dit « Pharaon », principal organisateur de ces festivités, joint par téléphone, explique que la journée du dimanche a été meublée par la grande prière au cours de laquelle ils ont imploré la grâce divine, celle des divinités et des mânes des ancêtres sur le Bénin, ses fils et filles, surtout le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui est « le premier citoyen du pays ». « On a beaucoup prié pour lui et les membres de sa famille », détaille Hounnongan Tognon qui remercie au passage le président de la République pour ses bonnes œuvres pour la promotion de la culture béninoise et l’invite à aller plus loin de sorte que les divinités endogènes soient mises en valeur. En outre, le dignitaire et ses adeptes ont prié pour le bonheur des fils et filles de la commune de Houéyogbé. Ils ont aussi prié afin que les malfaiteurs se repentent et reviennent sur le droit chemin. Cette grande prière est l’occasion, dit-il, pour chaque adepte de formuler ses souhaits personnels à l’endroit des divinités. Hounnongan Tognon informe qu’à Houéyogbé, les préparatifs pour le compte de cette fête ont démarré depuis le 1er novembre dernier. Il énumère, à l’occasion, les grandes étapes desdits préparatifs qui se sont achevés le 9 janvier par plusieurs rituels et l’immolation de bêtes. Culture 11 janv. 2021


Fête de vodoun 2021:Les grands sites déserts à Cotonou
Pas de manifestations publiques sur le site traditionnel de Cotonou, au niveau de la plage de Jacquot, au quartier Fidjrossè, où la fête du Vodoun est commémorée avec faste chaque année. D’autres lieux de manifestations aux quartiers Agla et Vêdoko sont aussi restés déserts. Aucune manifestation publique des adeptes des cultes endogènes n’a eu lieu dans le département du Littoral pour le compte du 10 janvier 2021. La pandémie du coronavirus est la raison fondamentale de cet état de choses. A l’instar des manifestations publiques des fidèles catholiques, célestes et autres, la pandémie du coronavirus a eu raison des festivités officielles marquant la fête du Vodoun, ce 10 janvier. Dans le département du Littoral, aucune manifestation publique n’a été organisée, cette année, par les dignitaires et adeptes des cultes traditionnels. La plage de Jacquot, à Fidjrossè (Cotonou), qui grouillait de monde tous les 10 janvier était déserte, hormis les pique-niqueurs qui ont pris d’assaut les lieux. Aucune trace de bâches et chaises, ni de grands mouvements de dignitaires, ou adeptes des cultes endogènes. Seules, la voix des fêtards et les musiques qu’ils distillent, parvenaient à l’oreille des passants. Aux quartiers Agla et Vêdoko, où des réjouissances populaires et autres démonstrations des adeptes de cultes endogènes sont organisées, c’est aussi le statu quo. L’unique raison de la non-organisation de ces manifestations publiques, dans la ville de Cotonou, c’est la pandémie du Covid-19, a-t-on appris. Cependant, des adeptes ont fêté au niveau de leurs temples, dans la sobriété totale et le respect des gestes barrières édictés par le gouvernement. C’est le cas chez Hounnongan Tchêtoula Adodo au quartier Agla, où l’on a pu voir des adeptes du culte Mami-Dan et Thron, en action, dans leurs plus beaux accoutrements. « C’est pour respecter les consignes de notre gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus » que les dignitaires des religions endogènes n’ont pas souhaité organiser de manifestations publiques comme à l'accoutumée, explique le maître des lieux, Hounnongan Tchêtoula Adodo, président de l’Association des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. Mais pour que la fête ne passe pas sous silence, des consignes ont été données afin que les adeptes puissent fêter dans leurs couvents respectifs et ce, dans le strict respect des gestes barrières. Culture 11 janv. 2021


Entretien avec Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji:«Nous reconnaissons l’existence de Dieu à travers nos réalités endogènes?»
Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji est le président de l’Association des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. A l’occasion de la fête du Vodoun, ce 10 janvier, qui s’est déroulée de manière particulière dans le Littoral, il a présenté dans cette interview les spécificités de cette édition ainsi que les activités prévues pour communier avec les mânes des ancêtres. La Nation : Le Bénin célèbre ce 10 janvier la fête du Vodoun, dans un contexte de pandémie du coronavirus. Comment les adeptes ont-ils vécu ce moment ? Hounnongan Tchêtoula Adodo Dêdédji : L’édition 2021 de la fête du 10 janvier est célébrée dans le contexte sanitaire du coronavirus. Et c’est un peu malheureux, parce que d’habitude, vous nous voyez à la plage Jacquot pour les festivités. Mais pour cette année, le bureau des adeptes Mami-Dan Egblémakou du Bénin a décidé que chaque couvent célèbre chez lui la fête dans une sobriété totale. Vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement, pour préserver la santé de tous, a demandé de respecter les gestes barrières de lutte contre la pandémie. Comme nous ne pouvons pas maîtriser la foule qui se déplace vers la plage Jacquot, nous avons choisi de célébrer dans nos couvents et là on pourra maîtriser les adeptes pour la distanciation sociale, le lavage des mains… C’est la raison pour laquelle nous sommes au couvent chez nous à Agla pour célébrer cette fête. Chez vous, qu’est-ce qui a été fait pour marquer cette édition ? Depuis samedi 9 janvier nous avons fait la veillée et ce matin, il y a eu libation en l’honneur de nos divinités. C’est ce qui justifie l’ambiance que vous constatez ici au temple. Dans la soirée, nous allons procéder à la réjouissance. Nous profitons pour remercier les anciens et prier les mânes de nos ancêtres pour qu’il n’en soit pas ainsi prochainement. La pandémie a imposé les restrictions. Ce qui a fait que nous tous, nous prions les dieux pour que cette pandémie soit conjurée, éradiquée pour l’éternité. Au nom des ancêtres, je pense que le Bénin va en sortir gagnant. D’ordinaire, vous priez à l’occasion de cette fête pour les gouvernants, le pays, et le bien-être de tous les citoyens… Avec cette pandémie, est-ce que cette prière générale a été réitérée? Les vraies prières se passent au niveau des couvents, surtout la veille du 10 janvier. Cette prière a été faite et elle aura son effet sur toute la population et précisément sur notre cher président Patrice Athanase Guillaume Talon, parce que nous sommes dans le pays et nous voyons tout ce qui se passe. Alors, nous avons prié pour qu’il y ait une continuité, dans cet élan que le président a eu l’amabilité de donner à la nation béninoise. Nous avons prié les divinités pour qu’elles nous assistent et assistent également le premier citoyen et qu’il soit éclairé davantage afin que le développement que nous souhaitons depuis des années soit une réalité au Bénin. Que diriez-vous de cette expérience de la fête du 10 janvier qui fait son chemin depuis le Renouveau démocratique ? Depuis l’avènement du Renouveau démocratique avec notre ex-président Nicéphore Dieudonné Soglo, Daagbo Hounon Hounan et feu Sossa Guèdèhounguè, l’idée de cette fête a germé dans l’optique de valoriser nos cultes endogènes. Le président Soglo a validé cette idée de nos aînés et aujourd’hui, nous sommes ici pour célébrer nos divinités grâce à la journée qui leur a été dédiée. Cette reconnaissance a réjoui les dignitaires parce qu’entre-temps, dans ce pays, nos cultes endogènes ont été relégués au second rang, on traitait même les dignitaires comme les adeptes du diable. Ce qui n’est pas le cas. C’était malheureusement une fausse route, parce qu’aucun pays ne se développe sur la culture d’autrui. Dieu se révèle à chaque peuple selon sa culture. À Danxomè ici, Dieu s’est révélé à nous les Béninois à travers le Vodoun. Je remercie une fois encore le président Patrice Talon pour ses initiatives de valorisation de la culture africaine. Les Occidentaux nous ont dit que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Je ne comprends par quelle alchimie le berceau de l’humanité serait dépourvu de Dieu pour qu’on l’importe d’ailleurs. C’est une aberration. Nous savons qu’il y a le suprême qui supplante tout et à travers ce suprême, il faut communiquer avec lui et pour le faire, il faut des entités, des divinités, qui sont là pour recueillir nos doléances et les transmettre au Dieu suprême. Donc, Dieu est chez nous et nous le vénérons, nous reconnaissons son existence à travers nos réalités endogènes. Culture 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Karimama récolte les fruits de la bonne gouvernance
Troisième commune visitée par le chef de l’Etat pour le compte de la dernière étape de sa tournée de reddition de comptes Karimama a chaleureusement accueilli le président Patrice Talon, vendredi 8 janvier dernier. Les échanges ont porté sur le développement de la commune et plus généralement du Bénin. Avec son charme naturel et ses attraits touristiques dont les plus connus sont l’île aux oiseaux et le parc du W, Karimama dispose d’un fort potentiel hydro agricole, baignée par le fleuve Niger et ses deux affluents que sont le Mékrou et l’Alibori. Son positionnement géographique qui le met en face du Niger et du Burkina est aussi un atout pour la joie et la paix, d’où le nom de la localité « Karimama: restez et rire en paix » en Gourmantché. A sa population majoritairement jeune, elle offre, selon le maire Issifou Soulé, d’énormes opportunités. Des opportunités qui se sont renforcées ces cinq dernières années avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement. Programme qui a permis de mettre en œuvre des réformes courageuses et pertinentes qui ont impacté tous les secteurs. Lorsqu’il se résout à évoquer les réalisations faites au profit de sa commune, le maire en oublie. Mais il s’attarde sur les travaux de pavage, chose inédite, les dotations au profit de la commune, les cantines scolaires dans les écoles, l’appui technique, financier et matériel au profit des producteurs… Karimama a bénéficié aussi de 854 hectares aménagés pour la riziculture, ainsi que de quatre magasins de 2500 tonnes, des aires de séchage, des subventions aux producteurs… sans oublier les appuis du gouvernement aux populations sinistrées. La création de commissariats dans les cinq arrondissements, le renforcement de la brigade fluviale, l’implantation d’une unité spéciale de police pour les frontières et bien d’autres actions. Au titre de ses doléances, elle attend le bitumage de la voie Guéné-Karimama-Tilawa, des ouvrages de franchissement, une radio communautaire, l’électrification des localités, la construction des modules de classe et leur équipement en mobilier, la couverture par les deux réseaux Gsm, la protection contre le djihadisme… Chaque Béninois trouvera très bientôt son compte dans l’action collective qui se déploie dans le pays. Les réalisations faites çà et là vont se renforcer pour le bonheur des populations. Le gouvernement a travaillé pour, assure le président Patrice Talon. Mais rien de tout ceci ne peut se concrétiser si chaque Béninois ne prend pas sur lui de mener le combat pour le respect et la bonne gestion du bien public. Aussi, exhorte-t-il les populations à défendre la bonne gouvernance comme elles savent si bien le faire pour la démocratie et les libertés. Actualités 11 janv. 2021


Tournée de réddition de comptes du chef de l’Etat:Ségbana porte les plaies de la mauvaise gouvernance
L’action publique dans la commune de Ségbana, ces dernières années, s’est traduite par une série de réalisations que le maire Bio Tian Orou Zimé s’est fait le devoir de rappeler au chef de l’Etat, vendredi 8 janvier, à l’occasion de la visite de ce dernier dans le cadre de sa tournée nationale de reddition de comptes. La mauvaise gouvernance qui a eu droit de cité au Bénin avant 2016 a eu des impacts négatifs sur la commune de Ségbana. Grande productrice de divers produits agricoles, Ségbana traine des insatisfactions qui trouvent petitement leur répondant avec le régime du président Patrice Talon. Pourtant, il lui manque tant et si tant de choses. Rallier la localité est « un long voyage » et le maire Bio Tian Orou Zimé en convient. A cela s’ajoutent des besoins en infrastructures comme la réalisation du pont de Morou sur la Sota. Pour ce qui est du bitumage de la voie Ségbana-Kalalé-Nikki, il est demeuré depuis des décennies une litanie que les populations ne cessent de réciter avec pour seule satisfaction, des promesses électoralistes et politiques qui ont laissé depuis des lustres, la voie dans son état piteux. En l’empruntant ces derniers mois, malgré son état, les populations espèrent que sa réalisation n’est plus qu’une question de temps. Profitant de la visite du chef de l’Etat dans la commune, le maire a rappelé les doléances de ses administrés. Il cite entre autres une arène culturelle, un centre de loisirs au profit de la jeunesse, la construction des espaces marchands transfrontaliers à Wara, l’électrification des trois chefs-lieux d’arrondissement et des grosses agglomérations, l’aménagement des pistes, le revêtement de la voie Kandi-Ségbana-Samia, les adductions d’eau potable multi villageoises, l’extension des réseaux de la Soneb et de la Sbee, la couverture téléphonique intégrale de la commune par le Gsm… Dans le domaine de la santé, une ambulance pour assurer les évacuations ainsi que du personnel qualifié pour appuyer le seul médecin de la commune et les deux sages-femmes et 14 infirmiers sont souhaités. En raison de sa position par rapport au Nigeria, Ségbana veut disposer de commissariats dans tous ses arrondissements et rêve de laboratoires et bibliothèques dans ses collèges d’enseignement. A côté de ces besoins insatisfaits, la commune est fière de la mise en œuvre du Pag. Cela lui a notamment permis de bénéficier de cantines scolaires, d’appuis techniques, financiers et matériels au profit des éleveurs et producteurs. Aussi, la réalisation et l’équipement du centre multimédia de la commune, l’aménagement sommaire des espaces cultivables et la maitrise d’eau de 25 hectares au profit de riziculteurs constituent autant d’efforts qui rassurent Ségbana de la disponibilité du gouvernement à lui assurer un développement. Le Bénin fait mieux face à ses défis Ségbana bénéficiera bientôt de son programme de développement. Au-delà de cette commune, c’est tout le Bénin qui fait mieux face à ses défis et besoins dans le domaine routier, de l’eau, des aménagements hydroagricoles, des services, de la sécurité… Le rythme, la quantité, la qualité avec lesquels ces choses se font rassurent et amènent à croire à un lendemain meilleur, enseigne le président Patrice Talon. Le Bénin n’achète plus la totalité de ses besoins énergétiques. Il produit la moitié sur son territoire et les dispositions sont prises pour qu’une nouvelle usine voit le jour dans 18 mois pour permettre au pays d’être totalement indépendant, a aussi annoncé le chef de l’Etat. « Je suis venu vous rencontrer ici à Ségbana pour m’entretenir avec vous aussi à l’instar de mes compatriotes de 63 autres communes déjà visitées parce que depuis cinq ans que vous m’avez confié la gestion de notre action commune pour la paix et le développement, je n’ai pas eu l’occasion de venir vous voir. Pourtant, je vous ai promis pendant la campagne électorale de passer régulièrement vous voir pour recueillir vos commentaires et recommandations », a apaisé le président Patrice Talon. Ce temps, il dit l’avoir consacré avec son gouvernement à travailler à l’avènement d’un autre Bénin. « Il y a cinq, dix ans, on faisait les doléances sans espoir de les voir se réaliser et on les présentait comme une prière à Dieu… » a illustré le chef de l’Etat. Pour le président Patrice Talon, ces besoins qu’on exprime peuvent être réalisés et c’est le sens à donner à l’action de son gouvernement. Selon lui, « une nouvelle dynamique est en cours » et « nous avons commencé à mieux construire notre pays et c’est le bilan de notre action commune ». Si cela est possible, c’est parce que le contribuable béninois s’acquitte mieux de ses obligations et l’Etat, à son tour, veille à ce qu’aucun citoyen ne distraie les fonds publics. Les impôts prélevés chez le contribuable sont gérés avec respect, reconnait-il. Au-delà de la satisfaction des doléances des populations de Ségbana, le président de la République a salué l’effort des producteurs qui ont hissé la production du cajou à un niveau appréciable. Mais on n’en restera pas là. Le cajou est appelé sous peu à devenir une richesse nationale. Ségbana dont les terres sont propices à cette culture se positionne ainsi pour devenir un grand centre d’activités économiques et cela s’en ressentira sur son développement. Actualités 11 janv. 2021


Reconnaissance des actes de l’Agence nationale d’identification des personnes : Romuald Wadagni recadre les institutions financières
Le ministre de l'Economie et des Finances appelle les institutions bancaires et de microcrédit à reconnaître les actes délivrés par l'Agence nationale d'identification des personnes (Anip). Dans une note circulaire, Romuald Wadagni a recadré ces institutions qui doivent désormais faciliter les opérations sur la base desdits actes. « Je rappelle à tous les établissements teneurs de compte que les documents délivrés par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) notamment l’acte de naissance biométrique, le certificat national d’identification personnelle et la carte nationale d’identité biométrique sont des documents officiels de la République du Bénin, conformément à la loi n°2017-08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin et ses décrets d’application ». Tel est le terme du ministre de l’Economie et des Finances dans une note circulaire n°021/Mef/Dc/Usmef/Cte/Sp portant acceptation des actes d’identification biométrique dans les formalités bancaires, en date de 8 janvier 2021. Selon Romuald Wadagni, plusieurs établissements de crédit et de microfinance refusent d’accepter les actes d’identification délivrés par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) pour les dossiers d’ouverture de compte et autres formalités bancaires. Le ministre de l’Economie et des Finances souligne que la carte nationale d’identité biométrique est instituée par le décret n°2020-396 du 29 juillet 2020 pour un usage multifonctionnel notamment l’accomplissement des formalités bancaires. A ce titre, il invite tous les établissements bancaires et de microfinance au respect de des dispositions de loi qui régissent les opérations de l’Anip. Société 10 janv. 2021


Octroi du Microcrédit Alafia : Des bénéficiaires sensibilisées sur les conditions
Plusieurs responsables de groupements de femmes des marchés de Cotonou ont désormais une meilleure connaissance du programme de Microcrédit Alafia et pourront mieux en parler aux membres de leurs associations respectives. Elles ont été entretenues sur ce programme totalement digitalisé lors d’une rencontre tenue, ce jour, à la mairie de Cotonou. Suivant les explications fournies par le directeur général du Fonds national de microcrédit (Fnm), Abdou Rafiou Bello, et la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, ce programme cible essentiellement les femmes vulnérables en quête de moyens pour mener à bien leurs activités génératrices de revenus. Le montant à leur octroyer varie de trente à cinquante mille francs Cfa. A Cotonou, quatre structures des Systèmes financiers décentralisés (Sfd) sont retenues pour servir les potentiels bénéficiaires. La ministre invite les femmes à rester vigilantes et à dénoncer tout soupçon d’arnaque venant de structures autres que les quatre citées ou de personnes malintentionnées. Elle rappelle aux potentiels bénéficiaires que ces fonds leur seront prêtés sans considération politique, ethnique ni religieuse. Pour la pérennisation du programme, Véronique Tognifodé les exhorte à vite rembourser les sous. Après l’ouverture de la rencontre, d’autres détails importants ont été portés à la connaissance des participantes. Il s'agit, entre autres, des pièces à fournir, du montant à débourser par chaque bénéficiaire, qui est de 1 000 francs Cfa ni plus ni moins, des avantages qu'offre le produit et les facilités accordées par le gouvernement. Sans oublier le taux d'intérêt de l'assurance et les conditions de remboursement. A leur prise de parole, les potentielles bénéficiaires ont félicité le gouvernement pour la mise en œuvre du Microcrédit Alafia, totalement digitalisé, et plaidé pour que les montants retenus soient beaucoup plus consistants d’ici les mois à venir. La rencontre a également connu la participation de la 3e adjointe au maire de Cotonou, Irène Béhanzin. Actualités 08 janv. 2021


Commission électorale nationale autonome : Emmanuel Tiando annonce l’opération de délivrance de formulaire de parrainage
Le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) a invité les maires, les députés à l’Assemblée nationale à retirer les formulaires nominatifs de parrainage de candidat à l’élection présidentielle du mois d’avril 2021 tous les jours ouvrables de 09 heures à 16 heures. L’opération se déroulera en effet au cours de la période du 12 au 31 janvier 2021 au siège de l’institution, selon le communiqué n°001/Cena/Pt/Vp/Cb/Sep/Sp signé du président de la Cena, Emmanuel Tiando. Ce dernier indique que cette activité de son institution s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de l’article 132 alinéa 8 de la loi n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin. Politique 08 janv. 2021


Musique: Fênou Dorcas, nouvelle reine du Zinli gbété
Lentement mais sûrement, Fênou Dorcas se fait un nom dans le cercle restreint des artistes chanteuses. Avec un deuxième album à sortir, elle affirme sa passion pour le Zinli gbété, rythme du terroir l’ayant révélée au public, il y a peu. Une voix à la fois forte et douce et du punch sur scène, Fênou Dorcas n’a pas fait dans la dentelle, ce samedi 5 décembre 2020, face au public qui la découvre. Sollicitée par un particulier pour égayer ses invités aux obsèques de sa belle-mère, l’artiste musicienne donne la pleine mesure de son talent et conquiert les plus sceptiques à son entrée sur la scène de fortune créée au milieu des convives. Fênou Dorcas, à l’état civil Georgette Dansou, est l’étoile montante du Zinli gbété, rythme de son terroir. Un label du terroir Sahouè qui aura révélé des artistes comme Norbeka et autres. Peu connue du grand public mais assez réclamée dans certains milieux, la jeune chanteuse affole les scènes. Une ascension qu’elle dit devoir à sa discipline et sa volonté d’aller loin dans cette voie qu’ont également explorée son géniteur et un de ses frères. « Mon père était un artiste passionné du Atchanhoun à Sahouè et je crois avoir hérité un peu de lui et l’intérêt de mon frère pour le Zinli gbété a été un déclic pour moi », confie-t-elle, entre deux prestations. Loin de lui tresser des lauriers, Johnny Ahossi, vedette de la chanson béninoise, estime que Fênou Dorcas fera les beaux jours de la musique nationale. Lui qui l’a connue, il y a deux ans, assure qu’elle a tous les atouts pour faire une bonne carrière. « Elle chante bien et a beaucoup de respect pour les autres. Contrairement à certaines chanteuses qui ont recours aux effets de studio pour parfaire leur intonation vocale, Fênou Dorcas a une magnifique voix. Si elle est accompagnée et promue à sa juste valeur, elle irait bien loin », défend-il. Marquer son temps Maniant à merveille l’art de la scène et encline à communiquer avec son public, la chanteuse affirme sa passion pour la musique et entend marquer son temps. Une ambition qu’elle ne manquera pas de réaliser tant elle attache du prix à la discipline et au sérieux dans la gestion de sa carrière. Sans un producteur et un manager pour contribuer à son envol, elle a foi au travail et dédie son temps à peaufiner son art. Si hier, elle affichait son penchant pour la variété musicale, Fênou Dorcas a trouvé aujourd’hui sa voie dans le Zinli gbété et se bat pour l’imposer à un public déjà friand de ce rythme très chaloupé et dansant. « Dès que j’ai de l’inspiration, je prends mon portable et enregistre les chants qui me viennent à l’esprit. Ces morceaux sont travaillés par la suite et répétés à satiété pour garder le rythme », explique-t-elle. Dansé lors des funérailles dans les villages, le Zinli gbété s’est urbanisé et inspire de nombreux artistes au regard de ses accents assez éclectiques et enivrants. Avec son deuxième album en préparation en studio, la chanteuse ne cache pas son intérêt à enrober autrement le Zinli gbété. « Je compte y mettre de la guitare et des instruments à vent pour le moderniser un peu plus. J’y mets ma touche et pour moi c’est du Zinli gbété plus. Je veux donner au public le meilleur de ce rythme qui ne finit pas de le faire danser et lui donner de la joie », note-t-elle. Mère de famille, Georgette Dansou chante la vertu, l’amour, les bonnes moeurs et blâme les mauvais comportements et pratiques. Le mariage forcé et la jalousie sont dénoncés avec toute la verve qu’on lui connaît sur scène. A travers les langues mina, fon, sahouègbé, yoruba et parfois le français, l’artiste dénonce les tares de la société, non sans vouloir s’ériger en moralisatrice ou en donneuse de leçons. Pour cet album à huit titres, elle se fait entourer d’un beau monde d’artistes talentueux et de Thierry Gansè, musicien arrangeur à l’avenir prometteur. Culture 08 janv. 2021


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