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Nouvelles

Ouvrage « Accusée mais pas coupable »: Christhelle Houndonougbo se prononce sur la mort de sa domestique

140 pages pour tout confesser dans l’affaire du meurtre de sa gouvernante Fati, décédée le 5 septembre 2012. C’est l’exercice auquel Christelle Houndonougbo s’est livrée à travers son premier livre « Accusée mais pas coupable ». Le lancement officiel de l’ouvrage a eu lundi 13 mars dernier au palais des Congrès de Cotonou.

Incomprise, accusée, acculée, condamnée… C’est ainsi que Christelle Houndonougbo se présente entre les lignes de son ouvrage « Accusée mais pas coupable ». Un récit autobiographique de 140 pages à travers lequel l’auteure s’ouvre, se confesse, livre sa part de vérité dans une affaire qui a bouleversé sa vie de femme et de citoyenne. 

Les faits remontent au 5 septembre 2012. Christhelle Houndonougbo venait de mettre au monde sa fille, quatorze jours plus tôt. Et ce jour que l’auteure qualifie elle-même de « fatidique », une autre fille à elle, Fati, sa domestique de 15 ans est passée de vie à trépas. Comment ? C’est là toute la question que tente d’élucider le livre lancé, lundi 13 mars à Cotonou, en présence de nombreux amis, parents, admirateurs et sympathisants.
Pour l’auteure, Fati serait morte, non pas battue à sang comme ont tenté de faire croire certaines sources. Christhelle Houndonougbo décrit sa domestique comme une fille plutôt docile, son amie, sa collaboratrice, « une fille qui l’aidait beaucoup » et à qui elle ne pouvait ôter la vie, encore moins pour des friandises avalées sans autorisation. Pour elle, un tel acte ne saurait se justifier. Et c’est à ce niveau, que celle qui vient de rejoindre le cercle des gens de lettres au Bénin déroule son ressenti face au traitement, semble-t-il inhumain qui lui a été réservé. Adversaires politiques, confrères, ennemis invisibles et autres ont mis à l’index Christhelle Houndonougbo qui se débat d’être dans le viseur de plusieurs chapelles politiques. Chapelles contre lesquelles elle a toujours résisté, mais qui ont eu raison d’elle dans un moment de vulnérabilité profonde à savoir l’après-maternité. A ce propos, d’aucuns lui auraient même juré que sa grossesse n’irait pas à terme et qu’elle ne « survivrait pas à cet accouchement ».
« L’accusée » qui clame son innocence ne s’est pas contentée de raconter et de commenter ce qu’on pourrait qualifier de « l’affaire Fati ». Elle est allée plus loin, faisant une large incursion dans l’univers carcéral du Bénin, pour avoir séjourné 91 jours dans les geôles, avant de bénéficier d’une libération provisoire, puis d’un non-lieu. Elle s’est livrée aussi à une série de questionnements sur cette histoire pour en venir à la conclusion que «L’homme ne trace pas seul son destin ». Le sien, elle le veut désormais de roseau, après ce «plongeon dans la piscine de la vérité qui libère la conscience». Cet ouvrage, l’auteure et bien de gens qui ont assisté à son lancement conviennent qu’il est un legs pour la postérité, mais aussi et surtout pour la fille de Christhelle Houndonougbo qui voudra plus tard comprendre « l’affaire Fati » et ses aboutissants. Une fois ce devoir accompli, «la dame de fer de Soclogbo» prend une nouvelle résolution. «Nous sommes à la fin de l’épisode. Je voudrais fermer cette page de ma vie et passer à autre chose», soupire-t-elle.

Société 15 mars 2017


Election à la présidence de la CAF: Duel entre Ahmad et Hayatou

Candidat à sa propre succession, le président Yaya Issa Hayatou aura face à lui le Malgache Ahmad Ahmad, demain jeudi 16 mars à Addis-Abeba en Ethiopie, à l’occasion de la 39e assemblée générale ordinaire de la Confédération africaine de football (Caf). Adulé par la majorité des associations nationales membres de l’instance, c’est sans surprise que le Camerounais serait plébiscité à nouveau.

A l’occasion de sa trente-neuvième assemblée générale ordinaire qui a lieu, depuis ce mardi 14 mars à Addis-Abeba, la Caf va procéder au renouvellement des membres de ses instances dirigeantes et de ses membres à la Fédération internationale de football amateur (Fifa). Le clou de ces assises, ce sera certainement l’élection par les cinquante-quatre délégations qui prennent part aux travaux, du président de leur confédération. En face du président sortant, Yaya Issa Hayatou, candidat à sa propre succession, il y aura le président de la Fédération malgache de football, Ahmad Ahmad. 

Le Malgache, également ouvert à des réformes, croit fermement en ses chances. Selon lui, Issa Hayatou a déjà fait son temps. Pour lui, les méthodes et la gestion du football de ce dernier ne répondent plus aux réalités qui sont celles d’aujourd’hui. Dénonçant la confiscation du système par un groupe de personnes, il compte instaurer la bonne gouvernance, puis travailler à ce que le Comité exécutif de l’instance ne s'arroge plus beaucoup de pouvoirs au détriment des organes juridictionnels. Par ailleurs, Ahmad Ahmad n’approuve pas le grand décalage qui règne sur tous les plans entre les compétitions européennes et africaines. L’Afrique présente, selon lui, des potentiels énormes, mais la gestion et les investissements financiers font défaut. S’il est élu, il entend alors allouer davantage de budget pour les petites fédérations qui ont des problèmes. Se présentant comme le candidat de l’ouverture, il aurait, selon les informations, l’estime du président de la Fifa, Gianni Infantino. Ahmad Ahmad peut également compter sur le soutien de la Confédération des fédérations d’Afrique australe (Cosafa) forte de 14 associations, qui lui a assuré publiquement ses votes.

Issa Hayatou pour un 8e mandat ?

C’est pour répondre à l’appel de nombreuses fédérations dont les requêtes s’étaient faites insistantes et persistantes, que le président sortant âgé aujourd’hui de 70 ans, a décidé de rempiler. A ce poste depuis 1988, l’ancien athlète et ancien pensionnaire de l'Institut national de la jeunesse et des sports (Injs), Yaya Issa Hayatou, brigue un huitième mandat.
En effet, la Caf a changé ses statuts en septembre 2016 et le nombre maximum de mandats à la tête de l'instance est désormais limité à trois. Ne prenant effet qu'à partir de l'élection de 2017, cette mesure n'empêche donc pas ‘’l’empereur’’ Issa Hayatou de se présenter à nouveau. Au regard de son expérience, de son influence et de l’impact positif des innovations que le Camerounais a apportées au football continental, la candidature de Ahmad Ahmad contribuera sans nul doute à crédibiliser et renforcer son aura. Il va, sans ambages, se succéder à lui-même à la tête de la CAF,.
Convaincues de son parcours, des grandes nations africaines de football comme celles du Nigeria et de l’Afrique du Sud ont d’ores et déjà appelé à lui apporter un soutien massif. Selon elles, il est l’homme qui a toujours rêvé grand pour son continent autrefois marginalisé, par rapport aux avantages et privilèges du football mondial.
Traînant son image furtive, le prince de Garoua reste donc imperturbable. Il s’avance donc vers un nouveau sacre. Le nouveau bail qu’il promet pour le football africain est sous-tendu par plusieurs actions. Les signatures commerciales avec Lagardère et Total, les dernières augmentations des dotations des différentes compétitions continentales, le nouveau format des compétitions des clubs passant de 8 à 16 en phase de groupes et les finances saines de l’institution, en sont quelques-unes.
La Fédération béninoise de football (Fbf) fait partie des 54 associations nationales présentes. Elle est conduite par son président Moucharafou Anjorin également candidat, pour être à nouveau membre du Comité exécutif de la Caf. Le premier vice-président, Bruno Arthur Didavi, est aussi membre de la délégation?

Sports 15 mars 2017


Expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé: Des initiatives pour la concrétisation du projet

Les élus communaux et acteurs touristiques locaux de Boukombé ont échangé vendredi 10 mars dernier avec une délégation de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme sur la mise en œuvre du projet « Création d’une expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé » du Programme d’action du Gouvernement (Pag). Une initiative qui témoigne, entre autres, de la volonté des dirigeants de faire de la cité des tatas une destination de choix au Bénin.

Le maire de Boukombé, Richard Yaté Nambime, nourrit l’espoir de voir sa commune d’ici 2020 jouer les premiers rôles en matière de valorisation du riche patrimoine otammari. Mieux, qu’elle soit la meilleure destination touristique au Bénin. Au terme des échanges entre le conseil communal et les acteurs touristiques locaux avec la délégation de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme conduite par Cossi Zéphirin Daavo, gestionnaire de programme chargé du tourisme architectural et archéologique, il reste convaincu de la mise en œuvre du projet 5 du Programme d’action du Gouvernement intitulé « Création d’une expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé ». Et rassure du soutien des élus communaux et des populations pour sa concrétisation.
D’un coût global de 29 milliards F Cfa, ce projet vise, en effet, à faire de la commune de Boukombé un pôle de tourisme à rayonnement international par l’invention d’un lien original entre patrimoine et tourisme. A en croire Cossi Zéphirin Daavo, ce projet permettra la création de 4600 emplois à l’orée 2020.
Tablant sur l’exemple du Mali et des pays du Maghreb, qui tirent l’essentiel de leurs ressources propres du tourisme écologique et de la promotion du patrimoine matériel et immatériel, Aimé Paul Gonçalves, spécialiste en préservation du patrimoine et expert immobilier, a invité les élus locaux et les populations à accompagner l’équipe en charge de la mise en œuvre du projet dans son travail d’inventaire du patrimoine et de tous les atouts touristiques dont regorge la commune de Boukombé.« Cela nous permettra d’avoir un support adéquat pour la mise en œuvre efficiente du projet », a-t-il indiqué?

Société 15 mars 2017


Expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé: Des initiatives pour la concrétisation du projet

Les élus communaux et acteurs touristiques locaux de Boukombé ont échangé vendredi 10 mars dernier avec une délégation de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme sur la mise en œuvre du projet « Création d’une expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé » du Programme d’action du Gouvernement (Pag). Une initiative qui témoigne, entre autres, de la volonté des dirigeants de faire de la cité des tatas une destination de choix au Bénin.

Le maire de Boukombé, Richard Yaté Nambime, nourrit l’espoir de voir sa commune d’ici 2020 jouer les premiers rôles en matière de valorisation du riche patrimoine otammari. Mieux, qu’elle soit la meilleure destination touristique au Bénin. Au terme des échanges entre le conseil communal et les acteurs touristiques locaux avec la délégation de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme conduite par Cossi Zéphirin Daavo, gestionnaire de programme chargé du tourisme architectural et archéologique, il reste convaincu de la mise en œuvre du projet 5 du Programme d’action du Gouvernement intitulé « Création d’une expérience touristique premium autour des tatas à Boukombé ». Et rassure du soutien des élus communaux et des populations pour sa concrétisation.
D’un coût global de 29 milliards F Cfa, ce projet vise, en effet, à faire de la commune de Boukombé un pôle de tourisme à rayonnement international par l’invention d’un lien original entre patrimoine et tourisme. A en croire Cossi Zéphirin Daavo, ce projet permettra la création de 4600 emplois à l’orée 2020.
Tablant sur l’exemple du Mali et des pays du Maghreb, qui tirent l’essentiel de leurs ressources propres du tourisme écologique et de la promotion du patrimoine matériel et immatériel, Aimé Paul Gonçalves, spécialiste en préservation du patrimoine et expert immobilier, a invité les élus locaux et les populations à accompagner l’équipe en charge de la mise en œuvre du projet dans son travail d’inventaire du patrimoine et de tous les atouts touristiques dont regorge la commune de Boukombé.« Cela nous permettra d’avoir un support adéquat pour la mise en œuvre efficiente du projet », a-t-il indiqué?

Société 15 mars 2017


Elaboration du diagnostic systématique pays: la banque mondiale consulte les deputés.

Une équipe du Groupe de la Banque mondiale a échangé ce mardi 14 mars avec les députés à l’Assemblée nationale. Cette rencontre qui a permis aux deux parties de faire le « diagnostic systématique pays » à travers l’identification des grandes contraintes et opportunités de développement du Bénin, s'inscrit dans le cadre de la préparation de la nouvelle stratégie de cette institution financière avec ses pays membres.

« Analyser ce qui constitue les plus grandes contraintes et opportunités que le Bénin devrait prendre en compte pour réaliser le double objectif de réduction de la pauvreté et de partage de la prospérité », tel est le leitmotiv de la séance de consultation qu’une mission d’experts du Groupe de la Banque mondiale a tenue ce mardi 14 mars avec les députés. Il s’agit pour cette institution financière internationale qui assiste le Bénin dans une vingtaine de projets et programmes dont une douzaine prend fin en 2018, d’anticiper avec les acteurs de terrain l’élaboration de nouveaux projets et programmes à partir de sa nouvelle stratégie dite Diagnostic systématique pays en vigueur depuis le 1er juillet 2014.
L’équipe de la Banque mondiale a échangé hier avec les députés sur son futur engagement avec le Bénin dans le cadre de son soutien pour la relance de l’économie nationale et l’amélioration des services sociaux de base. En fait, ces consultations entrent dans le cadre de la nouvelle réforme du Groupe de la Banque mondiale. Cette réforme préconise un nouveau modèle d’engagement de l’institution avec ses pays membres, a souligné Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.
Ce nouveau modèle recommande que les stratégies-pays soient désormais préparées en deux phases.La première approche appelée « diagnostic systématique pays » consiste à faire un diagnostic des principales contraintes de développement du pays, ainsi que des opportunités que les pays devraient saisir pour réaliser le double objectif de réduction de la pauvreté et de prospérité mieux partagée. Et la seconde phase consiste à élaborer le cadre de partenariat qui servira de cadre stratégique pour la préparation de nouveaux projets et programmes, en lien avec les éléments clés du diagnostic systématique pays mais aussi et surtout en tenant compte des priorités nationales et les interventions des autres partenaires au développement.
C’est donc à l’exercice de la première phase de ce processus que s’est livrée hier avec les députés béninois, la délégation du Groupe de la Banque mondiale dont faisait partie Katrima Sharkey, représentante résidente au Bénin de cette institution financière.

Une nouvelle dynamique de développement

« Il faut commencer à jeter les bases avec l’ensemble des parties prenantes de développement pour le nouveau partenariat qui permettra à la Banque mondiale de renforcer ses actions au profit du Bénin », a insisté le directeur des opérations pour le Bénin de la Banque mondiale.
Procédant à l’ouverture des travaux, Jean Michel Abimbola, président de la Commission chargée du Plan, au nom du président de l’Assemblée nationale, a loué cette nouvelle stratégie de la Banque mondiale consistant à écouter les priorités de toutes les parties prenantes d’un pays avant l’élaboration des projets et programmes de développement. Il souhaite que cette approche puisse permettre d’insuffler une nouvelle dynamique au développement du Bénin et par ricochet d’éradiquer tant soit peu la pauvreté et l’extrême pauvreté dans les villes et campagnes. Jean Michel Abimbola salue dès lors le Groupe de la Banque mondiale qui s’est déplacé vers les députés chargés du vote des lois et du contrôle de l’action gouvernementale.
Le temps fort de la cérémonie aura été la présentation aux députés par la Banque mondiale d’une étude d’analyse préliminaire qu’elle a menée sur la situation du développement du Bénin avec en ligne de mire les progrès socio-économiques réalisés, les grandes contraintes et les opportunités que le pays devra prendre en compte pour promouvoir et renforcer son développement de façon durable, pour l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables et défavorisées.
Les débats qui ont suivi cette présentation, a permis aux parlementaires d’apporter leurs suggestions et recommandations avec de nouveaux éléments pertinents que pourraient prendre en considération la Banque mondiale pour améliorer son travail. Les propositions des députés ont surtout tourné autour des appuis pour la promotion de l’agriculture, l’énergie, l’employabilité des jeunes, l’éducation, aux soins de santé et à la décentralisation sans oublier l’accès à la justice et au foncier. « Notre objectif est de faire en sorte que le diagnostic pays soit aussi complet que possible et finalisé dans les délais afin que nous puissions élaborer un nouveau cadre de partenariat stratégique qui réponde aux besoins pressants du pays », a insisté Pierre Laporte.
Il faut souligner qu’avant les parlementaires, la délégation était la veille avec les membres du Gouvernement pour le même exercice. Les consultations publiques se poursuivent jusqu’au 17 mars avec d’autres parties prenantes, notamment les bailleurs de fonds, la Société civile, le secteur privé, les universitaires, les confessions religieuses, les représentants des communes et les syndicats?

Actualités 15 mars 2017


Financement de l’éducation de 2010 à 2015: Le Bénin, un des meilleurs élèves de la sous-région

Les dépenses de l’éducation ont représenté en moyenne 28% des dépenses publiques totales de l’Etat, selon les résultats de l’analyse sectorielle de l’éducation sur la période 2010-2015 présentés début mars 2017 par le secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse). Ce qui constitue un grand effort dans le financement de l’éducation au regard des 20% recommandés par la communauté internationale.

Alors que la plupart des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) consacrent en moyenne 25% de leurs dépenses publiques à l’éducation, le Bénin est allé un peu plus loin sur la période 2010-2015. Il a investi en moyenne sur cette période 28% de ses dépenses publiques totales à l’éducation.

Expliquant cette situation, pour le moins favorable au secteur éducatif, Abdel Ramane Baba-Moussa, secrétaire technique permanent du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (Pddse), a indiqué que sur cette période, les dépenses au profit de l’éducation se sont accrues de 34%, passant de 169 milliards de F Cfa en 2010 à 226 milliards de F Cfa en 2015.
En termes de répartition, l’enseignement primaire est le sous-secteur ayant reçu le plus de ressources publiques, soit 43,5% des dépenses courantes. Ce sous-secteur est suivi de l’enseignement supérieur qui a bénéficié de 21,6% de l’enveloppe allouée à l’éducation. Quant au sous-secteur de la formation technique et professionnelle, il est bénéficiaire de 32,8% alors que l’alphabétisation n’a plus que 0,1% des dépenses.
Quant aux dépenses salariales, elles couvrent en moyenne 68%. Elles se répartissent entre les enseignants en situation de classe et le personnel. Si les dépenses sur les enseignants en matière de salaire, est estimé à 59% des ressources, le personnel d’appui a bénéficié de 9% desdites ressources.
A ces chapitres, il faudra en ajouter d’autres tels que les dépenses de fonctionnement, les dépenses sociales.
En dehors des ressources internes, l’éducation est financée par les partenaires techniques et financiers (Ptf) dont l’appui est estimé à 4%, si l’on ne prend en compte que le circuit public.
Mais le paradoxe est que, malgré cet effort de financement, les performances attendues du secteur éducatif dans sa globalité ne sont pas encore au rendez-vous. «L’éducation est bien financée au Bénin. Le problème du financement réside moins dans l’insuffisance des fonds que dans la qualité de la gestion et des dépenses », révèle Abdel Ramane Baba-Moussa.

Education 15 mars 2017


Célébration de la Jif édition 2017: Les femmes du ministère du Cadre de vie sacrifient à la tradition

Les femmes du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont célébré en différé, ce mardi 14 mars au Palais des congrès, la Journée internationale des droits de la femme. Les réflexions ont tourné autour de la situation de la femme.

« De nos jours, l’insertion de la femme dans les sphères décisionnelles s’est améliorée à la faveur d’un riche corpus de droit international qui affirme l’égalité des droits de tous les êtres humains », selon Jeanne Josette Acacha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Mais la situation de la femme au Bénin connaît des hauts et des bas, a-t-elle affirmé hier à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme par le personnel féminin dudit ministère. « Force est de constater que, malgré la compétence et la détermination des femmes, peu d’entre elles sont prises en compte dans les prises de décisions », se désole-t-elle. 

Se référant au thème international de la Jif, « Les femmes dans un monde du travail en évolution, une planète 50-50 à l’horizon 2030 », elle en vient à une série de questions pour situer la part de responsabilité du Bénin : « Quel progrès voulons-nous pour le Bénin en marche vers le développement lorsque la part représentée par les femmes n’est pas reconnue comme entité importante et indispensable de la société ? Quel développement voulons-nous atteindre lorsque les femmes sont mises à l’écart au moment des nominations malgré leur bravoure et leurs compétences ? Quel développement voulons-nous lorsque parfois, les femmes refusent de prendre des responsabilités ? ».
Selon Mme Acacha, le combat en faveur de la gent féminine doit être soutenu par tous. « Que l’on soit mère ou père de famille, chef de ménage, éducateur ou autorité à divers niveaux, nous avons la lourde responsabilité devant l’histoire de faire en sorte que les droits des femmes soient reconnus », insiste-t-elle. Mais avant tout, elle place les femmes elles-mêmes en amont de ce challenge, en vue de leur promotion et leur épanouissement. « Face à la volonté du Gouvernement à nous accompagner, nous devons nous engager résolument comme des amazones avec amour, abnégation, patriotisme et sens de responsabilité pour accomplir nos missions sans désemparer afin de mériter nos places », préconise-t-elle. C’est la condition pour que les droits féminins soient reconnus, estime-t-elle.
Se penchant sur le thème de la Journée, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, a reconnu les inégalités des femmes dans le monde du travail. « Le personnel féminin du ministère du Cadre de vie enregistre moins de 17%. Ce qui suppose un gap de 33% à combler à l’horizon 2030 conformément à la volonté des Nations Unies qui promeuvent l’égalité des chances dans le monde du travail », relève-t-il. « La femme est victime de nombreuses fatalités. Sa compétence est mise sous le boisseau dans le monde du travail », dénonce-t-il.
Pour redorer l’image de la couche, Didier José Tonato estime qu’à la Jif, il faut dénoncer les récupérations commerciales faites autour de la célébration, briser les réflexions misogynes, décerner un carton rouge aux machos et poser des actes concrets en faveur des femmes. Il a invité le personnel féminin du ministère à plus d’unité, de collaboration et de solidarité.

Société 15 mars 2017


Spiritualité: Virus et antivirus de la Rupture

« Celui qui peut vaincre les autres est fort, celui qui s’est vaincu est vraiment puissant. », a dit Lao–Tseu.

« L’Intelligence, c’est la pensée qui se détourne des choses inférieures pour élever l’âme vers ce qui est supérieur. », a rappelé Plotin.
« La vie d’un sage a un but suprême, l’illumination pour lui-même, et aussi pour ses semblables. », nous rappelle Sivananda. Et à Jésus de proclamer : "Connais la vérité et sois libre aussitôt ».
Aussi osons transcender les pièges tendus par ce monde illusoire, osons nous débarrasser des habitudes mentales qui nous mutilent et cultivons en nous cette sagesse conduisant à la cessation de la douleur.
Par Amoussa A. Rahimi*
Observons que dans ce monde, alternent plaisirs et peines et que le désir engendre le chagrin et que trop de gens cherchent sincèrement la vérité et autre chose est que le secret des détracteurs, réside dans le fait qu’ils ont peur de toute idée nouvelle qui dérange leur confort et les trouble : Rupture
La majeure partie des Béninois est hypnotisée par ce qui cause la souffrance. Peu d’hommes, peu de femmes cherchent dans la bonne voie le souverain remède à leurs maux. Et il est urgent pour chacun de se rendre compte qu’il est temps de prendre conscience que tout ce qui est mortel, quoi qu’on y ajoute par le dehors pour le faire paraître grand, est par son fond incapable d’élévation. La pauvreté volontaire dans le détachement profond, éclairé par un haut idéal de perfection, renforce notre état de joie. Mais par contre, la pauvreté sans détachement nous enlise dans l’envie, la jalousie, la haine et installe en nous les énergies de luttes des classes, des révolutions. La plupart d’entre nous souffrent comme l’a si bien indiqué Montaigne, des opinions que nous avons des choses et non par des choses elles-mêmes.

Virus de la Rupture

La cause de nos erreurs, de nos fautes, de nos malheurs, réside dans l’ignorance. Et par ignorance, nous prenons les apparences pour la réalité. Le monde apparent n’est pas le monde intégral ; nous prenons nos perceptions dues aux organes des sens imparfaits pour des réponses fidèles aux signaux venus du monde extérieur. Par ignorance, nous nous identifions à notre corps de chair, à notre personnalité, à la fragilité de notre véhicule de chair et de notre psychisme. Il va falloir travailler à sortir, à nous libérer de notre prison mentale dans laquelle nous nous maintenons en cessant de raviver nos vices, les sentiments négatifs tels la jalousie, l’envie, la haine, l’attachement aux objets périssables, le doute. Malgré que c’est constatable que la vie sur le plan terrestre n’est pas facile parce que chacun de nous étant soumis et lié par la naissance, à la maladie, la souffrance, la vieillesse, la mort. Et il est urgent de s’alléger la vie en se libérant tôt des désirs terrestres/ l’attachement à l’argent, aux biens, aux honneurs, à la richesse, à la puissance…Il va falloir travailler à s’échapper des tracas dans lequel nous programment cycliquement l’attachement et la recherche des fruits de nos actions en renonçant à l’égoïsme, la non maîtrise des passions….Chacun de nous subit les conséquences de ses actions, de ses désirs, pensées, sentiments entretenus en nous. Nous créons nous-mêmes les conditions de nos épreuves, souffrances, satisfactions de l’histoire de nos âges respectifs. Et comme le souligne Bouddha : « Les êtres sont les héritiers de leurs actes. Toutes les créatures sont ce qu’elles sont, à cause du Karma des actes commis par elles, dans des existences antérieures et dans la vie présente. »
Il nous faut nous défendre constamment contre le viol de notre conscience et contre les attractions à tendance involutive liées aux actions de nos vies passées, aux conditions biologiques, à nos actions terrestres présentes, aux habitudes que nous contractons, aux influences extérieures de la nature, aux règles sociales en vigueur durant la période de notre vie terrestre.
Il nous faut graver à jamais dans nos têtes que le karma est généré par les actes, pensées, sentiments inspirés par le désir et l’ignorance et que toute cause produit un effet et que l’homme récolte ce qu’il a semé. Le karma rappelons-le, désigne à la fois l’action et à la conséquence des actions. C’est l’ensemble des conséquences des actes accomplis, durant nos vies antérieures et dans celle présente. Aussi, la loi du Karma s’impose objectivement de façon inexorable. Seuls nos désirs sont causes de notre esclavage et ces désirs ont pour mode d’expression nos pensées entraînant nos actes. Or nos pensées sont des vibrations qui affectent le monde selon leur qualité, leur degré de noblesse et d’élévation. Aussi, constamment nos efforts doivent porter sur le tri des désirs et l’élimination de l’égoïsme, l’illusion du monde due à l’ignorance. Il nous faut constamment dans la vigilance, éliminer les désirs parasites, pour ne laisser subsister que ceux qui sont en rapport avec l’indispensable et nous concentrer sur les plus nobles servant notre haut idéal.
Les virus qui freinent la Rupture sont :
L’attachement excessif aux objets, aux choses, aux animaux, aux humains, aux idées.
Les désirs vains qui empêchent l’envol de l’âme vers les hautes sphères.
L’égoïsme, source d’envie et de jalousie…
Le sentiment de séparabilité support de la haine et frein de la croissance de l’amour universel.
Les murs nous séparant de nos frères et sœurs, de nous-mêmes, du Divin…
En vérité, nous ne sommes pas venus sur la terre pour nous adonner à la recherche des plaisirs. Aussi, il va falloir principalement s’employer à éliminer les trois dangereux tueurs de la Rupture que sont :
1- La convoitise, tendance perverse d’accaparer pour soi, de posséder pour soi, d’engendrer pour soi, matérialisme pratique de ceux ou celles qui n’ont plus aucun goût à la prière ayant leur ventre collé à la terre. Comme le mentionne le psaume dans la Bible, ces personnes sont à l’image des porcs cherchant sans cesse avec leur groin, la nourriture.
2 - La peur de manquer, la peur de perdre et
3- L’avarice.
Sachons-le mes frères et sœurs, la recherche de son propre plaisir, stimule les jalousies, les envies, les ressentiments avec leur cortège de mensonges et de violences. Nous devons sans cesse combattre cette triple convoitise de l’argent, du sexe et du monde dont la tendance perverse est de vouloir tout ramener à soi.
D’autre part, nous devons surveiller en nous ce désir qui se greffe sur le besoin sain et naturel d’être reconnu et aimé et éviter cette tendance perverse de retourner ce besoin d’être reconnu et aimé à notre seul profit : la Vanité. L’autre redoutable virus de la Rupture est ce minable besoin de vouloir tout dominer pour soi, par le pouvoir, la richesse ou le savoir en recherchant à avoir beaucoup d’influence et d’audience, voulant toujours garder l’initiative des évènements, des choses, des gens, de soi, bref de tout contrôler pour soi devenant et se transformant à celui ou celle qui a toujours le dernier mot, qui ne reconnaît jamais ses torts, ses erreurs et qui ne demande jamais pardon.

Vaincre les ennemis de l’épanouissement

L’orgueil, matrice de toutes les perversions, doit être combattu au quotidien de chacun de nous pour une Rupture réelle et non apparente et tapageuse. En vérité, que constatons-nous chez la plupart des humains après une véritable observation et étude ? Nous constatons que durant la vie de la plupart d’entre nous, durant l’histoire de l’Age de la plupart d’entre nous, à nos actions les plus nobles et nos désirs les plus profonds, est mêlée de l’ivraie de cette tendance à vouloir nous réaliser par nous-mêmes selon les trois composantes ci–après :
La soif de plaisir et de l’argent.
La recherche des honneurs.
La conquête du pouvoir.
Et il va falloir pour une bonne et honorable Rupture, réorienter nos désirs et non les éliminer car ils sont le moteur de notre vie, de la vie. En vérité, la perversité du désir, réside dans la volonté de se détourner de Dieu, du Grand Architecte de l’Univers, de n’avoir pas besoin de lui, de se suffire à soi-même, de combattre la finitude et la mort par la possession des choses et l’appropriation du monde. Sachons-le, mes frères et sœurs : l’orgueil et la convoitise engendrent l’ignorance, c’est-à-dire la méconnaissance de soi et celle du créateur et donc l’impossibilité de voir la beauté et l’ordre de la création et du monde.
Et il va falloir demeurer conscient de toute l’influence qui nous vient de notre propre environnement, tout en nous gardant de projeter nos propres tendances sur les autres. D’autre part, à ces conditionnements extérieurs viennent s’ajouter toutes les blessures et les traumatismes affectifs. Ces conditionnements troublent chez certains la vigilance et les empêche de réorienter leurs désirs. Ces conditionnements enracinent dans la personnalité des comportements de fuite, de violence, de compensation et de blindage qui ferment la porte à l’attitude oblative, seule capable de nous soumettre à la volonté de Dieu et à son amour et par conséquent, de nous ouvrir à la Résurrection des morts et à l’Emergence. Chacun de nous a le devoir de se libérer de notre biologie de naissance et notre environnement et de tout ce que nous n’avons pas choisi et que nous avons hérité tels que : nos parents, notre pays, notre race, notre époque, notre sexe, notre religion…etc. Et il va falloir à présent nous recréer en refusant tout ce qui aliène notre existence et nous laisser refonder par la grâce en nous rappelant tout le temps ce qui suit : "L’Esprit du mal n’est pas une idée. L’Esprit du mal est un «tentateur», il n’est pas une tentation, il est prince de ce monde¨ et la Bible lui donne plusieurs noms à savoir : le menteur, le diviseur, le diable, l’adversaire. Il est l’anti-personne, la non personne. C’est le désintégrateur. Il entretient le murmure intérieur qui divise le cœur d’avec lui-même.
Le lieu des Virus de la Rupture et du Nouveau départ est notre propre cœur. C’est dans le cœur humain que tapissent les racines du doute, du désespoir, de l’indifférence, de la violence ou de la haine…etc.
L’esprit mauvais agit toujours à partir de l’extérieur et des sens, il pénètre plus en avant dans la sensibilité par l’émotion puis possède l’imagination par le trouble des images et enfin paralyse l’intelligence et le jugement tronqués et enténébrés.
Et il va falloir nous éveiller de notre sommeil d’immergence de plomb et prendre conscience de l’indigne fardeau que nous portons et qui exerce sur des millions de personnes une pression indiciblement tenace. Qui que nous soyons, nous restons et demeurons liés intérieurement, demeurerons éternellement esclaves, fussions-nous roi, président, élus, père, mère, autorité…etc. Il est hyper urgent que nous modifions nos conceptions d’immergence.

Anti-virus de la Rupture

Remarquons mes frères et sœurs que ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à tous et que ce qui est utile à l’un pourrait nuire à l’autre. Et pourtant, tout est homogène dans la création entière. Une seule force, fait vivre et agir tout dans l’Univers. Et lorsqu’une partie de l’univers tombe malade, Sachons-le, les effets se font sentir dans les autres parties par la loi qui voudrait que tout est indissolublement lié. Et ce qui est terrible et effrayant, c’est que les substances malades de ces autres parties de l’ensemble de l’univers, refluent vers la partie affectée en raison de la loi de l’attraction des affinités, aggravant ainsi la maladie. Or, lorsqu’une maladie de ce genre devient incurable, il en découle la nécessité et l’obligation de procéder à l’ablation brutale de la partie malade pour que l’ensemble cesse de souffrir continuellement. Réfléchissons et méditons aux virus anti-Rupture que chacun de nous porte et travaillons à les éliminer dès maintenant afin de ne pas nous voir éliminer de l’histoire de l’Age de notre famille, entreprise, société, nation…etc.

Sachons-le, une loi éternelle est permanemment à l’œuvre, dans l’univers : ce n’est qu’en donnant, que l’on peut recevoir lorsqu’il s’agit de valeurs durables. Donner sans penser à soi, aider là où c’est nécessaire et avoir la compréhension pour les souffrances comme pour les faiblesses de son prochain, équivaut à recevoir. Sachons-le également, qu’un seul désir vers le bien, sincèrement et profondément ressenti, met en pièce le mur ou les murs que nos pensées d’immergence avaient jusqu’alors, elles-mêmes érigé en obstacle pour nous-mêmes. Nos pensées sont des messagers que nous envoyons et qui nous reviennent lourdement chargés de tout ce que nous avons déposé en elles, que ce soit en bien ou en mal. Chacun de nous a donc la responsabilité, la décision de bien penser ou de mal penser et donc de diriger la Force divine vers le bien comme vers le mal. Les créations de la pensée sont des œuvres qui un jour atteindront leurs auteurs. Aussi, il vaut mieux garder pur, le foyer de nos pensées pour notre paix permanente. C’est donc folie, que de parler de coups du destin ou d’épreuves.

Chaque lutte, chaque souffrance représente un progrès, une occasion offerte à l’Homme d’effacer les ombres de fautes antérieures. C’est la loi. Aussi, nous devons nous approprier cette loi de cause à effet permanente, se réalisant à coup sûr et qui repose dans la création entière et dont les effets se déclenchent et se déploient avec une sûreté immuable pour qui sait l’utiliser. Et il suffit pour cela de la force du vouloir qui, en un certain sens, fait de chacun de nous le maître de la création pour la détermination de son propre destin. Ainsi, notre propre vouloir nous assure l’anéantissement ou la rédemption, la résurrection. Notre propre vouloir nous procure la récompense ou les châtiments avec une inexorable certitude.
Alors, il va falloir apprendre à maîtriser, à nourrir toute pensée qui surgit en nous, en la retenant, en ne l’exprimant pas dans la hâte mais par le silence. Car ainsi faisant, la pensée se condense et gagne en force. Et nous devons apprendre, qui que nous soyons, par devoir de chevaliers de la paix, à connaître les lois qui reposent dans le grand Livre de la création toute entière et ne jamais perdre de vue, que toutes les conséquences de notre pensée retombent toujours sur nous suivant la force, la grandeur et l’ampleur de l’effet des pensées en bien ou en mal. Aussi, chacun de nous est-il invité à s’efforcer de choisir les mots exacts pour exprimer ce que nous pensons car les mots, les phrases que nous formons, façonnent notre sort extérieur sur cette terre. Retenons-le pour toujours, mes frères et sœurs : "Dans chaque mot, réside, une capacité de déclenchement car chaque mot est né sous la pression de lois supérieures afin de créer des effets".

Aussi l’emploi des mots, du son, repose dans la main de chacun de nous selon notre libre vouloir. Aussi combien d’êtres humains à travers les malheurs de l’histoire de l’Age de la terre peuvent lever le doigt pour oser dire qu’ils ont sagement employé l’utilisation du don de parler ! Nous ne faisons que semer du poison par notre incontrôlable funeste et frivole bavardage. Aujourd’hui, ce sont les plus grands bavards qui obtiennent la plus grande influence et le plus grand pouvoir. Mais en vérité : " la délivrance et la rédemption ne résultent pas des vociférations des individus ni des masses ". Tout peuple, toute nation qui se laisse guider par des bavards aura nécessairement et à juste titre une mauvaise réputation.

Il ou elle tombera dans la détresse et la mort, dans la désolation et la misère, précipiter de force dans la boue. Méditons !!! Aussi, surveillons nos paroles ; veillons attentivement à notre langage car la parole humaine, est également Action : " Prenons garde à notre parole". Que notre langage soit simple et vrai ! Car il recèle en lui la faculté formatrice, constructive ou destructive selon la nature des paroles et donc de la personne qui parle. Surveillons donc notre parole et ne parlons pas uniquement pour discourir. Rappelons-nous quotidiennement ceci : « Au commencement était la parole ! Et la parole était Dieu et Dieu était la parole ». Aussi, veillons à toutes nos paroles car elles renferment pour nous soit la joie, soit la douleur, elles détruisent ou elles construisent, elles apportent la clarté, mais sèment également le trouble, selon la manière dont elles sont énoncées et utilisées.
Chacun de nous est un être d’émotion; laquelle émotion peut être troublée par des mots et donc des images.
La vie est active de manière innée. Elle obéit à ses impulsions et n’admet aucune déviation. Et à bien y observer, la vie, nous constatons que ces caractéristiques sont : l’irritabilité, la respiration, l’excrétion, la nutrition et la reproduction.
Tout organisme réagit aux stimuli qui tendent à troubler son harmonie, c’est-à-dire qu’il s’efforce d’être, en repoussant ce qui pourrait le détruire mais également en étant attiré par ce qui est avantageux pour sa nature.
Ainsi, l’agression est une nécessité de la vie. Et la Rupture doit travailler permanemment sur les canaux d’agression de l’Homme que sont : l’Amour, qui est une sensation de plaisir mais également une composition de qualités psychiques dont la conscience, les impulsions et sentiments moraux, la possession, le pouvoir, la renommée caractérisent également l’agressivité chez l’Homme. C’est ainsi que certains sacrifient toutes les autres fins de vie à la Renommée, tandis que d’autres le font pour la possession ou le pouvoir.
Aussi, réprimer l’agression, c’est contrecarrer le progrès. Et donc qu’il va falloir faire appel constamment à la sympathie, sentiment de compassion, de bienveillance afin que l’agression ne devienne le cancer des relations humaines car tout dynamisme excessif dans l’accomplissement des exigences, des nécessités de la vie, est analogue au cancer de la cellule : il démolit la structure de la société, tout comme une cellule cancéreuse détruit les tissus sains d’un organisme.

Et il va également falloir faire appel à l’Humilité, la véritable Humilité, qui n’est pas un signe de passivité, ni une soumission aux forces qui s’opposent aux nécessités essentielles de la vie, ni une indication de faiblesse personnelle. La véritable Humilité vient du constat : "Qu’il n’y a pas d’isolation dans la vie. Nous ne sommes pas plus des êtres isolés, qu’une cellule saine n’est isolée dans un organisme multicellulaire que constitue l’Homme".
Aucune agression ne peut faire progresser personnellement aucun homme assez loin. Tôt ou tard, il aura besoin de la sympathie et de l’humilité véritable de ses prochains, car l’humanité est un organisme social vivant et chacun de nous est une cellule de cet organisme. Et il va falloir à chacun de nous, de mieux contrôler les émotions telles que : la peur, la colère, la haine, la vengeance…etc. car elles constituent un immense réservoir d’énergie qui convertit, recrée merveilleusement et nous confère des dons de miracles insoupçonnés.
Ce qui est certain, toute vie se compose d’actions faites et d’actions subies.

Dans toute action d’adversité, chacun de nous doit faire son examen personnel ainsi que celui des circonstances extérieures et se poser des questions justes, telles que : « Mes ennuis sont-ils l’expression d’un Karma personnel ou collectif, peut-être mis en œuvre par les actes d’un lointain passé ? Ma maladie est-elle due à des déficiences héréditaires ou provient-elle d’une mauvaise attitude mentale ? Pourquoi ai-je des difficultés dans mes rapports avec les autres ? Et il va falloir toujours se poser une autre question qui nous permet d’être admiré et apprécié : En quoi, je manque de compréhension envers les besoins de mes prochains ? Et il faut toujours se mettre à la place de l’Autre dans une attitude d’amour, de compassion et d’empathie en essayant de penser comme il pense, en ressentant ses émotions avec Lui pour Lui et comme Lui.

Mathieu 7–7

Les problèmes font partie des expériences de la vie. Ils nous donnent l’occasion de nous développer et d’évoluer. Et il va falloir vite réaliser que l’homme est doué d’une âme, qui est une partie d’une force éternelle et que chacun de nous possède des capacités potentielles pour surmonter, l’adversité et les problèmes. Sachons-le, toutes les réalités matérielles changent. Le changement est constant dans tout l’univers. Nous vivons dans un monde changeant, aussi notre but est de nous adapter à ce changement. Tout passera, que cela soit la souffrance, la maladie, l’infirmité, etc.
Le défi de chacun de nous est de nous consacrer à un état de préparation, d’acquérir la compréhension de l’environnement dans lequel nous sommes placés, de développer la capacité d’être attentif aux leçons qui nous sont présentées et d’acquérir la compréhension des valeurs spirituelles qui se trouvent en dehors et au-delà du domaine des choses matérielles changeantes. La réalisation de l’importance des forces qui résident en dehors de notre environnement physique nous vient par le processus de la méditation, de la concentration et de la contemplation. Et c’est un devoir d’émergence personnelle, de notre famille, de notre société, de notre nation, d’assurer notre place dans le plan des choses, de nous mettre en accord avec les forces et les idéaux plus élevés. Le futur est à chacun de nous et nous pouvons le diriger par nos choix en ce qui concerne l’acquisition et l’utilisation de la connaissance.
Et que les Seigneurs du Karma nous assistent
Amen - Amen - Amen - Râ
*Métaphysicien

Société 14 mars 2017


Pour le développement de la nation: Investir dans la santé de la femme

Le mois de mars est par excellence celui de la célébration de la femme. Au-delà des discours, des fêtes et autres célébrations bruyantes, certaines structures se sont intéressées à la santé de la femme à travers des opérations de dépistage de cancer du sein et du col de l’utérus. Quelle que soit leur nature, toute intervention visant à assurer le bien-être et améliorer la santé de la femme est non seulement bénéfique pour elle-même, mais aussi pour sa famille et la société.

« Une collègue vient de nous quitter en allant donner la vie à son premier enfant », cette annonce venant d’un enseignant en début de ce mois de mars, quoiqu’effroyable, n’est pas si exceptionnelle au Bénin. Perdre la vie en voulant la donner constitue encore un problème majeur de santé au Bénin. Malgré les investissements, les sensibilisations et toutes les activités menées dans le domaine de la santé maternelle, beaucoup de familles continuent de vivre ce drame découlant d’une grossesse ou d’un accouchement. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le ratio de la mortalité maternelle enregistrée au Bénin en 2013 est de 340 décès pour 100 000 naissances vivantes. 

« La plupart des décès maternels sont dus aux hémorragies, aux infections, aux avortements à risque et à l’éclampsie (forte hypertension artérielle pouvant entraîner des convulsions) ou à des complications aggravées par la grossesse. Dans tous les cas, le manque d'accès aux soins, leur coût excessif et leur piètre qualité sont aussi des éléments déterminants », précise l’organisation. Plus de la moitié des décès maternels surviennent dans un délai de 24 à 48 heures après l’accouchement. Certains de ces décès sont la conséquence de l’avortement pratiqué dans de mauvaises conditions. Avortement découlant d’une grossesse non désirée. Pourtant, poursuit l’Oms, environ un quart des décès maternels pourrait être évité grâce à des soins obstétriques d’urgence. Dans le Rapport de la Commission de la Santé de la femme dans la Région africaine intitulé « Relever le défi de la Santé de la Femme en Afrique », l’Oms souligne que « Les avortements pratiqués dans de mauvaises conditions représentent environ 14% des décès maternels sur le continent. Selon ses estimations, 31 sur 1000 femmes africaines âgées de 15 à 45 ans pratiquent chaque année des avortements ».

Au-delà de l’autonomisation économique

Plus qu’une priorité, la santé de la mère et de l’enfant a toujours occupé une place de choix dans les politiques de santé au Bénin. Cependant, les résultats attendus en termes de progrès ne sont jamais atteints. Pour ce qui concerne les décès maternels, il faut souligner que, malgré ces indicateurs toujours préoccupants, des progrès ont été accomplis et l’on a noté une amélioration sensible de la santé maternelle dans de nombreux pays dont le Bénin.
Les décès maternels ne sont pas les seules menaces pour la femme. Il y a également plusieurs autres facteurs de risque majeurs de maladies qui mettent à mal la santé de la femme. Plus que l’homme, elle est exposée à l’infection au Vih/sida. Selon l’enquête démographique et de santé 2011-2012 « La prévalence du Vih dans la population âgée de 15-49 ans est estimée à 1,2%. Elle est de 1,4% chez les femmes et de 1,0% chez les hommes ». A cela s’ajoutent les risques d’anémie, conséquence d’une alimentation inadaptée et bien de maladies non transmissibles comme le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus, l’hypertension artérielle et le diabète qui sèment le deuil dans les familles. Outre les problèmes de santé sus-évoqués, d’autres facteurs tels que les violences viennent en rajouter à la vulnérabilité de la femme. En effet, plusieurs études ont révélé que « Une femme sur trois a été violée, battue, forcée à l'acte sexuel ou abusée du moins une fois dans sa vie ». Toutes ces maladies et violences compromettent dangereusement la santé de la femme et par ricochet ses activités dans la famille et dans la société.
Une femme en bonne santé est un facteur favorisant le développement de la société, d’une nation. Point n’est besoin de la confiner dans son rôle de maternité et d’éducation des enfants et tout le monde en convient aujourd’hui. Il est question de mettre en place des dispositifs lui permettant de contribuer efficacement et durablement au développement de son pays. C’est l’une des raisons pour lesquelles, de plus en plus de gouvernants et autres partenaires travaillent à assurer l’autonomisation de la femme. Pour l’Oms, « L’autonomisation socioéconomique des femmes est essentielle pour obtenir de meilleurs résultats pour la santé ».
Au-delà d’une autonomisation économique, la femme béninoise, qu’elle soit instruite ou non, doit avoir son mot à dire en ce qui concerne sa sexualité et sa santé reproductive. Dans le message qu’elle a adressé au monde le 8 mars dernier à l’occasion de la journée internationale de la femme, Dr Flavia Bustreo, sous-directeur général de l’Oms,  a plaidé pour plus d’investissement dans la contraception moderne et les soins de qualité pour les femmes enceintes et les nouveau-nés. « Si une femme décide de limiter le nombre d’enfants qu’elle souhaite avoir ou d’espacer les grossesses, elle peut investir davantage dans la nutrition et dans les soins pour elle-même et pour ses enfants et ainsi contribuer au développement cognitif et à l’épanouissement de ces derniers », assure-t-elle.
D’autres mesures doivent être encouragées à l’instar de la scolarisation gratuite des filles au primaire et au 1er cycle du l’école secondaire. Plusieurs études ont mis en évidence l’impact de la scolarisation des filles sur leur propre santé et celle de leur famille. Il est heureux de constater que « Près de neuf naissances sur dix (87%) se sont déroulées dans un établissement sanitaire et 84% des naissances ont été assistées par un prestataire formé (médecin, infirmière, ou sage-femme) », selon l’Edsb. Il y a lieu de poursuivre ces efforts visant à renforcer les formations sanitaires en équipements et en personnels qualifiés pour qu’à terme, les femmes et les autres couches de la société bénéficient partout et à tout moment, de soins de qualité, gage d’une bonne santé pour tous.

Société 14 mars 2017


Autorité nationale de lutte contre la corruption: Jean-Baptiste Elias s’installe

Les membres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) deuxième mandature ont pris service, ce lundi 13 mars au siège de l’institution à Cotonou. A l’occasion, son nouveau président, Jean-Baptiste Elias, a plaidé pour la correction des imperfections de la loi sur la corruption.

Le nouveau président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias souhaite la correction des imperfections constatées dans la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Il a fait ce plaidoyer hier dès sa prise de fonction avec les autres membres nommés le 25 janvier dernier. Pour ce faire, il sollicite le Gouvernement et le Parlement pour que ce toilettage du texte puisse se faire le plus tôt possible pour plus d’efficacité dans l’application des textes.

« La corruption fait des ravages au Bénin », indique-t-il, en citant le rapport Transparency International du 25 janvier 2017 dans lequel le Bénin est classé 95e sur 176 pays. Ce rang, a-t-il noté, n’honore pas le pays. Au contraire, on doit se poser des questions. « Les responsables des pays classés premiers n’ont pas deux têtes, quatre bras ni quatre pieds », a ironisé Jean-Baptiste Elias, ajoutant que le Bénin aussi est capable de prouesses en matière de lutte contre la corruption.
Pour relever le défi d’un rang honorable dans le prochain classement de Transparency International, il a lancé un appel aux autorités gouvernementales, parlementaires et à celles des autres institutions de la République, aux citoyens de faire en sorte « qu’à défaut de cesser, la corruption recule sensiblement au Bénin ». Soulignant la nécessité de la lutte contre ce fléau, il a fait savoir que les autorités gouvernementales ont besoin de ressources pour promouvoir des programmes de développement au profit des populations. Mais l’on constate qu’une minorité accapare les ressources publiques au détriment d’une majorité en souffrance.
Mais en attendant, il a indiqué que les actions de prévention doivent être renforcées. « Nous devons parler peu et agir beaucoup », lance-t-il aux neuf autres membres de l’Anlc.

Passation sans prédécesseur

A la cérémonie de passation de service à l’Anlc hier, le président sortant n’était pas de la partie. Il faut signaler qu’après la phase technique de la passation de charges hors-caméra, Guy Ogoubiyi, ne s’est pas présenté à la phase protocolaire. « Il faut vivre longtemps pour voir tout et le contraire de tout », a dit Jean-Baptiste Elias, le président entrant pour déplorer l’absence de son prédécesseur. Pourtant, il a eu à lui passer service sur les mêmes lieux, il y a 46 mois. La raison, selon l’entrant, c’est que son prédécesseur dit ne pas connaître le contenu du discours de son successeur.
Selon les indiscrétions, la mandature sortante a normalement pris fin depuis mai 2016. Et celle entrante a connu dix mois de retard avant d’être installée.

Actualités 14 mars 2017


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