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Nouvelles

Pour son premier conseil confédéral de la nouvelle année: La Cgtb adopte son budget et son programme d’activités 2017

La Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) a adopté son budget et son programme d’activités exercice 2017. C’était au cours du premier Conseil confédéral tenu vendredi 16 février dernier à la Bourse du Travail à Cotonou.

Soixante-seize millions neuf cent cinquante-trois milles quatorze (76 953 014) francs Cfa, c’est le montant du budget exercice 2017 qui a été soumis au vote et adopté par la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) au cours de son premier conseil confédéral vendredi 17 février dernier. 

Avant l’adoption de ce budget, le secrétaire général confédéral, Moudassirou Bachabi, a rappelé le contexte dans lequel ces assises sont organisées. Outre l’austérité à laquelle est contrainte la Cgtb depuis quelques années pour des raisons dont les militants de la confédération sont conscients, les travailleurs béninois ainsi que les populations subissent de plein fouet les affres d’une conjoncture économique nationale, régionale et internationale. A cela, il ajoute ce qu’il a appelé « une gouvernance exclusive » depuis avril 2016 faite de remises en cause des acquis sociaux.
Pour Moudassirou Bachabi, pendant que les moyens sont inexistants, l’action syndicale devient de plus en plus exigeante et les responsables plus que jamais exposés à la tentation. Si les militants son réduits à la mendicité, comment leur faire garder espoir et entretenir en eux la flamme du combat, si les responsables mêmes sont exposés faute de munitions pour le combat ? C’est tout le sens des assises du vendredi dernier destinées à armer les militants et à aiguiser chez chacun une ardente jalousie pour l’autonomie de la confédération.
Bien qu’intervenant dans un contexte de si grands défis pour la classe ouvrière béninoise, le budget 2017 de la Cgtb porte la marque d’une austérité, mais aussi d’une responsabilité de chacun et de tous. C’est pourquoi, le secrétaire général de la confédération a appelé à la conscience collective sur la nécessité et l’urgence d’agir pour que la libération spontanée des cotisations syndicales devienne une réalité vécue avec enthousiasme et militantisme.

Société 20 févr. 2017


Pour vol à main armée (27e dossier): Ali Belco s’en tire avec dix ans de réclusion criminelle

Le 27e dossier inscrit au rôle de la première session 2017 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, examiné vendredi 17 février dernier, a porté sur un crime de vol à main armée. Sur les trois accusés attendus, seul Ali Belco, bouvier de nationalité nigériane et repris de justice, né vers 1980 à N’Dali, était présent à la barre. Condamné à dix ans de réclusion criminelle, il recouvre la liberté, pour avoir été placé sous mandat de dépôt depuis le 28 octobre 2005.

En dehors d’Ali Belco, Honoré Bah N’Gobi et Camille Yamadjako alias « Adjasko », les deux autres prévenus attendus, ont brillé par leur absence à la barre, vendredi 17 février dernier. La cour a disjoint leurs cas de celui de l’accusé Ali Belco, l’arrêt de renvoi n’ayant pu être notifié au premier et le second étant déjà décédé.
En effet, dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Honoré Bah N’Gobi saisie entre les mains d’Ali Belco par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage. C’est dans ce cadre qu’Ali Belco s’est procuré un pistolet de fabrication artisanale. Avec Honoré Bah N’Gobi, il a pris le départ du domicile de Camille Yamadjako, un ancien détenu comme eux, dimanche 23 octobre 2005. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre de leurs amis de prison, qui leur a offert du thé. Mais ils ont pris le soin de ne pas l’informer de leur plan de braquage. A la tombée de la nuit, les deux prennent congé de leur hôte, et armés d’un bâton et d’un pistolet, tendent une embuscade au niveau de la rivière Abouékou. Aux environs de 20 h, Mohamed Douerougui et deux de ses frères qu’il remorquait, tombent dans le piège. Honoré Bah N’Gobi lui asséna un coup de bâton et il se retrouva par terre avec ses deux passagers. Mohamed Douerougui se releva aussitôt et tenta de se défendre. C’est alors que le même Honoré Bah N’Gobi braqua son pistolet sur lui, pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea une balle dans la jambe gauche. Pris de peur, suite à la détonation du coup de feu, Mohamed Douerougui et ses frères prennent la fuite. Ce qui permet à Honoré Bah N’Gobi de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Camille Yamadjako, avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou, en faisant croire aux médecins et à la police, qu’il a été victime d’un braquage. Pendant ce temps, Camille Yamadjako dissimule l’engin chez un de ses locataires, sans lui révéler sa provenance.
Appréhendés et inculpés, Ali Belco et Honoré Bah N’Gobi ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane, avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.

Les débats

L’accusé Belco Ali déposant à la barre, n’a pas nié les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il a reconnu avoir commis un braquage avec Honoré Bah N’Gobi, un acte qu’il regrette par ailleurs.
Le représentant du ministère public, Lucien Mahulé Aballo, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé. Selon lui, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit d’un vol à main armée et de tentative d’assassinat pour juger convenablement. Convaincu de ce que ces deux infractions sont établies, il requiert qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable et de le condamner à onze ans de réclusion criminelle.
En tenant compte de la constance des déclarations de son client, depuis l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre, Me Paul Avléssi plaide coupable. Toutefois, il estime, au regard des faits, qu’il est difficile de retenir les chefs de vols à main armée et tentative d’assassinat que l’avocat général a retenus dans ses réquisitions contre Ali Belco. Il relève que l’accusé n’était pas parti pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. Tout en soulevant quelques circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible, Me Paul Avléssi a demandé à la cour de retenir le crime de vol à main armée. Pour ce faire, il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice et son « honnêteté criminelle ». Mieux, il a déploré l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute devant profiter à l’accusé, selon lui. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi implorera la cour de condamner son client au temps qu’il a déjà passé en détention.
Au délibéré, la cour déclare Ali Belco coupable de crime de vol à main armée prévu et puni par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code pénal. Elle le condamne à dix ans de réclusion criminelle. Ali Belco recouvre donc sa liberté.
La cour ayant examiné ce dossier avait pour président, Jean-Pierre Yérima Bandé. Arlen A. Dossa-Avocè et Richard Akodossi l’ont assisté en tant qu’assesseurs. L’avocat général a nom Lucien Mahulé Aballo et le greffier, Me Hippolyte Ofrin. Charlotte O. Ombari, Adizatou C. SéroKpéra, Bio Dancoré et Tidjani El-Hadj Issa étaient les jurés¦

Société 20 févr. 2017


Présentation du Programme d’actions 2017 de Direct-Aid Bénin: Lutter contre «le triangle de la terreur»

Le représentant résident de Direct-Aid au Bénin, Hamid El Absodi, a présidé, vendredi 17 février dernier, la cérémonie de présentation du Programme d’actions 2017 de l’organisation internationale koweitienne. C’était à son siège sis à Fidjrossè, en présence de l’ambassadeur du Koweit près le Bénin et d’autres personnalités dont le chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami.

« Accompagner les gouvernements africains dans leurs politiques de lutte contre le triangle de la terreur (pauvreté-ignorance-maladie) ». Tel est l’objectif principal que vise l’organisation internationale koweitienne, rappelle Hamid El Absodi, représentant résident de Direct-Aid au Bénin. Il s’agit, retient-il, de consentir d’énormes efforts pour impacter directement les populations démunies. Cette ambition, poursuit le diplomate, s’est traduite au Bénin à travers la prise en charge de mille orphelins et orphelines, la construction et la gestion de 22 écoles (maternelles, primaires, collèges et lycées), la mise en service d’un hôpital moderne et de cinq dispensaires, des dons divers, des micro-crédits aux couches défavorisées, la formation professionnelle et la promotion de l’emploi. 

« Direct-Aid Bénin entend élargir ses interventions dans le domaine de l’enseignement à travers la construction d’une université moderne à vocation sous-régionale qui est déjà en chantier dans la commune de Comè », ambitionne Hamid El Absodi.
Pour 2017, l’organisation qui emploie environ 500 employés, veut bien évidemment impacter davantage les populations. « Il urge de faire un pas de plus vers les démunis. C’est tout le sens de la synthèse de son programme d’actions 2017 qu’elle compte partager avec vous », relève le représentant résident.
Le programme d’actions qui nécessite un peu moins de 5 milliards pour son exécution a été présenté par Fadile Mohamed, directeur financier de Direct-Aid. Ledit programme englobe divers domaines à savoir la santé, l’enseignement, la santé, les projets de développement, l’éducation-culture, les affaires sociales, les secours, le fonctionnement et le budget exceptionnel.

A titre illustratif...

Le directeur financier a précisé, entre autres, pour l’éducation qui constitue l’un des domaines d’intervention prioritaires de l’organisation, qu’il est prévu un peu plus de 85 millions, 200 millions pour la santé, plus de 90 millions pour les projets de développement, environ 79 millions pour la culture, 500 millions pour les affaires sociales, 1,729 milliard pour la construction de projets et 1,275 million pour le fonctionnement, soit à peu près 5 milliards F Cfa à investir en 2017.
Ce plan d’actions emporte l’adhésion du chargé de mission du chef de l’Etat, Zulkifl Salami qui souligne que Direct-Aid fascine le monde à travers l’originalité de ses actions. Il s’est appesanti sur l’utilité des puits forés, les bourses octroyées aux démunis et la création d’orphelinats, toutes œuvres qui permettent d’impacter effectivement les plus démunis. Témoignant sa gratitude au donateur, le chargé de mission a félicité le bureau de Cotonou pour son travail professionnel. « Votre plan d’actions est ambitieux. Que peut-on offrir de mieux à un pays si ce n’est l’éducation ? », salue ZulKifl Salami.
Avec le même élan, l’ambassadeur du Koweit près le Bénin, Dr Faisal S.A. Musaileem, souhaite que beaucoup d’autres domaines d’intervention soient pris en compte. Il a souligné les efforts que déploient les cadres de Direct-Aid et souhaité la réalisation effective des différents programmes et projets ainsi présentés.
Sur la base de l’excellence des relations bénino-kowéitiennes, Dr Faisal S. A. Musaileem plaide que celles-ci se développent davantage pour le bonheur des populations impactées.

Société 20 févr. 2017


4e congrès du parti Congrès du peuple pour le progrès: Christhelle Houndonougbo portée à la tête du Cpp

Le parti Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) a tenu le samedi 18 février dernier à Cotonou son 4e congrès ordinaire. Des assises consacrées au renouvellement des membres du bureau exécutif et qui ont également décidé de la nouvelle position qu’occupe cette formation politique sur l’échiquier national. A l’issue des travaux, c’est Christhelle Houndonougbo qui a été portée à la tête du parti.

Placé sous le thème « Le Cpp : de la création à nos jours, quels bilans ? », le quatrième congrès ordinaire du parti Congrès du peuple pour le progrès se tient après dix-neuf ans d’animation de la vie politique. Les responsables du parti entendent, à travers ces assises, faire l’état des lieux afin d’envisager sereinement l’avenir. Evariste Adda, Jean Gounongbé, Christhelle Houndonougbo, Mathias Bocodé, Valère Tchobo et autres cadres du parti, ont conformément aux exigences des textes, non seulement présenté le bilan d’activités du bureau sortant, mais aussi renouvelé le bureau afin de prendre un nouveau départ dans le nouvel environnement politique. 

Evariste D. Adda, président sortant du Cpp indique que les assises de ce 4e congrès visent surtout à mettre toute la troupe en ordre de bataille pour une « victoire certaine » au cours des joutes politiques à venir, puis à faire une évaluation de la situation politique actuelle pour mieux apprécier les enjeux de l’heure avec les réformes politiques annoncées par l’actuel régime.
En termes de bilan des dix-neuf années d’existence et d’activités politiques du parti, Mathias Bocodé indique que le Cpp, depuis sa création, a toujours participé aux différentes joutes électorales, qu’il compte en son sein des élus locaux et communaux et un député à l’Assemblée nationale. Sa pugnacité et le leadership politique de ses militants lui ont valu sa fusion avec le bloc politique Fcbe (Forces Cauris pour un Bénin émergent) ayant soutenu l’ancien président de la République, Boni Yayi pendant ses dix ans de pouvoir. Le Cpp a également été un gros soutien pour le candidat malheureux Lionel Zinsou à la dernière élection présidentielle.
Ces nombreuses années d’animation de la vie politique ont été saluées par les représentants de plusieurs partis politiques présents à ce congrès. Le Prd représenté par le député Raphael Akotègnon, les Fcbe par Paul Hounkpè et Benoît Dègla, le Mesb par François Abiola et bien d’autres ont tous exprimé leurs amitiés, sympathie et encouragement à l’endroit des responsables et militants du Cpp. Des mots qui ont visiblement aussi touché le président d’honneur, Jean Gounongbé qui n’a pas manqué de dire combien il est ému par la manifestation de vitalité démocratique au sein du Cpp. Puis, il souhaite que le Cpp demeure « le parti où la vérité domine ».
La rencontre a pris fin par le renouvellement des instances dirigeantes du parti, notamment des membres du bureau exécutif et des structures de base pour leur dynamisation. A cet effet, le choix a été porté sur Christhelle Houndonougbo, présidente du comité préparatoire du congrès, pour présider désormais aux destinées du parti, en lieu et place d’Evariste Adda ?

Politique 20 févr. 2017


Amélioration de la qualité et tarification des services des télécommunications: L’Arcep Bénin met pression sur les opérateurs Gsm

Les membres du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste ont rencontré les opérateurs Gsm vendredi 17 février dernier. L’objectif est de suivre la mise en œuvre des recommandations issues des différentes rencontres du ministre en charge de l’Economie numérique avec ces opérateurs de téléphonie mobile au sujet de la qualité et surtout des coûts des services des télécommunications au Bénin.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin) fait pression sur les opérateurs Gsm pour qu’ils mettent immédiatement en application les recommandations issues des différentes réunions avec le ministre de l’Economie numérique et de la Communication au sujet de la qualité et de la diminution des coûts des services des télécommunications au Bénin. Vendredi 17 février dernier, les membres du Conseil de régulation de l’Arcep-Bénin sont revenus sur les points qui ont fait l’objet de la rencontre du 10 février dernier entre le ministre et ces opérateurs. Selon le président du Conseil de régulation, Flavien Bachabi, la rencontre avec les opérateurs a été une occasion comme c’est la première rencontre, de présenter les nouveaux membres du Conseil aux opérateurs Gsm. C’est également, selon lui, une occasion pour amplifier les plaintes que son organe reçoit des usagers de la téléphonie mobile ; parler des cartes Sim box qui constituent une manière frauduleuse qui causent des dommages non seulement à l’Etat, mais aussi aux opérateurs Gsm. Flavien Bachabi souligne qu’au cours de la rencontre du vendredi dernier, un accent particulier a été mis sur la tarification des services des télécommunications. 

En effet, le Gouvernement, selon lui, a fait des efforts en diminuant les taxes aux opérateurs Gsm : de 23% à 10%, soit plus que la moitié. Donc, il revient à ces derniers aussi de faire des efforts pour diminuer les tarifs des services des télécommunications aux usagers. Pour Flavien Bachabi, si les opérateurs Gsm baissent les tarifs, ils verront leur chiffre d’affaires augmenter dans la mesure où les populations vont communiquer plus.
Le président du Conseil de régulation annonce qu’avec les opérateurs Gsm, des propositions ont été faites dans le sens d’une diminution significative des tarifs, des propositions qui feront l’objet d’une décision qui sera prise dans cette semaine.
A en croire Flavien Bachabi, les opérateurs Gsm ont apprécié l’effort du Gouvernement. Ils devront en retour reconnaître cet effort, en répercutant cette baisse des taxes sur les tarifs des communications, espère-t-il.
Il faut rappeler que l’Arcep est un organe qui fait un trait d’union entre les consommateurs des produits Gsm, les opérateurs et l’Etat. Son rôle est de faire en sorte qu’il y ait une plateforme pour que la concurrence soit saine et où chaque partie respecte ses engagements. Quand l’Etat donne la licence, il y a un cahier des charges qui suit et qui fixe certaines obligations réciproques aux opérateurs. Le président du Conseil de régulation souligne que le souhait est que les opérateurs respectent ces obligations.

Actualités 20 févr. 2017


8e édition du Festival du Nouvel an chinois: Les meilleurs acteurs et partenaires récompensés

Le Centre culturel chinois de Cotonou a rendu, dans la soirée du samedi 18 février dernier, le verdict des concours organisés dans le cadre de l’édition 2017 de son festival de Nouvel an. Prix, bourses de voyage, enveloppes financières, ont été offerts aux lauréats.

Comme à l’accoutumée, au terme du festival qui consacre le Nouvel an chinois au Bénin, les meilleurs acteurs de l’événement sont récompensés. Cette année encore, ils ont été nombreux à a avoir diversement contribué au rayonnement de l’évènement. C’est en leur honneur, que samedi 18 février dernier dans ses locaux, le Centre culturel chinois a organisé une soirée de délibération qui a permis de lever un coin de voile sur les heureux lauréats de la présente édition.

Le photographe d’art Didier Kpassassi a été retenu comme étant le meilleur de sa catégorie. Une reconnaissance saluée avec ovations par le public qui, tout au long des manifestations et bien même avant, a eu la latitude de constater l’engagement et l’engouement de ce professionnel de l'image son objectif. L’autre dont l’objectif a été apprécié et reconnu par le jury, c’est Obed Djossou, cadreur à la télévision privée « Carrefour télévision ». Dans la même veine, Patrick Djossou de la télévision nationale a été distingué comme meilleur journaliste (télé) du festival du Nouvel an chinois. Dans la catégorie presse écrite, Saturnin Hounkpè du journal ‘’L’Autre vision’’ s’est fait remarquer. Les collèges d’enseignement général de Sainte Rita, Vèdoko et Houéyiho ont été reconnus comme meilleurs établissements partenaires du festival. 

Le centre a également témoigné sa reconnaissance à de nombreux autres partenaires dont l’apport à la réussite de l’évènement n’a pas été des moindres. Il s’agit par exemple des ministères en charge des Sports, de la Culture, de l’Enseignement secondaire, de l’espace Adjadi, de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin.
L’année prochaine, la fête sera davantage belle, ont promis les organisateurs, surtout que la neuvième édition coïncidera avec le 30e anniversaire du Centre culturel chinois au Bénin.

Culture 20 févr. 2017


Management des entreprises en 2017: Afrique Conseil, un partenaire stratégique pour la performance

Le cabinet Afrique Conseil renforce son partenariat avec sa clientèle. Sacrifiant à la tradition en ce début d’année, et autour d’un dîner organisé, jeudi 17 février à Cotonou, elle a convié ses principaux partenaires à la présentation des vœux du Nouvel an, mais aussi pour établir les bases d’une nouvelle collaboration et définir ensemble des approches pour un bon management.

Les structures publiques, parapubliques et privées en quête de performance et de meilleurs rendements en cette nouvelle année 2017 peuvent y parvenir en se référant au cabinet Afrique Conseil pour ses offres dans les domaines de la recherche, des études, du marketing, de la formation, du management et de la gouvernance. Jeudi 17 février dernier, à la faveur d’une cérémonie de présentation des vœux de Nouvel an, à la salle des fêtes de Majestic de Cadjèhoun à Cotonou, le cabinet a réitéré sa détermination à accompagner les sociétés et entreprises qui le désirent. A la faveur du dîner d’échanges organisé à cette occasion à l’intention de ses clients et partenaires fidèles, cette structure a tenu à honorer la confiance placée en elle et renforcer le partenariat avec sa clientèle. A ce jour, se réjouit son directeur général, Emmanuel Guidibi, Afrique Conseil cumule 30 ans de vie grâce aux clients. Trois décennies au service des entreprises, couronnées de succès et qui l’autorisent à rêver plus beau et plus grand. « Nous nous sommes préparés pour faire de 2017 une année meilleure pour les clients qui veulent faire chemin avec nous », souligne Emmanuel Guidibi. « Nous comptons aller à fond dans la résolution de vos problèmes », s’est par ailleurs engagé le numéro un d’Afrique Conseil devant un parterre de chefs d’entreprises, de responsables administratifs, de dirigeants à divers niveaux de structures publiques et privées. 

Autour de la dégustation des mets apprêtés pour la circonstance, les échanges se sont voulus cordiaux et chaleureux avec au point de mire, la réussite des affaires en 2017 et la prospérité pour tous. « Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions. L’esprit de l’homme invente le problème ensuite ». Cette citation d'André Gide sert de devise à Afrique Conseil dont l’expertise repose sur un important réseau de consultants-formateurs dans divers domaines avec une réputation et une forte expérience.

2017, année de prospérité

Le dîner offert par Afrique Conseil à sa clientèle a été surtout l’occasion pour échanger sur les défis de l’année 2017 en ce qui concerne le management de leurs structures respectives. « Comment pouvons-nous faire de 2017, une année merveilleuse et de prospérité pour nos affaires ? ». Ainsi s’intitule le thème de la présentation faite par Emmanuel Guidibi. Ce qui lui a permis de partager avec l’assistance des innovations et une nouvelle approche méthodologique que sa structure entend mettre en œuvre pour, non seulement apporter des solutions aux besoins de ses clients, mais être aussi le partenaire stratégique de leur performance et de leur réussite. Pour y arriver, Afrique Conseil compte s’imprégner davantage des problèmes et préoccupations liés à la gestion de leurs activités afin d’apporter une solution adéquate et pertinente.
Cette soirée a vu également la projection d’un film sur « Les huit leçons du management de la rigueur ». Partant de l’exemple du bateau Titanic, les invités ont eu droit à la présentation d’outils essentiels pour un bon management au sein de l’entreprise. Le syndrome du tout va bien, l’orgueil qui recommande le prestige, la gestion de l’information et sa transmission, la cohérence d’équipe, la négligence des moyens, des réunions, la formation de l’autorité, la promotion des hommes d’expérience, la chance comme fruit de la rigueur, constituent autant de facteurs à risque ou de réussite sur lesquels les débats ont eu lieu. Lesquels débats ont donné l’opportunité aux participants de soumettre à Emmanuel Guidibi, quelques-unes des difficultés qu’ils rencontrent. Afrique Conseil compte ainsi « apporter sa contribution à la relance de l’économie béninoise en général et des affaires de ses clients en particulier. La soirée a pris fin avec une remise d’étrennes.

Société 20 févr. 2017


Coups mortels (26e dossier): Condamné à sept ans, Oumorou Noufou désormais libre

Poursuivi pour coups mortels, Oumorou Noufou a été entendu, jeudi 16 février dernier, par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Condamné à la peine de sept ans de réclusion criminelle, il a recouvré la liberté pour avoir été mis en détention depuis le 11 mars 2009.

Les conflits issus des relations humaines ont fait une autre victime, suite à une affaire qui aurait pu relever du droit commun. Présent à la barre, l’accusé aura, dans sa volonté de trop collaborer, donné du fil à retordre à la cour, au ministère public et à son conseil. C’est à croire qu’il n’était pas psychologiquement préparé pour l’audience, jeudi 16 février dernier.

Oumorou Noufou et Saley, tous deux des Nigériens, sont des ouvriers agricoles dans des fermes voisines à Goungoun, arrondissement de Guéné, commune de Malanville. Le jeudi 5 mars 2009, Oumorou Noufou a constaté que la serrure de la cabane de son patron a été détruite et les outils agricoles enlevés. Ses soupçons se sont portés sur Saley qui n’a pas nié et a promis de les restituer. Le 7 mars 2009, Saley est revenu et tentera de voler des poulets. N’ayant pas apprécié ce comportement, Oumorou Noufou lui fit des remontrances. Peu de temps après, il s’en est suivi une altercation au cours de laquelle Oumorou Noufou et Saley échangèrent des coups de poings. Saley est retourné dans sa ferme, mais non satisfait, Oumorou Noufou l’a suivi et lui a asséné plusieurs coups de bâton sur la tête. Il est décédé en cours de route avant d’arriver à l’hôpital pour être pris en charge.

Dans une position de résigné

Interpellé et inculpé de coups mortels, Oumorou Noufou a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure avec la précision qu’il a reçu aussi des coups de la victime. A la barre, l’accusé a indiqué qu’il n’y avait pas d’antécédent entre eux, en dehors des objets perdus et qu’il a retrouvés chez la victime, après l’avoir soupçonné. « J’ai informé mon patron et il l’a obligé à restituer les objets volés », a expliqué Oumorou Noufou. Selon lui, Saley qui est plus fort que lui et il a souvent eu peur de lui, n’a pas apprécié qu’il l’ait dénoncé et entrepris de venir le corriger dans la ferme où il travaille. S’estimant humilié, il s’arma alors d’un bâton pour aller le surprendre.
« Avec quelle intention t’es-tu porté dans la ferme de Saley ? Est-ce pour aller lui rendre le coup ? », lui demandera le président Richard T. Limoan. « Aujourd’hui, où est Saley ? », ajoute-t-il. « C’est Dieu qui a décidé ainsi », laisse entendre Oumorou Noufou. « Laisse Dieu et Satan, là où ils sont », lui proposera le président. Tout à coup, Oumorou Noufou adoptera devant la cour une attitude de « faites de moi ce que vous voulez », en répondant par l’affirmative à toutes les questions qui lui sont posées. Ce qui fait que le président Richard T. Limoan, l’avocat général, Léon Pape Yèhouénou, et même son conseil, Me Jean-Claude Gbogblénou, n’arrivaient plus à le suivre. Pour lui permettre de reprendre ses esprits et de remettre ses idées en place, son avocat demandera d’ailleurs à la cour de faire observer une suspension.
A la reprise, chacun dans son rôle a pu se faire son opinion des circonstances dans lesquelles le drame s’est produit.
Pour asseoir l’infraction de coups mortels dont Oumorou Noufou est accusé, l’avocat général Léon Pape Yèhouénou rappelle qu’il faut la réunion de trois éléments. S’agissant de l’élément légal, il informe que ce crime est prévu et puni par l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Par rapport à la matérialité des faits, il n’y a pas de doute. Au regard des faits examinés, Oumorou Noufou a, avec un bâton, porté des coups et fait des blessures qui ont donné la mort à Saley. Il se refuse d’admettre la légitime défense, surtout que la riposte n’aura été ni immédiate, ni proportionnée. « Oumorou Noufou était parti pour se venger, la victime n’ayant aucun moyen pour se défendre », soutient-il. Toutefois, il met au bénéfice de l’accusé, l’excuse de la provocation. Selon lui, étant gardien des lieux, il ne peut accepter que des objets y soient soustraits.

De l’excuse de provocation

Qu’en est-il de son intention d’en finir avec la victime ? En avait-il ? Si c’est le cas, on ne serait plus dans l’hypothèse de coups mortels, mais d’homicide volontaire. Où est-ce qu’il a porté le coup à sa victime ? Autant de questions qui l’amèneront à faire constater que la volonté de tuer est manifeste. L’accusé ayant, selon le rapport médico-psychiatrique, la maîtrise de ses esprits, l’avocat général a souhaité, au bénéfice de ses observations, une disqualification des faits de coups mortels en homicide volontaire. Il a, par ailleurs, invité la cour à accorder l’excuse de provocation à l’accusé et de lui trouver de larges circonstances atténuantes, eu égard à sa collaboration. L’avocat général a suggéré à la cour à le condamner au temps qu’il a déjà passé en prison.
Convaincu que les procès-verbaux établis lors des enquêtes préliminaires ne servent qu’à titre d’information, le conseil de l’accusé, Me Jean-Claude Gbogblénou, n’appréciera pas la disqualification des faits proposée. Ne voulant pas défoncer une porte déjà ouverte par l’avocat général, il a demandé à la cour de permettre à son client de rentrer chez lui.
Après sa délibération, la cour condamnera Oumorou Noufou à sept ans de réclusion criminelle. Placé en détention depuis le 11 mars 2009, le Nigérien de 37 ans, célibataire sans enfant, recouvre donc sa liberté.
La cour avait comme président Richard T. Limoan. Epiphane Yéyé et Rodrigue I. Sèdonougbo étaient les assesseurs. Dans le fauteuil du ministère public, il y avait Léon Pape Yèhouénou. Me François Nougbodohoué a été la mémoire de la cour. Célestin Maféïrou Babahoum, Anselme Sossou, Antoine Nata N’Tcha et Léopold Chabi Boukoh étaient les jurés¦

Actualités 20 févr. 2017


Micheline Adjovi, psychologue de l’enfant, écrivain et coach personnel: « Le Béninois est endurant et puissant en spiritualité »

Des thématiques hors du commun, des ouvrages aux titres révélateurs, un engagement pour la plume, la psychologie, la spiritualité… Micheline Adjovi, psychologue de l’enfant, écrivain et coach personnel reste préoccupée par le bien-être psychologique et même physique de ses compatriotes et lecteurs. Et c’est surtout à travers sa plume qu’elle le laisse transparaître. Entretien !

Qu’est-ce qui a inspiré votre ouvrage : « Dévoilez qui vous êtes et exercez votre pouvoir » ?

La principale inspiration à l’origine de ce livre m’est venue du désir de montrer que l’espoir est permis. Malgré les problèmes et difficultés qui existent et qui existeront, il y a encore une réserve inouïe de vie et de vitalité en chacun pour l’avenir. C’est un message d’espérance qui suscite chez le lecteur la force et l’énergie nécessaires d’entrer dans la dynamique de l’action couronnée de succès.

Quel est alors le but d’un livre comme celui-là ?

Quand la résolution de certaines équations nées pour la plupart des influences exogènes devient délicate, il nous revient de nous rappeler des connaissances et solutions très élaborées qui existent depuis des millénaires et qui invitent à un retour sur soi avec un regain de confiance et de courage pour affronter et vaincre la fatalité du désespoir et des échecs. Un grand maître, dès le début de sa mission, a clairement expliqué qu’il n’est pas venu pour abolir la loi mais pour l’accomplir. C’est dire que les solutions existent. Il suffit juste d’oser respecter la posologie adéquate – qui peut être amère – et de croire en sa guérison. Ma conviction profonde est qu’un travail sur soi, à partir de principes simples mais efficaces, conduit à la remontée de la pente qui aboutit à un nouveau départ plus prometteur et plus rayonnant qu’hier.

Vous y évoquez des sujets et thématiques hors du commun, comme le dépassement de soi, le subconscient, la foi… Pensez-vous réellement que les lecteurs peuvent accéder facilement au message véhiculé à travers l’ouvrage ?

Je n’y pense pas seulement ; j’en ai la certitude absolue et même de multiples preuves. Puisqu’après lecture de l’ouvrage, plusieurs personnes ont tenu à me rencontrer et à me féliciter pour avoir su avec des exemples concrets et des concepts peu savants, illustrer la démarche du développement personnel et du fonctionnement des principes de dépassement de soi ; les lois du subconscient; les mécanismes opératoires de la foi, la pensée positive ; la Prière orientée sur les résultats (Paré), etc. Mon souhait, c’est de voir le nombre de lecteurs augmenter pour plus d’impact d’élévation nécessaire. Un grand prophète exhortait ses disciples à lire et à réciter sans répit. Car la lecture de livres spirituels, leur expliquait-il, fait accumuler une force extraordinaire qui permet d’accéder aux connaissances.

Comment expliquez-vous le « contexte d’indigence spirituelle » de vos compatriotes ?

Le Béninois est endurant et puissant en spiritualité. De probants résultats s’observent dans son mode de résolution des équations à multiples variables qui se posent à lui. Au plan communautaire où si vous voulez au niveau politique, vous voyez, sans effusion de sang et à la grande surprise générale, comment nous réalisons de pacifiques transitions ? Ce n’est pas un hasard. C’est dire que le génie étonnant du Béninois en des situations extraordinaires, est loin de toute idée d’indigence spirituelle. Les événements qui se produisent ici coïncident, le plus souvent, aux grands mouvements mondiaux qui montrent le niveau spirituel élevé du Bénin. Pour preuve, l’historique conférence nationale de 1990 était intervenue au même moment que tombait le mur de Berlin. Revisitez un peu l’enjeu à hauts risques de l’élection présidentielle de mars 2016 ! Il faut savoir lire les signes. Le Bénin a l’habitude de réagir, dans un calme olympien, aux grandes influences planétaires. Il arrive même qu’il prend de l’avance sur certains calculs pernicieux au grand étonnement de tous. Nous avons un héritage spirituel d’une abondance inestimable.
Toutefois, l’indigence spirituelle que vous évoquez, peut être perçue, et c’est vrai, comme un affaiblissement des valeurs qui existent potentiellement en chacun, et qui progressivement s’assoupissent chez certains. La cause de cette baisse de niveau, si je peux m’exprimer ainsi, peut être liée au rythme effréné de la vie moderne, avec son cortège de contingences et de sollicitations qui consacrent la suprématie du matériel sur le spirituel. Or, c’est de l’immatériel que découle le matériel. A juste titre un livre saint déclare : « Cherchez premièrement le royaume et la justice transcendantale, et toutes ces choses vous seront données par-dessus tout. ». Il s’agit là d’une parole véritablement vivante dont il faut chercher à percer le mystère pour bénéficier de justes et bienfaisantes retombées. Bien entendu, le temps des lectures plates ou aveugles des principes spirituels est révolu.

Que doit-on comprendre par développement personnel? Puisque vous en êtes un consultant !

Le développement personnel peut être défini comme l’ensemble des techniques, des pratiques et des activités individuelles ou collectives, destinées à libérer et galvaniser tout le potentiel d’une personne (ou d’un groupe de personnes) pour sa réussite quel que soit le domaine considéré. Dès lors, il faut comprendre le développement personnel comme une activité multidisciplinaire qui s’adresse à tous les plans de l’être et à tous les domaines concernés par son épanouissement réel et total.

Quels peuvent être, selon vous, les éléments qui déterminent la personnalité d’un homme ?

Sans trop réfléchir, je dirai le caractère. Plus le caractère d’une personne est fort, plus ses pensées ont la force d’être matérialisées rapidement à travers les circonstances de la vie. C’est sans doute ce qui a inspiré le philosophe grec, Héraclite, vers 550-480 av. J.C., cette maxime profonde : « Caractère égale destinée ».
Mais au-delà du caractère, il y a la culture de l’amour de soi et du prochain, l’autre soi-même. Tout ce qui existe a été conçu suivant la loi de l'amour.

Psychologue de l’enfant, écrivain, coach personnel…. Comment une femme comme vous qui travaille beaucoup avec des institutions internationales trouve-t-elle assez de temps pour faire tout çà ?

La nécessité de satisfaire le besoin de développement personnel vient justement de cette préoccupation que soulève votre question. L’homme de demain c’est l’enfant d’aujourd’hui. Je me suis aperçue que le travail que je fais, doit être en aval comme en amont pour plus de résultats. L’enfant est un homme nouveau. Il est né selon le plan divin dans une justice et une sainteté que produit la vérité, réalité immuable. Mais le cadre de vie, les systèmes éducatifs et ses propres choix et décisions, chemin faisant, complexifient ce qui était clairement établi. C’est pourquoi, je consacre plus de temps aujourd’hui aux enfants, êtres fragiles, ouverts et réceptifs au langage de vérité. Ils sont prioritaires dans mon agenda. Ce sont mes anges champions.

Après « J’ai vaincu parce que j’ai cru » et « Dévoilez qui vous êtes et exercez votre pouvoir », quid de votre prochain ouvrage ?

Je me plais à répéter ce proverbe africain : « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur. »
L’histoire de l’Afrique et de nos pays, ce sont les chasseurs qui détiennent son monopole et fixent le contenu à leur guise. Il est temps que nous "lions" adoptons désormais la royale posture qui est la nôtre. Je suis presque à terme de mon prochain ouvrage. "La naissance" aura lieu sous peu. Il s’agit d’un roman qui plongera le lecteur, dans les fondements anagogiques de la culture Houéda, cœur de la capitale spirituelle du Bénin méridional. Vous aurez le temps de l’apprécier. C’est pour bientôt.

Culture 17 févr. 2017


Développement économique et social à la base: Les groupes d’épargne : plus que des services financiers

« Les groupes d’épargne : plus que des services financiers », c’est le thème d’un atelier organisé par le Fonds des Nations unies pour le développement et ses partenaires, ce jeudi 16 février, à Cotonou. Cet atelier dont les travaux ont été lancés par le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, a pour objectif de contribuer à la réflexion stratégique sur le rôle de la méthodologie des groupes d’épargne dans le développement économique et social à la base du Bénin.

En dépit de l’accroissement spectaculaire du champ d’intervention de la microfinance au plan mondial, quelques 2,7 milliards d’habitants de la planète n’ont toujours pas recours à des services financiers. Environ 56% des adultes n’utilisent pas de services bancaires de par le monde et plus de 2 milliards d’adultes n’ont toujours pas accès aux services financiers. Ces remarques de la directrice régionale de l’organisation non gouvernementale Freedom From Hunger, Sybil Chidiac, porte-parole des autres partenaires, justifient bien la tenue de l’atelier sur « Les groupes d’épargne : plus que des services financiers ».
En effet, les groupes d’épargne, selon lui, constituent un instrument puissant de développement des pays. Et, en Afrique de l’Ouest, rappelle-t-elle, 500 000 groupes d’épargne avec 12 millions de membres opèrent dans les différents pays.
L’atelier d’hier a rassemblé les acteurs impliqués dans la promotion des groupes d’épargne ainsi que ceux susceptibles de contribuer à leur développement. Ces acteurs ont échangé et discuté sur des expériences et des idées concernant l’utilisation des groupes d’épargne comme plateforme de développement économique et social à la base du Bénin, notamment dans les domaines des services financiers, des services de la santé et de vulgarisation agricole.
Pour le ministre du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales, Adidjatou Mathys, l’intérêt que revêt cet atelier pour le Gouvernement, va de soi. Puisqu’il est de notoriété que l’inclusion financière est un levier important de développement économique et de lutte contre la précarité des populations à faibles revenus. C’est la raison pour laquelle elle témoigne de sa gratitude à l’endroit de toutes les organisations partenaires qui ont permis la tenue de l’atelier et surtout pour l’opportunité offerte aux acteurs du développement de partager leurs expériences en matière d’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne et de crédit.
Adidjatou Mathys rappelle qu’au Bénin, seulement 20% de la population utilisent les services financiers. Or, c’est l’accès à de tels services qui sous-tend la possibilité pour ces personnes à bas revenu, de faire des progrès durables selon les paramètres qu’ils se seront eux-mêmes fixés. Et dans le même temps, le taux de pénétration des téléphones mobiles est en nette progression : 92% en 2014 contre 50% en 2011. Elle explique que malgré ce progrès, une frange importante de la population continue d’avoir recours à des systèmes de financement informel comme les groupes d’épargne et de crédit.
L’atelier a permis aux différents acteurs de faire des recommandations pour la généralisation au Bénin des meilleures pratiques dans l’utilisation de la méthodologie des groupes d’épargne couplée à l’utilisation de la technologie afin d’enregistrer des impacts positifs à grande échelle sur les populations cibles?

Société 17 févr. 2017


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