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Nouvelles

Championnats d’élite de football 2020-2021: Les clubs en compétition dès le 30 janvier prochain
Compétition phare de la Fédération béninoise de Football, le championnat d’élite nouvelle formule saison 2020-2021 démarre, samedi 30 janvier prochain. Seuls les 34 clubs de Ligues 1 et 2 ayant participé aux championnats précédents et régulièrement constitués en société de gestion sportive ou ayant une convention de gestion sportive avec une société sportive pourront prendre part à ce tournoi. La Ligue de Football du Bénin a informé les présidents des clubs d’élite du démarrage dès le samedi 30 janvier prochain du championnat d’élite nouvelle formule saison 2020-2021. « Conformément aux décisions de l’Assemblée générale extraordinaire de la Fédération béninoise de Football (Fbf) du 22 décembre 2020 à Grand-Popo, j’ai l’honneur de vous informer que les championnats d’élite nouvelle formule saison 2020-2021 démarrent le samedi 30 janvier 2021 », précise la correspondance en date du 30 décembre dernier. En prélude à ces championnats, la première période d’enregistrement des joueurs s’est ouverte, depuis samedi 2 janvier dernier, et sera close, samedi 30 janvier prochain. Cette période unique d’enregistrement nécessite un transfert par Tms et les opérations se dérouleront sur la plateforme « Fébéfoot-Connect ». Ainsi, les 34 clubs de Ligues 1 et 2 ayant participé aux championnats saison 2019-2020 annulés à cause de la pandémie de Covid-19 et régulièrement constitués en société de gestion sportive ou ayant une convention de gestion sportive avec une société sportive sont attendus pour s’inscrire à ces championnats professionnels saison 2020-2021. Ces clubs reconnus par la Fbf devront déposer auprès du secrétariat de la Ligue de Football du Bénin un dossier d’engagement au plus tard le 20 janvier prochain. Au nombre des pièces à fournir figurent une demande d’engagement de participation au championnat professionnel de football saison 2020-2021, une copie des statuts, du règlement intérieur actualisé et du registre de commerce de la société sportive, une copie de la convention de gestion avec la société sportive, une liste des membres mandatés pour représenter le club auprès de la Ligue de Football du Bénin et des autres structures de la Fbf et une preuve de propriété d’installations sportives, d’agrément de gestion d’un stade ou d’une attestation de domiciliation de stade délivrée par le gestionnaire de l’infrastructure sportive concernée. « Par ailleurs, les clubs éligibles doivent satisfaire à un cahier des charges de la Fbf», conclut cette lettre signée par Pamphile Zomahoun, président de la Lfb. Sports 04 janv. 2021


Grand prix littéraire du Bénin: Trois auteurs distingués
Sur les neuf finalistes de l’édition 2020 du Grand prix littéraire du Bénin, trois ont pu tirer leur épingle du jeu dans les catégories roman, nouvelle et théâtre. Le 30 décembre dernier, ils ont chacun reçu trophée et chèque, fruit de leurs efforts respectifs. La plus importante phase de l’édition 2020 du Grand prix littéraire du Bénin, le dévoilement des lauréats, a permis de découvrir que dans la catégorie théâtre, le jury a préféré « Le chant de la petite horloge » de Jérôme Tossavi paru aux éditions Savanes du continent aux deux autres livres. Dans la catégorie Nouvelle, Jean-Paul Tooh-Tooh avec « L’araignée désabusée » publiée aux Editions Awoudy a pris les devants. Le roman « La rivale de Dieu » des Editions Venus d’Ebène écrit par Gilles Gbéto s’est arrogé le prix littéraire du Bénin dans sa catégorie. Chaque lauréat est reparti avec un trophée plus un chèque de deux millions de francs Cfa. Cette édition n’a pas dérogé à la tradition. Il y a eu aussi, le « grand oral », un exercice de dissémination de l’état du livre au Bénin. L’auteur Giovanni Houansou récompensé l’année dernière par le même évènement s’est consacré à cet exercice qui laisse voir dans les moindres détails, les succès et insuccès, les mérites et tares du livre et plus globalement de l’édition dans le pays. A sa suite, Raphaël Yébou, président du jury présentera les recommandations de son équipe. Aux auteurs, il a indiqué le chemin à emprunter pour une meilleure qualité de leurs œuvres. Il y a besoin et urgence à travailler davantage, suggère l’auteur qui plaide aussi pour un accompagnement de la direction des Arts et du Livre. Les maisons d’édition pour leur part ont été invitées à impliquer tous les acteurs à toutes les étapes pour éviter de fragiliser davantage la qualité déjà très critique des productions. Enfin, il demande d’analyser la possibilité d’ouvrir la compétition aux auteurs des œuvres en langues nationales. Les prix littéraires sont nécessaires, voire indispensables à l’essor et la consolidation de l’économie du livre, dira dans son mot, le ministre en charge de la Culture, Jean-Michel Abimbola. Malgré cette évidence, « le contexte de notre pays est marqué par la rareté de prix d’envergure, susceptibles d’apporter une valeur ajoutée à l’économie du livre », fait-il observer. Cela traduit l’institution du « Grand Prix Littéraire du Bénin » qui vient combler un vide et susciter auprès des talents littéraires et des éditeurs un regain d’intérêt pour la création d’œuvres de qualité, gage de la vitalité de la littérature nationale, soutient-il. Ce prix vise en effet à mettre en valeur la diversité culturelle et éditoriale nationale et à mettre sur orbite la littérature béninoise sur la scène continentale et mondiale, poursuit le ministre. A l’instar des prix littéraires au plan international comme le Prix Goncourt organisé par l’Académie Française et le Prix des cinq continents organisé par l’Oif, le Grand prix littéraire du Bénin se donne pour défi de contribuer de façon significative au succès de l’écrivain et de sa maison d’édition, fait-il savoir. Raison pour laquelle l’édition de cette année a connu quelques réajustements, notamment au niveau organisationnel avec l’introduction de la réforme liée à la réglementation de l’exercice des métiers d’éditeur et de libraire au Bénin. Culture 04 janv. 2021


Tournoi Ufoa B U17: 24 Écureuils sélectionnés pour défendre les couleurs nationales
Au terme de six semaines de stage de préparation fait de matchs amicaux et des séances d’entrainements, Urbain Honfo, sélectionneur des Ecureuils U17 a dévoilé ce week-end la liste définitive des joueurs retenus pour l’expédition togolaise. Cet effectif est composé de jeunes joueurs venus des centres de formation de football nationaux et africains. Logé dans le groupe A aux côtés du Niger, du Togo et du Burkina-Faso, le Bénin entre en lice, mardi 5 janvier prochain face au Burkina-Faso, au stade Kégué de Lomé dans le cadre du tournoi Ufoa B U17. A quelques jours du départ de la sélection nationale pour la capitale togolaise, Urbain Honfo a rendu publique une liste de 24 joueurs retenus pour défendre les couleurs nationales. La plupart des jeunes Écureuils sélectionnés proviennent des centres de formation au plan national et sous-régional à savoir : As Lagarde, Saint Louis Académie, New Star, Kabongo, Réal Sports, Alodo Sport, Bénin Foot Académie, Dimension Foot, Afrique Espoir, Asso Atacora, Tanéka, Asefa et autres. Ils sont retenus après six semaines de stage de préparation ponctuées de matchs amicaux et de séances d’entraînements. Le capitaine de cette formation, Ouorou Yamirou et ses coéquipiers ont livré quatorze matchs amicaux soldés par onze victoires, un nul et deux défaites. De sources proches du staff technique de l’équipe, tous les joueurs retenus pour le tournoi satisfont aux exigences de l'Irm. Toutes les formalités administratives et autres démarches au niveau des autorités ont été accomplies avec rigueur et dans les délais. La délégation va rallier Lomé dans les prochaines heures avec pour objectif la qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (Can) de leur catégorie. Disqualifié de la compétition pour tricherie sur les âges en 2018, le Bénin affiche une bonne image avec cette fois-ci de jeunes joueurs. Signalons que le tournoi de l’Ufoa U17 s’ouvre demain mardi 5 janvier avec le match entre le Niger et le Togo. Liste des joueurs retenus 1- Kocou Martial Ruben Amoussouvi (As Lagarde) 2- Adébayo Hugues Agboessi (Saint Louis Académie) 3-Abdallath Baboni (Alodo Sport) 4-Thobias Olmeta Dagbéyonhou Kinde (As Lagarde) 5-Oulilon Dine Gnanta (Saint Louis Académie) 6-Abramane Sadjomoha (Saint Louis Académie) 7-Abdou-Faridou Arouna (Saint Louis Académie) 8-Abdoul-Wakilou Yacoubou (Kabongo) 9-Faouzi Cossi (Bénin Foot Académie) 10-Yamirou Ouorou (Saint Louis Académie) 11-Sonagnon Judicaël Trekpo (Ad) 12- Prince Eddy Babatoundé Gnonlonfoun (New Star) 13- Tchedji Mariano Zannou (As Lagarde) 14-Missibaou Dramane (Parakou) 15-Moustapha Seidou (Réal Sports) 16-Siergio Donald Boco (Saint Louis Académie 17-Aboudou Rakibou Idrissou (Dimension Foot) 18-Fréjus Jacob Emmanuel Olushola Coffi (Saint Louis Académie) 19- Moutahanlib Sadikou (Uss Kraké) 20 -David Julado Dassagaté (Tanékas) 21-Abdou Fawaz Tamou Nanti Gossi (Afrique Espoir) 22 -Houdou Sinagnissire (Afrique Espoir) 23-Drogba Malik Alehery Radji (Asso Atacora) 24-Mouhoussinou Bawa (Asefa) Sports 04 janv. 2021


6e édition du Festival Eclosions urbaines à Porto-Novo: Entre rénovation des places Vodun et développement du tourisme
Le Festival Eclosions urbaines initié par le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada, s’attèle, depuis six ans, à sauvegarder et valoriser le patrimoine matériel de la ville capitale. Cette année, c’est la place Sakpata Dohami qui a été rénovée à l’occasion de ce grand rendez-vous culturel. Spectacles, ateliers, expositions et conférences-débats ont également meublé le programme de la 6e édition du festival, qui s’est déroulée du 1er novembre au 31 décembre 2020. Une place rénovée, pour Gérard Bassalé, directeur du Festival Eclosions urbaines, est comme un œuf qui a éclos. « C’est donc la vie qui éclot, c’est le patrimoine qui éclot… », explique ce dernier, très enthousiaste. Historien d’art de formation et grand passionné de la culture, Gérard Bassalé dirige depuis plus d’une dizaine d’années le Centre culturel, artistique et touristique Ouadada à Porto-Novo. L’idée de créer un festival qui valorise les cultes endogènes au Bénin est partie d’une étude scientifique qu’il a réalisée sur les places Vodun dans la ville capitale. D’après cette étude, la plupart des espaces publics de la ville de Porto-Novo sont en réalité des places Vodun qui appartiennent à des collectivités locales. Mais au fil du temps et avec l’urbanisation, ces places tendent à disparaître, emportant avec elles, aussi bien le patrimoine matériel qu’immatériel de la ville de Porto-Novo. Le projet Eclosions urbaines, porté aujourd’hui par de nombreuses institutions partenaires telles que l’Agence française de Développement (Afd), l’Agglomération de Cergy-Pontoise, la Métropole de Lyon… ambitionne de rénover et de mettre en circuit touristique une série de vingt places Vodun à Porto-Novo. En six ans d’exécution des travaux, Sakpata Dohami est la neuvième place Vodun rénovée. Le site a été complètement transformé en l’espace de deux mois (novembre à décembre 2020) qu’aura duré le festival. L’assainissement de la zone d’une façon générale a été pensé. Plusieurs puisards ont été construits dans les maisons environnantes pour accueillir les eaux usées autrefois déversées ici et là dans la rue. Désormais, c’est un joyau patrimonial aux couleurs locales qui se dresse, majestueux, au milieu de la place à Houinmè Château. De quoi émerveiller les touristes en visite sur le site à Porto-Novo. « Asseoir le développement du tourisme sur le patrimoine Vodun » « En rénovant les places, c’est une manière de donner l’opportunité aux touristes d’accéder au patrimoine Vodun très préservé », confie Gérard Bassalé. Le directeur du festival est convaincu qu’il faut plutôt s’appuyer sur ce patrimoine pour développer le tourisme au Bénin. C’est pourquoi, sur les espaces Vodun qu’il rénove, les touristes ont accès à toutes les divinités présentes : les Lègba, Tolègba, Dan, Sakpata jusqu’aux arbres sacrés. Ce qui permet par la même occasion de démystifier ce culte souvent mal perçu par les non-adeptes ou même pris pour de la magie noire par les occidentaux. Or, à en croire Gérard Bassalé, il n’en est rien. « Le Vodun est lié à la nature, à la forêt, c’est pour cela qu’on parle d’ailleurs de forêt sacrée. Donc le Vodun en fait, préserve l’environnement », explique l’historien d’art qui ne manque pas aussi de souligner la place importante de la femme dans ce culte. C’est ce qui justifie, dira-t-il, le thème ‘’Femme et Pouvoir’’ choisi pour la 6e édition du festival cette année. A travers ce thème, les promoteurs du festival voudraient insister sur la place importante qu’occupe la femme dans le panthéon Vodun, contrairement aux religions monothéistes importées où les femmes sont écartées. Elles ne peuvent ni célébrer la messe, ni occuper des fonctions importantes. Or, dans le culte Egungun par exemple qui est le culte des revenants, c’est nécessairement une femme du nom de Iya Allatchè qui lance le rituel. Il en est de même pour le culte dans l’autel des morts appelé Yohô. Seule la « Tangni non » peut officier la messe et prier sur les « assins » qui sont en fait les symboles représentatifs des morts dans l’autel. Ce sont-là autant d’exemples que citera le promoteur culturel béninois pour démontrer le pouvoir de la femme dans le culte Vodun. De plus, il soulignera que 95 à 99 % des adeptes de la place rénovée Sakpata Dohami sont des femmes. Outre la place Sakpata Dohami à Houinmè, les places jumelles à Adjina ont été également visitées par les douze artistes sélectionnés dans le cadre de l’édition 2020 du Festival Eclosions urbaines. Sur cette place, de part et d’autre des escaliers, ils ont créé de nouvelles œuvres qui resteront exposées comme à l’accoutumée, jusqu’à la prochaine édition du festival en 2021. Les autres activités qui ont meublé le festival cette année, concernent entre autres, les ateliers d’écriture de conte et de composition musicale, les spectacles, les conférences-débats, les vernissages et expositions. Y ont pris part les autorités locales, ambassadeurs, et autres figures du monde de la culture et du tourisme tels que Luc Raimbault, directeur de l’Office du tourisme de Cergy-Pontoise en France. Par Mariam TIKADA (Coll. ext.) Culture 04 janv. 2021


Weworld/Promotion de l’éducation: Le projet Apprendre II clôturé avec des acquis élogieux
Le projet Agir pour la promotion d’une école nouvelle pour les droits et la réussite des enfants (Apprendre) phase II financé par l’Ong internationale Weworld est arrivé à terme. Les acquis des trois années d’activités ont été présentés, ce mercredi 30 décembre, aux parties prenantes, toutes fières des résultats atteints et des impacts positifs du projet. 1er octobre 2017-30 décembre 2020. Le projet Agir pour la promotion d’une école nouvelle pour les droits et la réussite des enfants (Apprendre) phase II ferme ses 39 mois d’activités. L’heure était au bilan ce mercredi, dernier jour de vie du projet. L’Ong internationale Weworld qui finance le projet a mobilisé toutes les parties prenantes pour passer en revue le chemin parcouru et les perspectives. Occasion pour le chef projet Olympe Dossa de rappeler l’objectif général du projet à savoir contribuer à garantir l’accès aux droits fondamentaux des enfants de 10 villages des communes d’Akpro-Missérété et Avrankou dans l’Ouémé et Ifangni, Sakété, Kétou, Pobé et Adja-Ouèrè dans le Plateau. Le projet vise spécifiquement à renforcer les mécanismes scolaires et communautaires de promotion des droits des enfants dans les deux départements cibles. Les réalisations du projet ont pris en compte trois volets à savoir Education, Protection de l’enfance et Santé Nutrition. Dans le secteur de l’Education, le projet a permis de construire ou de réfectionner des modules de classes et de latrines au profit des écoles maternelles notamment à Pobé et à Avrankou, de doter des écoles en petites tables et chaises ainsi qu’en matériels pédagogiques et ludiques. Le projet a eu également à son actif plusieurs autres acquis, notamment la mise en place de cours de rattrapage pour 195 enfants de Cm2 chaque année, le renforcement des capacités de 155 membres de l’Association des parents d’élèves (Ape) dans la gestion des écoles et le suivi des enfants. En matière de Protection de l’enfance, Olympe Dossa évoque entre autres la réalisation de 60 campagnes de sensibilisation communautaire aux droits des enfants à la santé sexuelle et reproductive ; le renforcement des capacités de 215 enseignants sur la prévention des violations des droits des enfants ; la création de fonds au profit de 80 ménages en difficulté ; le retrait et la distribution de 1 015 actes de naissance aux enfants dépourvus de jugements dans les 10 écoles cibles. Revenant au volet Santé Nutrition, le projet a permis de réaliser un état des lieux sur la situation nutritionnelle des écoliers dans les écoles d’intervention, la distribution de 10 770 kg de farines enrichies au profit de 700 enfants en moyenne dans les écoles maternelles, la création de six jardins scolaires suivie de formation des comités de gestion et des femmes des groupements sur les techniques de mise en jardins et la réalisation de campagnes de déparasitage et de suivi de la croissance des enfants. Vivement Apprendre III ! Le projet a par ailleurs réalisé des spots radio de sensibilisation sur la scolarisation et sur les thématiques de lutte contre le trafic des enfants, la maltraitance des enfants, les violences faites aux femmes, le mariage précoce. Il a aussi distribué plus de 5 000 cache-nez réutilisables aux apprenants des écoles cibles dans le cadre de la lutte contre la propagation du Covid-19. Weworld a été appuyé dans la mise en œuvre de ces trois volets par des Ong partenaires, en l’occurrence Fadec, Autre Vie et Played. Le représentant Pays de Weworld, Charline Corbier, se réjouit du bilan des réalisations présenté. Ce qui témoigne, à l’en croire, de toute la pertinence du projet. Elle a été davantage sidérée de constater que le projet a permis de booster le taux de réussite au Certificat d’études primaires (Cep) dans les 10 écoles cibles qui est passé de 70 % à 83,6 % sur les trois années. Mieux, le taux d’abandon scolaire a drastiquement chuté, passant de 15 % avant le début du projet à 8,36 % à la fin d’année scolaire 2019. « Les résultats préliminaires du projet sont encourageants et nous invitent d’autant plus à défendre cette approche et cette vision, pour le renouveler, voire l’étendre à des zones non ciblées jusqu’ici », promet la représentante Pays. Le représentant du directeur départemental des Enseigne-ments maternel et primaire de l’Ouémé, Ambroise Dangbénon, souhaite vivement l’avènement de cette phase III du projet et son extension aux écoles non couvertes. Car, selon lui, c’est un projet complet qui sème le développement à la base et la promotion de l’éducation. Un constat que partagent les autres acteurs du projet, notamment les groupements de femmes et les écoliers bénéficiaires, qui réclament tous le renouvellement de l’initiative. Société 31 déc. 2020


Bilan des réformes au Maec:Les patrons de presse entretenus sur les succès de la politique étrangère
Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), a offert, hier mercredi 30 décembre à son cabinet, un déjeuner de presse en l’honneur des patrons des médias. Occasion pour lui d’échanger avec ces derniers sur les actions menées par son département ministériel en matière de politique étrangère et de partager les résultats atteints depuis 2016. Les différentes réformes entreprises en matière de politique étrangère par le gouvernement du président Patrice Talon ont été présentées aux patrons de presse, hier mercredi 30 décembre à Cotonou par le chef de la diplomatie béninoise, Aurélien Agbénonci. C’est au cours d’un déjeuner de presse qui s’inscrit dans une tradition instaurée par l’autorité ministérielle depuis 2016. Lors des échanges, des explications ont été apportées par le chef de la diplomatie béninoise sur certaines réformes telles que le réaménagement de la carte diplomatique, la réduction des effectifs au sein des missions diplomatiques et consulaires, le nouveau système de gestion du Hadj de même que la systématisation de l’utilisation des boites électroniques professionnelles. D’autres points ont également été abordés comme l’organisation des sessions d’immersion des ambassadeurs et des agents affectés au poste, la délivrance de lettres de missions aux chefs de missions diplomatiques et consulaires, de même que l’utilisation accrue des technologies de l’information et de la communication afin de dématérialiser les processus et d’accélérer la circulation de l’information et la réactivité du ministère pour plus d’efficacité et d’efficience. Succès diplomatiques Les réformes engagées ont apporté du succès au Bénin sur le plan diplomatique. Ces succès ont de même été rappelés aux patrons des médias au cours de ce déjeuner. On peut citer la restitution des biens culturels, le placement des cadres béninois au sein des organisations internationales, la lutte contre les faux médicaments marquée par l’intervention du président de la République à Genève sur la question, le plaidoyer pour l’amélioration de la perception du risque à l’égard des pays africains et la soutenabilité de leur dette. Outre ces succès, l’on peut retenir la participation active du Bénin aux assises internationales de haut niveau, aux grands débats mondiaux et aux réunions statutaires des organisations internationales et sous-régionales d’intégration dont l’Organisation des Nations Unies, l’Organisation mondiale de la Santé, l’Union africaine, l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le Bénin a été aussi élu dans les instances dirigeantes des organisations internationales et a participé activement aux prises de décisions au sein des organisations internationales. Parlant de l’intégration régionale, le Bénin a également oeuvré pour la lutte contre le terrorisme dans le cadre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens. En ce qui concerne son positionnement sur la scène politique internationale, le Bénin a tenu régulirement des rencontres avec le corps diplomatique. Il participe aux opérations de maintien de la paix. Dans le cadre de l’assistance aux Béninois de l’extérieur, les déligences ont facilité, au cours de ces quatre dernières années, la délivrance de passeports biométriques aux Béninois de l’extérieur et réduit les délais de leur délivrance. Le Maec a de même contribué au rapatriement de plusieurs Béninois vivant à l’étranger et à la lutte contre le trafic des êtres humains. Actualités 31 déc. 2020


Nouvelle année 2021:Sous le signe de l’espérance chez les catholiques
L’Eglise catholique se prépare à entrer dans la nouvelle année avec foi et espérance en dépit du contexte difficile de la Covid-19. Pour les pères Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication, et Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse, les chrétiens catholiques vont aborder 2021 dans la dynamique de ceux qui sont faits pour l’éternité, dans la paix et la prière. Hubert Kèdowidé, directeur diocésain de la communication:« C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie» « Pour l’Eglise catholique, l’entrée dans l’année nouvelle n’est jamais liée à une condition humaine, à une maladie ou à un drame. C’est déjà arrivé que, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, qu’il y ait une crise politique ou une catastrophe naturelle, mais nous entrons toujours dans l’année nouvelle remplis d’espérance. C’est le Christ qui apporte l’espérance et l’Eglise catholique a l’habitude de faire l’octave de Noël, ponctuée de huit jours d’action de grâce et de bénédiction à la suite de la naissance du Christ qui nous accorde la renaissance. C’est pour cette raison que même au cœur du drame, cette naissance prend une signification nouvelle parce que le Christ est le soleil levant, la lumière divine qui nous guide. Etant la nouvelle vie et notre rédemption, nous entrons dans l’année nouvelle dans la dynamique que notre vie va être renouvelée grâce au sauveur et au rédempteur. Durant huit jours à compter de la veille de la nativité du Seigneur, nous poursuivons l’action de grâce en chantant gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime. Nous concluons l’octave par la célébration du 1er janvier que nous dédions à Marie, mère de Dieu. C’est très important de commencer l’année nouvelle par Marie car, elle est la femme de foi. C’est elle qui a permis à la parole de prendre corps et au verbe de prendre chair. Marie commence l’année avec nous en tant que mère de Dieu et par la filiation divine, elle devient également notre mère. Le message de Jésus sur la croix renseigne bien à propos : « Jean, voici ta mère. Marie, voici ton fils ». Nous sommes des fils et filles bien-aimés de Marie. Nous commençons donc l’année par Marie, avec Marie, imitant la foi de Marie. Cette foi imperturbable, quelles que soient les saisons de notre vie. Nous restons dans l’espérance comme Marie, car rien ne nous trouble parce que nous croyons en celui qui va renouveler notre vie et l’éclairer. De façon pratique, la célébration du nouvel an commence toujours par une veillée de prières qui peut prendre la forme de la récitation et de la méditation du chapelet entrecoupée de prières ou des chants d’action de grâce. C’est une manière pour le peuple de Dieu de remercier le Seigneur de lui avoir permis de vivre l’année en dépit des épreuves. Nous concluons par l’Eucharistie. Nous entrons dans l’année nouvelle en acceptant le fils de Dieu, le prince de la paix. C’est pour cette raison que le 1er janvier est non seulement la fête de Marie, mère de Dieu et notre mère, mais aussi la Journée mondiale de prière pour la paix. Le Pape François fera sa bénédiction urbi et orbi, à Rome et au monde entier pour implorer la paix et la sérénité. Nous ne sommes plus un peuple qui passe et trépasse. Nous sommes faits pour l’éternité ». Père Joël Chanhoun, aumônier diocésain de la jeunesse :«Travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour » Le coronavirus a montré la fragilité de notre humanité, de toutes les théories mettant l’homme au-dessus de tout, sans aucune référence au créateur. Pour sa part, l’Eglise catholique appelle l’humanité à l’espérance en cette période de grande crise. L’espérance n’est rien d’autre que l’optimisme chrétien. Elle permet à l’homme de rester solide dans la foi, pleinement assuré des promesses de Dieu. L’espérance est cette force qui nous tire audacieusement vers l’avant, la nouveauté, le changement, vers l’inédit. L’espérance est orientation et guide sur le chemin de la vie et l’audace sur les sentiers de l’avenir. En invitant à l’espérance, l’Eglise réaffirme sa vision selon laquelle l’avenir se trouve dans le présent. L’avenir est le fruit des décisions personnelles et collectives que nous prenons jour après jour. Par nos activités et nos engagements qui vont dans le sens de plus d’humanité, nous travaillons à un monde plus juste et fraternel. Une telle vision de l’avenir ne doit pas nous voiler la réalité dans ses aspects les plus durs, avec son cortège d’aliénation, d’oppression et de mort. Pour entrer dans cette nouvelle année, nous sommes invités à un surcroît dans nos vies personnelles et dans nos engagements collectifs. Cela comporte une volonté de décider de partager le meilleur de nous-mêmes, une bonne dose de courage pour contester certaines valeurs du monde actuel. Nous devons travailler à remplacer l’amour du pouvoir par le pouvoir de l’amour et nous mettre au service des plus pauvres et des petits. Société 31 déc. 2020


Parlement: La loi organique sur la Cour des comptes adoptée
Par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a adopté ce mercredi 30 décembre, la loi organique n°2020-38 sur la Cour des comptes en République du Bénin. Cette haute juridiction financière va remplacer désormais la chambre des comptes logée à la Cour suprême. Plus rien ne bloque dorénavant l’installation de la Cour des comptes au Bénin instituée par la loi n°90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi n°2019-40 du 7 novembre 2019. La loi organique y afférente a été votée ce mercredi par l’Assemblée nationale. Le texte est composé de 91 articles subdivisés en quatre titres. Il traite des dispositions générales, des compétences et attributions de la Cour, de la composition, de l'organisation et du fonctionnement de la Cour, du Conseil supérieur des comptes sans oublier les dispositions transitoires et finales. La loi adoptée par 49 voix pour, 00 contre et 00 abstention, va permettre à la Cour des comptes de disposer d'un texte pour son fonctionnement en vue d'une bonne gestion des ressources financières de l'État. Cette institution supérieure de contrôle des finances publiques répond aux normes établies par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et l'Organisation internationale des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (Intosai), précise le rapport de la Commission chargée des Lois qui a étudié en avant-première le projet de loi transmis par le gouvernement. Outre les attributions dévolues à la Chambre des comptes de la Cour suprême, la loi organique de la Cour des comptes tient compte des nouvelles compétences conférées à la juridiction financière par la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois des finances. Il s'agit de la Certification des comptes des organismes publics, des avis sur les rapports annuels de performance, sur le système de contrôle interne, du dispositif de contrôle de gestion et de la qualité des procédures comptables. La loi fixe le siège de la Cour des comptes à Porto-Novo mais elle peut toutefois être déplacée en cas de besoin partout sur le territoire national. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou a félicité ses collègues pour l’endurance et l’assiduité dont ils font preuve, depuis le début de la huitième législature, chaque fois quand il s’agit de l’examen des lois majeures comme celle sur la cour des comptes. Selon lui, ce texte fera tache d’huile notamment dans le cadre de la lutte contre la corruption, l’assainissement des finances publiques et de la transparence budgétaire. Tout cela ne fera que booster le développement du Bénin, se réjouit Louis Vlavonou. « Les Béninois ont appris désormais à être sains et à avoir la crainte du bien public. Nous serons désormais des Béninois de type nouveau toujours prêts au sacrifice », poursuit le président de l’Assemblée nationale. L’examen et l’adoption de cette loi ont connu la présence du ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, représentant le gouvernement. Actualités 31 déc. 2020


Finances et services publics: Ces réformes qui ont marqué 2020
Plateforme de gestion des missions officielles, virement automatique des pensions, services en ligne pour les opérations foncières, raccordement gratuit à l’électricité aux entreprises…L’année 2020 a été marquée par des réformes visant une gestion efficiente des ressources et une meilleure offre de services publics aux usagers de l’Administration. Au nombre des réformes de dématérialisation de l’Administration, l’année 2020 a été marquée par le lancement en novembre dernier d’une plateforme pour une meilleure gestion des missions officielles, après la phase pilote qui a eu lieu du 24 mai au 24 juillet 2019, dans les ministères en charge de l’Agriculture, des Enseignements secondaire et technique et des Finances. Dénommée Système d’enca-drement des missions officielles (Semo), elle s’inscrit dans le cadre des réformes pour l’assainissement des finances publiques et le suivi rigoureux des dépenses de l’administration. Développée avec des technologies de dernière génération, c’est une application web qui vise à apporter une meilleure gouvernance dans la gestion des missions officielles externes ou internes, selon Alain Ahounou, directeur des Systèmes d’information du ministère de l’Economie et des Finances. Sa mise en place vise à mettre fin aux pratiques peu orthodoxes et contraires aux textes réglementaires en vigueur, notamment des missions en chevauchement et, ou fictives parfois observées. Une autre réforme notable, c’est celle relative à la possibilité pour les notaires de faire en ligne diverses opérations en matière de transfert de propriété foncière et d’obtenir satisfaction en trois jours. Grâce à la plateforme de services en ligne « e-Notaire », il est non seulement possible de faire une demande de mutation foncière/ vente et obtenir satisfaction en 72 heures, mais aussi d’accéder au cadastre en ligne et de demander des prestations foncières. Aussi, est-il possible de saisir la Commission indépendante de gestion des plaintes pour les problèmes fonciers et cadastraux, de se faire indemniser par le Fonds de dédommagement foncier en cas de dommages injustement subis. Soulagement de retraités Le virement automatique des pensions de moins de 50 000 F Cfa est devenu effectif cette année, après la bancarisation des pensions de montant supérieur intervenue depuis le 1er octobre 2017. Le paiement se fait par mobile money. Pour l’échéance du 1er novembre 2020, quelque 3700 pensionnés devraient être payés soit 30 % de l’effectif attendu. Les bénéficiaires reçoivent plus vite leurs pensions sans se déplacer et peuvent faire leur retrait aux kiosques. Tout comme le paiement des impôts et taxes (taxe sur les véhicules à moteur –Tvm, taxe professionnelle synthétique – Tps) par téléphonie mobile, cette réforme limite les déplacements des personnes du troisième âge souvent vulnérables, en réduisant ainsi les tracasseries et les longues files d’attente autrefois observées à la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique et à la direction générale du Budget à Cotonou. Dans la même veine, le Conseil des ministres avait approuvé, le 16 septembre dernier, les nouvelles modalités de remise de carnets de pension de retraite en vue du paiement à bonne date aux assujettis du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb). Dès le premier mois de son admission à faire valoir ses droits à la retraite, l’agent pourra avoir sa pension sans qu’aucune pièce produite par l’administration ne lui soit exigée. Pme et Pmi touchées La réforme de la facturation normalisée s’est étendue depuis le 1er novembre dernier aux personnes physiques ou morales dont l’activité consiste en l’exercice d’une profession libérale, notamment celles relevant du régime de la Tps. Autre fait marquant, lors de sa session du mercredi 29 juillet dernier, le Conseil des ministres a décidé de mettre 100 milliards F Cfa à la disposition du guichet 3 « Accès aux services financiers » du Fonds national de développement agricole (Fnda), pour favoriser l’accès des entreprises et exploitants agricoles au crédit. Quelque 50 milliards F Cfa seront destinés à refinancer les banques et les Sfd sur la base de leur portefeuille de crédits agricoles; 35 milliards F Cfa serviront à garantir à 50 % les prêts des promoteurs et entrepreneurs agricoles et 15 milliards F Cfa à bonifier le taux d’intérêt à 2 % des crédits mis en place au profit des bénéficiaires. L’initiative du gouvernement a pour finalité de booster les filières porteuses et par conséquent l’économie nationale essentiellement agricole. Fin janvier 2020, le gouvernement a pris la décision de rendre gratuit le raccordement à l’électricité aux petites et moyennes entreprises/industries (Pme/Pmi) ayant des besoins de consommation compris entre 140 et 160 Kva. Il s’agit de favoriser l’émergence des entreprises pourvoyeuses de richesse et d’emplois, en les aidant à accéder à l’énergie. Par ailleurs, il faut noter que le Bénin a obtenu fin octobre dernier la reconnaissance de l’ananas « Pain de Sucre » du plateau d’Allada en Indication géographique protégée (Igp) auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). C’est une première dans la promotion des produits locaux. Deux autres produits à savoir le gari « Sohoui » de Savalou et l’huile d’arachide « Agonlinmi » du plateau d’Agonlin, feront également l’objet de cette distinction, pour le bonheur des transformateurs. Actualités 31 déc. 2020


Humeur:Et si l'homme de l'année, c'est lui ?
Son élection en novembre 2016 avait été ressentie comme un traumatisme majeur par la grande majorité de ses concitoyens. En effet, le vote populaire ne faisait pas de lui le vainqueur de la présidentielle qui l’avait mis en confrontation avec la première femme candidate à la magistrature suprême de son pays dont l’indépendance remonte au 4 juillet 1776. La grande particularité de la Constitution de ce pays est qu’elle institue, en effet, un système de grands électeurs qui élisent en dernier ressort le président, chaque Etat fédéral disposant d’un nombre de grands électeurs au prorata de son poids – selon des critères assez complexes- dans la Fédération dont la Constitution date de 1787. Il y a donc quatre (4) ans, le quarante cinquième président (45e) de l’histoire de ce pays est élu, après une campagne qui ne le donnait pas favori. Mais « dura lex sed lex »- la loi est dure mais c’est la loi- la candidate vainqueur du vote populaire n’a formulé aucune contestation face au résultat du vote des grands électeurs. Et comme le prescrit la Constitution qui encadre rigoureusement tout l’ordonnancement du système électoral et de la passation du pouvoir, le président élu est entré en fonction le 20 janvier 2017, et dès lors tous ses concitoyens ont, pendant les quatre (4) années de son mandat, pu vivre les réalités de son slogan de campagne qui voulait rendre au pays « sa grandeur perdue ». Mais au rendez-vous électoral de novembre 2020, la majorité des électeurs ont fait comprendre au président, qui sollicitait un second mandat, que la grandeur promise n’a pas été au rendez-vous. Il faut céder la place pour que le pays se repositionne dans le concert des nations avec un autre leader. Et les grands électeurs ont été cette fois en phase avec la majorité des citoyens dans l’expression de leurs votes. Concordance donc parfaite entre le choix de la majorité des électeurs populaires et celui des grands électeurs sur lesquels le président sortant avait fondé de solides espoirs pour l’aider à rempiler, comme le permet la Constitution. Depuis lors, il n’est pas exagéré d’affirmer que tout le monde, dans son pays et à l’extérieur, est sidéré par le comportement et les agissements du président en fin de mandat qui refuse de reconnaitre sa défaite électorale. Avec une obstination sidérante. Un credo multiséculaire Pourtant, le système démocratique de ce très grand pays repose sur des bases et des principes gravés dans le marbre de son histoire propre. Mais aussi avec les apports d’autres peuples arrivés d’horizons divers et à divers titres pour contribuer à sa grandeur actuelle. C’est ainsi que dans sa lutte pour se libérer de la domination coloniale anglaise en 1776, des volontaires français sous la conduite d’un certain La Fayette sont arrivés pour prêter main-forte aux insurgés des territoires qui vont constituer le premier noyau de cet Etat dont la ville la plus peuplée est depuis 1945 le siège de l’Organisation des Nations unies (Onu). Avant de devenir ainsi le point de convergence annuelle de la Communauté internationale pour de grandes décisions à prendre en vue de la bonne marche du monde. Ainsi, ce pays a réussi à bâtir sa force et sa prospérité dans un premier temps par le travail de millions d’esclaves arrachés au continent africain, et dans un second temps par l’arrivée d’exilés volontaires d’autres continents à la recherche d’horizons où la liberté d’entreprendre dans tous les domaines est un crédo. C’est pourquoi, s’il y a un pays où la démocratie signifie en premier lieu le respect des résultats des urnes , c’est bien celui-là où le président sortant, vaincu doublement dans les urnes en novembre et décembre 2020, fait pourtant durer le suspense sur son départ. Un scénario de mauvais goût Ainsi, à quelque trois semaines de l’entrée en fonction officielle de son successeur élu dans le respect des dispositions de la Constitution, il ne cesse de multiplier les sorties dont le ton et le contenu sont à la fois provocateurs et insultants, non seulement pour ses concitoyens mais aussi pour tous ceux qui considèrent son pays comme un des modèles très avancés de démocratie dans le monde. Les prochains jours promettent d’être riches en analyses, décryptages et commentaires sur le comportement de ce personnage dont les décisions pendant toute la durée de son mandat ont juré avec toutes les règles de la diplomatie bilatérale comme multilatérale, en particulier son mépris pour l’ Afrique où il ne trouve que des « pays de merde » qui auraient souillé ses pieds s’il avait daigné seulement s’y rendre pour quelques heures au cours de son mandat .Pourtant ,sur ce continent, les populations n’ont cessé de se battre, pratiquement pied à pied, pour l’instauration de véritables Etats démocratiques au cours de ces trente dernières années. Pour soutenir cette lutte, le prédécesseur du président battu en novembre dernier s’est donné le temps d’une tournée pour venir plaider en faveur de systèmes démocratiques forts en lieu et place d’hommes forts. Sans jamais penser que, quelques années plus tard, cette invite serait valable, dans une certaine mesure, pour la démocratie confirmée dont il a eu à assumer la gestion. En tout état de cause, l’homme d’Etat dont il est question n’a laissé aucun peuple indifférent pendant tout son mandat. Et depuis son échec à faire reconduire son mandat, comme son prédécesseur a réussi à le faire, il plonge le monde entier dans un véritable suspense sur ce qu’il va faire dans les derniers jours qu’il va passer au sommet de l’Etat. Tout se passe comme s’il mettait en œuvre un scénario de conservation du pouvoir auquel personne n’a jamais rêvé dans une démocratie vieille de plus de deux cents ans. Quel que soit l’épilogue de ce scénario, le quarante-cinquième président des Etats-Unis d’Amérique, Donald Trump ne mérite-t-il pas d’être désigné « l’homme de l’année » ? Par Noël ALLAGBADA Société 31 déc. 2020


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